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Vers la suppression des bacs et des ponts bille au Congo ?
A en croire cet article paru in "Les Dépêches de Brazzaville" le gouvernement s'emploie activement à faicilter les déplacements interdépartementaux en remplaçant bacs et ponts billes par des ouvrages en béton et en bitumant nombre de liaisons. Réseau routier national : suppression progressive des bacs et des ponts en bois
Le ministère de l'Équipement et des Travaux publics s'emploie à mettre en œuvre son plan national de développement du réseau routier 2012-2016 en construisant des ponts en béton en remplacement des bacs qui gênent la libre circulation
Dans cette perspective, le ministre Émile Ouosso a effectué du 18 au 20 juin dans les départements du Niari et de la Lékoumou, une visite des chantiers en cours d'exécution depuis janvier dernier, pour constater leur état d'avancement en vue de surmonter les difficultés de tous genres auxquelles sont confrontées les entreprises sur le terrain.
« Sur les ouvrages d'affranchissement, tout reste à faire dans le département de la Lékoumou. Nous faisons un état des lieux pour élaborer les termes de référence en vue de la construction des ponts », a déclaré le directeur général de l'équipement, Jean Félix Makaya.
Ces ponts en bois construits pour la plupart par les sociétés forestières connaissent une courte durée de vie mais les bacs, souvent gérés par les communautés rurales, ne favorisent pas une circulation fluide et en temps réel. Pour se faire une idée, une équipe d'identification a été mise en place pour répertorier toutes les rivières sur lesquelles on trouve des bacs. Cette identification concerne également les grands ouvrages, notamment les ponts routes rails des rivières Niari et Louessé sur la ligne Comilog qui nécessitent d'être réhabilités.
Construits dans les années cinquante par la compagnie minière de l'Ogoué (Comilog) pour l'évacuation du manganèse du Gabon, ces deux ouvrages ont fait l'objet d'une expertise de pathologie faite par le bureau d'études et du contrôle des travaux publics (BCBTP) qui a révélé leur état de vétusté. « Ces ouvrages intègrent le plan national de développement 2012-2016 et s'inscrivent dans le cadre de la campagne menée par le ministère de l'Équipement et des Travaux publics pour la réhabilitation de la route Mila-Mila-Makabana-Mossendjo », a rappelé Jean Félix Makaya.
Interconnecter les départements par un réseau routier fluide
La connexion entre tous les départements du pays et la mobilité des populations sont les priorités du ministère dont l'ambition est de désenclaver l'arrière-pays. Émile Ouosso, qui entend relever ce défi, a visité les chantiers en cours d'exécution, soit les axes Sibiti-Mayéyé-bac Makaka (67km) ; Sibiti-Mapaty-Zanaga (56km) et la route Sibiti-Mapaty-Mayaya en direction de Mossendjo, longue de 122km. Ces visites ont été l'occasion de réaffirmer aux autorités locales l'engagement de son département de connecter les sous-préfectures avec leur chef-lieu, mais aussi les départements entre eux. « Pour les routes dans les départements de la Lékoumou et du Niari, un plan de réhabilitation est mis en place. Il faut attendre la fin des travaux dans la Cuvette-Ouest pour entamer les travaux », a précisé le ministre.
En vue de l'interconnexion des départements sud du Congo, le directeur général des Travaux publics, Blaise Onanga, a annoncé aux autorités locales de la Lékoumou, qu'était envisagée sous peu la réhabilitation pour l'exercice 2011 de la route bitumée reliant Loudima (la Bouenza) à Sibiti et le bitumage par la société Escom du tronçon Sibiti-Zanaga qui fait partie de la nationale n°7.
La route Sibiti-Mapaty-Zanaga s'inscrit dans le cadre du projet d'aménagement et de bitumage de la route préfectorale. Les travaux de bitumage dans son premier module (Sibiti-Ibé) sont estimés à près de 32,5 milliards FCFA.
Par ailleurs, dans le département de la Lékoumou, Blaise Onanga a fait état de la connexion de ce département à celui des Plateaux à partir de Kébara. Quant à la route Mapaty-Komono-Yaya, elle permettra la connexion de la Lékoumou au département du Niari à partir de Mossendjo. Dans le département du Niari où le démarrage des travaux sera lancé sous peu, les projets initiés par le ministère des Travaux publics concernent les axes Dolisie-Kimongo-Londéla Kayes (120km) ; Mont Mbelo-Diessé-Makabana ; Dolisie-Mila-Mila-Makabana-Mossendjo ; et Mossendjo au carrefour Mayoko-Moungondou nord Banda-Tchembo-Pont du Niari. « Pour les routes dans le département du Niari, un plan de réhabilitation est mis en place. Il faut attendre la fin des travaux dans la Cuvette-Ouest pour entamer ce dernier », a indiqué le ministre Ouosso, précisant qu'une cinquantaine d'engins seront déployés d'ici fin septembre
« Entre temps, a ajouté Blaise Onanga, conformément aux appels d'offre, les axes pont du Niari-Tchembo et Biribi, Divinié-Nianga, Kibangou-Nianga-Ngongo-frontière du Gabon sont également envisagés. »
Le plan national développement du réseau routier est une vision du gouvernement qui vise non seulement à désenclaver l'arrière-pays en facilitant la circulation des personnes et des biens, mais également à ouvrir le pays vers ses voisins, le Gabon, la Centrafrique, le Tchad et le Cameroun, dans le cadre de l'intégration sous-régionale.
Guy-Gervais Kitina
Photo 1 : Travaux d'ouverture de la route Sibiti-Mayéyé.
Photo 2 : Visite de la route à bitumer entre Sibiti-Mapaty-Zanaga.
Photo 3 : La traversée par bac de la rivière Louessé.

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