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TUNISIE - Formation d'un gouvernement de transition: on prend les mêmes et on recommence
Le président tunisien par intérim Fouad Mbazaa et le Premier ministre Mohamed Ghannouchi au palais gouvernemental à tunis le 17 janvier 2011.
Mohammed Ghannouchi forme un gouvernement d'union nationale. Trois membres de l'opposition intègrent la nouvelle équipe gouvernementale annoncée par le Premier ministre : Ahmed Néjib Chebbi, Moustafa Ben Jaafar et Ahmed Ibrahim. Les ministres de l'Intérieur, de la Défense, des Finances et des Affaires étrangères sont reconduits dans leurs fonctions.es droits de l'Homme. Le Premier ministre, qui s'exprimait devant des journalistes au palais du gouvernement, a donné la liste des 19 ministres de ce "gouvernement d'union nationale", chargé de gérer le pays jusqu'à la tenue de prochaines élections présidentielle et législative. "C'est un gouvernement qui intègre les différents partis et les composantes de la société civile", a souligné M. Ghannouchi. Trois chefs de partis politique de l'ancienne opposition au régime du président Zine El Abidine Ben Ali, qui a fui vers l'Arabie saoudite après 23 ans de règne sans partage, font partie de cegouvernement. Six membres de l'ancien gouvernement Ben Ali ont aussi été reconduits, dont le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères Kamel Morjane et celui de l'Intérieur, Ahmed Kriaâ. La composition du gouvernement de transition va être scrutée à la loupe par les Tunisiens, qui n'entendent pas se faire confisquer leur révolution dite "du jasmin", qui a fait tomber le régime après un mois d'une révolte populaire sans précédent réprimée dans le sang par le pouvoir déchu et qui s'est soldée par au moins 66 morts.
Sources: AFP. France 24 et RFI

Plus tard la rue oublie et acclame ceux qu'elle a chassés comme on le voit aujourd'hui en Haïti avec le retour de JC Duvalier de triste mémoire. Sans éducation du peuple, les oligarques ont de beaux jours devant eux. Le maintien dans l'ignorance des populations est un impératif pour eux. Ils y parviennent sans mal.
Pas de conclusion hâtive. Comme beaucoup de "révolution" il faut du temps pour que les choses se fassent et c'est sur les anciennes forces que se construit la suite. Certes ils sont issus du régime mais ils peuvent se montrer de bonne foie. C'est l'organisation des élections qui doit être exemplaire. Pas l'origine de ceux qui les permettent.
Le peuple tunisien est organisé, il ne se fera pas prendre l'essentiel demandé : sa liberté.