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Tony Allen à Pointe-Noire : inoubliable !
Il pleuvait des cordes samedi soir sur Pointe-Noire, un temps à ne pas mettre son nez dehors, mais cela n’a pas freiné l’ardeur et l’enthousiasme des passionnés de la bonne musique qui ne voulaient pas rater le moment de l’année : l’unique spectacle de Tony Allen à Pointe-Noire. On attendu un peu, on a même pensé à l’annulation. Seulement Tony Allen et sa Bande sont montés sur la scène et ont merveilleusement joué. Le déplacement, sous des trombes d'eau, en valait donc la peine! L’on avait pensé, à tort, que l’Afro beat était mort et enterré avec Fela. On avait trop vite oublié Tony Allen. Il est bien vivant et continue à incarner le genre. Fela ne disait-il pas que "sans Tony Allen, il n'y aurait pas d'Afro beat". La légende a ébloui tout le monde!
La musique endiablée de l’Afro beat a envahi l'espace Tchicaya U Tam'si, Une synthèse entre musique traditionnelle, guitares électriques, claviers et cuivres; La trompette de Nicholas Guiraud et le saxo de Jean-Jacques Elangue ont resonné très fort dans le ciel de Pointe-Noire. Le rythme a rapidement pris possession du public. Oubliée la pluie, il est debout, se balance au rythme de la musique, exulte… le directeur en premier ! A travers les différentes chansons, chaque instrumentiste a eu son instant solo pour le grand plaisir du public
C'est autour de Ponton la Belle de succomber aux pulsations de la batterie du Kid de Lagos, le reste du monde lui est déjà sous le charme depuis des années. le public a même rappelé les artistes pour ce qu'on appelle ici ''Bis'', après Un standing ovation!
Moins provocateur que son ami Fela et tout aussi talentueux, Tony Allen, de par ses rencontres, a donné une autre touche à l'Afro beat, lui permettant ainsi d'évoluer et de s'adapter à chaque époque. La Touche Tony Allen est plus sobre et raisonné qui intègre la pop, le funk, la soul et même la Juju music (rythme nigerian à base de percussions).
Une heure et quart de sonorités variées, puissantes et envoutantes, ça laisse des traces. On en reparlera encore pendant des mois dans la ville et on se demandera aussi comment ce grand garçon de 70 ans, au visage de bonze, arrive à tenir ce rythme depuis des années? C'est là un véritable mystère. La Flamme qui brille encore dans ses yeux et la forces qui animent ses bras sont surement de quelque chose dans cette longévité.

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