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Thierry Moungalla : Y'a qu'à, faut qu'on !
Le ministre blogueur fait paraître ce jour (in moungalla.info) un texte qu'on lira à la suite, dans lequel il fait part des mesures qu'il compte mettre en place pour améliorer les services de la poste au Congo. Personne ne pourra dire que ce qui y est dit ne devrait pas être mis en application. Mais... comment y parvenir ? Avec quels moyens ?
La Sopeco soumise à un état des lieux pour de meilleures perspectives
Publié le 29 octobre 2009
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Le ministre des Postes et télécommunications, chargé des nouvelles technologies de la communication, Thierry Moungalla, a appelé ce jour, à l’occasion d’une réunion à la direction de la Société congolaise de postes et de l’épargne du Congo (Sopeco), les agents et cadres à tout mettre en œuvre, dans un bref délai, pour lutter contre les fraudes et améliorer la qualité de service afin de développer et rentabiliser l’activité postale au Congo. La visite du chef de département dans cette structure sous sa tutelle intervient avant la tenue, en décembre prochain, du comité de direction. Cette réunion devra permettre l’évaluation des paramètres de gestion et la fixation des perspectives d’avenir de la Sopeco qui souffre, selon des observations, de divers maux et insuffisances. « Je souligne qu’il conviendra également de mettre fin à un paradoxe sur le fait que des services à fort potentiel restent souvent non générateurs de profits. À cet effet, les prochains mois doivent voir la Sopeco s’engager résolument sur des nouveaux objectifs », a précisé le ministre des Postes et télécommunications. Thierry Moungalla qui s’appuie, en effet, sur les orientations du chef de l’État contenues dans la lettre de cadre budgétaire, entend réussir cette ambition grâce à la mise en place des nouveaux objectifs. Parmi les objectifs fixés, on note la signature du contrat de plan du secteur postal avec l’État, le développement des services postaux de proximité à travers la réhabilitation des infrastructures en mauvais état, et la construction de bâtiments postaux dans des zones non desservies, tant en ville qu’en zone rurale. « La Sopeco doit également informatiser le circuit de l’information et de la gestion des services ; moderniser l’outil de travail pour plus d’efficacité et renforcer en même temps les systèmes de contrôle », a-t-il indiqué. Évoquant par ailleurs les services à haute valeur ajoutée, tels que les transferts de fonds, les chèques postaux, l’envoi des colis postaux, Thierry Moungalla a souhaité des rendements meilleurs afin de faire face à la concurrence. Afin d’y parvenir, il a proposé à la Direction générale de lancer, avec le concours des partenaires, des produits attractifs dans le domaine. Par ailleurs, prêchant la modernisation et l’innovation des services postaux, il a été relevé sa volonté de transformer les chèques postaux en banque postale pour permettre la bancarisation effective de milliers de Congolais. Conscient que la Sopeco souffre d’une insuffisance en personnel, tant au plan quantitatif que qualitatif, le ministre, qui entend remédier à la situation, a proposé des mesures de formation, de recrutement et de définition des plans de carrière pour les agents, afin de pallier ces écueils. Saisissant les remarques et autres propositions formulées par la tutelle, la Direction s’est dite prête à relever le défi de la modernisation de ce secteur, dont la contribution à l’économie nationale reste peu concluante. Guy-Gervais Kitina |
Cher Thierry Moungalla,
Loin de moi l'intention de contrecarrer des plans qui bien qu'ils me semblent peu réalistes, devraient effectivement être mis en œuvre afin, surtout et avant les problèmes de rentabilité évoqués, de permettre aux citoyens congolais de bénéficier de prestations qui semblent élémentaires dans toute société démocratique.
Comment espères-tu transformer les chèques postaux en institution bancaire sans un internet fiable ? Comment comptes-tu « informatiser le circuit de l’information et de la gestion des services ; moderniser l’outil de travail pour plus d’efficacité ... » ? Bien sûr tu vas répliquer que nous en disposerons en 2011. Deux ans, est-ce ce que tu appelles un bref délai ? Tu répliqueras aussi que même avec l'internet dont dispose actuellement le Congo, les banques fonctionnent. Certes mais on ne les trouve pas dans toutes les localités qui sont sensées abriter un bureau de poste.
Comment espères-tu en ce qui concerne "les services à haute valeur ajoutée, tels que les transferts de fonds, les chèques postaux, l’envoi des colis postaux" obtenir "des rendements meilleurs afin de faire face à la concurrence" quand à part l'axe Pointe-Noire/Brazzaville/Oyo/Ouesso, les déplacements dans le pays relèvent encore de l'aventure ? Bien sûr là encore tu nous diras que plus de 80% de la population est répartie le long de cet axe, mais quid du reste des congolais ?
Tu demandes à tes agents et cadres de " tout mettre en œuvre, dans un bref délai, pour lutter contre les fraudes et améliorer la qualité de service afin de développer et rentabiliser l’activité postale au Congo." quand tu sais fort bien que ce sont précisément les gens auxquels tu t'adresses qui ont le plus grand intérêt à ce que rien ne change.
Tu parles aussi de " la réhabilitation des infrastructures en mauvais état, et la construction de bâtiments postaux dans des zones non desservies, tant en ville qu’en zone rurale". Parfait, il faut absolument le faire, mais comment comptes-tu contrôler les chantiers et les entreprises véreuses qui ne manqueront pas d'être cooptées par mr Untel et dont les dirigeants prendront la clé des champs sans avoir rempli leur part du contrat ?
Comment espères-tu "renforcer les systèmes de contrôle" quand tu sais aussi bien que les congolais que les plus corrompus des fonctionnaires sont ceux chargés du contrôle ?
Enfin, il est dit " le ministre, qui entend remédier à la situation, a proposé des mesures de formation, de recrutement et de définition des plans de carrière pour les agents, afin de pallier ces écueils." comment et par qui comptes tu former ces nouveaux agents quand ceux qui savaient sont partis à la retraite ou sont "gaspillés"? Tu le dis toi même : " la Sopeco souffre d’une insuffisance en personnel, tant au plan quantitatif que qualitatif "
Mon cher Thierry, je suis persuadé que ce que tu dis vouloir réaliser va dans le sens de l'histoire. Je suis malheureusement pessimiste sur tes chances d'y parvenir dans un avenir aussi proche qu'il le faudrait. Non pas que tu n'en ais pas le désir et l'ambition, mais parce que je pense que la conjoncture n'est pas favorable et que pour aller vers la réussite de ton plan il faudrait que trop de choses que tu ne maitrises pas changent.
J'espère que, comme tu m'as dit vouloir le faire tu viendras ici apporter quelques réponses.
Dans l'attente reçois, avec le secret espoir de me tromper dans ce que je viens d'écrire, tous mes voeux de réussite .
Ya Sanza


Les questions que je me pose sont les mêmes que toi, Lio: où trouver les moyens pour le faire?
Mais de plus, j'aimerais savoir quels liens réels unissent la SOPECO au ministère ? Que dit le DG de la SOPECO face aux propositions de son ministre de tutelle?
Obambé
Question à tous les internautes :
Les Congolais se prennent-ils pour la lune ou bien demandent-ils la lune? J'avoue que je n'arrive pas répondre.
Merci Lio pour toutes les questions que tu as posées au ministre, mais il y a une seule question qui me taraude l'esprit : quand les congolais pourront-ils recevoir du courrier chez eux comme à dans les années passées.
Il faut commencer par le plus simple embaucher des facteurs.
La poste dans les pays qui se respectent avec des ministres fiers d'eux-mêmes participe à la création du lien national. La poste participe à la territorialisation du pays.
Un pays sans poste est un pays sans sens et mort, c'est l'absence du service courrier postal particulier efficace qui favorise la corruption dans l'administration. Dans les pays où le service postal fonctionne réellement il y a peu de contact antre les administrés et l'administration et par conséquent les possibilités de demande de "madeso ya bana" sont limités car je vois mal comment un fonctionnaire demanderait un "quelque chose " à un administré dans une lettre. Avec une poste qui fonctionne, et une administration qui travaille, les fonctionnaires sont obligés de faire du rendement car il suffira de demander à chaque fonctionnaire de répondre à un quota de dossier par la poste.
Donc monsieur le ministre commencez par "METTRE" le service postal pour qu'à Pointe-Noire par exemple les noms des rues soient mis en valeur et que le ministère de l'intérieur puissent attribuer une adresse postale (nom de rue + numéro de maison) à chaque Ponténégrin. Cela facilitera les contacts tant administratifs qu'économiques.
Le reste de votre discours n'est que du foutage de gueule.
Tout congolais là où il se trouve doit pouvoir recevoir une lettre. Si vous réussissez à le faire vous aurez rendu service au Congo. merci