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Thierry Moungalla à l’école du management par le mensonge.
Le mardi 15 septembre 2009, le ministre des postes et télécommunications, chargé des nouvelles technologies de la communication, annonce que le gouvernement congolais vient de débloquer « 5 milliards de francs CFA » au profit du projet de câble sous marin à fibre optique (WACS). 5 milliards de francs CFA au cours des derniers mois avait-il insisté. Toujours aussi flou et péremptoire, il croit tranquillement avoir fait passer sa pilule en déclarant que son câble sous-marin sera opérationnel en 2011.
Les congolais devront donc attendre 2011 pour avoir des « services téléphoniques de qualité, une connexion Internet à haut débit, de la télésurveillance, de la télémédecine et bien d'autres services liés aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ». Même le feu papa Georges EMBANA n’aurait pas dit mieux : Na ndzéla ya quinquennat, l’autosuffisance alimentaire d’ici 2000 !
Le ministre MOUNGALLA noyaute son débit mensonger dans une gesticulation législative comme s’il parlait une langue incomprise de son auditoire. « Des réformes viennent d’être accomplies ces derniers temps au Congo en matière des TIC avec l’adoption du projet de loi portant réglementation du secteur des postes, du projet de loi portant réglementation des secteurs des télécommunications et des TIC, du projet de loi portant création de l’autorité de régulation des postes et télécommunications ». Projet de loi, oui vous l’avez bien lu !
Il prétexte des réformes qui viennent d’être accomplies « ces derniers temps » au Congo en matière des TIC avec l’adoption du projet de loi portant réglementation du secteur des postes, du projet de loi portant réglementation des secteurs des télécommunications et des TIC, du projet de loi portant création de l’autorité de régulation des postes et télécommunications. Tout ceci, « ces derniers temps !»
« Ces derniers temps » dit-il !
Projet de loi pour sortir les postes et télécommunications de sa torpeur. On croit rêver. C’est le messie qui parle au désert. Les paroles retentissent en écho par le vent apocryphe. Mais les montagnes des postes et télécommunications congolaises subsistent arides et pétrées.
Le summum du foutage de gueule est atteint avec l’annonce de la communication à l’ouverture du forum e-busness qui s’est tenu jusqu’au 19 septembre 2009 au centre culturel français (CCF) de Brazzaville où, dit-on, les sociétés évoluant dans le domaine des postes, des télécommunications et des TIC ont présenté divers produits et services au public. « Oui, vous ne rêvez pas. Ils n’ont pas Internet. Mais, ils sont déjà aux projets de commerce sur le virtuel où ils vendront certainement du pétrole et du bois ». Pouah !
Ne riez pas. Thierry MOUNGALLA innove un nouveau style ministériel. Au lieu de se taire et boukouter en silence, Monsieur l’honorable ministre-député se moque en plus des congolais : e-business dans un océan de misère où l’Internet demeure encore une NOUVELLE technologie comme il aime à se répéter.
A la fin du pitoyable article de Christian Brice ELION, publié sur Congo Dé-Chaîné, nous avons eu droit au MABANGA pamba pamba : Noumazalay Junior, Ndalla junior,… les nouveaux leaders des start up made in Congo.
En février 2008, Thierry MOUNGALLA accordait une interview sur CongoPage.
Ses missions :
En matière de postes
- il s’agit de restituer à la poste congolaise la place qui était la sienne avant les évènements malheureux que le Congo a subis…
En matière de télécommunications
- la réhabilitation de notre tissu d’infrastructures de téléphonie fixe ;
- la fibre optique. …/…
Il se fixait des objectifs : La fibre optique dont le câble sous marin est au large de Pointe-Noire, arrivera à Matombi en février 2009.
Et voici, plus généralement, ce que disait TM sur les postes : « La poste congolaise était une poste de proximité, qui fournissait des services, qui était utile aux populations. Elle était déployée sur tout le territoire national. Nous avions avant les évènements 111 bureaux de poste et depuis que la reconstruction du pays est en œuvre, nous avons pu réhabiliter 45 bureaux, c’est-à-dire que le chemin est encore long, mais je pense que nous arriverons à réhabiliter un nombre suffisant de bureaux de poste et peut-être une bonne dizaine cette année.
Alors, attention, quand je dis que le projet de société du Président sur ce point est clair, il ne s’agit pas de réhabiliter un bureau de poste avec des murs, une table et un guichetier. Il s’agit d’avoir un bureau de poste qui soit celui du XXIème siècle c’est-à-dire qu’il contienne à la fois ce que les nouvelles technologies peuvent apporter de mieux aux populations en terme de services, de fiabilité, de sécurité et de diversité de produits qui doivent être adaptés aux besoins des populations.
Je profite de l’occasion pour parler d’un produit qui n’est pas assez connu des populations, peut-être en raison d’un déficit de communication de notre part. Nous proposons un produit qui s’appelle le « Mandat Flash », il est disponible sur l’ensemble du territoire y compris dans les plus petites localités du pays. Ce service est comparable à celui de Western Union, de Moneygram, de Maouéné ou celui de tous les fournisseurs de produits du type transfert de fonds. Il est important que nous menions une campagne de promotion, de communication pour faire connaître ce produit et dire aux populations congolaises que la poste congolaise, en février 2008 est capable de lui proposer des produits adaptés aux besoins.
Ça c’est pour le volet postal.
L’autre gros volet qui est celui de la télécommunication. Comme vous le savez notre tissu d’infrastructures à été largement entamé et détruit par les évènements que nous avons connus. Il est à reconstruire. Le projet de société du Président de la République contient un double objectif, le premier est de réhabiliter notre système de téléphonie fixe, et le second c’est l’installation et la mise en œuvre de la fibre optique ».
Thierry Moungalla : Il ne s’agit pas de me donner des moyens de mener une politique. Ma politique c’est la Nouvelle Espérance. La Nouvelle Espérance en matière de Postes et Télécommunications est contenue dans le point quatre du projet de société du Président de la République. Disons que si on prend schématiquement ce qu’est ma feuille de route depuis le 30 décembre 2007, « c’est de restituer à la poste congolaise la place qu’elle avait avant les évènements malheureux que nous avons subis ».
A l’heure des interrogations, un de nos confrères avait écrit ceci : si Thierry MOUNGALLA réussit et traverse sa mission au ministère des postes et télécommunications sans dommage, le Congo aura trouvé en lui un homme politique avec lequel il faudra compter.
Aujourd’hui, l’espoir laisse la place au doute… je ne voudrais pas encore croire que TM vienne s’aligner derrière la longue queue des diseurs qui ne sont pas les faiseurs.
Le Patriote Gnoka.

Gnoka,
tu sais que je t'apprécie énormément, mais sur le sujet en question et à la lecture de l'article de Christian Brice ELION, il y a une autre lecture.
La pose du câble SAT3 dépend essentiellement, en ce qui concerne sa roadmap, de différents pays du Golde de Guinée, des investisseurs et de la maîtrise d'oeuvre étrangère. On ne peut imputer au Congo seul les délais pris sur ce projet. TM a eu le courage de s'avancer sur une date de réalisation sans avoir la maîtrise des autres acteurs du projet. On peut dire qu'il aurait dû être plus mesuré sur ses forecasts mais on ne peut pas dire "boukoutage" ou de "travaille en silence" alors qu'il s'agit d'un projet sous-continental.
Que savons-nous des contraintes imposées par chacun de ces pays pour la pose et l'exploitation de ce câble sous-marin ? Rien ! Il serait mieux de demander à TM qu'il donne des éclaircissemnts sur les difficultés rencontrées avant de le honnir. Le connaissant, je ne parierai pas sur du "boukoutage" ou sur de l'incompétence. Et vue l'énormité des tâches à réaliser au Congo sur les télécoms, ce n'est plus herculéens, mais atlasien. Peut-être est-il trop optimiste, mais au moins avons-nous enfin quelqu'un qui l'est et qui en veut. Pourquoi s'en plaindre ? Même un dixième de ses résultats équivaudra à plusieurs décennies de ses prédecesseurs.
A la rigueur, je vais lui demander personnellemnt des précisions sur ce sujet qui m'intéresse et je reviendrai vers toi (vous) pour commenter plus profondément.
E.E.