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Tchisseka et les riverains du lac Nanga désenclavés grâce à Madingo-Kayes Développement

L’année 2011 ne pouvait pas mieux se terminer, ni 2012 mieux débuter, pour les populations de Tchisseka, dans le departement du Kouilou. Le 31 décembre dernier, comme le monde entier, les habitants de cette localité perdue ont fait la fête. Mais pas pour les mêmes raisons. Leur joie ne se résumait pas à un simple changement d’année mais elle était l’expression d’un immense soulagement. Ils ont, en effet, reçu un cadeau exceptionnel : une baleinière. Cette embarcation, don de l’Association Madingo-Kayes-Développement (M.K.D.), vient rendre accessible ce village enclavé dont les seules voies de sortie sont le Lac Nanga et le fleuve Kouilou. Un nouvel acte de "l'aristocratie du cœur" chère à Mabio Mavoungou Zinga, président de la dite association.
Pour les habitants de Tchisseka, la Saint-Sylvestre 2011 restera le jour de la délivrance, la fin du désenclavement. Ils peuvent maintenant sortir facilement de leur village. Pendant des années, en effet, il leur été très difficile de rallier même M’Bouyou, le village de l’autre rive du lac Nanga. Et que dire de Pointe-Noire ! Pour en arriver là, ils ont appliqué un principe simple, contenu dans les saintes écritures, à savoir ‘’…demandez et l’on vous donnera…’’. Ils ont lancé un SOS à l’Association Madingo-Kayes-Développement (M.K.D.). Celle-ci, fidèle à ses engagements envers les populations rurales, a répondit favorablement à leur doléance légitime.

Longue de 17 m, large de 3,10 m, d’un volume de 52 m3 et doté de deux moteurs hors-bords de 25 chevaux chacun, cette embarcation peut transporter environ 250 personnes. Elle permettra aux habitants de Tchisseka de sortir de leur enclavement et d’écouler plus facilement leurs productions agricoles et de pêche en toute sécurité. En effet, après la détérioration de la pirogue motorisée mise en service par des prêtes catholiques, ces habitants n’avaient pour unique moyen de transport que de simples pirogues avec pagaie. C’était fastidieux, il fallait plus d’une heure pour traverser le lac, et dangereux à cause des problèmes de sante qu’il entrainait et des risques de naufrages. Au cours des années, plusieurs personnes ont perdu la vie en utilisant ces embarcations de fortune.
Cette baleinière, qui a couté 7.500.000 FCFA, sera aussi utile pour les autres villages riverains du lac Nanga et du fleuve Kouilou (M’Bouyou, M’Boukou-Massi, Loukouala, Tchibebe). Elle vient, en somme, favoriser la communication entres ces différents villages, renforcer les échanges et limiter l’exode rurale. ‘’Cela nous va droit au cœur. Cela vient soulager les problèmes du village. Cela va nous pousser à travailler davantage et à produire aussi davantage. C’est un encouragement’’ a déclaré la chef du village de Tchisseka en guise de remerciement.

Il aura fallu six heures de voyage aux membres de l’association pour acheminer la baleinière de Bas-Kouilou à Tchisseka. Fin d’année oblige, dans chaque village traversé, ils ont fait un don de vivre (riz, haricot, poulet, poisson salé, vin rouge,…) et en retour, ils ont reçu des cadeaux constitués de produits locaux (poissons frais, vin de palme, banane,…). Ce troc a aussi été l’occasion d’informer les populations sur l’objet de leur présence.

L’accueil à Tchisseka résumait à lui seul le sentiment général : soulagement, gratitude et espoirs. Rites traditionnels, pour solliciter la bienveillance des mannes, danses et chants ont ponctués la cérémonie. La nuit a été plus longue que d’habitude.
Construite en fonds propres de l’association, aucune subvention ni collecte n’ont été organisées, la baleinière est la propriété de Tchisseka qui devra, par contre, s’acquitter des frais d’assurances et du carburant indispensable à son fonctionnement. A ce niveau, Mabio Mavoungou Zinga a exprimé quelques inquiétudes quant à la gestion de l’ouvrage. Dans nos villages, les dons entrainent souvent les divisions. ‘’J’espère que cette fois-ci nous allons mettre un peu du sérieux. Nous allons mettre en place une commission qui aura à charge la baleinière. C’est un bijou que l’on doit conserver !’’ a rassuré le chef du village.
Ce nouveau geste de cœur n’est pas le premier de la longue liste des actions réalisées par l’Association Madingou-Kayes-Développement, la plus connue étant la Foire des productions locales, ce n’est encore moins la dernière. En effet, en juin prochain, l’association remettra au village Mvilani une nouvelle baleinière qui servira à l’écoulement des produits.
Un réveillon de fin d’année sans nul doute inoubliable, il est de loin le meilleur auquel les habitants du village aient assisté. Elle restera, dans la mémoire collective, associée au don de l’Association Madingou-Kayes-Développement. Un don qui augure des lendemains meilleurs pour les populations des rives du lac Nanga et le fleuve Kouilou.

Bravo Mabio,
Tu poursuis, pour le plus grand bien des populations, tes actions dans la circonscription éléctorale dont tu n'es plus l'élu. Je te félicite pour toutes ces actions, pour mémoire je rappellerai la Foire des Produtions Locales dont tu as été l'initiateur, qui te permettent de bénéficier du plus grand respect des ruraux malheureusement, là comme ailleurs, très délaissés par les actions gouvernementales.
Pourrais-tu pous expliquer pourquoi le désenclavement de ces pauvres gens ne peut être que le résultat d'initiatives privées comme la tienne alors qu'il semblerait logique qu'il émane des pouvoirs publics ? Tout compte fait, ça peut être une aubaines pour un candidat à la députation qui aurait besoin de montrer à son électorat pourquoi il faut voter pour lui. Ce n'est pas ton cas, nul n'ignore qu'à Madingo-Kayes, tu n'as aucun rival.