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Services techniques municipaux de Pointe-Noire : tout à l'envers
La compétence des services techniques municipaux et des conseillers à l’urbanisme du maire de Pointe-Noire, Roland Bouiti-Viaudo, nous a toujours parue très approximative. Les mesures de renforcement des chaussées qu’ils prennent à l’orée de la saison des pluies viennent nous confirmer la justesse de ce jugement. Nous revenons une fois de plus sur le cas désespérant de l’avenue Jacques Opangault plus connue sous le nom de route de Songolo.
Rappel : L’avenue Jacques Opangault est le chemin le plus direct entre le centre ville et les quartiers nord ouest de la capitale économique, Raffinerie, Siafoumou et le futur arrondissement 5 Mongo Poukou, sans parler de la RN5 qui suit la côte en direction du Gabon, très fréquentée par ceux qui désirent aller vers les plages ou la préfecture du Kouilou à Loango. Elle est à mi parcours coupée par un pont à voie unique dans un état déplorable et qui est source de superbes embouteillages.
A ce que dit le maire, elle est partie intégrante de la RN1, Pointe-Noire Brazzaville. A ce titre, il pense qu’elle ne fait pas partie de ses responsabilités et que son entretien revient à l’Etat, ce qui en principe est défendable. De fait l’inaction de ses services à ce propos lui fait perdre une grande part de confiance de ses administrés. Il nous a encore répété récemment que sa réfection sera faite dans le cadre des travaux de construction de la RN1 par les chinois. La conséquence, est que depuis les derniers travaux de fond qui y ont été réalisés 1996, elle n’est gratifiée que de quelques rares passages de niveleuse pour en atténuer les trous et fondrières. Devant les risques d’effondrement du pont, la mairie a quand même fait l’effort d’en construire un nouveau pour environ 180 millions de francs. Il est en cours de réalisation mais n’est pas axé sur la route. Le maire nous a expliqué que c’est une solution provisoire et que dans le cadre de la réalisation de la RN1 un nouvel ouvrage doit être construit par les chinois. Hélas au Congo le provisoire l’est définitivement et on peut craindre que le pont prévu soit économisé.
Quelles sont donc les motivations qui animent les conseillers du maire ? Ils font une véritable œuvre de sabotage en ne soulevant pas les vrais problèmes. Il ne suffit pas de bêtement suivre les ordres d'un édile, aussi autocrate soit-il, il faut aussi le convaincre ne mettant en avant les réalités si on ne veut pas lui nuire. Nous ne défendons pas RBV, mais nous défendons l'intérêt général des ponténégrins usagers de cette route.

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