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Rififi à IIT-Congo
Nous avons mis en ligne, à la demande de Jean-Léopold Ngoulou, deux annonces d'activités à la suite desquelles une querelle a débuté entre ce dernier et des éléments de l'institut International du Théâtre ne suivant pas scrupuleusement ses instructions. Nous avons reçu en copie (comme une cinquantaine d'autres destinataires probablement plus concernés que nous) les échanges qui suivent.
Connaissant Ngoujel, sa prudence et sa rigueur, nous ne pouvons qu'être persuadés que c'est à dessein qu'il nous les fait parvenir et qu'à contrario de ce qu'il dit dans sa dernière livraison, il tient à ce que tout ceci devienne public.
On pourra donc lire à la suite l'ensemble de l'échange en objet.
Jeu 3 février 2011, 21h 47min
Titré : Ce n'est pas beau
Chers compatriotes,
Je note avec beaucoup de regret que certains d’entre vous continuent à faire exactement ce que je vous ai toujours déconseillée faire, c’est-à-dire de vous adresser directement, et surtout d’envoyer directement vos dossiers, aux structures de l’IIT.
Je vous ai toujours dit, et je le répète, que l’IIT est organisé dans son fonctionnement de façon qu’il n’a pour correspondant direct, dans chaque pays, que son Centre. Et, par conséquent, c’est à ce centre de faire le relai entre vous (vos projets) et l’IIT. Imaginez un peu que, dans tous les pays du monde, chaque Compagnie, chaque artiste, qui a son idée ou son projet, prenne la liberté de l’envoyer à l’IIT ! Les choses doivent être classées par continents, par sous-régions, par pays, et à chaque pays correspond un Centre, et chaque Centre a ses dossiers.
Cette habitude non seulement embarrasse nos amis de cette institution, mais elle laisse supposer au moins deux faits :
- Soit que nous (le bureau du Centre), ne faisons pas l’effort de vous transmettre dès que possible les informations en provenance de l’IIT ; et sur ce point, les plus honnêtes parmi vous pourront reconnaitre que vous avez chaque année des informations de l’IIT de ma part (tout au moins pour les projets que je trouve à la portée de nos moyens.)
- Soit que vous voulez par là signaler à nos partenaires votre manque de confiance aux personnes qui sont là pour vous servir et qui font tout pour vous mettre en confiance. Remarquez que ce n’est pas l’IIT qui vous envoie ces informations directement dans vos boites (sauf si certains d’entre vous ont des relations particulières au sommet de l’IIT). Remarquez que lorsque je mets à votre disposition ces informations (depuis des années), c’est de façon spontanée. Remarquez que les compatriotes qui gère le Centre de l’IIT sont, par ici, directeur de festival ou de compagnie, par là, grand artiste de renommée. Rien ne nous empêche de ficeler des projets et de les envoyer à l’IIT sans pour autant informer le reste du pays de l’existence de « la piste. » Remarquez qu’aussi longtemps que vous enverrez vos projets directement à l’IIT, il vous sera toujours demandé de regarder au moins un détail avec nous (le Centre). Considérez enfin que tout le monde ne pourra jamais être « au pouvoir » au même moment, et que par conséquent, l’on sera toujours obligé de faire confiance à des compatriotes.
En gros, si vous ne voulez pas faire confiance aux gens qui sont à la tête du Centre, gardez vos projets pour d’autres organismes. Mais, surtout, n’essayez pas de faire croire aux hautes structures de l’IIT que le Centre congolais vous prive d’information ou ne fait pas bien son travail, au risque de vous faire assimiler aux politiciens africains (qui font de l’opposition systématique tant qu’eux-mêmes ne sont pas « au pouvoir. ») Si vous ne nous faites pas confiance parce qu’on (peut-être) mal notre travail, il faut vous dire que ce comportement n’est pas du genre à nous faciliter le travail non plus. Comme si vous mettez les bâtons dans les roue, et en même temps vous demandez a quelqu’un de pédaler et de bien rouler !
Je m’excuse d’avoir été peut-être trop tranchant, mais comprenez que pour une consigne que j’ai rappelée à peine hier, voir la chose revenir moins de 24 heures après, c’est trop difficile à accepter.
Je prends à témoins deux des personnes qui gèrent nos relations et je leur fais copie de ce message. Elles pourront aussi lire ci-dessous le dernier message que je vous ai envoyé hier, où pourtant j’ai insisté sur le fait de ne pas déranger le fonctionnement de cette structure internationale par notre comportement anarchique.
Vous avez aussi compris, chères amies responsables de l’IIT, que ce mail tient lieu d’excuses pour ce désagrément récurrent.
Jean Léopold Ngoulou
Secrétaire général du Centre national de l’IIT
Lun 7 février 2011, 18h 09min
J'ai bien relu le mél et me permet de te répondre maintenant même si les autres n'osent pas. Il faut que tu sois un peu respectueux vis à vis des autres. Tu utilises des termes pas bien et parfois tu crois que l'IIT (centrale à Paris) te donne le pouvoir d'exclure les gens de ses activités. Tu parles et les gens continuent de faire pareil soit tu cites leurs noms avec des preuves soit tu les écrit directement, soit encore tu laisses l'IIT centrale les sanctionner. Tu parles de pouvoir, tu dis même aux gens d'envoyer des projets à d'autres réseaux, ce n'est bien ça.
Concernant les quelques infos que j'ai envoyé directement aux gens de l'IIT à Paris, c'est elles mêmes qui m'ont demandé et on s'était croisé à Douala. Ils étaient surpris de constater que certaines choses qui se passent à Pointe-Noire sur le théâtre ne sont pas prises en compte par le Centre National, Ghislain Zinga est temoin. Et quand on leur envoie des éléments, c'est eux qui nous on envoyé les fiches.... alors , on allait faire quoi ?
Mon frère, parle poliment aux autres et personne ne reconnait pas ton pouvoir et ce que tu fais...; quand bien même on a des appels à projets qu'il faut renvoyer dans 7 jours.... on ne va pas monter des projets à la va vite?
C'est notre centre national, on le soutien et pour l'heure c'est Frederic Pambou le Président et toi Goujel le SG, pas de problèmes.... Ok? Denonces ceux qui font mal ou laisse l'IIT répondre mais ne décide pas, ne dis pas des propos de dictateurs du pouvoir comme chez les politiques, c'est toi qui le disais.
Bon, on est ensemble, on veut que ça marche....
Ca se passe bien pour toi, la bas? Tu rentres quand?
Bonne chance...
Amitiés
Mar 8 février 2011, 8h 19min
Titré : Discours digne d'une assemblée générale!
Bonjour à tous!
Eric, je te remercie beaucoup pour cet appel à l’ordre que tu as envoyé, et cela au vu de la réaction de Claver suite à mon propre rappel à l’ordre. Si j’ai bien compris, tu aurais bien souhaité que nous lavions notre “ linge sale en famille”, autrement dit nous dire certaines choses (pour ne pas dire nous cracher certaines vérités) sans attirer l’attention des partenaires (étrangers), n’est-ce pas? Si c’est cela, encore une fois je t’en remercie.
Seulement, je te rappelle, Eric (comme je rappelle à tout le monde) ceci:
- « Il ne faut jamais rater le début » (citation attribuée à un homme politique congolais que j’évite de citer ici)
- « Quand le vin est tiré, il faut le boire » (Proverbe français)
- « A quelque chose, malheur est bon » (Autre adage français)
- N’a peur de la police ou des enquêteurs que celui qui se reproche quelque chose (Un avis personnel)
- « La critique est aisée, l’art est difficile » (Je pense que c’est de Nicolas Boileau, mais je n’ai pas pris le temps de vérifier.)
- « Qui se sent morveux se mouche » (Adage français)
- « On n’apprend pas la grimace à un vieux singe » (Sagesse universelle)
- « Trop, c’est trop » (Titre d’une pièce du tchadien Protais Asseng)
Je vais développer tout cela en étant aussi bref que possible.
I – On avait déjà raté tous les débuts
- Ceux qui étaient témoins de la création de notre Centre de l’IIT savent que les frustrations issues de la mise en place du Bureau font partie des “causes lointaines” de certains comportements vis-à-vis du Centre, et de certains sentiments vis-à-vis des responsables de la chose. C’était déjà mal parti!
- Pour ce qui est de cette affaire, mon texte (“Ce n’est pas beau”) avait déjà mis la puce à l’oreille de l’IIT Paris. Autrement dit, c’etait déjà trop tard.
II – Buvons donc sans gêne!
Puisqu’on ne peut plus faire comme si de rien n’était, le problème étant-là, connu de tous, et bien posé, eh bien parlons-en!
III – “ A quelque chose…” Remarquez que
A – Le Secrétariat général de l’IIT n’est jamais descendu, et peut-être ne viendra-t-il (d’ici peu) dans notre pays pour restructurer lui-même le Bureau du Centre
B - Le Secrétariat général de l’IIT ne reçoit (officiellement) que les rapports du Bureau (nous autres) et non pas des artistes (à part les quelques rares personnes, comme Claver, qui ont la chance de “brosser la situation” en privé, quelque part)
C – A défaut de venir au Congo, en chair et en os, nos amis de l’IIT devaient au contraire remercier la technologie, et en particulier l’Internet, pour cette “assemblée générale” que nous avons déclenchée sous leur “supervision.” (Avouons que, même s’ils étaient vraiment-là, il n’y aurait pas des “vérités” plus graves que ce que nous disons ici.) Pour nous-mêmes (congolais), beaucoup devaient être satisfaits de cette guéguerre pour voir enfin “clair” dans cette situation de l’IIT restée floue depuis des années.
D- Si cet incident n’a pas eu lieu, personne de nous (surtout pas le Bureau de l’IIT) n’aurait su que Claver avait eu l’occasion de peindre “la vraie” (?) réalité de l’IIT du Congo Brazza aux autorités de cette institution, quelque part. Or, nous congolais, nous savons tous qu’un homme politique africain avait conseillé à son premier ministre de “créer du mensonge au lieu de vendre le pays” (Buka lokuta, kasi koteka boka te.) Aucun artiste congolais ne me dira qu’il ne connaît pas cette phrase (en lingala.)
Voilà notre compatriote Claver qui ne rate pas la première occasion pour ‘griller’ le Bureau de son pays! (J’espère qu’il avait eu au moins l’honnêteté de montrer quelques aspects positifs aussi.)
E– La réaction virulente de Claver vient me donner raison: VOILA UNE PREUVE du fait qu’il y a bien eu des “envois directs” de dossiers.
F– Claver n’a (certainement) eu que le courage et le mérite de dire ouvertement ce que tout une foule d’artistes rumine.
Pour ces quelques raisons donc, vous voyez bien que cet incident « tombe à pic. »
IV– Qui a peur de la police ?
Mon cher frère Eric, si donc la gestion de l’IIT du Congo Brazza est floue, pour ne pas dire chaotique (comme beaucoup le prétendent), la mise au courant de cette ‘magouille’ aux autorités mondiales de l’IIT ne devait-elle pas être perçue comme une dénonciation qui tombe à pic ? Maintenant qu’ils ont « la version » du Bureau, âpres avoir écouté celle de Claver à Douala, n’est-ce pas que cela leur permet d’analyser les deux « versions » et de « voir clair » ? Quand il y a problème, et que les policiers ou les juges d’instruction doivent venir, qui en fait a peur de leur arrivée si ce n’est celui qui se reproche quelque chose ? Pour notre part (le « mauvais » Bureau du Centre), on n’a absolument rien à craindre de voir nos querelles être connues des partenaires. Remarquez d’ailleurs :
- que c’est bien moi-même qui avais envoyé des copies de mon mail de dénonciation (“Ce n’est pas beau”) à l’IIT Paris. En le faisant, je savais que les gens pouvaient réagir exactement comme Claver l’a fait, qu’ils pouvaient trouver-là une belle occasion pour nous cribler de tout. Mais, comme je savais que, si cela arrivait, nous ne serions pas à bout d’arguments, je l’ai fait en toute sérénité ; Pour moi, c’était aussi une façon de vous prouver que ce que je vous dis ne venait pas de ma « mauvaise volonté » (pour bloquer les dossiers des gens).
- le fait de faire cette longue réplique aujourd’hui (toujours avec copies vers Paris) est pour moi une façon de défier quiconque (tout artiste congolais, y compris Claver) pour démentir certaines informations que je donne en ce moment.
En gros, l’IIT-Paris pouvait venir, il pourra même venir en chair et en os, le Bureau de l’IIT n’a rien à se reprocher vis-à-vis des artistes congolais. Bien au contraire, si la franchise et l’honnêteté pouvaient faire un tour au Congo, ce sont les artistes qui nous témoigneraient leur reconnaissance.
V– Critiquer c’est bien, mais… je me demande si Claver avait aussi dit aux gens de l’IIT que :
- En principe il avait publiquement « claqué la porte » au Bureau de l’IIT Congo Brazza depuis… 2002? Qui aurait cru que cette « démission » n’était en fait que pour « embrouiller » les autres (les naïfs), alors que lui-même n’hésite pas à envoyer ses dossiers à l’IIT? Et qui peut nous dire depuis quand il avait donc commencé à « contourner » le Bureau du Centre ? (Je crois savoir que les gens sérieux sont ceux pour lesquels le « oui » reste oui, et le « non » reste non.)
- En 2006, lorsque je donnais un point de presse au CCF de Pointe-Noire, sur les résultats du Congrès mondial de l’IIT de Manille, il avait dénoncé le fait que (d’après lui) mes rapports à l’IIT ne faisaient état que de mes propres activités, cependant, séance tenante, j’avais brandi le livre Le Monde du Théâtre, dont l’article congolais (écrit par moi) parlais très amplement de son festival JOUTHEC et des autres festivals de Brazzaville et de Pointe-Noire ?
- Que depuis 2002, par manque d’ « adhérents » effectifs et (par conséquent) des cotisations statutaires ou ponctuelles, le Centre de l’IIT fonctionne uniquement au moyen des sacrifices financiers de son président et de son secrétaire général ?
- Que chaque année, infatigablement, malgré l’indifférence (presque) insultante de la quasi totalité des compagnies et des festivals congolais, le Bureau de l’IIT envoie de temps en temps des informations du genre de celles qui ont fait problème aujourd’hui ?
- Chaque année, pour les besoins de l’Annuaire national, ou pour la célébration des Journées internationales et mondiale (de la Langue maternelle, de la Danse et du Théâtre), ou pour les besoins du rapport vers Paris, ou pour rechercher la personne qui peut écrire l’article de l’édition du Monde du Théâtre, j’envoie des messages à tout le monde, y compris à Claver, combien sont-ils, les artistes qui daignent ne fut-ce qu’accuser réception ? Si je pouvais citer, je pense que moins de six (6) compagnies et / ou individualités au total l’ont déjà fait.
Pourtant, je lance solennellement le défi à tous ceux qui vont lire ce message de me démentir s’ils ne reçoivent jamais ces appels ? Et je pourrais même prendre à témoins les deux CCF qui existent au Congo.
D’ailleurs, grâce à l’Internet, tout le monde peut aller sur le site de l’IIT et voir si les informations au sujet du Congo Brazza ne « couvrent » pas l’actualité culturelle nationale. Si les membres du Bureaux ne racontent que leur propre vie. Encore que, comme je l’ai démontré, on écrit ses articles généralement en prenant le risque de se tromper, puisque les concernés ne réagissent pas.
JE METS AU DEFI PIERRE CLAVER, devant l’IIT-Paris et les artistes congolais qu’il essaie de monter contre moi, de dire s’il ne reçoit jamais les informations du Centre de l’IIT, en quelle année il nous avait envoyé le rapport d’une de ses activités, et qu’il n’aurait pas vu cela apparaitre.
Quand je pense que, parmi les artistes qu’il veut monter contre moi, nombreux sont ceux qui m’accusent d’être son « complice » dans l’histoire du projet ‘CULTURE DE QUARTIER’ (D’aucuns pensent que ceci est un projet de l’IIT et que, par conséquent, il recevrait annuellement une subvention de l’IIT pour animer ce projet. Et le silence du Bureau devait signifier que nous « maitrisons la situation. » (Ce qui signifie que certains de ses « amis » verraient d’un mauvais œil le fait qu’il soit ‘nourri’ par l’IIT dont il avait démissionné, au cas où l’affaire serait vraie )
Je prends à témoins l’IIT-Paris pour dire si une seule fois le Bureau du Centre congolais a déjà même évoqué cette situation ? (Je suppose qu’a notre place, Claver n’aurait jamais raté l’occasion pour vérifier et « couper » la ration, non ?)
Quand je pense que beaucoup de nos « amis » artistes sont ceux qui boudent le fait qu’il envoie à l’école de Ouagadougou, de façon arbitraire, qui il veut, alors que cette « relation » est censée être une piste de l’IIT (dont il avait pourtant démissionné. Ce n’est qu’un rappel.) Claver a-t-il déjà provoqué une assemblée générale de l’IIT pour mettre de la lumière sur ces « avantages » de l’IIT ?
(Remarquez que là aussi, malgré les pressions des artistes, nous n’avions jamais voulu interpeler le frère. Ce n’est pas par lâcheté ou parce que « complices », mais parce que, dans nos propres relations avec Paris, depuis la naissance du Centre, ces affaires-là ne nous ont jamais été présentées. Je prends à témoins le Bureau de Paris.)
VI– « Qui se sent morveux… » C’est comme « qui s’exprime s’accuse. »
- AUSSI INCROYABLE QUE CELA PUISSE PARAITRE, après avoir donné l’information du Congrès de Chine à tout le monde, (tout de suite après) C’EST SEULEMENT A CLAVER ET GHISLAIN (oh ironie du sort!) que j’avais demandé de tout faire afin de prendre part à cet événement (Preuve que jusque-là je ne savais pas que Claver avait des choses à me reprocher. Preuve de la grande considération que j’ai pour mes « amis de combat.» Malheureusement, pour cette – rare – bonne chose de ma part, je n’ai reçu aucune réponse.) Dieu merci, j’avais fait la copie du message à la responsable de l’IIT Paris. Je vous laisse découvrir ce mail en dessous de celui-ci.
- AUSSI INCROYABLE QUE CELA PUISSE PARAITRE, jusqu’au moment où j’ai lu la réaction de Claver, JE NE SAVAIS PAS que Claver (aussi) m’avait contourné (Je prends l’IIT Paris à témoin, comme lui-même a pris Ghislain comme témoin du jour où il nous grillait.) Par contre, il y a bien eu des artistes qui m’ont présentés leurs excuses “en privé” (au téléphone ou par e-mail.)
Dans ces occasions-là (où il y a des preuves que le Bureau fait « quelque chose quand-même », Claver n’a jamais réagi, mais dès qu’il a aperçu ce qui semble être une « faute », le voila qui explose ! sans compter que nous avons beaucoup d’occasion d’être ensemble sans qu’il ne me montre « les erreurs » du Centre, il préfère les exposer à l’étranger.)
(Comme à Claver, je demande à tout autre artiste ayant reçu ces mails de février 2011 de nous prouver qu’il n’a jamais reçu des mails de la part du Centre, demandant des rapports ou autres choses. Et je fouillerai tout simplement dans mon dossier des « messages envoyés. » Puis on verra bien.)
VII– Un vieux singe de la foret équatoriale !
Comprenez tous, que « nul n’est parfait sur terre ! » Autrement dit, il faut comprendre et accepter que chacun de nous ait au moins un (sinon quelques) mignon (s) défaut(s). Socrate, le philosophe, avait dit que : « connais-toi, toi-même ! »
Excusez-moi donc, et permettez que je puisse sans gêne, c’est-a-dire sans fausse modestie, me montrer (souvent) fier de mes actions, de mes actes et de mes idées moi-même, tant qu’aucune « démonstration magistrale » ne vienne prouver le contraire.
Par expérience, je sais que le mérite des gens n’est souvent reconnu que lorsque leur mort est bien confirmée. En ce moment-là, même les crocodiles apportent leurs larmes pour arroser le cadavre.
Je regrette sincèrement d’avoir démoli les accusations de mon frère Claver et de ceux qui pensent comme lui (en se cachant).
Je suis désolé d’avoir ainsi « exposé l’honneur du pays », mais, n’est-ce pas que c’est en réalité une « cuisine interne » ? (Un conflit entre un Centre de l’IIT et les artistes, s’il dégénère, ne pouvait que être porté qu’au « tribunal » de l’IIT, n’est-ce pas ?)
Comment ne pas être fier et soulagé quand on est au courant qu’on fait partie des meilleurs Centres, sinon le meilleur, de toute l’Afrique, d’après le secrétariat général (à Paris), et cela depuis des années ? (J’informe les artistes que le Centre congolais fait partie des rares à remplir régulièrement les quelques critères d’appréciation qui sont :
- la célébration des Journées de l’IIT et organisations d’autres manifestations ;
- le contact avec les artistes au niveau national (transmission des informations, etc.)
- l’envoi des rapports ;
- la mise à jour de l’Annuaire national ;
- la rédaction de l’article pour les éditions biennales de Le Monde du Théâtre.
S’il y a des taches que nous n’aurions pas remplies, il faudra donc aller chercher la raison dans le manque ou l’insuffisance des moyens financiers.
On fait tout cela sans la collaboration des principaux bénéficiaires, sans aucune subvention de l’IIT (comme nombreux le croient et c’est là l’une des raisons des cailloux que nous recevons impitoyablement) et – surtout – en sacrifiant un peu de nos propres revenus. QUI DIT MIEUX ?
Avec tout cela, il est clair que si demain je suis appelé à quitter ce Bureau, je m’en irai la tète haute. Nous nous partirons là tête haute.
VIII– Trop, c’était donc trop !
(La nuit n’avait que trop durer, il était temps que le soleil apparaisse !)
Je suis enfin très content que cet incident vienne me donner raison : IL Y A BIEN UN ARRIERE GOUT POLITICIEN QUI NON SEULEMENT N’HONORE PAS, MAIS DETRUIT AUSSI LE MONDE CULTUREL CONGOLAIS.
CELA FAIT MAL, MAIS CEST C’EST LA VERITE (malheureusement. Les preuves sont-là.)
Je suis une fois de plus, très désolé de mettre les amis de Paris dans une situation embarrassante, mais j’espère qu’avec le temps, nous verrons tous que ce « désordre » aura été, au fond, une bonne chose. Car, on a pu placer des points qui manquaient sur certains i. Et puis, la sagesse de mon village dit que « ce n’est pas en évitant de débattre d’une situation que la situation va disparaitre. » Bien au contraire, plus longtemps on « étouffe » un mal, plus il s’aggrave.
Je suis très désolé, pour les compatriotes sérieux qui ont « vécu ça.» Mais…
Bon.
Laissons la politique aux politiciens.
Jean Léopold Ngoulou
Secrétaire général du Centre de l’IIT du Congo Brazza
Il est de fait que les troupes ponténégrines se plaignent du peu de visibilité que l'IIT-Congo leur offre alors que les réalisations de l'Arche de Ngoujel sont toujours représentées. Comment s'étonner que les compagnies préfèrent s'en passer ? Pourquoi monsieur Ngoulou se sent-il contraint de s'expliquer par un si long texte quand Claver Mabiala se contente de quelques lignes qui n'ont rien de discourtois ? Ngoujel le dit lui même : "Quand on se sent morveux on se mouche" et Jean-Léopold Ngoulou en a mis, une fois de plus, plein les pendrillons. Les comédiens ponténégrins en ont assez du diktat de Ngoujel 1er, qui comme son pseudonyme l'indique, se comporte en tyranneau. ils ne manqueront pas de le faire savoir en menant, toutes proportions gardées, leur révolution à la tunisienne pour qu'IIT-Congo œuvre pour le bien de l'ensemble de la scène congolaise et ne soit plus accaparée par les réalistations d'un seul individu tirant la couverture à lui.

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