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Remaniement ministériel peut-être pas aussi anecdotique qu'il n'y paraît

Remaniement ministériel : Bonnet blanc et blanc bonnet
Pas de coup de tonnerre dans le lanterneau du gouvernement congolais après le dernier remaniement ministériel, mais les changements sont peut-être plus significatifs qu’il n’y paraît au premier abord. Certes trois ministres qui ne se sont guère fait remarquer disparaissent. Exit Jaques-Yvon Ndoulou, C et Zacharie Kimpomi qui sont remplacés par Léon Alfred Opimbat (il joue le grand retour après son éviction en 2002), Madeleine Yila Boumpotou et Anatole Collinet Makosso récompensé de ses années de service auprès de la Première Dame.
C’est ailleurs, dans le rang occupé par chacun qu’il faut voir l’évolution. Les onze premiers se voient reconduits, inclus Isidore Mvouba au mandat pourtant entaché de deux catastrophes de transports. Les grands bénéficiaires sont Thierry Moungalla qui gagne sept places dans son ascension vers le premier cercle, André Okombi Salissa qui en gagne 6 (Il se place désormais au 12ème rang du gouvernement) et Henri Ossébi qui passe de la 25ème à la 21ème place. En contrepartie, Ange Antoine Abéna chute de neuf places et le Professeur Moyen de 8.
Coussoud Mavoungou qui avait fait une violente chute dans le classement des ministres lors de la précédente révision ne remonte pas la pente et Rodrigue Ngouonimba demeure le 37ème. Les nouveaux venus devancent tous ces deux là, faut-il comprendre qu'ils sont sur la corde raide ?
Bien sûr ce n’est pas cette nouvelle formation qui va révolutionner la politique congolaise, cependant on peut déceler quelques frémissements vers un rajeunissement des têtes. Nous avons échappé au jeu des chaise musicales aucun ministère n'ayant été échangé. Pas anecdotique disions nous. Si quand même, pas de quoi en faire un scoop.
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Gouvernement : biographie des trois nouveaux ministres

Léon Alfred Opimbat
L'actuel ministre des Sports et de l'Éducation physique est âgé de 61 ans. Il est né dans le district d'Itoumbi, département de la Cuvette-Ouest. Docteur d'État en médecine, Léon Alfred Opimbat est diplômé de l'université de Caen (France). De retour au pays, il a servi tour à tour comme médecin-chef des services sociosanitaires de l'université Marien-Ngouabi à Brazzaville et du centre médicosocial de la Société nationale d'électricité.
En 1992, il est élu député à l'Assemblée nationale pour la circonscription électorale de Mbomo, dans le département de la Cuvette-Ouest. Il entre ainsi de plain-pied dans la vie politique active et occupe de ce fait de hautes fonctions. De 1992 à 1993, il est ministre de la Santé et de la Population. De 1997 à 2002, Léon Alfred Opimbat est ministre de la Solidarité nationale, des Sinistrés et de l'Action humanitaire.
De 2002 à 2007, il a assuré les fonctions de président de la commission des affaires étrangères et de la coopération de l'Assemblée nationale. Ancien président de l'Alliance pour l'ouverture, le salut et la solidarité et des Forces démocratiques nouvelles, Léon Alfred Opimbat est actuellement membre du bureau politique du Parti congolais du travail à l'issue du 6e congrès extraordinaire tenu du 21 au 25 juillet, et à la suite de la dissolution de son organisation politique.
Député de la circonscription de Mbomo, il est commandeur dans l'ordre national de la Paix et grand officier dans l'ordre du Mérite congolais. Léon Alfred Opimbat est marié et père de cinq enfants. Il est auteur compositeur et pratique la marche, son sport préféré.

Anatole Collinet Makosso
L'actuel ministre de la Jeunesse et de l'Instruction civique est âgé de 46 ans. Il vit à Pointe-Noire. Il est magistrat de formation. Après son admission au baccalauréat pédagogique en 1986, il est affecté comme instituteur à l'école primaire du Plateau des 15-Ans puis à l'école primaire de la Paix de Brazzaville.
Parallèlement à sa vie professionnelle, il s'inscrit à l'université Marien-Ngouabi et obtient en 1990 une licence en droit public. Devenu professeur de lycée en 1991, il est nommé conseiller politique puis directeur de cabinet du préfet du Kouilou. Il enseigne en même temps le droit au lycée technique Poaty-Bernard de Pointe-Noire. En 1998, il est nommé conseiller du président de la République et directeur de cabinet de l'épouse du chef de l'État. Poste qu'il occupe jusqu'à sa nomination en qualité de ministre de la Jeunesse et de l'Instruction civique.
En 2000, il passe avec succès le concours d'entrée à l'École nationale d'administration et de la magistrature et au terme d'une formation de deux ans, il décroche son diplôme de magistrat et devient en 2002 le substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville. En 2005, il prend une inscription au Centre d'études diplomatiques et stratégiques de Paris et obtient en 2007 le diplôme de 3e cycle en relations internationales approfondies. En 2008, il obtient un certificat d'études diplomatiques à l'Institut d'études diplomatiques du Caire, en Égypte.
La même année, il s'inscrit à l'université Panthéon-Paris II et soutient une thèse de doctorat en droit international pénal sur le thème « Le terrorisme, de la définition à la répression par l'action combinée de la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale ».
Il est le président de la Concertation pour l'encadrement de la jeunesse et de l'université de Brazzaville. Auteur de plusieurs ouvrages, il dirige le cabinet d'analyses géoéconomiques, géostratégiques et géopolitiques appelé Géo-Ecostrapol. Il représente en République du Congo les éditions l'Harmattan. Anatole Cominet Makosso est marié et père de quatre enfants.

Madeleine Boumpoto Yila
La nouvelle ministre de la Promotion de la femme chargée de l'Intégration de la femme au développement est âgée de 54 ans. Elle est née à Madingou, dans le département de la Bouenza. Elle enseigne la psychologie à l'université Marien-Ngouabi de Brazzaville.
Titulaire d'un doctorat de 3e cycle obtenu à l'université Paris X-Nanterre (France), la ministre de la Promotion de la femme est auteure de plusieurs publications. Depuis 1988, elle dirige les travaux de recherche de nombreux étudiants pour l'obtention de la maîtrise en psychologie.
Madeleine Boumpoto Yila a présenté plusieurs communications aux différentes rencontres internationales et a participé à plusieurs stages de formation à l'étranger. Elle a une grande expérience professionnelle.
Directrice de cabinet du Haut Commissaire chargé de la réinsertion des ex-combattants jusqu'à sa nomination, la ministre de la Promotion de la femme est membre du comité central du Parti congolais du travail. Elle est mariée et mère de deux enfants.
Roger Ngombé
Vidéo : Le portrait de Madame Madeleine Yila Boumpoto

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