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Pour une contribution citoyenne des congolais de l'étranger
N'est-il pas paradoxal qu'un pays qui organise l'exode d'une grande partie de sa population en n'étant pas à même de l'employer à des conditions décentes sur son territoire, refuse a ses enfants exilés leurs droits de citoyenneté élémentaires. De nombreux congolais ont fait carrière ailleurs. Ils voudraient aujourd'hui venir investir au pays, mais ils veulent aussi y être considérés comme ce qu'ils sont : des citoyens à part entière sans qu'on les contraigne à abandonner ce qu'ils ont créé dans d'autres pays. Comment le Congo peut-il se passer de la contribution de ses enfants résidant sur d'autres territoires ?
Mwinda.org a publié l'appel qui suit et sur le principe duquel nous ne pouvons que souscrire.
Pourquoi rendre plus visible la Diaspora du Congo-Brazzaville en 2012 ?
Tribune libre
L’objectif principal de la conférence de Londres en avril 2010 est de répondre à une demande des Congolais de l’étranger qui souhaitent non seulement voter lors des prochaines échéances électorales mais aussi être représentés dans leur ensemble au niveau national au Congo-Brazzaville notre pays d’origine.
Dans un de ses nombreux sujets d’actualités des « dépêches de Brazzaville » parues il y a quelques semaines, il est un sujet qui avait retenu principalement notre attention car faisant partie de nos préoccupations pour les années avenir, c’est l’article qui rappelle que nous étions sur un CAP 2012 pour le renouvellement de nos instances dirigeantes á l’assemblée nationale.
D’aucuns diront que la diaspora congolaise existe déjà et qu’elle est bien visible. D’autres affirment qu’avant d’être reconnue elle se doit de réaliser de grands projets comme la diaspora de l’Afrique de l’ouest. Pourtant vu le nombre de ministres, de Président Directeur Généraux, AG ou autres employés de grands groupes qui sont rentrés pour apporter au pays leur expérience et qui sont des anciens de la diaspora, nous pensons déjà être très actifs même si pour certains cela est fait de manière officieuse. Nous pouvons ajouter que la diaspora fait travailler de nombreux compatriotes dans le secteur de l’import-export, de la douane, dans le domaine des transports (bus et taxis) et autres petits commerces locaux. C’est dire que la diaspora congolaise est réellement impliquée dans tous les secteurs de notre vie congolaise.
Cependant, il est vrai que notre présence et son impact restent difficilement quantifiables même si dans les fonctions de l’Etat et des affaires en général, notre présence n’est plus à démontrer.
C’est pourquoi, pour nous, il est important d’avoir des élus reconnus et choisis par notre diaspora plutôt que d’avoir des individus qui ne représentent qu’eux- mêmes.
Que propose le conseil Supérieur des Congolais ?
Comme cela se fait dans d’autres pays, le CSCE, propose la mise en place d’un organe officiel qui représentera les Congolais de la diaspora ayant un siège officiel et une visibilité plus concrète, à la manière du Conseil supérieur de la magistrature, des medias etc.
Nous demandons que les Congolais de l’étranger entrent en 2012 à l’assemblée nationale avec des députés de l’extérieur. Que le Sénat nous fasse également une place, que dans l’ensemble des institutions, les Congolais de l’étranger soient une force dignement représentée.
Nous voulons « doper » l’emploi avec les différentes expériences des uns et des autres acquises à l’étranger. On peut imaginer par exemple qu’avec le vivier des congolais vivant en Angleterre, le Congo y recrute ses futurs professeurs d’anglais pour nos écoles primaires, collèges, lycées ou même pour l’Université. Ou que les cadres et ouvriers congolais vivant dans les pays anglophones apportent le pragmatisme « britannique », un pragmatisme aujourd’hui à l’honneur en France dans les nombreuses reformes entreprises par le Président Sarkozy, pour moderniser la France. On devrait pouvoir utiliser les Congolais de l’étranger vivant par exemple dans les pays hispaniques pour suivre et s’inspirer des expériences réussies dans le domaine économique.
Pour résumer, au CSCE :
1- Nous proposons la reconnaissance d’une institution telle que le CSCE qui représenterait l’ensemble des Congolais de la diaspora auprès non seulement des autorités où ils résident, mais aussi et surtout auprès de notre Etat d’origine : le Congo-Brazzaville,
Cette reconnaissance officielle étatique, permettra de faire participer la diaspora au développement du pays, faciliter les échanges bilatéraux, les démarches administratives, économiques, socio- culturelles d’intégration et de réinsertion.
2- Nous avons appris qu’il y aura des créations de nouveaux arrondissements á Brazzaville et Pointe Noire.
Nous demandons que les Congolais de l’étranger soient pris en compte comme la 11è région du Congo pour permettre sa représentativité électorale en 2012, á l’assemblée Nationale avec au moins 12 députés des Congolais de l’étranger,
3- La représentation au Sénat avec au moins 8 sénateurs des Congolais de l’étranger,
4- La création d’organismes permettant une reconnaissance des expériences professionnelles acquises par la diaspora á l’étranger, l’emploi, la coopération, des retraites, des investissements et de la réintégration des congolais de l’étranger.
Y a-t-il des expériences similaires sur ce que l’on demande ?
Oui en France et en Algérie.
Pour la France
En janvier 2010 sauf erreur de notre part, la France a approuvé le nouveau découpage électoral qui donne désormais aux Français de l’étranger 11 députés au lieu seulement des 9
sénateurs actuellement.
Pour l’Algérie
L’Algérie a reconnue la diaspora comme étant sa 49e collectivité publique territoriale que l’on appelle là bas des Wilaya.
Sous l’impulsion du Président Bouteflika, l’Algérie a introduit dans la constitution la notion de diaspora en la considérant comme partie intégrante de l’Algérie. Etant donné que le pays comptait 48 wilayas (Départements), la diaspora est devenue le 49e Wilaya.
La diaspora algérienne est représentée par 20 députés élus au suffrage universel direct par les Algériens de l’étranger et 12 sénateurs, élus au suffrage universel indirect.
Sur le quota qu’on attribue à la 49 e wilaya, le chef de l’Etat détient 10% qui lui donnent le droit de choisir parmi l’élite algérienne et sous certaines conditions ceux qui doivent le représenter.
L’Algérie a beaucoup fait pour que sa diaspora soit partie prenante dans le développement de son pays d’origine. Les consultas, les représentants d’associations et les Algériens de l’étranger travaillent avec les ambassades sur les divers problèmes qu’ils peuvent rencontrer. Par exemple grâce au contact régulier établi, les services consulaires ont fini par réduire les délais d’établissement des passeports passant d’un mois à 3 jours, voire quelques heures dans les cas d’urgence.
Avec les ambassades, des occasions de contact, telle que la fête nationale, ont été mise en place. Les Algériens travaillent avec les différentes associations et se regroupent. Ils sont en train de créer la maison de l’Algérie, qui permettra à toutes les associations d’avoir un endroit à l’étranger pour travailler, se rencontrer comme la maison des Nigérians ou des Africains à Londres.
Pour faire avancer l’Algérie face à la mondialisation, le pays puise dans la diaspora et son vivier le personnel bilingue, intellectuel, l’élite qui va permettre de construire cette Algérie de demain.
Organisation actuelle du CSCE
Le CSCE est une association de loi 1901. Nous sommes une organisation apolitique et laissons, la mouvance présidentielle et l’opposition être politiques, chacun dans leurs rôles. Tous les Congolais sont les bienvenus sans parti pris.
Nous sommes présents dans certains pays telles que la France où se situe le siège Europe désormais et l’Angleterre où se trouve le siège Monde et du Royaume Uni. Tous les Congolais où qu’ils sont, peuvent obtenir l’autorisation de créer une section. Nous avons divisé le monde en plusieurs juridictions.
Notre objectif est de faire que nous soyons plus actifs en développant un secteur privé informel moins visible mais plus actif dans le développement du Congo.
Voilà en quelques mots les objectifs du CSCE d’ici à 2012. Nous entendons écrire et rencontrer tous les dirigeants congolais qui de près ou de loin pourront faire avancer notre projet commun.
Par Paul Ebelebe-Delacroix
Président du CSCE

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