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Photographie : Un brazzavillois primé aux rencontres de Bamako
Bien que les talents Congolais ne manquent pas dans toutes les disciplines artistiques, ils ne sont pas du tout soutenus par leur ministère de tutelle. A l'instar des sportifs de haut niveau, les artistes sont contraints, pour se faire reconnaître, de quitter le pays. Ce n'est qu'une fois leur talent reconnu que les autorités tenteront de les coopter. Ce sera sans doute le cas du jeune photographe brazzavillois Baudouin Mouanda qui après s'être expatrié en France, vient de recevoir aux 8èmes Rencontres de Bamako (Mali) le prix Jeune Talent de Bolloré Africa Logistics doté de 2000€ (≈ 1 500 000 FCFA).
Bolloré Africa Logistics, s’engage également à soutenir la diffusion du lauréat.
Toutes nos félicitations.
Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie, 7 novembre - 7 décembre 2009
A l'issue de la semaine professionnelle, qui a vu se succéder les vernissages d'une dizaine d'expositions présentées autour des "Frontières" au Musée national du Mali, Palais de la Culture, Galerie de l'Institut national des arts et Musée du district autour des "Frontières", le jury* des Rencontres de Bamako a délibéré et a décerné 7 prix:
Prix Seydou Keïta, récompensant la meilleure création photographique :
> Uche Okpa Iroha / Nigéria
Né en 1972 à Enugu au Nigeria, Uche Okpa Iroha vit et travaille à Lagos. Diplômé de l’université fédérale de technologie d’Owerri en 1997, il se lance dans la photographie à Londres, en 2004, après avoir vu l’exposition du collectif Depth of Fields à la South London Gallery. En 2006, il participe au workshop Football Worlds d’Ajegunle, organisé par le Goethe Institut. Membre fondateur du collectif nigérian Blackbox, il fait partie des expositions du groupe intitulées “Lagos : Noctural Vibrations” (2007). Uche est présent dans de nombreuses expositions en Afrique et en Europe ; citons notamment, en 2008, le premier Concours de photographie africaine de Tarifa et “Loving Lagos” à Berlin. Il a également contribué à l’ouvrage intitulé Lagos, the City at Work.
Ce prix est doté par le Ministère de la Culture du Mali de 3 000 euros.
Prix de l’Union européenne, distinguant le meilleur photographe de presse ou de reportage :
> Jodie Bieber / Afrique du sud
Après une formation en photographie au Market Theatre Photograph Workshop de Johannesburg, Jodie Bieber participe à un programme de formation en photographie aux côtés de Ken Oosterbroek. En 1996, elle est sélectionnée pour participer à la World Press Master Class (Hollande) et commence à travailler pour des publications comme les magazines NY Times, GEO et The Sunday Times. Pendant dix ans, elle travaille sur son pays, l’Afrique du Sud, et photographie des jeunes sud-africains vivant en marge de la société. Elle reçoit huit prix du World Press et remporte le premier prix du POYi (Pictures of the Year International) en 2009 dans la série “Portrait”. Son oeuvre a été présentée dans de nombreuses expositions internationales. La plus récente, “Real Beauty”, s’est déroulée à la Goodman Gallery (Afrique du Sud), qui la représente, en novembre-décembre 2008.
Ce prix est doté par l’Union européenne de 3 000 euros.
Prix Jeune Talent de Bolloré Africa Logistics, décerné au meilleur jeune photographe :
> Baudouin Mouanda / Congo-Brazzaville
Baudouin Mouanda est né en 1981 à Brazzaville au Congo. Il est coordinateur technique du collectif Génération ELILI. Il débute la photographie en 1993. Très vite, il fait la chronique, pour les journaux locaux, de la vie brazzavilloise et se fait surnommer “Photouin”. Il se détourne du conformisme et pose un regard accusateur sur les guerres à répétition que le Congo a connues, avec son travail Les Séquelles de la guerre. Il est élu meilleur photographe par le jury de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa et récompensé aux 5e Jeux de la francophonie à Niamey (Niger) en 2005. En 2007, il bénéficie d’une résidence à Paris et suit un stage de perfectionnement au CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes) où il amorce son travail sur La Sape.
Ce prix est doté de 2 000 euros par Bolloré Africa Logistics, qui s’engage également à soutenir la diffusion du lauréat.
Prix spécial du jury, attribué au photographe « coup de cœur » :
> Berry Bickle / Zimbabwe - Mozambique & Abdoulaye Barry / Tchad
Berry Bickle vit et travaille à Maputo, au Mozambique. Elle fait partie d’une génération d’artistes africains apparue au début des années 1990, période durant laquelle les discours théoriques sur le postcolonialisme, les identités interculturelles et la globalisation commençaient à remettre en question le monopole artistique occidental. Dans ses installations, ses vidéos et ses photographies, Berry Bickle dissèque la mémoire de la mobilité et son influence sur les sociétés. Son oeuvre est marquée par une question implicite, celle de savoir si les êtres humains représentent une communauté d’allochtones nomades, un assemblage de petites histoires personnelles qui construisent l’Histoire. Elle s’inspire de son héritage culturel pour transformer la mobilité en un concept multi-facettes reliant entre elles les diverses communautés.
Né à N’Djamena en 1980, Abdoulaye Barry connaît une enfance difficile avant de découvrir la photographie, médium qui lui donne la possibilité d’outrepasser les frontières, de voir au-delà et d’arrêter ses yeux sur le vivant. Il commence à gagner sa vie en cherchant à capter les moments d’émotion des cérémonie de mariage, de naissance, en réalisant des photos de famille, etc. Puis il travaille sur commande pour le Haut Comité des réfugiés et le ministère de l’Action sociale, ainsi que pour des banques. A partir de 2005, les recherches d’Abdoulaye l’amènent de plus en plus à se recentrer sur le champ artistique. Il cherche à dire visuellement le monde qui l’entoure : “Il est difficile de décrire la réalité avec des mots. Cet exercice ne convient pas à ma nature de capteur d’images… L’image, puissamment suggestive, nous exempte de verbaliser. Ce que j’exprime, c’est ce que je fais. Je ne juge pas, je laisse juste les gens juger.”
Ce prix est doté de 2 000 euros par Culturesfrance.
Prix de l’Organisation internationale de la Francophonie, récompensant le meilleur jeune photographe francophone :
> Guy Wouete / Cameroun
Né en 1980 à Douala au Cameroun, Guy Wouete est un artiste multimédia. Son oeuvre s'intéresse particulièrement aux émotions et aux sensations. Artiste internationalement reconnu, il a notamment participé à la 10e Biennale de La Havane à Cuba (2009), à “New Entries For Your Eyes Only” (Copenhague, Danemark, 2009), à la 3e Triennale de Guangzhou (Beijing, Chine 2008), à “The Night of Altina” (Centre d’art contemporain Doual’art, Douala, Cameroun, 2008), au Dak’art (Dakar, Sénégal, 2006 et 2008), et à “Africa Now !” (World Banck, Washintong DC, 2008). Il est lauréat, entre autres, de la bourse Unesco-Ashberg (2005), du prix Djamilatou, Bikami de la 7e édition du Dak’art (2006), du Programme Afrique et Caraïbes en création de Culturesfrance (2007) et du prix Culturesfrance du 8e Dak’art (2008). Depuis janvier 2009, il réside aux Pays-Bas, où il poursuit ses recherches en art et technologie à la prestigieuse Rijksakademie Van Beeldende Kunsten d’Amsterdam.
Ce prix est doté par l’Organisation internationale de la francophonie de 1 500 euros.
Prix Elan de l’Agence Française de Développement (AFD) :
> Salif Traoré / Mali
Né en 1974 à Kati (Mali), Salif Traoré opte pour la photographie après des études de comptabilité et entre au CFP (Centre de formation photographique) en 2004. Depuis, il a participé à de nombreuses expositions collectives au Mali, dont “Une saison en images”, “Les Dépôts de Bamako”, “Le voyage est au coin de la rue”, “De l’informel à l’institutionnel”. En 2005, son travail est publié dans un recueil intitulé Regards sur la photographie africaine.
Parallèlement, il possède son propre studio de photographie, dans lequel il réalise notamment des photographies de mariages et de baptême.
Le prix Elan, doté par l’Agence Française de Développement, offre à un photographe l’édition de sa monographie.
Prix Casa Africa :
> Zanele Muholi / Afrique du sud
Zanele Muholi est née en 1972 à Durban. Elle a suivi une formation supérieure en photographie au Market Photo Workshop et a organisé sa première exposition solo à la Johannesburg Art Gallery en 2004. Son exposition “Only Half the Picture” a été présentée à la galerie Michael Stevenson (au Cap, Afrique du sud) en mars 2006, puis au Market Photo Workshop de Johannesburg et au Festival Afrovibes d’Amsterdam. Elle a participé à l’exposition “S&M : Shrines and Masquerades in Cosmopolitan Times”, présentée au NYU Steinhardt, à New York (2008). Citons également : “Radical Drag”, “Transformative Performance” à la galerie Saw d’Ottawa, au Canada (2008); “Za : giovane arte dal Sudafrica” au Palazzo delle Papesse à Sienne (2008) ; “Make Art/Stop AIDS” au musée Fowler d’Ucla à Los Angeles (2008) ; “Heterotopias” à la Biennale de Thessalonique (2007) et à la 10e Biennale de La Havane (2009).
Ce prix est doté par Casa Africa de la publication d’une monographie, de la constitution d’une exposition monographique et de son itinérance dans le monde.
* Le jury
Le jury présidé par Malick Sidibé, photographe malien, était composé de :
Els Barents, Directrice de Huis Marseille, Museum for Photography, Amsterdam/ Pays-Bas
Annie Boulat, Directrice de l’Agence Cosmos, Paris/ France
Manthia Diawara, écrivain, réalisateur et universitaire, New York University, New York/ Etats Unis
John Fleetwood, Directeur du Market Photo Workshop, Johannesburg/ Afrique du Sud
Inaugurées le 7 novembre 2009 à Bamako, les 8es Rencontres africaines de la photographie se prolongent jusqu’au 7 décembre 2009.
Par ailleurs, le Centre de Formation de la Photographie, la Maison du partenariat Angers-Bamako, le CAMM … proposent simultanément une programmation « off ».
Télécharger le programme
Télécharger le dossier de presse
en français
en anglais
Voir le site internet des Rencontres de Bamako
Une production du Ministère de la Culture du Mali et de Culturesfrance, avec le soutien de l’Union Européenne, Bolloré Africa Logistics, l’AFD, l’OIF, PUMA.Creative, la Fondation Prince Claus, Casa Africa, l’Ambasse de France au Mali, le Centre culturel français de Bamako, la Fondation Orange Mali, l’Unesco, Bramali et l’Ambassade de France au Ghana.
Avec la collaboration de Dupon, Picto et Circad.
En partenariats media :
Afrique magazine
Jeune Afrique
Courrier International
L'Express
RFI
La "Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes" |
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Communauté congolaise de Paris, reportage du photographe congolais, Baudouin Mouanda |
| Écrit par Baptiste et Jeanne in afriqueinvisu.org | |
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© Baudouin Mouanda
Nous n'avons plus besoin de présenter le Collectif congolais de Brazzaville "Génération Elili" avec qui nous collaborons depuis début 2007 mais zoom sur le dernier travail photographique de l'un de ses membres actifs, le jeune photographe Baudouin Mouanda . Baudouin est venu se perfectionner en photographie quelques mois à Paris. Cette résidence nous a permis de rencontrer l'une des figures majeures de la scène émergente de la photographie africaine.
Baudouin, dans quel cadre es-tu venu en France ? Et pour combien de temps ? Que t'as apporté cette résidence en photographie ? Et dans ta manière de travailler ?
Baudouin et sa promotion au CFPJ
Je suis depuis toujours un amoureux du photojournalisme et cette formation auCentre de Formation et de Perfectionnement en Journaliste, CFPJ,m'a surtout permis d'apprendre des nouvelles notions : "raconter mes photos". Cela me servira énormément à Brazzaville, pourquoi pas dans toute l'Afrique que je rêve sillonner ! Et alors, il est grand temps que les problèmes de la société africaine soit racontés par les africains eux-mêmes, les photographes qui y habitent, et moi je veux surprendre.
Peux-tu nous raconter ce que tu as trouvé de plus intéressant dans les différents stages que tu as effectués ? A quel moment et dans quelle structure? Lors des prises de vue, je me suis rendu compte que les appareils très sophistiqués des photographes professionnels ne faisaient pas de grande différence du point de vue desrésultat du tout petit appareil numérique dont je me servais. Comme le disait mon professeur Mr Dung Vo Trung (enseignant au CFPJ) et membre de Agence Horizon : "tu n'es pas obligé d'avoir un gros appareil pour faire des images plus fortes, même avec un petit tu peux mieux faire, la différence c'est au niveau de la capacité". Lors de ces prises de vue, j'ai travaillé entre autres sur la gestuelle de Monsieur Nicolas Sarkozy encore candidat et ministre de l'intérieur et mon appareil m'a permis de grandes choses.
Meeting françois Bayrou, présidentielles 2007 © Baudouin Mouanda
J'ai aussi suivi,Monsieur François Bayrou lors de ses conférences de presse. J'ai aussi pu suivre Madame Ségolène Royal à Nantes où je me suis intéressé à son public, où il y avait une forte présence des français d'origine africaine et voire même des immigrés qui sont installés depuis des années. Après j'ai fais un stage à l'AFP (Agence Française de Presse), pendant 3 semaines. C'est la plus grande agence qui s'occupe de l'information au niveau de l'Europe. J'étais au service photo. J'ai trouvé cette expérience très intéressante car la manière de travailler est très spéciale. A partir des dépêches, on doit mettre l'information à jour en images. Le premier jour, j'étais accompagné d'Olivier Laban-Mattéi, un photographe de l'AFP. Après j'étais avec un motard qui me déposait sur les lieux. On n'hésitait pas à y aller dès qu'on nous appelait. Ils sont bien organisés. Par exemple, le premier jour, je me suis rendu à l'Elysée pour l'arrivée deSchwarzenegger, et du secrétaire des Nations-Unies, Ban Ki-moon. J'ai pu aussi visiter le Château de Chambord pour le lancement une exposition et j'ai travaillé sur les revendications des salariés du Crédit Lyonnais…. Actuellement je continue ma formation au CFPJ. En novembre je vais réaliser un stage au Nouvel Observateur puis au Courrier de l'Atlas. As-tu rencontré des photographes en France ? Penses-tu collaborer avec quelques-uns ? As-tu eu l'occasion de visiter des lieux artistiques à Paris qui t'ont séduit ? Lesquels ? Peux-tu les présenter brièvement à nos lecteurs ?
Baudouin Mouanda au Louvre, Juin 2007 © Afrique in visu
Le premier lieu, c'est le Musée du Louvre. Je l'ai visité avec Afrique in visu. J'ai été très séduit par "la Joconde" de Léonard de Vinci. Ce qui m'a surpris c'est sa taille, si petite et pourtant que le public soit en admiration. Je n'en avais jamais entendu parler à Brazzaville. Du point de vue architecture, j'ai beaucoup aimé le Louvre, et surtout le fait qu'il représente toutes les cultures du monde. Avec le CFPJ, j'ai été au Musée Picasso, où j'ai pu voir des portraits magnifiques. J'ai bien aimé car Picasso peint beaucoup plus les femmes. Il immortalisait ces femmes et même en faisant de la peinture abstraite, on ressentait la femme. Le tableau de "la femme au chapeau" m'a beaucoup plu. Je suis allé tout seul visiter le Musée d'Orsay où j'ai beaucoup apprécié "l' Olympia" d' Edouard Manet. J'ai pu aussi y voir une exposition photo collective sur la main. A l'intérieur, j'ai énormément aimé la photo de Bronia Wistreich-Weill, très symbolique de la main qui flotte on dirait un tableau, une peinture. Le catalogue d'exposition de Joêlle Bolloch et d'autres images de ce musée m'ont marqué. Paris c'est la capitale des arts, ça il n'y a rien a dire, on y retrouve toute les civilisations dans les musées. J'espère avoir le temps de visiter le Musée du Quai Branly avant de rentrer au Congo. Je me réserve pour m'y rendre pendantPhotoQuai. C'est une grande occasion de voir des photographes africains et d'autres continents. Je vais découvrir des photographes d'ailleurs et peut-être sympathiser avec eux. Tu as réalisé en parallèle un travail photographique personnel, peux-tu nous l'expliquer ? En parallèle, je fais un travail sur la société congolaise à Paris et en banlieue. La plupart du temps en France, on nous présente la société d'Afrique de l'Ouest. J'ai souhaité poser mon regard sur la société d'Afrique Centrale qui est souvent dans l'ombre.
Sapologie © Baudouin Mouanda
A-t-il été facile de rencontrer et de photographier la communauté africaine de Paris ? Peux-tu nous raconter des anecdotes de moments passés avec eux ? Ce qui m'a plu, lors d'une fête de mariage à Evry Courcouronnes, et Grigny Centre, c'est que j'ai pu découvrir qu'il y a avait une vie différente de Paris et une vie très riche.
présidentielles 2007 © Baudouin Mouanda
Bientôt sapeur, Baudouin ?
Alors Baudouin amoureux de Paris ? J'ai aussi aimé la fête de musique, le 21 juin. Il y a des concerts partout et bien qu'il fasse froid, on en oublie la fraîcheur. J'aimerai qu'à Brazzaville, on puisse faire la même chose, plein de lieux dynamiques. J'ai aussi aimé la banlieue. J'ai découvert la Ville de Saint Denis et je me suis rendu à l'espace café des Slameurs où le slameurGrand corps malade vient animer des rencontres culturelles sur le Slam.
© Baudouin Mouanda
Quels sont tes projets avec le collectif Génération Elili et Congo Brazzaville ?
Quels sont tes futurs projets ? En ce qui concerne les expositions, j'ai des problèmes de financement. J'aimerais énormément présenter mon travail sur "les séquelles de la guerre". En ce qui concerne, Afrique in visu, dans mes prochains projets, je les solliciterai pour me rendre visible mais aussi pour collaborer et m'aider à constituer mes travaux. Galerie, la sapologie à Paris de Baudouin Mouanda Pour revoir l'intervention de Baudouin dans l'émission Nord Sud sur Direct 8, c'est par ici !
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