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Oupta: des perspectives intéressantes.
Difficile d'entamer une carrière solo quand on a été membre d'un groupe célèbre. C'est la situation dans laquelle se trouve en se moment la chanteuse Oupta, ex Lang'i.
Son spectacle du jeudi 7 septembre dernier au Ccf de Pointe-Noire a démontré la complexité du travail a éffectué: continuer à exister sans Lang'i et se faire une identité à part pour montrer au public son immense talent. Talent qui se résume éssentiellement à sa magnifique voix, à son dynamisme sur scène (danse, communion avec le public) et son envie de reussir.
L'on a eu droit à du déjà vu (le jazz notamment) et à de l'originalité avec la fusion des rythmes traditionnels (le Ndara dondo et le Balka bembé) ainsi que les rythmes kilombo (kilombo Ban'groov)
Si l'on peut se passer du premier aspect, le deuxieme merite que l'on s'y attarde car c'est là que cette chanteuse, à la voix chaude et puissance, peut faire carrière tant sur le plan national qu'international.
Apporter une touche plus personnelle, differente de Lang'i, afin de se demarquer definitivement de son glorieux passé qui l'a vu sillonner le monde, son engagement dans certains titres ('Ngo Africa' pour les femmes qui ont marqué le continent, 'On a dépossédé' pour la survie de la planète,...) sont ses atouts.
L'envie de réussite dés le premier spectacle et un peu le tract ont surement empecher Oupta de se livrer sans reserve ( manque de cohesion avec ses musiciens, manque de liant, crispation sur scène,...). Ce qui fut, heureusement pour elle, pas le cas le lendemain au Bar musical Tapas où elle avait fait une apparition plus intersssante que la veille. Plus décontracteé, donc à l'aise, Oupta nous a donné l'image que l'on souhaiterait garder d'elle : celle d'une artiste maîtresse de son art et de son talent.
S'il était un moment à retenir de son passage à Pointe-Noire, la prestation du Tapas serait celui que tous les observateurs présents, les deux soirs, retiendraient. Cela ne signifie en aucun cas que la jeune carrière solo d'Oupta est terminée, au contraire elle ne fait que commencer et l'étape ponténégrine après celle de Kinkala, pour la résidence d'un mois, est un bon départ.
A elle et à son équipe de savoir comment orienter les enseignements tirés de ce voyage.

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