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Nsamina, nouvel album de Saintrick
Nul n’est prophète en son pays, Saintrick un congolais quasiment inconnu chez lui, malgré sa participation aux festivités du 50ème anniversaire de l’indépendance du Congo à Dakar, confirme d’adage.
Saintrick aurait tout pour lui : beau mec, c’est un chanteur de talent, un parolier engagé dans l’action humanitaire[1] et un musicien de qualité. Son seul défaut, il est congolais et s’il est une chose que le Congo déteste de sont les congolais beaux mecs, chanteurs de talent, paroliers engagés et musiciens de qualité. Le Congo préfère la soupe de RDC copié/collé de Papa Wemba et estampillée ndombolo.
Saintrick s’est exilé au Sénégal en raison de la folie qui s’est emparée du Congo après l’éviction de Pascal Lissouba de la tête du pays. Il a dans son pays d’adoption adopté une démarche résolument passionnelle et panafricaine pour développer un style qui est le sien et qui emprunte autant à l’Afrique centrale dont il est issu qu’à l’Afrique de l’ouest qui l’a adopté ou à l’Afrique de l’est qui l’influence à travers des artistes majeurs et que tout le monde au Congo ignore comme l’ougandais Geoffrey Oryéma.
Saintrick est un grand bonhomme, un de ceux qui probablement marqueront l’univers musical Africain, parce qu’il est panafricain avant d’être congolais.
Il vient de mettre dans les bacs son dernier opus de 14 titres Nsamina, produit par Luc Mayitoukou et Cyriaque Bassoka. Les références africaines et antillaises y sont nombreuses, on retrouvera des sons rappelant Mory Kanté ou Jimmy Cliff, Fela et Oryéma mais dans chacun de ces titres très bien enregistrés (au Sénégal) et mastérisés (en France) il y a la patte inimitable de Saintrick.
INDISPENSABLE !
[1] Saintrick fait don de 30% des gains de cet album à l'action humanitaire de ZM FINANCE PROJECT.

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