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Mobilisation pour la sauvegarde du patrimoine en Tunisie, Egypte et Libye
L’UNESCO mobilise des experts et des partenaires de la société civile afin de sauvegarder le patrimoine en Tunisie, Egypte et Libye.
En effet, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé à la mobilisation de tous les partenaires de l’Organisation pour garantir la sauvegarde du patrimoine culturel en Tunisie, Egypte et Libye. L’appel de la Directrice générale est intervenu lors d’une réunion d’urgence d’un groupe d’experts qui s’est tenue le 15 mars au siège de l’UNESCO, à Paris.
« J’ai été très touchée et très fière de la réaction qui a poussé les citoyens de Tunisie, d’Egypte et de Libye – jeunes et vieux réunis – à protéger leur patrimoine lors des moments d’incertitude et de changement qui ont trop souvent dégénéré en violences », a déclaré la Directrice générale. « Nous nous inquiétons cependant d’informations faisant état de destructions, de dommages et de vols dans des musées, sur des sites archéologiques et dans des bibliothèques. En cette période de remous sociaux, le patrimoine culturel devient vulnérable face à quelques individus sans scrupule qui veulent profiter de la situation ».
« L’UNESCO et ses partenaires soutiennent fermement tous ceux qui défendent leur patrimoine. Nous réunissons toute l’expertise possible en vue de contribuer à leur réussite ».
« Pour commencer, des missions d’experts vont se rendre en Egypte et Tunisie dans les jours à venir afin de rencontrer les nouveaux responsables des ministères de la Culture, d’évaluer le besoin d’aide, notamment en matière de lutte contre le trafic de biens culturels, et d’élaborer un plan d’action global à moyen et long terme pour la protection du patrimoine culturel ».
« Nous devons surtout travailler en étroite collaboration avec la jeunesse afin de faire passer l’idée que le patrimoine culturel de Tunisie, d’Egypte et de Libye, est leur patrimoine, qu’il est intimement lié à leur identité et qu’il représente un soutien potentiel de la démocratie et de la compréhension entre les cultures. Les jeunes sont visiblement prêts à entendre ce message et à agir dans ce sens ».
Cette initiative de la Directrice générale de l'Unesco prouve à quel point le patrimoine est essentiel non seulement pour ces Etats détenteurs mais aussi pour l'humanité toute entière dès lors qu'il est considéré comme mondial ou universel. ( unesco.org)
Par ailleurs, il faut noter que le tourisme qui est centré sur la valorisation du patrimoine est source de revenus importants pour ces pays là. A titre d’exemple, le tourisme est la première source de revenus pour l’économie Egyptienne ; 200 000 personnes travaillent dans le secteur. L’Egypte s'est affirmée comme la destination n° 1 dans la région, mais n'a pas encore trouvé, au niveau international, la place qui devrait lui revenir, compte tenu de ses atouts; à l'échelle mondiale, elle n’attire qu’un pour cent des touristes. Le développement doit donc se poursuivre. L’objectif gouvernemental est d’atteindre 18 millions de touristes d’ici dix ans, d’aménager plus de 500 km de côtes, de construire et de réhabiliter plusieurs aéroports. L’Organisation Mondiale du Tourisme prévoit un taux de croissance annuel moyen de 3,8% pour l’industrie du tourisme en Egypte.
En Tunisie, le tourisme est l'un des secteurs les plus dynamiques de l'économie de la Tunisie et une source de devises pour le pays. Le tourisme a un effet d'entraînement sur d'autres secteurs économiques, tels que le transport, les communications, l'artisanat, le commerce et le bâtiment.
La position géographique de la Tunisie au sud du bassin méditerranéen, avec 1 300 kilomètres de côtes en grande partie sablonneuses, un climat méditerranéen chaud l'été et doux l'hiver, un patrimoine civilisationnel très riche (huit sites inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco) et surtout un coût bas du séjour touristique, font de ce pays l'une des principales destinations des touristes européens en Afrique et dans le monde arabe (quatrième pays le plus visité après l'Égypte, l'Afrique du Sud et le Maroc) : la Tunisie a accueilli 7 048 999 visiteurs en 2008[1]. Elle s'est d'ailleurs fixée pour objectif de se rapprocher des dix millions de touristes à l'horizon 2014. (wikkipedia).
On comprend mieux l’initiative de Irina Bokova car au-delà de la protection du patrimoine, se trouvent des enjeux économiques très importants. Le nombre d’arrivées de touristes internationaux a augmenté de près de 7% pour atteindre 935 millions après un recul de 4% en 2009, l’année la plus durement frappée par la crise économique mondiale. (http://unwto.org/fr).
On peut dès lors se poser la question de savoir si à terme le patrimoine ne sera pas sacrifié au profit de des revenus économiques, qui, chaque jour qui passent, prennent de plus en plus de l’importance



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