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Lutte contre la vie chère : Claudine Munari lave plus blanc que blanc.
La ministre, Claudine Munari, qui avait déploré, le 2 octobre à Brazzaville, au cours d'une réunion organisée avec le personnel des administrations relevant de sa tutelle afin de discuter de l'adoption d'un plan contre la vie chère, l'absence de valeurs qui entrave la bonne marche de certaines directions de son ministère. A répété le message à Pointe-Noire.
Ferme et décidée dans ses propos, Munari embraye sur le chemin tracé par Denis Sasou Nguesso lors de son discours d'investiture et qui n'a convaincu personne. Elle a déclaré se trouver choquée par le fait que les chefs de service de son ministère doivent se déplacer à leurs frais en taxi quand les contrôleurs roulent carrosse en VX. Elle a aussi affirmé qu’à 55 ans elle n’accepterait aucun cadeau de qui que ce soit (Son maroquin, serait-il le dernier qu'elle ait accepté ?).
Voir la vidéo publiée par "Le Moustique"
La ministre du commerce et de l'approvisionnement en lutte contre la vie chère à Pointe-Noire
En séjour de travail à Pointe-Noire, la ministre du Commerce et de l'approvisionnement, Claudine Munari, a effectué hier une visite au marché central afin de se rendre compte de la réalité de la spéculation sur les prix des produits de première nécessité.
Après la visite des étalages et de quelques boutiques, la ministre a pu constater que non seulement les commerçants ne respectaient pas les prix homologués, mais qu'ils n'affichaient pas non plus les prix.
Claudine Munari a procédé ensuite à une série de réunions de travail avec les responsables de la chambre de commerce, d'Unicongo, des opérateurs économiques et des commerçants ouest-africains. Ces rencontres constituent pour la ministre une prise de contact avec les structures relevant de sa tutelle et certains partenaires qui ont eu ainsi l'occasion de faire des suggestions.
Les responsables de la chambre de commerce ont dressé un bilan de leur exercice que la ministre a salué. La date de leur mandat étant dépassée, ils ont demandé que soient très prochainement organisées les élections des chambres consulaires. La ministre a annoncé la mise en place d'une commission ad hoc qui se penchera sur la tenue des élections prochaines. Elle a souhaité que la chambre de commerce soit l'interface entre le ministère et les entreprises locales. En revanche, elle a demandé que la Foire de Pointe-Noire cesse d'être un « ganda », mais plutôt un lieu de promotion de nos produits, capable d'attirer des partenaires.
Avec les partenaires sociaux, la ministre a évoqué la mise en place de la nouvelle carte de commerçant, l'avant-projet de loi pour la protection du consommateur, les contrôles intempestifs, le contrôle de la qualité des produits vendus dans les marchés, les taxes et la fiscalité, le cadrage du secteur informel.
En retour, Claudine Munari a sollicité une franche collaboration entre les partenaires et le ministère pour assainir le système économique du pays et lutter contre la vie chère. Ces derniers se sont engagés à soutenir la chambre de commerce. La ministre a aussi suggéré d'établir un calendrier de rencontres pour mieux travailler et a exigé des commerçants le respect et l'affichage des prix homologués. Soixante jours leur ont été accordés pour mettre fin à la spéculation des prix. « Nul n'est sensé ignorer la loi, nul n'est au-dessus de la loi, a-t-elle martelé, nous devons assurer l'harmonie de l'activité commerciale, donc assurer l'offre et la demande avec comme repère la loi », a-t-elle ajouté. Pour ce qui est de la qualité des produits, des mesures seront prises, a-t-elle déclaré.
Lucie Prisca CONDHET in "Les Dépèches de Brazzaville"

Claudine Munari comme le chat retombe toujours sur ses pattes
Docteur en économie, Claudine Munari Mabondzo (née à Pointe-Noire, en 1954) a été directrice du cabinet du président Pascal Lissouba de 1992 à 1997, avec rang de ministre. A propos de son autorité, un conseiller à la présidence avait dit: "Quiconque veut obtenir les grâces du chef de l'Etat ne doit pas s'aliéner Claudine Munari". Celle-ci aura été la plaque tournante de l'administration de Pascal Lissouba, la "sésame ouvre toi" pour ceux qui démarchaient autour du "Patron". Jamais, dans l'histoire du Congo, une femme n'a entretenu une pareille influence. Elle a également été élue maire de Mouyondzi en 1996.
A la chute de Lissouba, Munari part en exil en France. Elle y a elle a fait partie du Front patriotique pour le dialogue et la réconciliation nationale (FPDRN), un groupe d'exilés créé en France en Octobre 2000; ce groupe a choisi de ne pas contester la légitimité du président Denis Sassou Nguesso, tombeur de Lissouba.
Munari est retournée au Congo dans le cadre d'une délégation FPDRN pour participer en Mars -Avril 2001 au dialogue national sans exclusive. Elle a témoigné au procès par contumace de Lissouba et certains de ses ministres en Décembre 2001. Munari, lors du procès, déclaré que 150 millions de dollars versés par Occidental Petroleum en 1993dans le cadre d'un accord pétrolier très contesté avaient transité par son compte bancaire personnel. A l’en croire, l'argent a été utilisé pour couvrir les frais des élections législatives de 1993 et à payer les arriérés de salaire aux fonctionnaires. D'abord accusée, Munari a bénéficié d’un non lieu le 27 Décembre 2001 au motif qu'elle n'avait fait que suivre les ordres Lissouba.
Lors des élections législatives de mai 2002, la circonscription de Mouyondzi, situé dans la région de la Bouenza l’a élue à l'Assemblée nationale à titre de candidat indépendant. Elle a remporté le siège au premier tour avec 72,55% des voix. Elle a également été nommé Vice-Président du Congo-France Friendship Group. Lors des élections législatives de 2007, Munari, après avoir été réélue en tant que candidat indépendant député de la circonscription Mouyondzi, rejoint la majorité présidentielle, ce qui lui a permis de se faire élire deuxième secrétaire de l'Assemblée nationale le 4 septembre 2007 avec 121 voix des 129 exprimées.
Dans le premier gouvernement du deuxième septennat de Denis Sassou Nguesso, elle a remplacé Jeanne Dambenzet à la tête du ministère du Commerce et des approvisionnements

(...) l'absence de valeurs qui entrave la bonne marche de certaines directions de son ministère.
Non, c'est pire que ça, mieux vaut lire ça que d'être aveugle.
Pauvres congolais que nous sommes!
Obambé