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L'observatoire anti-corruption est-il dirigé par des corrompus ?

L'observatoire anti-corruption est-il dirigé par des corrompus ?
C'est bien la question qu'on est en droit de se poser en lisant le droit de réponse de l'entrepreneur chargé des travaux du siège de cette institution et qui a été présenté comme un opérateur véreux par la télévison nationale, qui ne s'est pas privée de montrer des images dantesques d'un chantier ni fait ni à faire.
Faites vous votre idée...
BABYLONE-CLUB Sarl.U
Travaux de bâtiments - Application technologique - Commerce général
Tél. : 05 551 56 34 / 06 635 64 60 Fax : 22 81 21 07
Brazzaville le 4 novembre 201
Objet : Mise au point
La société Babylone Club Sarl.U entend faire une mise au point suite au reportage diffusé dans le journal télévisé de 20 heures sur la chaîne nationale publique en date du mardi 1er novembre 2011.
En effet, au cours de ce reportage télévisé, un éminent membre de l’Observatoire anti-corruption (OAC), M. Djibril Bopaka, pour ne pas le citer, présentant aux journalistes les travaux de réfection inachevés du siège de cet organisme, a prétendu que l’exécution partielle desdits travaux était le fait de l’entrepreneur qui aurait détourné les fonds publics versés pour l’exécution de ce marché. Une telle affirmation est particulièrement grave surtout si on n’est pas en mesure de rapporter la preuve du supposé détournement de fonds.
Ainsi la société Babylone Club Sarl.U informe le public qu’elle a été effectivement attributaire du marché n°0219/MFBPP/DGCMP du 4 novembre 2010, portant sur la réhabilitation du siège de l’Observatoire anti-corruption (OAC) et la construction d’une salle de réunion, pour un montant de cent quarante millions (140 000 000 ) francs CFA, soit cent dix-sept millions sept cent quarante-six mille (117 746 000) francs CFA.
Mais le public doit être informé que ce marché a été grevé de charges exceptionnelles. En effet, au démarrage des travaux, il a été exigé à l’entrepreneur de verser la somme de quatorze millions (14 000 000) FCFA au titre de ce qui a été improprement qualifié « dîme » pour le compte de l’OAC en sa qualité de maître d’œuvre.
Peu après, il a encore été fait exigence à l’entrepreneur de collaborer avec M.Koubatika Gladis, consultant technique de l’OAC, à qui il a été versé la somme de dix millions (10 000 000) de francs CFA pour des travaux d’études d’un plan détaillé et d’un plan du béton armé, études qui n’ont jamais été présentées jusqu’à ce jour.
Aussi pour pallier cette insuffisance, la société Babylone Club a dû recourir aux services rémunérés d’un ingénieur conseil.
Malgré cela, les travaux ont été réalisés à hauteur de 75% mais l’entreprise Babylone Club s’étant retrouvée dans l’impossibilité de poursuivre leur exécution en raison du déséquilibre financier causé par les versements précités, avait par courrier daté du 29 septembre 2011 demandé au président de l’OAC de lui rembourser la somme de vingt-quatre millions (24 000 000) francs CFA indument perçue, ce afin de lui permettre d’achever les travaux commandés par l’État.
Jusqu’alors, il n’a été donné aucune suite favorable à cette demande de remboursement. La société Babylone Club a donc été désagréablement surprise d’être citée au cours d’un reportage télévisé en qualité d’entreprise véreuse coupable de détournement de fonds publics, accusations totalement fausses et erronées.
Il est évident que les travaux de réfection du siège de l’OAC ne se poursuivront et ne s’achèveront que si cet organisme consent à rembourser à la société Babylone Club la somme de vingt-quatre millions (24 000 000) francs CFA perçue indûment.
La présente mise au point a pour objet de rétablir la vérité et d’édifier le public.
L’administrateur gérant
Alexis Bienvenu Oyombi

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