Connexion utilisateur
Les promesses n'engagent que ceux qui y croient
Voici un peu plus de six ans que le premier ministre Isidore Mvouba faisait à afrik.com la déclaration que vous pourrez lire à la suite. Voilà encore des promesses qui n'ont pas été tenues. C'est avec cette politique uniquement basée sur des effets d'annonce que le pouvoir congolais maintient son emprise sur le pays.
|
Le chemin de fer congolais bientôt sur de nouveaux rails
Le ministre d’Etat Isidore Mvoumba explique la privatisation du CFCO
La privatisation du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) arrive dans la dernière ligne droite. Désormais au coude à coude pour le prochain appel d’offre, seuls restent en lice les consortiums Bolloré (France) et Sheltam Mvela (Afrique du Sud). De passage à Paris pour des discussions avec la Banque mondiale et l’AFD, le ministre d’Etat congolais, Isidore Mvoumba, fait le point sur la situation et rappelle les différentes attentes du gouvernement.
|
|
LUNDI 15 MARS 2004
Propos recueillis par David Cadasse Qui sera le repreneur du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) ? Bolloré ou Sheltam Mvela ? Les deux candidats attendent désormais l’appel d’offre financier des autorités congolaises pour faire leurs propositions. Isidore Mvoumba, ministre d’Etat chargé de la coordination de l’action gouvernementale et ministre des Transports et de la Privatisation, était ce lundi à Paris pour une ultime rencontre avec la Banque Mondiale et l’Agence française de développement afin de préparer le dossier. Il revient sur le processus de privatisation et nous livre quelques éléments du cahier des charges. Le CFCO, reliant Brazzaville à Pointe Noire, souhaiterait garder une mission de service public et ambitionne d’atteindre, à terme, un trafic d’un million de tonne. A la veille de la privatisation, la Banque mondiale vient de vous accorder une enveloppe de 12 millions de dollars. A quoi est-elle destinée ? Comment avez-vous sélectionné les différents candidats à la privatisation de Congo-Océan ? Où en êtes-vous aujourd’hui ? Combien attendez-vous de cet appel d’offre financier ? Vous êtes venus à Paris pour discuter avec l’Agence française de développement. Le consortium français conduit par Bolloré n’est pas implicitement favorisé ? Si le consortium Bolloré ne remporte pas l’appel d’offre, l’Agence française de développement va-t-elle continuer à vous soutenir financièrement ? Dans votre cahier des charges, avez-vous des exigences en terme d’emploi et de tarifs pour la billetterie ? Les salariés auront-ils une partie du capital de la société ? Quels sont les objectifs de trafic pour les repreneurs ? A part le bois, quels autres produits sont concernés ? Avec les récents troubles dans la région du Pool et les menaces proférées, fin janvier, par le Pasteur Ntoumi, la question de la sécurité du trafic n’est-elle pas un frein à la privatisation ? |


Publier un nouveau commentaire