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Le projet de viaduc au niveau du RP Davum à Pointe-Noire
Le projet de viaduc de franchissement du CFCO et de l'Avenue Marien Ngouabi va entrer en réalisation quand les voiries d'évitement par Mpita et la Côte Sauvage seront achevées. Les travaux vont bon train mais on sent bien que les embouteillages ne feront que se déplacer durant la phase de construction du viaduc et de l'élargissement de la route de l'aéroport.
Le projet élu nous paraît maladroit, parce qu'il conserve la circulation venant de l'aéroport et de Cabinda sur des voiries urbaines étriquées et sans solution, alors qu'un raccordement sur l'avenue Stéphane Tchitchelle beaucoup plus large déboucherait sur le RP Kasaï et favoriserait une circulation plus fluide.
A la suite quelques images explicatives du projet élu (tel que nous l'avons compris) et notre projet alternatif qui n'a pas été examiné par les instances décidantes.
Tous les document, à l'exception de l'image du pont en perspective ©SOCOFRAN, sont de Lionel Sanz, les fonds de plan proviennent de Google earth
1 - Problématique

- En blanc les principales voiries de Pointe-Noire
- En orange, la route de l'aéroport
- En rouge l'avenue choisie pour le raccordement du viaduc
- En vert celle que nous préconisions
2- Le projet élu

- En rouge mouvements venant du port
- En vert mouvements venant du centre ville
- En orange mouvements provenant de Tié-Tié
- En cyan mouvements provenant de l'aéroport
- En bleu dessertes locales
Le projet choisi avec les deux bretelles divergentes nous semble dangereux en raison de ses "tourne à gauche".
La proposition ci-dessous nous paraît meilleure.

Le projet tel qu'il a été choisi à l'exeption du plan de circulation qui est de Lionel Sanz et qui présente ce qu'il pense être le plus rationnel dans ce cas de figure.
A noter que trois ouvrages sont nécessaires.
- En rouge mouvements venant du port
- En vert mouvements venant de l'aéroport
- En orange mouvements provenant de Tié-Tié
- En cyan mouvements provenant du centre ville
A noter que le carrefour giratoire le plus a gauche [Marien Ngouabi/route de la gendarmerie], a été réalisé (malheureusement excentré par rapport aux axes des voies).
Plan synoptique des circulations telles qu'elles pourraient se faire autour du viaduc. Les deux giratoires sur l'avenue Marien Ngouabi font partie de notre proposition.
NB : aucun "tourne à gauche" dans ce projet, donc les véhicules ne coupent jamais la trajectoire de ceux venant d'une autre voie.
- En rouge mouvements venant du port
- En vert mouvements venant du centre ville
- En orange mouvements provenant de Tié-Tié
- En cyan mouvements provenant de l'aéroport
- En bleu dessertes locales
3- Notre projet alternatif

En déviant le flux circulatoire au dessus des installations du CFCO il faut comme dans le cas précédent faire 3 ponts,
- au dessus des voies menant au garage des locomotives,
- au dessus des voiens en servive (plus long que dans le premier cas car il y a plus de voies à franchir)
- au dessus de l'avenue Marien Ngouabi)
la fluidité de la circulation serait grandement améliorée.
- En rouge mouvements venant du port
- En vert mouvements venant de l'aéroport
- En orange mouvements provenant de Tié-Tié
- En cyan mouvements provenant du centre ville
- En bleu dessertes locales
4- Principe des murs terre armée
Il s'agit d'une méthode de soutènement assez récente (1963) développée par Henri Vidal, qui consiste à utiliser le sol, et non un mur en béton pour assurer la stabilité d'un versant. Le concept est de renforcer le sol par l'ajout d'armatures qui solliciteront un frottement entre elles et les cailloux du remblai. Un massif en terre armée est constitué de trois composants :
- Un remblai granulaire compacté en couches peu épaisses.
- Les armatures disposées en lit dans le remblai qui peuvent être de deux natures : Les métalliques qui sont jusqu'à maintenant les plus répandues et des armatures en géo synthétique qui ne présentent pas de problème de corrosion et qui tendent à remplacer les premières.
- Un parement, faisant le lien entre les armatures et assurant l'esthétique du mur, il est généralement réalisé en éléments de béton préfabriqué faciles à assembler.
L'ensemble forme un massif stable assurant la retenue de la poussée du sol en place. Cette technique permet de réaliser plusieurs types d'ouvrage comme des soutènements de talus ou des voûtes.
Les massifs de Terre Armée sont utilisés dans le cas de remblais routiers, de culées de ponts et d'ouvrages de soutènement. L'avantage de ce matériau est une grande déformabilité, qui permet aux ouvrages de s'adapter sans trop de risques à des mouvements importants du sol de fondation.

© Terre Armée

Dessin Lionel Sanz : Principe de construction des rampes d'accès aux ouvrages.

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