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Le pian, un fléau qui décime les populations autochtones
Le pian est une affection bactérienne proche de la syphilis mais qui contrairement à celle-ci ne se transmet pas par voie vénérienne.
La bactérie tréponema pertenue en est responsable. Selon l'OMS, l'affection est facile à soigner et même à éradiquer pour pu qu'on accepte d'y mettre les moyens puisque une seule dose de benzathine benzylpénicilline guérit la maladie.
Dans sa livraison du 29 octobre, le journal Talassa, par la plume de logiciel Liston Oko Hiyoyo, lance un cri d’alerte sur les ravages occasionnés par le pian sur les populations autochtones tout en les rendant responsables du fait qu'elles sont un terreau fertile pour le développement de la maladie.
Cette vision un peu simpliste nous dérange et nous offusque..
Après une description de la maladie, de ses causes et de ses effets, notre confrère conclut :
« Pour tenter de mettre fin au développement de cette maladie, un travail d’information, de sensibilisation et d’éducation des populations autochtones s’impose afin que ces dernières observent des règles d’hygiène très rigoureuses.
Il faudrait aussi que ces pygmées se prennent en charge, d’utiliser des savons antiseptiques fabriqués à partir d’huile de palme.
Enfin, ils devraient aussi éviter de vivre dans l’insalubrité et la promiscuité. Des efforts devraient être aussi consentis afin que ces populations autochtones de la Sangha et de la Likouala se lavent régulièrement les mains et utilisent des eaux non souillées. »
L’appel à l’aide lancé n’est généreux que d’apparence. Le mode de vie naturel des pygmées est nomade. Lorsqu’un lieu de campement est souillé ou que ses ressources sont épuisées, la famille qui l’occupait se déplace vers de nouveaux lieux. Les problèmes d’hygiène ici évoqués ne se posent donc pas quand les petits hommes de la forêt vivent dans leur biotope.
C’est en voulant sédentariser ces populations, pour mieux les utiliser et les exploiter qu’on crée les situations décrites. Laissons les pygmées vivre comme ils aiment, respectons leur mode de vie mais avant il faut les débarrasser des pathologies qu’ils on contractées de leur contact avec nous autres. N'oublions pas aussi que nous les laissons dans la misère la plus complète et qu'ils n'ont pas les moyens de s'offrir les produits sanitaires préconisés.
Lire ce document de l’OMS sur la maladie.
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Combien a couté la campagne présidentielle?
Combien couterait l'éradication de cette maladie au sein de la petite population congolaise concernée?
"Des campagnes de masse ont permis de traiter cinquante millions de personnes et, en 1970, la prévalence de la maladie avait chuté de 95%."