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Le Pad déplore le triste sort de Nguila Moungounga-Nkombo
Pour le Parti pour l’Alternance Démocratique (Pad), une formation de l’opposition congolaise, la mort en exil de l’ancien ministre des finances, Nguila Moungounga-Nkombo est un indicateur ostensible de la politique de l’intolérance et de l’exclusion mise en œuvre par le régime de Brazzaville. Une pratique que dénonce le premier vice-président du Pad, Jean Félix Demba Ntelo. Voici in extenso un communiqué de presse parvenu à notre rédaction.
La direction politique nationale du Pad rend hommage à l’ancien ministre de l’Economie et des Finances du Président Pascal Lissouba, NGUILA MOUNGOUNGA-NKOMBO, décédé le 14 avril 2010 à Paris (France).
Homme de conviction et de constance dans tout son combat politique, ce vaillant patriote est fauché prématurément par la mort loin de sa terre natale, parce que contraint à l’exil, à l’instar d’autres illustres personnages de notre pays, tels le Président Fulbert Youlou et le Premier ministre Antoine DACOSTA, également morts en exil, victimes de l’intolérance politique. Notre Parti le PAD , très attaché à l’unité et la concorde nationales comme valeurs fondamentales de la Nation, ne cessera jamais de combattre tout système politique fondé sur l’intolérance et l’exclusion, ainsi que de dénoncer la politique de deux poids deux mesures du pouvoir actuel, qui a fait des lois d’amnistie à la carte, une prime d’allégeance des opposants au Président de la République, au lieu d’être un acte en faveur d’une véritable réconciliation de tous les acteurs d’une décennie de violences et de drames récurrents infligés au peuple congolais.
En effet, il sied bien de rappeler à la mémoire collective, qu’en 50 ans d’indépendance, la persistance du système politique fondé sur l’intolérance et l’exclusion, a fait de notre pays l’un des rares en Afrique où l’Exil, la Prison ou l’Assassinat sont les trois sorts réservés à nos cinq anciens chefs d’Etat, Fulbert Youlou, Alphonse Massamba-Debat, Marien Ngouabi, Joachim Yhombi Opango, Pascal Lissouba.
Il convient d’ajouter à ce triste palmarès des sorts ignobles et humiliants imposés à nos anciens Chefs d’Etat, privés de retraites paisibles comme dans toutes les nations modernes, l’assassinat du premier et unique cardinal congolais, Emile Biayenda, ainsi que le sort des dizaines de milliers de victimes innocentes des violences politiques et des guerres civiles récurrentes.
En cette année 2010, commémorative du cinquantenaire de l’indépendance de notre beau pays, le moment n’est-il pas venu pour que les luttes fratricides pour le pouvoir cessent de briser le lien fraternel entre les fils et filles du Congo, afin que plus jamais aucun Congolais ne meure en exil ou ne croupisse en prison pour ses opinions et ses choix politiques.
C’est pourquoi notre parti lance un appel solennel à Monsieur le Président de la république constitutionnellement, garant de la cohésion sociale, l’unité et la concorde nationale, de tout mettre en œuvre pour que soient créées avant le 15 août 2010, toutes les conditions objectives et subjectives en vue d’une véritable réconciliation nationale et d’un sursaut collectif face à un demi siècle d’indépendance caractérisé par la logique de l’échec dans tous les domaines. Au lieu que cet événement ne serve une fois de plus qu’à une simple campagne publicitaire du pouvoir.
Le Bureau Politique du PAD présente ses sincères condoléances à la famille de l’illustre disparu, et exprime sa compassion à tous les militants et sympathisants de l’UPADS.
Pour le Bureau Politique
P.O. le Premier Vice-président
Jean Félix DEMBA NTELO

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