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Le gouvernement Sassou IV a été nommé, la surprise : pas de surprise
Ceux qui à la suite du discours d'investiture de Denis Sassou Nguesso s'attendaient à un maelström politique dans la composition du gouvernement en seront pour leurs frais. Bien peu de changements notables sont à enregistrer. Quid des bonnes intentions affichées ? Au delà du jeu de chaises musicales du type Tsiba remplace Ouosso qui remplace Tsiba, quelques sortants, quelques nouveaux venus, rien ne va changer dans la politique congolaise. Un fait notable cependant : plus de titre de premier ministre (Mise en conformité avec la constitution ?).
Décrète :
Article premier : sont nommés membres du Gouvernement :
1- Ministre d’Etat, coordonnateur du pôle des infrastructures de base, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande : M. Isidore Mvouba (Perte du titre de premier ministre)
2- Ministre d’Etat, coordonnateur du pôle économique, ministre de l’économie, du plan, de l’aménagement du territoire et de l’intégration : M. Pierre Moussa (Inchangé)
3- Ministre d’Etat, coordonnateur du pôle de la souveraineté, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains : M. Aimé Emmanuel Yoka (Inchangé)
4- Ministre d’Etat, coordonnateur du pôle socioculturel, ministre du travail et de la sécurité sociale : M. Florent Tsiba (Antérieurement aux travaux publics, Florent Tsiba échappe a l'autorité de JJ Bouya)
5- Ministre d’Etat, ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé : M. Rodolphe Adada (Promu)
6- Ministre des finances, du budget et du portefeuille public : M. Gilbert Ondongo (Gilbert Ondongo venu du ministère du travail remplace Pacifique Isoibeka remercié)
7- Ministre des affaires étrangères et de la coopération : M. Basile Ikouébé (Inchangé)
8- Ministre de l’intérieur et de la décentralisation : M. Raymond Zéphyrin Mboulou (Venu du ministère de l'Administration du territoire et de la décentralisation, promotion au détriment du général Paul Mbot remercié)
9- Ministre des mines et de la géologie : M. Pierre Oba (Inchangé)
10- Ministre du développement durable, de l’économie forestière et de l’environnement : M. Henri Djombo (Inchangé)
11- Ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat : M. Guy Brice Parfait Kolelas (De la pèche maritime et continentale à la fonction publique où il remplace Jean Martin Mbemba, remercié, le fils Kolélas grimpe dans la hiérarchie)
12- Ministre de l’équipement et des travaux publics : M. Emile Ouosso (Echange de poste avec Florent Tsiba)
13- Ministre de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat : M. Claude Alphonse Nsilou (Inchangé)
14- Ministre de l’agriculture et de l’élevage : M. Rigobert Maboundou (Inchangé)
15- Ministre à la présidence chargé de la défense nationale : M. Charles Zacharie Bowao (Grosse promo pour l'ex ministre à la présidence chargé de la coopération, de l'action humanitaire et de la solidarité)
16- Ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat : Mme Adélaïde Mougany (Inchangé)
17- Ministre du commerce et des approvisionnements : Mme Claudine Mounari (entrante en remplacement de Jeanne Dambenzet remerciée)
18- Ministre de l’enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi : M. André Okombi Salissa (Okombi passe du tourisme et environnement à l'enseignement technique en lieu et place de Pierre Michel Ngimbi remercié)
19- Ministre de l’enseignement primaire, secondaire chargé de l’alphabétisation : Mme Rosalie Kama Niamayoua (Inchangé)
20- Ministre de l’enseignement supérieur : M. Ange Antoine Abena (Ce nouveau venu remplace Henri Ossebi qui passe à la recherche scientifique)
21- Ministre de la pêche et de l’aquaculture : M. Hellot Mampouya Matson (Venu du ministère de la recherche scientifique il remplace Brice Parfait Kolélas)
22- Ministre de la santé et de la population : M. Georges Moyen (Ce nouvel arrivé remplace Emilienne Raoul qui va aux affaires sociales, l'action humanitaire et la solidarité)
23- Ministre de l’énergie et de l’hydraulique : M. Bruno Jean Richard Itoua (Inchangé)
24- Ministre des hydrocarbures : M. André Raphaël Loemba (Nouveau venu a la place de Jean-Baptiste Taty Loutard, décédé)
25- Ministre de la recherche scientifique : M. Henri Ossebi (Venu de l'enseignement supérieur Ossebi remplace Hello Mampouya)
26- Ministre de la culture et des arts : M. Jean Claude Gakosso (Inchangé)
27- Ministre des affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité : Mme Emilienne Raoul (Inchangé)
28- Ministre des sports et de l’éducation sportive : M. Jacques Yvon Ndolou (Le général Ndolou passe de la défense nationale aux sports, promo ?)
29- Ministre à la présidence chargé des zones économiques spéciales : M. Alain Akouala Atipault (L'ancien ministre de la communication reçoit un tout nouveau ministère dont on ne sait encore rien)
30- Ministre des postes, des télécommunications et des nouvelles technologies de la communication : M. Thierry Moungalla (Inchangé)
31- Ministre de l’industrie touristique et des loisirs : M. Mathieu Martial Kani (Nouveau venu, remplace André Okombi Salissa)
32- Ministre des affaires foncières et du domaine public : M. Pierre Mabiala (Nouveau remplace Lamyr Nguélé remercié)
33- Ministre de la communication et des relations avec le parlement, porte parole du gouvernement : M. Bienvenu Okiemy (Nouveau, remplace Alain Akouala Atipault)
34- Ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement : Mme Jeanne Françoise Leckomba Loumeto-Pombo (Inchangé)
35- Ministre de l’éducation civique et de la jeunesse : M. Zacharie Kimpomi (Nouveau ministre pour un nouveau ministère)
36- Ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, chargé de la marine marchande : M. Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou (L'omni puissant ministre de la marine marchande dégringole en se voyant doté d'un ministre de tutelle)
37- Ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre de l’économie, du plan, de l’aménagement du territoire et de l’intégration, chargé de l’aménagement du territoire et de l’intégration : M. Josué Rodrigue Ngouonimba (Remplace son patron dans le civil Gaston Gapo, remercié).
Les scotchés :
Pierre Oba, Pierre Moussa, Okombi Salissa, Florent Tsiba, itoua, Emilienne Raoul, Ngakosso, Emmanuel Yoka, Thierry Moungalla, et Henri Ndjombo sont toujours présents. Alain Akouala, perd son ministère de la communication au profit de Bienvenu Okiemy mais est gratifié d'un ministère des "zones économiques spéciales" pour lequel on aimerait avoir quelques précisions. Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou, toujours présent se voit doté d'un ministre de tutelle (c'est pas une promo).
Les départs :
Les entrants :
37 postes contre 38 précédement, la réduction du train de vie de l'Etat ne semble pas très évidente. Comment va influer cette annonce sur le FMI et la Banque Mondiale dans l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE ?

Jeudi 17 Septembre 2009 à 04:15:00
db31403
(Congo-Brazza)
Attendre avant de juger
Au lendemain de l'annonce de la composition du nouveau gouvernement, la tentation est forte de considérer que rien n'a réellement bougé dans la sphère politique. «Beaucoup de bruit pour rien», «de la poudre aux yeux», «on prend les mêmes et on recommence» : voilà quelques unes des formules employées ici et là, par les jeunes notamment, pour saluer le changement d'équipe intervenu mardi. Des formules toutes faites qui montrent qu'un sérieux travail d'explication va devoir être conduit à la base pour convaincre le peuple congolais que les choses vont effectivement bouger.
Commençons donc par le commencement.
1) La force d'un gouvernement et sa capacité d'action ne dépendent pas de la jeunesse de ses membres, de leur posture politique ou de l'aura médiatique qui les entoure, mais de sa cohésion interne et, surtout, de l'adhésion de ses membres au programme d'action fixé pour le septennat. De ce point de vue, la nouvelle équipe est parfaitement homogène ; construite sur les bases de la majorité qui a mené de bout en bout la campagne présidentielle, elle reflète bien les réalités du terrain et devrait du même coup se révéler efficace pour la réalisation du programme présidentiel.
2) L'efficacité, précisément, dont la nouvelle équipe fera preuve, devrait être d'autant plus grande que les différents ministères ont été regroupés en quatre pôles - infrastructures de base, économie, souveraineté, culture et société, - qui, eux, sont confiés à de vieux routiers de la politique. Pareil regroupement permettra un contrôle de l'activité gouvernementale qui n'existait pas jusqu'à présent ; et ce tutorat devrait se traduire par une reprise en mains des différentes administrations que le pouvoir politique n'avait pas réussi jusqu'à présent à organiser.
3) Même si notre pays a retrouvé son unité et si peu à peu les blessures ouvertes par les guerres civiles de la décennie précédente se referment, le danger demeure de voir ressurgir les fractures régionales et ethniques qui le plongèrent dans le chaos. Le grand mérite du nouveau gouvernement est, d'une part, son équilibre régional, d'autre part, la forte présence en son sein de personnalités qui furent longtemps des « frères ennemis » mais sont aujourd'hui appelées à coopérer en vue d'un développement harmonieux du Congo. Le dosage politique ainsi réalisé est aussi subtil que pragmatique.
4) Dans un régime présidentiel, le gouvernement n'est pas le seul instrument qui permette au chef de l'État de concrétiser son projet de société. À ses côtés, œuvrent des équipes plus ou moins structurées, plus ou moins visibles qui jouent elles aussi un rôle essentiel dans la conduite des affaires publiques. Pour émettre des jugements définitifs sur la capacité d'action du gouvernement, il faut attendre de connaître la composition d'organes plus discrets, moins exposés mais qui jouent un rôle essentiel dans la conduite des affaires publiques.
Attendons, pour juger, de connaître la suite des évènements. Elle ne devrait pas tarder.
Les Dépêches de Brazzaville
Le même média nous dit aussi :
Analyse-Institutions
Jeudi 17 Septembre 2009 à 04:30:00
db31404
(Congo-Brazza)
NOUVELLE ÉQUIPE GOUVERNEMENTALE - Innovations et quête d'efficacité
Élu lors du scrutin du 12 juillet dernier, le président Denis Sassou N'Guesso a prêté serment le 14 août et vient de rendre public, le 15 septembre, la première équipe gouvernementale de son septennat placé sous le sceau du « Chemin d'avenir », son programme de société. Dans son mot liminaire prononcé avant la lecture du décret portant nomination des membres du gouvernement, Firmin Ayessa, le ministre d'État, directeur de cabinet du chef de l'État, a fixé l'opinion sur la répartition des tâches au sein de la nouvelle équipe qui s'articule, en effet, autour de quatre pôles.
Le premier, dit pôle des infrastructures de base, comprend six ministères ; le deuxième, le pôle économique, est constitué de douze ministères ; le troisième est le pôle de souveraineté qui regroupe sept ministères ; le quatrième, enfin, le pôle socio-culturel, compte dix ministères. À la tête de chaque pôle est placé un ministre d'État, en charge lui-même d'un ministère distinct, qui assure, par ailleurs, la coordination de l'activité des ministères du pôle. Au total, la nouvelle équipe gouvernementale est composée de trente-sept ministres.
Quelles sont les innovations apportées dans cette nouvelle équipe ?
La toute première est évidemment la suppression de la Primature. C'est une sorte de retour aux fondamentaux de la Constitution du 20 janvier 2002 qui ne prévoit pas le poste de Premier ministre.
La deuxième tient à cette formule «presque savante» des pôles qui met en compétition des secteurs entiers de la vie nationale, chaque secteur devant, on le suppose, mettre à profit son génie dans ce que le chef de l'État lui-même a appelé, à travers son directeur de cabinet, la quête d'efficacité.
La troisième innovation se rapporte au regroupement de certains ministères et dans une certaine mesure à un éclatement. Ainsi, la marine marchande, qui était détachée du ministère des Transports et de l'aviation civile dans l'équipe sortante pour former avec les Transports maritimes un département entier, est de retour dans le giron des Transports et de l'aviation civile. Le ministère du Travail et de la sécurité sociale, qui alliait aussi l'emploi, l'a perdu. Le ministère des Finances se sépare de l'économie, garde le budget et prend le portefeuille public, en fait les entreprises publiques. On revient, pour ce qui concerne la territoriale, à l'appellation de ministère de l'Intérieur et de la décentralisation, celui de la Sécurité et de l'ordre public ayant disparu. Le ministère des Mines garde la géologie et perd la formule des industries minières, tandis que celui de l'Économie forestière prend du galon avec le développement durable et l'environnement. Le ministère du Commerce et des approvisionnements voit tomber le pan de la consommation. Le ministère de l'Enseignement technique et professionnel engrange la formation qualifiante et l'emploi, le ministère de la Santé échange la famille contre la population et laisse les Affaires sociales qui forment un département entier avec l'action humanitaire et la solidarité. Le ministère des Sports abandonne le domaine de la jeunesse pour l'éducation sportive, tandis qu'est créé un ministère de l'Industrie touristique et des loisirs. Dans presque les mêmes appellations, le ministère de la Réforme foncière et de la préservation du domaine public devient le ministère des Affaires foncières et du domaine public, volonté manifeste non plus de «négocier» ce domaine auprès de quelques «propriétaires», mais de le gérer attendu qu'il appartient à l'État. L'Éducation civique et la jeunesse forment un ministère. Les zones économiques spéciales, auxquelles le chef de l'État tient tant pour «booster» les exportations, s'érigent également en un ministère rattaché à la présidence de la République, tout comme l'est celui de la Défense nationale. À deux ministères d'État sont accolés deux ministères délégués, le premier chargé de la Marine marchande, le second, de l'Aménagement du territoire et de l'intégration. La Francophonie, quant à elle, a disparu des attributions officielles du gouvernement.
Qu'en est-il donc des animateurs ?
Anciens, nouveaux, tout-nouveaux, nouveaux-anciens, le jeu de chaise musicale et celui de l'équilibre ont été presque scientifiques. D'abord les cinq ministres d'État, dont quatre nommés coordonnateurs de pôles.
Isidore Mvouba n'a pas perdu la face puisqu'il se reclasse en quelque sorte dans le jeu « légal » en quittant la Primature non prévue par la Constitution et en héritant d'un ministère d'État dans le secteur qu'il connaît bien pour y avoir exercé dans une précédente équipe, il y a de cela quelques années. D'une coordination plus étendue, peut-être plus épandue, hier, il « surveillera » désormais cinq ministères sans oublier le sien propre. Le pôle des infrastructures est cette épine dorsale sur laquelle repose la transformation physique du Congo dans les sept prochaines années.
À son tour, Pierre Moussa reste dans son élément, le poste il l'occupe depuis bien des années, mais devra, ce qui n'est pas mince, coordonner onze ministères, avec le sien douze. Il hérite d'un pôle capital dans la mesure où, entre ses mains, se trouve ce que l'on a l'habitude de désigner prosaïquement «le nerf de la guerre», enfin, entre autres, puisqu'il faut y ajouter aussi le bien-être de la population.
Même sacerdoce pour Me Aimé Emmanuel Yoka, à la Justice et aux droits humains depuis quelques temps, mais qui a la charge du pôle de souveraineté, c'est-à-dire le Congo vu de l'intérieur par ses habitants et de l'extérieur par ses partenaires. Sept ministères en tout pour faire rayonner ce Congo bientôt cinquantenaire.
Il ne faut pas exclure de cet aréopage le pôle socio-culturel confié à Florent Tsiba qui abandonne, après des années de loyaux services, l'Équipement et les travaux publics pour le ministère du Travail et de la sécurité sociale. Sous sa coordination, dix ministères, le sien y compris. C'est du pôle du côté pensant du Congo dont il est question avec cet homme qui ne manque pas d'allant, lorsqu'il s'adonne à définir les contours de ses attributions. La tâche pour les uns et les autres est hardie. On a envie de dire politiquement, après cette lecture technique, que le RMP et l'INP se sont « élégamment» neutralisés.
À côté de ces quatre « super » ministres, un cinquième, rentré tout droit du Darfour, au Soudan, où il remplissait un mandat international pour le compte de l'Union africaine et de l'Onu. Rodolphe Adada est un nouveau ministre très connu, qui a fait l'Enseignement supérieur, les Hydrocarbures et les Affaires étrangères.
Il y a par contre les tout-nouveaux qui entrent en fonction ministérielle pour la première fois, il y a les nouveaux, mais anciens au gouvernement, désignés ainsi parce qu'ils changent de portefeuille. D'autres par contre sont restés à leur poste.
Alliés, nouveaux, tout-nouveaux, nouveaux-anciens
On peut également effleurer dans cette analyse d'amateur la part réservée aux alliés du chef de l'État.
La formation de Bernard Kolélas, le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral, a gardé ses deux entrées au gouvernement, avec un «renflouement» pour Brice Parfait Kolélas qui délaisse à son frère de route, Hellot Mampouya Matson, la Pêche et l'aquaculture pour prendre la Fonction publique et la réforme de l'État.
Le parti de Jacques Joachim Yhombi-Opango, le Rassemblement pour la démocratie et le développement, a la charge de l'Industrie touristique et des loisirs. Pas rien, le président de la République ayant fait le pari, sur ce domaine du tourisme, en annonçant la création d'un office de promotion de l'industrie touristique et transformer le Congo en la matière dans les sept ans à venir.
À son compte propre, peut-on dire, Claudine Munari entre au gouvernement pour retrouver quatre « anciennes » ministres.
Autre détail croustillant, qui ne passe pas inaperçu, la force publique a été confiée à cent pour cent aux personnalités civiles, lesquelles devront poursuivre la tâche de l'ennoblir afin de traduire dans les faits la volonté exprimée par le chef de l'État de la moderniser.
Dans cent jours, si ce n'est l'opinion, le président de la République, lui-même, se fera une idée de l'ensemble de ses collaborateurs et saura si la formule des pôles, expérience unique au monde, lui facilite la tâche. Si d'une part, en raison de la présence en tête de lice des personnalités avec qui le président de la République fait du chemin depuis de longues années, les observations émises çà et là font allusion à la «continuité », à l'absence de changement, c'est par leur rendement que les ministres répondront à la volonté de rupture dont le chef de l'État s'est fait solennellement l'écho dans son discours d'investiture, le 14 août dernier.
Rendez-vous est pris.
Gankama N'Siah
Les différents départements ministériels qui composent le gouvernement mis en place le 15 septembre sont regroupés dans quatre pôles, en fonction de l'objet ou de la nature de chaque ministère.
Le pôle des infrastructures de base comprend :
1. Ministère des Transports, de l'aviation civile et de la marine marchande ;
2. Ministère de l'Équipement et des travaux publics ;
3. Ministère de la Construction, de l'urbanisme et de l'habitat ;
4. Ministère de l'Énergie et de l'hydraulique ;
5. Ministère des Télécommunications et des nouvelles technologies de la communication ;
6. Ministère de la Recherche scientifique.
Le pôle économique :
1. Ministère de l'Économie, du plan, de l'aménagement du territoire et de l'intégration ;
2. Ministère des Finances, du budget et du portefeuille public ;
3. Ministère du Développement industriel et de la promotion du secteur privé ;
4. Ministère des Mines et de la géologie ;
5. Ministère des Hydrocarbures ;
6. Ministère du Développement durable, de l'économie forestière et de l'environnement ;
7. Ministère des Petites, moyennes entreprises et de l'artisanat ;
8. Ministère du Commerce et des approvisionnements ;
9. Ministère de l'Agriculture et de l'élevage ;
10. Ministère de l'Industrie touristique et des loisirs ;
11. Ministère de la Pêche et de l'aquaculture ;
12. Ministère des zones économiques spéciales
Le pôle de la souveraineté :
1. Ministère de la Justice et des droits humains ;
2. Ministère de la Fonction publique et de la réforme de l'État ;
3. Ministère de l'Intérieur et de la décentralisation ;
4. Ministère de la Défense nationale ;
5. Ministère des Affaires étrangères et de la coopération ;
6. Ministère des Affaires foncières et du domaine public ;
7. Ministère de la Communication et des relations avec le Parlement ;
Le pôle socio-culturel :
1. Ministère du Travail et de la sécurité sociale ;
2. Ministère de l'Enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l'emploi;
3. Ministère de l'Enseignement supérieur ;
4. Ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation ;
5. Ministère de l'Éducation civique et de la jeunesse ;
6. Ministère de la Santé et de la population ;
7. Ministère des Affaires sociales, de l'action humanitaire et de la solidarité ;
8. Ministère de la Culture et des arts ;
9. Ministère de la Promotion de la femme et de l'intégration de la femme au développement ;
10. Ministère des Sports et de l'éducation sportive.
Chaque pôle est coordonné par un ministre d'État en charge lui-même d'un ministère du pôle.