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La police congolaise est-elle hors la loi ?
Alors que Amédée Deleau Loemba est détenu pour le délit d’intention de vouloir dénoncer les malversation [à hauteur de plusieurs milliards] de certains élus de Pointe-Noire, un article signé Lucie Prisca Condhet qui paraîtra dans l’édition de demain des "Dépêches de Brazzaville" met en évidence le paradoxe qui mine la crédibilité de la police congolaise face à sa mission d’utilité publique : Son autorité de tutelle n’est pas en mesure de combattre et réprimer les dérives de ses membres.
Les usagers de la Nationale N°1 se réjouissent de la suppression des péages illicites
Le directeur général de la police a mis fin aux huit barrières mises en place illégalement par certains agents de la force publique sur le tronçon de route Pointe-Noire/Dolisie.
En séjour de travail du 10 au 12 novembre à Pointe-Noire, Jean-François Ndenguet a lui-même effectué le trajet pour constater l’existence des barrières qui y étaient érigées et a décidé de leur suppression. Il s’agit entre autres, des barrières de Mongo- Kamba, Hinda, Mvouti, Les Sarras, Les Banda, Malélé.
« Nous déboursions de 12 000 à 15 000 FCFA à l’aller comme au retour. Cela représente un montant de dépenses important par semaine et par mois », a expliqué un conducteur d’autobus, qui a ajouté que de nombreux chauffeurs ont renoncé à emprunter ce tronçon.
La décision du directeur général de la police est un immense soulagement pour les usagers de la Nationale 1, notamment pour les entreprises de transport en commun et de transport de marchandises. Les voyageurs n’auront plus à subir tous les arrêts qu’imposaient ces barrières et les lamentations des chauffeurs et receveurs.
Selon certains usagers, deux barrages existeraient encore. En outre, ils craignent que leur joie soit de courte durée et redoutent les représailles dont certains agents les ont menacés. « Une des barrières de Hinda et celle de Mvouti ont été remises et des agents de police nous arrêtent par surprise. Ils se cachent et dès qu’on arrive à leur niveau, ils surgissent avec leur sifflet », a expliqué l’un d’eux. « Un des agents nous a dit la semaine passée : après le départ de notre chef, vous en aurez pour votre compte », a confié un autre.
Lucie Prisca Condhet
NDLR : Nous aimerions comprendre comment et pourquoi le DG de la Police Nationale préfère s’en prendre à des citoyens ne cherchant qu’à faire valoir leurs droits à travers des dispositions constitutionnellement reconnues, plutôt que de sanctionner et réprimer ses éléments malhonnêtes au demeurant parfaitement identifiés
Nous aimerions savoir ce qu’il adviendrait des chauffeurs qui n’obtempèreraient pas à ces coups de sifflet illicites.
Commentaires
La corruption à quel point?
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Intervention ambiguë
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