Connexion utilisateur
La paille et la poutre ou fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais
"Les Dépêches de Brazzaville" s’émeuvent à juste titre des mauvais traitements subis par les congolais de RDC en Angola en oubliant qu’à Mfoa ils ne sont guère mieux considérés. Expulsés manu militari du terrain vague insalubre qui se trouve à côté du siège du HCR de Brazzaville, les demandeurs d’asile et les réfugiés de la RDC ont vécu sans le minimum vital sur deux sites improvisés, d’abord dans une parcelle qu’ils ont squattée non loin du complexe scolaire les Tarterets à Moungali, puis dans le petit bois qui jouxte le stade Alphonse MASSAMBA-DEBAT à Brazzaville. Bastonnés et tabassé par la police, nos frères de la RDC vivaient (vivent encore) à la belle étoile comme des animaux au vu et au su de tout le monde y compris des ONG qui sont interdites de leur apporter assistance. Dépassés par l’indifférence des uns et le cynisme des autres Joe Washington EBINA et sa fondation sont allés porter secours a ces déshérités. Cette action a valu à JW Ebina une convocation devant les plus hautes instances de la police sous le prétexte qu’elle défie l’Etat.
IMMIGRATION - Des humanitaires inquiets de l'expulsion des congolais de l'Angola
« Les Dépêches de Brazaville » mardi 9 novembre 2010 à 13:00:00
Un rapport milite à cet effet, après investigations, confirme le caractère violent desdits refoulements effectués au mépris du droit humanitaire.
Des congolais ont récemment fait l'objet d'expulsions massives, en Angola, accompagnées de violences de la part des soldats de ce pays d'accueil. D'où, la demande de la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies chargée de la lutte contre les violences sexuelles dans les situations de conflits, Margot Wallström, à l'intention des autorités de deux pays afin de diligenter une enquête pour clarifier cette affaire. En dépit de l'imprécision sur le lieu et l'identité des auteurs des viols, elle pense qu'il est « d'une importance capitale que les allégations de viols soient immédiatement vérifiées et que les coupables soient traduits devant la justice par les autorités des pays concernés ».Entretemps, dans la cité frontalière de Tembo, située à plus de 800 kilomètres au sud de la ville de Kikwit en territoire de Kasongo-Lunda (province de Bandundu), les expulsés continuent de vivre dans des conditions précaires qui requièrent l'intervention des humanitaires.
C'est dans ce cadre qu'il faut inscrire la présence sur le lieu d'une mission humanitaire composée de représentants du Fonds de Nations unies pour la population (UNFPA), de l'Unicef, du HCR et de la Monusco chargée d'évaluer l'ampleur de la situation et des besoins à engager en termes de prise en charge responsable des expulsés. Le rapport milité par ces humanitaires, après investigations, confirme le caractère violent desdites expulsions effectuées au mépris des prescrits du droit humanitaire. Le rapport soutient que des hommes ont été torturés par les soldats angolais tandis que les femmes ont été victimes des viols à la chaîne. Selon les statistiques présentées par le médecin chef de zone de santé de Tembo, cité dans ledit rapport, 99 femmes sur les 119 enregistrées et 4 filles sur 20 ont été violées, tandis que 14 femmes se sont retrouvées enceintes.
Devant l'ampleur de la situation, la mission humanitaire des Nations unies a formulé quelques recommandations parmi lesquelles la reprise du dialogue entre les deux pays concernés en vue de trouver un modus vivendi quant au rapatriement des congolais dans des conditions humainement respectables. Elle a, en outre, recommandé que le gouvernement congolais organise le retour de ces expulsés dans leurs milieux respectifs et appuie les zones de santé réquisitionnées pour la prise en charge médicale des sinistrés.
Des points de vue relativisés par le porte-parole Lambert Mende Omalanga qui, tout en n'accordant pas foi aux allégations des humanitaires, déclare qu'elles n'ont pas été portées à la connaissance de l'exécutif national. « Nous voulons des éléments. Nous devons protéger nos citoyens, mais nous voulons construire notre action sur des bases qui sont réelles et avérées. Nous ne voulons pas construire des dossiers sur des rumeurs, sur des communiqués. Il ne faut pas donner à cela une consonance d'un règlement de compte entre les deux pays », a-t-il déclaré à la presse. Les propos de l'officiel congolais ont été mal perçus dans certains milieux de l'opposition parlementaire qui plaident en faveur de la constitution d'une commission d'enquête censée descendre sur terrain et d'en faire un rapport. Ainsi pourrait-on, pense le député Clément Nkanku, « formuler les recommandations utiles au gouvernement pour atténuer la souffrance de nos populations qui paient un lourd tribut de cette situation ».
Alain Diasso
Brazzaville: les réfugiés de la RDC continuent à vivoter, le HCR les appelle à la patience
Radio Okapi 7 novembre, 2010,
Le HCR Congo Brazzaville est à la recherche d’une solution durable pour les cinq cents réfugiés de la RDC qui continuent à vivoter et après avoir été victimes d’humiliation et de bastonnade et de déguerpissement depuis la mi-septembre 2010. Ces derniers sont ainsi appelés à prendre patience. C’est un appel du Paul Ndayiturume, représentant du HCR Congo Brazzaville.
Tout en déplorant les incidents subis par ces réfugiés de la RD Congo, ce dernier a indiqué sur une télévision locale que plusieurs contraintes sont liées au traitement du dossier de ces réfugiés.
La réinstallation des réfugiés n’est pas seulement l’affaire du HCR, a expliqué Paul Ndayiturume. Elle est également tributaire du pays d’accueil.
Il y a tout de même une possibilité d’une solution durable dans un court temps, a-t-il fait savoir.
Une déclaration saluée par les concernés qui voient, enfin, leurs droits reconnus.
Et à la demande du HCR, une nouvelle liste de réfugiés a été dressée, extirpée, selon la source, de tout élément suspect.

Publier un nouveau commentaire