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"La Fouine" à Ponton (sans déconner !)
Jusqu'à hier soir, l'arrivée de La Fouine à Pointe-Noire me paraissait utopique, un canular de plus dans une ville où il s'en produit beaucoup. Une vedette est annoncée avec un matraquage médiatique mais à la fin rien du tout. J'étais donc sceptique.
N'étant pas un fan du rappeur mais à force de travailler avec Gabin Goma, monteur de Scénic', un inconditionnel parmi tant d'autre, je ne pouvais ne pas écouter ses chansons ni voir un de ses clips (dans Hip-Hop Tendances notamment). Je connaissais le personnage sans pourtant être capable de fredonner une de ses chansons.
Alors, le voyant arrivé dans la salle de conférence d'un hôtel de la place, où l'attendait un petit groupe de journalistes, ceux qui avaient bravé la nuit pour lui, tous mes doutes ont été levés et je ne pas manqué l'occasion de le dire à l'artiste. Jeans déchiré aux genoux, chemise à carreaux manches retroussées, casquette sur la tête et écouteur, La Fouine était exactement comme oà la télé: grand, mince, mignon avec sa barbiche (surtout pour les filles présentes).
Pendant un quart d'heure, le peu de temps que l'organisation a bien voulu nous accorder, La Fouine, détendu et content d'être au bord de l'océan atlantique (Paris n'a pas cette chance!), dans une ville dont ses amis ne cesse de lui parler, a échangé avec son mince public. Malgré le brièveté de l'instant, tout fut dit: de sa passion pour rap qui remonte à son adolescence, du rap français (qu'il n'écoute pas!), de ses racines marocaines dont il est fièr, de son passé qu'il assume avec raison.
Sur ce qu'il réserve au public ponténégrin, il s'est contenté de donner rendez-vous au public le vendredi pour le spectacle, ça ne sert à rien de trop parler a-t-il dit ensuite.
Il a fallu se séparer, juste au moment où cela commençait a être intéressant, il fallait respecter le programme (permettre à l'artiste de se reposer). Pourquoi a-t-on fait la conférence de presse en pleine nuit? Pourquoi ne pas avoir attendu le jeudi matin? Telles sont les questions que je me suis posées après, estimant n'avoir pas étanché ma soif de connaissance. C'est la fausse note de cette soirée sympathique.
De son éducation, l'artiste garde une certaine simplicité, dans la parole et dans l'attitude ; cela s'est verifié ce jeudi matin. Lors du tour de la ville, La fouine s'est arrêté dans un restaurant de fortune (appelé ici coco manioc) pour manger un poisson très épicé. Ce qui lui a permis en même temps de vérifier sa popularité auprès des jeunes ; le restaurant en question se trouvait non loin d'une école.
Comme quoi, l'on peut être l'un des rappeurs les plus en vue du moment, avoir du succès et du fric, mais continuer à être simple.
Rien que pour ça j'ai envie de casser ma tirelire pour assister au spectacle, même si je pense que pour une soirée dite ''spéciale rentrée scolaire'' le prix du ticket, 10.000 FCFA, est trop élevé pour les jeunes, principaux fans de La Fouine.

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