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La corruption et le mensonge au zénith de l’indécence.
« La politique d’effet d’annonce pour amadouer un auditoire qui ne croit plus en vos promesses jamais honorées est une preuve de plus que l’indécence politique des dirigeants congolais a atteint un paroxysme décadent qui noie le gouvernement congolais dans son propre mensonge.» JCB
Les milliards de FCFA de gaspillage, de vol organisé, de détournement liés à la corruption ont de quoi agacer l’ensemble des citoyens congolais. Le gouvernement n'est plus qu'une équipe fantoche a la botte d'un capitaine discrédité, déshonoré, pataugeant dans son propre mensonge. Des preuves accablantes, rassemblées par diverses enquêtes, confirment qu’une organisation systémique de corruption, possédant des ramifications vers toutes les administrations, existe au sommet de l’état. C'est ce même gouvernement qui proclame sa volonté de combattre le fléau qui gangrène et asphyxie l’économie congolaise. Comment s'étonner que ce 15 Octobre, la Commission Nationale de Lutte Contre la Corruption, la Concussion et la Fraude, ait timidement reconnu son impuissance à remplir sa mission.
Y a-t-il la moindre chance de lutter contre la corruption quand celle-ci fait partie des méthodes de gouvernance du clan au pouvoir ?
La démonstration de la gestion chaotique de la chose publique et le pillage minutieux des richesses nationales par les sbires au service du pouvoir ont atteint des proportions de nuisances économiques et sociales inimaginables en termes de régression. L’heure n’est plus à la recherche des preuves pour justifier des faits qui sont aujourd’hui avérés. Nous assistons actuellement à la mise à nu d’un gros mensonge érigé en politique de lutte contre la corruption. Les congolais le savent tous bien que la commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude (CNLCCF) et l’Observatoire Anti-corruption (OAC) ne sont que des institutions marionnettes installées en place par la sassouïsation pour couvrir leur basses besognes. Car les preuves et les noms des coupables sont connus mais ce qui est étonnant c’est que les membres de ces commissions bidons sont amnésiques, pires aveugles pour ignorer les faits réels.
Un petit rappel :
" Le Congo Brazzaville est l'un des pays les plus pauvres au monde, malgré le fait qu'il produit presque 300 000 barils de pétrole par jour. Au cours de ces trente dernières années Denis Sassou Nguesso a été au pouvoir vingt-cinq ans, depuis son coup d’Etat militaire de 1979. On l'a longtemps suspecté de siphonner une grande partie des recettes pétrolières mais de simples soupçons on est passé à des certitudes quand des documents produits devant le tribunal ont prouvé que le pétrole, propriété de l’Etat avait financé les dépenses personnelles de son fils à Hong Kong, à Paris et à Barcelone, et ses propres séjours dans les hôtels de luxe de New York. Beaucoup des quatre millions de Congolais sont exaspérés que les richesses nationales soient perdues dans des dépenses de luxe quand la majeure partie de la population vit avec moins d’un dollar par jour "...(1)
De même nous avions mentionné dans nos colonnes sur le site www.dac-presse.com
« …les filles du clan Sassou n’ont rien à envier à leurs frères en matière de corruption, d’achat de conscience, de « détournement ». Car c’est bien de ça qu’il s’agit. C’est la valse observée depuis quelques années des quatre amazones qui ne lésinent pas sur les méthodes ni encore moins n’ont aucun scrupule pour s’approprier toute unité de production susceptible de générer des bénéfices de façon douteuse. Autrement comment expliquer, au moment où tous les Congolais croupissent dans la misère et la pauvreté que Claudia, Cendrine, Christelle, Ninelle baptisées les quatre amazones, toutes nées Sassou Nguesso, battent le pavé de l’opulence ? Ces filles Sassou seraient-elles les seules femmes crédibles auprès des banques congolaises pour s’offrir les crédits exorbitants qui leur permettent aujourd’hui de tout acheter ou de morceler l’économie du Congo ? » (2)
Aussi, notre confrère Benjamin Bilombot Bitadys dénonce que le loup est dans la bergerie en apportant la preuve que le carnage se situait bien au cœur du système dont les coupables ne sont autres que les pseudos Al capones du Congo
“ Jean Jacques Bouya et Hubert Pendino pour les BTP, Denis Gokana et Etroubeka pour le secteur pétrolier, Albert Ngondo pour le Trésor public, Jean Dominique Okemba et Norbert Dabira pour les contrats militaires, Henri Djombo pour les espèces sylvestres, Rigobert Maboundou et Macaire Nzomono pour les intérêts du lobby agro-industriel, Colonel Otina pour
Plus encore, ce fait marquant qui a tétanisé les populations des plateaux :
« La nuit du 19 au 20 Octobre 2009 dernier seize millions de f. CFA furent dérobés dans les locaux de la caisse d’équité du Projet de développement rural (PRODER) à ONGOGNI (District des Plateaux). Pourtant d’après les témoignages, ces locaux étant surveillés c’est avec stupéfaction que les populations des plateaux ont été informées de la disparition de cette somme destinée à aider les paysans à financer des projets agricoles… » (3)
Comme on peut le constater, nous pouvons produire une bible de preuves très accablantes qui non seulement condamnent ce système moribond mais apportent les éléments pouvant justifier ne fusse qu’une ouverture d’enquête sur toutes les personnes dont les noms sont cités par ces multiples accusations fortuites ou justifiées. Ainsi donc, les assertions de cette commission qui se targue de lutter contre la corruption depuis deux ans au Congo-Brazzaville ne peuvent être prises au sérieux. S’attendre à une remise en cause, dans le contexte actuel, de ce système en perdition est une utopie.
Lorsque Laurent Tengo, secrétaire permanent de
Pire encore notre spécialiste de la lutte contre la corruption Laurent TENGO découvre, comme par hasard, qu’en 2011 la perte pour l’Etat congolais serait de 82 milliards de FCFA au titre des marchés publics attribués aux opérateurs économiques. Voilà encore un secret de polichinelle qui vole en éclat. Bien que nous soupçonnions ce montant soit évalué au rabais, car le déficit causé par la corruption avoisinerait les 200 milliards si l’on tient compte des falsifications des ordres de missions, des frais médicaux imaginaires, des remboursements de frais de missions jamais exécutés et autres traitements des ministres non inscrits dans les textes juridiques.
De même que cette commission sait parfaitement à qui ont été attribués les marchés dont l’exécution pose problème. Les travaux de ces dits marchés sont pour la plus part que partiellement exécutés. La prolifération des éléphants blancs après passage de chaque municipalisation dans nos régions témoigne non seulement d’un manque de respect du code déontologique obligeant ces sociétés à respecter les contrats passés avec l’Etat, mais on continue à verser des sommes exorbitantes dans les comptes de ces entreprises véreuses. A qui appartiennent ces entreprises pour qu’elles bénéficient autant de passe droit ? Pourquoi ces entreprises ne sont pas indexées et citées à se justifier devant la justice ? La vérité n’est pas ailleurs, mais bien installée au sein même du système SASSOU qui coordonne tout depuis sa tour de Mpila. Peut-il sanctionner ses propres enfants, ses parents, amis et fidèles collaborateurs ? Ce sont ceux-là les vrais criminels qui asphyxient l’économie congolaise.
La société civile s’insurge contre tous ces mensonges planifiés pour berner les congolais. Elle estime qu’il serait temps d’engager des vraies poursuites dans ces dossiers connus pour certains depuis longtemps. La politique d’effet d’annonce pour amadouer un auditoire qui ne croit plus en vos promesses jamais honorées est une preuve de plus que l’indécence politique des dirigeants congolais a atteint un paroxysme décadent qui noie le gouvernement congolais dans son propre mensonge.
Jean-Claude BERI.
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(1) Film sur la corruption au Congo, sur Al Jazzera ! Reportage du 09 septembre 2009
(2) Le règne sulfureux des 4 amazones sur l'économie congolaise : http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/243-le-regne-sulfureux-des-4-amazones-sur-leconomie-congolaise.html
(3) La corruption, ce mal qui semble immuable au Congo-Brazzaville. http://www.dac-presse.com/extensions.html

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