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L’argent rend fous (et violents) les fonctionnaires congolais
On se souviendra de l’affaire qui opposa à Dolisie Marie Magloire Dambenzet alors préfet du Niari et le trésorier payeur, le premier tabassant en règle le second pour une sombre histoire de sous. Cette agression valut au préfet un limogeage bien mérité.
Pointe-Noire vient de connaître la répétition de ces honteux évènements dans un conflit entre le directeur départemental de la culture et des arts et son SAF comme cet article paru dans « La Semaine Africaine » nous en informe.
Le cas devenant récurent, il faut peut-être envisager d’ offrir aux fonctionnaires congolais des gants et un ring de boxe en lieu et place de stylos et bureaux ?
Une rixe entre hauts fonctionnaires de la culture à Pointe-Noire: l’affaire est en justice
A croire que ce sont des hommes de culture! Le directeur départemental de la culture à Pointe-Noire, Léonard Ibouanga, en est arrivé aux mains avec son S.a.f, Charles Sokat, pour une histoire de fonds de fonctionnement, d’un montant de trois millions de francs Cfa. La triste scène s’est produite jeudi 14 octobre dernier, dans la soirée, au domicile du S.a.f, au quartier Fouks. Que s’est-il passé?
Charles Sokat s’était rendu, ce jour-là, au trésor public départemental, retirer les fonds de fonctionnement de la direction de la culture. Ayant été servi en retard, il est rentré chez lui, car les bureaux étaient déjà fermés. En fin d’après midi, le directeur départemental de la culture lui passe un coup de fil, «pour connaître sa position». Et il l’a rejoint à la maison.
Le S.a.f a, alors, remis les fonds au directeur départemental de la culture. Ce dernier, en guise de félicitations, sans doute, lui tend un billet de 5.000 F Cfa. S’estimant blousé, le S.a.f proteste et une dispute éclate, qui dégénère vite en rixe. Pendant la bagarre, le directeur départemental balance un tabouret à son S.a.f.
L’épouse de ce dernier s’intercale et reçoit le tabouret. Heureusement, elle n’est pas blessée. Charles Sokat téléphone à la police qui intervient assez rapidement. Les deux hauts fonctionnaires sont conduits au commissariat central de police où ils sont entendus sur procès verbal. L’affaire est transférée à la justice et, en attendant le procès, les deux hommes sont remis en liberté. Cependant, on ne sait pas si les fonds ont été placés sous scellé.
La Semaine Africaine

Je pense que le directeur départemental de la culture en la personne de mr Ibouanga Léonard a apporté un démanti sur cette affaire dans un numéro de la semaine africaine ( je ne sais plus lequel).
Qu' à cela ne tienne ce genre de comportement ne cesse de ternir l'image du fonctionnaire congolais: en arriver aux mains pour des cadres de leur rang c'est simplement ignoble. Quelle honte bon Dieu.
Je crois que les deux personnes n'ont pas leur raison d'être dans un département comme celui de la culturel.
Le minsitre eh tirera sans doute les conséquences et prendra les mesures qui s'mipose après la justice; on l'espère en tout cas
En voici la teneur in "La Semaine Africaine" N°3037 du Vendredi 22 Octobre 2010
Droit de réponse du directeur départemental de la culture au Kouilou
Il a été écrit, dans le journal La Semaine Africaine n°3036 du mardi 19 Octobre 2010, à la page 6, dans la rubrique «Coup d’oeil en biais», des propos qui ne cadrent pas avec la réalité.
Il n’y a jamais eu une rixe entre mon collaborateur, M. Charles Sauthat (S.a.f) et moi, Léonard Ibouanga, directeur départemental de la culture au Kouilou. Il y a eu, certes, un malentendu défini par un énervement réciproque, mais sans faire recours à la solution animale. Le problème a été soumis aux services de police et non à la justice, s’il vous plait. Il serait souhaitable de vérifier l’authenticité des faits et relater l’information, en toute objectivité et honnêteté. Lire 384.000 francs Cfa et non 3 millions de francs Cfa, tel qu’écrit dans votre journal.
Léonard IBOUANGA
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