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Institut Français de pointe-Noire : Duo Ngalula-Guédon, fusion réussie

C'est avec la création du spectacle du duo franco congolais Maryse Ngalula - Jean-rémy Guédon que l'institut Français, antérieurement CCF de Pointe-Noire, a commencé son année 2011.
La rencontre entre les deux membres de ce duo est une affaire ponténégrine, puisqu'ils se sont rencontrés à Pointe-Noire en juin 2010 à l'occasion de leur passage séparé au festival Nsangu Ndji Ndji, Maryse Ngalula avec son orchestre Maryz Band et jean-Rémy Guédon avec le Trio Katam. L'affiche alléchante n'a pourtant pas vraiment mobilisé les mélomanes de la Capitale économique qui ont été loin de remplir la salle pourtant petite.
Qu'allait-il sortir de cette collaboration ? C’est la question que se posaient les observateurs de la vie culturelle de Pointe-Noire. Non pas que l'on doutât un seul instant du talent et de chacun des artistes, mais des interrogations subsistaient sur la qualité du produit vu le temps de travail restreint de leur résidence : trois semaines à Kinshasa et moins d’une semaine à Pointe-Noire.
Mais dès les premières notes, on s'est vite rendu compte que ceux qui n'avaient pas effectué le déplacement de l’Espace Tchicaya U Tam’si allaient manquer quelque chose de merveilleux. La fusion a réussi entre ces deux passionnés, très curieux, et toujours à la recherche de sons nouveaux.
La présence scénique et la voix puissante de Maryse Ngalula se sont merveilleusement mêlées aux notes du saxophone et de la flûte de Jean-Rémy Guédon. L’instrument ‘’barbare’’, l’ordinateur dixit l’arrangeur français a énormément contribué à la réussite de cette soirée. De la musique électronique ? Pas seulement !
C’était une sorte de mélange homogène de talent et de technologie. Des rythmes traditionnels luba et zoulou du répertoire de la chanteuse kinoise ont été revus et corrigés par Jean-Rémy.
Maryse a chanté, en luba, en swahili, en lingala, en anglais et en français ses textes engagés, a fait dénoncer des injustices sur le continent et a dansé la muntuashi ; de son côté Jean-Rémy ne s’est pas seulement contenté de jouer su saxophone et de la flûte voire…l’ordinateur, il a aussi chanté (même en lingala et luba) et dansé !
La prestation à deux a donné une nouvelle couleur aux chansons de Maryse Ngalula déjà entendues lors de N’Sangu Ndji-Ndji en juin dernier.
Le choix de Pointe-Noire pour la première représentation de leur spectacle n’est donc pas fortuit. Samedi soir, c’était pour les deux artistes l’occasion de montrer au public ponténégrin cette création dont le point de départ est la capitale économique congolaise. Le reste du monde pourra le voir après quelques réglages.
Potins de la rédaction :
Ya Sanza, toujours interdit de Séjour au dans la salle Tchicaya U Tam'si (dont il a dirigé les travaux) en raison de ses divergences d'opinion avec le maître des lieux au sujet de la plasticienne Rhode Makoumbou, a dû suivre le concert depuis la rue. Réponse de la billetterie : la caisse est fermée, alors que des spectateurs retardataires prenaient leur billet
A la sortie un certain mécontentement du public quand aux conditions de visibilité. EGM ayant passé l'ensemble du concert debout, il a beaucoup gêné les spectateurs assis à l'arrière de la salle.

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