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Force publique : la contradiction des mots et des actes

Le président de la République, Denis Sassou N'Guesso, a déploré le 31 décembre 2011 à Brazzaville, le comportement des agents de la force de l'ordre enclins aux pourboires sans réellement faire leur travail.
Hélas, pas un mot sur d’éventuelles sanctions. A quoi bon les mots si l’impunité demeure la règle ? A quoi bon les tournées d'inspection du DDPN pour lever les barrages routiers si ceux-ci sont remis en place dès qu'il a tourné le dos ?
Il est temps que les congolais puissent faire confiance en ceux qui sont supposés défendre le respect de la loi et des valeurs de la République.
Réveillon d'armes 2011 : le chef de l'État dénonce les hommes en uniforme à la « main tendue »
Le président de la République, Denis Sassou N'Guesso, a déploré le 31 décembre 2011 à Brazzaville, le comportement des agents de la force de l'ordre enclins aux pourboires sans réellement faire leur travail
Les rites et traditions au sein de la force publique ont été une fois de plus cristallisés ce 31 décembre 2011 à l'occasion du réveillon d'armes. L'occasion était toute indiquée pour le chef de l'État, chef suprême des armées, Denis Sassou N'Guesso, de donner des nouvelles orientations et directives devant servir de feuille de route pour l'action collective de la force publique pour cette année 2012 et de dénoncer les hommes en uniforme « à la main tendue ».
En effet, le chef suprême des armées, dans son adresse, s'est indigné du comportement des hommes en uniforme qui organisent des rackets et tendent des mains aux usagers : « Il doit être définitivement établi qu'il y a des actes qu'un officier digne de ce nom ne peut pas poser dans la société. Les militaires, les gendarmes, les policiers, dans leurs rapports avec le peuple, même dans leurs rapports internes, doivent s'interdire certains comportements parce que les lois et règlements s'imposent à eux. Il est inconcevable qu'un détachement de l'armée, de la gendarmerie ou de la police en mission, tende sur une voie publique, un bout de bambou, un bout de bois pour arrêter la circulation et organiser les rackets. Tout comme, il est inconcevable le fait pour un policier ou un gendarme à un carrefour, d'adresser un propos à un usager et de lui tendre la main. »
Le chef suprême des armées a tout de même reconnu les efforts importants qui ont été déployés au cours de ces dix dernières années, en dépit des périodes difficiles que le pays a connues. Ces efforts ont été ressentis au niveau de la réforme, de la réorganisation, de la construction d'infrastructures et de la mise en place d'équipements de formation à tous les niveaux.
« Mais il reste tout au long de ce processus, une question lancinante : celle de l'homme qui est au centre de tout ; l'homme dans sa formation professionnelle, dans son éthique, dans la morale. Parce qu'on ne peut pas acquérir tous les équipements, tout comme on ne peut pas mettre en place toutes les infrastructures, tant que l'on n'aura pas placé l'homme au centre de tout, surtout lorsqu'il s'agit de la force publique », a déclaré le président de la République. Il doit obéir à un ensemble de règles, de lois. Et la première règle est la discipline.« Car il n'existe pas d'armées indisciplinées qui remportent des victoires », a-t-il poursuivi. La discipline est la force principale des armées. Donc le respect des lois et des règlements. L'homme discipliné, formé, est celui qui atteint un niveau de professionnalisme élevé. Sans cette formation, il sera difficile d'atteindre les objectifs fixés.
Et d'ajouter : « Le militaire, à plus forte raison l'officier, doit d'abord avoir une certaine tenue, un certain maintien dans la caserne comme à l'extérieur. Ce sont toutes ces vertus, tous ces comportements, toute cette organisation qui distingue la force publique du reste des autres secteurs de l'appareil de l'État. Nous ne pouvons pas parler de modernisation et de montée en puissance de la force publique sans que les forces morales ne soient au centre. Je vous invite donc à prendre en compte cette dimension essentielle pour que la question de la discipline, de la morale, de l'éthique au sein de la force publique, soit au centre de notre action. Dès lors, nous pouvons être assurés d'aller toujours de l'avant et d'atteindre tous nos objectifs. Je sais que nous le pouvons, et les faits l'ont montré. Je peux donc vous faire confiance. »

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