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Engagement non tenu, procès en vue : la famille de Brazza attaque le Congo
La dépouille de Pierre Savorgnan de Brazza avait été transférée en 2006 d'Alger, où elle reposait jusqu'alors, pour être solennellement réinhumée à Brazzaville, la capitale du Congo qu'il fonda en 1880. Il repose depuis au coeur de la ville, dans un caveau surmonté d'un imposant mémorial.
La Lettre du Continent rappelle que certains de ses descendants (italiens) avaient accepté que ses restes soient ramenés à Brazzaville à condition que le Congo s'engage, entre autres, à édifier une statue d'un roi local près de celle de l'explorateur, à construire un dispensaire ou bitumer une piste menant à la localité de Mbé.
Mais aucun de ces engagements n'a été tenu.
Des descendants de Savorgnan de Brazza poursuivent le Congo en justice
05.02.10 | 16h49 Des descendants de Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905) ont assigné en justice à Paris l'Etat congolais, à qui ils reprochent de ne pas avoir respecté des engagements pris lors de l'inhumation en 2006 à Brazzaville de l'explorateur français d'origine italienne, a-t-on appris vendredi.
Révélée par La Lettre du Continent, cette procédure, engagée au civil devant le tribunal de grande instance de Paris, a été confirmée à l'AFP par un avocat.
Le tribunal a proposé une médiation. Une audience de procédure est prévue le 29 mars, a précisé Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, avocat de la République du Congo dans cette affaire.
La dépouille de Pierre Savorgnan de Brazza avait été transférée en 2006 d'Alger, où elle reposait jusqu'alors, pour être solennellement réinhumée à Brazzaville, la capitale du Congo qu'il fonda en 1880. Il repose depuis au coeur de la ville, dans un caveau surmonté d'un imposant mémorial.
La Lettre du Continent rappelle que certains de ses descendants (italiens) avaient accepté que ses restes soient ramenés à Brazzaville à condition que le Congo s'engage, entre autres, à édifier une statue d'un roi local près de celle de l'explorateur, à construire un dispensaire ou bitumer une piste menant à la localité de Mbé.
La cour du royaume des Tékés, à l'origine du traité ayant permis la colonisation française du Congo, avait également pris part aux négociations. Les Tékés auraient voulu que l'explorateur repose à Mbé, leur capitale, à 150 km de Brazzaville. Mais ils n'avaient pas obtenu satisfaction et il avait été convenu que le royaume reçoive des compensations (route, hôpital, école...).
Le Congo se voit maintenant reprocher de ne pas avoir tenu ses promesses.
Quel paradoxe, ce sont les descendants du colonisateur qui aujourd'hui font la leçon au gouvernement pour le contraindre à respecter sa parole d'améliorer le sort de ses propres ressortissants.

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