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En remplacement des sachets plastiques, pourquoi pas le filet à provisions ?
Une fois n'est pas coûtume, l'éditorial des "Dépêches de Brazzaville" de ce jour lève un lièvre qui mérite de l'être : Aucune mesure n'a été prise pour remplacer les sachets plastique désormais hors la loi.
Dès le début de la campagne entreprise sur internet pour interdire les sachets plastiques, nous nous étions élevés contre les conséquences d'une mesure d'interdiction brutale, telle que celle à laquelle commerçants et consommateurs sont confrontés aujourd'hui. Nous pensions et pensons toujours que des mesures progressives, comme de lourdes taxations, auraient permis de mettre en place des solutions alternatives. Las... on a, comme trop souvent, préféré la brutalité.
On constate aujourd'hui que la plupart des sachets en papier mis à disposition sont de piètre qualité et le recours sur les marchés à des papiers récupérés, sacs de ciment ou vieux journaux, ne présente pas la moindre garantie d'hygienne.
Quel produit de substitution pourrait-on trouver aux emballages plastique ? Nous conviendrons qu'il est possible de faire ses courses avec un cabas ou un panier de vanerie, mais l'objet est encombrant surtout quand il est vide.

Autrefois, presque tout le monde avait, monsieur dans sa poche, madame dans son sac à mains, un filet à provisions qui ne tenait aucune place quand il n'était pas utilisé. C'est au retour de cet objet simple, pratique et peu onéreux qu'il faudrait songer.
Pourquoi ne pas envisager le recyclage des plastiques dans la confection de ce type de produit ? Ils pourraient être réalisé en macramé ou au crochet et fournir quelques emplois à une population qui en manque terriblement.
Peut-être est-il plus facile d'attendre que nos amis extrème orientaux, ne s'avisent de ce hiatus et qu'ils se mettent a les importer en grandes quantités, il serait pourtant dommage de passer à côté d'une telle oportunité.
L'éditorial des "Dépêches de Brazzaville" :
Sachets
Il est bien vrai, indiscutable même, que la suppression des sachets en plastique qui, jusqu'à présent, servaient à de multiples usages avant d'être jetés sur le sol au risque de créer une inquiétante dégradation de l'environnement, est une décision logique, saine, dont les effets devraient être bénéfiques à long terme. Mais, en attendant, elle a créé un vide regrettable dans les villes où elle se trouve appliquée car elle n'a pas été accompagnée par la mise en place de produits de remplacement telle que le papier, le carton, le tissu.
Résultat : sur les marchés, vendeurs et consommateurs cherchent désespérément comment emballer les produits qu'ils vendent ou qu'ils achètent, se disputent les rares sacs existants et, pour finir, se rabattent clandestinement sur les maudits sachets en plastique qui se vendent plus que jamais sous le manteau. D'où un désordre qui n'est peut-être pas perceptible dans les bureaux des administrations concernées par cette affaire mais que les citoyens, tous les citoyens sans exception, constatent quotidiennement.
Il est bien vrai que la prolifération du plastique dégradait fortement l'environnement urbain et ne pouvait manquer tôt ou tard de provoquer des troubles de la santé contre lesquels il aurait été difficile de lutter. Jetés négligemment dans les rues, les caniveaux, les ruisseaux, les terrains vagues alors qu'ils ne peuvent se détruire naturellement, les sachets constituaient une menace latente que ne pouvaient sous-estimer les pouvoirs publics. Mais étant donné l'importance du commerce urbain, il aurait été sage, d'abord, d'organiser leur disparition progressive, ensuite de prévoir des produits de remplacement, en papier notamment. Ce qui, hélas ! n'a pas été fait et qui devra impérativement l'être dans les semaines et les mois à venir si, du moins, l'on veut réellement gagner cette bataille en faveur de l'hygiène publique.
Il ne nous appartient évidemment pas de dire comment les administrations concernées devraient s'y prendre pour mettre en place les produits de substitution sans lesquels leur décision citoyenne demeurera lettre morte, mais le simple bon sens devait les amener à réfléchir sérieusement au problème afin de lui trouver des réponses pratiques.
S'il n'en va pas ainsi, il y a fort à parier que la situation s'aggravera dans les villes et que les sachets en plastique referont vite surface faute de produits de remplacement.

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