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Du vilain et du pas beau au Congo In la Lettre du Continent
COMMISIMPEX en arbitrage à la CCI.
Une forte délégation congolaise s'est rendue à Paris en jet privé, du 19 au 21 décembre, afin d'assister à un nouvel arbitrage devant la Chambre de commerce internationale (CCI) dans le cadre de l'affaire opposant le Congo-B à l'homme d'affaires Mohsen Hojeij.
Ce dernier, patron du groupe de BTP Commisimpex, tente depuis plusieurs années de recouvrer une créance de près de 750 millions $. Emmenée par Alphonse Moubanga, le directeur de cabinet du ministre congolais de la justice, la délégation venue tout droit de Brazzaville comprenait également Gabriel Longombé, ex-secrétaire général de la présidence et cosignataire, avec Jean-Dominique Okemba, d'un premier protocole d'accord en 2003. Parmi les autres membres citons Roger Ngossaki et Félix Boueno, anciens directeurs de la Caisse autonome d'amortissement (CAA) sous la présidence de Pascal Lissouba, l'ex-ministre des finances Clément Mouamba, l'ancien directeur de cabinet de Lissouba, Martial De Paul Ikounga, l'actuel secrétaire général du gouvernement, Benjamin Boumakani, et le premier président de la Cour suprême du Congo, Placide Lenga. Brazzaville est défendu par le cabinet Cleary Gottlieb.
SONO PLUS attaque Brazzaville en justice.
Patron de la société Sono Plus, spécialisée dans les prestations événementielles (sonorisation, effets lumineux, audiovisuel...), François-Xavier Malinowski s'apprête à déposer plainte en France contre Edgard Nguesso. En tant que directeur général du domaine présidentiel du Congo-B (DDP), ce dernier a passé en 2004 pour plus de 350 millions FCFA (533 000€) de commandes d'équipements et de prestations dans le cadre de la fête de l'indépendance organisée le 15 août 2004. Depuis cette date, la société basée à Amiens, dans le nord de la France, attend le règlement de sa facture... François-Xavier Malinowski, qui rejoint la longue liste des créanciers privés du Congo-B, devrait s'entourer de ténors du barreau d'Amiens, mais également d'avocats congolais pour réclamer de lourds dommages et intérêts.
AFRIQUE/ETATS"UNIS
La DEA sur la piste des belles américaines
Une enquête de la Drug Enforcement Administration (DEA) sur le financement d'organisations comme le Hezbollah via les fi lières des véhicules d'occasion en Afrique a suscité une plainte du procureur General de New York.
Une plainte civile déposée le 15 décembre aux Etats-Unis par le procureur General de New York pourrait révéler la face sombre du marché de la voiture d'occasion en Afrique. Selon le département américain de la justice, qui s'appuie sur les investigations de la Drug Enforcement Administration (DEA), 490 millions $ auraient été' consacrés à l'acquisition de véhicules aux Etats-Unis destines à être exportes sur le continent africain entre 2007 et début 2011. Ces voitures, qui auraient été achetées grâce à l'argent des trafics de drogue (Colombie, Afghanistan...), ont principalement pénétré par le Togo et le Benin.
Selon la DEA, l'argent résultant de la vente des voitures, réexpédié au Liban, constituerait l'un des principaux soutiens à des groupes tels que le Hezbollah - organisation classée comme terroriste depuis 1997 par les Etats-Unis. Toujours selon la DEA, qui a publié la plainte du procureur sur son site, ces réseaux engloberaient des institutions bancaires et des maisons de change libanaises comme la Lebanese Canadian Bank (LCB), Cybamar Swiss GMBH, Hassan Ayash Exchange Co. et Ellissa Exchange Co. Une trentaine d'hommes d'affaires libanais, autres acteurs présumés des ces circuits, ont par ailleurs été "tracés" comme les acheteurs des véhicules. Plusieurs d'entre eux, patrons de sociétés d'import-export en Afrique et au Liban disposant de filiales aux Etats-Unis, entretiendraient des rapports avec des narcotrafiquants comme Ayman Joumaa et Maroun Saade. Certains sont nommément cités par le DEA à l'instar d'Oussama Salhab, très visible au Togo et qualifié "d'agent actif du Hezbollah". Ali Tajideen, patron de Tajco SARL, société présente en Gambie, au Congo-K et en Sierra Leone, est également dans le viseur de la justice américaine, tout comme Ali Mohamed Kharroubi , patron d' Ellissa Holding, qui vit entre le Liban et le Bénin. Empire de la filière d'occasion en Afrique, le Bénin est d'ailleurs particulièrement épinglé'. "Plusieurs centaines de millions de dollars sont chaque année transportés de ce pays vers le Liban via des passeurs et des agents de change", note la DEA.
NDLR : Elissa holding est ce marchand de voitures d’occasion auquel la mairie de Pointe-Noire a cédé l’usage des terrains de sports du Lycée Poaty Bernard pour installer son entrepot sous douanes.

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