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DU DEPERISSEMENT DU SYSTEME JUDICIAIRE AU CONGO-BRAZZAVILLE par Jean Marius ILOKI KAMBISSI
Ni les hurlements ni les aboiements des esprits retors, ceux là qui militent pour le journalisme des griots, n’empêcheront le vrai journalisme de s’exprimer dans notre pays résolument engagé dans sa mutation irréversible vers une société démocratique. La liberté de la presse est l’un des droits fondamentaux dans toute nation civilisée. Partout où se produit un évènement intéressant la vie de la société, il est du devoir du journaliste de s’informer avec toute sa lucidité, afin d’informer à son tour avec une rigoureuse impartialité ses lecteurs. Que les adversaires de ce droit fondamental s’insurgent, qu’ils aboient, le Journalisme véritablement indépendant qui fait sienne la devise de la ville de Paris : « Fluctuat nec mergitur » il est battu par les flots mais ne sombre pas » poursuivra son chemin. L’article que vient de publier l’Hebdomadaire brazzavillois TALASSA dans sa dernière livraison, sur le détournement spectaculaire et scandaleux par Maître Jean PETRO, des fonds d’un justiciable, participe de ce combat. Je tiens ici, du plus profond de mon cœur, à adresser mes sincères et patriotiques félicitions à
Ce scandale place le Conseil de l’Ordre des Avocats au ban des accusés, car les justiciables que nous sommes, avons désormais une raison de nous méfier des Avocats. Ce club d’Avocats soupçonné de copinage n’inspire plus aucune confiance.
Je suis juriste de formation en charge du contentieux dans une société de la place, citoyen de ce pays qui ne saurait être pris en otage par qui que ce soit, et à ce titre, je tiens de
Cette affaire qui délite
Comment alors expliquer la mansuétude du Pouvoir judiciaire comme celle dont fait montre
Tenez ! se croyant immunisé du fait de sa charge de Bâtonnier, entendant protester contre la présence à l’audience de
Il faut dire que tel acte, loin d’être une simple injure au Pouvoir Judiciaire, constitue une offense manifeste à
C’est le lieu de rappeler que les citoyens étant égaux devant la loi, personne ni aucune catégorie ne devraient se prévaloir d’aucune impunité que la loi n’a pas consacrée, ce qui fait que toute infraction à la loi, quel quelque soit son auteur, expose celui-ci à une sanction. Une infraction est un comportement ou un acte interdit par la loi pénale et donc passible de sanctions prévues par la loi. Plus particulièrement en droit pénal, il s'agit d'un acte illicite causant un préjudice à l'ordre social.
Cette précision étant relevée, il sied de rappeler qu’au nombre des devoirs du citoyen envers les autorités publiques légalement instituées, figure un devoir de respect et d'obéissance aux ordres visant au Bien commun. Les Magistrats, en rendant
« Lorsqu’un ou plusieurs magistrats de l’ordre administratif ou judiciaire, lorsqu’un ou plusieurs jurés, auront reçu, dans l’exercice de leurs fonctions ou à l’occasion de cet exercice, quelques outrages, par paroles, par écrit ou dessein non rendus publics, tendant, dans ces divers cas, à inculper leur honneur ou leur délicatesse, celui qui aura adressé cet outrage, sera puni d’un emprisonnement de quinze jours à deux ans.
Si l’outrage par paroles a eu lieu à l’audience d’une cour ou d’un tribunal, l’emprisonnement sera de deux ans à cinq ans ».
D’après le Traité de droit pénal spécial: « Est un outrage, blessant l’honneur et la délicatesse de la victime, tout ce qui tend à abaisser le fonctionnaire visé, à diminuer l’autorité morale dont il jouie et, en définitive, à nuire au respect qui doit entourer la fonction qu’il exerce ».
L’Avocat est un justiciable comme un autre, qui ne peut invoquer les dispositions légales qui le protègent, que sous la condition que son acte ne soit pas constitutif d’outrage, et encore que cet acte soit commis à l’audience à laquelle il participe pour défendre les intérêts de son client, mais jamais exclusivement y être venu dans le seul but de faire une démonstration de force par rapport à l’ordre établi. Il y a eu ce vendredi 07 mai 2010 dans la salle des audiences de
Mais les Avocats ne sont pas l’unique maillon honteux de notre système judiciaire. En effet, en mai de l’an dernier, onze Magistrats ont été révoqués pour : manquements graves aux devoirs de l'Etat, à l'honneur, à la délicatesse et à la dignité de leur charge. La révocation avaient été prononcée à Brazzaville, par le Conseil Supérieur de
« La présente session a lieu 37 ans après la dernière qui s'est tenue en 1972 », a rappelé à l’occasion le Ministre de
Conformément à
Mais voilà ! au Congo, la toile d’araignée est faite pour les mouches, que l’on ait un dossier hyperchargé de fautes graves ; si l’on jouit d’un parapluie politique, notamment sur la base ethnique, on ne se sent plus justiciable du Conseil Supérieur de
Ainsi, conscient de son immunité ethnique, se sachant dans son terroir et intouchable, Monsieur Jean Christophe PANGOU s’autorise toute violation de la loi, agissant au quotidien en marge de la loi qu’il est pourtant chargé de garantir. Je me permets de citer ici, l’exemple le plus flagrant, celui d’un Magistrat, Conseiller à
Nous en appelons ardemment à Monsieur le Garde des Sceaux, car les discours ne suffisent plus, le Premier Président de
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