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Droit de réponse de RENATURA
Ce message est la première et la dernière réponse que Rénatura fera aux différentes diffamations que M. Sanz se plait à véhiculer sur l'association.
Nous ne nous abaisserons pas ici à chercher les motivations de ces attaques gratuites, qui, malheureusement, loin d'être constructives font bien plus de tort aux intérêts soit disant "défendus".
M. Sanz, bien assis dans son fauteuil, pense détenir la vérité absolue sur toutes questions... Lors du prétendu trafic d'influence dont nous avons été accusés par ce soit disant "journaliste", nous n'avions pas souhaité apporter de l'eau à son moulin et n'avions pas réagi. Cette fois-ci, nous tenons à éclairer une bonne fois les lecteurs sur ces allégations et le manque de professionnalisme de M. Sanz afin de démontrer la simplicité avec laquelle un mauvais journaliste peut pervertir la réalité et manipuler les opinions.
Il semble tout d'abord que M. Sanz n'ait pas lu notre bulletin, nous allons donc reprendre les faits pour lui. Comme nous l'avons expliqué, Rénatura a été conviée à participer à une réunion publique de présentation du projet Sintoukola Potash. Lors de cette réunion, nous n'avons pas manqué de manifester nos réticences, questionnements sur ce projet. Les représentants de l'entreprise ont alors assuré à toutes les ONG présentes qu'ils s'engageaient à respecter les normes environnementales les plus strictes (Banque Mondiale, etc).
Nous avons ensuite, par personnes interposées - et ce point est important pour comprendre la suite, eu connaissance de la programmation d'études sismiques en mer et sur la plage en pleine saison de ponte, et de surcroît sur un site de ponte de tortues marines que nous étudions pour la 9ème année consécutive… Nous avons alors exprimé notre mécontentement auprès des responsables de Sintoukola Potash. La conséquence de notre intervention a été l'organisation rapide d'une réunion avec tous les responsables du projet, dont certains sont venus d'Afrique du Sud et d'Australie spécialement pour cette entrevue... Rénatura a également associé WCS à ces pourparlers afin qu'il apporte son expertise sur les aspects mammifères marins (et oui contrairement à l'auteur, nous ne nous pensons pas spécialistes en tout…). Au cours de ces échanges, il a été décidé de se conformer aux normes internationales, puisque des antécédents sur ce type d'opération existent bel et bien. Il a été convenu, d'un commun accord avec Sintoukola Potash, de mettre en place toutes les mesures de sécurité possibles pour minimiser l'impact de ces futures études sur l'environnement. Le lancement des travaux sismiques a d'ailleurs pris du retard du fait de ces interventions...
Rénatura et WCS ont ainsi été, tout au long de ces sondages, des observateurs indépendants permettant de vérifier que ces normes internationales étaient bel et bien respectées.
Nous ne voyons pas en quoi cette action montre que nous cautionnons d'une façon ou d'une autre ce projet, d'autant plus qu'il sous-entend l’implantation d’un port minéralier sur une zone de suivi historique des populations de tortues marines pour l’association… Cependant, il aurait été irresponsable de ne pas accompagner cette étude de préfaisabilité actuellement en cours. D’ailleurs, heureusement que l’association Rénatura s’est inquiétée de la façon dont celle-ci était réalisée car personne, ni même les journalistes si prompts pourtant à dénoncer, ne s’était préoccupé de l’intégrité de l’environnement lors de ces études de préfaisabilité… Voilà pourquoi Rénatura préfère l’action aux vaines paroles qui ne servent pas tant l’environnement que leurs auteurs.
Rénatura n'est en rien responsable des attributions de permis d'exploration et d'exploitation en République du Congo. Mais en tant que société civile congolaise, il nous semble être de notre devoir de veiller à ce que les intérêts économiques de certaines grosses industries ne bafouent pas la loi du pays et les intérêts de ses citoyens. A notre sens, il nous apparait plus sensé d'établir un dialogue dès maintenant pour tenter en amont de réduire ces risques que de rentrer dans la critique sans proposer de solution. En quoi ces démarches peuvent-elles être targuées de vénales ou même remettre en cause l'intégrité des valeurs portées par l'ONG ? Ne sont-elles pas au contraire une réponse concrète et cohérente à ce type de projet ?
Concernant maintenant les rejets de sel en mer, il conviendrait, M. Sanz, de se renseigner un peu plus précisément (la documentation existe) avant de jeter tout de go que cette procédure est une catastrophe écologique. Elle est utilisée dans de nombreux pays et, si la diffusion est réalisée correctement, n'impacte pas outre mesure l'environnement. Il convient donc, pour cela, de surveiller cet aspect tout au long du projet. Pour votre information, les tortues marines sont, en outre sur ce point, au-dessus de tout problème, puisqu'elles disposent de glandes sudorales qui leur permettent d'évacuer facilement les excédents en sel. Cependant, l'écosystème marin en général nous intéresse et nous sommes attentifs à ces questions. Sintoukola Potash n'est d'ailleurs pas le seul projet à souhaiter mettre en œuvre cette technique, soit dit en passant…
Nous pensons, pour notre part, que les réels dommages environnementaux de ce projet seront ailleurs (la digue brise houle, le transport routier plutôt que ferroviaire, le stockage des boues, etc) et les conséquences sociales, pour des communautés avec qui nous avons tissé des liens étroits depuis 9 ans, nous inquiètent également fortement.
Pour conclure sur ce tissu d'insanités gratuites publiées par M. Sanz, nous souhaiterions revenir enfin sur cette dernière citation : " les belles idées qui animaient les premières années de RENATURA ne s'émoussent devant les subventions et le confort qu'elles apportent. Nous sommes cependant écœurés par tant de cynisme.". Nous aimerions simplement dire à son auteur que l’association Rénatura est composée d’une direction essentiellement animée par des volontaires de solidarité internationale dont le but n’est très certainement pas de s’enrichir (d’ailleurs il s’agit d’une association de loi 1901 à but non lucratif) mais qui donnent leurs temps sans compter pour une noble cause; contrairement à certains qui se prélassent dans la facilité en écrivant des informations erronées, sans en vérifier la véracité, se permettant même des jugements sur des sujets qu'ils ne maitrisent aucunement, bien assis au fond de leur siège; et pensent ainsi sauver le monde!
Nous sommes, nous aussi, écœurés par tant de bêtises!
"Tout tend au mensonge dans le monde ; et tout dans la nature ramène à la vérité."
La Rochefoucauld-Doudeauville; Livre des pensées, 108 - 1861.
Nathalie BREHERET,
Directrice de Rénatura
RENATURA Congo
Association de Conservation de la Biodiversité
BP 414 - Pointe-Noire / République du Congo
Tel: (00242) 05 544-99-99
www.renatura.asso.eu.org

Primo, je ne me prétends en rien journaliste, je suis géomètre et j'écris ce que je pense comme je le pense sans contrainte ni crainte.
Secundo j'ai bel et bien lu le buletin de l'association que j'ai, comme je le fais depuis fort longtemps relayé sur mon site.
Je ne reprendrai en rien ce qui est dit dans cette feuille de chou et qu'on pourra lire en suivant ce lien. Le lecteur se fera par lui même une idée et verra a quel point l'article en question est complaisant vis à vis de Sintoukola Potash à contrario de ce qu'en dit Nathalie Breheret.
Ce qui nous a outrés dans ce papier, et qui se confirme dans le droit de réponse de la directrice de l'association, c'est l'absence de réaction de RENATURA sur le fait que le parc national de Conkouati Ndouli va perdre son caractère de sanctuaire du fait de l'exploitation de la potasse.
Les bénévoles de RENATURA sont sans aucun doute animés d'excellentes intentions, je crains de ne pas pouvoir en dire autant de sa direction.
Tous les chiffres donnés ci-dessous ont été mesurés sur carte suivante qui est un document Sintoukola Potasch. Ils ont donc été calculés à partir de l'échelle en bas à gauche et n'ont pas de caractère de précision absolue, cependant, l'erreur résiduelle ne peut être considérée comme significative.
Surface du parc : +/- 4680 Km²
Surface de la concession Sintoukola Potash : +/- 1600 Km²
Surface de la concession Sintoukola Potash située dans le parc : +/- 1000 Km²
% de surface du parc touchée par la concession : >21%
% de la concession situé à l'intérieur du parc : >62%
Longueur de côte du parc : 34 Km
Longueur de côte du parc occupé par la concession : 23 Km
Ce qui reste encore inviolable : 11 Km mais qui reçoivent les eaux rejetées par l'exploitation (courants sud nord)
% de côte du parc suceptible d'être utilisée par Sintoukola Potasch : >67%
Nous maintenons que la seule position acceptable pour une ONG supposée défendre l'environnement digne de ce nom est de dire fermement et définitivement :
NON AU VIOL DES SANCTUAIRES QUE SONT LES PARCS NATIONAUX