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Doudou Copa affirme son évolution
Après quelque cinq ans de carrière solo, la star congolaise de la musique "typique" vient de mettre sur le marché un nouvel album intitulé "Evolution". Un produit qui connaît déjà un franc succès.
Le 02 mai dernier dans la salle de conférence d'un hôtel de Pointe-Noire Doudou Copa était en conversation avec les journalistes. Une conférence de presse axée sur la présentation de "Evolution", troisième album de l'artiste après "Echaffaudage" et « Independence days ».
Un costume haut de gamme, bien cousu et bien griffé, chaussures bien bouclées,...En tout cas, Doudou était ce jour-là sur son trente et un! Sur la pochette d'Evolution, un Doudou souriant dans un salon constitué de fauteuils en cuir, tel un émir dans son palais. Si l'artiste n'a pas aujourd'hui pignon sur rue, il doit tout de même rêver du progrès. "L'homme est par nature évolutif", a-t-il souligné au cours de la conférence de presse. Par progrès, "mignon", comme on l'appelait durant son enfance, entend "le changement positif, mieux une autre façon de faire la musique", a-t-il expliqué.
Et comment faire la musique autrement? Réponse de Doudou: "il est question de faire le brassage des genres musicaux". Composé de dix titres dont "palado", "Gaétan nkodia" ou "Eyala", le produit est loin de laisser indifférent un véritable mélomane, qui qu'il soit: de l'amour aux conseils, plusieurs thèmes sont abordés dans l'oeuvre. Le tout à travers des genres musicaux exotiques comme le funk. C'est ce qu'on appelle la "world music". Et on pourrait dire que Doudou se mondialise progressivement.
Faire autrement la musique, c'est aussi synonyme de multiplier des spectacles. Non seulement au Congo, mais partout dans le monde. C'est d'ailleurs l'assurance faite par Régis production, producteur actuel de l'artiste.
Une conférence de presse inutile!
"Doudou ou consolateur des amoureux", "Doudou de mi amor", "l'homme qui a le contrôle de la rumba"... Que de paroles, que de surnoms attribués à Doudou Copa par des mélomanes aussi bien congolais qu'étrangers! Tous ces qualificatifs bien qu'exagérés pourraient résumer à eux seuls ce que représente aujourd'hui Doudou sur la scène congolaise de la musique.
De nombreux observateurs ne manquent pas de mots pour parler de Eyala. Une chanson susceptible d'immortaliser le musicien. "Dans ce morceau, l'auteur attire l'attention sur la lubricité aujourd'hui vénérée au Congo et même ailleurs", fait remarquer un religieux. Et l'album se joue au fil des secondes dans tous les débits de boissons ou ménages de Pointe-Noire. "J'ai écouté Eyala à Rfi. Et je me suis convaincue que Doudou a vraiment travaillé, car la forme et le contenu de la chanson sont digestibles", renchérit une couturière. "Ainsi, dit un taximan, Doudou, vu sa renommée n'a plus besoin de faire des conférences de presse pour présenter une oeuvre. Un vrai amoureux de la musique doit forcément connaître ce musicien, car il est aujourd'hui l'une des rares valeurs musicales que le Congo ait encore". Rien ne peut donc empêcher Mignon (comme on l'appelait durant son enfance) de parvenir à l'évolution. Et le franc succès rencontré déjà par Evolution en dit long sur la détermination de Mignon (comme on l'appelait durant son enfance) de conquérir l'évolution à laquelle il aspire depuis son séjour au sein de "Extra Musica Zangul".
C'est effectivement au sein de ce groupe qu'il commence dès les années 90 à bâtir en compagnie des copains tels que Papy Bastin, Roga Roga, Oxygène ou Hermann Ngassaky son oeuvre.
John Ndinga-Ngoma

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