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Dolisie : FERCO le rendez-vous manqué
Le projet Ibéro Congolais FERCO a été lancé à l'occasion du plan quinquennal. L'idée était excellente, l'usine devait transformer les ferrailles de récupération en fers a béton et en tôles de couverture. Idéalement située sur le tracé du réalignement du CFCO et celui de la ligne THT Moukoukoulou - Pointe-Noire, il disposait d'un moyen de treansport et de l'énergie nécessaire. L'usine aurait diversifié les activités de Dolisie, presque exculsivement tournées vers les industries du bois et aurait fourni de nombreux emplois directs comme induits. Les bâtiments étaient pratiquement achevés et l'usine commençait à être équipée quand la guerre a mis un terme aux travaux. Ils n'ont jamais repris.
En 2006, il a été annoncé que le projet était repris par une entreprise sud africaine.
Qu'en est-il cinq ans plus tard ?
Article paru le 19 août 2006 dans "Les Dépêches de Brazzaville"
FERCO relancée à Dolisie (Niari) à travers la Société nouvelle des fers du Congo
Après la signature, le 26 mai dernier, d'un protocole d'intention entre le gouvernement congolais et la société sud-africaine Redirile Development, un protocole d'accord a été conclu entre les deux parties le 16 août à Brazzaville. Le document a été paraphé, du côté congolais, par Emile Mabonzo, ministre du Développement industriel et de la promotion du secteur privé et, pour la partie sud-africaine, par Itumeleng Choabi, président-directeur général de la société Redirile Development. Il s'est conclu en présence du chargé d'affaires d'Afrique du Sud, Van Wyk Coen.
Avec la signature de cet accord, les deux parties ont créé, sur les cendres du projet Ferco, la Société nouvelle des fers du Congo, société anonyme de droit congolais en sigle S.N.FERCO S.A.
La nouvelle entité produira, à partir de ferraille locale ou importée et de l'exploitation des minerais de fer, des fers à béton aux diamètres de 6 à 22 mm. Elle commercialisera également des produits sidérurgiques notamment des ronds à béton, des cornières, des fers U, des carrés et autres produits connexes.
Le coût total de l'investissement est estimé à plus de 5 milliards de FCFA, cofinancé par l'Etat congolais à hauteur de 15% et 85% par la partie sud-africaine. La durée des travaux de réhabilitation de l'ouvrage est fixée à 18 mois, à compter de la date de la signature du protocole d'accord.
Répondant à la presse, Itumeleng Choabi a indiqué que dans la première phase de mise en œuvre du projet relatif à la construction des infrastructures, sa société entend employer une soixantaine de personnes qui seront basées à Dolisie. A l'issue de cette phase technique, la société Redirile Development pourrait embaucher plus de 1000 Congolais.
Le ministre Emile Mabonzo a souligné que cette affaire était l'aboutissement heureux du projet FERCO est le résultat de la promesse faite aux populations de Dolisie par le chef de l'Etat lors des campagnes présidentielles de 2002. Il a laissé entendre que la ferraille abandonnée sur l'ensemble du territoire congolais sera récupérée et traitée par cette nouvelle société.
Ce projet est à effet multiplicateur estiment les Dolisiens qui l'ont accueilli avec joie, car il permettra de construire à Dolisie même une cité ouvrière et un supermarché. S'y ajoutent le bitumage de 8 km de route à l'entrée de l'usine et la construction d'un lycée technique non loin qui devrait assurer la formation professionnelle des étudiants, formant ainsi une pépinière de personnel qualifié pour la nouvelle société.
Le responsable de S.N.FERCO S.A s'est aussi engagé à soutenir l'organisation des loisirs dans la ville via la création d'associations sportives et d'aires de jeux. Autant d'activités qui devraient contribuer efficacement à aider Dolisie à lutter contre la pauvreté ; ville qui, on le sait, est en pleine municipalisation accélérée, et ce, au lendemain des destructions aveugles qui ont tiré «la capitale de l'or vert» vers le bas.
Etat des lieux le 11 novembre 2011
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Malgré ses dimensions imposantes, l'usine est bien cachée par la végétation environnante, on ne la découvre que de tout près.
Quand on s'en approche elle semble de dérober.
La façade latérale côté route.
Trois cuves intactes de 50m³, incroyable que depuis l'arrêt des travaux elles n'aient pas été volées.
Vue générale de l’intérieur de l'usine. Il permet de se rendre compte de l'immensité des lieux.
Au premier plan les deux gardiens, ils ne nous posent pas la moindre question et nous laissent visiter sans problème.
Impossible ici de voler quoi que ce soit d'aisément transportable.
Vue générale depuis l'angle opposé, au milieu du cliché l'entrée du hall des ponts roulants.
Dans le grand hall avec au fond à droite l'endroit où sont les gardiens. A gauche des machines déjà montées.
Au premier et second plan, une fosse au génie civil complexe et inachevé.
L'interminable hall des ponts roulants, là aussi une fosse au génie civil complexe mais terminé.
L'usine devait recycler de vielles ferrailles. Elle est devenue une mine de vielles ferrailles. Celles-là qui en proviennent ont été préparées par des récupérateurs afin d'être enlevées et vendues à des négociants chinois ou indiens.
Parmi les centaines de graffitis qui couvent les murs, celui-ci, particulièrement stupide.
La grue à tour a été abandonnée. Elle pourrit sur place. Le chemin de grue a été enlevé. Pour les rails ou pour les traverses ?
On peut encore trouver là des caisses d'équipement jamais ouvertes.
Machines retournant à la ferraille à l'extérieur

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