Connexion utilisateur
Des instructeurs militaires français bientôt de retour au Congo ?
Une école militaire qui forme des maçons et des électriciens, voilà qui ne peut que surprendre, c'est pourtant le but déclaré de la création par la France de l'école militaire de génie civil aux portes de Brazzaville.
Faut-il y croire ?
L’école militaire de génie civil ouvrira ses portes en septembre prochain
L’école nationale à vocation régionale (ENVR) spécialisée dans les travaux publics et le bâtiment sera fonctionnelle en septembre 2010. L'accord relatif à l'implantation de cette structure de formation vient d’être signé entre le ministre congolais à la présidence, chargé de la défense nationale, Charles Zacharie Bowao et l’ambassadeur de France au Congo, Jean-François Valette. Le Congo et la France ont également signé un accord permettant de renforcer les capacités du service de santé des armées.
L’ENVR sera installée sur la route nationale N° 2 à la sortie de Brazzaville. Elle accueillera des stagiaires militaires en provenance de 17 pays africains qui vont se former aux métiers du bâtiment tels l’électricité, la plomberie, la maçonnerie, la menuiserie. Les apprenants vont se familiariser avec la réhabilitation ou la création de pistes en terre ou en latérite.
La France consacrera 378 millions de francs CFA en 2010 à ce projet qui est l’un des plus importants menés par la coopération militaire française dans le monde. A l’issue de leur formation, les militaires pourront mener des travaux au profit des armées et des populations.
Ils pourront également s’engager dans des opérations de maintien de la paix sur le continent africain. A terme, cette école sera un outil de reconversion au profit des militaires partant en retraite et qui envisageront de poursuivre une carrière dans le secteur civil.
L’accord de renforcement des capacités du service de santé des armées, d’un montant de 24 millions de francs CFA, prévoit la rénovation de l’infirmerie de la garnison de Pointe-Noire. Il est également prévu l’achat de matériels de santé et des formations au profit du personnel du service des urgences de l’hôpital militaire de Brazzaville.
L’engagement de la France auprès du service de santé des armées a débuté en 2002. Ce partenariat a permis la réhabilitation partielle des hôpitaux militaires de Brazzaville et de Pointe-Noire, et la remise à niveau ou la formation de cadres de santé.
la définition du génie civil donnée par le même site montre les différences mais aussi les similitudes :
Revenons au Congo qui dispose une armée pléthorique et sous professionnalisée. Qui ne s'est jamais dit que tous ces bidasses inutiles seraient mieux employés à construire des routes ? Alors que le pays souffre toujours des conséquences des guerres et de l'inconséquence de ceux qui devraient reconstruire, n'est-il pas raisonnable d'employer l'énorme réservoir de main d'oeuvre, actuellement rémunéré à ne rien faire, qu'est l'armée à l'amélioration de la cause commune ? Sous éduqués, sans autre spécialité que la chose des armes, les militaires sont sans avenir. Leur retour à la vie civile est pour eux une angoisse. De quoi vivront-ils une fois sortis de leur uniforme ? Leur enseigner un métier est une manière de les réincorporer à la vie civile. Mais pour enseigner il faut des instructeurs dont le Congo ne dispose pas/plus.
Pourquoi ne pas les instruire au génie militaire pour qu'ils puissent ensuite passer au génie civil ?
Où le bât peut blesser, c'est par l'arrivée massive d'instructeurs militaires, issus de l'ancienne puissance occupante, s'ils viennent avec des rôles annexes inavouables. On pense bien sûr au risque que les formations délivrées soient beaucoup moins pacifiques qu'annoncé. En professionnalisant son armée, la France a perdu ce qui de tous temps à fait la force des armées : la chair à canons, elle ne dispose plus guère que de spécialistes trop chers à former pour qu'on les sacrifie au champ d'honneur. En conséquence rares sont aujourd'hui les militaires des pays dits évolués qui sont exposés au feu. Preuve en sont les communiqués faisant état de la mort de quelques soldats en Afghanistan ou en Irak lorsque tout le monde se fout des populations civiles qui ont fait les frais des conflits en cours. La technologie, censée remplacer les bidasses montre ses limites et demeure plutôt impuissante devant les techniques de guerrilla ou de terrorisme.

Publier un nouveau commentaire