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De la réforme foncière au Congo

Depuis son arrivée aux affaires, le ministre des affaires foncières et du domaine public, Pierre Mabiala, se montre très actif et résolu à régler les problèmes fonciers nationaux.
Les outils font défaut et la justice ne peut guère trancher les innombrables litiges fonciers en s’appuyant sur les services d’un cadastre calamiteux.
C’est dans cette dynamique qu’il a annoncé le 14 juin à Brazzaville la création trois établissements publics fonciers : l’agence foncière pour l’aménagement des terrains, le bureau d’études et de contrôle des travaux cadastraux et le fonds national du cadastre
- L’agence foncière pour l’aménagement des terrains sera chargée de procéder aux opérations d’acquisitions foncières ; d’aménager et céder des espaces de terre nécessaires à la réalisation des projets d’intérêt général ; de contribuer pour le compte de l’Etat au recouvrement par le trésor public, des droits et redevances relatifs à l’acquisition, à l’aménagement et à la cession des espaces fonciers ; d’effectuer des recherches dans le domaine du foncier ; etc.
- Le bureau d’études et de contrôle des travaux cadastraux s’occupera du contrôle et du suivi des documents des travaux cadastraux, topographiques, photogrammétriques et géodésiques sur le territoire national ; de l’étude et de la conception des travaux cadastraux et des techniques connexes conformément à la réglementation en vigueur ; de faire la recherche dans le domaine du foncier, du cadastre et de la topographie ; de former et recycler le personnel nécessaire à la réalisation de certains objectifs.
- Le fonds national du cadastre procédera à l’aménagement des terrains ; l’établissement, la conservation et la rénovation du cadastre ; à la mise à jour permanente des documents cadastraux ; à l’établissement et la densification des réseaux géodésiques ; à la conservation et la rénovation des repères et signaux ; à l’étude et au contrôle techniques des travaux cadastraux.

Rappels :
Les services du cadastre bornent les parcelles et conservent les plans de celles-ci sans les faire figurer sur un document général les collationnant. Il est donc impossible de les repérer sur des feuilles et de vérifier leurs mimensions par rapport aux parcelles avoisinantes.
Les techniciens en charge travaillent avec du matériel et des techniques depuis longtemps obsolètes, au mieux avec des appareils topographiques mécano optiques. Depuis une trentaine d'années la topographie se réalise avc du matériel électro optique, beaucoup plus fiable et beaucoup plus rapide. Une nouvellegénération d'appareils est apparu voici un peu plus de 10 ans et qui fait appel à du positionnement par satellite. Nos braves agent du cadaste travaillent donc avec des méthodes qui ont pour le moins deux générations de retard.
Le cadastre congolais est donc entièrement à recréer et tant qu'à faire il est souhaitable que ce soit fait avec le méthodes les plus récentes. En particulier les GPS de géodésie.
Le Global Positioning System (GPS) – que l'on peut traduire en français par « système de positionnement mondial » – est un système de géolocalisation fonctionnant au niveau mondial. En 2010, il est avec GLONASS (équivalent russe), un système de positionnement par satellites entièrement opérationnel et accessible au grand public.
Ce système a été théorisé par le physicien D. Fanelli et mis en place à l'origine par le Département de la Défense des États-Unis. Il est très rapidement apparu que des signaux transmis par les satellites pouvaient être librement reçus et exploités, et qu'ainsi un récepteur pouvait connaître sa position sur la surface de la Terre, avec une précision sans précédent, dès l'instant qu'il était équipé des circuits électroniques et du logiciel nécessaires au traitement des informations reçues. Une personne munie de ce récepteur peut ainsi se localiser et s'orienter sur terre, sur mer, dans l'air ou dans l'espace au voisinage de la Terre.
Le GPS a donc connu un grand succès dans le domaine civil et engendré un énorme développement commercial dans de nombreux domaines : navigation maritime, sur route, localisation de camions, randonnée, etc. De même, le milieu scientifique a su développer et exploiter des propriétés des signaux transmis pour de nombreuses applications : géodésie, transfert de temps entre horloges atomiques, étude de l'atmosphère, etc.
Le GPS utilise le système géodésique WGS 84, auquel se réfèrent les coordonnées calculées grâce au système. Le premier satellite expérimental fut lancé en 1978, mais la constellation de 24 satellites ne fut opérationnelle qu'en 1995.
Une solution pour l'installation d'un cadastre numérique pourrait passer par la mise en en place d'une zone de couverture urbaine par des stations de référence GPS fixes en plus d'un réseau de points géodésiques pouvant être déterminés eux aussi par des méthodes GPS.
Les GPS de géodésie fonctionnent par deux. Une station fixe, dite pivot à laquelle se réfèrent une ou des appareils mobiles. La solution proposée est la création permanente des pivots ce qui abaisserait considérablement le coût des opérations terrain ainsi que le matériel à déployer.
Au Congo la plupart des appareils en service combinent les réseaux américain et russe pour obtenir des signaux plus fiables et plus précis. Cette combinaison a pour nom GNSS. Cette appellation serait sans doute plus correcte pour parler des travaux de géodésie en République du Congo.
Bien entendu, les techniciens du cadastre ne sont pas formés à ces techniques, il existe cependant au Congo plusieurs cabinets de géomètres ou bureaux d'études équipés et rompus à ce type de travaux. On pourrait les mettre à contribution pour l'établisssement des études parcellaires et des plans tout en les contraignant à mettre à niveau les agents du cadastre.
Ainsi, en quelques années pourrait être constitué le système d'informations géographiques de base qui manque tant au pays.
Commentaires
C'est déjà cela
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Mabiala en fait peut-être trop
- répondre
