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Confusion des genres
Dans les colonnes du journal Talassa, Ghys Fortune Dombe Bemba fustige les réductions de postes à Warid-Congo en s’en prenant violemment au ministre de tutelle Thierry Moungalla. S’agissant d’une société privée, nous comprenons mal l’amalgame fait entre l’entreprise dernière arrivée sur le front de la téléphonie mobile au Congo et dont les options commerciales, certes très favorables au consommateur, nous ont paru suicidaires tant elles mettaient en cause la rentabilité des résultats et le ministre.
Warid convoité par Orange
JEUDI 11 JUIN 2009 | (19) COMMENTAIRES
Warid, le dernier venu des opérateurs de téléphonie mobile au Congo, est à vendre. Orange est sur les rangs ainsi que les anciens de Libertis qui ont vendu à MTN.
Une source concernée et qui requiert l’anonymat nous a confirmé que l’opérateur n’a pas payé ses salaires de puis deux mois. L’ancien DG a été récemment débarqué et son remplaçant semble agir en liquidateur.
Le ministère ne serait pas officiellement averti des intentions de son partenaire (L’Etat possède 30% de l’entreprise). Par contre des engagements pris par Warid n’auraient pas été respectés, le changement de propriétaire est donc souhaité avec, semble-il une nette préférence pour Orange, donc France Télécom.
A suivre...
Certes, les pourparlers engagés à l’époque échouèrent mais Warid a poursuivi sa descente aux enfers. Salaires, fournisseurs, redevances et intéressement de l’Etat impayés ne sont nulle part le signe de bonne santé pour une entreprise. La restructuration avant cession s’impose. Et c’est dans ce contexte que notre confrère écrit dans apporter le moindre élément factuel : « Cette restructuration au sein de la Warid-Congo est imputée au ministre de tutelle, M. Thierry Lezin Moungalla dont les intérêts visibles, seraient manifestes dans cette société privée dont le personnel d’appui, est constitué des parents du ministre pour ne citer que ceux-là. »
Plus loin il parle de : « …suppression imminente des postes de travail aux agents locaux, au profit des expatriés pakistanais, camerounais et congolais de la RDC, et les ressortissants du Bengladesh au Congo. ». Puis : « A ce titre, le syndicat a apporté des éclairages dans cet accord tacite qui ressemble plus à la duperie, contracté entre la direction générale de Warid-Congo et le ministère des télécommunications, qui prévoit dans sa stratégie de redressement de l’entreprise la suppression de 147 postes occupés par les Congolais.
Les prévisions de Warid-Congo propose une réduction des personnels actuellement de 308 agents dont 237 Congolais et 71 expatriés. La restructuration retient un effectif total avec 90 Congolais et 29 expatriés. »
L’arithmétique donne des résultats certes légèrement plus défavorables au personnel local 62% de licenciés contre 59% aux expatriés, ces propositions restant toutefois très comparables et loin du raz de marée annoncé par GFDB.
Dimanche dernier, dans la matinée nous sommes entrés en contact avec le ministre qui se trouvait en transit à l’aéroport Charles de Gaulle et en partance pour le Qatar où il devait ouvrir des discussions avec la direction générale de Warid pour tenter de trouver une solution. Il nous a fait part des préoccupations qui étaient les siennes et nous a affirmé être prêt à répondre directement à toutes les questions qui se posent sur cette affaire.
D’évidence Warid a été fort mal géré et Warid doit maintenant payer les pots cassés. L’entreprise en cessation de paiement ne garde plus que le personnel nécessaire à maintenir la continuité de ses prestations a une clientèle d’importance dans l’attente d’une reprise. Il est malheureusement probable que ceux qui restent partiront à leur tour remplacés par un nouveau staff auquel les licenciés pourront prétendre être intégrés à la suite du recrutement qui ne manquera pas de se faire.
Dans cette affaire il faut bien constater qu’il s’agit du problème d’une société privée dans lequel le gouvernement ne possède qu’une minorité de blocage. Warid sera repris, le candidat pressenti aujourd’hui est indien. Espérons pour les licenciés qu’ils retrouvent dns cette nouvelle société les emplois qui étaient les leurs et attendons les déclarations que nous a promises Thierry Moungalla. Pour douloureux qu'ils soient ces licenciements doivent relever du ministère du travail et pas à celui des télécoms.
PS : Qu’a donc GFDB contre le ministre Moungalla quand, dans la même édition de Talassa, il prend ouvertement parti pour Bruno Jean-Richard Itoua, ci-devant ministre de l’énergie et de l’hydraulique en tentant d’expliquer que les mauvais résultats enregistrés par celui-ci ne sont imputables qu’à une « main noire » [sic] ?

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