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Cinquantième anniversaire de l'Indépendance : pas de fric pour les musiciens
Ils ne manquent pas de culot, ces musiciens auxquels on offre l’honneur de chanter les louanges du Cinquantième anniversaire de l’Indépendance et ceux du gouvernement du Congo, ils voudraient qu’on les rémunère pour ce plaisir.
Un collectif d’artistes-musiciens de Brazzaville revendique les émoluments de la fête nationale
Le groupe se dit abusé par le Comité national d’organisation de l’évènement. « Les Dépêches de Brazzaville » N°1070 DU JEUDI 9 SEPTEMBRE 2010
Ils sont au total trente et un groupes de musiciens, producteurs d’œuvres audiovisuelles sur le cinquantenaire de l’indépendance du Congo.
«Nous avons été conviés à la réalisation d’un travail d’enregistrement des chansons sur les cinquante ans de l’indépendance de notre pays. Nous nous sommes rendus à la coordination localisée au ministère des Affaires étrangères où nous sommes allés déposer nos supports audio pour certains et pour d’autres des supports Dvd, et nous étions tous enregistrés», explique, au nom du collectif, Priska-Rustique Tsiba.
Ces artistes, indignés, se disent lésés et désabusés du fait qu’ils n’ont reçu aucune suite favorable alors que leurs œuvres continuent de pérenniser les festivités de la fête nationale
à travers les chaînes de radio et de télévision.
«Nous sommes restés en attente de notre dû par rapport au travail fait jusqu’à deux jours des festivités. Ainsi, on apprend que le travail réalisé n’est pas pris en compte par le Comité d’organisation. C’est regrettable », ont-ils déclaré.
«Nous étions organisés chacun dans notre groupe avec nos propres moyens financiers. Nous sommes allés en studio et certains ont même tourné des clips. Nous dire à la dernière minute qu’il n’y a rien pour nous, c’est frustrant», s’est plaint Priska-Rustique Tsiba.
Cet argumentaire n’a pas convaincu certaines personnalités impliquées dans l’organisation de l’évènement.
«Car il existe bien des artistes, à la demande du Comité d’organisation du cinquantenaire de l’indépendance du Congo, qui ont été rétribués comme convenu», pense-t-on.
«Ce n’est pas parce qu’il s’agissait d’un évènement national qu’on devait tout se permettre. C’est encore là un exemple du manque d’initiative des musiciens qui pensent que c’était pour eux un moment de se faire des sous sans tenir compte du budget affecté pour la cause. Ils ont d’abord intérêt à prouver de quoi ils sont capables quant à la réalisation d’un travail apprécié de tous. Combien gagnent-ils, d’ailleurs, du travail qu’ils font régulièrement», s’interrogent certaines de ces personnalités.
Une situation déplorable qui interpelle les uns et les autres pour une parfaite organisation au bénéfice de la nation congolaise. Que les ratés servent d’orientation pour les prochaines fois.
Jean Dany Ébouélé

Ben fallait s'y attendre. Tout le monde est assuré de l'impunité et on se permet tout sauf rien.
Les membres du comité d'organisation sont connus; pourquoi ne pas les poursuivre pour faire justice et réparer le préjudice?
Alez y comprendre ils se sentent à l'abri. Jusqu'à quand?