Connexion utilisateur
CCF de Brazzaville : Exposition "Trait d'union" - Rhode Bath-Schéba Makoumbou

.gif)
Vernissage au CCF le vendredi 26 mars à 15h.
Pour marquer son retour dans son pays natal après une carrière internationale de cinqans au départ de la Belgique, l'artiste plasticienne fera découvrir au public brazzavillois ses récentes sculptures et peintures.
Pendant ces trois jours, un camion plate-forme où seront juchées de grandes sculptures circulera également dans la ville, principalement dans les marchés, pour aller au-devant du public qui n'a pas l'habitude de visiter les lieux réservés aux manifestations d'art plastique. Rhode Makoumbou attache beaucoup d'importance au dialogue avec la population pour démontrer que l'art peut être le principal trait d'union entre les hommes.
Tous les renseignements sur l'artiste se trouvent sur son site web http://www.rhodemakoumbou.eu
Cette exposition est réalisée sous le haut patronage de M. Herman Merckx, Ambassadeur de Belgique à Brazzaville.
Du 26 au28 mars 2010
de 14 à 19h.
Centre Culturel Français (CCF)
Rond-point des Anciens Combattants.
Brazzaville. Congo.
Info : + (242) 521 44 85
Email : nicobissi@yahoo.fr
Site : http://www.ccfbrazza.org
Contact de l'artiste : +(242) 691 90 48

A M. Eric GIRARD-MICLET
Directeur du Centre Culturel Français de Pointe-Noire
Cher Monsieur,
Bonjour,
J'ai le plaisir de vous informer que l'artiste peintre/sculpteuse Rhode Bath-Schéba MAKOUMBOU désirerait organiser un événement artistique important à Pointe-Noire à la fin de l'année 2009 ou au début de l'année 2010.
Elle voudrait présenter ses oeuvres, peintures et sculptures, pour une première exposition individuelle dans la capitale économique.
Elle a participé à 10 expositions collectives au Congo à partir de l'année 2000, mais elle n'y a jamais eu d'expositions personnelles.
A partir de 2003, elle a entamé une carrière internationale qui a pris un développement très important (vous pourrez vous informer de toute sa carrière sur son site web).
Pour l'avenir, elle pense être un peu plus présente au Congo pour participer plus activement aux initiatives culturelles du pays.
Nous sommes entrain d'effectuer des démarches pour un projet en 2009 à Brazzaville. Celui-ci devrait se situer dans les mois d'octobre ou novembre dans trois endroits différents : au CCF, à la nouvelle Galerie Congo et dans un espace publique (un marché par exemple).
Nous en avons déjà un peu discuté avec les responsables de la Galerie Congo qui sont intéressés.
Nous avons aussi l'idée de faire circuler un grand camion plateau dans la ville où serait disposé quelques grandes sculptures monumentales.
Cette idée provient du fait que Rhode attache une grande importance au rapport entre l'artiste et le public, surtout celui qui n'attache pas encore beaucoup d'importance à la création artistique (particulièrement pour les arts plastiques) et qui n'ose pas souvent venir dans des galeries ou des salles d'expositions.
Donc, pour Pointe-Noire, nous voudrions également exposer en plus dans un lieu publique.
Pour le titre de l'événement, nous pensons à "Afrique-Art Témoin".
Celui-ci serait entièrement filmé pour faire partie d'un court métrage réalisé sur Rhode et son oeuvre.
Par la présente, nous sollicitons votre réaction par rapport à ce projet et notre demande d'exposer dans votre lieu.
Nous serons en principe à Brazzaville du 15 décembre au 15 janvier prochain pour préparer cet événement. Nous viendrons peut-être 1 ou 2 jours à Pointe-Noire pendant cette période.
Nous restons à votre disposition pour tous les compléments d'information que vous jugeriez utile de nous soumettre, ainsi que toutes les idées qui permettraient de faire de cet événement un grand succès culturel.
Bien à vous,
Marc SOMVILLE
Monsieur,
Je n'ai pas eu l'impression d'être violent à l'égard du travail de Rhode Makoumbou mais de dire les choses comme il convenait de les dire pour être clair, franc, précis. Si désormais des mots comme vieillot et laid sont interdits, alors effectivement je suis coupable.
Que vous preniez la peine d'écrire ce que vous pensez que j'aurais dû écrire en dit long sur l'état de réception actuelle des messages et sur l'époque dans laquelle nous vivons. Cela vous permet, entre autre, de ne pas entendre ce que je vous disais. La prochaine fois, mettez moi en copie la réponse que vous souhaitez recevoir.
Vous attaquez les milieux de l'art contemporain (j'y reviendrai) mais vous faîtes exactement comme eux : linguistiquement et diplomatiquement correct, c'est-à-dire à mon sens inintelligible. La vie est trop courte pour biaiser et je prends le risque de l'erreur plutôt que du compromis.
Si j'ai été radical comme vous dites c'est parce que je pense que nous perdons beaucoup de temps avec ce type de productions indigentes.
Je note d'ailleurs qu'à aucun moment vous ne vous souciez de défendre le travail de Rhode sinon en soulignant qu'elle entame une carrière internationale et que j'en suis jaloux. Mais 1) je n'appelle pas cela une carrière internationale, 2) je me fiche totalement de ce type d'argument.
Et c'est précisément là que vous faites erreur : je ne représente pas le milieu de l'art contemporain (que j'appelle depuis longtemps l'aquarium) même si j'y évolue mais à ma façon.
Inventer sur des fonds privés une biennale d'art au Kenya et y inviter des artistes aussi bien africains, chinois, européens qu'américains ou bien imposer chez Skira (avec Sarenco et Mascelloni) une collection dédiée à l'art contemporain africain ou encore convaincre de grands collectionneurs italiens, suisses et allemands d'acheter des oeuvres d'artistes africains ne fait pas partie des voies balisées du milieu.
Votre critique de l'art contemporain a des relents vichystes avec les mots récurrents en ce domaine : élitiste, uniformisation, branché, sectaire, fatras vide de sens, imposture, etc (voir par exemple les attaques droitières d' il y a quelques années dans la revue Esprit).
Mais c'est méconnaître la diversité du monde de l'art et des artistes que de caricaturer à ce point l'art contemporain et de tout rejeter en bloc.
Et puis le contraire ne garantit rien : ce n'est pas parce qu'un artiste n'est pas reconnu par l'aquarium qu'il est automatiquement bon. La théorie du complot du tous contre un est une vieille rengaine. Si je m'oppose sur beaucoup de points aux tendances de l'art actuel, je ne me réfugie pas derrière la haine réactionaire comme vous semblez le faire. J'essaye plutôt d'imposer des artistes et de tracer un chemin parmi les autres pistes. Je vous fais d'ailleurs remarquer que c'est vous qui utilisez le vocabulaire de l'aquarium : démarche artistique, notoriété, carrière internationale par exemple. Ce qui dénote au passage une fascination mal assumée pour ce milieu.
Art contemporain et "monde" africain : je vous renvoie à mes articles sur Seni Camara et George Lilanga (éditions Skira) ou au long texte de présentation de la biennale de Malindi : propos sur la "contemporanéité" occidentale vs reste du monde, sur les "racines" mouvantes des cultures et sur le rôle aujourd'hui de l'Afrique comme poste d'observation et d'action. Mais ce ne sera certainement pas avec des "produits" formatés à l'ancienne (un peu comme la moutarde) que présente Rhode. Vous parlez de racines, d'identité et de diversité culturelle. Outre que je me méfie comme de la peste de ces vocables tarte à la crème qui ne disent rien des artistes mais reflètent uniquement les positions morales voire politiques du critique, de quelles racines et de quelle identité parlez-vous à propos de Rhode ? Je n'y vois pour ma part que les prolongements mal digérés de l'école Poto-Poto, c'est-à-dire ce qu'on a fait de pire en Afrique dans le domaine esthétique (et politique).
C'est quoi Poto-Poto : un mauvais artiste français qui acquiert parce que "blanc" un statut de star au Congo en faisant peindre aux africains des chromos indigestes sur l'Afrique "traditionnelle" revue et corrigée par les colons. Résultat : des scènes de village à la manière post-cubiste et des "abstractions" colorées (l'Afrique c'est la couleur n'est-ce pas ?). Les véritables racines du travail de Rhode Makoumbou sont là et pas ailleurs, dans la soupe Poto-Poto. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas l'ennemi de Rhode : chacun fait ce qu'il veut et je n'ai rien contre les peintres Poto-Poto mais qu'on ne nous raconte pas d'histoire et qu'on ne confonde pas les genres. Et pardonnez-moi mais je ne vois pas ce que les peintures rupestres viennent faire là.
Bien cordialement.
Eric Girard-Miclet
Bien qu'appréciant en général le travail du directeur du CCF de Pointe-Noire, je m'insurge sa façon de jeter le travail d'une artiste (terme qu'il va sans doute contester) aux orties. Possède-t-il la science infuse de la critique absolue ?
Bonjour Lionel,
Tu as décidé de rendre public le contenu de cet affrontement.
Je ne l'avais pas fait jusqu'à maintenant, mais je ne suis pas contre ton initiative.
Je n'avais pas poursuivi cet échange de lettres avec M. Eric Girard-Miclet parce que nous étions vraiment tombés dans une impasse totale. Et puis me faire traiter dans son dernier courrier d'avoir des relents vichystes, cela c'était trop violant et insultant pour moi !
Je me suis rendu compte qu'il aimait trop une certaine forme d'invective qui ne pouvait pas rendre un débat constructif et intéressant au niveau de Rhode Makoumbou.
La seule critique de fond que je fais par rapport à ce genre de personnes, c'est qu'il est directeur d'un lieu public subventionné et que cela devrait lui laisser une certaine ouverture par rapport à des créateurs qui ont un travail conséquent que l'on n'est pas obligé de toujours aimer personnellement.
Bien à toi,
Marc Somville
M. Sanz et ce site sont tombés bien bas pour oser publier sans autorisation (et sans même en avertir les intéressés) une correspondance d'ordre privé entre M. Somville et moi-même.
Sans rien renier des arguments avancés dans ces messages datant de plus d'un an, je m'insurge contre leur publication car le procédé (bien connu d'une certaine presse) est tout simplement malhonnête et interdit par la loi. Tout journaliste le sait, ce qui prouvre, entre autres choses, que M. Sanz n'en est pas un. Au lieu de pondre un article sur Rhode Makoumbou, il se contente de copier-coller des choses qui ne le regardent pas et de balancer au passage des mensonges (que ne m'a t-il demandé avant d'écrire son papier si j'avais déjà vu des sculptures de Rhode ?).
A vouloir faire l'important en laissant croire qu'il est dans les confidences des acteurs culturels at autres personnages de la place publique, M. Sanz en perd toute mesure et en oublie les principes de base de la déontologie journalistique. Agissant ainsi, se rend - il compte qu'il discrédite ce site et qu'il grossit la cohorte de ceux qui utilisent internet pour raconter n'importe quoi ?
Je rappelle que le CCF a son propre site (www.ccf-pointenoire.org) et qu'il n'a absolument rien à voir avec Congo dé-chaîné. Toute information concernant le CCF sur Congo dé-chaîné peut donc être considérée comme fausse.
Eric Girard-Miclet / Directeur CCF Pointe-Noire
je suis géomètre. Ceci dit, tant que j'écris que tu fais du bon boulot, tu ne trouves aucune raison de le relever.
Tu m'a appelé samedi soir pour me sommer de retirer la correspondance entre toi et Marc Somville, (correspondance que l'un et l'autre m'avez à l'époque faite parvenir. Peut-on dans ces conditions la qualifier de privée ?). Somville pour sa part ne voit aucun inconvénient à ce qu'elle soit reproduite, il l'a d'ailleurs écrit ci-dessus.
Je comprends que pour ta part tu sois gêné qu'on puisse voir comment tu es capable de manquer de courtoisie lorsque tu réponds à l'agent d'un(e) artiste que tu n'apprécies pas. Pourtant, ces propos tu les as répétés (et augmentés) le soir du concert de Kini. J'ai tenté de te modérer mais tu as insisté te gaussant du choix de ton confrère de Brazzaville. C'est sans doute ça que tu nommes déontologie.
Je ne te soutiens pas sur ce coup et c'est ce que tu ne peux pas supporter. En conséquence, devant mon refus de retirer mon post, tu m'as menacé de porter plainte et pire encore (tu n'as pas précisé quoi...) enfin punition suprême, tu me déclares persona non grata au CCF de Pointe-Noire. Comme j'ai été méchant, je suis privé de culture. Es-tu bien certain que c'est Somville le vichyste ? (faute de frappe corrigée après remarque dans le post d'EGM ci-dessous)
Pitoyable et pathétique...
En tout cas, il est un point sur lequel je te présente des excuses, c'est pour avoir dit que tu ne connaissais l'œuvre de Rhode qu'en photo puisque tu m'as affirmé avoir vu une expo à Paris et une sculpture dans un coin du CCF de Brazzaville. Partant du principe que tu n'es pas un menteur je prends bonne note.
Je répète puisqu'apparemment M. Sanz n'a pas compris : montrer quelque chose à quelqu'un n'autorise pas ce dernier à le rendre public, de même que le consentement d'un des protagonistes ne l'autorise pas à décider pour l'autre. Et pour être parfaitement clair : que M. Somville accepte que sa correspondance soit publiée sur le net n'autorise pas M. Sanz (qui plus est à posteriori) à décider pour moi. Mais ce doit être trop subtil pour quelqu'un qui semble ignorer jusqu'au sens du mot déontologie puisque d'après lui, dire ce que l'on pense relèverait de l'anti-déontologie. Quelle misère !
Et je le redis : ce que M Sanz a fait est interdit par la loi. Silence radio de son côté sur ce point. Etrange, non ?
Que M. Sanz se rassure, qu'il m'aprouve ou non, cela n'a jamais changé quoi que ce soit dans mes façons de faire et de penser. Mais pour qui se prend -il ? La grenouille enfle dirait-on.
Il est vai que quelqu'un qui se contrefiche des règles élémentaires de la déontologie n'a rien à faire dans un lieu culturel.
Il est vrai aussi que c'est la dernière fois que M. Sanz a eu l'occasion de chercher à me nuire. De moi à lui, plus rien ne transpirera.
Quant à Rhode, j'attends toujours des arguments solides pour la défense de son travail. Car si M Sanz a pris la peine de publier mes messages, c'est soit qu'il leur accorde une certaine véracité, soit qu'il s'y oppose. Et dans ce dernier cas, on attend impatiemment la parole du Maître en Tout.
Dernier détail : qui pense bien énonce bien : Vichy ne s'écrit pas Vychi.
Fin des transmissions sur ce chapitre, j'ai autre chose à faire.
Bonjour,
En tant que manager de cette artiste voici deux liens qui vous présenterons des articles intéressants sur son oeuvre.
1) L'article de l'écrivain belge Denys-Louis Colaux sur son site :
http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/category/1434786/1/Rhode+Bath-Sch%E9ba+Makoumbou
2) L'article du journaliste Roger Calmé dans le magazine Afrique Asie du mois de février 2010 (document PDF sur le site Starducongo) :
http://www.starducongo.com/Interview-de-l-artiste-plasticienne-congolaise-Rhode-Bath-Scheba-Makoumbou-magazine-Afrique-Asie_a1912.html
Sur le débat polémique ci-dessus, je ne comprends pas bien la gravité assez extrême qui y est exprimée par le directeur du CCF sur la publication de cet échange de courrier, à moins que certaines idées contenues dans ses lettres soient devenues maintenant assez dérangeantes.
Je n'ai en aucune manière été à l'initiative de cette publication publique, mais maintenant je suis vraiment satisfait de celle-ci parce que chacun montre son vrai vissage à la porté de tout le monde.
C'est intéressant parce que les lecteurs du site pourront mieux se rendre compte du combat et des exclusives qui peuvent exister au niveau d'une jeune artiste congolaise qui désire simplement créer des oeuvres et les faire partager au public, et cela sans demander ou espérer que le monde entier l'aime. Mais au moins qu'elle puisse participer librement à la confrontation des différents autres courants artistiques, et cela sans sectarisme, ni exclusion.
Bonne lecture,
Marc Somville