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Brazzaville semble en état de siège, que s’y passe-t-il ?
Le centre ville de la capitale du Congo semble être en état de siège. Tous les cinquante mètres on y trouve des hommes de la garde présidentielle en armes, AK47 et même mitrailleuses en bandoulière. Ils sont assistés de motards de la police nationale. L’AFP donne sa vision et le porte parole de la police renvoie la version officielle, les deux ont du mal à concorder.
Denis Sassou Nguesso en voyage au Tchad est rentré sans passer par les Etats Unis tel qu’il était prévu. Une odeur de putsch (manqué ?) plane sur Poto-Poto.
Articles et commentaires.
Lutte contre les salaires fictifs au Congo: des dizaines d'arrestations
(AFP) – 23-09-2010
BRAZZAVILLE — Plusieurs dizaines de fonctionnaires du Congo, civils et militaires, ont été arrêtés dans le cadre d'une opération de lutte contre les salaires fictifs menée depuis sept mois par le gouvernement, selon des autorités et des ONG interrogées mercredi par l'AFP à Brazzaville.
Cette "opération de contrôle des salaires concerne tous les agents de l'Etat, sans exception aucune", dans un pays comptant environ 60.000 fonctionnaires, a déclaré un responsable du ministère des Finances ayant requis l'anonymat.
"(Elle) a débuté en février, elle se poursuit jusqu'à aujourd'hui parce qu'on décèle chaque jours ou presque des cas de fraude (...) Nous avons mis la main sur de nombreux fraudeurs, civils tout comme militaires, qui ont été mis à la disposition de la justice", a-t-il ajouté, évoquant "plusieurs dizaines" d'arrestations sans plus de précisions.
Les interpellations dans le cadre de ce contrôle ont été également évoquées par l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH) et l'Association pour les droits de l'Homme et l'univers carcéral (Adhuc), deux ONG locales qui ont dénoncé mercredi dans un communiqué le décès en détention d'un militaire arrêté.
En plus d'un nombre indéterminé de civils, "actuellement, plusieurs dizaines de militaires, pour la plupart des sous-officiers, sont détenus à la maison d'arrêt de Brazzaville suite à ce contrôle des salaires"[1], affirment dans ce texte l'OCDH et l'Adhuc.
Copyright © 2010 AFP.
Insécurité dans le centre de Brazzaville : La police appelle les populations au calme
Face à l’inquiétude grandissante dans le centre-ville où une certaine rumeur d’un «soulèvement» d’hommes en armes non contents de l’opération de contrôle des salaires[2] entreprise par le ministère des Finances, le porte-parole de la police nationale, le colonel Jean Aive Alakoua, a assuré que la situation reste sous contrôle[3].
Tout en l’invitant à appuyer l’action de sécurisation menée par les services habilités, il a précisé que ce qui s’est passé mercredi au niveau du Trésor public ne relevait pas d’une quelconque révolte mais plutôt d’un simple manque d’information des agents de la force publique sur leur sort.
Évoquant cependant le vol à mains armées enregistré mardi au niveau de la pâtisserie La Mandarine, Jean Aive Alakoua a précisé : «Nos services se sont aussitôt mis au travail. Nous avons déjà reçu des renseignements précis sur les circonstances et les auteurs de ce vol. Nous avons procédé à quelques interpellations. Des suspects sont passés aux aveux et aux dénonciations et nous poursuivons ces interpellations[4]».
Le porte-parole de la police s’est voulu rassurant. Selon lui, il n’y a pas de situation particulière d’insécurité dans la capitale congolaise[5]. «La situation est sous contrôle», a-t-il indiqué, avant d’évoquer la journée d’avant-hier. «Ce qui s’est passé hier (mercredi, Ndlr) au niveau du Trésor public, vous savez qu’il y a un contrôle initié par le ministère des Finances et qui affecte bon nombre d’éléments de la force publique.
Certains d’entre eux qui n’étaient pas encore contrôlés se sont attroupés au niveau du Trésor Public pour avoir de plus amples informations. Arrivés sur les lieux, ils ont été orientés vers la Direction générale de l’administration et des finances de l’armée (Dgaf) pour être renseignés sur leur sort. C’est sans doute ce mouvement des militaires du Trésor public vers la Dgaf qui a mis en émoi les populations du centre ville », a-t-il expliqué.
L’autre fait à l’origine des spéculations parmi les citadins est le regain de la présence policière à des endroits précis du centre-ville.
Le porte-parole de la police a précisé que cela est simplement dû au renforcement du dispositif de sécurité mis en place du fait de la menace dont cette partie de la ville fait l’objet ces derniers temps[6].
Le cœur de Brazzaville, on le sait, a été visé récemment par des actes inciviques dont un vol à main armée perpétré le 20 septembre, aux environs de 19 heures, à la pâtisserie «La Mandarine »[7]. Une importante somme d’argent ainsi que des objets de valeur auraient été extorqués par des assaillants armés dans l’établissement et auprès des clients qui étaient sur place.
La police a ouvert une enquête pour identifier les auteurs du vol et dit avoir déjà procédé à des interpellations. «Nos services se sont aussitôt mis au travail. Actuellement, nous avons déjà reçu des renseignements précis sur les circonstances et les auteurs de ce vol. Nous avons procédé à plusieurs interpellations. Des suspects sont passés aux aveux et nous poursuivons ces interpellations [8]», a notamment précisé Jean Aive Alakoua.
Le porte-parole de la police nationale a invité la population Brazzavilloise à appuyer l’action de sécurisation menée par les services habilités. «Il n’y aura pas de meilleure police tant qu’elle ne bénéficiera pas de la collaboration agissante de la population. Les personnes susceptibles de détenir quelques informations utiles sont les bienvenues à la police»[9], a-t-il lancé.
Thierry Noungou et Ange Aristide Mboussa
In « les Dépêches de Brazzaville »
N°1081 DU VENDREDI 24 SEPTEMBRE 2010
[1] In congopage.com, un lecteur fait remarquer : « Je loue donc la probité de tous nos officiers des Forces Armées Congolaises. Ils ont été contrôlés et aucune malversation n'a pu être constatée sur aucun d'eux. Tellement dévoués à la défense de la nation, l 'idée ne leur vient même pas à l 'esprit que leurs sous officiers eux ont la tête a piller le pays
Pire Le général trésorier payeur de l 'armée , le général Inspecteur général des armées, n'ont d'ailleurs jamais jugé bon de vérifier les mandatements de paiement des militaires qui consacrent leur vie a vous défendre pendant que vous dormez.
Ces inspecteurs trouvent que des salaires aussi élevés sont normaux, a moins que eux même gagnent tellement que le peu de magouille des sous officiers ne leur saute pas aux yeux. »
[2] Comment s’en étonner puisque depuis des années les hommes en uniforme prélèvent leur dime dans la plus totale impunité ?
[3] Quel besoin de garder une situation sous contrôle si rien ne se passe ? Les explications de la police sont plus à même d’inquiéter que de rassurer, n’est-ce pas là le but recherché ?
[4] Blabla et absence de renseignements : qui a été arrêté et quels sont les chefs d’accusation ?
[5] Pourquoi la ville est elle quadrille par les bérets violets et les motards de la police ? Pourquoi Sassou est-il rentré directement du Tchad alors qu’il devait se rendre aux Etats Unis ?
[6] De quelle menace sommes nous supposés être au courant ?
[7] L’établissement n’est qu’à quelques pas de la mairie centrale et à peine plus loin de l'Etat Major.
[8] Il se dit avec insistance que des éléments de l’armée sont impliqués dans le braquage de la Mandarine, pourquoi Jean Aive Alakoua n’est-il pas explicite sur ce point ?
[9] Ne doit-on pas voir dans cette demande l’aveu que la police est-elle si incompétente qu’elle doit demander au peuple qu’elle pressure de faire son travail ?

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