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7ème Fête à Ndjindji : la Bérézina de Ya Tatchi

Ya Tatchi est il un inconscient ou un escroc à la petite semaine ? Une fois de plus pour cette septième édition la fête a tourné à la pantalonnade et si l’année dernière quelques spectacles ont eu lieu dont celui de Manu Dibango, en 2011 tout a été reporté sine die le 5 septembre après la date théorique de clôture du festival sans qu'il ait connu ni ouverture ni le moindre concert.
Les promesses :
Un rendez-vous en cuivres: LA FETE A NDJINDJI

Cette année sera marquée par un événement d'envergure. Nous avons l'immense privilège d'accueillir une quinzaine d'artistes et groupes d'exception issus de divers horizons dont de monstres sacrés de la scène musicale africaine et internationale.
Ils viendront égayer le public pontenégrin amateur de bonne musique dans les différents lieux devant abriter les concerts prévus à l'occasion de ce cinquième festival. Une édition riche, diversifiée et innovante qui s'annonce haute en couleur et pleine de surprises.
Quatre jours durant, du 1er au 4 septembre, nous proposerons une virée exceptionnelle en Afrique, Europe et Amérique, trois continents unis par la culture en général et la musique en particulier, pour le plaisir des mélomanes et de nombreux curieux qui, sans aucun doute, prendront d'assaut les différents sites du Festival, d'autant que celui-ci vole de succès en succès depuis son lancement en 2005.
Seront notamment de la fête, les ténors et d'autres têtes d'affiche, tels que Francis Cabrel, Florent Pagny, Bernard Lavillier, Salif Keita, Lokua Kanza, Yuri Buenaventura , DJ Arafat, Sp Musica, l'Orchestre Symphonique Royal du Maroc, Majid Bekkas, Alpha Blondy, Ya Tatchi, Achile Mouebo. Une diversité de styles et de musiques qui promet de véritables moments de détente et de bonheur. Ce rendez-vous se décline désormais parmi les événements culturels incontournables du Congo. Et certainement le plus attractif de Pointe-Noire, contribuant au rayonnement de l'image de la ville côtière, voire du pays. Il n'est donc plus permis de douter que ce festival connaitra un plein succès comme les précédente éditions.
Patrick Tatih
Promoteur de la Fête à Ndjindj
Les communiqués successifs sur Facebook
Jeudi 01-09-2011 à 19h00 à l'espace du trentenaire (Entrée libre)
Artistes programmés: Lionnel Bayonne 2 Kombo, Makeda, Wayako, Atté Marque,
Brice Mizingou et Lutena.
Venez nombreux.
PROGRAMME DU FESTIVAL:
Date: Vendredi 02-09-2011 à 19h00 à la villa Antonetti
Entrée: 50.000F CFA
Artistes programmés: Papa Wemba, Ya tatchi, Marie so, Etilaine Kinga et Rosapaeda.
Venez nombreux.
Annulé sans qu'aucun communiqué ne soit passé.
PROGRAMME DU FESTIVAL:
Date: Le samedi 03-09-2011
Entrée: 15.000F CFA (ticket VIP) , 10.000F CFA (ticket ordinaire pour adultes) et 5.000F CFA (ticket ordinaire pour mineurs)
Artistes programmés: Les bons bergers, Ya tatchi, Michel Marre, Majid Bekkas
et Alpha Blondy.
Date: Le samedi 03-09-2011
Entrée: 15.000F CFA (ticket VIP) , 10.000F CFA (ticket ordinaire pour adultes) et 5.000F CFA (ticket ordinaire pour mineurs)
Artistes programmés: Les bons bergers, Ya tatchi, Michel Marre, Majid Bekkas
et Alpha Blondy.
PROGRAMME DU FESTIVAL:
Date : Dimanche 04-09-2011
Entrée : 15.000F CFA (ticket VIP) , 10.000F CFA (ticket ordinaire pour adultes) et 5.000F CFA (ticket ordinaire pour mineurs)
Artistes programés : Achile Achille Mouebo; Elsa Fila, GG monde à part et Papa Wemba.
Annulé sans qu'aucun communiqué ne soit passé.
Le festival la fete à Ndjindji prévu pour du 1er au 4septembre a été reporté.
Tout
une une date ulterieuredate [Sic]
Comme l'année dernière Patrick Tatih va nous reprocher de mal parler de lui. Comment faire autrement ?
Nous déplorons que ce festival de ratages influe sur la réputation du Festival International des Musiques et des Arts Nsangu Ndji-Ndji qui n'a strictement rien à voir en dépit de son homonymie et qui s'est déroulé de manière parfaite au mois de juin (tous les concerts étaient en entrée libre).
Eric Girard-Miclet / Directeur Centre Culturel Français.
Mise au point après le flop du festival La Fête à Ndjindji prévu à Pointe-Noire du 1erau 5 septembre 2011.
Bonjour,
Depuis mon retour de congés, beaucoup à Pointe-Noire m’interrogent sur le fiasco du festival La Fête à Ndjindji, croyant que le Centre Culturel Français est impliqué dans cette manifestation. Leur étonnement et leurs questions étant légitimes, une petite mise au point s’avère donc nécessaire.
Prévu du 1er au 5 septembre à Pointe-Noire, le festival La Fête à Ndjindji, annoncé à grand renfort de banderoles et de communiqués de presse, ne s’est tout simplement pas déroulé et, depuis, ses organisateurs répondent aux abonnés absents.
Incompétence ou escroquerie ? Les deux certainement. Les promoteurs de cette manifestation ont pu faire illusion les années passées en organisant quelques soirées mal ficelées ou carrément kitch (2010 : on se souviendra du grand saxophoniste et figure mythique de la musique africaine Manu Dibango jouant sans conviction devant la piscine d’un palace alors qu’une centaine de convives dînaient pour 50 000 CFA de l’autre côté dudit bassin…). Mais cette année le flop a été à la hauteur de l’affiche. On nous avait promis rien de moins que Francis Cabrel, Florent Pagny, Bernard Lavilliers, Salif Keita, Alpha Blondy, l’Orchestre Symphonique Royal du Maroc et j’en passe… Excusez du peu. Et au final, rien de rien. Ni guitare ni trompette ni chanteur, pas le moindre accord. Non, rien de rien... Et pas la moindre explication, pas la moindre excuse, pas le moindre communiqué. Certains qui avaient pris leur billet (50 000 CFA, tarif apparemment fétiche de ce festival) se sont retrouvés le soir même à devoir rebrousser chemin devant un espace totalement vide et bien sûr sans personne pour les rembourser. Fiasco total donc et fleurant bon l’arnaque.
Mais pourquoi m’interroge-t-on alors que le CCF n’est aucunement partenaire de cette manifestation ni ne participe de quelque façon que ce soit à son organisation ? L’explication est vraisemblablement à chercher du côté d'une méprise. Le CCF travaille en effet depuis trois ans en étroite collaboration avec un autre festival, le festival N’Sangu Ndji-Ndji. Vous l’aurez compris, la proximité des deux noms semble avoir entraîné des confusions parmi les amateurs de musique, les artistes et les partenaires.
La 7ème édition du festival N’Sangu Ndji-Ndji s’est déroulé cette année du 1er au 5 juin. Organisé par l’Espace culturel Yaro en partenariat avec le CCF, soutenu par l’Institut Français de Paris, l’Organisation Internationale de la Francophonie, des réseaux européens comme Mondomix, Zone Franche et Equation Musique ainsi que des entreprises locales comme Total E&P Congo, Globaline, Atlas Congo, etc, ce festival a réuni plus de 80 artistes venant de sept pays, proposé une dizaine de concerts gratuits de grande qualité (le sénégalais Omar Pene, le kenyan Makadem, le français Jean-Rémy Guédon…), investi des lieux culturellement sinistrés comme le quartier Mvoum-Vou et attiré sans le moindre incident plus de 30 000 spectateurs. Outre les spectacles, ce festival œuvre également à la promotion des musiciens locaux et propose des formations aux métiers de la scène ainsi que des conférences touchant aux droits des artistes.
Nous sommes donc bien loin de l’autre festival. Si la fête à Pointe-Noire (Ndji-Ndji) a bien eu lieu, c’était en juin.
Il en va en matière culturelle et artistique comme il en va dans le monde du business : il y a ceux qui travaillent en prenant à cœur leur métier et il y en a d’autres qui trichent, abusent et trompent. Un festival d’une durée de cinq jours et ayant un minimum de prétention artistique nécessite au moins une année de travail acharné : définition d’objectifs, mise en place d’une programmation, contacts et négociations avec les artistes invités, recherches de partenaires, stratégie de communication, organisation administrative, financière et logistique (voyages, hébergement, lieux et scènes, régies son et lumière, sécurité), etc… Dans des pays qui offrent peu ou pas d’infrastructures culturelles, l’organisation d’évènements importants relève bien souvent du casse-tête. Il faut alors redoubler de professionnalisme. Ce que démontre chaque année Pierre Claver Mabiala, directeur du festival N’Sangu Ndji-Ndji. C'est pourquoi le CCF l’accompagne.
Voilà. J’espère que ces éclaircissements seront profitables à tous car je ne vous cache pas que cette confusion m’embête du fait qu’elle s’oppose en tous points au travail que le CCF et le festival N’Sangu Ndji-Ndji essayent de mener. Une brebis galeuse peut vite contaminer le troupeau. L’absence de professionnalisme et la malhonnêteté des organisateurs du festival La Fête à Ndjindji sont en effet très négatifs pour l’image de la ville, pour le secteur culturel, pour l’engagement humaniste des entreprises qui soutiennent nos initiatives, pour les artistes et pour le public en général.
Bien cordialement à vous.
Eric Girard-Miclet
PS) Je vous laisse apprécier la déclaration de Ya Tatchi, directeur du festival La Fête à Ndjindji, et notamment les dernières lignes… (§ Les promesses ci-dessus.)
NDA : Depuis deux ans des divergences graves sont aparues entre Eric Girard-Miclet et moi même sur un sujet qui n'en valait probablement pas tant. Quand deux têtes de cochon se rencontrent ça arrive souvent.
En l'espèce et sur ce sujet je ne peux qu'adhérer sans réserves à son texte tout en craignant qu'il ne suffise pas à régler la confusion entre les deux manifestations. Sans doute Pierre Claver Mabiala aurait dû ester contre Tatih quand il a choisi un nom aussi proche que celui du festival de l'Espace Yaro qui avait le privilège de l'antériorité.
YS

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