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6 novembre 2010, l'arbre célébré à la tronçonneuse
Les plus louables intentions peuvent être gâchées par des initiatives contraires. A la suite un article paru dans "Les Dépêches de Brazzaville" suivi de ce que nous avons pu constater à Pointe-Noire.
Célébration de la 24e Journée nationale de l'arbre
(Les depeches de Brazzaville 05/11/2010)
La 24e Journée nationale de l'arbre sera célébrée le 6 novembre prochain sous le thème « Luttons contre la déforestation et la dégradation de nos forêts en plantant et en respectant les arbres afin de stabiliser le climat ». A cette occasion, le gouvernement a rendu publique une déclaration lue par le ministre du Développement durable, de l'économie forestière et de l'environnement, Henri Djombo.
Comme chaque année à la même date, cette journée est un repère pour la nation congolaise car elle marque le renouvellement des engagements pris par le gouvernement congolais concernant les aléas climatiques. L'institution de cette journée vise la sauvegarde du patrimoine forestier naturel à travers le reboisement populaire. Par ailleurs, cette journée poursuit trois objectifs : intégrer l'arbre dans les stratégies de développement socioéconomique et culturel ; prévenir les conséquences de la dégradation des écosystèmes forestiers et promouvoir la culture de l'arbre au Congo.
« Un arbre sur pied absorbe du gaz carbonique, un gaz à effet de serre contenu dans l'air, et dégage en retour l'oxygène, nécessaire à la vie sur terre. Abattu, cet arbre libère dans l'atmosphère le carbone et d'autres gaz nocifs et perd ses propriétés de séquestration », a rappelé le ministre Henri Djombo.
Selon les estimations, la déforestation qui atteint 0,19% au niveau mondial contre 0,08% au Congo (taux le plus bas en pays tropicaux), contribue pour 1/5e des émissions mondiales des gaz à effet de serre et au réchauffement de la planète. Les forêts constituent donc d'importants puits de carbone, participant à la régulation et à la stabilisation du climat global et sont placées aujourd'hui au cœur du débat sur l'atténuation de ce réchauffement, afin d'assurer la survie de la biodiversité.
Les progrès réalisés par notre pays dans les domaines de l'aménagement de la gestion durable et de la certification forestière, le placent en bonne place sur l'échiquier mondial en matière de gestion durable des forêts. Le boisement et le reboisement, qui en constituent un pilier important et actif, représentent des apports efficaces du Congo à l'effort global.
Le ministère a adopté depuis 2004 une nouvelle stratégie qui porte sur la promotion des forêts privées et villageoises, avec l'appui du service national de reboisement, en vue de promouvoir la plantation d'arbres comme une activité économique nouvelle, mais également de satisfaire les besoins en bois, énergie, en bois de service, d'œuvre et d'industrie. Les performances accomplies dans l'afforestation et le reboisement sont encourageantes.
Fort des résultats de la recherche forestière congolaise qui ont permis de mettre au point, pour la première fois au monde, la technique de clonage de l'eucalyptus à Pointe-Noire et de l'expérience acquise par notre pays dans le domaine des plantations forestières, Henri Djombo a précisé qu' « un programme national d'afforestation et de reboisement sera lancé en 2011 - année internationale des forêts ». Ce programme contribuera à la création d'emplois ainsi qu'à l'amélioration des revenus des acteurs impliqués dans l'économie nationale. Il bénéficie déjà de l'appui de certains organismes internationaux et d'autres pays.
Guillaume Ondzé
Respect de l'arbre, sans doute est-ce ce que l'Etat Major a voulu mettre en évidence en choisissant précisément le 6 novembre pour abattre ceux qui longeaient le mur du camp du 31 juillet à Pointe-Noire.
Photos de Anthony Mouyoungui.




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