Pour infos : M. Antoine Mabiala
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Malgré tout le respect et l'amitié que nous portons à Chardin Kala, Huguette Massanga Nganga et consors, nous ne partageons pas l'enthousiasme de notre confrère Hervé Brice Mampouya en ce qui concerne la troisième édition du festival Kimoko qui nous a largement laissés sur notre faim.
Suffit-il d'avoir une représentante d'un pays étranger pour qu'un festival se dise international ?
L'organisation a été déplorable, sono absente, éclairages indigents, horaires fantaisistes, discours envahissants si les spectacles, trop rares ont été à la hauteur quand on a pu les entendre.
Oui l'initiative est louable, oui nous souhaitons que Chardin et son équipe poursuivent l'expérience, mais il faudra à l'avenir rectifier bien des choses pour que la 4ème édition de Kimoko atteigne ses objectifs.
Du 12 au 17 octobre, Pointe-Noire a vibré au rythme de la troisième édition du Festival international Kimoko.
Huit groupes locaux et un groupe étranger, en l'occurrence les Amazones du conte du Gabon représentées par leur directrice Christiane Libina, y ont pris part.
Au Cercle culturel pour enfants de Mpaka et à l'Espace du trentenaire de Total E & P Congo, les spectacles de danse contemporaine, de théâtre et de conte proposés ont été à la hauteur, ont reconnu spectateurs et organisateurs, satisfaits des prestations des artistes.
Les spectacles, a indiqué Chardin Nkala, le directeur de Kimoko, étaient tournés vers l'éducation et la moralisation des populations comme le voulait justement le thème de cette édition : « Quel théâtre pour une éducation des sociétés ? »
Parmi les groupes locaux qui ont participé au festival, on peut citer Africa Graffitis, Congo folk Africa, Atelier Tali, Les Lionceaux, les Bina Ngoua, Didier Ongalie, la compagnie de théâtre du Cercle culturel pour enfants, le Théâtre des coulisses.
À côté des spectacles, le public a eu droit aussi à des ateliers. Jacob Loemba a animé l'atelier sur la dramaturgie tandis que Roger Tello a pris en charge celui de la chronique culturelle.
Malgré le franc succès remporté par la manifestation, les organisateurs ont regretté la participation timide des spectateurs bien que les spectacles aient été gratuits. Même les ateliers destinés aux dramaturges et aux chroniqueurs de la place n'ont pas attiré grand monde. C'est là que se situe le combat de la culture ponténégrine si elle veut retrouver ses lettres de noblesse.
La dernière journée a pourtant offert au public deux spectacles d'une rare beauté. La compagnie du Théâtre des coulisses, avec « J'ai perdu une côte », et Christiane Libina, des Amazones du Gabon, ont tour à tour comblé de joie et d'allégresse le public de cette troisième édition de Kimoko.
Sous l'œil de la marraine du festival, Aimée Mambou Gnali, plusieurs diplômes ont été remis à la clôture à tous ceux qui ont œuvré pour que ce festival connaisse un rayonnement certain.
Vivement la quatrième édition, l'année prochaine !
Hervé Brice Mampouya
Notre ami Anthony Mouyoungui fait preuve de la même complaisance, suis-je le seul a être déçu par ce festival ?
Après six jours d'activités, la 3è édition du Festival International Kimoko a fermé ses portes dimanche 17 octobre dernier à l'espace du Trentenaire. C'était l'occasion pour le Directeur de la manifestation, Chardin Kala, de dresser le bilan de cette édition de relance.
Une relance nécessaire tant le théâtre est absent de la plupart des évènements culturels de la ville.
Les spectacles proposés, par les congolais et la gabonaise, ont été satisfaisant: «Bonne mise en scène, message tourné vers l'éducation" a souligné Chardin Kala dans son mot de clôture. Même s’il déplore l’affluence ; un peu plus de 1000 spectateurs ont assisté à l’ensemble des spectacles (alors qu’ils étaient gratuits !). Chardin Kala explique ce manque d’engouement à la mauvaise communication réalisée avant le festival. Seulement, au vu de différentes manifestations organisées dans la capitale économique, l’on se rend compte, petit à petit, qu’il y a un réel problème de public qui ne concerne pas uniquement le Festival International Kimoko. « Il faut une réflexion pour ramener les congolais au théâtre » a ajouté Chardin Kala.
Les ateliers, sur la dramaturgie et la chronique culturelle, ont été très riches et à la hauteur des attentes des organisateurs qui déplorent aussi, à ce niveau, le manque d’intérêt des artistes et journalistes. Une antipathie incompréhensible pour la culture et la connaissance s'est emparé des ponténégrins depuis quelques années.
Pour la 4è édition, le défi est de mieux faire dans tous les secteurs : communication et programmation notamment. une chose est certaine: le festival est relancé pour longtemps. Même si subsistent encore les diifficultés ( finances et soutien), qui avaient conduit à la rupture de 5 ans.

La trente-neuvième édition du Festival international du film de Rotterdam ouvre ses portes le 27 janvier, aux Pays-Bas. Jusqu'au 7 février, le septième art va y présenter ses nouveaux spectacles, parmi lesquels deux productions congolaises en sélection officielle.
La sitcom humoristique "Les Boulistes", réalisée par Amour Sauveur et Nadège Batou, et le court métrage "Coupable", la dernière production d'Amour Sauveur, seront à ce rendez-vous du film, l'un des plus grands du monde.
Pour la première ouverture de ce festival à l'Afrique, le Congo fait fort en présentant deux films. Outre la série amusante déjà plébiscitée à Yaoundé au Festel 2009 (Festival des programmes de télévision), le film Coupable, qui traite d'un sujet assez atypique, y fera sa première sortie mondiale.
Les deux films ont été sélectionnés à Brazzaville, en novembre dernier, par un comité de visionnage, au terme d'une « revue » du film congolais initiée par le programmateur du festival de Rotterdam, Gertjan Zuilhof. Ce dernier a séjourné dans la capitale congolaise et dans plusieurs autres villes du continent, à la recherche du film africain capable de séduire les cinéphiles.
Amour Sauveur quittera Brazzaville le 1er février pour les Pays-Bas. Il devra présenter les deux films entre le 3 et le 4 février. Les cinéphiles congolais auront l'occasion de suivre en intégralité la série et le court métrage le 18 février, au CCF, lors d'une projection officielle.
Amour Sauveur saisira certainement l'opportunité pour annoncer la deuxième saison des Boulistes, dont il projette le tournage à partir du mois d'avril 2010. Une occasion pour les sponsors de vendre leur marque, car les douze premiers épisodes des Boulistes vont traverser les continents, comme en témoigne le nombre de chaînes de télévision étrangères désireuses d'acquérir le programme.
Quentin Loubou
(Les depeches de Brazzaville 28/01/2010)


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1ère édition 2005
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2ème édition 2006
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3ème édition 2007
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4ème édition 2008
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5ème édition
2009
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Artistes et groupes reçus
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08 groupes Locaux de Pointe-Noire
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11 groupes du Congo-Brazza, de la RDC, du Gabon et de la Guinée-Conakry (La Sanza;
Scén'art Connexion, Yela Wa ; Sosaf;
Les Espoirs de Corinthie….)
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11 groupes du Gabon, de la RDC, du Cameroun et du Congo-Brazza
(Annie Flore Batchiellilys ; Kareyce Fotso ; Djonimbo ;
Jacques Loubelo…)
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08 groupes du Cameroun, de la RDC, de France, du Sénégal et du Congo-Brazza
(Sarr Bamba ;
Jahwise ;
Kaly Djatou & Antoine Manana ;
Les Bons Bergers ;
Hardos Massamba…)
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09 groupes en In et 11 en Off du Congo-Brazza, du Gabon, de la RDC, du Burundi, de France
(Annie Flore B. ; Papé Nziengui ; Pascal Contet ; Alfred et Bernard ; Jupiter ; Mastaki…)
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Nombres de Sites
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02
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05
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Rencontres professionnelles
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2 Ateliers-Conférences
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3 Conférences
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1 Atelier ;
2 Conférences |
3 Conférences
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01 Atelier
03 Conférences
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Fréquentation
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1000
spectateurs
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2000
spectateurs
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6000
spectateurs
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8500
spectateurs
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9000
spectateurs
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Le PNUE, la voix de l'environnement au sein des Nations Unies, lance un nouveau concours - le Prix du jeune journaliste africain dans le domaine de l'environnement.
Ce concours est ouvert aux journalistes africains, âgés de 25 à 35 ans, qui travaillent pour un groupe d'information ou médiatique africain.
Le « Prix du jeune journaliste africain dans le domaine de l'environnement » est ouvert à tout journaliste de la presse écrite, audiovisuelle ou numérique qui a traité un sujet sur l'environnement en 2010.
Les reportages doivent intéresser les communautés locales ou régionales d'Afrique. Les articles écrits ne doivent pas dépasser 3 000 mots. Les reportages radiophoniques ou télévisés ne doivent pas dépasser six minutes.
Un jury indépendant sélectionnera le meilleur sujet.
Le Prix du jeune journaliste africain dans le domaine de l'environnement a été soutenu et financé par le gouvernement américain. Le prix du concours est un voyage, tous frais payés, aux États-Unis, où le vainqueur suivra un itinéraire « vert ». Lors de son circuit dans le pays, on lui présentera des projets environnementaux, des journalistes spécialisés, des scientifiques et d'autres personnalités publiques.
Pour s'inscrire au concours, visitez le site internet et remplissez le formulaire d'inscription. Merci de visiter le site internet.
La cérémonie de récompense se déroulera lors de la 26e Session du Conseil d'Administration / Forum Ministériel Mondial pour l'Environnement qui se déroulera à Nairobi, Kenya du 21 au 25 février 2011.
Contribution à la protection du patrimoine culturel au Congo
Il s'agit d'un corpus de textes nationaux (lois, décrets) et internationaux (conventions, traités, chartes) relatifs à la protection du patrimoine culturel du Congo.
Chaque texte est assorti d'un commentaire pour situer le lecteur sur les divers points qu'il traite.

Le port d'embarquement des esclaves de Loango et le domaine royal de Mbé sont deux sites culturels que le Congo a inscrit sur la liste indicative de l'UNESCO afin de les inscrire au patrimoine mondial. C'est dans cette perspective que cet ouvrage propose un projet de protection et de réhabilitation de ces deux sites. Une démarche qui s'inscrit dans la logique de la valorisation du patrimoine culturel congolais dans son ensemble et des sites culturels en particulier.
A ma grande honte j'avoue ne pas avoir assuré pour la parution de cette seconde œuvre d'Eric Dibas-Franck qui pourtant m'avait prévenu très en amont de la présentation de son roman le vendredi 21 octobre. Je n'ai pas trouvé le temps d'aller chercher mon exemplaire et n'ai pas pu rentrer à temps d'un voyage dans l'Hinterland en raison d'une panne de voiture. Fort heureusement notre confrère et ami Anthony Mouyoungui était présent à la chambre consulaire.
YS
Le nouveau roman d’Eric Dibas-Franck, ‘’Destins Maudits’’ (Ed. L’Harmattan), a été présenté au public ponténégrin le 21 octobre 2011 dans la Salle des conférences de la Chambre Consulaire. Ce roman de 144 pages, raconte le parcours chaotique et dramatique de Loumingou-Loumingou à travers plusieurs pays dévastés par la guerre. Pour son deuxième roman, Eric Dibas-Franck se met dans la peau d’une femme et nous offre un récit émouvant.
Prévue pour durer 1h30, la cérémonie a mis finalement plus de temps. Le public, cosmopolite, était avide d’en savoir davantage sur le nouveau roman d'Eric Dibas-Franck. Trois mois après sa parution, seuls quelques privilégiés ont eu la chance de le lire intégralement, les autres se contenant de bribes. Il était donc nécessaire d’être là pour écouter la critique du Professeur Mukala Kadima-Nzuzi et les explications de l’auteur.
Pour le critique, l’intérêt de ce roman réside en trois aspects : la langue, l’identité et l’écriture. ‘’La langue d’Eric Dibas-Franck ne s’accommode pas de l’académie, c’est une langue qui reflète le parler congolais avec des tournures, une langue française tropicalisée’’ affirma le professeur. L’identité et l’écriture de cet auteur se remarquent dans le choix du thème et du ton. En effet, en plongeant ses lecteurs dans l’univers atroce des guerres civiles, à travers le témoignage d’une survivante, Loumingou-Loumingou, Eric Dibas-Franck se remémore les tristes événements qui ont secoué son pays dans les années 90. Il clame, d’une certaine façon, son identité congolaise.
Si le thème n’est pas nouveau, plusieurs auteurs congolais l’ayant abordé avant lui, c’est son écriture qui le distingue des autres. Une écriture haletante, faite d’instantanés. Il donne la parole à une femme, Loumingou-Loumingou, la narratrice. Tout au long du récit, il peint avec justesse, les péripéties de cette héroïne en quête d’une vie paisible et sereine. Une vie que son propre pays ne peut lui offrir et qu’elle pense trouver ailleurs. Seulement, le destin semble s’acharner sur elle, partout la situation est la même : violence, tuerie et exactions en tout genre. Elle est ainsi prise dans une sorte de cercle infernal : la violence succédant a la violence. Battue, violée et condamnée, elle ne se départit pas, pour autant, de sa dignité de femme. Ce qui lui permettre, d’ailleurs, de faire face à ce qu’on pourrait considérer comme une malédiction et de survivre pour témoigner. Afin que nul n’oublie ce qui s’est passé.
A titre exceptionnel, Eric Dibas-Franck a été récompensé par le Prix Tchikounda du meilleur écrivain du département. Un prix reçu en avance par rapport aux autres lauréats. Ceci pour reconnaitre l’innovation que ce grand ami d’Alain Mabanckou apporte a la littérature congolaise dans son ensemble pas seulement celle de la langue française.
Anthony Mouyoungui
Je regrette d'autant plus de n'avoir pas été présent qu'une question me brûle les lèvres : Pourquoi écrit-il tous ses romans au féminin ? C'était déjà le cas pour sa première œuvre "Peine perdue" qui nous avait déjà faite grande impression en 2008.
Très cher Eric, j'espère que tu ne me tiendras pas rigueur pour cette défection et que tu accepteras de m'accorder une petite interview pour que nous puissions parler de "Destins maudits" en toute amitié.
Bien à toi.
YS

DESTINS MAUDITS ROMAN
Rien ne justifierait la chronique de cet Objet Littéraire Non Identifié sur ce site, si l'on n'y trouvait pas, perdue quelque part, une mention de la République du Congo.
Pourtant, cette "chose" improbable est bien loin de manquer d'intérêt. Par son originalité de présentation d'abord, trois nouvelles sont proposées avec chacune sa pagination que l'on peut ouvrir aussi bien indépendamment l'une de l'autre ou les trois simultanément. On feuillette celle de gauche (Le coût de l'argent) comme n'importe quel livre, alors que celle de droite (Le journal d’Irina Volksjeers) s'ouvre à l'envers, comme le Coran et que celle du centre (Livre de bord du Spock) se feuillette du bas vers le haut.
L'auteur, Michel Gueyrard est aussi allumé que son écrivain fétiche aux inspirations psychédéliques, l'américain, devenu parisien, Norman Spinrad. Il offre une écriture aussi déroutante que ses concepts éditoriaux. D'évidence ravi de sa création, il demeure d'une discrétion rare sur lui même tant bien même est-il un actif pratiquant d'internet et des réseaux sociaux où il étale des performances d'artiste(s).
Nous n'avons disposé (pour l'instant) que de la version électronique du livre (Gratuite) avec laquelle on peut au mieux faire défiler les trois nouvelles de manière synchrone. La version papier de cet OLNI vaut par elle même. Elle est vendue sur Internet pour la ridicule somme de 44€ (28 000XAF) qui serait hors de prix s'il s'agissait d'un livre de poche alors qu'on achète là un tirage de tête assemblé à la main et signé par l'auteur. Ce sera probablement bientôt un collector que les bibliophiles s'arracheront à prix d'or (Avis aux investisseurs).
En tout cas, j'en veux un.
Et puis bien sur, il y a le livre... Assemblés à la main, les trois romans forment un livre à l’aspect presque déjà vieilli, comme un grimoire que l’on déplie secrètement. Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur le site, vous y trouverez de plus amples informations, le livre en lecture gratuite et vous pourrez aussi, pourquoi pas ? Acheter le livre... 
Dimensions (livre fermé) : 14,7 x 10,1 x 3,1 cm
Avez-vous connaissance d’un acteur noir de la vie politique africaine du 19e siècle qui aurait laissé des écrits témoignant de son action contre les envahisseurs européens ? Non ? Alors, le livre que je vous présente mérite le qualificatif de « plus beau monument de l’histoire africaine du 19e siècle ». Cependant, celui qui a suivi avec suffisamment d’attention les événements qui ont dominé l’actualité africaine durant les premiers mois de l’année 2011 risque de porter un jugement sévère sur les chefs africains quant à leur responsabilité dans le piétinement du continent noir.
Votre paix sera la mort de ma nation est la somme des lettres qu’un dirigeant de l’Afrique Australe - du Namaqualand (globalement la Namibie actuelle) - a échangée avec les colons européens et ses pairs africains quand les premiers ont entrepris de se partager le continent noir suite à la conférence de Berlin de novembre 1884 à février 1885. Hendrik Witbooi – puisque c’est de lui qu’il s’agit – a connu tous les grands hommes de l’expansion européenne qui sont partis du Cap vers l’intérieur de l’Afrique comme Cécil Rhodes. Mais ses interlocuteurs immédiats étaient les colons allemands auxquels revenaient - selon sans doute les accords de Berlin - les terres du Namaqualand dont il était le chef le plus éminent. Il convient de signaler ici que si la Conférence de Berlin, qui avait pour vocation d’organiser le partage de l’Afrique au profit des puissances occidentales, avait prévu dans son texte des clauses portant sur le respect des droits et des libertés des indigènes, pour la première fois, il était stipulé la notion de « sphères d’influence » sur lesquelles les Occidentaux étaient autorisés à exercer leur tutelle. Cela paraît bien compliqué, n’est-ce pas ? Ces subtilités des textes, Witbooi n’a pas manqué de les dénoncer dans de nombreuses lettres aux Allemands et aux Britanniques. Il n’aura de cesse de faire remarquer à ses interlocuteurs blancs les incohérences de ces clauses en exprimant son incompréhension devant les traités de protection que les puissances étrangères proposent aux chefs africains tout en parlant de leur liberté.
Cependant, l’expression de sa première grande indignation est adressée à l’un de ses pairs et adversaires africains. L’une des lettres à son plus grand ennemi africain est à classer parmi les plus belles de cette correspondance. Devant la colonisation européenne faite de contrats de protection, Hendrik Witbooi prône l’unité des chefs africains au-delà des adversités pour s’opposer à l’envahisseur. Une longue lettre d’une stupéfiante modernité, aujourd’hui où l’on parle ouvertement de recolonisation de l’Afrique alors que certains chefs d’Etats s’allient avec les occidentaux contre d’autres Africains. Ce que Witbooi déplore, ce n’est point le manque de loyauté de son adversaire qui se joint à une puissance étrangère pour le combattre mais bien la perte de la souveraineté d’un chef africain qui accepte de se placer sous la protection et donc l’autorité des Européens qu’il fustige : « J’apprends, écrit-il, au capitaine Maharero (chef du Hereroland), […] que vous vous êtes placé sous la protection allemande et que le Dr Göring détient par conséquent le pouvoir de vous dire quoi faire, et de trancher à sa guise dans vos affaires, particulièrement dans cette guerre entre nous, avec sa longue histoire. […] Et maintenant que vous vous êtes soumis à un autre puissant gouvernement, que reste-t-il de votre autonomie de capitaine ? […] Je ne vois pas comment vous pouvez continuer à le prétendre dès lors que vous avez placé quelqu’un au-dessus de vous et que vous vous êtes soumis à lui et à sa protection. Celui qui se tient au-dessus détient la suprématie ; celui qui est en dessous est subordonné, car il se tient sous le pouvoir d’un autre. Vous regretterez éternellement d’avoir abandonné votre terre et votre droit de régner entre les mains des hommes blancs. »
N’allez surtout pas croire que ces propos sont ceux d’un roublard. Non ! C’est celui d’un chef africain conscient du danger de la perte de la souveraineté de tous les chefs africains qui se placent sous l’autorité des Blancs. Lui voyait clairement que dans cette course à la possession des terres africaines où les Européens se livrent une farouche concurrence, ils sont aussi capables de parvenir à des accords de non-agression afin d’atteindre leur but contre les populations noires. Lui savait que les conférences de paix, les institutions de paix des Européens n’ont pour seul but que de prendre possession de tout ce qui appartient aux Africains. Son appel à ses ennemis africains d’hier est donc motivé par la sauvegarde de l’intégrité des nations africaines et de leur culture comme il le souligne dans de nombreuses lettres.
De toute évidence, Hendrik Witbooi voit dans les protectorats que les européens proposent aux chefs africains une expropriation de leurs terres, de leurs territoires. Aussi, dans son cas, il comptait sur les clauses relatives au respect des droits et des libertés des Africains pour faire respecter le fait que « nul ne devrait être contraint de livrer sa terre ou d’accepter la protection » des Européens. En d’autres termes, il essaie de faire entendre raison aux Blancs en portant le combat sur le plan juridique. Sa rencontre avec le commissaire impérial allemand en 1892 à Hoornskrans, sur ses terres, fut d’ailleurs l’occasion d’un grand débat dont le contenu est à verser dans les annales des réflexions sur la colonisation. Pour le représentant allemand, dans la guerre d’influence que se livrent les grandes puissances, si ce n’est pas l’Allemagne qui assujettit et domine les terres du Namaqualand ce seront d’autres. Il vaut donc mieux que ce soit l’Allemagne. Quelle règle implacable ! Quel raisonnement arbitraire à l’égard des peuples d’Afrique ! Il n’est donc pas étonnant que le fait de voir Hendrik Witbooi « refuser la souveraineté allemande » soit considéré par ce représentant allemand comme un crime abominable. Dans une lettre datée du 15 août 1894, celui-ci lui signifie clairement que « ce refus équivaut à une déclaration de guerre ». Voilà la justice selon le point de vue des Européens !
Durant toute cette période de l’expansion de l’Europe en Afrique, jusqu’à sa mort le 29 octobre 1905, Hendrik Witbooi a dû faire de nombreuses concessions mais sans jamais renoncer ni au combat diplomatique ni à la lutte armée pour l’indépendance des terres africaines. Sa correspondance nous fait découvrir un esprit plein de courtoisie, même dans l’adversité ; un homme désireux de maîtriser les formules protocolaires en usage chez les Européens afin de n’offenser personne par ignorance. C’est également un homme respectueux des règles traditionnelles de la guerre, lesquelles excluent la duperie de l’adversaire et l’humiliation des vaincus ; un homme plein de justice et d’équité qui refuse l’embargo dont usent les Européens pour affaiblir les armées africaines pour ensuite les anéantir. Aussi, peut-on lire dans une lettre adressée au Commissaire allemand le 24 juillet 1893 ces lignes magnifiques qui sembleront à certains d’un autre monde : « Et si vous avez l’intention de continuer à me combattre, je vous implore une nouvelle fois, cher ami, de m’envoyer deux caisses de cartouches Martini-Henry, de façon à ce que je puisse contre-attaquer. […] Donnez-moi des armes, comme il est de coutume entre grandes et nobles nations, afin que vous conquériez un ennemi armé : ainsi seulement votre grande nation pourra prétendre à une victoire honnête. » Oui, lui a le sens de l’honneur chevillé au cœur et croit naturellement qu’ « à vaincre sans péril on triomphe sans gloire ». Mais pour les Européens cette idée n’est que littérature !
Terminons en soulignant que la compréhension de l’esprit de cette correspondance pleine de belles réflexions serait incomplète sans la lecture de l’excellente préface qui est un concentré de l’histoire des débuts de l’expansion et de la colonisation de l’Afrique australe à partir de l’établissement néerlandais du Cap de Bonne-Espérance. Préface qui nous montre la complexité des alliances et des forces en présence avant et pendant la période de la rédaction de cette correspondance, préface très instructive qui précise le parcours des lettres après la mort d’Hendrik Witbooi, le bilan des massacres de la résistance africaine et qui se termine par le point de vue de l’Allemagne du 21e siècle sur l’histoire de cette partie du monde.
RAPHAËL ADJOBI, POUR L'AUTRE AFRIK

Hendrik Witbooi (vers 1825-1905) était un chef du peuple Nama, de la branche des Khoïkhoï, dans le Sud-Ouest Africain (actuelle Namibie).

Son grand-père, David Witbooi, était chef de tribu originaire de la Colonie du Cap. Il mena sa tribu dans le Sud-Ouest Africain au-delà du fleuve Orange (fleuve) jusqu'au Namaland. Son père, Moses Witbooi, était chef de tribu tout comme son oncle, Jonker Afrikaner, suzerain des territoires entre Orange et l'embouchure du fleuve Swakop, qui emmena la tribu des Oorlam jusqu'au site de l'actuel Windhoek.
Hendrik Witbooi est lui-même né près de la Fish River dans l'actuelle Namibie. Il est éduqué par des missionnaires luthériens. Hendrik Witbooi eu 7 fils et 5 filles dont Isakk Witbooi.
Les Namas de Witbooi furent confrontés à plusieurs reprises à d'autres tribus namas ainsi qu'aux Hereros.
Motivé aussi bien par l'appat du gain que par une perception divine de sa destinée, il décida de guider son peuple vers le nord le 16 mai 1884, en dépit de l'opposition de son propre père.
Le 22 février 1887, Paul Visser renversa Moses Witbooi et le tua pour prendre sa place de chef tribal. Hendrik Witbooi vengea son père le 12 juillet 1888 en tuant son assassin. Il devint alors le nouveau chef du clan des Witbooi et commença à consolider les liens avec les autres tribus namas qui se rallièrent à son commandement.
Il n'allait pas tarder à entrer en conflit avec les nouvelles autorités coloniales allemandes dont il refusait la protection. Il mena pendant quatre ans de 1893 à 1896 une guerilla intense contre les troupes coloniales allemandes de Curt von François puis de Theodor Leutwein. Vaincu, il accepta la suzeraineté allemande. Il participa cependant encore au soulèvement herero de 1904.
Il est mort en octobre 1905 en pleine action contre les forces coloniales.
Depuis 1993, son effigie figure sur les nouveaux billets de banque de Namibie.

Photo : image d'archives
Une nouvelle distinction dans l’escarcelle du célèbre ensemble musical congolais Extra Musica. Une énième. Il s’agit du prix de «Meilleur groupe africain de la décennie 2001-2011» décerné lors de la 10ème édition des Kunde, les trophées de la musique burkinabè, le 28 octobre 2011, au Palais des sports de Ouagadougou, au Burkina Faso. C’était en présence de Mme Christiane Tiao, épouse du premier ministre burkinabè, qui a représenté l’épouse du chef de l’Etat, Mme Chantal Compaoré, marraine de l’édition 2011 des Kundé, et de Soré Salfo, dit Jah Press, commissaire des Kundé. Figure de proue d’Extra Musica, Roga Roga (Rogatien Ibambi Okombi, à l’état civil) a battu le rappel des chevaliers de la plume et du micro, autour d’un dîner, le mardi 1er novembre dernier, en soirée, dans un restaurant de la place, à Brazzaville, pour présenter, officiellement, ce prix.
Le face-à-face de Roga Roga avec les chevaliers de la plume et du micro s’est déroulé dans une ambiance très conviviale. En présence de plusieurs extra-musiciens et du secrétaire général du groupe, Raymond Nty. C’était l’occasion, pour Roga Roga, de dévoiler ses sentiments, après le couronnement d’Extra Musica dans la capitale burkinabè. «Mes impressions sont celles d’un Monsieur qui a beaucoup travaillé en symbiose avec son monde. Donc, c’est le fruit d’un travail bien fait, ce n’est que normal qu’on puisse se réjouir de ce qu’on a eu… Nous avons une joie immense et puis ça nous encourage à travailler davantage, pour maintenir le cap», a déclaré, en substance, le chef de file d’Extra Musica. Qui a tenu à préciser que ce Kunde remporté par son groupe est dédié au Congo tout entier.
Celui que l’on surnomme Lampadaire a, aussi, profité de l’occasion, pour annoncer qu’en 2012, Extra Musica a, en ligne de mire, des concerts dans les mythiques salles de spectacles de l’Olympia et du Zénith, à Paris, en France. Et une tournée européenne.
Les Kunde 2011 ont aussi honoré Fally Ipupa, de la République démocratique du Congo, sacré «Meilleur espoir de la musique africaine», et DJ Arafat, de la Côte d’Ivoire, désigné «Meilleur artiste de l’Afrique de l’Ouest». Et le Kundé d’Or de cette année a été attribué au groupe «Faso Kombat», du Burkina Faso, bien évidemment.
Pour la petite histoire, Extra Musica a été fondé en 1993, à Ouenzé, le cinquième arrondissement de Brazzaville. Il a, à son actif, plusieurs distinctions, parmi lesquelles celle de meilleur groupe africain, aux Kora, les trophées de la musique africaine, en 2000, en Afrique du Sud. Et huit albums: Les nouveaux missiles (1995), Confirmation (1996), Ouragan (1997), État Major (1998), Shalaï (2000), Trop c’est trop (2002), Obligatoire (2004), La Main noire (2006). Sorcellerie Kindoki, paru en 2010, étant une œuvre solo estampillée Roga Roga.
Véran Carrhol YANGA pour "La Semaine Africaine"
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+ 39 333 1760 775
+ 39 338 4530940
Un mini festival de plus dans une ville où ils sont pléthore.
Nous ne pensons pas que ce soit avec ce type de petites manifestations qu'il sera possible de déplacer les professionnels du spectacle, mais au contraire que les promoteurs ont tout intérêt à se regrouper pour monter une grosse manifestation qui drainerait l'intérêt de ceux qui doivent être attirés.
En tout état de cause, bonne chance au Festival Matombi Sound System.



Ya Tatchi est il un inconscient ou un escroc à la petite semaine ? Une fois de plus pour cette septième édition la fête a tourné à la pantalonnade et si l’année dernière quelques spectacles ont eu lieu dont celui de Manu Dibango, en 2011 tout a été reporté sine die le 5 septembre après la date théorique de clôture du festival sans qu'il ait connu ni ouverture ni le moindre concert.
Un rendez-vous en cuivres: LA FETE A NDJINDJI

Cette année sera marquée par un événement d'envergure. Nous avons l'immense privilège d'accueillir une quinzaine d'artistes et groupes d'exception issus de divers horizons dont de monstres sacrés de la scène musicale africaine et internationale.
Ils viendront égayer le public pontenégrin amateur de bonne musique dans les différents lieux devant abriter les concerts prévus à l'occasion de ce cinquième festival. Une édition riche, diversifiée et innovante qui s'annonce haute en couleur et pleine de surprises.
Quatre jours durant, du 1er au 4 septembre, nous proposerons une virée exceptionnelle en Afrique, Europe et Amérique, trois continents unis par la culture en général et la musique en particulier, pour le plaisir des mélomanes et de nombreux curieux qui, sans aucun doute, prendront d'assaut les différents sites du Festival, d'autant que celui-ci vole de succès en succès depuis son lancement en 2005.
Seront notamment de la fête, les ténors et d'autres têtes d'affiche, tels que Francis Cabrel, Florent Pagny, Bernard Lavillier, Salif Keita, Lokua Kanza, Yuri Buenaventura , DJ Arafat, Sp Musica, l'Orchestre Symphonique Royal du Maroc, Majid Bekkas, Alpha Blondy, Ya Tatchi, Achile Mouebo. Une diversité de styles et de musiques qui promet de véritables moments de détente et de bonheur. Ce rendez-vous se décline désormais parmi les événements culturels incontournables du Congo. Et certainement le plus attractif de Pointe-Noire, contribuant au rayonnement de l'image de la ville côtière, voire du pays. Il n'est donc plus permis de douter que ce festival connaitra un plein succès comme les précédente éditions.
Patrick Tatih
Promoteur de la Fête à Ndjindj
Annulé sans qu'aucun communiqué ne soit passé.
Annulé sans qu'aucun communiqué ne soit passé.
Comme l'année dernière Patrick Tatih va nous reprocher de mal parler de lui. Comment faire autrement ?
Nous déplorons que ce festival de ratages influe sur la réputation du Festival International des Musiques et des Arts Nsangu Ndji-Ndji qui n'a strictement rien à voir en dépit de son homonymie et qui s'est déroulé de manière parfaite au mois de juin (tous les concerts étaient en entrée libre).
Bonjour,
Depuis mon retour de congés, beaucoup à Pointe-Noire m’interrogent sur le fiasco du festival La Fête à Ndjindji, croyant que le Centre Culturel Français est impliqué dans cette manifestation. Leur étonnement et leurs questions étant légitimes, une petite mise au point s’avère donc nécessaire.
Prévu du 1er au 5 septembre à Pointe-Noire, le festival La Fête à Ndjindji, annoncé à grand renfort de banderoles et de communiqués de presse, ne s’est tout simplement pas déroulé et, depuis, ses organisateurs répondent aux abonnés absents.
Incompétence ou escroquerie ? Les deux certainement. Les promoteurs de cette manifestation ont pu faire illusion les années passées en organisant quelques soirées mal ficelées ou carrément kitch (2010 : on se souviendra du grand saxophoniste et figure mythique de la musique africaine Manu Dibango jouant sans conviction devant la piscine d’un palace alors qu’une centaine de convives dînaient pour 50 000 CFA de l’autre côté dudit bassin…). Mais cette année le flop a été à la hauteur de l’affiche. On nous avait promis rien de moins que Francis Cabrel, Florent Pagny, Bernard Lavilliers, Salif Keita, Alpha Blondy, l’Orchestre Symphonique Royal du Maroc et j’en passe… Excusez du peu. Et au final, rien de rien. Ni guitare ni trompette ni chanteur, pas le moindre accord. Non, rien de rien... Et pas la moindre explication, pas la moindre excuse, pas le moindre communiqué. Certains qui avaient pris leur billet (50 000 CFA, tarif apparemment fétiche de ce festival) se sont retrouvés le soir même à devoir rebrousser chemin devant un espace totalement vide et bien sûr sans personne pour les rembourser. Fiasco total donc et fleurant bon l’arnaque.
Mais pourquoi m’interroge-t-on alors que le CCF n’est aucunement partenaire de cette manifestation ni ne participe de quelque façon que ce soit à son organisation ? L’explication est vraisemblablement à chercher du côté d'une méprise. Le CCF travaille en effet depuis trois ans en étroite collaboration avec un autre festival, le festival N’Sangu Ndji-Ndji. Vous l’aurez compris, la proximité des deux noms semble avoir entraîné des confusions parmi les amateurs de musique, les artistes et les partenaires.
La 7ème édition du festival N’Sangu Ndji-Ndji s’est déroulé cette année du 1er au 5 juin. Organisé par l’Espace culturel Yaro en partenariat avec le CCF, soutenu par l’Institut Français de Paris, l’Organisation Internationale de la Francophonie, des réseaux européens comme Mondomix, Zone Franche et Equation Musique ainsi que des entreprises locales comme Total E&P Congo, Globaline, Atlas Congo, etc, ce festival a réuni plus de 80 artistes venant de sept pays, proposé une dizaine de concerts gratuits de grande qualité (le sénégalais Omar Pene, le kenyan Makadem, le français Jean-Rémy Guédon…), investi des lieux culturellement sinistrés comme le quartier Mvoum-Vou et attiré sans le moindre incident plus de 30 000 spectateurs. Outre les spectacles, ce festival œuvre également à la promotion des musiciens locaux et propose des formations aux métiers de la scène ainsi que des conférences touchant aux droits des artistes.
Nous sommes donc bien loin de l’autre festival. Si la fête à Pointe-Noire (Ndji-Ndji) a bien eu lieu, c’était en juin.
Il en va en matière culturelle et artistique comme il en va dans le monde du business : il y a ceux qui travaillent en prenant à cœur leur métier et il y en a d’autres qui trichent, abusent et trompent. Un festival d’une durée de cinq jours et ayant un minimum de prétention artistique nécessite au moins une année de travail acharné : définition d’objectifs, mise en place d’une programmation, contacts et négociations avec les artistes invités, recherches de partenaires, stratégie de communication, organisation administrative, financière et logistique (voyages, hébergement, lieux et scènes, régies son et lumière, sécurité), etc… Dans des pays qui offrent peu ou pas d’infrastructures culturelles, l’organisation d’évènements importants relève bien souvent du casse-tête. Il faut alors redoubler de professionnalisme. Ce que démontre chaque année Pierre Claver Mabiala, directeur du festival N’Sangu Ndji-Ndji. C'est pourquoi le CCF l’accompagne.
Voilà. J’espère que ces éclaircissements seront profitables à tous car je ne vous cache pas que cette confusion m’embête du fait qu’elle s’oppose en tous points au travail que le CCF et le festival N’Sangu Ndji-Ndji essayent de mener. Une brebis galeuse peut vite contaminer le troupeau. L’absence de professionnalisme et la malhonnêteté des organisateurs du festival La Fête à Ndjindji sont en effet très négatifs pour l’image de la ville, pour le secteur culturel, pour l’engagement humaniste des entreprises qui soutiennent nos initiatives, pour les artistes et pour le public en général.
Bien cordialement à vous.
Eric Girard-Miclet
PS) Je vous laisse apprécier la déclaration de Ya Tatchi, directeur du festival La Fête à Ndjindji, et notamment les dernières lignes… (§ Les promesses ci-dessus.)
NDA : Depuis deux ans des divergences graves sont aparues entre Eric Girard-Miclet et moi même sur un sujet qui n'en valait probablement pas tant. Quand deux têtes de cochon se rencontrent ça arrive souvent.
En l'espèce et sur ce sujet je ne peux qu'adhérer sans réserves à son texte tout en craignant qu'il ne suffise pas à régler la confusion entre les deux manifestations. Sans doute Pierre Claver Mabiala aurait dû ester contre Tatih quand il a choisi un nom aussi proche que celui du festival de l'Espace Yaro qui avait le privilège de l'antériorité.
YS

A Madingou, dans le département de la Bouenza, existe une bibliothèque qui fonctionne, avec beaucoup de difficultés, dans l’indifférence totale sans le moindre soutien. Pourtant, sa présence permet aux habitants de la communauté urbaine d’avoir un espace ou assouvir leur soif de connaissances.
Située à l’angle des avenues de la gare et du marché poste, la bibliothèque ACIEL (Association Congolaise pour l’Initiative Economique et Locale) n’attire pas l’attention des passants. Rien ne la distingue des autres maisons environnantes sauf la plaque nominative sur la porte. Celle-ci est, d’ailleurs, l’unique ouverture. La bibliothèque ne comportant aucune fenêtre. A l’intérieur de cet espace de 24m2, des rayons de livres rangés tant bien que mal. Des ouvrages traitant de tout : des manuels scolaires aux ouvrages spécialisés en passant par les romans policiers et à
l’eau de rose. Les adhérents, en majorité élèves et fonctionnaires, trouvent de tout dans une chaleur étouffante. Pas de climatiseur encore moins de ventilateur, le cout de celui étant trop élevé pour les responsables. Sur une table, au milieu de la pièce, sous un pagne, un ordinateur, acquis depuis des mois, que le bibliothécaire, faute de formation, n’arrive pas à utiliser.
A l’origine, en 2007, ce fonds documentaire d’environ 4000 ouvrages, don des originaires de Madingou vivant en France, était destiné aux élèves de la localité. Seulement, Jean-Antoine Souvenir Moudoudou, Secrétaire général de l’association, a pensé qu’il serait plus judicieux de monter une bibliothèque pour non seulement permettre à un grand d’habitants de profiter des livres mais aussi pouvoir les conserver longtemps. Ainsi depuis presque quatre ans, cet économiste de formation, se bat, chaque jour, pour que la structure continue à exister sans aucune aide ni de l’administration publique ni des particuliers.
Et pourtant, cette initiative mériterait un accompagnement de la Direction Départementale du livre et de la lecture publique de la Bouenza, quand on sait que cette bibliothèque est la seule du genre a Madingou et qu’elle a permis aux élèves d’avoir un cadre idéal pour préparer leurs examens : 92% des adhérents en classe de Terminale ont obtenu leur bac cette année.
En dehors d’une facilitation pour participer à un séminaire sur le placement du livre, rien d’autre n’est venu de ce coté. Le bibliothécaire doit se contenter des adhésions (1.ooo FCFA par personne pour une année) pour faire fonctionner la structure et percevoir son per diem. ‘’C’est plus du social. Je ne gagne absolument rien. C’est très dur financièrement mais j’ai espoir que ca ira mieux dans le futur’’ déclare Jean-Antoine Souvenir Moudoudou. L’espoir, c’est les projets en cours de réalisation : la mise en location d’une partie du bâtiment et une micro finance.
La bibliothèque est l’une des actions que mène cette association créée en 2003. La plus connues étant la Foire du Terroir dont la 3e édition s’est déroulée en juillet dernier à Madingou.
Le talentueux Achille Mouébo, vient de se trouver un label dans l'excellente maison Cyriaque Bassoka Productions, la réference congolaise sur la place de Paris.
Jusque là, Achille travaillait seul, comme la plupart des artistes congolais vivant au pays. Sans producteur, sans manager, sans distributeur, il avait bien peu de chances de pouvoir sortir un jour de l'ombre en dépit de plusieurs prestations remarquées au FESPAM. L'annonce de son entrée dans le pool d'artistes de Cyriaque Bassoka Productions est pour lui l'opportunité qu'il attendant pour enfin pouvoir espérer une distribution moins confidentielle.
Les fans de Rapha Boundzeki connaissent bien Achille qui a chanté en duo avec l'artiste disparu sur le titre "Kiwissa" écrit et composé par Achille.
L'article que nous reproduisons à la suite est entaché d'erreurs qu'il nous faut rectifier :
Sorti de nulle part et devenu l’un des plus beaux témoignages sur l’univers actuel de Pointe-Noire, grâce à quatre titres plébiscités.
Le talent y est pour beaucoup, ainsi qu’un sens aigu des motivations de son public sur le web.
Avec ce ballon d'essai de « Couleur de sang », « Santsi », « Amende », « Tout doux », Achille MOUEBO fait un pas en avant dans la voie du dépassement des influences.Plus que vers les solistes congolais de grande renommés, c’est vers un style personnel qu’il se tourne désormais.
Une musique complexe et ambitieuse, les quatre chefs-d’œuvre. En dépit de ses origines folks, ces morceaux en dépassent largement le cadre généralement étroit. Grâce à une compétence exceptionnelle. L’apport de la section rythmique, et cette manière discrète d’aborder sans discrimination tous les genres, pour les fondre dans un style unique.
L’album que les éditions Cyriaque BASSOKA envisagent sortir dans quelques semaines peut être la garantie d’un succès immédiat. Achille MOUEBO traite la chanson à sa manière unique, pleine de chaleur et d’émotion, tout en respectant le feeling naturel. Du reste, il se glisse avec la même féline agilité dans le rythme reggae, l’afro-rock ou des thèmes plus « Rock-folk ». Avec toujours ce sens de la rue que l’on trouve chez quelques rares compatriotes de sa génération.
Il n’est pas évident, dans quelques semaines, que son album de tout premier plan aux éditions www.bassoka.fr soit à coup sûr couronné de succès.
Vidéos :
Couleur de sang ; Santsi ; Amende ; Tout doux
Le site http://resistons.lautre.net/ édite chaque mois un agenda des actions africaines en région parisienne. Voici l'édition de novembre
Anniversaire, commémoration, journées mondiales …
jusqu'au 30 décembre 2010 : Championnat international d’intelligences pour le développement de l’Afrique. Une observation de l’ARDA (Agence de Réflexion pour le Développement de l’Afrique) du Mouvement du Cinquantenaire semble conférer à certaines actions de l’ONU, les fonctions d’entreprise de maintien et de promotion de la misère en Afrique. Au cours de ces 50 dernières années de cotisation et de participation de nombreux états Africain au sein de l’ONU, cette organisation à été incapable de proposer des solutions fiables et pratiques pour la résolution des besoins primaires et élémentaires en Afrique’’. A cet effet, l’ARDA, dont l’une des cellules (le Club des résistants qui se pose comme une organisation critique de l’ONU) met les experts de l’ONU au défit de produire ou de présenter le moindre projet crédible garantissant la résolution des problèmes majeurs de l’Afrique (pauvreté, chômage, maladies, famine, guerres, conflits et crises politiques) dans le prochain cinquantenaire. Vous pouvez rejoindre le groupe et partager vos idées en envoyant des messages à afrique2010@monweb.org afrik2010@gmail.com http://www.kulone.com/ALL/Event/345135-Championnat-d%E2%80%99intelligences-pour-le-d%C3%A9veloppement-de-l%E2%80%99Afrique
jusqu'au 30 novembre. Festival de films ALIMENTERRE Plus de 300 projections sont d'ores et déjà prévues dans une centaine de villes ! Rens. Anne d’ORGEVAL, Comité français pour la solidarité internationale, CFSI, 01 44 83 88 56 dorgeval@cfsi.asso.fr alimenterre@cfsi.asso.fr www.cfsi.asso.fr
le 1er novembre : Fête nationale de l'Algérie
novembre : le mois de l’économie sociale et solidaire. « Sociale et solidaire, l’économie qui sait où elle va ». Pendant le Mois, c'est aussi : La Semaine de la Finance Solidaire a lieu du 3 et au 10 novembre, > Une manifestation phare de la Semaine de la Finance Solidaire : La solidarité investit le Palais Brongniart par le photographe REZA. Consultez le programme, il y en a beaucoup d'autres! Mais aussi La Semaine de la Solidarité Internationale a lieu du 13 au 21 novembre - Retrouvez toutes les manifestations organisées dans toute la France sur : http://www.lemois-ess.org/
du mercredi 3 au mercredi 10 novembre semaine de la finance solidaire - Le 4 novembre : remise du Prix Finansol.
Guinée : 2ème tour dimanche 7 novembre - Le second tour de l'élection présidentiel en Guinée aura lieu le dimanche 7 novembre, selon un décret présidentiel lu mercredi soir à la radio-télévision guinéenne (RTG). Selon la RTG, dès jeudi, les deux candidats, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, "accompagnés de personnalités gouvernementales et religieuses, vont effectuer une tournée de sensibilisation" dans les régions les plus touchées par les violences politico-ethniques. Source Survie
dimanche 7 novembre 2010 : Comores, élections Président de l’Union et Gouverneurs des Iles (report de mai) - Rens 06 99 93 10 20
mercredi 10 novembre : Journée européenne d’action contre l’impunité des multinationales - Exemple : En achetant les minerais extraits au Kivu, province de la République Démocratique du Congo (RDC) sans se soucier des conditions de leur extraction, les multinationales alimentent directement la guerre dans cette région, mais aucun tribunal ne peux leur demander des comptes sur les atrocités qui y sont commises - Rens. www.des-regles-pour-les-multinationales.org
le 11 novembre : Fête de l'indépendance de l'Angola
du vendredi 12 novembre au 24 décembre 2010: 22ème édition Itinérances : Pour cette 22ème édition nous allons réaffirmer, face aux dérives politiques vers la déchéance et l’expulsion, quelques principes de remue-méninges sonore, posant l’errance et le nomadisme comme un droit fondamental. En intitulant cette édition « Itinérances », je tenais juste à préciser que le choix du festival de changer de ville à chaque concert fait la richesse de notre programmation, valsant d’un style à l’autre à chaque étape. Les voix éblouissantes d’Omar Pène (Sénégal), Takfarinas (Algérie), Danyel Waro (île de la Réunion), Mahmoud Ahmed (Ethiopie), Lokua Kanza (Congo) ou Adja Soumano (Mali) en seront les fers de lance. Après un été politiquement sordide, ce titre prend aujourd’hui un nouvel écho. Il permet de confirmer que la rencontre et le croisement des énergies musicales demeurent notre force face à ceux qui n’ont de cesse de figer notre identité, d’exclure l’autre et de nous enfermer dans des frontières forteresses. Philippe Conrath - L’affiche, les photographies des artistes, les mises à jour sont sur www.africolor.com, « Espace Pro » Mot de passe : 1989 Festival Africolor - Rens 01 47 97 69 99 06 64 15 51 80 pit@noos.fr
du samedi 13 au 21 novembre : Semaine de la Solidarité Internationale Les thèmes majeurs sont : Alimentation et Agriculture au tiers monde : Le soutien aux paysans du tiers monde qui nourrissent la population dans ces pays est une condition sine qua non pour lutter contre la faim. Cela concerne plus d’un milliard de personnes dans le monde. Ils ont besoin de l’accès à la terre, au microcrédit et à l’eau. Ils ont aussi besoin de commercialiser leurs produits à des prix raisonnables pour pouvoir vivre décemment de leurs activités. L’équipe de la Semaine de la solidarité internationale contact@lasemaine.org avec Hanna Allouch, coordinatrice nationale 01 44 72 89 77 hanna.allouch@lasemaine.org - Magali Audion, chargée de l’animation et de développement des réseaux 01 44 72 89 78 magali.audion@lasemaine.org - Vianney Marzin, responsable de la communication, 01 44 72 89 79 vianney.marzin@lasemaine.org - http://www.lasemaine.org
dimanche 21 novembre 2010 : présidentielle Burkina Faso : Source : Association Survie http://www.survie-paris.org/calendrier-des-elections-en.html
le 28 novembre : Fête de l'indépendance de la Mauritanie (1960)
Actions situées à Paris (75)
jusqu'au 6 décembre 2010 du lundi au samedi de 14h à 19h : Exposition Africa Colors : Cette nouvelle exposition propose un panorama ethnique inédit au travers du thème de la couleur dans les arts Africains. Des Masques Guerré Dan aux masques Ibibio du Nigéria , Armand Auxiètre, directeur de la Galerie « L'oeil et la main » présente une sélection d'oeuvres représentatives des coutumes ou des usages de ces civilisations :Simples et pures, les couleurs sont choisies par les artistespour évoquer tour à tour le respect des ancêtres, la virilité nouvelle des initiés, la mort - Lieu : Galerie l'Œil et la main, 41 rue de Verneuil, Paris 7è - Rens 01 42 61 54 10 contact@agalom.com www.african-paris.com
jusqu'au 6 novembre 2010 du mercredi au samedi, de 13h à 19h et sur rendez-vous : exposition SUD Paris avec 6 artistes d'Afrique et des Caraibes et relancement de la maison "Revue Noire" Avec Goddy Leye - Cameroun; Maksaens - Haïti; Alain Polo - RdC Kinshasa; Rina Ralay Ranaivo - Madagascar; Jean Eddy Rémy - Haïti; Hervé Yamguen - Cameroun avec le Salon Urbain de Douala SUD 2010 - Lieu : 8 rue Cels, Paris 14è - M° Gaité ou Denfert Rochereau - Rens. 01 43 20 28 14 09 72 12 68 00 redaction@revuenoire.com - pascal@bicfl.fr redaction@revuenoire.com www.revuenoire.com ou Catherine Philippot 01 40 47 63 42 cathphilippot@photographie.com
jusqu'au 13 novembre du lundi au samedi de 10h30 à 18h30 : Exposition : La Somalie, un pays fracassé - “La vie en Somalie est extrêmement dure, extrêmement violente et extrêmement courte. On croit toujours que le pire est impossible, mais le pire arrive toujours. Depuis l’effondrement du gouvernement central en 1991, la Somalie est de nouveau ravagée par la violence. La mort continue à faucher à coup d’obus, de balles, d’IED (engin explosif improvisé), de maladies et de famine. Cette folie dévastatrice est permanente, la tension est extrême, la peur omniprésente. La Somalie est dans un état critique, semble même moribonde, mais personne ne sait que faire pour venir à son chevet. Ce pays est abandonné de tous, sauf des adeptes du wahhabisme (islam sunnite rigoriste) qui soutiennent les groupes extrémistes islamistes.” Pascal Maitre a réalisé plusieurs reportages sur la Somalie entre 2002 et 2009. D’un voyage à l’autre, il a vu le pays s’enliser. Aujourd’hui, il semble avoir sombré dans l’horreur absolue. Dans la capitale somalienne, Mogadiscio. on ne rencontre plus que des jeunes miliciens, dopés au qat et se tirant dessus, ainsi que des femmes et des enfants, les plus démunis des démunis, qui n’ont même pas eu les plus petits moyens nécessaires pour quitter la ville ! “Chaque fois que je viens visiter ce pays meurtri, la même question, posée surtout par les jeunes, m’y attend : « Pourquoi nous a-t-on laissés tomber ? ». “ En exposant ces photos Pascal Maitre a voulu, à sa façon, témoigner pour eux et montrer qu’il ne les abandonnait pas. - lieu : Cosmos Galerie, 56, blv de Latour Maubourg, Paris 7è - Rens. 01 47 05 44 29 annie@cosmosphoto.com info@cosmosphoto.com www.cosmosphoto.comhttp://www.afriqueinvisu.org/la-somalie-un-pays-fracasse,234.html
jusqu'au 14 décembre de 9h30 à 17h30 Exposition collective : Quatre jeunes photographes y présentent leur travail sur Brazzaville. La Librairie-galerie Congo met en scène les regards de quatre fauteurs d’images de la jeune photographie africaine : quatre visions de la réalité congolaise, l’une jouant d’ombres et de lumières, celle de Baudouin Mouanda avec la série Entre racine où la photo devient tableau ; François Ndolo qui présente sept photographies mettant en lumière l’indéfectible relation entre l’eau et les Congolais ; Steven Lumière Moussala explorant les contrastes et les mouvements des corps ; enfin Samuel Nja Kwa qui interroge les grands noms de la musique congolaise. Baudouin Mouanda, François Ndolo et Steven Lumière Moussala sont tous les trois membres du collectif Génération Elili qui regroupe les photographes congolais. - Lieu : Galerie Congo Paris, 38 rue Vaneau, Paris 7è - Rens. 01 40 62 72 80 librairie@lagaleriecongo.com www.lagaleriecongo.comCongo Na Bililihttp://www.afriqueinvisu.org/congo-na-bilili,235.html
jusqu'au 27 novembre du mardi au vendredi de 13h à 17h30 et le samedi de 13h à 19h : Anzoumane Sissoko, un migrant entre Paris et Monéa : Photographies Anaïs Pachabézian présenté par l'association Regards Immédiats - Anzoumane Sissoko a travaillé durant treize ans en France sans papier. Agent d'entretien sur un marché couvert parisien, son salaire lui permet juste de nourrir sa femme et ses enfants et d'envoyer de l'argent régulièrement à sa famille restée au pays. Cet argent sert à financer des projets au village. Très engagé dans la lutte des sans papier, il a obtenu une carte de séjour d'un an en février 2006. En octobre de la même année, il est retourné voir sa famille… - Lieu : Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration, 293 avenue Daumesnil, Paris 12è, M° Porte Dorée - Rens Anaïs Pachabézian 06 33 48 04 56 anaispbz@gmail.com web anaispachabezian.com
les lundis de 20h30 à 22h : Cours de dance africaine Ragga Dancehall - Tarifs ados/adultes : de 18€ le cours à 600€ l'année et Tarifs réduits: Chômeurs et Étudiants (avec justificatif) sur carte 10, 20 et Fever - Frais d'inscription 15€ - Lieu : Studio Harmonic, 5 passage Taillandier, M° Bastille - Rens. 06 60 48 02 06 maimouna75@wanadoo.fr http://www.lesambianceuses.com
les mardis de 17h15 à 18h : Cours de dance africaine pour Enfants de 3 à 5 ans : Cours de Ragg'Afro (mélange de toutes les danses que j'enseigne adapté aux enfants) Tarifs le cours 14€, Le trimestre 150€, L'année 360€; Frais d'inscription 15€ - Lieu : Centre Alesia, 119 avenue du Général Leclerc, M° Porte d'Orléans - Rens. 06 60 48 02 06 maimouna75@wanadoo.fr http://www.lesambianceuses.com
les mardi de 18 à 19h : Cours pour enfants de 6 à 10 ans de Ragg'Afro (mélange de toutes les danses que j'enseigne adapté aux enfants) - Tarifs enfants: le cours 14 euros, Le trimestre 150 euros, L'année 360 euros, 1er cours gratuit : n'hésitez pas à faire tester le cours à vos enfants!!! - Lieu : Centre Alesia 119 avenue du Général Leclerc, Paris, M° Porte d'Orléans - Rens. 06 60 48 02 06 maimouna75@wanadoo.fr http://maimouna75.skyblog.com http://www.lesambianceuses.com
mercredi 3 novembre à 18h30 : Audition de Nils Anderson, Sociologue, journaliste, auteur de plusieurs ouvrages sur les relations internationales et le droit international. Chercheur associé à l'Institut de Documentation et Recherche sur la Paix (IDRP). autour du livre: "Une autre ONU pour un autre monde" Ouvrage collectif ATTAC - coordonné par Nils Anderson Tribord Editions- Lieu salle des délégations du PCF, M° Colonel Fabien - Rens : 01 40 40 12 12, 06 89 75 67 35 cchastain@pcf.fr
les mercredis de 19h a 20h30 : Cours de dance africaine Ragga Dancehall - Tarifs ados/adultes : de 18€ le cours à 600€ l'année et Tarifs réduits: Chômeurs et Étudiants (avec justificatif) sur carte 10, 20 et Fever - Frais d'inscription 15€ - Lieu : Centre de Danse du Marais, 41rue du Temple M° Hôtel de Ville - Rens. 06 60 48 02 06 maimouna75@wanadoo.fr http://www.lesambianceuses.com
les mercredis de 20h30 à 22h : Cours de dance africaine : Coupe Décalé N'Dombolo Kuduru - Tarifs ados/adultes : de 18€ le cours à 600€ l'année et Tarifs réduits: Chômeurs et Étudiants (avec justificatif) sur carte 10, 20 et Fever - Frais d'inscription 15€ - Lieu : Centre de Danse du Marais, 41rue du Temple M° Hôtel de Ville - Rens. 06 60 48 02 06 maimouna75@wanadoo.fr http://www.lesambianceuses.com
jeudi 4 novembre à 18h30 : Séminaire "Culture et émancipation" avec Jean-Louis Sagot-Duvauroux organisé conjointement entre Espaces-Marx et le PCF - force est de constater que depuis plusieurs années maintenant les conditions d’existence et de développement de la création artistique, les processus de démocratisation culturelle, la défense et la promotion du pluralisme et de la diversité culturels connaissent une régression très sensible. Le mouvement artistique et culturel est aujourd’hui confronté à une crise majeure, crise du sens même de son travail, crise des politiques publiques en la matière, crise provoquée par la marchandisation généralisée des « œuvres de l’esprit ». - Lieu salle des conférences du PCF, 6 rue Mathurin Moreau, Paris 19è, M° Colonel Fabien - Rens : 01 40 40 13 74 06 74 45 15 87 mpboursier@pcf.fr infos-espaces-marx@espaces-marx.org
jeudi 4 novembre de 18h30 à 22h : Projection du film SIA, le rêve du python de Dani Kouyaté (Burkina Faso, 2001, 96 min en bambara sous-titré en français) puis Projection d’un entretien avec Dani Kouyaté (5 min) en hommage à Sotiguy Kouyaté (1936-2010). Présentation de la soirée par Marie-Lise Tsagouria, directeur de la BULAC et Jacques Legrand, président de l’INALCO, Présentation du film par Gaël Brunet. La soirée sera suivie d'un débat avec Yoporeka Somet, philosophe, Melissa Thackway et Samuel Lelièvre, spécialistes des cinémas africains, Gaël Brunet, chargé du cours Cinémas d’Afrique à l’INALCO, Modérateur : Thérèse-Marie Deffontaines, journaliste (cultures d’Afrique) - Lieu : Université Paris Diderot, amphithéâtre Buffon, 15 rue Hélène Brion Paris 13è, M° Bibliothèque François Mitterrand - Rens : 01 70 23 26 01 philippe.desvalois@inalco.fr www.inalco.fr
jeudi 4 novembre de 19h à 23h : Rencontres de l'association Equiterre autour d'un cocktail bio-équitable. Vous vous demandez comment agir sur votre environnement? Comment combattre les dérives de la mondialisation? Comment être solidaire avec les pays du sud? : Venez découvrir, les actions, les objectifs et les membres de cette nouvelle rentrée. Equiterre organise : des actions de sensibilisation tout au long de l'année, Interventions en milieu scolaire/universitaire, Conférences, Débats/cocktails, Balades citoyennes, Défilé de mode éthique, des missions à l'étranger, des formations pour les membres de son réseau - Equiterre c'est un réseau de 6 antennes : EquiTerre Paris, HEC, Telecom Sud Paris, ESC Lille, EM Bordeaux, Polytechnique - Lieu : Maisons des Initiative Etuditantes, 50 rue des Tournelles, Paris 3è, M° France Bastille/Chemin vert - Rens Sciacqua Romain, Coordinateur national d'EquiTerre, 06.63.92.89.19. romain@equiterre.com http://www.equiterre.com - Rens. info@etudiantsetdeveloppement.org 01 53 61 37 87 http://www.etudiantsetdeveloppement.org
jeudi 4 novembre de 19h à 20h30 : Networking « Diversitelles » Réunion des femmes créatrices d’entreprise, animée par Patricia Mooerland http://www.diversitelles.com/ - lieu : Restaurant Albarino Passy, 4 rue lekain, Paris 16è , M° La Muette (ligne 9) - Réservation : 01 44 96 74 78, 06 75 32 58 42 / http://www.albarinopassy.com - Contact communication : Penda Traoré : 06 99 02 80 37 ptraore@yahoo.fr http://afriquaparis.blogspot.com
jeudi 4 novembre à 20h : Concert de Lokua Kanza - Lieu : l'Alhambra, 21 rue Yves Toudic, Paris 10è M° République - http://www.farafinaradio.fr
vendredi 5 novembre de 10h à 19h : Edition 2010 d'AfricTalents : Premier forum de recrutement dédié à l’Afrique, véritable lieu d’échange entre les entreprises, les jeunes diplômés et cadres expérimentés, AfricTalents permet aux acteurs économiques opérant sur le continent africain, de rencontrer les meilleurs candidats en termes de formation, de compétence, de connaissance de l’environnement africain et de mobilité. Plus de 1000 jeunes diplômés et cadres expérimentés formés dans les meilleures écoles et souhaitant donner un nouvel élan à leur carrière sont invités à ce forum unique pour rencontrer les entreprises les plus dynamiques sur le continent. AfricTalents c’est avant tout, des opportunités d’embauches pour les candidats, mais aussi un lieu d’information pour décideurs et acteurs économiques. Avant le Forum, le sourcing des candidats et la sélection des CV qui répondent le mieux à vos besoins et attentes, et correspondent aux descriptifs de postes que vous nous avez remis. Pendant le Forum, des espaces privilégiés mis à votre disposition pour vos entretiens confidentiels. Après le Forum, un suivi des candidatures des profils sélectionnés par vos soins effectué par l’équipe AfricTalents. Lieu : Salons Hoche 9, avenue Hoche, Paris 8è, M° Courcelles - Rens. et envoie préalable du CV à Mlle Yohana Ngan 01 53 76 02 89 yngan@africsearch.com info@africtalents.com www.africsearch.com - Pour s'inscrire www.africtalents.com
du vendredi 5 au 14 novembre tous les jours sauf le lundi de 12h30 à 19h: Exposition «Femme en Mythologie(s), Mythologie de Femme(s)» Un itinéraire visuel entre les œuvres d’artistes issus de toutes les Caraïbes: Cynthia Phibel de la Guadeloupe, Florence Edmond, Géraldine Entiope de la Martinique, Pascale Monnin, Sergine André, Lissa Jeannot et Sébastien Jean d'Haïti, Kendra Frorup des Bahamas, Joscelyn Gardner de la Barbade, Anabell Guerrero du Venezuela, Raquel Paiewonsky de la République Dominicaine. - Tarifs 5€/4€ - Lieu : Musée du Montparnasse, 21 av du Maine, Paris 15è, M° Montparnasse-Bienvenue - Rens. 01 42 22 91 96 - newsletter@vibrationscaraibes.com www.vibrationscaraibes.com
du vendredi 5 au 11 novembre de 19h à 20h : Rencontre de la Semaine de la finance solidaire : La semaine de la finance solidaire est une semaine 100% dédiée à la finance solidaire pour découvrir et faire connaitre les possibilités de faire fructifier son argent en étant utile à d'autres. Dans un contexte socio-économique difficile qui appelle à plus de responsabilité, la finance solidaire est porteuse d’une véritable dynamique citoyenne. Alors que 57% des Français déclarent qu’ils pourraient souscrire un placement solidaire, l’association Finansol organisera pour la 3ème année consécutive une semaine de mobilisation nationale afin de convaincre les épargnants de passer à l’acte. - Lieu : Institut Catholique, 21 rue d'Assas, Paris 6è, M° St Sulpice
vendredi 5 novembre à 19h : rencontre/débat avec des intervenants de la Cimade autour de "Chroniques de rétentioné" : Chroniques de rétention, ouvrage collectif écrit par les intervenants de la Cimade, est le récit au quotidien du travail dans un centre de rétention. "Toute la misère du monde" y défile, toute l’absurdité aussi d’une législation de plus en plus répressive et son application de plus en plus arbitraire - Pour participer au buffet fraternel (payant) qui suivra le débat s’inscrire au 01 44 68 04 18 - Lieu : E.D.M.P. Librairie-Coopérative, 8, impasse Crozatier, Paris 12è, M° Reuilly-Diderot - Rens. Pierre Cordelier 01 44 68 04 18 2cordo@wanadoo.fr - Pour commander le livre: 06 81 76 39 51 ou didvie@free.fr - prix public: 24,50 €
vendredi 5 novembre à 20h : L’Ile en Elles Jocelyne Beroard et Emeline Michel rendent hommage à Jenny Alpha et à Toto Bissainthe : Toto Bissainthe et Jenny Alpha, deux figures cardinales de la culture et des arts caribéens du XXème siècle. A travers les voix de leurs héritières, Emeline Michel et Jocelyne Beroard, Vibrations Caraïbes Amazones rendra un hommage vibrant à leur œuvre et à leur mémoire - Tarif 24 €/18€ , 3 jours : 54 € - Lieu : Maison de la culture du Monde, 101boulevard Raspail, Paris 6è - Rens. 01 45 44 72 30 newsletter@vibrationscaraibes.com www.vibrationscaraibes.com
vendredi 5 novembre à 21h30 : World Latif Khan trio et Bombey-Paris-Bamako - Tarif : 7 € - Lieu : l'entrepôt, 7/9, rue Francis de Pressensé , Paris 14è, M° Pernety - Rens 01 45 40 64 74 musique@lentrepot.f www.l'entrepot.fr
samedi 6 novembre de 9h à 13h : Séminaire sur les élections. La problématique de l’alternance par les élections en Afrique: le cas du Cameroun. Ce séminaire connaîtra la participation de représentants associatifs de plusieurs pays africains (Gabon, Congo, Togo, Côte d’ivoire, Mali, etc.) et Français et sera l’occasion d’échanger les expériences sur les processus électoraux de quelques pays africains afin d’en tirer tous les enseignements pour l’élection présidentielle de 2011 au Cameroun. Lieu : Bourse du travail , 2 rue du Château d’eau, Paris 10ème, M° République - Lieu : Place du Trocadéro, M° Trocadéro - Contact et information: EMEH Elong 0663786227; TENE SOP +491634637140 ; Moise ESSOH: +32493983369tenesop@googlemail.com
samedi 6 novembre de 13h à 18h : Commémoration des Soldats Africains - Pour promouvoir et sauvegarder la mémoire des Tirailleurs et Soldats Africains, des Troupes Coloniales et Indigènes, des Soldats d’Outre- Mer et d’Indochine Morts pour la France et pour l’Europe. Projets Instauration de la Journée Internationale des Tirailleurs’ - Création d’un mémorial aux morts en France Tirailleur Africain, des Troupes Coloniale et Indigène - Création d’un mémorial dans leur pays d’origine -- Ils sont venu d’Algérie Française, du Dahomey (Benin), du Cameroun, du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée, du Ghana, du Maroc, de la Tunisie, de la Libye, de la Mauritanie, du Tchad, du Togo, du Niger, du Soudan Français (Mali), du Sénégal, de la Haute Volta (Burkina Faso), de L'Oubangui-Chari (Centrafrique), de Madagascar, de l’Outre-Mer, du Laos, du Vietnam, et du Cambodge, et ont donné leur vie pour la France ! ! ! Ne les oublions pas ! ! ! - entrée est gratuite, mais réservation obligatoire avant le 2 novembre soit par retour mail, par téléphone - lieu : Hôtel des Invalides, 129 Avenue de Tourville, Paris 7è, M°, RER C Invalides Rens. Association Chêne & Baobab Internationale 01 73 70 32 55 chenebaobab.france@yahoo.fr , Collectif des Associations Africaines et Panafricaines pour l’Education collectifcadape@yahoo.fr , Marie-Thérèse Altermath Présidente du CMR (Conseil des Mariannes de la République et d'Europe) 06 36 03 96 08 mtaltermath@yahoo.frwww.mariannesdelarepublique.org
samedi 6 novembre de 13h à 16h : Cour de danse avec Aboubacar Sylla de Guinée anime cours et stages de danse africaine, et travaille beaucoup avec les enfants comme danseur et conteur. Stage tous niveaux, accompagné par des percussionnistes. - PAF un jour : 35€ - deux jours : 60€ - lieu Micadance, Studio May B , 15 rue Geoffroy-L'Asnier , Paris 4è , M° Saint-Paul ou Pont-Marie - Inscription Maryse 06 14 38 81 11 ou mzal@club-internet.fr
samedi 6 novembre de 14h30 à 17h30: Conférence : l’OR au prix du sang? préparée et animée par Pierre Panet. La discussion se fera autour du livre de Michel J. Cuny "VOLTAIRE. L'or au prix du sang" Lieu : Théâtre de la main d'or, 15 passage de la Main d’Or, Paris 11è, M° Ledru-Rollin - Rens. Ginette 06 24 55 14 53 ou Pierre : 06 25 60 57 15 grianala@yahoo.fr
samedi 6 novembre de 15h à 17h30 : Manifestation contre le régime antidémocratique de Paul BIYA (Cameroun) au Trocadero - 6 novembre 1982 – 6 Novembre 2010: 28 ans, ça suffit !!! Depuis 28 ans, le dictateur sanguinaire Paul Barthélemy BIYA règne en despote absolu sur le Cameroun. Il se prépare à se maintenir frauduleusement au pouvoir pour continuer son œuvre de destruction nationale. Après ces 28 années de pouvoir totalitaire, marquées par un bilan social, économique et politique totalement catastrophique, Paul BIYA le roi-fainéant, veut se maintenir au pouvoir par un simulacre d’élection en octobre 2011. Ce qui fait courir au pays un très grave risque d’implosion socio-politique sur lequel de nombreuses ONG nationales et internationales ont déjà tiré la sonnette d’alarme. ELECAM (Election Cameroon), chargé de l’organisation des élections, est un organe outrageusement partisan et partial, dirigé par des caciques avérés du RDPC au pouvoir et est de ce fait, totalement disqualifié pour organiser des élections justes et équitables au Cameroun. Pour : Exiger des conditions démocratiques et transparentes pour l’élection présidentielle de 2011 - Condamner les violations massives des Droits humains et les assassinats de journalistes - Dénoncer le soutien des autorités françaises à la dictature criminelle au pouvoir au Cameroun pour faire du 6 novembre 2010, le dernier anniversaire du dictateur Paul BIYA au pouvoir! - Lieu : Place du Trocadéro, M° Trocadéro - Rens. : EMEH Elong 0663786227; TENE SOP +491634637140 tenesop@googlemail.com ; Moise ESSOH: +32493983369
samedi 6 novembre de 15h 17h: Projection de «Nadine, Julie, Jacqueline: artistes antillaises» de Claude Bagoe-Diagne., 26 mn Rencontre et Discussion avec les artistes plasticiennes et les commissaires de l’exposition. - Tarifs 5€/4€ - Lieu : Musée du Montparnasse, 21 av du Maine, Paris 15è, M° Montparnasse-Bienvenue - Rens. 01 42 22 91 96 newsletter@vibrationscaraibes.com www.vibrationscaraibes.com
samedi 6 novembre de 18h à 19h : «Punch en Musique» avec Lully Dambury - Guadeloupe - Lieu : Cour extérieure de l’Alliance française, 101 boulevard Raspail, Paris 6è - - newsletter@vibrationscaraibes.com www.vibrationscaraibes.com
samedi 6 novembre, à partir de 19 heures : Repas africain à La Rôtisserie, 4, rue Sainte-Marthe, Paris 75010, métro Belleville. Pour financer la formation des maraîchères et maraîchères de Djanfan et de dix villages de la région de Kayes (Mali) Dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale, organisé par l'association Afrique/Agri Solaire. Repas : 10€. Vin et dessert en plus. Merci de confirmer votre présence à Florence Faurie-Vidal, présidente d'Afrique/Agri Solaire florencefaurie-vidal@voila.fr
samedi 6 novembre à 20h : Les Voix de l’Afro-Jazz avec Martha Galarraga, fille de Lázaro Galarraga, l'un des plus grands akpwones de Cuba, ET Mina Agossi, chanteuse de jazz moderne franco-béninoise dont la spécificité musicale est le trio voix/contrebasse/batterie. ET Andy Narell, musicien et compositeur de jazz fusion américain, spécialisé dans le steelpan - Tarif 24 €/18€ , 3 jours : 54 € - Lieu : Maison de la culture du Monde, 101boulevard Raspail, Paris 6è - Rens. 01 45 44 72 30newsletter@vibrationscaraibes.com www.vibrationscaraibes.com
samedi 6 novembre à 20h30 : Concert Gospel Dream - Tarif de 20 à 30€ - Lieu : Eglise St Roch, 296 rue St Honoré, Paris 1er, M° Pyramides ou Tuileries - Réservation : 01 43 14 08 10, 06 07 08 55 56 http://www.gospeldream.com
dimanche 7 novembre de 9h à 11h30, Commémoration des Anciens Combattants, Tirailleurs Africains, Troupes Coloniales, Indigènes, Soldats Africains - Dépôt de Gerbe sous l’Arc de Triomphe à Paris, Place Charles De Gaulle, Paris 8è, M° RER Charles De Gaulle Etoile - Rens. Association Chêne & Baobab Internationale 01 73 70 32 55 chenebaobab.france@yahoo.fr , Collectif des Associations Africaines et Panafricaines pour l’Education collectifcadape@yahoo.fr , Marie-Thérèse Altermath Présidente du du C MR (Conseil des Mariannes de la République et d'Europe) 01 73 70 32 55, 06 36 03 96 08 mtaltermath@yahoo.fr www.mariannesdelarepublique.org
dimanche 7 novembre de 14h à 18h : Assemblée Générale Constitutive de l’association « Club Sahelian Air – Section France »; Le projet Sahelian Air ne peut être qu’une initiative collective de chacun de nous et nous avons le devoir de faire sa promotion et de participer à la mise en place de la première structure du futur groupe aéronautique africain. Cela est possible et nous sommes en train de le réaliser avec la création d ‘un réseau associatif mondial qui s’appropriera 40% de cette initiative en prenant 40% du capital de Sahelian Inc. (USA); à travers les associations locales "Club Sahelian Air". Le réseau Club Sahelian Air, qui est en train de s’implanter sur plus de 30 pays de 5 continents dont la France, devra permettre de réaliser nos deux premiers objectifs : Développer l’actionnariat pour l’investissement dans les secteurs stratégiques en Afrique, Permettre la création de la structure du groupe aérien africain, Sahelian Air. Lieu : au 1-3, rue Frédérique Le Maître, Paris 20è, M° ou bus 26 arrêt Jourdain - Contacts : Ibra YALI, Coordinateur 06 59 46 65 50 club.sahelianair@gmail.com
dimanche 7 novembre de 14h à 17h : Cour de danse avec Aboubacar Sylla de Guinée anime cours et stages de danse africaine, et travaille beaucoup avec les enfants comme danseur et conteur. Stage tous niveaux, accompagné par des percussionnistes. - PAF un jour : 35€ - lieu Micadance, Studio Biped, 16, rue Geoffroy-L'Asnier , Paris 4è , M° Saint-Paul ou Pont-Marie - Inscription Maryse 06 14 38 81 11 ou mzal@club-internet.fr
dimanche 7 novembre de 15h à 17h : Projection croisée des films de Pascale Obolo «Femme invisible» et de Véronique Kanor «La Femme qui passe» de Véronique Kanor, rencontre et discussion en présence des réalisatrices - Tarifs 5€/4€ - Lieu : Musée du Montparnasse, 21 av du Maine, Paris 15è, M° Montparnasse-Bienvenue - Rens. 01 42 22 91 96 newsletter@vibrationscaraibes.com www.vibrationscaraibes.com
dimanche 7 novembre de 18h à 19h «Punch en Musique» avec Atissou Loko et son Rara haïtien - Lieu : Cour extérieure de l’Alliance française, 101 boulevard Raspail, Paris 6è - - newsletter@vibrationscaraibes.com www.vibrationscaraibes.com
dimanche 7 novembre à 20h Calypso Queens avec Calypso Rose, légende vivante du calypso et de la soca, née en 1940 dans la petite île de Tobago, République de Trinidad & Tobago, ET Diana Hamilton : une balade sonore à travers la country, le blues les rythming spirituals (chants a capella), les rake, scrape et calypso de son archipel de naissance. - Tarif 24 €/18€ , 3 jours : 54 € - Lieu : Maison de la culture du Monde, 101boulevard Raspail, Paris 6è - Rens. 01 45 44 72 30newsletter@vibrationscaraibes.com www.vibrationscaraibes.com
les lundis jusqu'au 13 décembre: Cours de Djembé et de tambours de basse pour débutants -- de 19h à 21h : Cours de Djembé niveau vrais débutants : Ce cours se compose d'une heure niveau "initiation" et d'une heure de participation au cours de djembé niveau "débutants" -- de 20h à 22h : Cours de Djembé niveau débutant : Ce cours s'adresse à des élèves qui font du Djembé depuis environ 6 mois -- de 21h à 23h : Cours de tambours de Basse : Ce cours se compose d'une heure d'accompagnement du cours débutants aux tambours de basse (doumdoum, sangban, kenkeni) et d'une heure d'apprentissage des tambours de basse seuls - Ces trois modules de deux heures seront animés par Antony BANGOURA. Formé par deux grands maîtres des Ballets nationaux guinéens, Mito Camara et Fatou Abou Camara, il a travaillé en Guinée avec le Ballet Gbassi Kolo, les Espoirs de Coronthie, le Circus Baobab... Installé depuis 2008 en France, il est l'un des percussionnistes du Ballet guinéen Won Tan Nara. - Instruments : venir de préférence avec son instrument (possibilité de prêt d'instrument pour un temps limité pour ceux qui n'en auraient pas à dispo ou de vente) - PAF : forfaits trimestriels ou règlement du cours à l'unité (20€) dans la limite des places disponibles. Lieu : Studio bleu, 7-9, rue des Petites-Ecuries, Paris 10è, M° Strasbourg-Saint-Denis ou Château d¹Eau - Inscription : Association Polyphoniques Maryse au 06 14 38 81 11 ou mzal@club-internet.fr
lundi 8 novembre à 19h ou 20h30 cours de chants Gospel - 7bis rue du Pasteur Wagner, Paris 11è, M° Bastille ou Bréguet Sabine - Rens : 01 43 14 08 10 http://www.gospeldream.com
lundi 8 novembre à 19h : Projection de "Françafrique" de Patrick Benquet : 1ère partie : La raison d’Etat (80’) 2e partie : L’argent roi (80’) Une production Compagnie des Phares et Balises, en coproduction avec l’Ina, avec la participation de France Télévisions, pôle France 2, et de LCP Assemblée nationale, avec le soutien de la Région Ile-de-France, PROCIREP / ANGOA et du CNC. En 1960, année des indépendances africaines, le général De Gaulle met en place un système qui vise à garder, par tous les moyens légaux et illégaux, le contrôle de nos anciennes colonies. Pour la première fois, des hommes en charge des plus hautes responsabilités, officielles ou officieuses, de 1960 à aujourd’hui révèlent l’histoire tumultueuse de la Françafrique, un monde secret où tous les coups sont permis. Organisé par Le Groupe de recherche Achac - Lieu : Forum des images - Salle 500 , 2, rue du Cinéma - Forum des Halles, Paris 1er - Réservation indispensable au 01 44 75 11 30 ouinfo@phares-balises.fr contact@achac.com http://www.achac.com
lundi 8 novembre de 20h à 23h : 5ième édition des Trophées des Arts Afro Caribéens en hommage à Aimé Cesaire. Qui succédera à Jénny Alpha et Maryse Condé qui se sont vue remettre un prix par des mains du Ministre de la Culture, Frédéric Mittérand un Trophée d’Honneur pour l’enssemble de leur longue carrière ? Qui succèdera a Davy Sicar (Trophée du Meilleur Artiste de l’Année), à Magic System (Trophée du meilleur groupe), à Erik (Artiste Révélation de l’Année,) à Tania de Montaigne (Trophée du Meilleur roman), à Guy Deslaurier (Trophée de la Meilleur Fiction), à Sylvaine Dampière (Trophée du Meilleur Documentaire) ? Votez pour vos artistes sur le site : www.lestaac.com - 500 places seront réservées à la vente aux publique - Tarif 15€/40€ - Lieu Théâtre du Châtelet - Réservation 01 40 28 28 40 http://www.chatelet-theatre.com/chatelet1011/
lundi 8 novembre à 20h30 : réunion d'automne de l'association St-Germain des Prés - Tokombéré Tokombere au Nord Cameroun - un projet de promotion humaine autour du Père Christian Aurenche, prêtre et médecin à Tokombéré et du Père Benoist de Sinéty, curé de Saint-Germain-des-Prés : La Communauté Chrétienne de Tokombéré, levain dans la pâte de la promotion humaine locale, porteuse d’avenir, est le rassemblement d’une trentaine de communautés locales (dites CEV : Communautés Ecclésiales Vivantes), pleines d’une énergie communicative, animées par des hommes et femmes, les "catéchistes", issus de ces communautés, et sortes de prophètes du temps présent. Tous les samedis matins, ces catéchistes se retrouvent pour faire le point, se ressourcer et partager leur responsabilité, pour regarder, à la lumière de l’Évangile, les problèmes de leurs villages, et chercher avec espérance des solutions : vie de famille, éducation et scolarisation, gestion des greniers communautaires, santé, spiritualité, etc. Le Père Aurenche et le Père de Sinéty nous inviteront à poursuivre un dialogue de frères commencé en 1976 entre là-bas et ici, à nous redemander pourquoi et comment vivre une vraie et concrète fraternité entre nos paroisses, à prendre à nouveau le risque de la rencontre et de la constante interpellation mutuelle. - lieu : Grande salle Mabillon de Saint Germain des Prés, 5 rue de l'Abbaye, Paris 6ème - Federation Intertok - 9 avenue du Marechal Leclerc, 94700 MAISONS-ALFORT - www.tokombere-partenaires.org
mardi 9 novembre de 8h30 à 13h30 : «Diasporas et notariats africains : La sécurisation des investissements dans les pays d’origine» avec en ouverture : Le Premier Vice-président du Conseil supérieur du notariat, Christophe TISSOT, Sous-directeur à la Direction des Affaires civiles et du Sceau, Ministère de la justice, Yéra DEMBELE, Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations (FORIM), Jacques Jonathan NYEMB, Directeur de projet d’Oser l'Afrique, Jean-Marc de BOURNONVILLE, Président de la Commission Afrique du Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) et Abdou DIOUF, Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ou son représentant. -- de 10h à 11h "Les enjeux de l’investissement en Afrique par les diasporas africaines" avec Philippe TIGER, Professeur associé à la faculté de droit de Tours, Conseiller Afrique auprès des organismes internationaux, Amine TAZI-RIFFI, Directeur associé senior de Mckinsey & Company et co-auteur du rapport « l’heure des Lions : l’Afrique à l’aube d’une croissance pérenne », Alain KENFACK, Vice-président du Conseil des Camerounais d’Europe, Michel AKUETE AKUE, Directeur de la société CH Consulting, Togo, Stephen DECAM, Secrétaire Général du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) et Marie-Noëlle ROSENWEG, Déléguée générale Fondation ADOMA. -- De 11h45 à 12h45 : "Les réponses pratiques du notariat en matière de sécurisation des investissements" avec Abdoulaye HARISSOU, notaire à Maroua (Cameroun), Président de la commission Stratégie à l’Union internationale du notariat (UINL), Achille NGWANZA, Directeur de publication du Journal Africain du Droit des Affaires (JADA), Moustapha NDIYAE, Président de la Chambre des notaires du Sénégal, Conseiller général de l’Union internationale du notariat (UINL), Amadou DIENG, Docteur en Droit, CIMADEVILLA Avocats et Pierre DIAGNE, Directeur de l’Agence Panafricaine de la Société générale, Paris. -- de 13h15 à 13h45 : Conclusions et perspectives avec Jacques TOUBON, ancien ministre, Jean-Paul DECORPS, Président d’Honneur de l’Association du notariat francophone, Imed AMIRA, Président de la Chambre des notaires de Tunisie, Président de la Commission Développement de l’Association du notariat francophone et Stève GENTILI, Président de la Banque BRED, Président du Forum Francophone des Affaires (FFA). Lieu : Conseil supérieur du notariat, 60 boulevard de La Tour-Maubourg, Paris 7è, M° Métro La Tour Maubourg sur la ligne 8 Balard Créteil. Rens. Et Nombre de places limitée – Inscription obligatoire Anne PARROT 01 44 90 31 84 ou 69 anne.parrot@notaires.fr
mardi 9 novembre à partir de 9h : Colloque "Les frontières de l’économie sociale se sont-elles déplacées ?" thème du 29ème colloque de l’Association pour le Développement des Données sur l’Economie Sociale (ADDES) Le colloque sera introduit par Jean Louis Bancel, Président du Crédit Coopératif et Philippe Kaminski, ancien président de l’ADDES et président du comité scientifique. Thèmes : la nouvelle frontière de l’économie sociale et solidaire : l’intérêt général ?; quels sont les rôles respectifs de l’Etat et des acteurs eux-mêmes dans la fixation des frontières de l’économie sociale; avec 3 anciens délégués interministériels à l’Economie Sociale. (François Soulage, Frédéric Tiberghien, Hugues Sibille). Parmi une vingtaine d’intervenants : Pascal Glemain (docteur-HDR en sciences économiques – Université Rennes 2) interviendra sur le thème : de la dynamique des banques coopératives dans les expérimentations du microcrédit social : vers un nouveau produit bancaire solidaire ? Marthe Nyssens (université catholique de Louvain) : approches européennes et américaines de l’entreprise sociale ; Edith Archambault – Henry Noguès, président de l’ADDES : avancées et perspectives de la recherche en Economie Sociale. Pour une économie solidaire et sociale du spectacle : la carte « Saltimbank », une carte professionnelle largement accessible à tous les artistes et techniciens du spectacle vivant, du cinéma et de l’audiovisuel, qu’ils soient permanents ou non (intermittents), quel que soit le secteur d’activité des employeurs. A tous les permanents qui exercent un métier reconnu par le spectacle (voir olivier.dejouy@saltimbank.com www.saltimbank.com). Lieu : Maison de la Chimie – M° 28, rue saint Dominique, Paris 8è
les mardis jusqu'au 14 décembre de 20h à 22h : Cours de Djembé niveau débutant moyen. Ce cours s'adresse à des élèves qui font du djembé depuis environ 1 an et demi. Ce module de deux heures est animé par Gassim CAMARA. Gassim a travaillé en Guinée avec les Ballets Fareta, Gbassi Kolo, AJK-danse, Les Héritiers de Coca, Le phare de Tamara, Super Étoile de Guinée. Il réside en France depuis 2003, rejoint le groupe Khanou et est l'un des percussionnistes du Ballet guinéen Won Tan Nara. - Instruments : venir de préférence avec son instrument (possibilité de prêt d'instrument pour un temps limité pour ceux qui n'en auraient pas à dispo ou de vente) - PAF : forfaits trimestriels ou règlement du cours à l'unité (20€) dans la limite des places disponibles. Lieu : Studio bleu, 7-9, rue des Petites-Ecuries, Paris 10è, M° Strasbourg-Saint-Denis ou Château d¹Eau - Inscription : Association Polyphoniques Maryse au 06 14 38 81 11 ou mzal@club-internet.fr
du mercredi 10 novembre 2010 au 10 juillet 2011 tous les jours, sauf le mardi, de 11h à 19h. : Angola, figures du pouvoir : Les arts d’Angola ont produit des œuvres majeures largement reconnues dans le monde. Outre la statuaire et les masques, la création plastique compte des emblèmes de dignité et des objets d’usage quotidien qui trouveront également leur place dans l’exposition. Cette manifestation entend restituer toute l’importance de l’histoire et des contacts entre les peuples, contacts qui ont nourri les échanges tant du point de vue des pratiques, des savoir faire, des systèmes de pensée que des réalisations. Inauguration le 9 novembre dès 10h30 - Rens. Nathalie Renez - Aurélie Hérault , Service Presse – Musée Dappercomexpo@dapper.com.fr - Lieu Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens 01 45 02 16 02 / 01 45 00 07 48 - Réservation conseillée au 01 45 00 91 75 communication@dapper.com.fr www.dapper.com.fr
mercredi 10 novembre de 17h45 à 19h45 : Rencontre-débat sur : « Immigration et littérature » , dans le cadre du cycle « Que peuvent les productions littéraires africaines ? » Intervenants : Christiane Albert et Blaise N’Djehoya, Animation : Boniface Mongo-Mboussa Organisé par la CADE Coordination pour l’Afrique de Demain et ENDA-TIERS MONDE Organisation Internationale Environnement et développement - Lieu : Ecole Nationale d’Administration (ENA), amphithéâtre Parodi, 2, avenue de l'Observatoire - Paris 6ème, RER B : Luxembourg, Bus : 38 et 82 - Rens : 01 43 48 14 67 cade@afrique-demain.org - Inscription sur http://www.afrique-demain.org
les mercredi à partir du 10 novembre de 19h à 22h A la découverte du théâtre négro-africain de langue française. Dans cet atelier nous aborderons les auteurs qui se sont imposés notamment à partir des années 1990 : Koffi Kwahulé, José Pliya, Koulsy Lamko.... coût : 30 €/mois, adhésion annuelle à l'association thymélé 25€ - Lieu : 35 rue Saint Roch, Paris 1er , pour s'informer et ou s'inscrire : Carilien Toussaint. 06 37 71 46 53 , 09 50 32 39 13 afriquecaraibetheatr@free.fr (pas de ''e'')
mercredi 10 novembre de 19h à 22h30 : Gala pour célébrer les quinze années d’engagement de la Coopérative Financière pour le Développement de l’Economie Solidaire Nord-Sud (COFIDES) en soutien à des projets de développement économique au Sud. 19h-19h30: Cocktail d’accueil - 19h35: Allocution de Bienvenue du Président de la COFIDES, Xavier Bilbault - 19h40 : Table ronde sur le thème «La Finance solidaire et l’Afrique : épargner ici pour un développement là-bas.» - 21h00: Vente aux enchères et tirage de la tombola - 21h30: Spectacle musical africain - 22h : Cocktail dînatoire - PAF: 25€ à votre régler à l’ordre de la COFIDES Nord-Sud (5, Rue de la révolution, 93100 Montreuil) avant le 6 Novembre 2010. - Lieu : Maison des Associations et de la Solidarité, 10 rue des Terres au Curé, Paris 13è - Rens. :Bassiratou ILLA 01 49 33 00 51 coordination@cofi des.org www.cofides.org
mercredi 10 novembre, à 19h : Rencontre : Dynamique des masques chokwe Avec Manuel Jordán, Le spécialiste américain des Chokwe, Manuel Jordán, traitera de la dynamique des masques et des différentes entités qu'ils représentent. - Lieu Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens 01 45 02 16 02 / 01 45 00 07 48 - Réservation conseillée au 01 45 00 91 75 communication@dapper.com.fr www.dapper.com.fr
mercredi 10 novembre de 19h à 20h30 : Afterwork «Africar » Networking entre porteurs de projets au sein des « Afriques » avec le club Diallo Telli - lieu : Restaurant Albarino Passy, 4 rue lekain, Paris 16è , M° La Muette (ligne 9) - Réservation : 01 44 96 74 78, 06 75 32 58 42 / http://www.albarinopassy.com - Contact communication : Penda Traoré : 06 99 02 80 37 ptraore@yahoo.fr http://afriquaparis.blogspot.com
mercredi 10 novembre à 20h : Projection de Teza de Haile Gerima - Etalon d’or Fespaco, Fiction - Ethiopie 2009 : Anherber revient dans son village natal d'Ethiopie. Cet homme fatigué est amputé d'une jambe est désillusionné. L'univers de son enfance lui semble étranger et, en cette fin des années 80, la junte au pouvoir recrute brutalement ses troupes parmi les jeunes. Pourtant Anherber a lui aussi cru aux idéaux marxistes, lors de ses études en Allemagne de l'Est. Mais la réalité du racisme en Europe et la violence de son pays africain en guerre civile perpétuelle le déchirent au plus profond de lui. - Lieu : Centre Culturel La Clef, 21 rue de la Clef Paris 5ème, M°: Censier Daubanton - Rens. AFASPA - Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique, 01 49 93 07 60 afaspa@wanadoo.fr , michele.decaster@wanadoo.fr http://www.afaspa.com
mercredi 10 novembre à 20h : Carte blanche à la romancière Fabienne Kanor pour une soirée littéraire inédite où poètes et poétesses viendront déclamer leurs textes. Une soirée au carrefour du lire et du dire pour célébrer une littérature vivante avec Syto Cavé (Haïti) & Ina Césaire (Martinique), James Noël et Amos Coulanges (Haïti), Gerty et René Dambury, (Guadeloupe), Delphine II, Fabienne et Véronique Kanor (Martinique-France) - Tarif 12 €/8€ - Lieu : Maison de la culture du Monde, 101boulevard Raspail, Paris 6è - Rens. 01 45 44 72 30 newsletter@vibrationscaraibes.com www.vibrationscaraibes.com
mercredi 10 novembre de 23h à l'Aube : Night awards avec Awilo Logomba - Lieu : Alizé club, 14 rue de la croix de Nivert, Paris - Reservation 06 18 87 45 48 http://www.farafinaradio.fr
jeudi 11 novembre de 10h à 18h : Journée portes ouvertes au Groupe Banque Atlantique qui présentera divers produits dédiés à la diaspora africaine, le Plan Epargne Logement et l’assurance rapatriement de corps en cas de décès « Atlantique Assistance Diaspora », et aux échanges avec des investisseurs intéressés par l’Afrique. Il y sera question d’inciter nos compatriotes à ouvrir des comptes d’épargne au Cameroun via nos représentations à l’étranger, ces comptes d’épargne étant associés à des services adaptés aux besoins spécifiques des ressortissants camerounais vivant à l’étranger. lieu : Paris - Contact Corine MBOME Responsable Produits & Force de Vente Bureau banque atlantique, 89 bis rue de l'Ourcq, Paris 19è, M° Crimée. Rens. 06 78 28 08 12 corinenicole@yahoo.fr corine.mbome@banqueatlantique.net dianeplus@gmail.com
jeudi 11 novembre à 21h30 : Jazz avec FROY - Tarif : 7 € - Lieu : l'entrepôt, 7/9, rue Francis de Pressensé , Paris 14è, M° Pernety - Rens 01 45 40 64 74 musique@lentrepot.f www.l'entrepot.fr
vendredi 12 et samedi 13 novembre de 9h à 18h : Forum Atlantique de l’Epargne et de l’Investissement de la Diaspora en Afrique . Ce forum servira de théâtre au Groupe Banque Atlantique pour le lancement de divers produits dédiés à la diaspora africaine. Pour échanger autour de votre projet, les directions des filiales Banque Atlantique sont à votre disposition pour le concrétiser durant ces 2 journées de 10h à 18h. Accès libre et gratuit pour vous informer, ouvrir des comptes d'épargne, présenter votre projet d'investissement en Afrique. Partenaire du forum et intervenant à la conférence inaugurale du 12 novembre de 9h à 10h30 : conférence donnée par M. Charles Kié, Directeur général de Atlantic Financial Group, avec les interventions du MEDEF International, de la Banque Mondiale et de l'ONUDI, M. Dogad Dogoui y disposera d’un stand Africagora des diasporas économiques - Lieu : Eurosites : 28 avenue George V, Paris 8ème, M° George V ou Alma Marceau. - Rens. : Le bureau de Paris, 89 bis rue de l’Ourcq, Paris 19è - Rens 01 77 35 36 36 à 43, 06 78 28 08 12 corinenicole@yahoo.fr www.banqueatlantique.net ou corine.mbome@banqueatlantique.net dianaplus@yahoo.fr dianeplus@gmail.com
samedi 13 novembre de 13h30 à 20h : Journée de la solidarité international du 1er arrondissement de Paris : Après l'inauguration suivi d'un buffet équitable. - 14h : « Sources traditionnelles pour un langage actuel » : ballet de danse afro-contemporaine par Free Dance Song. - 14h30 : Un exemple de co-développement : le jumelage du comité Paris Mouzaïa avec Daoga, un village malien. Projection d’un documentaire sur les actions de LACIM. - 15h30 : Aller vers un monde solidaire sans guerre et sans arme nucléaire. - 17h30 : Le tourisme équitable et solidaire, une réponse aux défis d’un développement durable ? Témoignages et échanges par IEPT et TADDART. - Lieu : Centre d'animation Place des Fêtes, 2 rue des Lilas, paris 19è, M° Place des fêtes - Rens. Magali Robert 01.53.72.89.10 maison.asso.19@paris.fr www.associations.paris.fr
samedi 13 novembre de 14h30 à 20h30 : Regards d’Amazones, Sciences sociales et Cinéma -- De 14h30 à 17h00, conférence en sciences sociales sur la question : « La femme noire existe-t-elle? Perspectives, mythes et réalités » avec Myriam Cottias, Stéphanie Mulot, Vanessa Agard-Jones, Jeanne Serbin-Thomas -- De 17h à 20h30, « Images of Black Women » en présence de Sylviane Rano, Euzhan Palcy et Mariette Monpierre « La femme noire dans l’histoire » Tarifs: Conferences: Entrée libre/ Projections: 5€ - Auditorium de l'Alliance Française, 101 boulevard Raspail, Paris 6è - Rens. newsletter@vibrationscaraibes.com www.vibrationscaraibes.com
samedi 13 novembre à 15h : Rencontre : Dialogue entre «tradition» et modernité Avec Boris Wastiau et António Ole : Un parcours de l'univers magico-religieux des Chokwe sera proposé par Boris Wastiau, directeur du musée d'Ethnographie de Genève et anthropologue. Cette intervention sera suivie d'un échange avec António Ole qui évoquera son travail et ses sources d'inspiration entre tradition et modernité. L'entretien sera animé par Françoise Monnin. - Lieu Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens 01 45 02 16 02 / 01 45 00 07 48 - Réservation conseillée au 01 45 00 91 75 communication@dapper.com.fr www.dapper.com.fr
samedi 13 novembre à 20h30 : Concert Gospel Dream - Tarif de 20 à 30€ - Lieu : Cathédrale américaine, av Georges V Paris 8è M° Georges V - Réservation : 01 43 14 08 10, 06 07 08 55 56 http://www.gospeldream.com
dimanche 14 novembre à 15h : Spectacle jeune Public : Si La Fontaine parlait «africain» avec Jorus Mabiala : Le Congolais Jorus Mabiala nous entraîne au cœur des villages et forêts de son pays dans un monde étonnant où l'on trouve des personnages de La Fontaine. Le conteur revisite les célèbres fables avec un humour ravageur. - Lieu Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens 01 45 02 16 02 / 01 45 00 07 48 - Réservation conseillée au 01 45 00 91 75communication@dapper.com.fr www.dapper.com.fr
dimanche 14 novembre de 18h à 23h : Bal Créole de la Bellevilloise, spécial Nouvelle Scène Créole -- De 18h à 20h, Projection des documentaires « F comme Femmes, Diaspora », série de portraits sur les femmes d’excellence de la région Amazone – Caraïbe, réalisée réalisée par Steve et Stéphanie James. -- De 20h à 23h, Concerts live « Nouvelle Scène Créole » sous la houlette de Joel Jacoulet et ses invitées : Goldee, Stevy Mahy et Inès Khai- DJ Set de KongoQueen. Tarif: 5€ - Lieu La Bellevilloise, 19 rue Boyer, Paris 20è - Rens. newsletter@vibrationscaraibes.com www.vibrationscaraibes.com
mardi 16 novembre à 18h30 - Audition publique : Bertrand Badie / état du monde, sécurité-défense, nucléaire mais aussi du rôle des bases militaires en Afrique - Lieu salle des délégations du PCF, M° Colonel Fabien - Rens : 01 40 40 12 12 , 06 89 75 67 35 cchastain@pcf.fr
mardi 16 novembre de 19 à 20h : Projection du film "Je mange donc je suis" et débat "Pourquoi les premières victimes de la faim sont elles des paysans ?" - Lieu : Maison du Combattant et des Associations, 20 rue Edouard Pailleron, Paris 19è - Rens. Magali Robert 01.53.72.89.10 maison.asso.19@paris.fr www.associations.paris.fr
du mercredi 17 au mardi 23 novembre 2010 : 8ème édition du festival de cinéma Images mouvementées organisée par le comité Attac Paris nord ouest : Le thème cette année : La démesure, jusqu'à quand ? Comme chaque année de nombreux débats sont prévus. - Lieu : cinéma La Clef, 21, rue de La Clef à Paris 5è - Contact : attac-festimages@attac.org http://imagesmouvementees.org
mercredi 17 novembre à 16h30 : Projection de AKWABA, Les Eotilé à livre ouvert suivie d'un échange avec la salle En présence des réalisateurs du film : Anice Clément et Jacques Merlaud avec la participation du Professeur Claude Hélène Perrot - "Akwaba" veut dire "Bonjour, bienvenue" en Côte d'Ivoire et on sait l'importance de l'accueil chez les peuples d'Afrique noire. Bienvenue donc chez les Eotilé de Côte d'Ivoire. Ce film documentaire est un hommage au travail de l'historienne africaniste Claude Hélène Perrot qui, depuis plus de 40 ans, se passionne pour la Côte d'Ivoire d' "avant les Blancs" et plus spécialement le peuple éotilé, autour de la lagune Abry, au sud-est du pays. En 2008, Claude Hélène était de retour en pays éotilé afin de leur offrir un livre, "les Eotilé de Côte d'Ivoire aux XVIIIe et XIXe siècles. Pouvoir lignager et religion". Fruit de ses recherches et de ses nombreuses enquêtes sur le terrain. - Le sujet : Alors que la culture orale tend à disparaître, le besoin de mémoire et d'une histoire écrite se fait de plus en plus urgent. C'est le tout premier livre sur l'histoire de ce peuple : ce qui explique l'accueil magnifique fait par les Eotilé au livre qui leur est consacré. Sous l'égide de la Société des Africanistes, dvd disponible au public à l'issue de la projection (20€) - Lieu : salle Cinéma des Africanistes du Musée du quai Branly, 37 quai Branly, Paris 7è, M° Iéna; Alma- Marceau; Ecole Militaire; Bir Hakeim - Inscription : 06 70 74 15 42 nansellsalles@hotmail.fr
mercredi 17 novembre à 19h : Soirée Ciné-Débat : La fin de la pauvreté ? Un film de Philippe DIAZ, avec la voix de Charles BERLING - En présence de Serge LATOUCHE, économiste et objecteur de croissance, Pierre LAURET, philosophe et Jean-Louis BATO, agro-économiste et acteur de l’après-développement. Soirée organisée dans le cadre de La Semaine de la Solidarité Internationale - lieu : La Générale Nord-Est , 14 avenue Parmentier, Paris 11è , M° Voltaire - Rens. 05.61.13.66.95 oucontact@solidarite.asso.fr http://www.solidarite.asso.fr/SOLIDARITE-et-La-Generale-vous.html
mercredi 17 novembre de 19h30 à 22: Projection du film "Les Sahéliennes peuvent nourrir le sahel", débat et dégustation de produits équitables en particulier du Fonio, un céréal de l'Afrique de l'ouest cultivé au Burkina faso - Organisé par Afrique verte et Artisans du Monde Paris 9è (une boutique du commerce équitable située à coté du centre Valeyre, au 20 rue Rochechouart ou l'on peux se procurer la version équitable de cette céréale) - Lieu : Centre Valeyre 24 rue Rochehcouart, Paris 9è, M°Cadet - Rens : 01 48 78 55 54 admparis9@free.fr
vendredi 19 de 14h à 17h30 et samedi 20 novembre de 15h à 22h : Les migrations subsahariennes : derrière les clichés, des réalités à valoriser - Animations en continu : stands et expositions - En octobre 2010, la revue Hommes et Migrations publie en partenariat avec le GRDR, un numéro double consacré aux migrations subsahariennes en France. Des données historiques des migrations subsahariennes … à l’implication citoyenne des migrants dans leurs pays d’accueil et d’origine --- Vendredi : Etat des connaissances avec Marie Poinsot rédactrice en chef de la revue Hommes et Migrations, Julie Garnier, université de Poitiers :vieillissement et transformation d’une migration, Julie Lioré, université de Provence 1: Du riz au poisson au steack-frites, Abdoul Ba, université d’Evry: La diaspora sénégalaise en France dans un contexte mondialisé. -- De 16h à 17h30 : regard retroprospectif et prospectif sur l'espasce migratoire subsahrien avec Patrick Gonin, Maître de conférences à l'Université de Poitiers et administrateur du GRDR, Mathieu Lafréchoux, Directeur des opérations et des partenariats, Rafael Ricardou, Coordinateur de l’antenne Ile de France, et Samba Yatéra, Directeur adjoint du GRDR, Armelle Choplin, université de Paris-Est: Du transit au post-transit migratoire en Mauritanie, Nathalie Kotlok, université de Poitiers-Migrinter: Le co-développement, une politique publique à plusieurs faces. --- Samedi 20 novembre de 15h à 22h : Vitalités des cultures - En écho aux rencontres de la photo « Bamako 2009 » qui portait sur le thème des frontières, avec Dagara Dakin, université de Paris 1, Michket Krifa et Laura Serani, commissaires de la 8e biennale africaine de la photographie, Bamako 2009, Ananias Léki Dago, photographe ivoirien, Bathélémy Toguo, artiste et photographe camerounais, Saïdou Diko, photographe burkinabé, Marian Nur Goni, doctorante en histoire de la photographie à l’Ehess-Paris et responsable d’ Afriphoto projet photographique d’Africultureswww.afriphoto.com -- De 18h à 20h : Litterature et migrations africaines : Depuis plusieurs dizaines d’années, des écrivains africains francophones publient leurs oeuvres en Europe ou aux Etats-Unis, où ils vivent pour la plupart et rencontrent une large audience. Avec Hubert Artus, journaliste, Mamadou Mahmoud N’Dongo et Elisabeth Tchoungui, deux écrivains, Boniface Mongo-Mboussa, critique littéraire, Nicolas Treiber, université de Paris IV: figure du migrant dans la littérature africaine des années 50. --- Intermede gustatif autour de saveurs africaine --- De 21h à 22h : Défilé Hautes couture de stylistes africains avec Sakina M’sa, Anggy Haïf, Bill Ruterana, Martial Tapolo, Anna Nagalo, Imane Ayissi, Ndéye Fatou Kebe, Sadio Bee, Yaya Barry et la classe haute-couture du lycée d’Alembert à Aubervilliers. -- Tout au long de ces deux après-midi : animations dans l’espace Forum et à l’auditorium du Palais de la Porte Dorée. Exposition "Sahel mon amour" avec deux artistes inspirés par le bassin du fleuve Sénégal, et 16 panneaux qui retracent le parcours historique du GRDR depuis 40 ans aux côtés des migrants subsahariens et de leurs villages d’origine. Des éditeurs et des associations de migrants présentent leurs productions et leurs actions pour sensibiliser les visiteurs aux réalités de l’immigration africaine en France et à leurs activités ici et là-bas en matière de co-développement. -- Organisé par le Le GRDR : 40 ans d’aventure humaine pour des territoires solidaires et La revue Hommes et Migrations - Lieu : Auditorium et Forum de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, Palais de la Porte Dorée, 293, avenue Daumesnil, Paris 12è, M° Porte Dorée (ligne 8), - Rens GRDR 01 77 93 20 21 olympe.levakis@grdr.orgwww.grdr.org - Revue Hommes & Migrations 01 53 59 58 63 karima.dekiouk@histoire-immigration.fr www.hommes-et-migrations.fr
vendredi 19 novembre à 19h : Bienvenue O Kwatt avec Valéry Ndongo - à 21h : Chiche l'Afrique - Gustave Akakpo- Bienvenue O Kwatt (Cameroun) Texte et interprétation Valéry Ndongo / Mise en scène Sonia Ristic : Valéry Ndongo a littéralement explosé depuis sa venue à la première édition des "Sautes d'Humour" en 2009. Son nouveau spectacle, au rythme enlevé, dresse une galerie de portraits et de relations entre les noir(e)s et les blanc(he)s, le Nord... et le Sud, les filles et les garçons de quartier (kwatt) à Yaoundé. Chiche l'Afrique (Togo) Texte et interprétation Gustave Akakpo / Mise en scène Thierry Blanc Avec ce spectacle en solo, Gustave Akakpo tonne "Chiche l'Afrique !". Le dramaturge togolais a en effet décidé de "faire l'acteur", de revenir sur scène et d'y organiser une conférence de presse durant laquelle vont se succéder quelques présidents, rois, empereurs et autres belles figures dictatoriales africaines. Avec gourmandise et malice, il joue, mime le phrasé, les attitudes, les gestes de ces potentats. Tout d'abord présentateur, bateleur-animateur, il distribue ensuite la parole à ses invités, et dès lors, s'immisce dans la peau de quelques heureux... élus. Il cite ou parodie les discours et nous emporte dans une farce qui laisse, ça et là, entrevoir quelques souvenirs remonter à la surface du petit écran… - Tarif 10€ - Lieu : le TARMAC de la Villette - Parc de la Villette, Paris 19è, M° Porte de Pantin - Bus 75 ou PC - Réservation au 01 40 03 93 95http://www.letarmac.fr
vendredi 19 et samedi 20 à 21h30 : Chanson Festive avec le collectif CAoNA, Women of Soul: Tribute to Abbey Lincoln - CAoNA est un regroupement de femmes professionnelles dans les domaines artistiques et médiatiques, et de toutes personnes s’identifiant à elles. Les adhérentes se sont regroupées autour de l’importance de valoriser leurs démarches personnelles et artistiques, tant individuelles que collectives, suite à la prise de conscience concernant les problématiques d’oppression (rapport de genre, minorités socio-éthniques et diasporas, mondialisation) de par le monde. Le réseau accueille tout sympathisant ou sympathisante à cette philosophie. L'association Caona a pour objet la promotion et l'amélioration de la visibilité de la diversité des femmes dans les professions artistiques et médiatiques. L’évènement Women of soul se déroulera sur 2 soirs, les 19 et 21 Novembre. Trois artistes par soir rendront hommage à une voix incontournable du Jazz, l’ artiste Abbey Lincoln décédée ce 14 août 2010. Au cours de la soirée, les artistes du collectif CaOna, ainsi que leurs invités, jongleront harmonieusement entre leurs compositions personnelles et des reprises d’ Abbey Lincoln, notamment avec des interventions du Quartet Vocal A Capella : « Keepers of Ka », qui reprendra A Capella des titres de l'artiste. - Tarif : 7 € - Lieu : l'entrepôt, 7/9, rue Francis de Pressensé , Paris 14è, M° Pernety - Rens 01 45 40 64 74 musique@lentrepot.f www.l'entrepot.fr
samedi 20 novembre de 12h30 à 18h30 : Colloque 50 ans d’indépendance Africaine, quel avenir dans un monde en mutation ? Avec Eugénie Diécky : Point de vu d’une journaliste sur le traitement médiatique de la thématique des 50 ans, Samuel M’Bajum : Historien Auteur d’ouvrage historique « Les Non-dit-s de la décolonisation », Mickael Gomez : Economiste : Focus sur l’économie Agricole du vivrière à la transformation, Thierno Monénembo Prix Renaudot 2008 , Le Roi du Kahel Bali De Yeimberein Auteur Guinéen, Le Groupe FARATOUBA, Jaques Delamare : Culture vecteur économie; Hamidou Sall , Auteur Francophone, conseiller du secrétaire générale de L’OIF Abdou Diouf; Sega Doucouré, Membre du conseil économique et social du Mali : Structuration d’une diaspora; Monsieur Demba Diabira président de l’association Leya Djama (Paris 20); Romuald Dzomo: concepteur de « Marianne et Moi » association ANI; Malick Khaddra Diaby : Analyse et perspective sur l’émergence complexe de la démocratie après 52 ans de dictature - Animation Musicale – Pot de l’amitié - Lieu : Mairie du 20ème - M° Gambetta
samedi 20 novembre de 15h30 à 18h : Projection sur "L'Autonomie des semences en Afrique de l'Ouest", suivie d'un débat avec un agronome nigérien, Adam Issoufou. Dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale, organisé par l'association Afrique/Agri Solaire - Lieu : Maison des associations, 20, rue Edouard-Pailleron, Paris 19è - Rens : Florence Faurie-Vidal, présidente d'Afrique/Agri Solaire florencefaurie-vidal@voila.fr
samedi 20 novembre : à 16h : Bienvenue O Kwatt - Valéry Ndongo - à 18h : Chiche l'Afrique - Tarif 10€ - Lieu : le TARMAC de la Villette - Parc de la Villette, Paris 19è, M° Porte de Pantin - Bus 75 ou PC - Réservation au 01 40 03 93 95http://www.letarmac.fr
dimanche 21 novembre de 10h à 19h : Conférence-débat sur "Le bon usage des subventions destinées au développement de l'Afrique" et stand d'associations de solidarité internationale - de 12h30 à 14h Coctail déjeuner offert par les restaurants candidats à la 12 édition de la "Marmite d'or", PAF 5€ - de 15h à 17h : Conférence débat - de 17h à 19h animation artistique. Organisé par l'Association Internationale Culture Sans Frontière (AICSF) dans le cadre de la Semaine de Solidarité Internationale - Lieu AGECA, 177 rue de Charonne, Paris 11è, M° : Alexandre Dumas - Rens Robert FOPA, Président de l'Association Internationale Culture Sans Frontière (AICSF) 06 09 25 01 64 / 01 43 49 51 10 aicsf.paris@gmail.com
dimanche 21 novembre à 15h : Spectacle jeune Public : Si La Fontaine parlait «africain» avec Jorus Mabiala : Le Congolais Jorus Mabiala nous entraîne au cœur des villages et forêts de son pays dans un monde étonnant où l'on trouve des personnages de La Fontaine. Le conteur revisite les célèbres fables avec un humour ravageur. - Lieu Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens 01 45 02 16 02 / 01 45 00 07 48 - Réservation conseillée au 01 45 00 91 75communication@dapper.com.fr www.dapper.com.fr
mardi 23 novembre de 19h30 à 22h30 : Rencontres culturelles de l’association Tjenbé Rèd , intitulées : «Place des artistes noir/es et métis/ses LGBT dans la culture française». Les artistes noir/es et métis/ses assumant une orientation sexuelle ou une identité de genre minoritaires sont peu nombreux/ses en France. Quelle est leur place dans les cultures LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans) ? Dans les cultures afro-caribéennes ? Dans la culture «tout court» ? Le contexte politique ou idéologique influence-t-il leur expression ? Avec deux tables-rondes, des écrivain/es, chanteur/euses, comédien/nes ou organisateur/trices de soirées échangeront et dialogueront avec le public. Entrée gratuite, verre de l’amitié offert, bar payant. Lieu : Théâtre du Temps, Paris 11è, 9 rue du Morvan, M° Voltaire ou Père-Lachaise - Salle ouverte au public à partir de 18h30 (réservation recommandée par courriel à zami@tjenbered.fr ou 06 59 35 87 23 - Rens. Tjenbé Rèd (Association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida : Jann Halexander 06 21 53 64 76 culture@tjenbered.fr contact@tjenbered.fr http://www.tjenbered.fr Ligne d’écoute et d’information : 06 10 55 63 60 (24h/24)
jeudi 25 novembre de 8h45 à 19h : 4es Assises franciliennes de la coopération et de la solidarité internationale - lieu : Conseil régional d'Île-de-France, 57, rue de Babylone, Paris 7è, M° Saint-François-Xavier (ligne 13) - Inscription obligatoireassises2010@iledefrance.fr préciser votre nom, prénom, structure, présence au déjeuner, Rens stephanie.berthomeau@iledefrance.fr
jeudi 25 novembre de 19h à 21h : Rencontre lttéraire avec deux écrivains du Togo avec : Sami Tchak, pour Les Filles de Mexico au Mercure de France. L’histoire se situe à Mexico, Djibril Nawo, écrivain français d'origine togolaise, intrigue. Il suscite le mépris chez les uns, la fascination et le désir chez les autres. Sur le ton de la tragi-comédie, l’auteur évoque les questions des inégalités sociales et raciales, de la violence et de la sexualité, indissociablement liées -- Avec Kangni Alem pour Esclaves aux éditions Lattès. Ce roman historique porte sur la traite négrière au XIXe siècle dans le royaume du Danhomé et le retour au pays d’ esclaves libérés : les afro- brésiliens. Lire l’interview de l’auteur sur le blog « Chez Gangeous » Les auteurs dédicaceront leurs ouvrages sur place. Cette rencontre est animée par Afriqua Paris - lieu : Restaurant Albarino Passy, 4 rue lekain, Paris 16è , M° La Muette (ligne 9) - Réservation : 01 44 96 74 78, 06 75 32 58 42 / http://www.albarinopassy.com - Contact communication : Penda Traoré : 06 99 02 80 37 ptraore@yahoo.fr http://afriquaparis.blogspot.com
jeudi 25 novembre à 20h30 : Concert Gospel Dream - Tarif de 20 à 30€ - Lieu Eglise St Germain des Près, Place Saint Germain Paris 6è, M° Saint Germain des Près - Réservation : 01 43 14 08 10, 06 07 08 55 56 http://www.gospeldream.com
jeudi 25 novembre de 20h30 à 22h30 : Récital de Jacques Greg BELOBO : la chaleur d'une voix africaine à la rencontre du chant lyrique, du baryton basse d'origine camerousaise, l'évènement lyrique de l'année - Lieu : Salle Gaveau, 45 rue de la Boétie à Paris 8è, M° Miromesnil - http://www.farafinaradio.fr - Réservez déjà vos places dans tous les points de ventes habituels: Fnac, Carrefour, Géant, Casino, Virgin, Auchan, Leclerc, www.francebillet.com, www.ticketnet.fr, et bien entendu sur le lieu de diffusion la salle Gaveau.
jeudi 25 novembre à 21h30 : Jazz DAD : Adrien Daoud (saxophone) et Thibaut Brandalise (batterie) se recontrent à Paris en 2008. Ils réalisent qu'ils ont de nombreuses références musicales communes et commencent un nouveau projet: DAD. Peu de temps après, Maxime Daoud (basse) rejoint l'aventure, suivi de près par Gabe "Crowd" Gorman (MC) . Les quatre amis ont développé un jazz novateur et alternatif, influencé autant par le rock que par le hip hop. DAD offre un répertoire original, mêlant différents types d'héritages musicaux, de thèmes ambitieux et de folles impros et groove créatifs. Dynamique, peu conventionnel avec une touche de transe poétique, DAD est définitivement un groupe à découvrir. - Tarif : 7 € - Lieu : l'entrepôt, 7/9, rue Francis de Pressensé , Paris 14è, M° Pernety - Rens 01 45 40 64 74 musique@lentrepot.f www.l'entrepot.fr
vendredi 26 novembre de 9h à 13h : 5es Rencontres des acteurs de la coopération et du développement durable, Thème : coopération décentralisée et suivi - Évaluation en matière d’eau et d’assainissement : Enjeux et pratiques ? - lieu : Conseil régional d'Île-de-France, 57, rue de Babylone, Paris 7è, M° Saint-François-Xavier (ligne 13) - Inscription obligatoire stephanie.berthomeau@iledefrance.fr http://www.areneidf.org/rencontrescooperation
vendredi 26 de 9h30 à 18h et samedi 27 novembre de 9h30 à 11h30 : Atelier mémoire des Indépendances africaines : l’année 1960 vue à travers les manuels scolaires africains et français - dans le but d’initier une réflexion en profondeur et dans une approche pédagogique à travers les manuels scolaires sur un phénomène quand même majeur de l’histoire commune entre l’Afrique et la France : celui des indépendances.avec le 26 : M. Iba Der Thiam ancien ministre du Sénégal et auteur de manuels scolaires: la présentation aux collégiens et aux lycéens de l'année de l'indépendance dans les manuels africains : analyse de contenus ; M Seydou Sow directeur des Nouvelles Editions Africaines au Sénégal: la présentation aux collégiens et lycéens de l'année de l'indépendance dans les manuels africains: diversité des productions, contraintes éditoriales, et résultats Madame Sandrine Lemaire: présidente de l'Association des Historiens-chercheurs sur l'Afrique : la présentation aux collégiens et lycéens de l'année de l'indépendance dans les manuels français : analyse de contenus; M. Eric Deroo écrivain, chargé de mission et spécialiste de l'Afrique: la présentation aux collégiens et lycéens de l'année de l'indépendance dans les manuels français : projection commentée d'images. -- le 27 matin Rapport sur la première journée (Jean-Paul Gourévitch) ; intervention des deux grands témoins. Conclusions par Jacques Toubon. Organisé par le Partenariat Eurafricain - Tarif 30€, 40€, 100€ l’inscription comprend : l’accès aux travaux (journée du vendredi et matinée du samedi) ; le déjeuner du vendredi, les pauses café, le dossier d’entrée avec les textes qui seront étudiés en séance ; l’envoi des Actes. Chèque à ordre de Carrefour des Acteurs Sociaux, 103 avenue Parmentier, Paris 11è - Lieu : Académie des Sciences d'Outre-Mer, 15, rue La Pérouse Paris XVI - Inscription obligatoire (80 places maxi) : 01 43 14 08 13 ou 06 16 58 06 00, dircas@cas-France.org
vendredi 26 novembre, à 20h30 : Ciné-club Afrique : "Un héros", film de Zézé Gamboa. Ce film traite habilement de l'après-guerre en Angola et de la reconstruction d'un pays. Le tout à travers la vie d'un personnage touchant interprété par Makena Diop. Cette projection sera suivie d'une rencontre avec le réalisateur. - Lieu Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens 01 45 02 16 02 / 01 45 00 07 48 - Réservation conseillée au 01 45 00 91 75 communication@dapper.com.frwww.dapper.com.fr
vendredi 26 et samedi 27 novembre à 21h30 : Chanson festive avec SMOD : Smod incarne l’émergence d’une nouvelle scène africaine, branchée sur les musiques urbaines mais soucieuse du patrimoine des «vieux pères». Une guitare et trois voix, telle est la recette de base. Soit un bon sens de la mélodie et du phrasé. «Ça chante» pour paraphraser une de leurs compositions, et puis ça rappe dans le même élan, et ce pour témoigner des plusieurs niveaux d’une seule et même réalité : celle de leur continent. La musique des SMOD est un véritable hymne à la prise de parole d’une génération lasse de la corruption organisée, pour un réquisitoire contre les injustices subies par le peuple, et pour que la jeunesse relève la tête. «Qui sera le juge pour l’Afrique qui s’accuse ?» - Tarif : 7 € - Lieu : l'entrepôt, 7/9, rue Francis de Pressensé , Paris 14è, M° Pernety - Rens 01 45 40 64 74 musique@lentrepot.fr www.l'entrepot.fr
samedi 27 novembre de 9h30 à minuit : Journée "Migrations, faites circuler les utopies" au Théâtre du Soleil pour l'évènement de clôture des 70 ans de La Cimade - Après une année de débats, de projections, de fêtes et de rencontres autour de l'histoire de La Cimade et de son engagement, il est temps d'imaginer l'avenir. Toute la journée, vous serez invités à circuler dans les trois nefs du Théâtre du Soleil, grâce notamment à la présence d’une brigade d’accueil mobile animée par Garniouze, bonimenteur, homme de rue et de cirque. Quatre tables rondes, émaillées d’interludes sonores, de lectures et du slam véhément du duo Undeuxground de la Cie gertrude II proposeront des nouveaux regards, analyses et actions pour faire bouger les lignes politiques sur l’immigration -- 9h30/10h30 pour un droit international à la mobilité -- 10h30/12h00 l’enfermement des migrants -- 14h/16h l’image de l’étranger -- 16h/18h politiques migratoires : réalités et principes éthiques -- Dans l’espace forum, de 9h30 à 19h la journée sera rythmée de rencontres-flash avec 20 structures agissant auprès des étrangers : vous pourrez leur poser toutes vos questions sur leur action ! Entre deux rencontres, vous pourrez prendre votre temps et découvrir l’exposition « sur la frontière » d’Ezra Nahmad et de Laetitita Tura. Un bal pour faire swinguer les migrations, mené par les mercenaires de l’ambiance, initiés par Vlad et Solo de l’émission l’Afrique Enchantée, sur France Inter, viendra clore la journée à 21h. Pour déjeuner et dîner, des repas rapportant les rumeurs du monde, préparés avec amour dans les cuisines du théâtre, vous seront servis. Lieu : Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, M° Château de Vincennes", sortie en tête de train vers la gare d'autobus où des navettes viendront vous emmener jusqu'à la Cartoucherie. Sinon, autobus 112 jusqu'à l'arrêt "Cartoucherie". Rens www.faitescirculerlesutopies.com ou 01 43 74 24 08 http://www.theatre-du-soleil.fr/
samedi 27 novembre de 10h à 18h : Conférence : Débat citoyen. À l’occasion de la proclamation de la République du Tchad. « Le Tchad notre case commune ».Coordination : Professeur Balaam Faustin Facho. Thèmes des débats : Thème 1 : Ethnicité et démocratie : le Professeur Ngakoutou Timothée. Thème 2 : Etat-Nation : Mr Souleymane Abdallah. Thème 3 : Education et culture démocratique : Professeur Fékoua Laurent. Thème 4 : La bonne gouvernance : Antoine Bangui. La conférence est ouverte à tous les tchadiens ainsi qu’aux autres africains et non africains. Lieu : Bourse de travail, 3, rue du château d’eau. 10è arrondissement de Paris Métro République. Contact : Professeur Balaam Facho. e-mail : facho_balaam@yahoo.frFr ousolon61@hotmail.com
samedi 27 novembre à 18h : Conférence-débat "De la centralité du principe politique. Manifeste" animé par Raoul Nkuitchou Nkouatchet Président du CMC, professeur de sociologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, à Paris. -Organisé par le Cercle Mont Cameroun - Lieu : Grand Hôtel Saint-Michel, 19, rue Cujas , Paris 5è, RER Luxembourg, M° Cluny La Sorbonne - Rens. Raoul Nkuitchou Nkouatchet, TaaMâtchou 06 18 49 24 47 nkuitchou@hotmail.frcontact@cerclemontcameroun.org www.cerclemontcameroun.org
samedi 27 novembre à 19h30 : Concert de TOOFAN au divan du monde - Tarif : 25€ - Lieu : Divan du monde, 75 rue des martyrs, Paris 18è, M° Pigalle - Rens 06 75 46 48 ou 06 13 01 42 64 http://www.farafinaradio.fr
samedi 27 novembre à 20h30 : Concert Gospel Dream - Tarif de 20 à 30€ - Lieu : Cathédrale américaine, av Georges V Paris 8è M° Georges V - Réservation : 01 43 14 08 10, 06 07 08 55 56 http://www.gospeldream.com
dimanche 28 novembre à 15h : Spectacle jeune Public : Si La Fontaine parlait «africain» avec Jorus Mabiala : Le Congolais Jorus Mabiala nous entraîne au cœur des villages et forêts de son pays dans un monde étonnant où l'on trouve des personnages de La Fontaine. Le conteur revisite les célèbres fables avec un humour ravageur. - Lieu Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens 01 45 02 16 02 / 01 45 00 07 48 - Réservation conseillée au 01 45 00 91 75communication@dapper.com.fr www.dapper.com.fr
dimanche 28 novembre de 16h à 19h : Cours de dance africaine, de N'Dombolo Coupé Décalé Kuduro : Coupe Décalé N'Dombolo Kuduru - Tarifs ados/adultes : de 30 à 39€ le cours - Chèque au nom de Maïmouna; Maïmouna Coulibaly; 12 rue François Coppée; 92240 Malakoff - Lieu : Centre de Danse Alésia, 119 Avenue du Général Leclerc M° Porte d'Orléans - Rens. 06 60 48 02 06 maimouna75@wanadoo.fr http://maimouna75.skyblog.com http://www.lesambianceuses.com
mardi 30 novembre de 20h30 à 22h30 Stage de Booty Shake ambiance Néo Retro organisé par Lady Flo - Lieu : Studio Rockland 133 rue Championnet, Paris 18è - Rens. neoretroagency@gmail.com ou 06 60 48 02 06 maimouna75@wanadoo.frhttp://www.lesambianceuses.com
Actions situées dans les Yvelines (78) - voir cjoinlambert@lacaz.net
du vendredi 5 au 20 novembre 2010, Festival "Blues sur Seine" dans les Yvelines. Toutes les informations sur le festival sont disponibles sur le site Internet : http://www.blues-sur-seine.com
vendredi 19 novembre à 20h30 : Djembé Session : Soirée Percussion et Danse. La Djembé Session est un moment de rencontre entre musiciens et danseurs, autour de la culture traditionnelle de l'Afrique de l'Ouest. Dans un esprit de convivialité et d'amusement, la jam est ouverte à toutes les personnes qui peuvent tenir un accompagnement au djembé ou au doundoun (niveau moyen) et jouer le solo (niveau avancé). Pour la danse, c'est totalement libre, chacun danse comme il veut et quand il veut.- Tarif : entrée gratuite - Un repas traditionnel malien vous sera proposé à partir de 19h30 : tarif 5€ - Lieu : Le Sax, 2 rue des Champs, 78260 Achères, (réservation indispensable au 01 39 11 86 21 ou resa.lesax@wanadoo.fr)
mercredi 24 novembre à 19h30 : Projection de « Ulysse Clandestin », suivi d'un debat sur la xénophobie d'Etat - Organisé par les assocaition Respaix Conscience Musulmane et Réveil des Consciences - PAF 1€ minimum - Lieu : Le Chaplin, Place Pierre Mèndes France, Mantes la jolie (78) - Rens Mohammed Ben Yakhlef 06.14.14.34.35 respaix@gmail.com conscience-musulmane.over-blog.com
samedi 27 novembre de 11h à 19h : L’Association Femme d’Afrique (A.F.A) organise pour sa 2ème édition un festival africain intitulé « l’Afrique vient à vous » avec un concours régional de rédaction des écoles primaires et associations sur le thème l’Afrique. Il réunira un grand nombre d'associations et divers professionnels : journalistes, photographes, gens du spectacle, de la mode, comédiens, artistes… Ce festival a pour but de promouvoir la culture africaine dans toute sa diversité. Au programme : stands, animations, dégustation des produits africains, expositions de peintures et sculptures, spectacles de danses, théâtre, défilés de mode, contes et chants - Tarif : sur place 5€ , Prévente : 3€ - Lieu : Gymnase Romain Rolland, 78500 Sartrouville - Rens: 0139156134 ou 0606990329 – femmedafrique@orange.fr
Actions situées en Essonne (91)
mardi 9 novembre de 18h30 à 20h30 : Café de l’actu : « Les Objectifs du Millénaire pour le Développement : des promesses, des actes ! ». La Maison du Monde d'Evry est membre de Ritimo et de Peuples Solidaires - en association avec ActionAid International - Intervenant : Ronack Monabay, Réseau « Action mondiale contre la pauvreté », CRID. Lieu : La Maison du Monde d'Evry, 509, Patio des Terrasses à Evry (91) - Rens. 01 60 78 55 00 contact@maisondumonde.orgwww.maisondumonde.org
jeudi 25 novembre de 9h30 à 17h : Formation « Elaboration et mise en œuvre d’actions d’Education Au Développement » - EAD : Objectif de la formation : •Apporter des clés de compréhension des enjeux actuels de l’Education au Développement et à la Solidarité Internationale ; Questionner sa propre représentation des rapports Nord-Sud / approche des questions de développement; Elaborer un projet d’Education Au Développement et à la solidarité internationale; Expérimenter quelques outils pédagogiques utilisés en Education au développement, de réflexions et d’éléments de méthode sur le travail avec les médias locaux - Formatrice : Madame Ana-Maria OLIVEIRA - Lieu : CRESI - Centre Hoche, 25, rue Hoche, escalier n°1, à Juvisy sur Orge (91) - formation et de qualification des acteurs coop internationale du territoire de l'Essonne - Service de la coopération décentralisée et des relations internationales du département de l'Essonne, Corinne Galerne 01 69 21 96 22 : cgalerne@cg91.fr
samedi 27 novembre à 21h : Concert "Brassens en Afrique" interprété par Kristo Numpuby sur une idée originale de Denis Tchangou - Extraits sonores, bio, vidéos et photos sur www.brassensenafrique.com www.myspace.com/brassensenafrique - PAF 2,30€ - Lieu : Espace Jean Carmet, 1 avenue des Noyers Patins, Étampes (91) - Rens. 01 60 80 05 29 - www.mairie-etampes.fr - Contact : Pure Son'G : 01 53 21 06 97 - contact@puresong.fr www.puresong.fr
mardi 30 novembre de 17h à 19h : Conférence débat "Aider sans compter" ou l’entrepreneuriat social ouverte à tous les apprentis, étudiants, porteurs de projets, chefs d’entreprise, collectivités locales et territoriales, et tous les acteurs de l’entrepreneuriat. organisé par les apprentis Gestionnaire d’Unité Commerciale d’Evry - Lieu : Faculté des Métiers, Evry Gare RER D, le Bras-de-Fer, Parking gratuit - rens marie-pierre.chazelle@wanadoo.fr
Actions situées dans les Hauts de Seine (92)
dimanche 7 novembre de 15h à 18h30 : réunion de mobilisation et d'information pour la cause des femmes violées en R.D.Congo. Les femmes du monde entier se mobilisent. Les femmes congolaises d'Europe préparent une grande journée d'action concrète en direction des victimes en RDC. Participez à la mise en réseau de notre collectif et préparons ensemble l'évènement du 4 décembre à Paris. En présence des témoins venant de la RDCongo après la marche mondiale de femmes leaders de la cause des femmes dans le monde. Cette réunion de concertation nationale est aussi l'occasion d'enregistrer vos propositions, engagements et réaction. Organisé par l'AFAS 'Ass des Femmes Africaines Solidaires pour le Développement) et l'Association Lampe-Bolingo (Amour, Solidarité et partage) et le Collectif des associations de femmes congolaises, africaines et françaises - lieu : 6 rue Adam Ledoux à Courbevoie (92), Gare SNCF de Courbevoie, Bus 275 de la Défense - Rens : Bintu Mulongo 06 50 24 49 36, 01 4

Jorus Mabiala organise, à l’attention toute particulière des amis, une présentation de son livre « Si La Fontaine parlait africain » publié par les Editions Acoria.
L’illustrateur du livre, Pierre Audemard, sera à ses côtés.
Cette présentation aura lieu le jeudi 10 décembre 2009 à 18 h 45 au Nganda Matongue – 93, Cours de la Marne – 33800 Bordeaux – Quelques histoires, présentation et dédicace
Votre soutien, par votre présence, est très important pour lui et sa famille.
Il compte sur vous.
Jorus Mabiala est né à Brazzaville au Congo. Après une formation de danseur et comédien, il décide de se consacrer au conte et crée, avec ses frères, la compagnie «?Africa Graffitis » en 1996. En raison de la guerre, il se retrouve à Pointe-Noire où il devient le conteur du Centre culturel français dès 1998. Il est aujourd'hui installé dans le sud de la France.
La danse, le chant et le conte sont intimement liés pour cet artiste qui dit des fables de la brousse et de la forêt, se déroulant près des villages habités par des hommes, comparables aux animaux, et qui se prennent pour des lions indomptables ! Poésie ou politique ? Au lecteur de choisir, le conteur, lui, raconte ce qu’il a entendu de source sûre !


La saison 2009-2010 du CCF sera un grand cru si l'on se fie au programme du premier bimestre. Le centre qui a bien failli fermer faute de moyens se relève et offre aux spectateurs ponténégrins un espace de spectacle qui faisait cruellement défaut. Construit dans ce qui fut une cour plutôt insalubre, l'espace Tchicaya U Tam'si pourra accueillir environ 200 spectateurs.



















Gérard Fioretti, artiste coureur cycliste , nous avait concocté voici un an une expo délirante au CCF de Pointe-Noire. Sa nouvelle exposition a Périgeux a été manifestement très marquée par son voyage. Si vous passez par là, ne la ratez pas. Je persiste et signe Fioretti est dingue.



« VILLAGE CONGO »
L’EVENEMENT CULTUREL DE LA RENTREE A AMIENS
Du 16 au 18 septembre 2010, 2 artistes peintres, 2 conteurs, 6 musiciens, des professionnels et une vingtaine d’écrivains et universitaires de notoriété internationale et jeunes talents vont se retrouver à l’espace Camille Claudel, Centre d’accueil de Dury, Crous, Place Gambetta et à la Faculté d’Economie et de Droit de la capitale Picarde.
« Village Congo » c’est : trois jours d’activités diverses autour des Expositions d’œuvres artistiques, des Contes d’enfants, des conférences-débats, concert et défilé de mode. Ces journées sont ouvertes à tout public de 14 H 00 à 18 H 00.
Initié par la communauté congolaise d’Amiens, l’Association des Stagiaires et Etudiants Congolais de Picardie (ASEC PICARDIE) et l’Université de Picardie Jules Verne, « Village Congo » va permettre au public de découvrir l’art congolais (Brazzaville) et de favoriser les échanges sur les questions de l’insertion professionnelle, de la musique et du roman franco-africain.
PROGRAMME
Jeudi 16 Septembre
Vendredi 17 Septembre
Samedi 18 Septembre
Et le dimanche 19 septembre à 15 H 00 Match de Foot Congo / Congo
Lieu : Stade Sagebien
Renseignements :
Infos : +(33)630 17 32 09 - Email : asecpicardie@gmail.com
Ne vous y fiez pas, elle a l’air toute frêle, mais Kini, comme elle aime se faire appeler, déborde d’énergie et c’est une femme de tête. La chanteuse congolaise la plus souriante se produira en concert ce 28 octobre à Basango Point culturel (Quartier le Plateau à côté du Cancun).
Attention le lieu est exigu venez tôt.
Comme son nom l'indique - Kini signifie « joie » en langue kuni -, l'artiste sait transmettre la joie dans ses chansons interprétées dans plusieurs langues, en particulier en kuni, sa langue maternelle, dans laquelle elle avoue se sentir plus à l'aise. Elle y évoque notamment l'amour, la mère, l'enfant, la société avec des titres comme Kungu Kini, Lusambulu, qui est une prière adressée aux ancêtres, ouMusamu be wowo (Cette chose-là) où elle parle d'amour.
Très jeune, Annie Kini commence à chanter dans les églises puis avec des groupes vocaux avant d'amorcer sa carrière solo, en 2005, avec l'enregistrement de sa première maquette et la création de son groupe Eyam Laila. Quittant la musique religieuse, elle opte pour la World Music puis l'Afrobeat. L'artiste a déjà participé à trois des sept éditions du festival Sangu Ndji-Ndji - elle a même figuré sur l'une des affiches - et a pris part à un programme de résidence au Centre culturel français de Pointe-Noire.
Après six ans de carrière solo, la chanteuse prépare son premier album, qu'elle dit ne pas être pressée de mettre sur le marché : « Pour nous qui faisons de la musique de recherche, faire un album prend du temps, on ne le fait pas parce qu'il faut le faire », souligne-t-elle.
La chanteuse à la voix chaleureuse et envoûtante promet un beau concert au public qui va avoir le plaisir de découvrir ses nouvelles compositions. Estimant qu'il faut toujours positiver, elle s'est fixée comme mission de panser les plaies des autres et d'apporter un peu de bonheur à travers sa musique.
Lucie Prisca Condhet
in "Les Dépêches de Brazaville"
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Institut International du Théâtre ITI
Organisation Mondiale pour les Arts de la Scène
UNESCO, 1 rue Miollis
75732 Paris Cedex 15, France
Phone : +33 1 45 68 48 80
iti@iti-worldwide.org / www.iti-worldwide.org
Secrétaire Général: Tobias BIANCONE
UNESCO, Paris, 21 janvier 2011
Cher collègue,
Je vous écris afin de vous inviter à soumettre vos projets et les candidatures retenues pour l’Académie Mondiale des Arts de la Scène de l’ITI.
Qu’est-ce que l’Académie Mondiale des Arts de la Scène de l’ITI?
L’Académie est une plateforme internationale pour la formation et l’échange dans différentes disciplines des arts de la scène, ayant pour but d’améliorer les compétences des débutants et des professionnels. Elle est organisée en coopération avec les Centres de l’ITI à travers le monde et coordonnée par le Secrétariat Général de l’ITI.
Tout en perfectionnant les compétences des participants, en réunissant des formateurs de pays différents, l’Académie facilite aussi naturellement le dialogue interculturel. Cela permet non seulement d’améliorer le travail des artistes participants mais aussi de contribuer de façon significative à la promotion d’une meilleure compréhension et de relations pacifiques entre les nations et les cultures.
Les fonds apportés par le Secrétariat Général de l’ITI (quand de tels fonds seront disponibles) couvriront les coûts des transports internationaux (par avion ou par train) et le tarif (salaire) des formateurs (éducateurs, spécialistes) pour l’atelier que votre Centre organise. Le transport local, l’hébergement et les repas devront être pris en charge par votre Centre. Chaque Centre peut décider du tarif pour les participants aux ateliers.
Quels sont les domaines de formation ?
Les domaines de formation incluent :
A) Appel à projets
Votre Centre a peut être déjà des idées quant à des futurs ateliers que vous prévoyez ou que vous aimeriez organiser. Si c’est le cas, merci de nous envoyer une proposition de projet d’une page avec les informations suivantes :
Une courte description du projet
B) Appel à candidatures
Afin d’utiliser les vastes possibilités de formateurs de grande qualité (artistes professionnels et administrateurs culturels hautement qualifiés, etc.) qui font partie du réseau de l’ITI ou en relation avec un Centre de l’ITI, je vous demanderais de nous envoyer les noms et les contacts de ces formateurs potentiels pour l’Académie que vous connaissez et que vous voudriez proposer, afin que nous puissions entrer en contact avec eux. Merci de préciser :
Prochaines étapes
Après avoir collecté ces informations, nous serons en mesure de faire des démarches auprès de mécènes potentiels, donateurs et fondations pour obtenir des fonds. Nous ferons au mieux pour assurer le financement de votre projet. Cependant, il n’est pas garanti que votre projet aura des financements car cela dépend des préférences des mécènes. Les membres du Comité de l’ITI Formation & Education du Théâtre TECOM nous aideront aussi dans la sélection des projets.
Nous vous serions reconnaissants de nous envoyer les informations nécessaires avant le vendredi 11 février 2011. Si vous avez besoin de plus de temps, n’hésitez pas à nous le faire savoir. Merci d’envoyer vos propositions de projets et vos choix de formateurs à ma collègue Zoé Simard à iti5@iti-worldwide.org.
Cordialement,
Chers collègues,
Nous avons le plaisir de vous annoncer que l’Institut International du Théâtre, pour le compte de son ACADEMIE MONDIALE DES ARTS DE LA SCENE, vient de lancer un appel à projets et à candidatures à tous les Centres du Réseau.
Le Centre (bureau) de l’IIT de chaque pays peut de façon personnelle initier des projets et faire des suggestions de Formateurs, tout comme il peut faire appel à toute la communauté artistique nationale en vue d’un partenariat. Et c’est dans la logique de cette deuxième considération que nous vous faisons part de cette information.
Ainsi, dans le cadre de votre festival, ou de façon autonome, si vous avez un projet d’atelier de formation, ou des formateurs à proposer à l’IIT, cet appel devait vous intéresser
Vous trouverez la composition du dossier et les autres détails dans la pièce ci-jointe.
ATTENTION :
Bonne chance à tous.
Jean Léopold Ngoulou
Secrétaire général du Centre National de l’IIT
Chers collègues,
Tous les groupes et toutes les individualités intéressés sont priés de nous contacter le plus tôt possible. La date limite de réception des candidatures est fixée au 15 mai 2011.
Bonne compréhension.
Jean Léopold Ngoulou
Secrétaire général du Centre National de l’IIT
Au menu, cinéma et concert
Depuis le 11 novembre dernier sont exposées, dans le hall du Centre Culturel Français de Pointe-Noire, les œuvres de l'artiste camerounais Barthélémy Toguo. Des installations et des aquarelles réunies sur le thème très biblique de ''jugement dernier''.
Après Baptism, Purification, Dream Catchers, Barthélémy Toguo reste dans le domaine du religieux et du mystique qui est devenu son credo depuis plusieurs années. Sa version de ce moment important, qui diffère de celle que l'on trouve dans les écritures saintes, est symbolisée par cinq éléments: le lit, le cercueil, le charbon, le feu et le trône, qui rassemblés forment le parcours de l'être humain de la naissance à la mort , donc le jugement.
Pour lui, le point de départ de la vie est le lit, lieu d'accouplement qui conduit à la grossesse, la vie. Le lit est devenu un élément important dans le travail de l'artiste camerounais.Vient ensuite le cercueil qui représente, comme nous le savons tous, la mort. Conclusion de la vie. A ce niveau, commence, enfin, la vie après l'existence terrestre et l'attente du jugement avec le retour du Christ. Pour Barthélémy Toguo, le cercueil est placé sur un bûcher qui représente le feu qui consumera les pêcheurs, le charbon, combustible, rentre aussi dans cette catégorie. Le trône, quant à lui, est la place du Christ, donc Dieu, qui fera office de juge en égrenant les pêchés de chaque être humain. Chacun de nous devra y passer. C'est là, estime l'artiste, qu'intervient la dimension contemporaine de ses installations. L'autre dimension, plastique et chromatique, étant les aquarelles collées au mur, sur lesquelles le rouge et le noir se diluent. Sorte de dualité: vie et mort; Dieu et Satan.
Barthélémy Toguo est aussi préoccupé des questions qui concernent son environnement, son nombreux voyages à l'étranger ne l'ont pas éloigné de son Cameroun natal, il conscient de ses difficultés. Pour apporter sa contribution à l'éveil de la nation, il a fondé le Banjoun Station, un centre de résidence d'artistes et d'expositions mais aussi un projet agricole avec les communautés locales. Le film de la construction de ce centre a été diffusé le soir du vernissage.
Les installations de Barthélémy Toguo sont à voir au Centre Culturel Français jusqu''au 11 décembre.
Anthony Mouyoungui




A compter de cette fin du mois, je me rends en France avec le Daande Lénol pour une série de spectacles inscrits dans le cadre de la célébration des 25 ans de mon orchestre. Auparavant, je me suis rendu aux USA dans le cadre d’une tournée intitulée ‘’Tales from the Sahel’’ (Causeries du Sahel), un concept nouveau de spectacles qui allie causerie et musique.
Ainsi, outre mon invitation à la Maison Blanche par des amis et conseillers du Président OBAMA, la tournée américaine m’a permis de partager des convictions avec cette partie du monde sur des questions de l’heure mais aussi sur d’autres. L’Afrique occupe une place importante pour l’avenir du monde et elle a le potentiel pour relever les défis du millénaire. Cette conviction, je l’ai toujours soutenue et elle est partagée lors du ‘’Tales from the Sahel’’ de la Côte Ouest à Boston en passant par Washington.
Compte tenue de ces considérations et de mon engagement personnel pour le développement en Afrique, j’ai décidé, à mon retour de France, d’organiser une rencontre destinée à mes partenaires professionnels, à la jeunesse sénégalaise et aux acteurs politiques.
J’ai donc choisi le 30 Novembre 2011, veille de la célébration de la Journée Mondiale de lutte Contre Le Sida (OMD) pour exprimer mes appréhensions et attentes personnelles liée aux joutes électorales de 2012 au Sénégal.
Egalement, l’organisation de la 6e édition du festival « Les Bleues Du Fleuve » du 02 au 04 sera abordée au cours de cette journée d’expression qui aura lieu au Stade Amadou Barry de Guédiawaye.
Baaba MAAL
Le Congo dispose de nombreux dessinateurs talentueux. Peu diffusés ils sont à la recherche d'éditeurs. Nous vous présentons les planches de ceux qui nous sollicitent. Si vous êtes bédéiste, présentez nous vos travaux, nous les scannerons et les passerons en ligne (Originaux rendus).
Hugues Loundou a encore du chemin à faire avant de pouvoir jouer dans la cour des grands, cependant on peut déjà déceler chez lui dans la simplicité des compositions les qualités d'un graphiste au talent en devenir.








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Avec retard dû à des problèmes techniques (voir monsieur le ministre des NTIC) voici la deuxième livraison de la BD de KHP205.


Idaly poursuit sa quête de l'argent facile.



Idaly est jeune, belle et insouciante. Elle use de ses charmes pour améliorer ses conditions de vie. Sa mère cupide et intéressée est sa complice.
Parmi les amants de la jeune femme un lieutenant de police semble être plus dangereux que les autres.





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Mick est membre du collectif "Ponton BD" qui sous l'aile du CCF de Pointe-Noire a suivi les cours du maître kinois Asimba Bathy. Mick produit de courtes fables qui tiennent à la fois du conte traditionnel africain et de Jean de La Fontaine. Ses personnages naïfs et volontairement imprécis donnent à ses planches un style particulier renforcé par ses colorisations à l'aquarelle ou domine le sépia.


Contact : ccfpnrlivres@yatoo.com
La jeune artiste plasticienne, Jussie Lamath, de son vrai nom Jussie Nsana Banimba, représentera le Congo à la deuxième édition du festival international de bande dessinée d’Alger qui se tiendra du 14 au 18 octobre. Plusieurs activités sont au programme de ce rendez-vous, notamment des expositions, hommages, ateliers, conférences, spectacles et vente dédicaces. Illustratrice et dessinatrice de bande dessinée, Jussie Lamath est intéressée par le volet conférence au cours de la quelle elle débattra aux côtés d’autres femmes artistes venues d’Afrique, d’Europe et du Moyen Orient sur le thème : «La femme à l'assaut de la bande dessinée».

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www.bobkanza.com/En matière de Bd, il est difficile de se faire remarquer quand on est le voisin de la RDC, l’un des pays d’Afrique les plus productifs dans ce domaine. C’est le cas de la République du Congo, où le genre est pourtant bien réel, malgré la timidité des publications.



Depuis le 28 septembre dernier, vingt opérateurs culturels congolais (cinq de Brazzaville et un de Kinkala) participent, à Pointe-Noire, à une formation organisée par le Centre Culturel français, l’Espace Culturel Yaro et Presque Bleu. Cette formation, qui fait suite à celle tenue en décembre 2009, à pour objectif de renforcer les compétences des participants dans des domaines aussi variés que la production (d’une œuvre, d’un spectacle…), l'édition, le Management, les Festivals, les Tournées et les Réseaux.
Cette première semaine, qui s’est achevée vendredi, a été plus que satisfaisante ; les formateurs sont contents de l’implication et de la motivation des participants qui en retour ont apprécié la richesse des échanges. Loin d’être un cours magistral donné à un public passif, cette formation est plutôt un partage d’expérience, les participants venus de plusieurs univers (musique, théâtre, communication, ministère …) ont pour la plupart déjà une petite expérience dans les métiers culturels. Cette formation étant pour eux un tremplin vers l’exercice de leur métier selon les normes professionnelles.
‘’On est dans une professionnalisation ! Mon crédo, ma manière de faire consiste de faire se rencontrer tous ces réseaux. Comme les autres métiers, le métier de la musique a ses règles’’ a souligné Serge Trouillet le coordonnateur de la formation.
Au cours de cette semaine, les échanges ont tourné essentiellement sur le rôle du manager, de ses rapports avec l’artiste, des contrats, les conditions d'édition d'une œuvre, le rôle de l'éditeur, la direction artistique et les stratégies de développement.
Sujets de nombreux conflit dans le milieu culturel congolais où les termes, les participants l’ont remarqué, ne sont pas compris de la même manière que dans le reste du monde. Il faudrait donc aux professionnels congolais de changer de comportement afin de faire convenablement leur métier dans le respect des normes internationales
L’intérêt de ce type de formation réside également dans la qualité et l’expérience des formateurs ; de deux en décembre (Serge Trouillet et Pierre-Claver Mabiala), se sont ajoutés des nouveaux: deux pour cette première semaine (Sébastien Zamora de Zamora Production et Luc Mayitoukou de Zhu Culture) et un pour la deuxième semaine (Marie-José Justamond du Festival Les Suds).
‘’C’était très intéressant pour moi d’intervenir avec Luc [Mayitoukou] et d’avoir ce regard. C’était très enrichissant. Les participants étaient très motivés et impliqués.’’ a déclaré Sébastien Zamora. Tandis que Luc Mayitoukou parlait ‘’du bonheur d’être au pays et d’avoir cette opportunité de partager son expérience avec les opérateurs congolais’’
Ces deux formateurs ont profité de cette occasion pour parler de leur parcours et des structures qu’ils animent (Zamora Production pour le 1er et Zhu Culture pour le second) et se sont déclarés ouverts pour le suivi de cette formation à travers d’autres formations et des stages.
Cette formation s'achèvera le 9 octobre prochain.

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Vernissage au CCF le vendredi 26 mars à 15h.
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Adhésion CCF : 5000 Fca adultes / 3000 Fcfa étudiants / 2000 Fcfa enfants
Ouverture des adhésions le 01 octobre.
Les adhésions sont valables du 01 octobre 2009 au 30 septembre 2010.
Pour vous inscrire ou vous retirer de la liste de diffusion du CCF, envoyez votre adresse mail à ccfcom@yattoo.com .
Les travaux réalisés par les enfants pris en charge par l’Association Espace Enfants sont exposés dans le hall du Centre Culturel Français de Pointe-Noire depuis le 10 septembre dernier. « Pour un monde meilleur » tel est le thème général de cette exposition qui fermera ses portes le 19 septembre prochain.
37 enfants ont exprimé, à travers 74 tableaux, leur vision d’un monde meilleur, ceci en rapport avec les thèmes choisis : la santé, l’éducation, l’environnement, la famille, la communauté et la paix. Ces peintres de circonstance, encadrés par deux professionnels Nicaise Kadimina et Guillaume Makani, ont agréablement surpris les visiteurs par non seulement la simplicité mais aussi la pertinence de leur œuvre. Pour ces enfants, âgés pour la plupart d’une dizaine d’années, chaque moment de la vie quotidienne est associé à un thème. Comme quoi il ne faut pas aller loin pour être pertinent
Ces œuvres sont exposées par rapport aux noms et pas par thème comme dans le catalogue, également vendu au cours de l’exposition. En procédant de la sorte, le directeur du C.C.F., Eric Girard-Miclet, voudrait que chaque enfant soit identifiable. Des enfants qui ont découvert avec enthousiasme un univers artistique jusque là inconnu pour eux.
Pendant cette exposition se déroule également « l’opération j’achète un livre et je sauve un enfant ». Sauver les enfants est le but de l’Association Espace Enfants. En effet ,depuis 1997, elle œuvre pour le réinsertion sociale et ou familiale des enfants en situation de vulnérabilité de la capitale économique du Congo.
Pour ce projet, elle a bénéficié du concours de Chevron Overseas Congo Limited dont le directeur général, présent au vernissage jeudi soir, à fait don à l’A.E.E. d’un chèque d’1 million de FCFA.
Cette exposition est la 1ere activité organisée par le C.C.F. pour sa saison 2009-2010.
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Les tableaux sont en vente au CCF pour 20 000 XAF et le livre coûte 5 000 XAF
Nadège Batou est cette jeune réalisatrice congolaise qui s'est faite remarquer au FESPACO en présentant son film "Ku N'kélo" montrant les carence d'eau potable dans son pays pourtant doté du deuxième réseau hydrologique mondial. A noter que cette œuvre a été interdite sur la télévision nationale.
Passionnée par son art, elle organise à Brazzaville, avec les difficultés que vous pouvez imaginer, la seconde édition du "Cinéma Itinérant des sept quartiers"
I-Contexte
Le cinéma itinérant des sept (7) quartiers est un festival qui se déroule tous les 4 mois, pendant sept (7) jours, dans les sept (7) arrondissements de Brazzaville. Il permet à la population Congolaise d’être en contact permanent avec son cinéma afin de lui redonner l’identité culturelle qu’elle a perdue depuis plusieurs décennies.
.Cette carence provient non seulement de l’absence des salles de cinéma (les rares qui existent encore aujourd’hui sont occupées anarchiquement par les églises dites de réveil), mais aussi par une absence de contrôle des programmes télévisés.
La télévision est en effet envahie par des émissions non éducatives et non conformes à l’éthique audiovisuelle. Ces programmes viennent, pour la plupart, de l’étranger, bouleversant ainsi les comportements dans la société. Il est vrai qu’avec la mondialisation, l’échange culturel est de mise afin de valoriser le métissage intellectuel.
Mais cet échange ne peut avoir lieu que si les deux parties apportent chacune sa contribution. D’où il est nécessaire que le Congo Brazzaville dispose de sa propre production cinématographique.
Les chaines de télévisions ne produisent pas de films. Lorsqu’elles le font, le résultat ne ressemble nullement à la vraie production cinéma. Les règles en la matière (technique, plan filmique, le son, le montage, le mixage, l’étalonnage…) n’étant pour ainsi dire jamais respectées.
Habituée donc à de telles qualités d’images, souvent dénuées de toute substance ou de sensibilité intellectuelle, dévalorisant au passage le cinéma Congolais, la population est en manque de repères.
Pourtant le cinéma Congolais existe puisqu’il s’affiche dans plusieurs festivals dans le monde - à l’instar de Sans tabou sélection officielle du prix DJIBRIL DIOP MAMBATY au festival de cannes 2003, de Amour Sauveur ; Ndako ya Bandeko le combat de Rod sélection off dans la catégorie short films corner du festival de Cannes 2007, de Alain NKODIA et Nadège BATOU ; L’autre fils de Dieu sélection officielle au FESPACO et Mention spéciale du jury au festival vue d’Afrique à Montréal 2007, deArthur V BATOUMENI - pour ne citer que ceux là.
Ce cinéma là existe. Celui qui permet à un peuple de se retrouver face à ses réalités et ses intrigues. Celui là même qui laisse perplexe la société en dévoilant sans retenue ses failles ; celui qui soulève les réflexions profondes et complexes afin d’aboutir à l’élaboration d’une société plus juste et plus pragmatique pour tous les citoyens. Il est juste méconnu de son premier public : le public Congolais.
Nous pensons ainsi redonner, à travers Le Festival Itinérant des 7 quartiers de Brazzaville, une place de choix au cinéma dans la société. Et par la même occasion, inciter les autorités à revaloriser ce domaine en réinstallant des salles de cinéma dans tout le pays.
II-Objectifs
La deuxième édition de ce festival qui se déroulera pendant les petites vacances de Noël, prendra une toute autre dimension : celle de véhiculer des messages sur des thèmes précis et définis visant entre autre la sensibilisation de la population vis-à-vis des fléaux qui touchent notre société, à savoir : le VIH/SIDA, les violences faites aux mineurs et aux femmes.
Nous voulons apporter cette dimension dans la seconde édition car nous nous voulons aussi être un évènement porteur d’espoir et de connaissance sur ces différents maux qui minent la société sans perdre notre mission première : le divertissement.
Ces échanges se feront sur des thèmes bien précis et bien définis afin d’atteindre la grande masse populaire qui est souvent victime et ignorante lois et moyens qui existent pour lutter contre ces problèmes.
Nous avons pensé donc, être un festival émetteur en véhiculent des messages sur des thèmes suivants :
- Comment lutter et vivre contre le VIH ;
- Comment lutter et vivre face aux violences faites aux femmes et aux mineurs.
Le choix de ces thèmes cadrant bien avec la nouvelle année scolaire, nous permet d’atteindre une population jeune et vulnérable en plein épanouissement intellectuel et social.
En effet, lors de la première édition, le constat a été fait que la jeunesse et la femme sont plus sensibles à tout ce qui touche la l’essence intellectuelle. Ce choix ce porte aussi sur ces deux catégories qui sont souvent les plus vulnérables dans la société, parce qu’ils sont le moyens locomotrice d’une société qui se développe.
Ces thèmes, sélectionnées avec beaucoup d’attention , ressortiront des films produits ou non par des institutions mais réalisés par des cinéastes Congolais. Ce point est capital car le cinéma itinérant des 7 quartiers met en exergue le talent des artistes Congolais qui sont méconnus de son premier public.
Aussi pour faciliter ces échanges qui se dérouleront à la fin de chaque édition, nous comptons faire venir des spécialistes en la matière afin de répondre aux questions du public.
Le but escompté est qu’au au sortir des séances de projection que ce dernier soit non seulement réjouit de s’être évader mais aussi heureux d’avoir reçus des leçons qui leurs serviront de mieux se défendre dans leur vie.
Quoique distractif par principe, le cinéma en général et le festival itinérant des 7 quartiers en particulier, peut servir de relais à l’action pédagogique ou éducative, la thématique choisie au cours de cette édition s’inscrit bien dans cette logique de vouloir créer un cinéma proche du quotidien et du contexte sociologique des Congolais.
III-Activités prévues
La deuxième édition du festival le cinéma itinérant des 7 quartiers se déroula comme toujours dans des lieux publics de la ville de Brazzaville. A la différence de la première édition, nous voulons mettre un accent très particulier sur les choix des sites.
En effet lors de la précédente édition, le cinéma itinérant des 7 quartiers à été très proche du public urbain situé dans des zones accessibles de la ville. Aussi pour nous montrer encore plus mobile à cette seconde édition, nous souhaitons toucher la population se trouvant dans les zones périphériques de la ville. Car, on y trouve une population plus réceptive dans ce sens où ils ont rarement accès aux évènements culturels.
Les sites retenus dans les différents arrondissements sont les suivants:
La sélection des différents films prévus pour cette deuxième édition est en cours car pour cette deuxième édition du cinéma itinérant des 7 quartiers nous mettrons l’action sur des films et éducatifs et attractifs. Donc nous sommes ouverts à toute proposition.
IV-Résultats escomptés
Le cinéma itinérant des 7 quartiers à pour objectif :
Aussi avec le nouveau volet éducatif qui sera plus accentué sur les échanges entre les spécialistes en la matières des différent thèmes choisis avec le publics, nous pensons que les résultats attendus à travers ce festival seront d’ordre éducatifs et plus que satisfaisantes dans la mesure où les débats porteront sur les interrogations du publics qui ne sera que plus édifié au sortir de chaque séances.
Il se trouve qu’un fort taux de la population ignore la procédure à suivre lorsqu’il subit une quelconque violence ou la démarche à suivre à la suite d’un teste positif du VIH.
Dans le premier cas, la victime se tait préférant garder le silence pour ne point subir le regard interrogateur des autres, créant ainsi un état psychique et psychologique qui se fait ressentir au cours de son épanouissement intellectuel.
Dans le deuxième cas, la victime prie de peur fond recours souvent à la médecine traditionnelle. Engendrant ainsi un taux de mortalité très élevé qui est causé par le manque d’information sur la prise en charge de cette maladie.
Ainsi nous pensons le cinéma itinérant des 7 quartiers atteindra des résultats sûrement simplement positifs auprès de son public.
V- Résumé de la première édition et budget de la deuxième édition
Soutenu par le magazine BASANGO, Le Cinéma Itinérant des 7 quartiers de Brazzaville s’est tenu, pour la première fois, du 23 au 27 août 2009, dans les 7 quartiers de Brazzaville. Sans promotion au préalable, le cinéma itinérant des 7 quartiers à rassemblé un grand public.
Un public très surpris de découvrir une telle richesse culturelle. Dans tous les sites retenus pour les projections, il était installé en moyenne cent (100) chaises qui étaient toutes occupées au fur et à mesure que la soirée avançait. Il était plus drôle de voire toutes ces personnes qui pour les unes rentraient de leurs travail et pour les autres vaquant à d’autres occupations, s’arrêter devant cette projection improvisée et y découvrir des images et des langues qui leurs étaient familières.
Ayant au préalable obtenu touts les autorisations préfectorales, il a été constaté un engouement favorable du public. A la fin de chaque séance de projection plusieurs propositions nous ont été faite entre autres :
- La promotion au préalable de l’évènement pour une plus grande mobilisation du public.(comprendre par là la confection des banderole, affiches publicitaire, flyers ;
- Des échanges entre les réalisateurs et les acteurs spécialisés autours des sujets abordés dans les films notamment sur des thèmes très précis, allant dans le cadre de la sensibilisation des masse populaire.
Les moyens techniques et logistiques employés lors de cette première édition sont
VI-Budget de la 2ème édition
Fiche technique
Nom : Le cinéma itinérant des 7 quartiers deuxième édition
Porteur du Projet : Nadège BATOU, réalisatrice
Lieu : les sites publics dans les 7 arrondissements de Brazzaville
Le budget global : 4.032.830 frs CFA
Le déroulement des activités : projection de films Congolais et débat sur les sujets abordés entre le public et les acteurs spécialisés sur les thèmes choisis pour cette deuxième édition
Contact : nadegebatou@yahoo.fr

Nous tous, chez Afriquinfos, croyons dans le potentiel et la singularité du continent. Mais qu’est-ce qui rend l’Afrique tellement unique? Sont-ce ses paysages à couper le souffle, ses habitants si accueillants, ses coutumes si riches ou sa cuisine si savoureuse?
Tant de questions et autant de réponses! Voilà pourquoi nous avons pensé à vous, chers lecteurs, pour que vous nous montriez le visage de l’Afrique.
Voilà le texte de l’appel du magazine en ligne Afrinquinfos qui n’a pas laissé indifférents tous ceux qui aiment la photo et qui avaient la possibilité matérielle de participer au concours. Les résultats fournis par les Internautes sont déjà connus. Fiers de savoir que c'est un avenant qui remporte ce prix, nous vous permettons de découvrir l’homme.
Il s’appelle Moussa KALAPO. Photoconceptuel-vendeur en fin de formation au Centre de Formation en Photogrphie de Bamako, c’est un amoureux de l’image. Il est donc l’heureux lauréat de ce concours de photographie intitulé « En quoi l’Afrique est différente ? » du portail d’informations Afriquinfos.
Un enfant, de type africain qui rit à pleines dents, ne se souciant visiblement de rien… Il ne fallait pas mieux à l’objectif de Mistic pour exprimer sa conception d’une Afrique différente.

©M. Kalapo/"L'ENFANT EN PLEIN SOURIRE" L'image qui a fait craquer les internautes.
« J’ai voulu montrer, qu’il n’a pas que de tristesse chez nous en Afrique (…) Il y a aussi de la joie. Voyez comment l’enfant est joyeux et naturel », commente fièrement Moussa.
De la fierté, il y a de quoi à en avoir. 77, 58% des voix. C’est le pourcentage recueilli par sa photographie devant 2 autres tout aussi gaies et parlantes. Sans faire la grosse tête, il ne cache pas sa joie. « On est toujours content d’un résultat positif », souffle-t-il toute en remerciant les internautes.

©Ignabodé Mesmin/Moussa Kalapo alias MISTIC
Moussa KALAPO est né le 15 avril 1983 à Pointe Noire.
Il va ensuite s’inscrire à des cours de formation en informatique, à Bamako. Ces cours seront sanctionnés par deux certificats en audiovisuel Option caméra et montage,
Moussa est maintenant au centre de formation en photographie CFP Bamako. Il explique comment il est entré au Centre comme étudiant « Comme je faisais déjà des reportages photographiques pour le compte d’associations TIC pour la réalisation de clips vidéo, j’ai décidé d’approfondir mes connaissances en photographie en m’inscrivant au test d’entrée au Centre.
A l’issue de la phase Théorie du test, j’ai été classé 8ème sur 11 candidats. Le Centre n’ayant que six (06) places à pourvoir, il me fallait me battre davantage. C’est ce que j’ai fait lors de la phase Pratique à l’issue de laquelle j’ai été classé 4e dans le classement général. J’ai été très heureux et fier de moi en apprenant ce résultat. Aujourd’hui, c’est parti pour la photographie art et conceptuelle. »
Moussa cherche à entrer en contact avec son père Directeur Départemental de la jeunesse et des sports au Niari.
Du 9 au 15 décembre : Festival des 7 quartiersDu 07 au 15 décembre se tient à Brazzaville le festival itinérant des 7 quartiers dans les 7 arrondissements de Brazzaville en partenariat avec le CCF (Centre Culturel Français).
Le cinéma vient à vous puisque vous ne pouvez aller au cinéma.
Ce festival a pour but de valoriser et de vulgariser le cinéma congolais au public congolais.
La première édition (qui avait eu lieu du 17 au 23 Aout 2009) avait drainé un public très enthousiaste. Et nous espérons et croyons que cette édition aura une encore plus grande audience.
Programmation, tous les jours à 18h30
Documentaires
1- Terikyo, une tradition en toge, de Rufin Mbou Mikima (52min)
2- Contes cruels de la guerre, de Ibéa Atondi et karim Miské (51min)
2- Ndako ya bandeko, le combat de Rod de Alain Nkodia et Nadège Batou (30min)
3- Ku nkélo ? à la recherche de l’eau, de Nadège Batou (26min)
Fictions
4- L’autre fils de Dieu, de Arthur V Batoumeni (26min)
5- Au nom de…, de Rufin Mbou Mikima (30min)
6- Vie pour vie, de Bathéza (26mn)
7- La tombe d’un rêve, d’Amog Lemra (26min)
Films de sensibilisation
8- Ma femme, d’Elvis Prince Malanda (52min)
9- Indélébile, d’Amour Sauveur, (UNICEF) (6min)
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9 décembre : Makélékélé (École de Mafouta)
indélébile + tenrykio
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10 décembre : Bacongo (Marché de Ta-Ngoma)
indélébile + contes cruels de la guerre + l'autre fils de dieu
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11 décembre : Poto-Poto (Rond point)
indélébile + ndako ya bandeko + vie pour vie
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12 décembre : Moungali (Terminus Mazala)
indélébile + ma femme + la tombe d'un rêve
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13 décembre : Ouénzé (PSP Wenzé Manzanza)
indélébile + conte cruels de la guerre + ku nkelo
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14 décembre : Talangaï (Lycée Agostino Néto)
indélébile + ma femme + au nom de...
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15 décembre : Nfilou (Paroisse de Massengo)
indélébile + tenrikyo + ku nkelo
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La 3ème édition du festival Makinu Bantu, rencontres chorégraphiques internationales de Brazzaville, s’est achevée le 23 octobre au soir dans la capitale congolaise.
Une dizaine de compagnies venues de plusieurs pays (RDC, Gabon, Madagascar et Congo) ont participé à cette manifestation qui s’est déroulée au Cfrad, au CCF et au cercle Sony Labou Tansi.
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La manifestation, organisée par la Compagnie Li-Sangha que dirige Orchy Nzaba, a pour objectif de contribuer au développement et à la promotion de la danse contemporaine au Congo et en Afrique. Elle a contribué au choix de Brazzaville d’être choisie, à l’instar de Bamako ou Ouagadougou, pour abriter les ateliers préparatoires aux 8èmes rencontres chorégraphiques de l’Afrique et de l’Océan Indien qui auront lieu en novembre 2010 au Mali. Les ateliers de Brazzaville ont débuté une semaine avant la cérémonie d’ouverture.
Grace à cette manifestation et au travail acharné et opiniâtre de compagnies comme Li-Sangha, Bo Zu Dia Katiopa ou Bina Ngoua, la danse contemporaine, méconnue du grand public se fait une place dans le paysage culturel congolais.
Il est là encore regrettable que ce travail admirable ait bien du mal à se faire reconnaître par les décideurs et les instances officielles. Pour preuve, à l’occasion de cette 3e édition, le Ministère de la Culture et des Arts n’a contribué qu’à hauteur de 200 000 FCFA. La réussite de la manifestation est due, une fois de plus, à la générosité des organismes internationaux qui comme toujours se sont substitués aux responsables congolais. Ceux-là même qui font tout pour tirer gloire et profit de ce qu'ils n'ont pas fait.

Le samedi 11 juin, au Stade de France, à l’occasion de la « Nuit africaine », toutes les musiques africaines ou presque seront à l’honneur. Parmi elles, la Rumba congolaise, un genre en pleine glaciation depuis plus de vingt ans, même si le FEMOCA (Festival des musiques originaires d’Afrique noire) tente, par ses moyens, de le dégeler.
Pour son mariage et son cinquantième anniversaire, un Congolais de France, Albert Tchey, précise bien sur les cartons d’invitation que les invités ne danseront que la Rumba congolaise des années 70-80 et la Salsa. Et pour cause : la Rumba actuelle demeure au ras des pâquerettes. Incarnée désormais les Fally Ipupa, Ferré Gola & CO, elle relève plus « du culturel » que de la « culture ». C’est-à-dire « un mouvement profane, éphémère, trompeur et décevant ». Un divertissement puéril ; sans plus. Nietzsche en son temps vivait « un automne de la culture » ; Hannah Arendt, elle, répétait qu’on « ne pouvait réduire la culture à une industrie culturelle ». La Rumba congolaise n’y a pas échappé. Les Fally Ipupa, Ferré Gola & CO ont contribué à une industrialisation de la chanson congolaise. Rechignant à l’effort, leur musique brille par une pauvreté textuelle caractérisée. Des paroles légères qui frisent parfois l’indécence, sans oublier un chapelet de noms d’hommes politiques congolais aux mœurs sociales dissolues. On n’a pas le temps de savourer une gamme que déjà s’entend, un cheveu dans la soupe, le nom d’un homme politique congolais. Le genre a dérapé vers une source au succès. De là-haut, le Grand Architecte de l’Univers de la Rumba congolaise moderne, Luambo Makiadi Franco, doit fulminer : ses successeurs dilapident l’héritage que lui-même reçut des Wendo, Bowane, Tino Baroza…
Y a-t-il une chanson de Ferré Gola ou de Fally Ipupa qui dépasse le genre mineur ? Niet. Dieu merci, ces bénédictins d’un temps, d’une saison, bientôt disparaîtront. Malheureusement, comme en Economie la mauvaise monnaie chasse la bonne, la musique des Fally Ipupa et Ferré Gola a enseveli sous les décombres de la médiocrité celle léguée par les Luambo et Essous.
Aucun doute, les chanteurs actuels disposent de quelque savoir musical. Mais ils sont dénués de quelque imagination. Or « l’imagination est plus importante que le savoir » (Einstein). La guerre des textes a cessé d’exister au grand dam de la vie. Verckys composa Nakomi Tunaka, Mpassi Mermans lui répondit par A mon avis. Verckys dégaina de nouveau par Sakumuna. Pour répondre à Pont sur le Congo de Franklin Boukaka, African Jazz sortit Ebalé ya Congo. Et, pour railler leurs détracteurs, les Mando Négro se dépassèrent dans Molangi…
Une autre tare définit les chanteurs des temps présents, c’est la redondance : d’une œuvre à une autre, on a le sentiment qu’il s’agit d’une même chanson. Et le timbre vocal, et l’harmonie : tout se ressemble. C’est en vain qu’on attend les variations d’un bon chorus, comme savaient le faire Nico et Géry Gérard. Les chanteurs du moment sont tel un écrivain qui, prolifique durant toute sa vie, écrit en vérité le même livre avec le même style. Bonjour la monotonie. Certes les bénédictins de la rumba actuelle ont de belles voix ! Mais ils ne savent pas les marier, du moins ils n’éprouvent aucune envie de savoir les placer. Pour les Fally Ipupa, Ferré Gola & CO, chanter c’est comme prendre un ascenseur : monter/descendre/monter/descendre. Ils montent et descendent là où il n’est pas nécessaire de le faire. Travaillent-ils avec de vrais arrangeurs ? Le bémol s’impose. Constituez une « attaque » avec les maîtres de chant, Evoloko, Emeneya, Bozi ou Likinga Redo, les chanteurs du moment s’éclipseront vite. Or il est un aspect originel de la Rumba congolaise, c’est la guerre des voix…
L’absence de la guerre des voix, un imparfait du présent
Qui ignore la splendide guerre qui oppose Daliens Ntesa et Youlou Mabiala dansRadio trottoir ? Michel Boyibanda et Sam Mangwana, eux, s’agressent agréablement dans To yeba yo trop. Evoloko et Vadio se « mesurent » dans Atinga. Il n’y a ni vainqueur ni vaincu, entre Likinga et Evoloko, dans Pétrole. Match non pas nul, mais sublime. King Kester Emeneya inflige une gifle de chant à Pépé Kallé dans Amena, si bien que l’éléphant de la musique zaïroise ne se contente que de quelques rôles dans le refrain. « Oui, dans ma propre chanson, j’abdique face au bachelier en chant, tellement il y est intenable », avoua-t-il un jour à Paris, en 1990. Et de poursuivre : « Il est difficile de malmener Emeneya dans une chanson ; il te répondra du tac au tac. » Avec sa manière de chanter dans le contretemps, ça déstabilise le plus chevronné des maîtres du tempo.
Djenga K. Espérant écrabouille tout le monde dans La mignonne de Bozi Boziana, au point que ce dernier est presque absent dans sa propre composition. Même Lay, le Zeus du ténor, est inaudible dans cette splendide œuvre. Mais ce dernier prend sa revanche, justement dans Autopsie de Djenga K. : il monte si haut dans les aigus que ses compères (y compris le compositeur de la chanson) ont l’impression de patauger dans les bas fonds des graves. Papa Wemba, lui, a souvent perdu le duel des voix dans une « attaque » : il est plus divin seul qu’en chorale (Matebu, Esclave, Maria, etc, des œuvres d’une beauté divine). Mais il a remporté aussi plusieurs batailles. En témoigne la manière dont il contre les variations de Bozi, la puissance de Djenga K. et de Lita Bembo dans Mère Otan. Mieux encore, si Kinshasa-Brazzaest une chanson à faire écouter aux élèves de chant, c’est grâce au Dionysos du chant qu’est Papa Wemba. « Dans cette chanson, analyse Théo Blaise Kounkou, Papa Wemba sait qu’il doit maintenir une longue distance entre Bozi et lui. S’il descend d’un centimètre, il se perd, car en bas Bozi règne en maître et en puissance. »
En fait, qu’est-ce « qu’une guerre juste » ? Pour les gens compliqués, il s’agit d’une guerre qui sert à conquérir une valeur, quitte à verser du sang. Eh bien, pour les gens simples, les mélomanes de la bonne Rumba congolaise, la « guerre juste » est celle qui égaye les âmes, tant sur le fond que sur la forme. Seul le passé, cette lumière abondante, procure cet amour. Le vrai amour. La Rumba actuelle n’est que vacuité et lumière ténébreuse.
Une tribune libre du billettiste congolais Bedel Baouna. Né à Brazzaville, installé en France depuis plus de 20 ans, il y a fait des études de Droit avant de se reconvertir dans le journalisme. Son slogan : il faut qu’une porte soit fermée ou ouverte.

Pour plus d’information le règlement détaillé du concours est disponible sur : www.africa-eu-partnership.org


J’avoue que l’annonce de la parution du coffret « Couleur Congo » me laissait quelque peu dubitatif. Habitué à des productions congolaises approximatives dans le fond et la forme, je m’attendais encore à un produit orienté vers l’autosatisfaction et le griotisme. Après une prise de contact téléphonique très sympathique avec Hassim Tall, le réalisateur, j’ai reçu hier le produit qui, je le confesse, m’a enchanté.
Peu enclin au dithyrambe, j’ai quand même relevé quelques petits détails qui auraient pu améliorer le produit, cependant je dois dire que l’ensemble est d’un niveau international.
La prise en mains du coffret est fort agréable. Présenté sous couverture cartonnée pelliculée il prend la forme d’un livre de 14,2 cm x 19,5 cm. Le graphisme de la couverture est très proche de celui du magazine Géo sans pour autant en être la copie. Le partenariat avec le Ministère de l’industrie Touristique et des Loisirs oriente bien entendu le propos vers les aspects les plus attirants du pays. En particulier on ne verra des villes que les aspects les plus engageants, cependant les images rurales sont sans concessions.
Dès l’ouverture on est frappé par la qualité des photos du livret, hélas pour la plupart non légendées. En 75 pages il présente un résumé de ce qu’il faut savoir sur le Congo. Une dizaine de coquilles l’émaillent et les données statistiques datent un peu malheureusement. Je reconnais qu’en l’absence de la publication des données du dernier recensement il était difficile de faire mieux. Le livret se conclut par quelques pubs non envahissantes. Je suppose qu’il fallait bien renvoyer l’ascenseur aux sponsors, parmi lesquels Joe Washington Ebina ne semble pas être le dernier.
La troisième de couverture est le support du DVD et du CD audio.
Le CD rassemble un choix de titres de la bande son du DVD, on y trouve avec plaisir et entre autres les Bantous de la Capitale, Jacques Loubelo, Franklin Boukaka et Sheryl Gambo.
Le plat de résistance est le DVD. Il contient un film d’environ deux heures qui n’a rien d’ennuyeux du moins au premier visionnage. Y sont passés en revue les avantages touristiques de chaque département. Les couleurs et les sons sont bien présents, on seprend à regretter qu'il n'y ait pas d'odeurs. Moins bien servi que les autres départements, probablement pour des raisons logistiques : la Cuvette Ouest. Les images sont belles, les cadrages soignés et stables et le montage est fort bien fait avec parfois des fenêtres multiples. Les commentaires français (le DVD est bilingue Français Anglais) fort bien dits par Danielle Ekouaya. On sent que le réalisateur, les cadreurs et les monteurs sont des professionnels formés, on trouve d’ailleurs parmi les cadreurs Nadège Bantou que les amateurs de cinéma congolais ne peuvent méconnaître. (Voir un extrait)
Très nombreux seront les congolais et les résidents au Congo, en attendant que le pays ne soit à même d’accueillir du tourisme de masse, qui à travers cet ouvrage de qualité vont découvrir ses richesses touristiques du pays. Encore reste-t-il à les rendre accessibles et d’y créer des infrastructures hôtelières.
Franchement indispensable à qui aime ou veut connaître le Congo. Toutes nos félicitations à l’équipe.
A noter : l’absence totale des habituels vuvuzelas à la gloire des dirigeants politiques.
In afrik.com
Brazzaville, Bamako, le Mali......et maintenant le Congo, vous vous êtes apparemment spécialisé sur l’Afrique. Pourquoi ce parti-pris ?
Hassim Tall Boukambou : Nous sommes dans une véritable guerre d’images et l’Afrique est malheureusement l’objet de tous les clichés et stéréotypes. L’image est tristement biaisée. C’est vrai pour l’ensemble du continent et plus encore pour mon pays le Congo. J’essaie d’apporter un regard plus africain sur les choses. Un regard axé sur le patrimoine et les richesses naturelles, historiques et culturelles des pays. Je pense que les Africains sont mieux placés que les autres pour définir qui ils sont. Et mon travail apporte sa pierre à l’édifice. Pour Couleurs Congo c’est encore un peu plus particulier dans la mesure où j’officiais chez moi. Il y avait une charge affective plus grande. Et un regain de pression pour réaliser une belle production qui fasse l’unanimité.
Combien de temps aura nécessité Couleurs Congo ?
Hassim Tall Boukambou : C’est la première fois qu’un film de cette ampleur est produit au Congo. En tout, ce sont 20 personnes qui ont travaillé au quotidien surCouleurs Congo. Il aura nécessité un an de production, avec un gros travail de recherche en amont pour lequel il nous a fallu regrouper toutes les sources d’informations sur le pays : les livres, les archives administratives, audio et vidéo, les cartes, mais aussi les informations orales que nous pouvions avoir. Avec nos trois équipes sur le terrain, que je tiens à saluer ici, nous avons sillonné tout le pays, tourné des images inédites de départements très enclavés (le pays compte 12 départements, ndlr). Nous avons même découvert des endroits complètement vierges. Nous sommes allés à la rencontre des gens. C’était une formidable aventure humaine. Parfois très rock n roll, mais ça en valait 1000 fois la peine.
Vous avez été dans des coins très reculés du pays. Quel a été l’accueil des gens ?
Hassim Tall Boukambou : Au bout de chaque kilomètre, nous avions toujours le même accueil chaleureux des habitants. Ils étaient à la fois fiers et agréablement surpris qu’on s’intéresse à eux. Quand nous expliquions ce pourquoi nous étions là, chacun voulait participer à sa manière. On nous offrait souvent le gîte et le couvert, et tous se faisaient fort de nous montrer le meilleur de leurs contrées. Mais rien n’aurait pu se faire sans les autorités locales. La majorité des préfets a joué le jeu et nous ont énormément aidés.
Vous avez sillonnés le pays. Qu’est ce qui vous a le plus marqué ?
Hassim Tall Boukambou : (spontanément) La découverte de sites touristiques non répertoriés, comme les superbes chutes de Matadi Ma Diaba, uniquement connues des locaux et des rares voyageurs. Je connaissais bien mon pays, mais c’était à travers les livres. La réalité m’a ouvert les yeux sur toutes les vraies richesses du Congo. Aujourd’hui les gens ne voient que le pétrole ou le bois, mais je peux vous affirmer, pour l’avoir touché moi-même du doigt à l’issue de Couleurs Congo, que notre véritable richesse réside dans notre faune, notre flore, notre culture et notre histoire.
Pour quelle raison avez-vous tenu à intégrer un CD musical dans le coffret ?
Hassim Tall Boukambou : Je voulais valoriser le patrimoine artistique du Congo. Mais la musique est bien plus que cela. A chaque musique correspond tout un pan de l’histoire du pays. Ecoutez un vieux morceau des Bantou de la capitale et vous replongez directement 40 ans en arrière, surtout pour ceux et celles qui ont connu cette période. En ce sens, la musique permet de voyager. Elle permet également d’ancrer l’identité culturelle du pays.
Couleurs Congo est-il une initiative personnelle ?
Hassim Tall Boukambou : Oui, comme toutes les productions que j’ai pu réaliser jusque-là et puis sur le Congo le travail a commencé depuis plus de 5 ans, avec les DVD sur Brazzaville, Pointe-Noire et les Fespam 2005, 2007 et 2009 (Festival Panafricain de Musique, organisé tous les 2 ans à Brazzaville, ndlr). Personnellement, ce projet revêt une autre dimension. C’est ma contribution aux 50 ans du pays. Mais en l’occurrence il s’agit d’une co-production avec le ministère de l’Industrie touristique et des loisirs. C’était une volonté de son Excellence Martial Mathieu Kani, le ministre, de s’associer à nous pour développer un outil de promotion nationale de qualité. Le ministère a donc contribué à la hauteur de ses moyens. Ce qui a participer à soutenir l’effort de production. Je regrette seulement qu’il n’y ait que le ministère du Tourisme qui ait, en amont, manifesté son intérêt pour un projet qui finalement concerne tout le monde. Maintenant que le produit est là il reçoit partout le meilleur accueil.
Le Congo a récemment fêté ses 50 ans d’indépendance. Et vous disiez tout à l’heure qu’il s’agit de la 1ière production du genre dans le pays. Comment expliquez-vous cet état de fait ?
Hassim Tall Boukambou : De nombreuses personnes avaient déjà pensé à réaliser ce type de support, mais pour des raisons que j’ignore cela n’avait jamais été fait. Ce que je sais en revanche c’est que ça répondait à la fois à une envie de ma part et un besoin pour le pays.
A qui s’adresse finalement Couleurs Congo ?
Hassim Tall Boukambou : Le coffret Couleurs Congo est à la fois un témoignage et un véritable outil de promotion riche et complet du Congo. Il s’adresse bien sûr au grand public, on le trouve à la Fnac (leader français de services et produits culturels, ndlr), qu’aux opérateurs économiques. Couleurs Congo est une carte de visite du pays. Plus qu’un outil de promotion, on peut même dire qu’il s’agit d’un outil de développement. Nous avons réalisé un 26 minutes pour le Salon du tourisme à Madrid, le mois dernier. Les professionnels du tourisme ont pu découvrir et apprécier tout le potentiel du pays et certains ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt et leur volonté de venir étudier les opportunités sur place, notamment en matière d’éco-tourisme. Peu de gens savent, par exemple, y compris parmi les Congolais, que le pays dispose de 15 parcs nationaux et aires protégées. Le développement des industries touristiques dans le pays ça veut dire quoi ? Ça veut dire du transport, de l’hôtellerie, de la restauration, de l’artisanat, bref : de l’activité et de l’emploi, donc du développement. Le tourisme c’est aussi l’image d’un pays que l’on défend. Et c’est avec cette image qu’on attire également des investisseurs.

Itinéraire d’un jeune de banlieue, de la prison à la BDpar DOUNIA BEN MOHAMED in Afrik.com
Afrik.com : C’est lors d’un séjour en prison que vos talents de dessinateur se sont révélés ?
Berthet : Oui, en fait, je venais de reprendre des cours pendant lesquels je ne pouvais m’empêcher de dessiner. Je caricaturais les autres détenus, les gardiens. Les profs, les détenus, voyant ce que je faisais, m’ont encouragé à m’inscrire à un atelier de dessin qui avait lieu dans la prison. Je l’ai fait. Là, on m’a demandé de participer à des expositions à l’extérieur. Au début, je l’ai fait sans trop y croire. Mais j’ai vendu une planche, puis deux, puis trois… Alors on m’a conseillé de participer à des concours de dessin. C’est comme ça que je suis devenu lauréat du prix Talents cachés du festival de la bande dessinée d’Angoulême en 2009.

Afrik.com : C’est ainsi que vous commencez à faire parler de vous. A votre sortie, le buzz se crée autour de vous. Cela a été très vite ?
Berthet : J’en suis le premier surpris. Je suis sorti de prison il y un an. J’ai une amie qui m’a invité à exposer dans une galerie derrière les Champs-Élysées (galerie Wild Stylerz). La chance que j’ai eu c’est d’avoir des amis d’enfance qui gravitent dans l’univers du Hip-hop et qui m’ont accompagné. C’est comme ça que j’ai trouvé mon manager, qui est aussi celui du rappeur Sefyu, et qu’on a commencé à parler de moi dans la presse.

Afrik.com : Le premier thème sur lequel vous planchez est celui de l’univers carcéral. C’est ce qui vous a fait connaître. Mais depuis vous avez créé un personnage, Abigaëlle, une jeune ado de cité grâce à laquelle vous décrivez l’univers dans les cités. La banlieue, la prison, loin des clichés, vos sujets de prédilection ?
Berthet : Quand j’ai commencé à exposer, il s’agissait de montrer tout ce que je savais faire. J’ai commencé à dessiner en prison, donc, logiquement, je dessinais ce que je vivais, ce que je voyais. Mais après j’ai voulu montrer que je savais faire autre chose, c’est comme ça que j’ai créé Abigaëlle. Je voulais montrer que la vie en banlieue n’est pas toujours ce qu’on en dit.

Afrik.com : Vous exposez à nouveau du 13 octobre au 13 novembre à la Galerie 1161, à Paris, à l’occasion de la sortie de votre première BD, « Evasion ». Cela a été difficile d’accrocher les maisons d’édition ?
Berthet : Au contraire. J’ai été invité au festival de la Bd d’Angoulême l’année dernière et le président du festival m’a dit : « Tout ce passe ici. Tu as tes planches, à toi de démarcher ! » C’est ce que j’ai fait et dès que les éditeurs voyaient mes planches, ils voulaient me proposer quelque chose. Finalement j’ai choisi de signer chez Indeez Urban Editions. C’est une boîte d’édition indépendante qui vient des Etats-Unis, je suis le premier Français qu’ils publient. Pourquoi eux ? Par ce que ce sont de véritables professionnels de la culture hip-hop. On vient du même univers. Ce sont des jeunes, ils ont la dalle, comme moi ! Alors je me suis dis qu’il valait mieux être un champion chez les petits qu’un petit chez les champions !

Afrik.com : Vous êtes d’origine congolaise. Vous avez des projets au Congo ou ailleurs en Afrique, autour de la BD, un genre qui émerge également de l’autre côté de la Méditerranée ?
Berthet : Non, mais je suis demandeur. J’aimerais savoir si ce que je fais plaît chez moi, et quand je dit chez moi je ne dis pas seulement au Congo, mais en Afrique en général. Je voudrais aussi savoir ce qui se fait là-bas. Avoir des échanges avec des dessinateurs africains. Je suis dans l’attente de cela.
Berthet One, du 13 octobre au 13 novembre, à La Galerie 1161 53 quai des Grands-Augustins Paris VI. Tél : 09 81 83 80 34. lagalerie1161@bbox.fr _www.lagalerie1161.com
http://www.indeez.fr/
Gabriel Mwènè Okoundji , un fils du village Okondo à l’honneur en GirondeLoin de l’effervescence des déballages sur les pratiques de la françafrique, le monde littéraire avide de poésie, s’est donné rendez-vous le Jeudi 22 septembre, au Parc Sourreil, en présence de Gisèle Bouanga-Kalou, conseiller culturel à l’ambassade du Congo en France, de Patrick Pujol, maire de Villenave-d’Ornon, de Philippe Loiseau, consul honoraire du Congo à Bordeaux et de Bernard Chaumont, vice-consul. Le poète franco-congolais Gabriel Mwènè Okoundji a reçu les honneurs de la ville de Villenave-d’Ornon.
L’événement était de taille. Depuis la création de ce prix en 1960, de Guy Menga en 1969 à Gabriel Mwènè Okoundji 2010, en passant par Henri Lopès et Emmanuel Dongala récompensés deux fois, neuf Congolais ont eu l’honneur de recevoir ce prix. En tant que poète, Gabriel Mwené Okoundji, est le troisième, après Frédéric Titinga Pacéré (1982) et Léopold Sédar Senghor (1996).
Représentant l’ambassadeur Henri Lopès empêché, Gisèle Bouanga-Kalou a rendu hommage au poète en ces termes : « nous rendons hommage à celui qui ne s’est pas égaré dans l’atlantique et qui est resté habité par son pays ; l’homme qui nous réunit ce soir nous rappelle que la France et le Congo ont une histoire commune qui les rend proches malgré la distance grâce au français qu’ils ont en partage… ».
Pour le consul, « L’homme et ses œuvres sont uniques…ses œuvres se bonifient avec le temps. Soudés par une solide amitié, Bernard Chaumont et moi-même, veillons à cette évolution » a t-il confié. Aucun doute, le travail du poète est balisé par un accompagnement et appui de taille de la part du Consulat à Bordeaux, et de l’attention culturelle des municipalités environnantes et au-delà. Ses œuvres sont traduites en anglais, en occitan et bientôt en roumain.
Patrick Pujol a rappelé combien sa ville était fière de ce citoyen, psychologue clinicien des hôpitaux, chargé de cours à l’université de Bordeaux, poète. Et de poursuivre, « au-delà de vous rendre hommage, je voudrais célébrer en même temps ce lien qui nous lie avec le peuple congolais, si éloigné géographiquement mais si proche du cœur… Je vous remets la médaille de la ville pour votre engagement citoyen et culturel ». Visiblement ému, le poète a remercié l’assistance : « vos propos remuent mon cœur de bonheur. J’en suis ému… et je tiens à saluer toutes les initiatives du service culturel de Villenave-d’Ornon ». Sans qu’une faille n’intervienne entre le passé et le présent, il s’est mu en poète-mémoire, se souvenant qu’il est un dépositaire, un intermédiaire de messages reçus des ancêtres. Ceux-ci, au fil des années, se sont convertis de la mémoire archive à la mémoire devoir. Le devoir de transmettre un passé actualisé comme dans son ouvrage « Prières aux ancêtres ».
Un bel hommage où chacun était dans le giron de la poésie car, selon le poète, « la vie est douloureuse aux frontières de la poésie. Soyez attentifs à la parole qui est en vous. Soyez heureux comme nous le sommes ce soir… » a-t-il conclu.
En guise d’intermède, le public a eu droit aux chants de gospel, à des poèmes en français lus par le poète lui-même. Suivirent les lectures de deux poèmes en roumain par la traductrice Marilena Lica-masala, dont un spécialement dédié au poète. Le verre de l’amitié dans la pure tradition du Sud-ouest a clos les festivités.
Lire aussi : Gabriel "Mwéné" Okoundji : « Ma poésie doit aider l’humain à grandir »
**Mwènè : titre honorifique désignant le chef traditionnel Tégué Prix attribué chaque année par l’association des écrivains de langue française (Adelf)

Nous reconnaissons à Fabrice, informaticien grenoblois qui depuis quelques années vient une ou deux fois par an intervenir au centre de santé de TOTAL, une approche du Congo nettement plus ouverte et documentée que celle de l'expatrié moyen. Il fait part de ses "découvertes" dans un blog très illustré que malgré des relents de condescendance, nous vous recommandons une fois de plus.
Dans sa dernière livraison, il fait une critique de l'ouvrage de Blandine Sibille et Minh Tuân Tran "Congo-Océan, de Brazzaville à Pointe-Noire, 1873-1934" paru en novembre 2010 aux éditions Frison-Roche.
Nous trouvons parfois son propos quelque peu sévère, comme lorsqu'il reproche à certains clichés, comme celui de couverture, d'avoir été retournés, ou de ne pas être contemporains aux propos tenus. Ma foi, c'est un avis personnel qui doit être respecté. Mais, puisqu'il est question de rigueur, pourquoi Fabrice illustre-t-il son article avec un cliché un peu putassier (les travailleurs nus) qui ne figure pas dans l'ouvrage ?
En tout cas merci Fabrice, et continue sur ta lancée.
Un livre publié dans le cadre du Cinquantenaire des Indépendances Africaines a retenu mon attention : "Congo-Océan, de Brazzaville à Pointe-Noire, 1873-1934".
C'est un beau livre, abondamment illustré, dont les auteurs sont un médecin et une pharmacienne, ayant travaillés dans l'humanitaire au Congo. L'ouvrage se veut un hommage aux travailleurs du Chemin de Fer Congo-Océan, notamment à ceux qui ne sont pas revenus vivants de ce difficile chantier. Histoire douloureuse, plusieurs fois évoquée sur son blog.
La préface est sous certains aspects un peu douteuse, le Pr Gentilini croit bon d'effectuer un parallèle avec le STO (Service du Travail Obligatoire) et la déportation au cours de la Deuxième Guerre Mondiale. Etait-ce bien nécessaire d'effectuer une telle comparaison avec une autre période, d'autres lieux et un autre contexte ? La description du Travail Forcé alors en vigueur dans toutes les Colonies, et ce jusqu'en 1946, se suffit à elle-même. Le récit du recrutement plus ou moins contraint d'ouvriers, bien au-delà des frontières du Congo, et ses conséquences désastreuses sur les populations indigènes, est assez démonstratif.
L'avant-propos de Jacques Toubon évoque le nécessaire éclairage sur l'histoire coloniale de la France, sans vision manichéenne, "une histoire vraie avec ses heures glorieuses et ses heures honteuses". Cinquante ans après la décolonisation, il est temps de faire la part des choses et de lever les tabous !
L'ouvrage est bien construit. La première partie du livre restitue le contexte historique de la Colonisation, la découverte du Congo, l'épopée des grands explorateurs de la fin du XIXème siècle. La deuxième partie détaille les différents projets de tracés du chemin de fer et les difficultés de mise en oeuvre dans une A.E.F très peu développée. La troisième partie fait la part belle au chantier du CFCO, notamment aux difficiles travaux dans le Mayombe, le percement du tunnel du Mont Bamba. La quatrième partie fait une synthèse, dresse le terrible bilan de 16 à 20 000 morts, mis en balance de l'apport évident d'une telle infrastructure pour le pays. La complexité de l'Histoire et aussi des rapports humains dans le contexte colonial est enfin abordée.
L'abondance des "illustrations de l'époque" est mise en exergue en quatrième de couverture et il est souligné par ailleurs que les auteurs du livre ne sont pas des historiens. Malheureusement, c'est là où ça coince... Je me vois contraint de souligner des inexactitudes ou erreurs, volontaires ou non. La volonté d'illustrer à tout prix les faits évoqués a t-elle conduit à abuser des documents ? Les auteurs ont-ils été "trompés" par leurs documentalistes ?
En effet, certaines photographies ne sont pas en rapport avec la légende de l'ouvrage et sont parfois postérieures à l'époque évoquée. Je prendrai quelques exemples :
- page 66 : la légende indique "A la sortie du Mayombe, du côté de Brazzaville, le paysage devient moins tourmenté et la ligne traverse alors les derniers contreforts du massif, au milieu des collines faiblement boisées et coupées de vallées peu encaissées".

Vue des gorges du Kouilou à l'emplacement du futur barrage hydraulique (1956 © CAOM)
Le problème est que la première photo en haut de la page ne correspond pas du tout à cela. Il ne s'agit pas des "derniers contreforts" du massif du Mayombe, mais des gorges du Kouilou (probablement les gorges de Sounda puisque l'archive de 1956 évoque le projet de barrage). Bien loin de l'approche de Brazzaville...
- page 94 : alors que l'on évoque les débuts très difficiles du chantier dans le Mayombe, la photo en bas à droite est censée représenter une "Visite médicale à Brazzaville. Dans les centres de rassemblement puis au cours du trajet et enfin à leur arrivée sur les chantiers, tous les travailleurs étaient soumis à un examen médical...".

Brazzaville. Institut Pasteur. Ponction lombaire (1945 © CAOM - Carmet Robert)
Le problème est que le cliché est de onze ans postérieur à la fin des travaux (1945 versus 1934) et correspond à une ponction lombaire effectuée à l'Institut Pasteur de Brazzaville. Qui peut croire que les travailleurs recrutés subissaient, au début des années 1920, une ponction lombaire avant d'aller sur les chantiers ? Cette illustration et cette légende peuvent induire en erreur le lecteur. L'examen médical était beaucoup plus sommaire, mesure du poids et de la taille, examen de l'état général (âge apparent, état de la peau, robustesse, recherche d'hernie et palpation des ganglions...).

Mavouadi sur le Chemin de Fer - Saras malades (carte postale vers 1925 - © Marichelle)
Le cliché de Brazzaville donne l'illusion de locaux propres et modernes. La réalité est sans doute plus proche de la photo ci-dessus, où l'on voit des ouvriers Saras malades accueillis à Mavouadi.
- page 133 : on retrouve l'image de couverture, légendée "Portrait d'un travailleur Sara. Cette population originaire du Tchad fut lourdement mise à contribution pour la construction du Congo-Océan...". L'orientation de l'image est ici conforme au cliché original.

Tirailleur Sara - Brazzaville - 1942-43 (© CAOM - Ellebé ou Jean Costa)
Le problème est qu'il ne s'agit pas d'un travailleur du CFCO, mais d'un tirailleur Sara du bataillon de tirailleurs du Moyen-Congo. Le cliché du Service Information des Forces Françaises Libres est ainsi sans lien et date de 8 ou 9 ans après la fin du chantier !
Cela jette le trouble, car cette photographie sert de couverture à l'ouvrage... Il est vrai que ce fier tirailleur Sara, torse bombé, menton levé, visage scarifié, photographié en contre-plongée, constitue une excellente illustration. Au détriment de la vérité historique.
Quelques clichés plus "réalistes" des ouvriers du CFCO auxquels l'ouvrage voulaient rendre hommage sont quand même présents pages 95 et 108. Ils sont malades et d'une maigreur effrayante, en cohérence avec la forte mortalité des premières années du chantier dans le Mayombe. Il est vrai que ce type de photo ne serait guère "vendeur" en couverture...
J'en ai trouvé une autre qui n'a pas été publiée par les auteurs. J'ai hésité à le faire sur mon blog, de la part la nudité des ouvriers (nudité forcée peut-être, si on en juge par le vêtement présent à leurs pieds) et le côté morbide de la photographie. Ces ouvriers malingres ont l'air d'être à peine sortis de l'enfance... La pose est quant à elle bien organisée, on aperçoit ainsi les rails derrière eux.

Mais le contraste avec la "belle couverture" n'en est que plus frappant. Malheureusement, si on veut rendre hommage aux 16 à 20 000 morts de la construction du CFCO, il faut aussi le faire en affrontant la réalité, aussi triste soit-elle. Le souhait exprimé par Jacques Toubon dans l'avant-propos n'est donc pas tout à fait exaucé.
En résumé, ce livre est intéressant, il satisfaira le néophyte mais sa vision "romantique" et son manque de rigueur historique, ses approximations volontaires ou non, laisseront un goût un peu amer au lecteur plus averti.

Très intéressant travail de recherche de la part de Fabrice pour son blog http://voyage-congo.over-blog.com que nous vous recommandons une fois de plus.
La "découverte" des côtes congolaises et angolaises débute à la fin du XVème siècle avec les explorations des navigateurs portugais.
Au début de la cartographie, sur cette côte figuraient, du nord au sud, les points de repère principaux : Mayumba, Loango, Malemba, Cabinda et évidemment l'embouchure du fleuve Congo (ou Zaïre). Les royaumes Kongo, avec lesquels on commerçait, étaient déjà bien identifiés : Loango, Cacongo, et Angola. Une partie non négligeable du commerce concernera pendant plus de trois siècles le trafic d'êtres humains (cf : Loango : lieu de mémoire de l'esclavage).

Extrait de la Carte Regna Congo et Angola - 1666 (1- © BNF)
Le site de Loango est associé également à cette époque sur les cartes au nom de Boarie, sans doute une déformation de Bwali, capitale administrative du royaume, qui correspond à l'emplacement actuel de Diosso (cf : Le royaume de Loango).
Après les portugais, les hollandais fondent sur la côte des comptoirs et des factoreries et influencent la cartographie, y compris celle éditée en France. On trouve ainsi les termes de "Luyt Hoek" et de "Boomtjes Hoek" pour désigner les deux caps naturels des environs de Loango. Hoek signifie en néerlandais "cap, pointe". Le terme "Boomjtes" fait référence en néerlandais à "arbres" (avec semble-t-il une notion de plantation, de densité). On pourrait donc traduire le nom du lieu par "La Pointe aux arbres".
Le terme de "Luyt" semble faire référence à un nom propre, peut-être celui d'un marin ("Le Cap Luyt", à l'instar, plus au nord du "Cap Lopez").

Extrait de la Carte particulière du Royaume de Congo - 1731 (2- © BNF)
On trouve aussi parfois le terme de "Cona Bay" aux environs de l'actuelle Pointe-Noire. Je ne sais pas ce qu'il signifie.
L'explorateur anglais Stanley (œuvrant pour les belges) opte pour Black Point pour désigner le cap naturel et la baie. Il note aussi à côté de Lango, "Indian Pt" (Pointe-Indienne).

Extrait de la Carte du Congo issue des explorations de Stanley - 1878 (3- © BNF)
En 1884, les belges ne se mouillent pas et mettent sur leur carte les deux termes : Black Point et Ponta Negra. Ils sont assez précis pour faire apparaître Songolo et Louandchili (Loandjili). Ponta Negra correpond au portugais et Punta Negra à l'espagnol. Etrangement, c'est plutôt ce second terme qu'on évoque aujourd'hui pour désigner Pointe-Noire. On serait plutôt tenté d'attribuer aux portugais la paternité de la désignation du lieu, eu égard à l'antériorité de leur découverte de ces côtes.
C'est ce que font les allemands sur une carte de 1885 en utilisant le terme de Ponta Negra (Référence 5)

Extrait de la Carte de l'Afrique Equatoriale entre le Congo et l'Ogooué - 1884 (4- © BNF)
Extrait de la Carte Colonie française du Gabon-Congo - 1895 (7 - © BNF)
Les européens se partagent l'Afrique lors de la Conférence de Berlin en 1885 et chacun va pouvoir attribuer ou adapter des noms de lieux : déformation des noms locaux, noms créés de toute pièce (comme ceux ridicules donnés dans le Kouilou, issus des prénoms des princes de Belgique, Stéphanieville, Rudolphstadt, Beaudouinville et Philippeville... chaque enfant avait sa ville !!) ou issus des dénominations des colonisateurs des siècles précédents. Bref, on est face à une géographie changeante ! Il est parfois difficile de s'y retrouver...
Par exemple, le Cabinda qui figurait sur les cartes du XVIIIème siècle sous ce nom (ou celui de Kabinda) devient... Bakinda sur les cartes de la fin du XIXème !
La question est de savoir maintenant, pourquoi le site a été appelé au cours des siècles et dans plusieurs langues, "Pointe-Noire", bien avant la fondation de la ville, qui est très récente (1922).
La première explication pour la dénomination de "Pointe-Noire" (Ponta Negra, Punta Negra ou Black Point) est liée à la couverture végétale du cap naturel.

La Pointe-Noire en 1907 (Mission de Jean-Marc Bel au Congo francais, 1906-1907 © BNF)
En effet, les palmiers de type Borassus (appelé aussi rôniers) ont des feuilles en éventail d'une couleur sombre. Vu du large, ce feuillage sombre et dense tranche fortement avec la lisière de sable blanc. Cela est conforté par la dénomination utilisée par les hollandais au XVIIème siècle, que j'évoquais dans l'article précédent, "Le Cap aux arbres".

Palmiers Borassus à Pointe-Noire (1924 - Société de Géographie © BNF)
La pointe est restée pendant longtemps inhabitée et a servi de point de repère aux marins de toutes nationalités pendant plusieurs siècles. Rappelons que le site principal de débarquement sur ces côtes était Loango, jusqu'à la fin du XIXème siècle.
La baie de Pointe-Noire et le cap vers 1916 (carte postale)
Punta-Negra est prise en 1880 par les Français "après un combat sanglant avec les indigènes" nous relate un cours de géographie de 1887. Des traités sont ensuite signés avec les chefs locaux, qui s'engagent à mettre fin à l'esclavage. La carte postale évoque la présence d'un "ancien marché d'esclaves" à Pointe-Noire. Le point de départ (et de non retour) vers l'autre rive de l'océan était Loango.

Bâtiments entre la Côte Mondaine et le cap en 1924
Le cap est progressivement déboisé comme le montrent les clichés des années 1920. La côte bientôt dénommée Mondaine devient le noyau de départ de la ville. La baie de Pointe-Noire accueillera le port.
Mais il y a une autre explication à la dénomination du lieu...
La deuxième explication avancée pour l'origine du nom de Pointe-Noire, c'est le fameux rocher noir et pointu !
Plus globalement, le sous-sol du cap mêlant grès tendres, débris de coquillages, roches imprégnées par endroit de bitume, explique la couleur sombre du rivage, tranchant là encore avec le sable, d'un blanc éclatant sous le soleil.

Le rocher "fétiche" du cap de Pointe-Noire vers 1910 (carte postale)
Mais il est fort peu probable que les premiers marins aient vu au large ce rocher de taille assez modeste. On peut aussi imaginer que l'érosion n'avait pas fait son œuvre et que le rocher n'existait tout simplement pas au XVème ou au XVIIème siècle...
L'explication la plus probable c'est donc l'aspect global du cap, mêlant végétation dense et sombre et le sol rocheux noir. Pour les marins, le repère de Ponta-Negra était né !

Le rocher du cap de Pointe-Noire en 1924 (Société de Géographie © BNF)
Malgré tout, au début du XXème siècle, ce rocher singulier constituait un indéniable attrait et un point de repère facile. Sur ce cliché de 1924, on voit très nettement la forte érosion subie par les roches du cap.

Le "rocher fétiche" à Pointe-Noire (Anonyme © CAOM - Août 1928)
Il n'existe que quelques rares photos de ce rocher, qualifié de "fétiche", avant sa destruction... Ce cliché de 1928 est sans doute le plus marquant, avec en toile de fond le wharf de la Côte Mondaine, comme le symbole menaçant des activités humaines à venir.

Le wharf (côte mondaine) avec au fond le cap de Pointe-Noire (carte postale vers 1930)
Malheureusement, les activités humaines ont fait disparaître le superbe site naturel du rocher de Pointe-Noire. Le cap rocheux a été tout simplement détruit lors des travaux de construction du port entre 1934 et 1939. Il fallait niveler, enrocher et bétonner pour mettre en place le stratégique port en eaux profondes.

La digue de protection à l'entrée du port en 1943 (Anonyme © CAOM)
Le port est officillement inauguré en avril 1939, mais n'est pas terminé... En 1942-1943, dans le contexte de la Deuxième Guerre Mondiale, on poursuit la construction de la digue et le bétonnage.

Construction du port - Chantier de bétonnage - Juillet 1943 (Germaine Krull © CAOM)
Après les premières constructions tournant autour des activités portuaires (comme le wharf, le phare, la digue...) l'urbanisation du quartier s'est poursuivie dans les années 1920-1930 et les bâtiments administratifs "en dur" ont succédé aux modestes constructions "végétales" de la Côte Mondaine. Les commerces et les habitations ont suivi.

Quartier Djindji (vu de la gare) vers 1950 (carte postale)
Aujourd'hui, il ne reste plus rien du cap naturel qui a donné son nom à la ville. Les palmiers rôniers ont disparu et on trouve plutôt maintenant dans cette zone des manguiers. Plus de rochers noirs non plus, dans cette partie très modifiée de la côte. On trouve encore quelques roches de ce type de l'autre côté de la baie (vers Songolo).

Vue aérienne du phare et du port vers 1955 (carte postale)
L'emplacement de la "pointe-noire" historique est localisable aujourd'hui aux environs des grandes cuves blanches, situées après le phare.
Le phare et l'emplacement du cap originel, vus de la Côte Mondaine (2010)
Mais le nom local de Djindji garde vivant à nos oreilles la mémoire du lieu dans son aspect originel ! En effet, il s'agirait d'une onomatopée évoquant la déferlante des vagues sur les rochers noirs du cap. Le bruit incessant du sac et du ressac... Djin, Dji, Djin, Dji... L'unité lexicale imite simplement le bruit naturel de la mer !
Le lieu dénommé Djindji était une partie d'un plus vaste ensemble appelé Cikungula. Le nom provient d'un verbe Vili signifiant "se laver", le site étant l'objet de rituels de purification.
Avant l'arrivée des européens, c'était donc un lieu de rassemblement des populations, érigé en "canton" de Mbanda (signifiant en Vili "terrain plat", en référence à la bande côtière recouverte de végétation). Voilà pour les origines locales ! C'est important dans garder la trace à travers le nom d'une rue (cf Pointe-Noire : autour de Djindji) et d'un quartier.
Sources :
La Société de construction des Batignolles de 1914-1939: histoire d'un déclin - Anne Burnel Géographie des Colonies françaises. Cours spécial pour l'enseignement primaire supérieur, par F. J. - Abrégé des deux ouvrages intitulés : La France coloniale et les colonies françaises illustrées - Éditeur : A. Mame et fils (Tours) - 1887
Toponymie sur la ville de Pointe-Noire - ORSTOM - Jean Dello - 1988. Originaire du Kouilou, en République du Congo. Jean Dello est titulaire d’un doctorat en ethnolinguistique. Il a été chercheur au centre ORSTOM de Pointe-Noire, puis Ministre des Postes et Télécommunications, chargé des Nouvelles Technologies, dans son pays. Il a écrit : le miroir du vent ; le pardon












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A défaut d'un texte de loi, la déontologie autorise-t-elle les directeurs des CCF à se constituer aux meilleures conditions leur collection privée d’œuvres d’art ? La question se pose quand on sait qu’utilisant leur influence certains de ces fonctionnaires de l’Etat français se font offrir ou acquièrent à des tarifs très en dessous des valeurs catalogue des œuvres exposées dans leurs structures.
Allez, rien que pour l’anecdote : le soir du vernissage de l’exposition d’un peintre de RDC, un de ces hommes de culture, n’a eu aucune honte à fanfaronner en public en déclarant qu’il avait payé une des toiles exposées avec un rabais de plus de 70%. Sacrée soldes avant même de savoir si elle n’aurait pas trouvé acquéreur au prix catalogue. Tant pis pour l'artiste, tant mieux pour l'acheteur.
En totale contradiction avec l'un des principes fondamentaux de la République Française : l'égalité, ces pratiques ne devraient-elles pas s’assimiler à de la corruption ? Quand aux œuvres offertes ne devaient elles pas rester dans les CCF où elles l'ont été et dont elles enrichiraient le patrimoine ? Leur captation n'est-elle pas assimilable à de la spoliation des biens de l'Etat ?
Qu'en pensent Frédéric Mitterrand et Bernard Kouchner ?
Dans afrik.com, à lire et à rire, sous la plume cruelle de Bedel Baouna, cette critique de la littérature congolaise de ces dernières années.









Invitation a « l’espace panafricain » de la fete de l’Humanité du vendredi 16 au dimanche 18 septembre 2011
Lieu : Parc départemental de la Courneuve : navettes a partir du RER B le Bourget – 20€ pour les 3 jours en vente militante, gratuit pour les moins de 15 ans
Sous le label « Medias africains », cela fait déja 5 ans que La Plateforme Panafricaine est présente a la Fete de l’Humanité.
Cette année, elle est associés avec onze autres partenaires cités plus loin pour organiser une série de Conférence débat a l’« ESPACE PANAFRICAIN » dont le fil conducteur est : « Aujourd’hui, l’Afrique a besoin de liberté pour se développer ».
Le programme des débats présenté ci-apres est riche et varié sur les trois jours du vendredi 16 septembre au dimanche18 septembre.
Une partie de ces débats sera retransmise en direct sur des radios, radios web et web télé en France et a l’étranger.
A noter aussi la présence d’Artistes afro-caribéens, d’une exposition vente de produits équitables, de vidéo journaliste, table pour les écrivains africains et de relations avec quelques radios françaises ou africaines.
GRILLE DE PROGRAMME ESPACE PANAFRICAIN
Vendredi 16 septembre 2011
- 14h00 : Ouverture du stand panafricain par les organisateurs et rafraîchissement.
- de 14h45 a 15h45 : la dictature au Tchad et le mépris des populations (Rassemblement National Républicain/ Le Tchad Notre Case Commune : Tchad) - Intervenants : Balaam FACHO, Souleymane ABDALLAH
- de 16h a 17h30 : De la nécessité de la transmission du patrimoine culturel aux générations futures. - Intervenants : Malick KHADRA, Balaam FACHO, Robert FOPA, Paul NSAPU (?)
- de 17h45 a 18h45 : Intervention coloniale, prétexte humanitaire ou raison économique – Intervenants : Abdalla SAAD (économiste tunisien) , Nassim HAMDI (Mouvement du 14 janvier : Tunisie)
- de 19h a 20h : Guerres colonialistes et interventions humanitaires : Les ravages d'une "folie" meurtriere (Effort humanitaire : Côte d’Ivoire) - Intervenant : David GAKUNZI, Michel GALLY, Josias MELO
- de 20h15 a 21h15 : L’Afrique en manque d’un leadership politique fort et conscient ? M. LASCONY, Hervé KASHAMA (Objectif Congo : RDC)
- a partir de 21h30 : l’Espace Panafricain présente des artistes
Samedi 17 septembre 2011
- de 10h a 11h30 : Pour l’autosuffisance alimentaire : culture vivriere contre cultures d’exportation - AICSF - Intervenants : Gaston KELMANN, Jean-Claude CADENET( ?), Robert FOPA
- de 12h a 13h00 : Les enjeux économiques dans les efforts de guerre du Congo-Belge de 1940 a 1945 (ATCK-UDPS : RDC) - Intervenants : Anicet MOBE
- de 13h15 a 14h30 : l’Espace Panafricain présente des artistes
- de 14h45 a 16h15 : L’Afrique doit choisir ses propres dirigeants. - Intervenants : Claude KOUDOU, Albert KISONGA, Abdessalam KLEICHE, Augusta EPANYA, Souleymane ABDALLAH
- de 16h30 a 18h : Apres l’Afrique du nord, quelle nouvelle donne dans la lutte pour le changement en Afrique ? Le cas du Togo, de la Tunisie ... – MoLiTo : Togo , Mouvement du 14 janvier : Tunisie - Intervenants : Lotfi ZITOUM, Abdessalam KLEICHE, Antoine BAWA, Nassim HAMDI …
- de 18h15 a 19h15: Peut-on parler de transparence électorale en Afrique aujourd’hui ? Le cas du Cameroun (CCD : Cameroun). - Intervenants : Jean-Pierre MARA, …
- de 19h30 a 20h30 : L'Afrique est-elle condamnée a subir la logique impérialiste de l'Occident? (Effort Humanitaire : Côte d’Ivoire) - Intervenant : Thibeaud OBOU, Losias MELO
- de 20h30 a 21h30 : La femme congolaise, est-elle victime de richesses minieres de la RD Congo? (Objectif Congo : RDC) - Intervenants : Elza VUMI (journaliste), Paul NSAPU (FIDH), Jean-Paul Vanhoove
- a partir de 21h30 : l’Espace Panafricain présente des artistes
Dimanche 18 septembre 2011
- de 10h a 11h : le Tchad, un Etat sans programme ? (Rassemblement National Républicain/ Le Tchad Notre Case Commune : Tchad) - Intervenants : Michelot YOGOGOMBAYE, Dama DJALDI
- de 11h15 a 12h15 : De la nécessité des Etats-Unis d’Afrique (FETAF). Intervenants : Sidi GUEY
- de 12h30 a 13h30 : Est-ce que les élections en RD CONGO peuvent-elles etre un des outils majeurs de l'épanouissement du Congo et des Congolais ? (ATCK-UDPS : RDC)
Intervenants : Alexandre NGYEKAMA
- de 134h4515 a 145h30 : Le rôle de la femme africaine dans la construction des Etats-Unis d’Afrique (FETAF). Intervenants : Aura LIGHT, Sidi GUEYE
- de 14h45 a 15h45 : Sans transparence, est-il opportun de participer a une élection? (CCD : Cameroun) - Intervenants : Jean-Bernard BIKIME
- de 165h1530 a 17h45 : Les voies et moyens de développement économique pour l’Afrique. Les pays émergents sont-ils une solution ? - Intervenants : Abdessalam KLEICHE, Evariste NYEMBO, Malick KHADRA, Darnace BESSANE, M. KUISSI
- de 18h a 19h : Que faut-il attendre de la « lutte contre la corruption » dans une « démocrature » ? L’exemple du Togo. (MoLiTo : Togo) - Intervenants : Kofi ALOUDA, Elliot MABLE, …
- de 18h30 a 19h30 : l’Espace Panafricain présente des artistes
- 20h : Clôture de l’édition 2011.
Partenaires :
- Agenda des actions africaines en région parisienne : Contact : Jean-Paul Vanhoove 06 21 05 47 38 jp.vanhoove@wanadoo.fr
- AICSF Association Internationale Culture Sans Frontiere : Correspondant : Robert FOPA 06 09 25 01 64 / 01 43 49 51 10 aicsf.paris@gmail.com
- ATCK-UDPS – Association des travailleurs du Congo Kinshasa – Correspondant : Andy MAVAMBU 06 26 23 31 09, 06 26 23 31 atckfrance@yahoo.fr
- CCD : Conseil des Camerounais de la Diaspora – Correspondant : Robert WAFFO 06 30 15 61 15 concamed@yahoo.fr
- Effort Humanitaire : Correspondant : Claude KOUDOU 07 77 34 17 21 koudou.claude@agnewary.biz
- FETAF : Fédération des travailleurs Africains de France : Correspondant Sidi GUEYE 06 37 21 11 25 fetaf91@yahoo.fr
- MoLiTo : Mouvement de libération du Togo : Correspondant : Koffi Alouda 06 03 59 82 46 kofialouda@gmail.com
- Mouvement du 14 Janvier (Collectif né de la révolution tunisienne) : Correspondant : Lotfi ZITOUN 07 60 13 31 02 lotfi.zi@voila.fr
- Objectif Congo : Correspondant : Hervé KASHAMA 06 70 91 33 25 herve.kashama@yahoo.fr
- Plateforme Panafricaine : Correspondant : Raymond AYIVI 06 24 26 26 72 ppanafricaine@gmail.com
- Rassemblement national Républicain – le Tchad notre case commune – Correspondant : Balaam FACHO 06 16 84 44 03 facho_balaam@yahoo.fr
Commerce militant
Clay APENOUVO : tee-shirt des peres fondateurs du Panafricanisme
Xenasud : Artisanat d’Afrique : objets de commerce équitable d’Art, textiles du Mali, Nigeria, Côte d’ivoire ..... – Correspondant : Sylvia UDOSEN 06 95 48 33 sylvia.udosen@yahoo.fr
Animations Artistiques *
François ESSINDI : (Cameroun)
Jorio STAR : (Tchad)
Clarise Dadie Zao (Côte d’Ivoire)
Papa Loko (Caraibe)
Mireille La (Côte d’Ivoire)
Video Reportage et partenaria radio TV
- Solidarité africaines http://www.s-af.org
- Club DLG http://www.leguepard.net/
- Canal K : radio Suisse en direction de l’Afrique en fin de journée le samedi
- Radio FM Liberté Chicago
- a 16h un débat en direct sur Fréquence Paris Plurielle (F P Paris) dans l'emmision A S P (Association pour la promotion de la langue Soninké de l'Afrique de l'ouest)
- ... etc
* pour etre mis en contact ou avoir leurs coordonnées : s’adresser a Jean-Paul Vanhoove 06 21 05 47 38
Avril Lavigne sera sur la grande scène de la Fête l'Humanité. Suite aux problèmes de santé rencontrés par le chanteur de Sum 41, le concert du groupe à la Fête de l’Humanité est annulé. La chanteuse et musicienne canadienne Avril Lavigne sera sur la grande scène de la Fête de l'Humanité le vendredi, à la place du groupe Sum 41.
Bientôt la Fête de l'Humanité, commandez dès maintenant vos billets ! Joan Baez,Yannick Noah, Sum 41, Bernard Lavilliers, The Ting Tings, Gaëtan Roussel, Patrice, Nolwenn Leroy, Soprano, Les Percussions de Radio France, Fat Freddy's Drop, Yvan Le Bolloc'h Et Ma Guitare S'Appelle Reviens, Souad Massi sur la Grande Scène. No one is innocent, Cyril Mokaiesh, HK et les Saltimbanks, Dick Annegarn et la Compagnie Pietragalla sur la scène Zebrock. Christophe Alévêque à l'Agora de l'Humanité.
Par Patrick Le Hyaric, ?directeur de l’Humanité
Le puissant souffle d’indignation et de colère, la force des espoirs et des désirs d’émancipation de la jeunesse et des travailleurs du monde parcourront les allées, les débats, les spectacles de la Fête de l’Humanité, le 16, 17 et 18 septembre prochain. Lieu de rassemblement populaire à nul autre pareil, elle sera la caisse... La suite
Samedi 17 septembre, on célébrera les quarante ans du premier concert de Joan à La Courneuve. ?L’amazone pacifiste réinvestira la grande scène. Suite

africa?» devant unimmense parterre conquis par l’énergie et la générosité du chanteur. La suite


Dimanche 18 septembre, la Grande Scène accueillera la chanteuse. Son album « Bretonne » en a séduit plus ?d’un, le charme devrait opérer sur le public.
La force de Nolwenn Leroy réside dans le fait qu’elle a su faire oublier ses débuts en télé-réalité pour s’imposer comme une artiste à part entière dans le paysage français de la chanson. Fille du footballeur professionnel Jean-Luc Le Magueresse, la chanteuse est née en 1982 dans le Finistère. Elle habite peu de temps en Bretagne, même si elle reste très attachée à ses racines avec lesquelles elle renoue dans son dernier album.
«On lâche rien » est son leitmotiv. Citoyen du monde à l’énergie contagieuse, HK ?et les Saltimbanks ?sera sur la scène Zebrock de la Fête de l'Humanité. Interview. Le ch’ti minot de Roubaix est devenu grand. La suite

Le chanteur, voyageur, aventurier est ?de retour sur la Grande Scène de la Fête de l'Humanité pour chanter ?les Causes perdues sur ?des musiques tropicales, ?le samedi 17 septembre. La suite

L’artiste algérienne Souad Massi nous donne rendez-vous sur la grande scène de la Fête, le samedi 17 septembre, pour un concert placé sous le signe de la mixité et de la tolérance.
Sa musique est un pont entre les cultures. Et il y a fort à parier qu’un vent de liberté et d’espoir soufflera sur la grande scène grâce à Souad Massi dont les musiques voyageuses résonneront à la Fête, samedi 17 septembre. La suite
L’organisme Les Enfants du Phare vous invite à l’exposition-vente des tableaux qui se tiendra dans ses locaux de l'avenue Marien Ngouabi (corniche de Tiétié à proximité de la gare) le samedi 2 octobre 2010 à partir de 13h00.
Ces tableaux ont été réalisés en majeure partie par les animateurs peintres du centre et d’autres avec les enfants qui ont suivi les ateliers de peinture.
Pour infos : M. Antoine Mabiala
(242) 523-4997 / (242) 647-6628
Honte à moi, j'ai zappé le vernissage, c'est sans doute parce que personne ne m'a dit s'il y avait un coup à boire... Promis je vais y passer aujourd'hui.
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2011/2012
Une initiative de Jean Odoutan
Site : www.festival-ouidah.org / Site : www.45rdlc.com
« La Culture sans ma Culture m’Acculture »
Mercredi Topo 28/09/11
En provenance de Ouidah (Gléxwé) au Bénin

Cher Z’ Amis !
Mi fon an !
Tradition pour Tradition ! Salut ouidahnier à nos partenaires :
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Organisation Internationale de la Francophonie, Ministère des Affaires Etrangères et Européennes, Ambassade de France au le Bénin, CCF Cotonou, Direction du Fonds d’Aide à la Culture – DFAC, CULTURESFRANCE, CNC, TV5 MONDE, RFI, Africulture, Wallonie Bruxelles International, Jan Vrijman Fund, UNESCO, Le Ministère du Bénin de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, Le Ministère du Bénin de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Fonds d’Appui à la Production Audiovisuelle – FAPA, l’Institut de Développement et d’Echanges Endogènes - IDEE, Kuwabo, Gangan Production, Artisttik Africa, Espace Tchif, D-Ciné, ORTB, Radio KPASSE, Radio GBETIN, Radio Planète, L’Office de Tourisme de Ouidah, La Commune de Ouidah et Commune de Melun en France (jumelée à la commune de Ouidah) Et un nouveau : PSCC : PROGRAMME SOCIETE CIVILE ET CULTURE / DELEGATION DE L’UNION EUROPEENNE AU BENIN. |
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La prochaine édition de Quintessence
se déroulera du 7 au 11 janvier 2012,
coïncidant de nouveau avec
la fête du culte du Vaudou le 10 janvier.
Les longs, courts métrages et documentaires de toute durée
sont à envoyer à :
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Quintessence - Festival International 23 rue Maurice Laisney Contact :
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Quintessence - Festival International BP 368 Ouidah - Bénin Contact : Email : inscription2012@festival-ouidah.org
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Les formulaires 2012 d'inscription et le règlement
Sont téléchargeables sur le site du festival :
ICI : Incription et Règlement 2012
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La date butoir des inscriptions :
30 octobre 2011

Les éditions QUINTESSENCE précédentes
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c’est faire une réelle action humanitaire
Pour adhérer, merci de nous écrire : postmaster@festival-ouidah.org

Notre Devise :
La Culture sans Ma culture m’Acculture
Notre Mission :
Inculquer les 24 et 25 images/seconde
aux analphabètes du septième art du Bénin

L’ICO
L’Institut Cinématographique de Ouidah
Première école de formation aux métiers de l’image et du son,
et des films d’animation au Bénin

Voir le site : L’ICO - L’Institut Cinématographique de Ouidah

Quintessence France
23 rue Maurice Laisney 92600 Asnières - France
Tél : (00 33) 1 47 92 88 82
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Quintessence Bénin
BP 368 Ouidah – Bénin
Tél : Armelle GUEDEGBE (00 229) 97 50 32 04
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Idelphonse HOUESSINON (00 229) 95 56 86 67
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ODABO
Florent Mahoukou est un jeune chorégraphe congolais des plus prometteurs. Il fait aujourd'hui de l'ombre à ses maitres Chrisogone Diangouaya et Serge Bissadissi. Nous avons suivi son ascension tout au long des dix dernières années. Entre Congo et Europe Florent se fait remarquer par ses créations dures et originales. On lui doit des spectacles comme "On the steps" Portrait sans concession d'une génération flouée par la misère et qui trouve dans l'ivresse de la danse la dorce d'avancer pas à pas... et pour lequel il a obtenu le premier prix au festival Dense Bamako Danse présidé, excusez moi du peu par Angelin Preljocaj.
Florent est aussi l'initiateur du festival Rue Dance qui anime depuis 3 ans les rues de la capitale congolaise.
Sa nouvelle creation, en cours de peaufinage va bientôt commencer sa tournée européenne. Amateurs de danse contemporaine, ne ratez pas l'occasion.
Programme provisoire :
Calendrier 2011 - 2012
"On The Steps…" Juli Dans-Amsterdam (Pays-Bas) 04 au 07 Juillet 2011
"On The Steps…" Plate-forme Kinshasa (R.D. Congo)15 juillet 2011
"A2111" Résidence de création à l'Institut français (Congo)du 16 au 29 juillet
"On The Steps…" au Pavillon Noir – Aix en Provence (France) Nov. 2011
"On The Steps…" au Tanzhaus Festival Düsseldorf (Allemagne) Nov. 2011
"On The Steps..." Festival Roma Europa-Rome (Italie) Novembre 2011
"On The steps…" au Thêatre DansArt-Bielefeld (Allemagne) Nov. 2011
"On The Steps…" à Valladolid (Espagne) Nov. 2011
"On The Steps…" Paris (France) 29 mai au 2 juin 2012
"Neuf – Huit" au Tarmac-Paris (France) du 5 au 12 juin 2012
"50 minutes" Résidence dans le cadre de la Biennale Passage Nov. 2012 (All.)
Eric Girard Miclet, tant bien même est-il caractériel et capable du pire, est le meilleur directeur du CCF de Pointe-Noire qu'il nous ait été donné de côtoyer.
L'initiative dont il est sujet à la suite et à laquelle est associé l'Espace Yaro, que nous soutenons inconditionnellement pour toutes ses activités hors normes, en est une preuve supplémentaire.
Le CCF de Pointe-Noire et l’Espace Culturel Yaro ont mis en place en décembre 2009 une formation destinée aux opérateurs culturels intitulée « Production et Diffusion dans les Arts de la Scène ». Animée par Serge Trouillet et Pierre Claver Mabiala, elle a été suivie par douze professionnels ponténégrins.
Face aux nombreux besoins du secteur et suite à l’évaluation positive de cette première session, les organisateurs ont décidé de reconduire et d’amplifier cette action. La formation comportera deux sessions de deux semaines où interviendront huit professionnels reconnus sur différentes thématiques (organisation d’un festival, monter un réseau de travail, fonctionnement d’une maison de disque ...).
L’accompagnement d’une partie des stagiaires sur un stage professionnel à l’étranger sera ensuite effectué.
La première session se déroulera à Pointe-Noire du 27 septembre au 9 octobre 2010
Formateurs:
Cette formation s’adresse aux professionnels des arts de la scène: organisateur de spectacle producteurs, managers, administrateurs justifiant d’une expérience d’au moins 2 ans.
Les personnes désirant postuler à cette formation doivent déposer un CV accompagné d’une lettre de motivation à l’accueil du CCF de Pointe-Noire avant le 31 juillet ou par mail avant le 15 Août 2010 aux adresses suivantes : ccfcom@yattoo.com ou espaceyaro@yahoo.fr
LA LISTE DES CANDIDATS RETENUS POUR LA FORMATION SERA COMMUNIQUÉE PAR MAIL ET AFFICHÉE SUR LES VITRINES DU CCF A PARTIR DU 27 AOUT.
Formation gratuite, réalisée avec le soutien de l’OIF, Total E&P Congo, de la ville du Havre.

Chéri Gau espère réveiller de bons souvenirs grâce à son album enregistré entièrement à Brazzaville.
Afrik.com : Pourquoi cette absence de 10 ans de la scène musicale, et qu’est-ce qui justifie votre retour ?
Gaulard Nianzi : Tout est relatif à quelque chose. C’est suite à une piraterie de mes œuvres sur lesquelles j’avais investi toutes mes économies parce que j’avais été coproducteur de ces œuvres. Après le procès que j’ai gagné bien entendu, n’ayant plus de moyens et boudé par le fait d’avoir porté plainte contre l’un des leurs, la seule solution pour repartir en studio était les sous. La suite, si j’ai refait plus de dix ans après un disque que j’intitule Héritage 3 S, j’aimerais bien transmettre un jour cet héritage à d’autres.
Ce qui justifie mon retour, c’est que j’ai écouté tout ce qui s’est fait autour de moi, et j’ai estimé que la nouvelle génération des artistes était plus axée vers la dépravation des mœurs et aux limites d’agresser l’éthique et la morale. Et comme tout bon grand-frère africain, je me devais de rappeler à ces jeunes, comme on dit chez nous : Si tu perds ta route, repars au carrefour.
Afrik.com : Pourquoi votre disque rend-il un hommage à Jean-Serge Essous ?
Gaulard Nianzi : Je crois que c’était une obligation pour moi, parce qu’il n’y a pas, selon moi, meilleur maître que lui.
Afrik.com : Dans quelles circonstances aviez-vous connu Essous ?
Gaulard Nianzi : Ah ! J’ai connu Essous depuis ma plus tendre enfance. Il était très copain avec mon père. Et comme tout enfant né à Poto-Poto (bouillante commune de Brazzaville, ndlr), il serait insensé d’ignorer que c’est ce monsieur qui a bercé notre enfance. Il a été aussi le modèle de beaucoup d’artistes de mon époque.
Afrik.com : Quelle est votre opinion sur la musique congolaise d’aujourd’hui ?
Gaulard Nianzi : Mon opinion ne se limiterait pas à la musique congolaise. Ayant vécu dans d’autres horizons, l’expérience démontre qu’on ne puisse parler de musique en la cloisonnant dans un pays, car celle-ci est universelle. La note de do restera la même sur tous les continents. Et ça, 3 S (du nom d’Essous, ndlr) l’a dit, la musique n’a pas de frontières. Par contre, si je dois me cantonner à la musique des deux Congo, toute ma peine est de constater que l’artiste-musicien congolais est réduit à sa plus simple expression. Les politiques le boudent, et puisqu’il est vecteur et transmetteur de certains messages, ces derniers estiment que le musicien est aussi un ennemi qu’il faut contrôler et anéantir.
Afrik.com : Vous êtes l’un de rares artistes congolais de votre génération à vivre pleinement et exclusivement de sa musique. Comment l’expliquer ?
Gaulard Nianzi : Il n’y a pas meilleur sourd que celui qui refuse d’entendre. Car si la musique est une science, pour la faire il faut l’aimer. En l’aimant, on endure, et on endure tout en la jouant.
Afrikcom : Quelles sont les chances que vous donnez à votre album au moment où le secteur musical connaît plein de mutations ?
Gaulard Nianzi : Je suis conscient que même le CD est en train de mourir. J’exhorte donc tous les artistes africains, particulièrement de l’Afrique Centrale, d’essayer de réfléchir sur la nouvelle manière de faire la musique.
Afrik.com : Dans votre disque on sent l’influence à la fois des Pamelo Mounk’a, Jean-serge Essous, Sam Mangwana, Youlou Mabiala, Bantous de la Capitale et l’O.K. Jazz. Pourquoi ?
Gaulard Nianzi : J’appartiens, ma génération et moi-même, à ceux sortis de cette école dont vous venez de citer les maîtres.
Afrik.com : Quelles sont les choses qui vous ont inspiré pour réaliser ce nouvel album ?
Gaulard Nianzi : La mort de 3 S.
Afrik.com : On vous a connu dans les années 80 en tant que membre cofondateur du groupe " Les officiers de la musique congolaise " en RDC et à Paris, avec vos complices Tchico Tchicaya, Passi Jo et Denis Loubassou. Pourquoi ce groupe a-t-il connu la fin et que sont devenus les autres ?
Gaulard Nianzi : Ah très bonne question ! Si je m’étais permis d’appeler ce groupe " Les officiers de la musique congolaise ", c’est parce qu’en regardant autour de moi, j’avais cru que la société militaire était la plus organisée par sa hiérarchie, cela me paraissait être aussi la plus disciplinée. Mais malheureusement, quelles que soient la valeur et la grandeur d’une philosophie, l’homme peut la rendre utopique. Ceci étant, je suis en très bons termes avec eux, et puis une amitié indéfectible me lie à Tchico Tchicaya, idem pour Passi Jo qui, lui, est resté vivre en Australie. Quant aux causes de la disparition de l’orchestre les officiers, pour moi tout ça c’est du passé.
Afrik.com : Votre cousin l’artiste Youlou Mabiala est sérieusement malade. Pensez-vous qu’il puisse reprendre un jour comme vous le chemin des studios et de la scène ?
Gaulard Nianzi : Ma pensée n’est pas la volonté divine. Mais mon souhait serait qu’il retrouve la scène. C’est un très grand artiste mais la nature en a décidé autrement. Mais puisque le mot « miracle » existe, nuit et jour dans mes pensées les plus profondes, dans toutes mes prières quotidiennes, je souhaite que le miracle se réalise pour qu’il se rétablisse.
Afrik.com : On le voit à travers votre CD, vous êtes un artiste éclectique, partagé entre la rumba, la salsa, les rythmes folkloriques, le rap et le slow. Pourquoi toutes ces tendances dans un même disque ?
Gaulard Nianzi : Je voulais en faire un disque arc-en-ciel.
Afrik.com : Vous sentez-vous prêt à défendre cet album sur les scènes françaises et ailleurs ?
Gaulard Nianzi : Oui jusqu’au bout, car je suis un véritable jusqu’au-boutiste. Et la scène, c’est ce que j’affectionne le plus !
Afrik.com : Quels sont les artistes qui ont participé dans cet album ?
Gaulard Nianzi : J’ai eu Ricky Siméon, Makirimbia, Athis Sita, Press Mayindou à la guitare, et d’autres jeunes tels que Walo, Toussaint, Rosselin et Yannick. Il y en a d’autres que je ne cite pas à cause de leurs orchestres initiaux (parce qu’ils ont travaillé seulement en tant que « requins » de studio et ne font pas partie de mon groupe les 3 S). Je voudrais souligner que la plupart de mes musiciens ont entre 19 et 25 ans. J’ai opté pour les jeunes parce qu’il faut bien passer le témoin comme à la course au relais. Si l’on veut que cette nouvelle génération soit dans l’éthique et la morale qui était celle que nous avons hérité de nos anciens, nous devrions faire comme dans une course de relais, c’est à dire passer le bâton à la nouvelle génération.
Afrik.com : La concurrence est-elle aussi rude entre les orchestres de Brazzaville, comme c’est le cas à Kinshasa ?
Gaulard Nianzi : Ca ne m’intéresse pas. Je ne trouve pas qu’elle soit aussi rude qu’ici ; en musique, la concurrence est source d’émulation. On a bien vu dans le passé que les Vicky Longomba, les Franco, les Kwami, Rochereau et autres se lançaient de petites piques. Et pour certains, ces piques ont rehaussé leur notoriété.
Afrik.com : Que pensez-vous de la question de droits d’auteurs qui demeurent une plaie en Afrique ?
Gaulard Nianzi : Que les musiciens apprennent à connaître quels sont leurs droits, et que les politiques comprennent qu’il s’agit de nous, artistes, et donc qu’ils nous laissent la possibilité de gérer notre chose hors de la gabegie des fonctionnaires.
Située au cœur de la vallée du Niari, Loudima est une localité qui, jadis, jouait un rôle des premiers plans dans l’histoire précoloniale du Congo. Sa région est perçue, par l’historiographie congolaise, comme le siège des princes kuni, lesquels étaient en relations politico-commerciales avec les princes vili, et comme un lieu de transite obligé dans le circuit d’échanges de toutes sortes, entre la côte et l’hinterland congolais, avant l’ère coloniale.
Loudima avait tenu cette gloire jusqu’au début de la colonisation française, à la fin des années 1800, avant de connaître la déchéance, qui dure jusqu’à nos jours, à partir de 1934.
Loudima au temps de sa gloire coloniale
Tout commence en 1883, avec l’Association internationale africaine (A.i.a) de Léopold II, roi des Belges. Dans le bulletin de la Société royale belge de géographie (1886), aux pages 101-114, Grant Elliot, compagnon d’exploration de Henry Morton Stanley et membre de l’A.i.a, expliquait l’itinéraire qui l’avait conduit au confluent du Niari et de la Loudima. Il partit d’Isanghila (BasCongo, RDC), le 23 janvier 1883 et atteignit la localité de Mboukou-Sala, le 30 janvier de la même année. De là, il s’engagea dans la vallée de la Loudima et déboucha au village Tandou, sur le Niari. A partir de ce village, Grant Elliot prit la direction de l’Ouest et parvint dans ce qu’il appela le royaume de Mouala-Mbongo, dans la vallée du Niari. L’Anglais Grant Elliot donna son nom à cette vallée dont il tomba amoureux, en la nommant Grant Elliot valley.
Par la suite, après négociations avec les princes autochtones, il fonda la station belge de Stéphanieville. Ce que Grant Elliot avait appelé royaume de Mouala-Mbongo correspondait, en gros, au pays kuni, le Diangala (régions de Loudima, Kibangou, Louvakou, Makabana, etc), avec, pour centre de gravité, Loudima. Mouala-Mbongo, c’est, en fait, Mouele-Mboungou, nom légèrement écorché par l’Anglais.
MoueIé -Mboungou était un prince kuni qui arborait encore, à cette date de 1883, la titulature Malouangou. La station belge de Stéphanieville (du nom de la reine de Belgique), créée par Grant Elliot, se situait entre le Niari et la périphérie de l’actuel village de Ngounga.
A son tour, Albert Dolisie, dans l’intention de ravir cette belle vallée aux Belges, arriva au pays de Mouelé-Mboungou, le 28 juin 1884. Il installa, pour le compte de la France, une station qu’il appela Niadi Loudima ou Loudima Niadi, ainsi que le révèle sa lettre du 30 juin, écrite à Stéphanieville: «Voici deux jours que je suis ici, dans une station de l’A.i.a, au bord du Niari... J’ai trouvé une vallée superbe que le capitaine Grant Elliot a baptisée Grant Elliot valley. La station que je laisse ici s’appellera Loudima Niadi ou Niadi Loudima».
Cette station française se situait aux environs de l’actuel village Passi-Pê. Le site est reconnaissable par le reste des tombes de certains de ses agents.
C’est en 1885 que la France réussit à reprendre le contrôle de la vallée du Niari à la Belgique. Ainsi que le témoigne la lettre du lieutenant Rouvier, du 3 novembre 1885, adressée au Ministère de la marine et des colonies (France): «La veille de notre départ pour l’intérieur... Le capitaine Grant Elliot recevait une dépêche de l’administration par intérim de l’Etat indépendant du Congo, l’avisant que le gouvernement français avait repris la province de Kouilou Niadi, pour la somme de 30.000 frs».
En cette année, le sergent Cholet fut nommé premier chef de poste français de Loudima.
Comment Loudima fut-elle perçue au plan économique et politico-administratif?
Les lettres et notes des colonisateurs nous l’apprennent.
1887: Charles De Chavannes écrivait: «Loudima, l’inspection du personnel et de la station m’a laissé une impression favorable, un ordre suffisant y règne, même dans les écritures comptables tenues par Seguin,... Les plantations qui entourent la station sont bien tenues».
1890 (1er janvier): Après une visite à Loudima, Musy concluait: «Loudima est certainement le plus beau poste de toute notre colonie».
Un mois plus tard, c’est J. Berton qui appréciait: «La station de Loudima est tenue par Renault, auxiliaire première classe, et Vadon, auxiliaire de deuxième classe en sous ordre. Poste vaste... bien entouré de belles plantations. Les bâtiments de la station sont nombreux, d’une construction très précaire mais économique, et appropriés au pays où les bois de charpente sont presque introuvables. Ils comprennent la maison du chef de zone (trois pièces) avec écurie et dépendances. Une maison pour les autres employés européens avec deux chambres à coucher, un bureau et deux magasins, cinq pièces, deux paillotes servant pour Européens, autres que le chef de zone. Cuisine, écuries, case du linguister, du lavader et des boys, caserne de miliciens, cases de caravanes, case des palabres, village de travailleurs Loango».
1892, Maistre rapportait: «Poste situé au confluent du Niari et de la Loudima, cette station a une importance considérable. Situé à mi-chemin entre Loango et Brazzaville, elle se compose de plusieurs constructions en bois et en bambous servant d’habitations, de magasins et dépendances; cases de Sénégalais et des travailleurs, sans compter les écuries et les étables, car Loudima possède un vrai troupeau de bêtes à cornes, d’ânes, moutons et chèvres, etc. Loudima est devenu une station modèle. Il serait à souhaiter que toutes celles du Congo fussent semblables».
Et Renault, chef de poste (1890-1896) de conclure: «A mon arrivée, le 1er juin 1890, les plantations comprenaient environ six hectares de maniocs et bananiers. Maintenant, tant en maniocs qu’en bananiers, arachides, patates, embravades et ignames, Loudima possède environ douze hectares cultivés. J’ai, de plus, créé un jardin potager à l’embouchure de la Loudima et, outre les légumes d’Europe, j’ai réussi des orangers, des mandariniers, des avocatiers, des goyaviers, des caféiers, des bambous de Chine, des sapotilliers, des cacaoyers, etc. Actuellement, à Loudima, il y a une jument née en 1889, à la station huit ânes et ânesses. De plus, l’administration a acheté un taureau et une vache qui sont arrivés au mois de septembre 1891... Il y a, là, le noyau d’un troupeau appelé à rendre d’appréciables services, tant au point de vue du portage qu’à celui du labourage. Un essai de ce genre a parfaitement réussi et j’ai pu, cette année, labourer quelques hectares de terrain. De plus, les vaches permettront, dans un avenir très éloigné, de fournir de la viande de boucherie, si utile sous ces climats».
De toutes ces appréciations hautement positives sur Loudima, nous retenons celle qui est la plus récurrente: la vocation agro-pastorale toute naturelle de Loudima. Selon ces observations, Loudima devrait jouir d’un bel avenir, en devenant le centre agro-pastoral de la colonie française du Moyen-Congo. Et dans le cours normal de l’histoire, la nourrice de la République du Congo. Mais hélas! Le présent de Loudima est très loin de refléter toute cette splendeur de son passé, quand bien même la nature s’y prête encore à merveille. Loudima est à l’image de sa station fruitière laquelle se présente aujourd’hui, que dans un triste et piteux état de délabrement.
Le passé glorieux de Loudima ne se limitait pas qu’à l’agropastoral. Loudima était aussi un centre important d’organisation politico-administrative au Congo méridional. En 1905, l’administration coloniale décida le transfert du site Niadi Loudima sur le site actuel de la sous-préfecture de Loudima (Loudima-Poste). Les premières constructions, qui datent de cette époque, sont les résidences actuelles du secrétaire général du district, du médecin-chef du centre médical, l’ancien bâtiment du district, l’ancienne maison d’arrêt.
En 1909, la circonscription des Bakuni est créée, avec, pour capitale, Loudima. La circonscription des Bakuni englobait les régions de Kimongo, de Boko-Songo, de Kibangou, de Loubomo, bref, la quasi-totalité de la vallée du Niari, à l’exception du pays Bembé. Les décisions politiques et administratives, pour la gestion de ce vaste espace géographique, avaient, pour centre, Loudima.
En 1913, Loudima est érigé en centre et bureau de vote de la première section électorale du Moyen-Congo, devant Mindouli, Brazzaville, Mossaka, Ouesso et Dongou. Votaient à Loudima, pour élire le délégué de l’A.e.f (Afrique équatoriale française) au conseil supérieur des colonies, les électeurs des circonscriptions de la Louessé, de Bouenza et bien entendu des Bakuni.
Au début des travaux pour la construction du chemin de fer Congo-Océan, en 1921, la circonscription des Bakuni est supprimée et remplacée par celle du chemin de fer, avec toujours pour capitale, Loudima. La circonscription du chemin de fer comprenait, en plus de l’ancien espace de la circonscription de Bakuni, les régions de Pointe-Noire et de Mindouli.
A cette époque, au plan carcéral, Loudima abritait, dans toute la vallée du Niari, la seule maison d’arrêt où les condamnés, venus de la circonscription du chemin de fer du Nord-Congo, de l’OubanguiChari (l’actuelle République Centrafricaine) , du Sud du Gabon, etc. purgeaient leurs peines. De cette maison d’arrêt, il ne reste, aujourd’hui, que ruine tristement recouverte de hautes herbes, à Loudima-Poste. Loudima va perdre cette prérogative politico-administrative, sans le concours d’un événement majeur. En effet, l’arrêté du 15 mai 1934 supprimait la circonscription du chemin de fer, pour la remplacer par celle de Loubomo où M. Blanchet avait déjà installé un centre de ravitaillement pour les chantiers de Koto-Moudji et du Mayombe. Centre qui deviendra l’actuelle ville de Dolisie.
Avec la suppression de la circonscription du chemin de fer, Loudima passa la main à Loubomo, en 1934. A partir de cette année, Loudima entra presque dans l’oubli jusqu’à nos jours.
Toutefois, la cause de cette déchéance est, semble-t-il, le Congolais d’aujourd’hui, lequel paraît mépriser les leçons du passé. Bien entendu, si Loudima ne peut plus jouer le rôle politico-administratif qui, jadis, fut le sien, on peut néanmoins lui faire jouer son rôle agropastoral, ainsi que l’avait expérimenté, vanté et espéré le colonisateur, entre 1884 et 1934. La nature s’y prêtait et s’y prête encore!
De même, au lieu de laisser disparaître l’ancienne maison d’arrêt évoquée plus haut, ne serait-il pas plus judicieux de la transformer en un lieu de souvenir? Un musée d’histoire et d’anthropologie par exemple, vu la place et le rôle qu’avait tenus Loudima dans l’histoire précoloniale et coloniale, au Congo méridional.

Chanteur et pianiste né au Congo, ancien étudiant de l’école des beaux arts de Brazzaville, Harold NGANGA fait partie de cette espèce discrète des chanteurs congolais qui passent leur vie et leur art à exprimer leur forte personnalité dans l’intimité feutrée des lieux pour initiés. Comme, dans les styles différents, quelques autres membres de cette famille qui l’accompagne savent toucher un public qui dépasse largement le cadre de la Rumba congolaise.
Des standards traditionnels qui lui font chanter ses grands espaces de différentes facettes du répertoire du monde jusqu’à ses propres chansons ; des chefs d’œuvre d’intelligence, d’émotion absolument admirables. Harold NGANGA fait habilement la synthèse des courants dominants la musique africaine actuelle.
Pour la petite histoire, Harold NGANGA est un nom bien connu au Congo où il a participé à plusieurs spectacles de musique classique, jouant très souvent une musique prétentieuse et ampoulée. Le public averti des grandes salles de spectacle de Brazzaville, telles : le Centre Culturel Français, le Centre Culturel Sony Labou tansi et le Palais du Parlement, a eu l’occasion de faire mieux apprécier ses qualités mélodiques et rythmique qu’il tenait sans doute de l’Ecole des Beaux-arts. En 1996, il gagne le premier prix de piano au concours de musique classique à Brazzaville, fruit d’un énorme travail, et pour lequel il se lance vers d’autres styles musicaux comme le Jazz, la Salsa et l’Afro beat. En 1997, il rejoint le groupe « Jazz Wakassa » qui se produit à l’Hôtel Le Méridien de Brazzaville en qualité de pianiste. En 1999, il obtient son diplôme d’Etudes Supérieures Artistiques. Ici commence son aventure vers d’autres horizons, notamment la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Sénégal. Il s’installe au Sénégal et intègre le groupe du célèbre chanteur sénégalais Souleymane FAYE en qualité de pianiste et de chef d’orchestre. En 2001, le pianiste Harold NGANGA intègre le groupe SAINTRICK et les Tchielly. Il l’accompagne à travers plusieurs pays africains (Afrique du sud, Kenya, Tanzanie, Congo Brazzaville, Ethiopie, Djibouti, l’Ile de Zanzibar…..). En 2002, il intègre le Groupe de la célèbre Chanteuse sénégalaise " Coumba GAWOLO " en qualité de pianiste, et réalise avec elle plusieurs tournées à travers le monde. En 2004 Harold NGANGA s’installe en France où sa notoriété comme compositeur de musique contemporaine, de variété et d’afro folk et de jazz est acquise.
On ne rencontre pas à tous les coins de rue des artistes pour lesquels, la qualité du produit est aussi rassurante. Humainement, Harold NGANGA est l’un de ceux qui savent partager, non seulement leur art, mais aussi leur joie de vivre. Cette joie de vivre, mélangée à sa générosité le conduit à souhaiter le meilleur à ses concitoyens de la planète terre. Pour cela, Harold NGANGA s’est taillé un style de musique à la mesure de ses ambitions.
Riche de son parcours musicale, fait d’expériences diverses, Harold NGANGA a su nous concocter un album dans lequel il a exprimé ses envies et ses craintes, ses joies et ses pleurs, ses passions et ses aspirations. Pianiste au feeling généreux, chanteur à la voix heureuse, Harold NGANGA nous invite à explorer son univers, simple et sein. Il nous offre sa musique, concise et précise, qui nous rappelle chaque jour ce pourquoi on aime écouter la bonne musique du monde.
Présentement, Harold NGANGA nous impressionne à travers ses vidéos en pointe sur You tube, dont « Jamais, Jamais » est le titre pour lequel il est aux frontières du génie. Son premier opus qui ne tardera pas sera sa consécration. Il est dédié à une Afrique meurtrie par ses ennemis, dont il faut combattre. Tout comme il s’insurge contre tous ceux qui passent leur temps à barrer la route aux bonnes volontés. Le tout sur fond reggae, made in Africa. La Production et la distribution est assurée par Cyriaque Bassoka (www. bassoka.fr) A très bientôt dans les bacs.
Clément OSSINONDE
Clement.ossinonde@sfr.fr
Né au Congo, Harold Stephen Nganga intègre la fanfare Terinkyo de Brazzaville à l’age de 11 ans en tant que danseur puis comme flûtiste. Avec cette fanfare, il participe à plusieurs manifestations culturelles.
Le 16 janvier 1961 disparaissait Jean Félix-Tchicaya, premier parlementaire du Moyen-Congo et du Gabon à l’Assemblée Nationale Constituante Française (1945 - 1959). A l’occasion de la commémoration du 45e anniversaire de cet événement. Wilfrid Sathoud reprend dans cet article des éléments produits lors d’un colloque organisé à Pointe-Noire le 15 janvier 2000.
Article publié le 15 janvier 2006 dans les colonnes de congopage.com
L’histoire des hommes comme celle des peuples et des nations est souvent marquée par des grands événements qui déterminent leur avenir. Au regard de la situation que vit actuellement le continent Africain en général et plus particulièrement le Congo-Brazzaville, il se dégage une perte considérable de repères historiques et de valeurs morales traditionnelles. Une analyse rétrospective des faits marquants et du rôle déterminant joué par les grands hommes qui ont contribué à l’évolution sociale, culturelle, économique et politique du Congo s’avère nécessaire pour mieux orienter l’avenir de notre pays.
A l’occasion de la commémoration du 45ème anniversaire de la mort du député Jean Félix-Tchicaya nous avons jugé utile et nécessaire de publier sur Congopage une vue partielle de nos recherches historiques portant sur la rétrospective de l’évolution politique du Congo-Brazzaville de la 2e guerre mondiale à la révolution (1939-1963). Nous avons été inspirés par les archives de Victor-Justin Sathoud qui fut à un moment donné de son parcours politique un compagnon du tout premier parlementaire du Moyen-Congo et du Gabon à l’Assemblée Nationale Constituante Française, l’honorable député Jean Félix-Tchicaya qui fut successivement :
Le général Charles de Gaulle lançait depuis son exil de Londres le vibrant et historique « Appel du 18 Juin 1940 » à la résistance contre l’occupant nazi. A la suite de celui-ci, de nombreux jeunes Africains soumis au joug colonial français seront mobilisés de gré ou de force dans le bataillon dit des Tirailleurs Sénégalais des troupes françaises libres pour combattre les troupes hitlériennes et libérer la mère patrie asservie.
Parmi eux, se trouvait Jean Félix-Tchicaya, Congolais alors âgé de 37 ans, fils de Félix-Tchicaya et de Antoinette Portella. Né le 29 Novembre 1903 à Libreville, il perdit très jeune ses parents. Il fut alors recueilli à Loango par son grand père maternel, Louis Portella, alors grand commerçant et notable.
Après ses études primaires à la mission catholique et à l’école officielle de la localité, le jeune Jean Félix-Tchicaya obtint une bourse pour l’Ecole Urbaine de Libreville. Brillant élève, il sortira major de sa promotion en 1918 et sera admis à l’Ecole Normale William Ponty de Gorée, d’où il sortira instituteur.
Il fera ensuite carrière dans l’administration comme commis des finances, affecté au magasin de ravitaillement de la main d’œuvre du chemin de fer Brazzaville/Pointe-Noire reliant le fleuve Congo à l’Océan Atlantique sur 512 Km, jusqu’à la fin des travaux de construction du CFCO (Chemin de Fer Congo-Océan). Ce chantier épique et honteux qui permettra à André Gide, dans son ouvrage paru en 1927 « Voyage au Congo » et à l’illustre journaliste Albert Londres dans son livre « Terre d’ébène » (1929) de dévoiler à l’opinion métropolitaine les horreurs du travail forcé dans les « colonies »
Les revendications anticoloniales prennent une ampleur croissante tant dans les milieux humanistes métropolitains que dans les cercles restreints des notables évolués africains dits « indigènes » aspirant eux aussi à un espace de liberté, d’égalité et de fraternité.
Pendant que la guerre s’enlise sur le champ de bataille, ou blancs et noirs se côtoient et tombent ensemble sous les balles de l’ennemi, le Général Charles de Gaulle, Président de la France Libre déclenche le 30 Janvier 1944, le processus destiné à conduire progressivement les Territoires d’Afrique Noire Francophone vers leur émancipation, au cours de l’historique Conférence de Brazzaville, qui réunira autour du Ministre des Colonies René Pleven, exclusivement les administrateurs coloniaux, les commissaires des colonies de l’AEF et de l’AOF, les gouverneurs des Territoires affiliés à ces Fédérations et ceux des territoires dépendants, sans aucune participation « indigène ».
Il est ainsi décidé d’accorder aux populations des colonies françaises d’Afrique, la possibilité d’élire des représentants à l’Assemblée Nationale et au Sénat Français à compter de 1945, dès la fin de la guerre. Sur la base d’un double collège électoral dont le premier est réservé aux privilégiés « citoyens de statut civil commun », autrement dit les Européens et le second collège électoral destiné à la catégorie sociale des « notables évolués » noirs dit « Indigènes », constitué de fonctionnaires et employés de commerce, des anciens combattants et titulaires de décoration, des diplômés, des chefs de cantons, des représentants des collectivités indigènes et des Ministres des Cultes.
Il convient de souligner que le droit de vote qui était d’abord limité à tous ceux qui savaient lire et écrire s’étendra à partir de 1951 à toute personne possédant un titre d’identité officiel.
Dans le Territoire du Moyen-Congo, qui avait alors pour capitale Pointe-Noire, deux principales formations politiques entreront en compétition électorale pour les premières élections législatives d’après guerre :
Le PPC emporte tous les scrutins jusqu’en 1957. Jean Félix-TCHICAYA, ancien soldat des troupes françaises libres, affecté au Ministère de la Guerre à Paris à la Libération est le candidat de l’élite indigène et des masses rurales. Son cheval de bataille est la réforme foncière et la lutte contre les spoliations dont les colons héritiers de Compagnies Concessionnaires d’avant 1930 se rendent coupables au Moyen-Congo et au Gabon. En octobre 1945 il est élu, au premier tour, député du 2e collège de la circonscription électorale unique du Moyen-Congo/Gabon à l’Assemblée Nationale Constituante Française. Il y retrouve Lamine Gueye (Député du Sénégal) qui fut son professeur de mathématiques à l’Ecole Normale William Ponty et certains de ses condisciples tels que Félix Houphouet-Boigny, Mamadou Konaté ou Mamba Sano respectivement élus députés des Territoires de Côte-d’Ivoire/Haute-Volta, du Soudan (actuel Mali) et de Guinée-Conakry avec lesquels il crée le Rassemblement Démocratique Africain (RDA). Il est réélu en Juin 1946 dans la deuxième Assemblée Constituante.
Progressivement, la représentation parlementaire du Congo en France s’élargit avec l’élection au Sénat Français de : Aubert Lounda, Emmanuel Dadet, Jean Malonga, Marcel Ibalico et Pierre Goura et autres, etc.
Le PPC est une émanation du RDA (Rassemblement Démocratique Africain). Dans chaque territoire colonial français, le RDA possède son implantation : PPC (Parti Progressiste Congolais) au Moyen-Congo, BDG (Bloc Démocratique Gabonais) de Léon Mba au Gabon, PPT (Parti Progressiste tchadien) de Gabriel Lisette puis Ngartha Tombalbaye au Tchad.
Victor-Justin Sathoud nous a laissé sa version de l’histoire du PPC :
« J’ai commencé à militer dans ce parti depuis ma sortie de l’école, dans les années 46-47-48, jusqu’à être élu en 1952 comme Conseiller Territorial. Dans le Niari, nous étions cinq (5) sur notre liste, le chef de file était GOURA Pierre, il avait Kikhounga Ngot, Nzongou Auguste, Ango Raymond et moi-même.
Contre notre liste, il y avait cinq (5) autres listes opposées, qui étaient d’autres tendances, de la SFIO, du RPF et même des candidats indépendants. Mais, en 1952, c’est notre liste qui avait remporté la victoire dans le Niari.
Ensuite, en 1955, le RDA qui était affilié au Parti Communiste Français s’était désapparenté pour adhérer à l’UDSR, qu’animait à l’époque François Mitterand et René Pleven. Pour cela, consigne était donnée à toutes les Sections Locales de suivre cette nouvelle orientation qu’ils avaient appelée à l’époque « repli tactique ». Parce que toutes les Sections du RDA subissaient des répressions de la part de l’administration coloniale qui était dirigée par les socialistes.
C’est pourquoi, au Moyen-Congo, la majorité des agents de l’Etat n’étaient pas pour le PPC, il y en avait qui étaient au RPF ou à la SFIO, pour préserver leurs avantages et éviter les brimades dont étaient victimes les membres du PPC taxés de communistes. A juste titre d’ailleurs, parce que à la fondation du PPC, nous avions ce qu’on appelait les Groupes d’Etudes Communistes (GEC) qui nous formaient idéologiquement. Mais, après le désapparentement du Parti Communiste de la part du RDA, tout avait changé.
Jusque-là le tuteur du RDA à titre honorifique, au niveau local du Moyen-Congo, était le Député Jean Félix-Tchicaya. Parce que il faut bien le reconnaître, dans le cadre du Moyen-Congo nous avions à l’époque un Secrétaire Général d’origine Dahoméenne (aujourd’hui on dit Béninoise), qui était Greffier au Tribunal de Brazzaville, il s’appelait Yves Marcos.
Dans chaque région, il y avait un responsable élu démocratiquement par les assemblées générales. Au Kouilou c’était notre vétéran, le Doyen Stéphane Tchitchelle, au Niari c’était d’abord Goura Pierre et à partir de 1955, j’avais pris la relève, suite à une élection démocratique en assemblée générale, lorsqu’il était élu Sénateur en France.
C’est donc à partir du départ de Goura que j’étais élu. J’avais dans le Bureau Régional des camarades comme les Zala Emile, les Poaty Joseph aujourd’hui en service à la Mairie de Pointe-Noire, les Souami Gabriel aujourd’hui retraité. Enfin nous étions nombreux dans le bureau, chaque Secrétaire Régional s’occupait d’une Section : l’organisation, la propagande, etc.
En 1955, le PPC a commencé à connaître des remous, des défections, une crise interne. Il y a eu des problèmes de personnes, des exclusions qui ont fini par être fatales pour le Parti étaient prononcées à l’encontre de certains membres éminents, ceux-là mêmes qui ont fait l’histoire du Parti.
Je citerais par exemple le cas illustre du vieux Tchitchelle. Il à quand même été le symbole de la lutte du PPC dans la région du Kouilou et son départ avait, je vous l’avoue, énormément affaibli le Parti. La preuve est qu’il remportera aisément les élections municipales de 1955 et de 1957 à Pointe-Noire, sous le label UDDIA.
En 1957, au renouvellement de l’Assemblée Nationale Française, l’Abbé Fulbert Youlou était candidat aux élections, le Vieux Opangault également et il y avait une prolifération de candidatures même au sein du PPC, comme celle de Kikhounga Ngot. Le Député Jean Félix-Tchicaya était tout de même réélu avec quelques difficultés. Mais comme on venait de perdre les élections Municipales aussi bien à Brazzaville, Pointe-Noire, qu’à Dolisie. La répercussion à été directement perceptible à l’Assemblée Territoriale, le PPC avait ainsi perdu ses plus grands fiefs électoraux, à, savoir : le Kouilou, les Pays du Niari et le Pool. Nous avons accepté cette défaite sportivement. Cependant, l’Abbé Fulbert Youlou qui venait de créer l’UDDIA avec le Doyen Tchitchelle avait demandé son adhésion au RDA. Parce qu’il voulait maintenant avoir une audience au-delà du Moyen-Congo.
Quand il avait demandé son adhésion au RDA, je me trouvais à Yamoussoukro, parmi les Délégués du Moyen-Congo à la Réunion du Comité de Coordination du RDA élargie aux Sections Locales. Il y avait entre autres : le Député Jean Félix-Tchicaya, Azoumey, le remplaçant de Yves Marcos au poste de Secrétaire Général de la Section locale RDA Moyen-Congo et moi comme délégué du Moyen-Congo, enfin nous étions nombreux.
Au cours de cette réunion, nous avons fait l’analyse globale de la situation politique dans tous les territoires. Le RDA avait remporté la victoire presque un peu partout en AOF, notamment en Guinée Conakry, en Côte-d’Ivoire, au Mali, au Niger. Sauf en Mauritanie et au Sénégal. Au Dahomey, à l’époque, une fusion avait été opérée entre les élus RDA et les élus d’un autre parti local.
En AEF, le RDA avait remporté au Gabon et au Tchad. Mais, en Oubangui-Chari et au Moyen-Congo, on avait perdu. Après analyse de toute cette situation, on est arrivé au point relatif à la demande d’adhésion formulée par l’Abbé Fulbert YOULOU au nom de l’UDDIA. Evidement le débat était houleux, même passionné. Le député Jean Félix-TCHICAYA avait exigé que l’adhésion ou l’acceptation de la candidature de l’UDDIA au RDA soit subordonnée au retrait des anciens du PPC, qui avaient déjà adhéré là-bas.
Alors, comme on ne pouvait pas l’accepter, il avait dit : « ...Si cette condition n’est pas remplie, je partirai... ». Je me rappelle encore, comme si c’était hier, l’altercation vive entre le député Félix-Tchicaya et Sékou Toure, qui estimait, à ce sujet, que cette exigence était sans fondement et trop subjective de la part du député Tchicaya, qui n’était pas irremplaçable.
En fin de compte, après plusieurs séances de discussions, l’adhésion de l’UDDIA à été acceptée au sein du RDA et la consigne a été donnée à toutes les Sous-Sections de la Section Territoriale du Moyen-Congo de fusionner avec l’UDDIA. Ne pouvant pas aller à l’encontre de cette directive du Bureau du Comité de Coordination de notre Parti, voilà donc les circonstances réelles dans lesquelles nous nous sommes retrouvé avec l’Abbé Fulbert YOULOU à l’UDDIA, surtout que j’étais personnellement délégué à cette réunion qui consacrera dans son communiqué final l’acceptation de l’UDDIA, comme membre à part entière du RDA. »
Selon une version très largement répandue dans l’opinion publique, Jean Félix-Tchicaya aurait été l’artisan de la cession par le Congo de Franceville et sa région à ce qui allait devenir l’Etat gabonais. Voici la version de Victor-Justin Sathoud :
« La version largement répandue dans l’opinion selon laquelle le député Jean-Félix Tchicaya aurait vendu Franceville au Gabon m’étonne, mais ne me gêne pas, dans la mesure où nous avons toujours tendance à accorder beaucoup trop d’importance à nos députés d’antan, alors qu’ils ne faisaient que voter des lois. Et encore qu’ils étaient relativement minoritaires au Palais Bourbon.
En réalité, le rattachement de Franceville au Gabon a été fait par décret. Actuellement, nous sommes un pays souverain, nous avons un gouvernement, nous avons une assemblée et d’autres institutions. Est-ce que les décrets passent par l’assemblée ? Puisque nous avons copié presque le méme fonctionnement.
La vérité est que le Ministre de la France d’Outre-Mer, donc celui en charge des Colonies, à l’époque c’était Marius Mauthey qui avait pris un décret rattachant Franceville au Gabon. Pourquoi ?
Tchicaya était député du premier collège, parce que les blancs avaient leurs députés et les noirs les leurs. En ce temps-là, le député blanc du Gabon s’appelait Barnier. Il était un grand exploitant forestier et les gens de Franceville, de Divenié, comme ceux de chez nous à Kibangou. En somme, les gens de la forêt ont la réputation d’être des bons travailleurs en matière de bois et d’agriculture. A l’époque, il n’y avait pas de tracteurs, il fallait abattre les arbres à bras d’hommes.
Le député Barnier avait donc demandé au Ministre de Colonies, qui sait s’il était peut être actionnaire dans sa société, de rattacher purement et simplement Franceville au département du Haut-Ogooué et au Gabon, pour qu’il puisse facilement disposer de main-d’œuvre.
Mais, au sein du PPC, lorsqu’on donnait cette version des faits, pourtant vraie, les gens disaient non, nous étions corrompus par Tchicaya, nous étions des vendus.
Enfin, c’était de bonne guerre, ils le faisaient pour défendre leur leader. Mais aujourd’hui encore, je répète haut et fort, que ce n’est pas du tout Tchicaya qui était à l’origine du détachement de Franceville du Moyen-Congo vers le Gabon.
De toutes les façons, le gouvernement français disposait de nos pays comme il l’entendait. Il n’y a qu’à voir nos frontières actuelles qui sont fictives. Quand on va du coté de Franceville avec l’actuelle République Populaire du Congo, qu’y a-t-il comme frontière ? Il n’y en a pas. Quand vous venez du coté de Mbinda, quelles frontières y a-t-il ? Rien. Du Coté de Banda mon petit village, avec Mayumba et Tchibanga, il n’y a aucune frontière. Ce sont pratiquement les mêmes populations. Arbitrairement on disait “la limite c’est ici”, à telle enseigne que pendant longtemps les paysans ignoraient à quel pays ils appartenaient.
C’est donc un faux problème créé pour griller Tchicaya. Puisqu’il le fallait absolument pour passer, surtout qu’en politique, on en fait feu de tout bois.
Même si le député Tchicaya pouvait faire une intervention à l’Assemblée, le décret étant déjà signé, promulgué et publié, de quelle force disposait-il pour l’annuler ? »
Cette déclaration de Victor-Justin Sathoud nous éclaire sur l’importance toute relative qu’avaient les parlementaires indigènes au sein de la constituante. La France accepte la présence de ceux-ci mais de fait ne leur laisse aucun pouvoir. Marché de dupes directement issu de l’organisation coloniale. Sans doute pourrait-on reprocher à ces parlementaires d’accepter ces postes de fantoches uniquement pour les honneurs qu’ils représentent. Il eut sans doute été préférable aux yeux de certains que les élus africains boycottent les débats pour protester contre la vacuité de leur présence. Ce serait oublier que leur élection même vaine était déjà une victoire, ils enfonçaient la porte des institutions françaises et ouvraient la voie vers la reconnaissance des identités politiques qui allaient former les Etats indépendants que nous connaissons aujourd’hui.
1934-1935 : Jean Félix-Tchicaya est défini comme un autodidacte "évolué" qui vit à l’occidentale ; prince de Loango, il est d’abord employé comme écrivain dans l’administration coloniale avant de devenir instituteur.
Il serait marié à l’Eglise avec Cécile, une "évoluée" éduquée chez les sœurs du Saint-Esprit.
1939 : Jean Félix-Tchicaya en tant que sous-officier rejoint les Forces Françaises Libres, auparavant il a fondé le Cercle Africain des Indigènes de Pointe-Noire.
30 Janvier 1944 : Conférence de Brazzaville.
21 Novembre 1945 : Jean Félix-Tchicaya, Commis des Finances, est élu député à l’Assemblée Nationale Française, où il représentera le Moyen-Congo et le Gabon.
16 Octobre 1946 : Publication d’un décret portant réorganisation administrative de l’AEF et tous les actes modificatifs subséquents. La ville de Franceville cédée au Congo en 1925 est de nouveau rattachée au Gabon par décret signé du Chef de gouvernement provisoire de la République Française.
25 Octobre 1946 : Publication du décret portant création Assemblée Représentative Territoriale en Afrique Equatoriale Française. Dès lors, le Congo connaît une intense activité politique visant l’obtention des indépendances.
C’est en 1946 que Jean Félix-Tchicaya fonde le Parti Progressiste Congolais, qui aura son siège à Pointe-Noire.
Le 29 Août 1947 : Premières élections à l’Assemblée Territoriale du Moyen-Congo. Deux partis se présentent, le PPC de Jean Félix-Tchicaya et le MSA de Jacques Opangault. Le PPC l’emporte sur le MSA, courte victoire, soit 10 députés pour le PPC et 8 pour le MSA.
1951 : Se déroulent de nouvelles élections, un troisième parti émerge, le Rassemblement du Peuple Français (RPF), le PPC de Jean Félix-Tchicaya est une fois de plus majoritaire.
1952 : Félix-Tchicaya, Fondateur du PPC devient Conseiller Représentatif du Moyen-Congo et Grand Conseiller de l’AEF, fonction qu’il assumera jusqu’en 1956.
23 Juin 1956 : Promulgation de la loi cadre Gaston Deferre autorisant le gouvernement français à mettre en œuvre les réformes et à prendre des mesures propres à assurer l’évolution des territoires relevant du Ministère de la France d’Outre-Mer reconnaissant une autonomie partielle aux Etats Africains et à Madagascar.
1958 : Le Général de Gaulle prononce son discours au stade Félix Eboué de Brazzaville, dans lequel il propose aux Etats Africains sous domination française de former avec la France une communauté Franco-Africaine.
28 Septembre 1958 : le Congo se prononce pour la communauté Franco-Africaine lors du référendum organisé par le gouvernement français.
15 Août 1960 : Proclamation à Brazzaville de l’indépendance de la République du Congo.
11 Janvier 1961 : Publication du nouveau gouvernement par le Président Fulbert Youlou.
16 janvier 1961 : Disparition de Jean Félix-Tchicaya à l’hôpital Adolphe Cissé de Pointe-Noire.
17 Janvier 1961 : Journée de deuil national à l’occasion des obsèques officiels du député Jean Félix-Tchicaya, en présence du Président de la République du Congo l’Abbé Fulbert YOULOU accompagné de Jean Rossard, haut représentant de la France au Congo, Jacques Opangault, vice-président de la République du Congo, Alphonse Massamba-Debat, Président de l’Assemblée Nationale du Congo et des messieurs : Stéphane Tchitchelle, Apollinaire Bazinga, Pierre Goura, Simon Pierre Kikhounga-Ngot, Germain Bicoumat, Faustin Okomba, Raymond Mahouata, Oscar Samba, Prosper Gandzion et Victor-Justin Sathoud, tous membres du premier gouvernement d’union nationale institué à la faveur de la réconciliation des protagonistes de la guerre civile de 1959.
Après la veillée de prière et la célébration d’une messe de requiem en la cathédrale Notre-Dame de Pointe-Noire, la dépouille de l’illustre disparu sera inhumée au cimetière de Loango actuellement menacé d’érosion marine.
De nos jours, dans la ville de Pointe-Noire, plusieurs édifices portent le nom de Jean Félix-Tchicaya, parmi lesquels : l’école primaire et le collège, à l’époque Palais de Justice, représenté sur la photo d’archive ci-dessus datant des années 30, l’avenue reliant la base aérienne à la base industrielle Total et le carrefour de Loandjili où trône une stèle en sa mémoire érigée sous les auspices du Président Denis Sassou-Nguesso.
Wilfrid Sathoud, est né en 1972 à Pointe-Noire, il est le fils du défunt Victor-Justin Sathoud, ce qui lui ouvre les archives de son illustre père sur la base desquelles il avait initié en janvier 2000 un colloque sur Jean Félix-Tchicaya. Il promet de publier en collaboration avec Congopage d’autres articles sur l’histoire du Congo.
JT 13H - 08/01/1959 - 03min47s
Trois ans après la proclamation de l’indépendance du Congo Brazzaville, un soulèvement populaire rentré dans la légende sous le vocable des "Trois Glorieuses" journées de la révolution congolaise des 13 – 14 et 15 Août 1963, renversera les institutions de la première République du Congo, suite à la démission de l’Abbé Fulbert Youlou.
Par devoir de mémoire, nous revenons dans les lignes qui suivent sur les péripéties de ces événements longtemps occultés par les vicissitudes de l’histoire politique tumultueuse du Congo.
Dans la perspective de l’instauration du Parti unique initié par l’Abbé Fulbert Youlou et Maître Jacques Opangault pour sceller à leur manière la réconciliation nationale amorcée depuis la fin des hostilités de la guerre civile de 1959, une épreuve de force s’engagera entre le pouvoir et le comité de fusion des organisations syndicale (CFS) dirigé par Pascal Okemba Morlende. Pomme de discorde : approches divergentes sur la démarche du processus de mise en place des instances dirigeantes du parti unique, dont la sortie officielle était prévue pour le 15 Août 1963, dans le cadre de la commémoration du 3e anniversaire de la fête nationale de l’indépendance,

le front constitué par les leaders politiques et syndicaux d’obédience communiste, proche de la FEANF [1], les membres de l’épiscopat catholique, et quelques officiers de la jeune armée nationale congolaise hostile au régime libéral de l’Abbé Fulbert Youlou, réclamait un remaniement ministériel radical et la constitution d’une équipe gouvernementale provisoire réduite avant l’instauration du parti unique, avec à la clef une menace de grève générale à déclencher le 13 Août 1963, au cas ou ces préalables n’était pas pris en compte.

Poignée de main historique Opangault/Youlou et premier gouvernement d’union nationale de l’histoire du Congo.
Estimant pour sa part qu’au moment ou le processus d’institution du monopartisme allait déjà vers son terme, agir ainsi consisterait à mettre la charrue avant les bœufs, le Président Fulbert Youlou opta pour la fermeté. Certains leaders syndicaux furent arrêtés, un couvre feu décrété sur toute l’étendue du territoire national et les manifestations publiques interdites jusqu’à nouvel ordre.
Le 13 Août, au lever du soleil des signes annonciateurs d’une grave tension sociale sont perceptibles à Brazzaville. Armes en bandoulière, les forces de l’ordre quadrillent les principales artères de la capitale. Objectif : empêcher tout rassemblement de nature à troubler l’ordre public, après le mot d’ordre de grève lancé par le comité de fusion des organisations syndicales (CFS). La bourse du travail a été encerclée dans la nuit.
Vers 9 heure, quelques 3000 manifestants recrutés dans les quartiers populaires de Brazzaville (Bacongo, Poto Poto, Ouenze et Moungali,...) par les meneurs des forces politiques de la gauche affiliés à l’UJC [2] et à la FEANF convergent vers la gare centrale. Les forces de l’ordre tentent en vain de disperser les émeutiers à plusieurs reprises à coup de grenades lacrymogènes. Debout sur un fût devant la place de la gare, Pascal Okemba Morlende, Président du CFS, fustige les dérives dictatoriales du régime de l’Abbé Fulbert Youlou qui veut, à tout prix, conduire le pays de force au monopartisme.
Ni la charge de la cavalerie, ni les grenades lacrymogènes qui explosent n’ébranle la détermination de la foule. Arrivée au niveau de l’hôtel de ville, elle apprend l’arrestation en pleine nuit de trois syndicalistes meneurs de la contestation. Explosion de colère et changement d’itinéraire, direction maison d’arrêt. A coup de pierres et de gourdins les manifestants s’en prennent aux forces de l’ordre et parviennent à défoncer les portes de la maison d’arrêt, libèrent les prisonniers et mettent à sac en passant les villas des dignitaires du pouvoir et de leurs proches, dont celle de la mère du Chef de l’Etat, scandent des slogans hostiles au pouvoir du genre : « Démission ! Démission ! Démission ! », « Youlou à tout volé, nous bâtirons de nouveau, suffit la liberté Congo oh oh ».
Débordé par le déferlement des manifestants, les forces de l’ordre ouvrent le feu. Bilan : 3 morts et plusieurs blessés. La foule se dirige ensuite vers le siège de la radio, où elle est confronté à l’impressionnante ceinture de sécurité érigée par les soldats français spécialement arrivés de la base militaire de Bouar en Oubangui-Chari, conformément aux accords militaires passés entre Brazzaville et Paris. Ils parlementent avec les manifestants qui acceptent de se replier au stade Marchand en face des bâtiments de la radiodiffusion, avant de se disperser.
A la fin de la journée, le président Youlou dénonce un complot ourdi contre la sûreté de l’état, s’arroge les pleins pouvoirs, annonce une série de mesures coercitives visant la protection des institutions de la République, l’institution d’une cour criminelle spéciale, de l’état de siège et d’un couvre feu. En affirmant toutefois sa son intention de négocier avec les grévistes.
Face à la pression populaire qui ne cesse de monter et de prendre des tournures inquiétantes, le Président de la République se sentant lâché par les siens prononce à nouveau les deux déclarations dont la teneur, en langue lari et française, sur les ondes de la radiodiffusion télévision congolaise dans la nuit du 13 au 14 Août 1963 suivent :
Traduction française de la déclaration du Président Fulbert Youlou (en lari)
« Jusqu’à présent, je n’arrive pas à comprendre ce que cherchent les laris. Qui a fait perdre Matsoua André ? C’est nous mêmes, nous l’avions propulsé dans la réussite politique et nous l’avons par la suite laissé tombé.
C’est vous qui m’avez choisi, j’ai combattu, travaillé. Voila que les autres tribus trouvent à redire. Que cherchent donc les laris en voulant détruire ce qu’ils ont eux-mêmes façonné.
Sachez que le pouvoir est en train de nous glisser entre les mains. Réalisez-vous même que les actes que vous venez de poser sont attristants. Qui sont ces citoyens qui aiment leur chef et lui font la guerre ?
Détrompez-vous, ceux qui vous manipulent ne combattent pas pour vous, mais pour leur argent. Ils ne voient pas le travail que j’ai réalisé non !
Si vous voulez me comprendre, reprenez votre calme, je trouverai une solution appropriée à la situation. Voila ce que j’avais à déclarer ce soir. »
Extrait du message à la nation du Chef de l’Etat (en français)
« …Il m’appartient de prendre les mesures nécessaires, ces mesures les voici :
1) J’ai décidé de former un nouveau gouvernement.
2) J’ai entrepris des consultations auprès de toutes les tendances pour la formation d’une équipe de techniciens et d’hommes de bonne volonté, dont la tache essentielle sera la réconciliation nationale.
3) Le Parti unique n’étant réalisable que lorsque cette réconciliation sera un fait acquis, je décide en conséquence de reporter, à une date ultérieure, l’institution du Parti unique.
Congolais, Congolaises, je saurais faire une différence entre les légitimes et nobles aspirations à plus de justice, à plus de fraternité et les nouveaux appétits qui se montre maintenant au grand jour.
Je suis des vôtres et c’est à ce titre que le Président de la République vous demande de l’aider. Vous le ferez en reprenant tous immédiatement une vie normale, Vous le ferez en cessant toute vaines querelles qui ne peuvent que nuire à la réputation de notre pays, Vous le ferez en célébrant demain dans vos foyers notre fête nationale dans le calme et le recueillement.
Que le 15 Août 1963, soit pour nous tous l’occasion d’un profond examen de conscience et demain lorsque nous nous serons tous retrouvé, l’avenir de notre pays sera plus beau que jamais.
Aidez moi, je ne vous décevrais pas ? »
Mais la réaction populaire n’est pas celle attendue, la pression monte toujours. Du coté du gouvernement après la fermeté, le profil bas s’installe. Première victoire des manifestant, l’Abbé Fulbert Youlou comprime son équipe ministérielle, mais garde cependant quatre ministres, parmi lesquels se trouve l’un des plus visés par les manifestants : le ministre de l’intérieur Dominique N’Zalankanda, qui finira par déclarer lui même sa démission en langue lari, peu avant celle du président Fulbert Youlou, sur les onde de la radiodiffusion nationale en ces termes :
Traduction française de la déclaration de démission du ministre de l’intérieur Dominique N’Zalakanda.

Dominique N’Zalakanda, ministre de l’intérieur démissionnaire, sous la pression des grévistes
« …Ici N’Zalakanda qui parle, j’ignore ce que j’ai pu faire de mal. Il est par contre des personnes qui sont contre moi et je les connais.
Pourtant, j’ai travaillé, j’ai débuté moniteur, puis je suis passé instituteur, j’ai été nommé à la tête de la mairie. Si j’ai nui à autrui, quelque soit les torts, qu’ils viennent m’en parler.
J’exerce mes fonctions de façon équitable dans le sens ou le veut le bon Dieu, afin que le gouvernement soit efficace. Or ces personnes là ne veulent pas que je travaille bien. Je démissionne donc du gouvernement.
Vous avez cassé les maisons des honnêtes gens, les maisons des pauvres innocents, des boys, des sentinelles, des tailleurs, des menuisiers et des maçons sensés soutenir l’action du Président Youlou.
Vous avez cassé ma maison, saccagé mes propriétés, vous avez jeté mes meubles à l’eau, vous m’avez fait tout le mal possible.
Si Dieu existe, nous nous le demanderons bien un jour. »
Mais le départ de M. N’Zalakanda fortifie la position des meneurs de la contestation que plus rien ne peut arrêter. Ils envisagent maintenant d’exiger la démission pure et simple du Président de la République. Ils l’obtiennent sans aucune résistance le 15 Août 1963 à 13 heures 15 minutes.
Brazzaville n’ayant pas pu joindre les responsables compétents en week-end, pour envisager éventuellement une intervention de l’armé française comme ce sera le cas au Gabon, c’est sous les yeux impassibles des autorités françaises que l’Abbé Fulbert Youlou sera emmené prisonnier, ironie du sort, au camp militaire qui porte son nom.
L’armée prend alors le pouvoir, c’est désormais a elle et à elle seule qu’incombe la lourde tâche du maintien de l’ordre et d’assumer la direction des affaires nationales.
Pendant que les membres du comité de fusion des organisations syndicales et une équipe de technicien étudient la nouvelle situation du pays, les capitaines Moutsaka et Mouzabakani mettent au point un vaste plan d’opération de sécurité. Tous les soldats de la jeune armée nationale congolaise, malgré la fatigue nerveuse répondent avec dignité aux ordres des officiers supérieurs.
Le peuple quand a lui écoute dans l’allégresse les appels au calme tour à tour lancés par les officiers supérieurs de l’armée nationale congolaise.
Déclaration celle du capitaine Mouzabakani :
« ..Peuple congolais, ici le capitaine Mouzabakani qui vous parle en tant que responsable du maintien de l’ordre.
Le Président de la République s’étant démis de ces fonctions, l’armée nationale congolaise assure désormais le maintien de l’ordre, jusqu’à ce que la République soit dotée d’un gouvernement provisoire.
L’armée congolaise demande à tous les citoyens de rester calme et de reprendre le travail dès ce matin.
Merci ! »
Toujours le 15 Août 1963 à 23 heures 45 il annonce sur les antennes de la radiodiffusion nationale des membres du gouvernement provisoire composé essentiellement des techniciens :
M. Alphonse Massamba Debat, Chef du gouvernement, ministre de la défense nationale.
M. Germain Bicoumat, Ministre de l’intérieur et de l’information.
M. Bernard GALIBA, Ministre de la Santé, du travail, de l’éducation nationale, chargé de la jeunesse et des sports.
M. Paul Kaya, Ministre de l’économie nationale, du plan, chargé des travaux publics et des postes et telecommunications.
M. Pascal Lissouba, Ministre de l’agriculture, de l’élevage et des eaux et forêts.
M. Edouard Babackas, Ministre des finances, des mines, et du transport chargé de l’Agence Transequatoriale de communications (ATEC).
M. Nkounkou Jules, Ministre de la justice et de la fonction publique. [3]
M. Charles Ganao, Ministre des affaires étrangères.
Aucun syndicaliste n’a accepté d’occuper un poste ministériel. Les directeurs et chef de cabinet seront choisis selon leur compétence, et parmi les congolais exclusivement.
La direction de la sûreté nationale est confiée à M. Bindi Michel, administrateur des services administratifs et financiers, ancien préfet du Kouilou.
M. Sita Félix, ancien préfet de Mossendjo est nommé secrétaire général du gouvernement.
L’armée nationale congolaise a à sa tête les commandants Moutsaka, Chef d’état major et Mouzabakani, chef de bataillon.
M. Tsika, capitaine est nommé commandant de la légion de la gendarmerie nationale.
Acte N°001 du gouvernement provisoire
Article 1er : Une amnistie générale est accordée à tous les condamnés, ou personnes poursuivies, pour des faits politiques commis à une date antérieure à celle du 15 Août 1963.
Une remise de peine d’une année est également accordée à tous les condamnés de droit pour lesquels la condamnation est devenue définitive à la date du 15 Août 1963.
Article 2 : Les libertés civiques et les libertés de conscience sont rétablies pour tous les Matsouaniste et corbeaux, sur toute l’étendue de la République.
Le gouvernement maintien son appartenance aux différentes organisations de la conférence des Etats de l’Afrique Equatoriale, à l’UAM et à l’OUA ;
Les accords internationaux signés par les precedants gouvernements sont maintenus.
Le gouvernement provisoire garantit la sécurité des personnes et des biens de nationalités étrangères résidant au Congo, et réaffirme son amitié avec la France et tous les peuples épris de sentiment de paix et de liberté.
Le lendemain 16 Août, transfert des pouvoirs civils, politiques et militaires au gouvernement par le commandant Moutsaka.
M. Alphonse Massamba Debat adresse son premier message à la nation, en tant que chef du gouvernement.
Le 17 Août à 16 heures, absoute funèbre donnée par Monseigneur Théophile Mbemba, le tout Brazzaville en hommage aux trois martyrs de la révolution.
Ainsi sonnera le glas du régime de la première République du Congo présidée par l’Abbé Fulbert Youlou, et vivra la révolution congolaise qui portera Alphonse Massamba Debat au pouvoir jusqu’au 31 juillet 1968 [4]
[4] Pour la suite de l’histoire, Lire l’article : 31 juillet 1968 : Coup d’état militaire ou complot politique, quel à été le rôle de la bande des quatre ? par Wilfrid Sathoud in congopage.com
Cet article a été initialement publié dans congopage.com
La paille et la poutreLa France condamne les exactions commises à Conakry en oubliant qu’elle a fait de même dans le passé.
Dès 1958, le FLN[1] entreprend des actions terroristes contre les forces de l’ordre sur le sol métropolitain. Les attentats dont ils sont victimes engendre chez les policiers une véritable psychose. Il apparait que le corps des policiers, excédé par les attentats, est prêt à se faire justice lui-même.
En 1961, l'exaspération des fonctionnaires de police s'exprime au cours des semaines qui précèdent le 17 octobre, par une pratique de sévices de plus en plus généralisée. À l'occasion des divers contrôles d'identité et formalités administratives auxquelles devaient se soumettre les FMA (Français musulmans d'Algérie) comme on appelle alors les Algériens, le passage à tabac devient de plus en plus fréquent avec d’assez fréquentes issues fatales.
Le 5 octobre, le préfet de police Papon[2] diffuse un communiqué de presse qui institue un couvre-feu pour les Nord-Africains. « Il est conseillé de la façon la plus pressante aux travailleurs algériens de s'abstenir de circuler la nuit dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne, et plus particulièrement entre 20h30 et 5h30 du matin. » Officiellement, il s'agissait « de mettre un terme sans délai aux agissements criminels des terroristes algériens ». C'est parce que le couvre-feu est légalement indéfendable que, selon le communiqué de Papon, il est seulement conseillé de s'abstenir de circuler la nuit. La police a naturellement donné à ce « conseil » un caractère tout à fait impératif.
Le FLN décide de riposter au couvre-feu en organisant une manifestation
Le mot d'ordre est donné aux militants qui ne doivent le communiquer à la base que dans la journée même du 17 octobre pour que la police soit au courant le plus tard possible. Tous les Algériens, hommes, femmes et enfants doivent participer à la manifestation. Le port d'armes est absolument interdit. Les hommes seuls et les familles ont pour mission d'atteindre à 20h30 un certain nombre de lieux sur les principaux boulevards et places de la capitale. La participation à la manifestation revêt un caractère obligatoire pour les populations contrôlées par le FLN, ce qui n'empêche pas que par sympathie la majorité des manifestants penche du côté du FLN.
La communauté algérienne participe massivement à la manifestation qui sera réprimée avec une sauvagerie sans précédent par la police française[3]. Bilan probable : plus de 200 morts.
La France doit reconnaître le crime d’Etat du 17 octobre 1961 (Afrik.com)
La Ligue française des droits de l’Homme (LDH) tient ce jour un rassemblement, aux côtés de plusieurs associations, à Paris (17h), place Saint-Michel, pour commémorer le massacre du 17 octobre 1961 commis par la police française contre des Algériens, à Paris. Loin de la reconnaissance attendue, la LDH craint une réhabilitation du passé colonial français. Notamment à travers la création de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, la réhabilitation de l’OAS et les restrictions faites aux historiens sur l’accès à certaines archives de la colonisation.
Vérité et justice. La Ligue française des droits de l’Homme (LDH) tient samedi un rassemblement, aux côtés de plusieurs autres associations, à la place Saint-Michel de Paris (17h) pour commémorer le massacre du 17 octobre 1961, où plusieurs dizaines d’Algériens sortis manifester pacifiquement pour leur droit à l’indépendance furent tués par la police de Maurice Papon, des milliers d’autres torturés,emprisonnés, déportés vers des camps en Algérie. Quarante-huit ans après le drame, l’Etat français ne se contente pas de taire ce crime d’Etat, mais mène une politique de réhabilitation rampante du passé colonial français, s’inquiète Gilles Manceron, spécialiste du colonialisme français et rédacteur en chef de la revue de la Ligue de droits de l’Homme.
Interview de l’historien et militant des droits de l’Homme Gilles ManceronAfrik.com : Dans votre appel au rassemblement de samedi, vous mettez en garde contre la politique de réhabilitation du passé colonial de la France menée par le président Sarkozy. En quoi consiste celle-ci ?
Gilles Manceron : L’effort de réhabiliter la colonisation s’est manifesté par le vote de la loi du 23 février 2005, dont l’alinéa 4 voulait inciter les enseignants à promouvoir « les aspects positifs de la colonisation ». L’alinéa 4 a été retiré par le président Chirac suite à la mobilisation d’un grand nombre d’historiens. Mais durant la campagne électorale de 2007, le candidat Nicolas Sarkozy avait cultivé la nostalgie du colonialisme français, de manière très habile. II avait multiplié les déclarations dans ce sens, notamment au cours de ses meetings dans le Midi de la France. L’idée de réhabiliter la colonisation française devait être traduite par la mise en œuvre de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie.
Afrik.com : Vous vous êtes, justement, exprimé contre la création de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie. En quoi représente-t-elle une menace pour le travail des historiens ?
Gilles Manceron : La création de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie figure dans l’article 3 de cette même loi du 23 février 2005. Le Président Chirac ne l’avait pas retiré, ni mis en oeuvre. Nicolas Sarkozy a dit qu’il le ferait. Le Premier ministre François Fillon avait déclaré en septembre 2007 qu’il créerait cette fondation. Le Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, Hubert Falco, qui est aussi maire de Toulon, a lui aussi annoncé sa création récemment. Cette fondation a été instaurée par une loi demandée par des lobbys de nostalgiques de la colonisation. Il y a beaucoup de chercheurs issus ou originaires d’anciens pays colonisés qui travaillent sur la guerre d’Algérie en France. Et souvent, il y a des rencontres dans ce domaine entre chercheurs de la rive Nord et la rive Sud de la Méditerranée. Je ne pense pas qu’une institution portée par un discours idéologique, voulue par des associations de nostalgiques de l’Algérie française, puisse offrir aux historiens la possibilité de travailler librement sur la guerre d’Algérie.
Lire aussi :
Coup de projecteur sur une « Nuit noire » des Algériens à Paris
Pour que le 17 octobre 1961 ne soit pas oublié
Décès de Maurice Papon : Un criminel s’en va dans l’impunité
[1] Front de Libération Nationale
Les Congolais avaient tendance à l’oublier, le 28 novembre 1958 est la date de la proclamation de la République du Congo. Cet acte précéda de deux années la proclamation de l’indépendance, le 15 août 1960.
À l’appui de la reconnaissance faite à cette journée du 28 novembre, le Journal officiel compile, dans son édition de ce mois, l’essentiel des informations ayant précédé ou suivi l’acte solennel de la proclamation de la République. On y trouve des discours, textes, conventions et extraits de presse : une petite mine d’or pour étudiants et chercheurs.
Lire l'article de Wilfrid Sathoud paru dans congopage.com le 19/08/2008
Le 31 juillet 1968, l’armée congolaise déposait le président Massamba-Débat dans une dynamique qui allait offrir la présidence de la République à Marien Ngouabi. Ces évènements ne sont à ce jour toujours pas élucidés de manière convaincante tant la version officielle est empreinte des poncifs de l’idéologie marxiste léniniste qui ont été ceux du pouvoir congolais durant les 27 années qui suivirent. Le contexte sociopolitique congolais a désormais bien changé, il nous semble utile de tenter de rouvrir le débat à l’aide de quelques documents d’archive, avec le recul du temps et par devoir de recherche de la vérité historique.
Dans un message à la Nation, le Président Massamba-Débat demande à ceux qui le désirent, de faire leur acte de candidature à la Présidence de la République avant midi du Samedi 27 juillet 1968.
Le Président Massamba-Débat fait une autre, déclaration dans laquelle il précise que comme aucun candidat à la Présidence de la République ne se prononce, il demeure à son poste jusqu’à la fin de son Mandat
Le Capitaine Ngouabi est arrêté et gardé à la Gendarmerie Nationale à Brazzaville sur les instructions du Président Massamba-Débat.
Le Capitaine Marien Ngouabi n’a pas l’intention de faire un coup d’Etat mais il est tout simplement parmi tous ceux qui souhaitent que la direction politique du pays trouve des voies et pouvant guérir les maux dont souffre la révolution congolaise. C’est ainsi que le Capitaine Ngouabi va devenir l’un des camarades qui constituent pour le Président Massamba-Débat, des éléments dangereux à écarter ou à éliminer de la scène politique au Congo, et pourtant, il s’agit ici des éléments progressistes décidés coûte que coûte à faire triompher la révolution socialiste au Congo.
Effectivement le 25 juin 1966, le Président Massamba-Débat rend publique une Décision faisant du Capitaine Ngouabi un simple Soldat de 2ème Classe.
Le 27 Juin 1966, un Mouvement Populaire de protestation manifeste contre la Décision prise par le Président Massamba-Débat. Le Capitaine Ngouabi est maintenu dans son grade.
Au cours de la même année (1966), le Capitaine Ngouabi étant déjà affecté au bureau d’études de l’état-major général de l’armée populaire nationale où il est resté sans attributions précises met donc à profit ce temps creux de sa carrière militaire écrivant un Ouvrage intitulé : « Soldat du peuple »
En Juillet 1968, restant toujours sans attributions précises, le Capitaine Ngouabi se rend à Fort-Rousset (Owando), son village natal pour y passer un petit séjour. Ensuite, il revient à Brazzaville où il va être arrêté le 29 Juillet 1968.
Le 31 Juillet 1968 : Le Capitaine Marien Ngouabi est libéré par un groupe de para commandos
Le 1er Août 1968 : ’ Le Président Massamba-Débat dissout l’Assemblée Nationale.
Le 2 Août 1968 : Les para commandos investissent la maison d’arrêt de Brazzaville d’où ils libèrent tous 1es détenus politiques.
Le Président Massamba-Débat se retire pour se réfugier à Boko, son village natal (localité située à près de 140 Km au. Sud de Brazzaville).
L’Armée Populaire Nationale et une partie de la Défense Civile assurent le maintien de l’ordre et invitent la population de Brazzaville à garder son calme.
Le 3 Août 1968 : Les Cadres de l’Armée Populaire Nationale se réunissent à la Base Aérienne de Maya-Maya à Brazzaville.
A l’issue de cette réunion, plusieurs décisions sont prises à savoir :
Le lieutenant Augustin Poignet, Ministre de la Défense Nationale, assume les fonctions de Chef de l’Etat pendant l’absence du Président Massamba-Débat.
Le capitaine Marien Ngouabi est nommé commandant en chef de l’armée populaire nationale en remplacement du capitaine Damas Ebadep.
Le lieutenant Louis-Sylvain Goma est nommé chef d’Etat-Major Général de l’Armée Populaire Nationale.
Le Couvre-feu est décrété de 19 H.30’ à 6 h. du matin.
Tous les Membres du Gouvernement présents à Brazzaville sont invités à se réunir ce 3 Août 1968 à 18 heures sous la présidence du Lieutenant Augustin Poignet.
Le 4 août 1968 : Le Capitaine Ngouabi invite le Président Massamba-Débat à rejoindre ses collaborateurs dans l’Intérêt National.
Au cours de la matinée, le Président Massamba-Débat regagne Brazzaville où il préside au palais présidentiel, le conseil des ministres de 11h30 à 12h30.
A l’issue de ce conseil, tous les membres du gouvernement présentent leur démission collective dans le souci d’aider le chef de l’Etat à résoudre la crise qui règne dans la capitale.
Le Couvre-feu est reporté de 22 h. à 6 h. du matin.
Le 5 août 1968 : Le "Conseil National de la Révolution (C.N.R) est créé. Il est dirigé par le Capitaine Marien Ngouabi.
Le Président Massamba-Débat est également membre du CNR.
Le 6 Août 1968 : Le Président Massamba-Débat rend publique la nouvelle Equipe Gouvernementale
Le 14 Août 1968 : Publication de « L’Acte Fondamental » du CNR abrogeant la Constitution du 8 Décembre 1963.
Le 20 août 1968 : Le Capitaine Alfred Raoul est nommé Premier Ministre du gouvernement provisoire par décret n° 68/228 du 20. 08.1968.
Les Eléments dirigés par Ange Diawra, obéissent aux ordres du CNR tandis que ceux qui sont dirigés par André Hombessa et installés au Camp de la Météorologie, s’opposent.
Le 30 août 1968 : Une Patrouille mixte "APN - Défense Civile" est arraisonnée à la hauteur du Camp de la Météo par les récalcitrants du dit camp. C’est ainsi que pendant près de 18 heures, il se produit quelques échanges de coups de feu entre les deux corps. Pourtant, il ne s’agit pas pour les camarades combattants de l’APN de tuer leurs frères congolais. Ils veulent tout simplement intimider ces jeunes entêtés afin de leur arracher les armes qu’ils détiennent car ces derniers ne sont que des enfants âgés de 12 à 15 ans.
Dans la nuit du 30 au 31 Août 1968 pendant l’affrontement "APN - Défense Civile", le Président Massamba-Débat intime l’ordre aux Jeunes du camp de, a météo de déposer les armes dans une "Déclaration Radiodiffusée". Quoi que cet ordre ne soit pas exécuté ;
Le 31 août 1968 : Les Vaillants Combattants de l’Armée Populaire Nationale, finissent par désarmer leurs frères cadets.
Le 3 septembre 1968 : Publication des deux actes :
Le 4 septembre 1968 : Le Président Massamba-Débat démissionne par entêtement et obstination insensés
Le 5 septembre 1968 : Le Capitaine Alfred Raoul (Premier Ministre) assure également les fonctions de Chef de l’Etat jusqu’à nouvel ordre.

Lissouba, Lopes, Tchicaya, Sathoud
En voici la teneur intégrale :
Brazzaville, le 26 Juillet 1968
Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat et du Gouvernement, Secrétaire Général du Parti.
Notre pays traverse en ce moment des jours et des nuits d’angoisse au cours desquels nous craignons de voir s’écrouler l’édifice qui reste encore le phare d’une Afrique désireuse d’indépendance réelle et l’exemple d’un petit pays qui a décidé de prendre le taureau du sous-développement par les cornes.
Les quatre signataires de cette lettre n’ont pas l’intention, par une telle démarche, de se porter candidats à quelque poste de ministre ou de membre du Bureau Politique. Nous voudrions simplement couper court aux spéculations de tous ceux qui cherchent à faire des intellectuels des apprentis sorciers assoiffés de pouvoir.
Le savant le plus génial, l’artiste le plus doué, n’est pas forcement le meilleur politique
Par les responsabilités que nous occupons ou avons occupées, nous pensons que la solution de la crise actuelle ne réside pas dans le remplacement d’un HOMME par un autre, que le savant le plus génial, l’artiste le plus doué, n’est pas forcément le meilleur politique. Il y a une réalité économique, sociale, internationale et culturelle, complexe et en mouvement, non encore étudiée, et que les slogans les plus humanistes ne pourront refaçonner en un tour de main.
Lénine, si souvent cité, avait coutume de rappeler que le pouvoir se prend en un jour, quelquefois en quelques heures, mais que pour transformer l’économie, il faut des dizaines d’années et, pour transformer l’homme, il en faut bien plus encore.
La pratique de notre propre Révolution nous autorise à nous défier des recettes politiques tant il est vrai l’expérience de la vie fait refuser aux peuples, aujourd’hui, de recevoir le socialisme comme un dogme figé : comme une science, il progresse et ne naît que de la réalité objective. Pour tout citoyen conscient, l’alternative est claire : il s’agit de prendre position pour ou contre le désordre et l’anarchie qui remettraient en cause les acquis d’une économie encore fragile et emporteraient dans la tourmente les fils qu’elle a mis tant de temps à former, faisant du Congo un pays exsangue.
Permettez alors, Monsieur le Président, que nous vous apportions notre analyse, notre compréhension et notre soutien dans les termes et les limites que voici.
Votre appel du 22 juillet dernier, Monsieur le Président, a suscité en nous une impression inconfortable. Connaissant votre riche personnalité, celle du combattant d’avant août 1963, connaissant votre courage pour avoir vécu à vos cotés les heures les plus douloureuses sinon de notre histoire, du moins de la Révolution, on ne peut qu’être surpris, voir ému.
Qui n’a pas été séduit par les discours, les positions fermes et courageuses du premier Président de la première Assemblée Nationale, face à un Youlou au faîte de sa gloire, tout-puissant et tout despote ! Qui ne reconnaît en vous le défenseur zélé de ces étudiants honnis par le pouvoir en place, persécutés et pourchassés ? Vous avez, par votre action personnelle, contribué à faire admettre dans la masse d’abord, à imposer ensuite dans la vie publique, ces fils légitimes du pays. Ces fils ne peuvent et ne souhaitent être quittes d’une dette aussi lourde envers vous.
Le moins qu’ils puissent vous dire aujourd’hui est qu’ils ont grandi et qu’ils souhaitent lever les malentendus et les équivoques créés et entretenus par les seuls ennemis de la Révolution.
Monsieur le Président, aux heures les plus sombres, les plus douloureuses de la Révolution congolaise, certains d’entre nous furent à vos cotés. Il nous souvient comme d’hier le piteux spectacle qu’ils offraient, tremblant de tous leurs ressorts, dramatisant tout, craignant leur propre ombre. Comment ne pas, avec la rétrospective, admirer votre belle assurance !...plus que tout, cette phrase que nous rappelons en substance, qui nous a forgés et façonnés :
« La peur n’est pas un remède contre le danger, elle en est parfois la cause... »
Il est difficile, Monsieur le Président, avec tout le respect que nous vous devons, de reconnaître notre combattant à travers l’allocution du 22 juillet. Est assez dire ?
Chaque citoyen est volonté : il est vouloir et pouvoir. Ce pouvoir, vous le rappelez vous-même, vous a été confié, volontairement, sciemment. Comment concevoir qu’il fut mis aux enchères ?
Monsieur le Président, quoi de plus grave qu’une rupture avec les Etats-Unis d’Amérique, dont on connaît la puissante brutalité, quoi de plus inquiétant qu’une rupture deux fois presque consommée avec la France, dont nous sommes encore largement tributaire, quoi de plus dramatique qu’un déferlement militaire à votre domicile, qu’une flambée de tribalisme agressif, qu’une vague de terreur, emportant certains de nos meilleurs fils, quoi de plus préoccupant, de plus affreux, que ce déferlement de commandos de la mort pendant des semaines, que dire des colis, ces « oranges » d’un type spécial, don des yankees, que dire enfin de cette action perfide de l’impérialisme dont Dubreton et Laurent semblent être les sous-produits de la pire espèce ?
Rien que tout cela ne vous a fait départir de votre calme, de votre sourire légendaire, de votre propos incisif. Qu’est-ce dont tout ce qui vient d’être rappelé ? Une élection inspirée au niveau d’une région ? Une vague de contestation des jeunes, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’est pas l’exclusive du Congo ? Est-ce enfin la, maintenant légendaire, rumeur de complots d’une institution bien congolaise : « radiotrottoir » ?...
La région et la tribu constituent, à l’heure actuelle au Congo, deux réalités objectives qu’il serait souhaitable de prendre en considération. Nous citoyens de ce pays, nous sommes, malgré nous, prisonniers de nos origines ethniques et régionales. Dés lors, nous devons nous attendre à ce que cette appartenance à une région, à une tribu, s’exprime d’une façon ou d’une autre. Il dépend de l’organisation de la vie nationale et du fonctionnement des institutions publiques, pour que cette expression revête un caractère constructif. Quoi qu’il en soit, il ne convient pas de surestimer les manifestations de cette appartenance.
Ce n’est pas parce que cette appartenance est réalité qu’elle doit constituer un obstacle à l’édification rationnelle de la nation. En d’autre termes, notre attachement à notre patrie doit nous interdire de penser que, faute de pouvoir venir à bout du tribalisme et du régionalisme au niveau mental, il n’y a plus d’autre voie à l’édification du pays qu’un appui total et exclusif sur sa tribu ou sa région : le Congo de demain sera l’œuvre de tous ses enfants, ou ne sera pas.
L’année 1968 à cette particularité d’être marquée, dans bon nombre de pays du monde, par une énorme vague de fond que roule la jeunesse et qui tend à remettre en cause les structures établies.
Une analyse même sommaire de cette réalité montre que cette protestation s’explique, dans une large mesure, par le fait que la jeunesse est tenue à l’écart des problèmes brûlants de son pays et que, de ce fait, elle n’en saisit pas les dimensions et les multiples aspects ; faut-il alors s’étonner qu’elle conteste les solutions parfois laborieuses que les responsables tentes d’apporter à ces difficiles problèmes.
Il nous semble nécessaire de commencer par définir les conditions d’installation du socialisme en partant d’une analyse objective des réalités de notre pays. Il faudrait, pour cela, résoudre un certain nombre de préalables : la notion de démocratie ne saurait être la même dans notre pays qui accuse des différences énormes dans leur développement économique. La nation congolaise doit être édifiée à partir du matériel humain et du fond traditionnel « in situ ».
La définition d’une certaine éthique de l’individu dans la société congolaise mérite toute notre attention.
Toutes ces notions élucidées ou définies, au cours de discussions franches et loyales, devraient concourir à l’élaboration de notre propre démocratie, préalable et tremplin vers le socialisme scientifique.
En dernière analyse, nous voulons considérer votre déclaration du 28 juillet, non comme un défi, mais comme un appel à la raison, à la sagesse, à la franchise et à la coopération. C’est pourquoi nous nous permettons de dire que les conditions d’édification du socialisme ne sont pas réunies. Il faut donc, sous peine de dévaloriser ce terme, le mettre pour un temps entre parenthèse car quand bien même vous souhaiteriez l’appliquer, une analyse de notre société montrerait que vous n’auriez pas suffisamment de collaborateurs du haut au bas de l’échelle pour empêcher que ce rêve ne se transforme en un cauchemar pour un peuple qui ne peut encore saisir totalement les subtilités que Marx a conçues au terme d’une longue quête philosophique et scientifique.
Commençons simplement à ne parler plus que de « DEMOCRATIE NATIONALE ».
Cette doctrine méritera une mise au point plus élaborée. Nous vous proposons d’en faire le thème de cette nouvelle étape de la Révolution que vous avez fixée à partir de la semaine qui suivra le cinquième anniversaire des « Trois Glorieuses ».
Dans cette optique, il est certain que des nécessaires réformes doivent être aménagées. Qu’il nous soit permis de suggérer à cet effet la désignation d’un comité de personnalités de votre choix, chargé de dégager les lignes directrices des actions futures dans le but d’assainir l’atmosphère et de ressouder l’unité nationale.
Monsieur le Président, les cadres intellectuels ne sont pas à l’affût des postes de postes mais souhaitent que l’on considère qu’ils sont, à leur manière, susceptibles d’apporter leur contribution à la construction nationale.
On leur reproche de contester. Mais c’est leur manière d’être. Tout intellectuel est habitué à contester. Les connaissances n’avancent que par la remise en cause des principes établis et des travaux antérieurs, ce qui ne veut pas dire qu’ils veuillent par là sa présenter en candidats légitimes au pouvoir.
Monsieur le Président, voila ce que nous voulions vous dire, dans ces moments difficiles. Si notre phrase est franche, elle n’a pas pour but cependant de vous accabler, mais de vous aider à faire le point et de vous assurer de notre confiance. Le découragement qui semble vous habiter est la rançon d’un long travail sans repos au service du peuple. Il ne doit pas vous conduire aux solutions de désespoir. Si notre lettre ne réussissait qu’à vous faire sortir de l’isolement ou vous avez l’impression d’être, nous aurions atteint notre but.
Encore un mot, c’est pour expliquer pourquoi nous ne sommes que quatre : c’est que l’urgence de la situation ne nous permettait pas de toucher tout ceux qui pourraient s’associer à ce document. Nous serions heureux que d’autres personnalités - intellectuelles ou non - s’ y associent, car nous tenons moins à la paternité de notre opinion qu’à ce qu’elle reflète le point de vue du plus grand nombre.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre soutien révolutionnaire, et l’assurance de notre considération la plus respectueuse.
Pascal LISSOUBA, Professeur au Centre d’Etudes Supérieur de Brazzaville ;
Henri LOPES, Directeur Général de l’Enseignement ;
Jean-Pierre THYSTERE-TCHICAYA, Directeur de l’Ecole Normale Supérieur d’Afrique Centrale ;
Jean Edouard SATHOUD, Directeur Adjoint de la Banque Centrale ;
« Le 15 Août 1963 notre Armée remettait entre mes mains les pouvoirs d’Etat Congolais.Le 31 Juillet 1968 lorsque notre armée sollicitait deux (2) postes ministériels (Défense nationale et Intérieur) et la Direction des Services de Sécurité, elle imposait de facto un remaniement ministériel ; la démission collective des ministres nous aida à trouver cette solution. Cette démarche de notre Armée (l’unique d’ailleurs) était, que ceci soit souligné en passant, intelligente et venue fort à propos au moment ou notre pays traversait une période particulièrement difficile et dangereuse avec la menace et l’infiltration des mercenaires blancs. Chargé de le défendre, elle ne devait normalement qu’en assurer en même temps la sécurité.
La marche organisée des événements, le cynisme avec lequel ils sont agencés me font découvrir que mon honnêteté et ma bonne foi ont été trompées, non par notre Armée dont j’ai toujours apprécié la droiture, mais par la machine ou elle s’est enlisée et ou elle risque de laisser sa réputation et son honneur.
Je dis ouvertement que si notre Armée n’était pas soumise à des interférences extérieures à elle, eu égard aux entretiens fructueux et fraternels, faits dans une totale compréhension, depuis nos premières séances de travail, elle n’aurait jamais joué malgré elle le rôle humiliant de l’intrigue, de la confusion et de la propagande. Jamais elle ne m’aurait fait ces conditions (que l’armée ignore) déconcertantes d’être privé de liberté d’action et de parole, au point d’écouter, sans ma défense les propos diffamatoires et de la plus haute calomnie diffusés, oh ! Quelle honte pour notre pays, sur les antennes de notre station nationale. Et tout cela est fait sous le bon couvert de notre belle Armée par un groupe de politiciens qui ont trouvé refuge à l’étage de la Mairie et dont la haine pour l’Armée dite « coloniale » n’est plus un secret pour personne.
En période trouble ou critique l’Armée doit demeurer le seul havre de salut de tout le peuple. Avant qu’il ne soit trop tard j’enjoins donc très fraternellement notre Armée à prendre ses responsabilités et je lui renouvelle mon invitation à assumer seule, en dehors de toutes intrigues extérieures, dans l’honneur, la dignité et l’impartialité, tout les pouvoirs d’Etat afin de conduire plus sainement et plus loyalement notre grand peuple vers des élections libres et correctes. »
Brazzaville, le 03 Septembre 1968
Alphonse MASSAMBA DEBAT
« Le CNR a estimé que le Président de la République a failli dans sa mission essentielle, celle d’assurer le respect des institutions, l’unité nationale. A ce titre, le CNR a pris acte de la démission du Président Massamba Débat et a décidé la constitution d’un gouvernement provisoire dirigé par le premier ministre, jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions.
Nous tenons également à rassurer les congolais et le monde que le CNR prend l’engagement d’assurer la sécurité de l’ancien Président de la République.
Le CNR réaffirme son amitié avec tous les peuples du monde épris de paix et de liberté et en particulier avec les Républiques sœurs de l’Afrique Centrale. Le CNR garantit tous les accord et traités internationaux passés jusqu’à ce jour par le Congo Brazzaville avec les puissances étrangères et les organisations internationales.
Nous demandons au peuple d’aider le CNR et le gouvernement provisoire pour que l’unité nationale et la démocratie deviennent effectives. »
En 1977 devant la Cour de Justice Révolutionnaire d’exception mise en place pour juger l’affaire de l’assassinat du Président Marien Ngouabi, l’ex Président Massamba-Débat revenait sur les circonstance de sa démission :
« Ce que le mouvement du 31 juillet 1968 avait exigé que je fasse, à savoir : l’attribution des postes de la défense nationale et de l’intérieur à l’armée, je l’avais fait. Mieux, j’avais admis les principes d’un nouveau gouvernement en acceptant la démission de l’ancien. Malgré toutes ces concessions, je n’ai pas été libre d’exercer mes prérogatives étant donné que le mouvement qui avait choisi son Chef en la personne du Commandant Marien Ngouabi ne me laissait pas de répit et exigeait davantage les pouvoirs. Je devais même envisager de fixer mes vues sur un certain nombre de personnalités que je pouvais mettre provisoirement dans cette équipe expérimentale. Par exemple : Bakoula Daniel, enseignant ; Ngouoto Charles, administrateur ; Mikolo-Kinzonzi, enseignant ; Hombessa André ; pour expliquer le problème des assassinats ; docteur Loembet, santé publique ; Ndébeka, ancien directeur des finances ; Moukouéké Christophe ; Samba Prosper, mines et géologie ; Mpassi Patrice, ancien responsable des pionniers ; Ngoma Jean-Jacques, enseignant, ex commissaire du gouvernement du Niari ; Banthoud Paul, syndicaliste en études à Paris ; Gnali-Gomez ; Obongui Gabriel ; Nganga Jean-Pierre, ministre du travail et le reste des Secrétaires d’Etat.
Ma pensée serait aussi de faire revenir tous les épurés de l’armée. Il fallait revaloriser les anciens. Au niveau de l’armée, c’est Mountsaka qui devait prendre la tête, en tant qu’officier le plus ancien (...)
(...) A la suite des événements qui arrivent dans un Etat, il n’est pas toujours prévisible de connaître tout ce qui peut arriver à un Chef d’Etat. L’expérience des différents pays nous montre à suffisance que dans les cas d’événements violents, la vie du Président de la République est toujours menacée. Nous sommes en Afrique ou nous voulons à tout prix rejeter la notion de passation de service et d’une manière non violente. S’il ne démissionnait pas, je pensais que la situation empirant, l’éventualité de ces mouvements violents entraînant parfois la vie du Chef de l’Etat pourrait surgir au Congo. »
Quel a donc été le rôle des quatre intellectuels dans le renversement de Massamba-Débat ? Trois d’entre eux obtiendront les plus grands honneurs sous le régime de Marien Ngouabi. Henri Lopes sera ministre de l’Education Nationale (décembre 68 et janvier 70), ministre des Affaires Etrangères (décembre 71), premier ministre, ministre du Plan (août 73), premier ministre, Chef du gouvernement, ministre du Plan (janvier 75) il sera l’artisan de la communication de la République Populaire du Congo et écrira les paroles de l’hymne national « Les Trois Glorieuses », Lissouba ministre d’Etat, chargé du Plan (août 68) ministre d’Etat chargé de l’agriculture, de l’élevage et des eaux et forêts (décembre 68), Tchicaya ministre de l’Enseignement Technique, Professionnel et Supérieur (décembre 71, janvier 73, août 73 il hérite alors en plus de la recherche scientifique) , le quatrième Sathoud renforcera sa position à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale où il finira vice gouverneur.
De ces quatre hommes, deux sont toujours en vie. Ils détiennent une grande partie de la vérité. Rompront-ils le silence afin que la postérité sache enfin comment et pourquoi le Congo allait s’enfoncer durant 27 ans dans le centralisme démocratique et l’athéisme auxquels ils ont aujourd’hui renoncé ?
Notes
[1] Nous avons puisé dans la troisième édition de cet ouvrage, éditée en 1988, la première édition date probablement de 1980 ou 81
Cet article est précédemment paru dans congopage.com
Les récits des événements de 59, ne nous relatent que les affrontements spectaculairement exagérés entre Mbochi et Lari à BZV. Mais dans le Pool, où il n'y avait que Lari contre Lari, ou dans la Sangha, la Cuvette et ailleurs, alors que les mélanges étaient souvent inexistants, comment expliquer les affrontements ? N'est-il pas surprenant que les régions, les fils et filles du même patelin, se divisent pour de seules raisons politiques.
Depuis le début de la dernière décennie (90), le théâtre de tragédie et de misère que donne le Congo (Brazzaville) suscite beaucoup de réactions. Ainsi, l'on a assisté autant à des analyses sérieuses, autant on a eu droit à des fantaisies et affabulations de la part des observateurs et spécialistes de tout poils soi-disant du Congo.
Le plus souvent, ces derniers font recours à des arguments simplistes en se basant sur les événements de 1959 qu'ils qualifient de "tragédie fondatrice" avec une dose inavouée du déterminisme dans le drame congolais. Sans le vouloir ou sciemment, ces analyses confortent l'idée des saigneurs de guerre (les uns actuellement au pouvoir, les autres ayant pris le chemin de l'exil) et des fantômes de la segmentation du Congo qui consiste à centrer les origines des conflits successifs essentiellement sur le terrain ethnique afin de mieux manipuler et de rallier les populations à leur cause sordide.
Nous constatons pour notre part que si cette analyse a souvent fait allègrement son chemin, c'est d'une part à cause de l'instrumentalisation résultant à la politique d'obscurantisme dans laquelle le peuple congolais par de-là le peuple africain a toujours baigné et, d'autre part, par la méconnaissance à la fois du contexte et de la composition des forces en conflit de 1959 par les jeunes générations. C'est pourquoi, un bref rappel de cet aspect de notre histoire s'impose pour mieux tordre le coup à cette analyse féerique.
Sous l'instigation de Maurice DAMONGO-DADET, ancien conseiller de l'Union française, originaire du nord pourtant, mais membre éminent de l'UDDIA présidé par l'abbé Fulbert YOULOU lui même originaire du sud, la défection du député YAMBO du MSA présidé par OPAGAULT originaire du nord permet à l'abbé F. YOULOU d'accéder à la présidence de la République. Ce refus de manipulation politicienne par le MSA éclate les affrontements entre les partisans de OPANGAULT (MSA) et ceux de YOULOU (UDDIA). Nous sommes bien en présence de la lutte pour le pouvoir à l'origine du conflit.
Comme dans les conflits de 93, 97 et 98-99…, il est clair que sans un mobile politique à la base ou plus exactement sans une instrumentalisation politicienne, les groupes ethniques ne se sont jamais dressés les uns contre les autres. Le Congolais, comme l'ensemble du peuple Africain, doit savoir la vérité et voir la justice s'appliquer un jour pour désigner les responsables de ces kyrielles de souffrances auxquelles il est soumis.
Si l'objectivité nous commande d'admettre la forte dominance ethnique du Congo, il est archi-faux de soutenir sur la base de ce seul argument fantasmagorique que ce facteur est la source de tous nos problèmes et met plus que jamais à mal le processus de la construction d'une véritable Nation congolaise. Processus incontournable vers la construction d'un véritable Etat Africain continental digne, prospère et fier.
Sinon, comment expliquer que les pays comme les Etats-Unis et l'Afrique du Sud, constitués de plusieurs races et dont chacune d'elle est composée, dans certains cas, des ethnies et chaque ethnie de sous-ethnie… fassent souvent preuve d'une unité aussi forte en dépit des problèmes de coexistence constatés ici et là.
Le Professeur Abel Goumba nous apprend que "Le tribalisme (le racisme ou le scélariste) est un enfant qui ne connait que ses parents et sa maison familiale parce qu'il n'a jamais rien vu, rien entendu, il ne soupçonne même pas l'existence d'autres familles, peut être plus heureuse ou plus malheureuse que la sienne . C'est un égoïste inconscient . Cette myopie intellectuelle ne lui fait percevoir le vrai, le bien, la vérité que chez lui" il poursuit en disant " Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le tribalisme est le fait des intellectuels, des cadres, des élites, notamment des intellectuels révolutionnaires au bord de la Seine, bourgeois (au bord de l'Oubangui en Afrique)".
Il n'existe nulle part au monde de nation mono-ethnique constituée exclusivement des êtres issus d'une même et pure origine culturelle, historique... User à de telles assertions, c'est faire à la fois l'escamotage du désir immodéré des saigneurs de guerre à contrôler la rente pétrolière qui est pourtant le mobile essentiel sinon fondamental des conflits et la responsabilité des ex-puissances coloniales que l'africaniste François-Xavier Verschave qualifie par le néologisme : Françafrique, qui est ni plus ni moins que le néocolonialisme (cf. Noir Silence - F-X. Verschave - éd. les arènes).
Ainsi, nous savons tous que le tribalisme ou l'ethnisme ne sont pas des fatalités pour le peuple afriacain, leur remède est simple et d'ailleurs connu : c'est la mise en avant par les gouvernants des principes universels et objectifs dans la gestion de la chose publique qui sont : La Compétence, L'intégrité, Le Patriotisme…
Nous savons aussi que, comme dans la quasi-totalité des pays africains, cela s'explique par un déficit criard de Leaders Rassembleurs imbus par Un Nationalisme Patriotique Panafricain. Et Non Un Nationalisme Patriotard Ethnique.
Quoiqu'il arrive, comme le chantait celui qui avait su retranscrire dans la musique les attentes des Congolais, Franklin Boukaka : ce sont les masses qui font l'histoire. Le peuple congolais au même titre que le peuple africain dans son intégralité saura la vérité car l'histoire nous montre qu'on ne peut pas tout le temps bâillonner un peuple en s'attribuant le glaive de la foi et de la justice.
Panafricainement.
Note : Ce texte, signé Mwana Mboka (Hannibal) a été écrit en 1998, en réaction à un article de François Soudan de Jeune-Afrique,. Il a été publié sur congopage.com en 2003.
Le Professeur Pascal Lissouba, premier président de la République du Congo élu démocratiquement au suffrage universel fut évincé du pouvoir le 5 juin 1997. Accusé de haute trahison en compagnie de certains de ses collaborateurs pour « bradage des ressources pétrolières du Congo dans l’affaire dite d’Oxxy », il fut condamné le 28 Décembre 2001 aux travaux forcés.
12 ans après son éviction du pouvoir, la chambre haute du parlement congolais, au cours de sa séance plénière du 11 Décembre 2009 vient d’adopter à l’unanimité une loi d’amnistie au profit de l’ex-président toujours en exil.

3. Stagiaire ORSTOM, spécialité phytogénétique et amélioration des plantes. [1]
4. Docteur ès Sciences, avec félicitations du jury, ce qui lui a valu l’inscription sur la liste restreinte d’aptitude aux fonctions de Maître de conférences. [2]
Intégré au grade d’Ingénieur élève à l’indice congolais 660, Mr LISSOUBA demandait la révision de sa situation : ayant déjà dépassé le cap « stagiaire » dans la Fonction Publique Française, il demandait l’accès au 1er échelon de la catégorie A (780).
Intervient sur ces entrefaites, sa promotion dans le cadre des professeurs de l’enseignement supérieur et au grade de Maître de Conférences de 3ème classe, indice net 550 métro.
Conformément à l’accord relatif à l’Enseignement Supérieur, signé le 15 Août 1960 entre la République Française et le Congo, il n’était que logique d’intégrer Mr Lissouba dans son cadre d’abord, avec son grade, et à l’indice correspondant.
Notons qu’il a été difficile de décider, Mr Lissouba a occuper les fonctions de Chef de Service de l’Agriculture, sa préférence allant vers la Recherche et l’Enseignement supérieur pour lesquels il a été formé.
L’absence d’un cadre pour professeur d’enseignement supérieur dans la Fonction Publique Congolaise, est la seule cause de son reclassement en Agriculture à l’indice Congolais correspondant (1570).
Mr Lissouba est essentiellement Agro-Biologiste, Spécialiste en Génétique et Professeur d’Enseignement Supérieur au grade de Maître de Conférences de 3ème classe. Sa situation doit être considérée sous cet angle.
Il faut l’admettre comme détaché de l’Enseignement Supérieur pour servir dans le cadre des Ingénieurs d’Agriculture.
Toute équivoque peut être levée en demandant à Mr Lissouba de réintégrer dans le cadre des Professeurs de l’Enseignement Supérieur, et par voie de conséquence d’être pris en charge par la FESAC (Fondation d’enseignement supérieur d’Afrique centrale), donc par la France.
Le moins que l’on puisse dire est que l’indice net 550 métro ou son correspondant Congolais 1570, sera maintenu avec, espérons le, l’avantage de ne plus susciter des requêtes inconsidérées et déplacées.
AMD/DC-28/4/66
REPUBLIQUE DU CONGO
Unité * Travail * Progrès
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
DIRECTION DE CABINET
Brazzaville, le 28 Avril 1966
Le Président de la République du Congo,
Chef de l’Etat
A
Monsieur Pascal LISSOUBA
Premier Ministre
BRAZZAVILLE
Monsieur le Premier Ministre,
J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre par laquelle vous me demander de vous décharger de vos fonctions de Premier Ministre.
En raison de l’importance de l’acte que vous posez et des implications diverses qu’il peut entraîner, j’ai jugé opportun de porter cette démission à l’attention du Bureau Politique qui a décidé de donner droit à votre demande.
Sachant tout le zèle que vous avez déployé dans l’exécution de votre haute mission et les résultats fort encourageants dont vous avez fait bénéficier la Révolution, je ne puis m’incliner à cette décision du Parti sans vous dire combien votre collaboration m’a été précieuse et combien sera grand et ressenti le vide que votre départ va faire peser sur l’Exécutif.
Je note néanmoins avec bonheur la nouvelle voie que vous avez choisie pour servir votre Pays, celle de la formation des Cadres qui nous font tout défaut.
En vous souhaitant d’y enregistrer de nouveaux succès qui feront la fierté de notre Patrie et de la Révolution,
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’assurance de ma haute et cordiale considération,./-
A. MASSAMBAT-DEBAT
Au
Camarade Président de la Commission
Centrale de Contrôle et de Vérification du PCT
BRAZZAVILLE
Camarades,
Nous avons été payés en retour de la cordialité dont était empreinte notre première entrevue, par un débat de procédure qui ne s’imposait nullement, si le contexte avait été celui que vous m’aviez tracé. J’ai cru comprendre le situer dans une quête de mes « impressions », mes « sentiments » vis-à-vis du Parti et de mes « conceptions » à son endroit (je souligne ici les mots que j’ai retenus de vous).
A mon sens, cela excluait l’allure policière, que le débat de procédure tendait à imprimer.
Ignorant dans ce cas, le fond du problème, permettez que je me situe dans les limites de votre propos liminaire.
Je choisis ainsi la procédure la plus conciliante, pour nous éviter discussions et pertes de temps inutiles. Nos responsabilités mutuelles et la conjoncture politico-économique du pays le commandent.
La Conférence Nationale et le Congrès du Parti ont à mon sens aplani les luttes entre « micro-ideologies ». Les retombées de la crise énergétique donnent une nouvelle dimension à l’action de la Révolution : « résoudre les problèmes des masses dans les délais historique les plus brefs ». L’heure est au savoir-faire et non à la phase ; je m’en voudrais alors, d’être complice, même involontaire, d’un divertissement !
Ainsi se justifie cette procédure. Elle s’impose elle même.
Mais, avant de répondre, le plus complètement que je puis, à votre interrogation, je tiens à remercier, tout de même, le Parti pour cette attention et surtout pour l’occasion qui m’est offerte de me situer, non par rapport au Parti, mais par rapport à sa pratique ; bien que cela ne s’imposait nullement.
Pour moi, Camarade Président, au-dessus du Parti, sont le Congo et la Révolution.
Notre Révolution n’a pas fait qu’abolir un régime, combattre un système (néo-colonial) et remplacer des hommes. Ce qui doit faire sa force, ce sont ses idéaux, de désaliénation de l’homme (congolais en particulier), de démocratie, de paix sociale, par la démobilisation soutenue de l’impérialisme et du tribalisme, pour libérer l’homme.
Pour cela, elle a besoin des cadres compétents, valables. Mais elle n’a pas à s’incliner devant des noms, si prestigieux qu’ils aient été, si célèbres soient-ils, si puissants qu’ils deviennent !
La Révolution les a enrôlés à son service ; au service de ces idéaux. Elle les « rejette dans le néant, si ils ne veulent pas apprendre d’elle ».
Ainsi elle a eu raison du subjectivisme triomphant de 1966 à 1968 et la dure intolérance qui l’affectait par le fait tribal…
Et qui en sera ainsi, toujours ainsi,
Né de ces fautes, le Parti a-t-il appris de cette première phase ? Objectivement il s’est présenté comme une nécessité et comme l’instrument historique que se sont donnés la Révolution et son prolétariat, pour redresser leur voie et résoudre leurs problèmes fondamentaux.
La force du PCT (être au pouvoir à sa naissance) devait en constituer sa plus grande faiblesse dans sa pratique. Né au pouvoir, d’une Révolution au pouvoir, le « recrutement » de ses membres ne devait que laisser porte ouverte aux arrivistes. Chaque Responsable en pointe, y entraînant sa « clientèle », devait ainsi constituer son clan. Le bon militant n’est plus forcément celui forgé par l’expérience de la lutte, capable et volontaire, mais sûrement le plus fidèle à telle ou telle idéologie ou clan. « L’attachement sentimental » plus immédiat, parceque dicté par la solidarité primitive a ainsi supplée à la conscience révolutionnaire ;
Cela, je l’ai toujours dénoncé ; le Parti doit certes être formé d’éléments conscients, animés du souci de défendre les intérêts du collectif des travailleurs, en accord avec les objectifs du programme, et sélectionnés pour leur capacité à agir dans les masses.
Il faut à la fois se baser pour ce recensement nécessaire sur les cadres et militants des organisations qui ont contribué, dès les premiers jours de la révolution, aux transformations qualitatives de notre société et qui ont fait leurs preuves, car déjà sélectionnés par la pratique de la révolution, et sur les cadres techniquement valables….
Si l’on respecte dans ces premières étapes ce considérant démocratique élémentaire, si l’on continue à tourner le dos à ces critères de valeur et d’expérience, les rivalités de personnes, les oppositions de clan, de tribus, prennent la première place, et le jeu des arrivistes, des tribalistes en est facilité d’autant : les militants seront appelés à choisir arbitrairement au cours d’élections préfabriquées ou de congrès téléguidés, et se retrouverons dans des camps opposés sans que les motifs de leurs divisions apparaissent clairement…(Conscience du développement et démocratie, 1969 ; p.4). Opposé à ces pratiques et n’ayant aucune clientèle, je n’y avais et ne pouvait y voir place. On ne profita pour dresser toute la base révolutionnaire et militante contre ma personne…la déchirure entre mes camarades et moi-même s’agrandissait…
A la faveur des douloureux évènements de Février 1972, inévitables de par ce qui précède, j’ai pensé que la Conférence Nationale avait réellement ébranlé ce carcan dans lequel s’était enfermé le Parti.
La base idéologique clarifiée, posée et acceptée de nous tous, je pensais néanmoins qu’il fallait laisser le temps améliorer la pratique du Parti, combler la « déchirure », ruiner la méfiance, voire la haine, que me voulait bon nombre de responsables tant déchus que rescapés. Il faut en effet reconnaître que ce qui les unissait, par delà leurs divergences sur l’essentiel, leur contradiction devenue vite antagoniste, était de « barrer la route à Lissouba » ou combattre, ce qui fut dés lors baptisé : « la tendance Lissouba »…
C’est sans détour, et par ces motifs, que je signifiais au Comité Central « restant » mon refus d’entrer au Parti, avant que ne soient estompées les survivances du subjectivisme, pour avoir le temps de mieux nous connaître et nous apprécier ; et surtout pour ne pas paraître, par une entrée brutale, substituer un « clan » à un autre.
Les circonstances m’ont fait violence, la pression de confiance de la majorité des congressistes ont fait le reste j’ai eu, sans enthousiasme, scrupule à décevoir. Une militante ne m’a-t-elle pas traité de « lâche » ?
Dés lors, le Parti devient mon Parti.
J’ai accompli dans l’anonymat les taches qui me furent assignées.
Survint l’événement ; le Procès.
Devant son propre Parti, rien n’est plus facile, que de commettre une faute…
Les Anglais disent « qu’il ait raison ou tort c’est mon pays » avec des justifications historiques plus grandes, nous pouvons dire « qu’il est tort ou raison sur telle ou telle question particulière distincte, c’est mon Parti ».
Je ne peux plus dire cela, car je ne le pense pas, je ne le pense plus.
Très tôt, dès le début des événements et des épreuves qui me furent imposées, le Parti m’a rejeté.
Que l’on me comprenne bien. J’ai eu des égards en raison de la couverture statutaire de membre du Comité Central, et non par la reconnaissance que nous étions désormais de la même famille idéologique.
Des rancoeurs et subjectivisme, la méfiance et la haine gratuite que l’on m’a toujours portées ont eu raison de l’unité idéologique.
Depuis lors, par sa pratique, vis-à-vis de moi, des miens (parents ou amis), le Parti fait étalage de subjectivisme, sous le couvert d’une rigueur qui s’inscrit dans la logique de l’attitude d’avant février 1972. La déchirure saigne encore…
A preuve Camarade Président, votre mission : elle est statutairement insoutenable ; politiquement dilatoire ; idéologiquement inconséquente. Jugez. Statutairement un membre du Comité Central ne peut être sanctionné que par le congrès, sauf cas d’urgence.
« L’urgence » et la « majorité des 2/3 » (pour ne pas dire l’unanimité !) me firent suspendre du Parti. A l’issue du procès, pour des raisons électorales, sans doute, la première assise du Comité Central n’a pas cru devoir infirmer, confirmer ou aggraver sa sanction.
Dès lors, il n’y avait plus urgence.
A mes yeux et dès cet instant, la suspension est, dans notre contexte, synonyme d’exclusion sans appel possible. Je m’explique plus loin.
L’exploitation brutale et ouverte de l’homme envers l’homme, la violence primitive, l’absence de toute dignité humaine, s’organisaient ouvertement à travers le fait colonial, couvrant un racisme déguisé et institutionnalisé. Tout cela, je l’ai connu, vécu, subi.
Cependant, il n’y a pas un lambeau de sentimentalisme dans mon choix socialiste : il est profond froid et sobre à la fois.
Mes opinions basées sur des sereines analyses, à la lumière d’une méthodologie scientifique, mes conceptions sur l’organisation de notre société, vous sont connues. Je les ai défendues, et dans une large mesure, elles ont été admises par le Parti pour la réalisation de son Programme ; je vous rappelle la redéfinition de l’étape ; je vous désigne en pâture les pouvoirs populaires, reflets de la régionalisation que j’ai préconisée il y a bientôt 7 ans, L’exploitation de cette dernière idée aurait sans aucun doute évité les tâtonnements que consacre, par exemple, l’instauration des commissariats politiques qui semblent se « superposer » aux structures en place, au lieu d’en étre intégrés et intégrants dès la base (Cf. Conscience du développement et démocratie : Annexe I, p. 4 et 5)…et j’en passe.
Par ailleurs, tout en admettant généreusement que la contradiction principale est celle qui oppose notre peuple à l’impérialisme, je soutiens toujours que le tribalisme est, et malheureusement demeure à l’intérieur un fléau, frein puissant à la prise de conscience nationale et au développement tout court.
Autant dire que nous avions forgé et obtenu une unité idéologique sure et certaine.
Grande a été ma surprise, à la lecture de certains discours prononcés lors de mon arrestation, de noter en substance, que l’unité s’était faite ou recherchée autour de « Noms mythiques ».
Ceci me révèle douloureusement, que ce qui était combattu, ce que l’on combat aujourd’hui n’était nullement mes idées, mais l’homme.
Je comprends alors pourquoi l’on a choisi de sacrifier l’unité idéologique, pour des considérations subjectives. Telle est l’inconséquence idéologique que je révèle.
Ai-je répondu à vos questions, à votre attente ? Je le souhaite de tout cœur.
Le pays connaît un calme exemplaire et vit dans d’heureuses perspectives. Je m’en voudrais de l’en distraire, car par-dessus tout, ce que je souhaite, c’est son développement et le bonheur de son peuple.
Permettez alors, Camarade que je me consacre à lui, à travers des activités scientifiques et pédagogiques, nationales et internationales. Il s’agit là d’une participation sérieuse, précieuse à la Révolution, à son rayonnement, à son développement fondamental.
J’y trouve une sereine satisfaction : j’en appelle ici au souvenir de votre brève visite dans mon laboratoire.
Je pense ainsi laisser au temps le sein d’accomplir son action corrosive sur les mentalités erronées, et à notre peuple et au Parti, une appréciation et un jugement plus objectifs.
Croyez, Camarade Président, à mes sentiments cordialement révolutionnaires.
Fait à Brazzaville, le 30 Avril 1974
Pascal Lissouba
Condamné à perpétuité avant d’être assigné à résidence dans la Sangha, suite au procès sur l’assassinat du Président Marien Ngouabi en 1977, Pascal Lissouba sera libéré à la faveur du mouvement du 5 février 1979 qui portera au Denis Sassou Nguesso au pouvoir, pour engager une carrière de fonctionnaire international à l’UNESCO. Il rebondira politiquement à la faveur du renouveau démocratique consécutif à la Conférence National Souveraine, ce qui lui permettra d’accéder à la magistrature suprême de 1992 à 1997, en remplacement de ce dernier.
Par Claude Krief, publié le 08/08/2010 à 09:00 ©L'EXPRESS

Tananarive, Brazzaville, Abidjan, Conakry, Dakar, chaque étape du périple africain du général de Gaulle a été le théâtre d'un grand spectacle. Tananarive avait donné le ton. Dans la nuit tombante, le cortège présidentiel gagna la capitale au milieu des feux de Bengale, des pétards, des torches tournoyantes. Dans chaque village un orchestre improvisé accroupi sous un arc de triomphe jouait une version exotique et très personnelle de La Marseillaise, au milieu de foules compactes qui voulaient voir de plus près, toucher le représentant de la France. Et devant le palais du Gouvernement où il devait passer la nuit, la ville tout entière hurla "De Gaulle au balcon" jusqu'à ce qu'il paraisse...
Les journalistes de la presse mondiale, impressionnés par le spectacle, câblaient déjà dans toutes les parties du monde: "Accueil délirant". Le lendemain, puis les jours qui suivirent, les superlatifs trop tôt employés allaient cruellement leur manquer. Tananarive, par contraste, parut "réservée" auprès de Brazzaville. Et la capitale de l'AE F [Afrique-équatoriale française] sembla "froide" après Abidjan, capitale de la Côte-d'Ivoire et fief de M. Houphouët-Boigny. La fraîcheur de l'accueil réservé au président du Conseil à Conakry et, surtout, à Dakar, ne put faire oublier ces heures d'enthousiasme.
Brazzaville s'était vraiment déchaînée. La voiture présidentielle, au pas, dut fendre une mer humaine au milieu des tam-tams, des cris, des applaudissements. Motocyclistes noirs, officiels galonnés, dignitaires africains, porteurs de banderoles étaient inextricablement mêlés tandis que le président du Conseil, ayant abandonné sa voiture, s'efforçait de gagner la tribune tricolore où l'abbé Fulbert Youlou, le pittoresque maire de la ville, lui remit une gigantesque clef de fer forgée.

Léopold Senghor présente le général de Gaulle au Grand Sérigne et aux notables de la ville, le 13 décembre 1959.
Ce même jour, le général de Gaulle annonce l'évolution de la Communauté franco-africaine vers un groupement d'Etats indépendants. AFP
Mais tout fut oublié à Abidjan. L'avion avait à peine atterri que la foule cernait sa passerelle. A grand-peine trois fillettes, blanche, noire et métisse, purent parvenir jusqu'au général: elles étaient chargées d'une gerbe drapée de tricolore.
Et très vite, sitôt achevée La Marseillaise, tous les barrages furent rompus, le service d'ordre impuissant. C'était à la fois le 14 Juillet parisien et le carnaval de Rio, teintés par la passion africaine. Sous leurs parasols les rois et les princes de toutes les tribus de Côte-d'Ivoire, entourés de leurs guerriers, participaient à la liesse. Des danseurs en pagne de raphia, des femmes aux seins peints en tricolore, des enfants, des orchestres! Sur des kilomètres la foule court, suit le général tandis que M. Houphouët-Boigny en personne tente de le protéger d'une intense bousculade. Les ovations se succèdent... les klaxons hurlent... les sifflets des agents retentissent en vain... les orchestres rivalisent dans l'aigu...! "Nous n'avons jamais vu ça", devait dire M. Houphouët-Boigny.
Et le général de Gaulle déclarait déjà à Tananarive: "S'il suffisait de sentiments pour produire de grandes choses, nous réussirions ensemble une oeuvre magnifique..."
C'était reconnaître que les "passions" des masses ne réglaient pas tout. Aussi les conversations, les discussions, les échanges de vues se sont multipliés pendant tout le voyage entre le président du Conseil et les hommes politiques qui ont pris en charge depuis la loi-cadre les destinées des territoires d'outre-mer.
La proposition de départ
En face des projets constitutionnels, il y avait les "oui-oui", les "oui-mais", les "oui-si", les "non-car...", et, chacun faisant évoluer l'autre, il en résulte aujourd'hui une impressionnante évolution des intentions du général de Gaulle.
Pour le président du Conseil, bien avant son départ de Paris, les données du problème africain semblaient claires: il fallait renforcer les dispositions d'autonomie interne qu'octroyait aux territoires noirs la loi-cadre de M. Gaston Defferre, mais marquer les limites rigides d'un cadre institutionnel définitif. Très fâcheusement impressionné par les motions du congrès du Parti du rassemblement africain (PRA) de Cotonou qui réclamait "l'indépendance immédiate", le général de Gaulle s'en était tenu à cette position stricte, début août, en déclarant devant le Comité constitutionnel consultatif: "Il y a les mots, et puis il y a la situation où nous sommes. Les territoires d'outre-mer ne sont pas des Etats. Il est donc nécessaire de faire une fédération. On pourra même l'appeler confédération en raison des accords particuliers qui pourront être passés pour tenir compte de la situation particulière de certains territoires, Madagascar par exemple. Fédération, confédération, ce sont des mots. Je dis, moi, fédération et nous nous en tenons là."
Le général de Gaulle ajoutait, refusant de reconnaître l'indépendance: "Si les Africains le veulent, ce sera la sécession..." La position était nette, tranchée. Et l'on put même, dans les milieux africains, parler de "chantage aux crédits".
Les leaders africains parlaient eux aussi de "République fédérale", ils refusaient avec éclat la "sécession". Mais les mêmes mots recouvraient des réalités différentes. Le désaccord était profond. M. Senghor, par exemple, en fit état publiquement, tout comme M. Sekou qui déclarait à Conakry: "La décolonisation intégrale, l'accession des TOM à l'égalité politique avec leur ancienne métropole seront le fondement de leur adhésion enthousiaste à une association avec la République française. La fédération France-TOM sera donc une communauté intercontinentale et multinationale de peuples libres et solidaires, malgré les différences de couleurs, de races, de religions..."
L'évolution
Transiger sur ces revendications, c'était pour les hommes politiques d'Afrique noire risquer de "connaître le sort du Glaoui et de Bao Dai", comme le déclarait il y a plusieurs mois à Paris M. Apithy, leader du Dahomey. Les syndicats, du reste, adoptaient une attitude analogue. Toujours début août, l'Union générale des travailleurs de l'Afrique noire (UGTAN) publiait une motion où, "rejetant catégoriquement toute construction inspirée de la vieille politique d'assimilation et d'intégration, le comité directeur exige que soient reconnues sans réserve les aspirations des peuples d'Afrique noire à une existence nationale indépendante".

Yvonne de Gaulle avec madame Philibert Tsiranana, épouse du président de la République malgache lors d'une visite dans l'île de Madagascar en juillet 1959. AFP
Le général de Gaulle offrait, en revanche, aux territoires, la possibilité de devenir des départements (assimilés ou intégrés), mais "bouchait" toute évolution vers un statut d'Etat, au moment même où les leaders noirs - et la plupart du temps pour se protéger des surenchères fascinantes de l'"indépendance" - entendaient qu'à termes les ouvertures de la Constitution leur garantissent l'accession à la pleine souveraineté.
C'est ce qu'expliquèrent au comité constitutionnel MM. Senghor, leader du PRA, Lisette, président du Tchad, et Tsiranana, président du Madagascar. Et le comité remania sensiblement les textes qui lui étaient soumis, préférant au terme de "fédération" celui de "confédération" qui, on le sait, peut intéresser des Etats souverains ou susceptibles de le devenir. Après de longues conversations, le président du Conseil français retint finalement le terme de "Communauté", rendu célèbre par le RDA (Rassemblement démocratique africain): un pas très important était franchi vers l'assouplissement des formules à l'étude.
Rien ne permettait pourtant de prévoir la "bombe" de Brazzaville. Certes il y avait eu, vendredi dernier, le discours de Tananarive où le général de Gaulle avait déclaré : "Chaque territoire ayant pleine et entière disposition pourra choisir à l'intérieur de lui-même de devenir une République fédérale ou un Etat."
Mais il était encore difficile de tirer une conclusion générale de ces propos: chacun savait que Madagascar devait bénéficier d'un statut privilégié. Le président du Conseil en avait assuré M. Tsiranana au cours d'un entretien privé, à Paris, au début du mois. Et déjà plusieurs parlementaires africains avaient eu l'impression que la France faisait, de cette façon, la "part du feu".
Les équivoques sont levées
Le discours de Brazzaville devait balayer toute équivoque. Dans ce haut lieu de la France libre, à l'endroit même où se réunissait il y a quatorze ans la fameuse conférence qui pour la première fois ouvrait la voie à l'émancipation des colonies françaises, le général de Gaulle parlait enfin ouvertement, solennellement et à plusieurs reprises de l'indépendance: "On dit: "Nous avons droit à l'indépendance." Mais certainement oui. D'ailleurs l'indépendance, quiconque la voudra pourra la prendre aussitôt. La métropole ne s'y opposera pas..."
"Il est nécessaire que s'établissent de grands ensembles, économiques, politiques, culturels et au besoin de grands ensembles de défense." Mais au sein de cette communauté chaque territoire aura l'entière responsabilité de ses affaires intérieures: "Chacun aura le gouvernement libre et entier de lui-même."
Et l'on chargera les institutions fédérales du domaine commun: en particulier la défense, la monnaie, la diplomatie. Mais la communauté ne sera pas une prison: si un territoire lors du référendum répond "non", "cela signifiera qu'il ne veut pas faire partie de la communauté proposée... la métropole en tirera la conséquence".
Si, "à l'intérieur de la communauté, quelque territoire, au fur et à mesure des jours, se sent, au bout d'un certain temps que je ne précise pas, en mesure d'exercer toutes les charges, tous les devoirs de l'indépendance, eh bien! il lui appartiendra d'en décider par son Assemblée élue...".
Autrement dit, le général de Gaulle offre non seulement à l'Afrique noire une éventuelle indépendance immédiate, mais de surcroît, pour l'avenir, il laisse aux peuples de la communauté la possibilité de choisir, à leur heure, l'indépendance. Ces dispositions, d'une importance capitale, règlent pratiquement le problème africain.
C'est la conclusion qu'en tirait M. Gabriel d'Arboussier: "Après un tel discours, il n'y a plus de problème. Les grands débats franco-africains ont trouvé leur solution. Il ne reste plus que des problèmes interafricains", et le vice-président du Grand Conseil d'AOF [Afrique occidentale française] ajoutait: "Les droits et les responsabilités des peuples d'Afrique se trouvent ainsi nettement déterminés. Il ne peut être question ni de chantage ni de pression: c'est librement qu'ils auront à déterminer leur option."
"Nous avons choisi"
Le discours de Brazzaville semble donc lever toute équivoque dans la mesure, toutefois, où les textes constitutionnels refléteront fidèlement les propos du général de Gaulle. La version définitive n'en sera établie qu'au retour à Paris du général de Gaulle. Ce sera à ce moment que les grands partis africains, le RDA et le PRA, prendront une position officielle.
Mais, de toute façon, le choix est entre les mains des Africains. M. Houphouët-Boigny s'est d'ores et déjà prononcé : "Nous avons choisi la communauté", tandis qu'à Conakry M. Sekou Touré, président du Conseil de Guinée, le plus réticent, déclarait: "Nous consentons à lier notre sort à celui de la France. Mais il faut qu'il soit bien entendu que si nous acceptions de bon coeur certains abandons de souveraineté au profit d'un ensemble plus vaste, nous ne renonçons pas, nous ne renoncerons jamais à notre droit à l'indépendance."
D'accord, a répondu le général de Gaulle, ce qui exclut toute surenchère. Les territoires, majeurs, devront débattre entre eux des multiples problèmes qui leur sont posés et que la France ne pouvait pas résoudre: exécutifs, fédéraux à Dakar ou Brazzaville, existence séparée de tel ou tel territoire (en particulier Côte-d'Ivoire et Mauritanie), remembrements en fonction des affinités économiques ou raciales, etc. Ils pourront faire face, en hommes libres, aux sirènes de "la" Nigeria ou du Ghana (en particulier pour le Dahomey et le Niger), car il s'agira d'un choix volontaire pour la communauté française, un choix que pourra perpétuellement réviser la volonté populaire.
Certes, au Sénégal, dernière étape du périple africain, l'accueil fut plus que réservé. Mais il semblait que les jeunes Africains qui scandaient le mot "indépendance" voulaient surtout entendre le général de Gaulle confirmer devant eux son évolution. Ce qu'il fit. Le président Houphouët-Boigny, dont c'est le triomphe, a pu, ainsi renouveler son défi au président N'Krumah: "Je préfère la coopération avec la France. Je tiens toujours le pari avec le Ghana. Dans dix ans nous confronterons les résultats..."
[l'Express du 28 août 1958]
14 Août 1960 : Cérémonie de la proclamation d’indépendance du Congo Brazzaville.
Dans la perspective du cinquantenaire de l’accession à la souveraineté de notre pays,
Nous publions à la suite, pour méditation, un tableau récapitulatif de l’évolution constitutionnelle de
INSTITUTION |
REFERENCE TEXTE |
TYPE DE REGIME |
MODE D’ADOPTION |
EMMANATION |
Transition autonomie |
Constitution française et textes constitutionnels |
Régime de l’autonomie interne |
Réglementaire |
Assemblée Territoriale du Moyen-Congo |
Transition indépendance |
Série de textes constitutionnels (1959-1960) |
Présidentiel de type démocratique et multipartiste |
Réglementaire |
Assemblée Législative |
1ère République |
Loi constitutionnelle n°22-61 |
Présidentiel de type démocratique et multipartiste |
Référendaire |
Assemblée Nationale |
Transition Révolutionnaire |
Ordonnance n°63/2 portant organisation provisoire des pouvoirs publiques |
Parlementaire monopartiste |
Réglementaire |
Gouvernement provisoire |
IIème République |
Constitution du |
Semi Parlementaire et semi présidentiel |
Référendaire |
Souverain Primaire (Peuple) |
IIème République |
Charte Supra constitutionnelle du MNR |
Révolutionnaire de type présidentiel avec Parti/Etat |
Réglementaire |
Mouvement National de la Révolution (MNR) |
Transition |
Acte fondamental du CNR |
Révolutionnaire : Parti/Etat avec exécutif bicéphale : Président/Premier ministre |
Réglementaire |
Conseil National de la Révolution (CNR) |
IIIème République |
Ordonnance Constitutionnelle n°40/69/PCT |
Révolutionnaire : Parti/Etat avec institutions issue des pouvoirs dit populaires |
Réglementaire |
Parti Congolais du Travail (PCT) |
IIIème République |
Constitution du 24 Juin 1973 |
Révolutionnaire : Parti/Etat avec exécutif tricéphale Président/Gouvernement/ Conseil d’Etat |
Référendaire |
Souverain Primaire (Peuple) |
IIIème République |
Déclaration du 12/12/1975 portant abrogation constitutionnelle |
Révolutionnaire : Parti/Etat avec exécutif tricéphale Président/Gouvernement/Etat major spécial révolutionnaire |
Réglementaire |
Parti Congolais du Travail (PCT) |
IIIème République |
Acte n°005/PCT attribuant les pleins pouvoirs au CMP |
Régime d’exception : Parti (CMP)/Etat |
Réglementaire |
Parti Congolais du Travail (PCT) |
IIIème République |
Acte fondamental du |
Militaire : Parti (CMP)/Etat |
Réglementaire |
Comité Militaire du Parti (CMP) |
IIIème République |
Acte n° 38/PCT/CC portant fondement, organisation et fonctionnement provisoire des pouvoirs publics |
Révolutionnaire : Parti/Etat |
Réglementaire |
Parti Congolais du Travail (PCT) |
IIIème République |
Constitution du |
Révolutionnaire Parti/Etat avec Exécutif bicéphale : Président/Conseil des ministres |
Référendaire |
Souverain Primaire (Peuple) |
Transition démocratique |
Acte fondamental régissant la période de transition démocratique (1991) |
Transitoire avec exécutif bicéphale troïka : Président/Premier ministre/CSR |
Réglementaire |
Conférence Nationale Souveraine |
IVème République |
Constitution du |
Semi présidentiel avec Parlement à 2 chambres |
Référendaire |
Souverain Primaire (Peuple) |
Transition flexible |
Acte fondamental du |
Présidentialiste |
Réglementaire |
Conseil National de Transition |
Vème République |
Constitution du |
Présidentiel avec parlement à 2 chambres |
Référendaire |
Souverain Primaire (Peuple) |
LES PRINCIPAUX PRESIDENTS DE
De l’indépendance (1960) à nos jours (2010)
En cinquante ans d’indépendance, l’histoire de
Ø L’Abbé Fulbert YOULOU (1959-1963)
Ø Alphonse MASSAMBA-DEBAT (1963-1968)
Ø Commandant Marien NGOUABI (1968-1977)
Ø General Joachim YHOMBI-OPANGO (1977-1979)
Ø Colonel Denis SASSOU-NGUESSO (1979-1992)
Ø Professeur Pascal LISOUBA (1992-1997)
Ø General Denis SASSOU-NGUESSO (1997 à nos jours)
Il convient de souligner à ce stade que, l’actuel Chef de l’Etat en exercice, Denis SASSOU-NGUESSO bat le record de longévité au pouvoir, en totalisant à lui seul 26 ans de règne discontinu.
Cependant, face à la vacance de pouvoir constatée de fait à certaines périodes, dans les années 60/70, qui ont été marquées par une prolifération des coups d’états militaires et autres complots politiques de triste mémoire : Augustin POIGNET et Alfred RAOUL, tous deux officiers de l’armée nationale congolaise, aujourd’hui décédés, seront amenés à assumer à titre intérimaire, les fonctions de Président de la République.
Wilfrid SATHOUD
En 2009 Survie publiait un livre de Raphaël Grandvaud : Que fait l’armée française en Afrique? cet ouvrage traite de la période 1990 à nos jours, il était complété d'une brochure couvrant les périodes antérieures et qui permet de comprendre comment les fêtes des indépendances des pays africains s’appuient sur une supercherie dont les présidents en poste sont complices et otages.
La preuve de ces assertions nous est apportée par l'histoire de ce colonel de l'armée française qui vient de défrayer la chonique en jouant de l'intimidation sur un journaliste togolais. Voir
SURVIE est une association (loi 1901) qui mène des campagnes d’information et d’interpellation des citoyens et des élus pour une réforme de la politique de la France en Afrique et des relations Nord-Sud. Elle fonde son action sur la légitimité qui incombe à chacun d’interpeller ses élus et d’exiger un contrôle réel des choix politiques dans tous les domaines.
Elle compte 1600 adhérents réunis dans 24 groupes locaux qui relaient ses campagnes dans toute la France. La semaine de la solidarité internationale en novembre et le moi(s) contre la Françafrique en février représentent les temps fort de mobilisations, projections, débats comme cette les 15 ans d’implication de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda, la visite du Président Sarkozy dans 3 pays africains et sa coopération « business », la réélection de Sassou N’Guesso ou encore la succession du fils Bongo à la tête du Gabon.
Survie réalise un travail d’enquête et d’analyse critique, dénonce les agissements de la Françafrique et promeut auprès des décideurs une autre relation France-Afrique. Elle publie une revue mensuelle, Billets d’Afrique et d’ailleurs, qui propose, pays par pays, des éclairages sur l’actualité la plus chaude, relève les petites phrases qui ont de grands effets, prononcées ici et là par les principaux acteurs des relations francoafricaines.
Recevez un exemplaire gratuit en écrivant à contact@survie.org

Premier Maire autochtone élu de la ville de Dolisie
Premier argentier noir de l’histoire du Congo indépendant
Premier député de
Ancien Grand Conseiller Fédéral de l’AEF P/C du Moyen-Congo
Ancien Sénateur de la communauté AEF au Parlement Français
Pierre GOURA est né le 2 Janvier 1917 à Sibiti dans l’actuel Département de la Lekoumou et, décédé le 26 Septembre 1996 à Paris en France, où il vivait paisiblement depuis le renversement des institutions de la première République du Congo suite aux événements qui entreront dans la légende sous le vocable des trois glorieuses journées de la révolution congolaise des 13 – 14 et 15 août 1963. Il fut successivement :
Homme d’Etat respecté et discret, il fut d’abord un compagnon de lutte politique du député Jean FELIX TCHICAYA, premier parlementaire du Moyen-Congo et du Gabon à l’Assemblée Nationale Française, au sein du PPC (Partie Progressiste Congolais) alors Section locale du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) au Moyen Congo.
Par la suite, il rejoindra l’Union Démocratique pour
Nommé Ministre d’Etat sans attribution en 1958, Pierre GOURA occupera sans désemparer le portefeuille ministériel très convoité des finances de l’indépendance à la chute du régime de la première République (1960-1963) et, sera de ce fait incarcéré, jugé, et condamné à la peine de 2 ans de prison ferme par le « Tribunal Populaire » institué en 1965, pendant le règne du MNR (Mouvement National de la révolution) présidé par Alphonse Massamba-Debat, sous la deuxième République.
A la faveur de l’appel lancé par le Ministère de
Wilfrid Olivier Gentil SATHOUD[1]
[1] Auteur de plusieurs publications historiques, parues tant sur internet que dans la presse locale congolaise et internationale, Wilfrid SATHOUD a eu l’occasion de côtoyer dans sa tendre enfance, l’ancien Sénateur et Ministre Pierre GOURA, sous les auspices de son père, Victor-Justin SATHOUD qui fut un de ses lieutenant et compagnon de lutte politique aussi bien au PPC que à l’UDDIA, sous l’impulsion du RDA, de même qu’à l’assemblée territoriale du Moyen-Congo, au premier conseil municipal de Dolisie et dans les différents gouvernements de la première République.

Kianguebéni nous offre ses réflexions quand à la sauvegarde du patrimoine Téké qui est partie intégrante de la nation congolaise. Le boulot ne manque pas comme le montre la photo de la case royale de Mbe ci-contre.
I - Présentation du domaine royal de M’bé
Le domaine royal de M’bé est situé à
II – Etat les lieux du patrimoine sur le site : une potentialité touristique à valoriser
Le patrimoine matériel
Le domaine royal de Mbé est composé d’un ensemble de sites liés à la culture et à l’histoire du peuple Téké dont :
Le patrimoine immatériel.
L’une des caractéristiques du domaine royal réside dans le fait que le royaume est très présent dans l’immatériel; on y trouve une forte présence des traditions et expressions orales, des arts du spectacle (danses, transes...), des pratiques sociales, rituelles et événement festifs, des connaissances et pratiques concernant la nature et l'univers, du savoir et du savoir faire liés à l'artisanat et à la médecine traditionnelle(3). On trouve des formes d’expression culturelles très variées parmi lesquelles :
Enfin il y a la propriété foncière qui confère un caractère sacré à la nature. Il y a des surfaces sur lesquelles des familles exercent, en vertu de la coutume, un droit exclusif, non de propriété à proprement parler, mais de jouissance. Aucun étranger n’y a accès sans l’autorisation des autorités familiales compétentes et moyennant le paiement d’un droit d’accès limité et temporaire. Le clan propriétaire foncier veille à l'exploitation de son domaine, à sa protection et donc à sa conservation. Les pratiques rituelles ont un impact sur la conservation et la protection de la nature, elles peuvent être une manière d'honorer les ancêtres, elles interdisent tout abus d'abattage, de chasse, de pêche et de cueillette des produits de la brousse qui, très souvent, entraîne des sanctions du genre : perte de son chemin de retour, raréfaction du gibier, du poisson, des fruits et autres produits de la forêt. C'est ainsi que grâce à ces cultes et à la propriété foncière, on fait cesser les abus et se créent, par conséquent, des "réserves naturelles" vieilles de plusieurs centaines d'années. La forêt sacrée est donc faite d'interdits inviolables et l’on s'en sert décemment en pensant aux générations futures. C'est aussi elle qui préserve la santé, procure la nourriture en un mot, c'est une source de vie pour les générations d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Il y a ainsi une gestion logique intergénérationnelle et extra-générationnelle qui va au-delà de toute considération magico religieuse. En effet, chaque génération en respectant les interdits préservent le patrimoine, au profit des générations futures et ainsi de suite(5). Dans ce sens les générations qui se succèdent entretiennent des liens étroits avec la nature par le respect et la crainte du Nkwe Mbali qui est considéré comme un code moral, un esprit supérieur ou tutélaire du Royaume. Cet esprit recommande une justice au sein du Royaume et châtie tout acte de violence et de malice. Ce qui contribue fortement à la conservation de la culture Téké qui repose sur la paix.
On observe encore un bon nombre de détenteurs de connaissances, de savoir et de savoir-faire (sachants et historiens). Ce qui pourrait faire l’objet d’un programme de « Trésors humains vivants » en République du Congo pour la sauvegarde du patrimoine culturel présent sur toute l’étendue du territoire.
Les principales composantes physiques du Domaine royal de Mbé ont gardé leurs emplacements d'origine et leur caractère sacré. Les forêts sacrées qui ont remplacé les différentes cités royales sont toujours visibles. Les rites et autres manifestations traditionnelles se sont perpétués jusqu'à nos jours. Ils se pratiquent toujours et de manière intégrale dans le Domaine. Ceux-ci sont toujours régis par le code traditionnel Nkouembali. La force de ce Domaine réside dans le respect de ce code qui régit non seulement les rites liés à la désignation (Oushion), à l’investiture (Lisse) et aux funérailles (Nzo a Nsuele) des hauts dignitaires, mais aussi le mode de gestion et de protection des lieux de sépulture des anciens dignitaires, des lieux de mémoire du royaume, des sanctuaires et des forêts sacrées. Toutefois il convient d'indiquer que le Domaine est menacé par la pratique de la culture sur brûlis et l'exploitation illicite des forêts. Par ailleurs, l’habitat traditionnel qui caractérisait la culture Téké a disparu.
III – La nécessité de préconiser un tourisme culturel durable
Le tourisme culturel durable est celui qui exploite les ressources culturelles aujourd’hui sans compromettre la capacité des générations futures de faire autant. C’est un tourisme qui s’impose de plus en plus à l’échelle mondial ; un tourisme alternatif qui respecte, préserve et met durablement en valeur les ressources patrimoniales (culturelles et sociales) d'un territoire à l'attention des touristes accueillis, de manière à minimiser les impacts négatifs qu'ils pourraient générer. Il vient essayer de palier les lacunes et les méfaits du tourisme de masse. L'Organisation mondiale du tourisme le définit comme suit : Le « Développement touristique durable satisfait les besoins actuels des touristes et des régions d’accueil tout en protégeant et en améliorant les perspectives pour l'avenir. Il est vu comme menant à la gestion de toutes les ressources de telle sorte que les besoins économiques, sociaux et esthétiques puissent être satisfaits tout en maintenant l'intégrité culturelle, les processus écologiques essentiels, la diversité biologique, et les systèmes vivants. » (OMT). Sous la condition que tous les acteurs concernés participent activement et s’engagent à respecter la mise en œuvre effective du tourisme durable (GTD)(6). »
Il s’agit d’une offre tourisme que le domaine royal de M’bé peut mettre à profit car le royaume est très présent dans l’immatériel (cf. présentation du patrimoine immatériel – P.3).
En effet, de plus en plus les tourismes veulent se démarquer du tourisme traditionnel (monuments, structures matérielles..) pour se réorienter vers un nouveau tourisme : celui de la mémoire vivante, des traditions et expressions orales, des récits, en somme, de l’immatériel. Pour preuve, en 2008, certaines destinations se sont vu remettre un prix, non pour leurs monuments ou infrastructures, mais pour les traditions qu’elles ont héritées et conservées au fil des générations. Le patrimoine vivant ou «immatériel» sert à rapprocher les personnes des communautés dans lesquelles elles vivent en leur conférant un sens d'identité et de continuité. Il comprend les traditions culinaires, les artisanats, les arts locaux et la vie rurale. Vingt destinations d’excellence ont été récompensées par le titre de «meilleures destinations européennes d’excellence pour leur patrimoine immatériel 2008». Dix-huit États membres et deux pays candidats ont participé au projet. La cérémonie de remise des prix s’est déroulée lors du Forum européen du tourisme à Bordeaux, en France, les 18 et 19 septembre 2008(7). Le patrimoine, qu'il soit culturel ou naturel, matériel ou immatériel, a toujours intéressé et attiré la population mondiale - ou plutôt ceux qui peuvent se le permettre - à voyager. Sa reconnaissance et sa mise en avant ces dernières années par des institutions à l'échelle globale, telle que l'Unesco, ajoute ainsi au prestige à ce patrimoine, de plus en plus vanté, et motivant donc encore plus les déplacements des touristes.
Le domaine royal de M’bé doit donc profiter de cette offre dont il dispose et qui est de plus en plus appréciée par les touristes. Il dispose d’une offre touristique culturelle qui porte sur l’immatériel ; une richesse inestimable, un exemple d'harmonie entre le patrimoine culturel immatériel, le tourisme et l'économie. Dans le contexte d'un secteur touristique en plein essor, l'attention au patrimoine culturel immatériel joue un rôle essentiel. Pour cela, sa reconnaissance, appropriation et transmission seront les facteurs qui agiront sur une prise de conscience et une meilleure sensibilisation qui pourront encourager un développement du territoire qui ne subit pas le tourisme mais s'enrichit grâce à lui(8).
IV – Les retombées du tourisme durable pour le domaine royal de M’bé
Les retombées économiques
L’exploitation des ressources culturelles du domaine de M’bé par un tourisme durable va produire des retombées économiques importantes. En effet, la culture, tant dans ses différents « objets » que dans sa représentativité globale des identités nationales et régionales, est une puissante force d'attraction pour un territoire et elle seule est capable de créer le « génie du lieu », autour duquel les visiteurs se retrouvent, apprennent, s'émeuvent et se différencient. Dans ce sens, les retombées économiques se ressentent de plusieurs façons ; ainsi, la mise en place d’une politique d’emplois liée à la protection des sites aura pour principale conséquence d’accorder à la population locale les emplois générés par ce tourisme et qui leur seront accordés en priorité. En effet, celle-ci va constituer l’essentiel de la main d’œuvre pour la réalisation des travaux de réfection, de réaménagement, d’assainissement, de protection des espaces naturels et culturels et de reconstruction qui seront effectués dans les sites. Ceci en vue de freiner le départ massif des jeunes vers les villes et de faire revivre les localités qui abritent ces sites. En outre, il sied de rappeler que le domaine royal de M’bé est inscrit sur le la liste indicative de l’UNESCO et son inscription au patrimoine mondial permettra d’envisager des retombées économiques encore plus importantes avec notamment l’affluence des touristes. Le tourisme sera créateur d’emplois avec une main d'œuvre essentiellement locale. Ici, il s'agira de mettre l'accent sur le fait que la population locale soit le premier bénéficiaire de ce projet dans le cadre de la main d'œuvre. En même temps, il faut préciser que notre projet va favoriser le développement de l'économie locale par le réinvestissement des ressources générées par le tourisme dans d'autres projets communautaires comme la construction d'écoles, des centres de santé... ; ceci afin d'améliorer le niveau de vie des populations locales. Dans ce sens, la population locale sera amenée à commercialiser ses savoirs-faires locaux ; ce qui nous permettra de lui faire bénéficier des retombées touristiques; les artisans locaux vont faire évoluer la conception de leurs produits artisanaux pour les adapter aux goûts de leurs nouveaux clients. Ce qui va nécessairement améliorer les conditions de vie de la population locale
Les retombées sur le plan environnemental
En effet, le tourisme et l’exploitation irresponsables du site et de son patrimoine peuvent engendrer une dégradation du bien. Pour éviter cela, des mesures de précaution, compensatoires et conservatoires pourront être mises en œuvre et évaluées pour limiter et compenser les impacts du tourisme sur la qualité de vie des populations locales et sur l'environnement. D’où la nécessité de décliner une protection et une valorisation qui fera application des trois indicateurs composites définis par l'OMT et qui sont particulièrement bien adaptés à la mesure des coûts et avantages écologiques de l'écotourisme. Il s'agit de :
Ces indicateurs ont pour rôle principal d’établir une surveillance des sites et de leur patrimoine sur le plan écologique et environnemental. Pour y arriver, il faut donc sensibiliser la population résidente à un effort d'assainissement en encourageant le développement d'initiatives privées entrepreneuriales de traitement d'ordures et de déchets. En amont un accent sera mis sur l'information des touristes quant à l'interdiction de l'utilisation des déchets nocifs et toxiques dans et autour du site. De même seront encouragés les visites guidées pédestres, le réseau de véloroutes et voies vertes afin de réguler l'accès des touristes, de préserver l'intégrité des sites et de limiter les dégâts environnementaux. Cependant il faut noter la nécessité pour les deux Ministères (Culture et Environnement) de travailler en transversalité afin que tous les aspects soient pris en compte.
Les retombées sur le plan culturel
Il s’agit de protéger et d’assurer la transmission aux générations futures du patrimoine le domaine royal de M’bé et ses composantes (Nkoue Mbalin, sacralité des forêts, gestion intra et extra générationnelle de l’immatériel) Il conviendra aussi d’assurer le rayonnement et la diffusion de la valeur universelle exceptionnelle du site au niveau international par son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO bien qu’étant déjà sur la liste indicative. En outre, il faut envisager un brassage des cultures. C'est l'occasion de faire du tourisme une opportunité de rencontres, d'échanges, de dialogue, de brassage inter culturel et de cohésion sociale. Par ailleurs, il faut sensibiliser la population locale à réserver un accueil chaleureux aux touristes qui doivent à leur tour respecter les us et coutumes de la localité: respect des normes sociales, culturelles et religieuses des sites par les touristes. Aussi, ce projet de tourisme culturel durable est un moyen pour la population locale de se réapproprier sa mémoire collective tout en perpétuant le savoir-faire local. Le tourisme permettra la modernisation des mentalités, le développement de nouvelles aptitudes, la valorisation culturelle, le maintien de la culture. Dans ce sens, faire, les sites vont bénéficier d'un rayonnement tant au plan national qu'international à travers le tourisme.
Deux ans après le renversement de la première République du Congo, le nouveau régime « révolutionnaire » institué par le MNR [1] sous la conduite du président Alphonse Massamba Débat, installera une Cour d’exception, pour juger les principaux responsables du pouvoir déchu.
Du 8 au 14 Juin 1965, au "Tribunal Populaire de Brazzaville" sous la présidence de Stanislas Batchy, se déroulera leur procès. Outre 14 membres du gouvernement Youlou, dont le président lui même, 5 hauts fonctionnaires seront présents sur le banc des accusés. Fulbert Youlou, exilé à Madrid (Espagne), sera condamné à mort par contumace, tous ses biens tant au Congo, qu’a l’étranger seront confisqués.

Poignée de main historique Opangault/Youlou et premier gouvernement d’union nationale de l’histoire du Congo.
Nous publions à la suite de cet article,
Extrait du livre de l’Abbé Fulbert Youlou [4]
« Je suis accusé d’avoir utilisé à mes fins un avion de guerre de type Héron, que j’aurais reçu du gouvernement français. Je demande aux membres de ce soi-disant tribunal de s’informer auprès de ce gouvernement du jour et de la date où un avion de guerre m’aurait été donné par lui ? En tout cas, sur mon honneur, je déclare n’avoir jamais reçu d’avion de ce type. Mais je reconnais avoir reçu de la France trois ou quatre petits avions Broussards. Et ils sont à Brazzaville.

Atterrissage de l’un des fameux avions broussards, conduisant l’Abbé Fulbert Youlou à l’aéroport de Dolisie, ou il est reçu par le Maire Délégué Hilaire Mavioka, à coté de Victor Sathoud (1961).
Je suis accusé d’avoir apporté mon soutien à MM. Kasavubu et Tshombé. C’est exact. Je suis anti-communiste et je le serai toute ma vie. Je soutiendrai, tant que je vivrai, tous ceux qui défendent la même cause que moi.

Fulbert Youlou a gauche avec le président Kasavubu du Congo-Léopoldville et, à droite avec le leader sécessionniste katangais Moise Tshombe assistant à la cérémonie officielle de lancement des travaux de construction du barrage de Sounda dans le Kouilou.
Ce tribunal ose me condamner à mort pour avoir toléré à Brazzaville l’installation de la Radio-Makala. Mais que dit ce tribunal de ce qui est diffusé sur les antennes de la Radio du désordre pour le compte des rebelles installés là-bas ? Que pense ce tribunal sur le fait que les rebelles de Léopoldville aient des bases militaires partout au Congo-Brazzaville, utilisant armes et munitions de l’armée congolaise avec tous les soutiens logistiques ?
Oui, un tribunal dont le jugement rendu n’est que le reflet évident de la haine ne peut être équitable et juste car, avant de se prononcer sur la nationalisation de tous mes biens, ce tribunal aurait dû savoir que c’est en 1946 que j’ai acheté la ferme de Madibou, grâce aux dons que j’avais reçus alors des chrétiens, que le petit hôtel de Bacongo a été construit en 1956 grâce à un crédit de deux millions sollicité à la banque qui s’appelait alors Crédit d’A.E.F. et ce crédit a été entièrement remboursé. L’hôtel du Pool n’est pas encore entièrement payé, je suis satisfait de ce que Massamba-Débat prendra sur toutes mes dettes.
Ce que ce tribunal ne veut pas savoir et ne veut pas dire, c’est que j’étais régulièrement salarié et que j’avais le droit d’user de ma solde. Ce tribunal ne démontre pas non plus combien j’ai volé et sur quel chapitre cette somme a été défalquée.
Je suis condamné à mort pour avoir demandé de maintenir l’ordre le 13 août, alors que je représentais le pouvoir légal… ».
Extrait de l’audition de Monsieur Apollinaire Bazinga, ancien Ministre de l’Information
Accusé, vous êtes inculpé d’avoir matériellement ou moralement aidé ou assisté l’ancien Président dans sa politique Katangaise, à la mise à la disposition à une mission étrangère d’une partie du territoire au profit d’une province sécessionniste : le Katanga, pour le trafic d’armes de guerre, à la prestation du sol national pour l’installation d’une station de radio dénommée Makala au service de l’étranger et à l’aide des forces armées d’avoir causé la mort à trois congolais, lors des journées révolutionnaires d’août 1963. Accusé répondez !
Monsieur le Président,
1) Je ne reconnais pas avoir aidé ou assisté l’ex Président YOULOU à la cession d’un terrain militaire au gouvernement du Katanga.
Cette cession ou cette aide, je les ignore totalement.
2) Je reconnais avoir été Ministre de l’Information à une époque, mes attributions étaient les suivantes : responsable de la direction du service de l’information, j’avais à exercer la tutelle de la Radio Télévision Congolaise et de l’Agence Congolaise de l’Information. Quant à l’installation de Radio Makala, je l’ignore complètement,…était t’elle exploité par le Congo ou par le Katanga ou par une nation étrangère.
3) En ce qui concerne l’intervention armée contre le peuple sans armes, Monsieur le Président sur ce point, je ne pouvais dire aucun mot. Pour la bonne raison que je me trouvais en mission à l’étranger, précisément à Dakar ou se réunissait un Conseil de ministres des affaires étrangères de l’OUA (S’il s’était tenu un conseil des ministres pour décider de l’usage des armes contre les manifestants, parmi lesquels trois braves congolais ont trouvé la mort, je l’ignore.
Accusé BAZINGA, avez-vous entendu parler d’une radio dénommé Makala en votre qualité de ministre de l’information ?
Monsieur le Président, en ma qualité de ministre, je ne reconnais pas avoir enregistré la présence de Radio Makala. Mais en ma qualité de simple citoyen, j’ai entendu qu’il existait une telle radio, je m’étais inquiété, en tant que ministre de l’information de ne pas l’avoir su.
Sentences du procès des responsables du régime de la première République du Congo devant le tribunal populaire de Brazzaville siégeant du 8 au 14 Juin 1965
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N° |
NOM & FONCTION |
CHEFS D’ACCUSATION |
PEINE INFLIGEE |
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1 |
Abbé Fulbert YOULOU, Président de la République |
Haute trahison, cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Installation d’un poste émetteur appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville ; *Détournement des deniers publics |
Condamné à mort par contumace, confiscation de tous les biens tant au Congo qu’à l’étranger |
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2 |
Stéphane Tchitchelle, Vice Président de la République, Ministre des Affaires Etrangères |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville ; *Détournement des deniers publics |
15 ans de Prison ferme avec confiscation de la ferme de Hinda |
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3 |
Dominique NZALAKANDA, Ministre de l’Intérieur et de la Justice |
Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville ; *Détournement des deniers publics |
15 ans de prison ferme avec confiscation de ses deux voitures |
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4 |
Joseph SENSO, Ministre de l’Intérieur et de la Justice |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville |
10 ans de prison ferme |
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5 |
Prosper GANDZION, Ministre de l’Education Nationale |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville ; *Détournement de deniers publics |
10 ans de prison ferme avec privation des droits civiques |
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6 |
Victor SATHOUD, Ministre de la Fonction Publique, du plan et de l’équipement |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville ; *Détournement de deniers publics |
10 ans de prison ferme |
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7 |
Alphonse NZINGOULA, Directeur de Cabinet de l’ancien Président de la République |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville |
8 ans de prison ferme |
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8 |
Eugène GOMA, Directeur de la Sûreté Nationale |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville |
5 ans de prison ferme |
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9 |
Isaac IBOUANGA, Ministre de la Production Industrielle |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville |
3 ans de prison ferme |
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10 |
Marc DELLHOT, Secrétaire particulier de l’ancien président de la République |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville ; *Détournement de deniers publics |
3 ans de prison ferme avec confiscation de ses deux voitures |
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11 |
Antoine LETEMBET AMBILY, Directeur de Cabinet du Ministre de l’Intérieur |
Trafic d’influence, accession illégale à la fonction publique |
3 ans de prison ferme |
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12 |
Pierre GOURA, Ministre des Finances |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville ; *Détournement des deniers publics |
2 ans de prison ferme, avec sursis |
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13 |
Jacques OPANGAULT, Vice-président de la République |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville |
Acquitté, relaxe pure et simple |
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14 |
Simon Pierre KIKHONGA NGOT, Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville |
Acquitté, relaxe pure et simple |
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15 |
Apollinaire BAZINGA, Ministre de l’information |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville |
Acquitté, relaxe pure et simple |
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16 |
Germain SAMBA, Ministre de l’Agriculture |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville |
Acquitté, relaxe pure et simple |
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17 |
Faustin OKOMBA, Ministre des Travaux Publiques |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville |
Acquitté, relaxe pure et simple |
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18 |
René KINZOUZA, Ministre de la Santé |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville |
Acquitté, relaxe pure et simple |
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19 |
Michel KIBANGOU, Ministre des Affaires Economiques |
*Participation à la cession d’une portion du territoire national au profit de la sécession Katangaise ; *Participation à l’installation d’un poste émetteur radio appelé Makala en vue de créer la subversion au Congo-Léopoldville. |
Acquitté, relaxe pure et simple |
Déclaration de Monsieur Victor-Justin Sathoud [5] détenu politique et ancien ministre à l’occasion de sa libération (Brazzaville le 14 Août 1968)
« Les émotions les plus profondes sont muettes », a dit un sage. L’on comprendra donc facilement pourquoi les mots ne m’arrivent pas aisément, pour exprimer ma gratitude à l’endroit des dirigeants du Parti, de ses organismes parallèles et du Peuple Congolais tout entier, pour les mesures qu’ils ont bien voulu prendre en notre faveur. Aussi, vais-je me borner à adresser à tous ce petit mot, d’usage très courant, mais qui sortent du plus profond de mon âme et traduisent une reconnaissance sincère : Merci !
En effet, père de neuf enfants tous en bas âge qui, depuis quatre ans sont livrés à eux-mêmes, avec les déboires que cette situation comporte, je n’apprécierai jamais assez le caractère magnanime de ces mesures. C’est pourquoi, pour moi , tels les flots du Congo charriants les jacinthes qui salissent à certaines périodes notre beau fleuve, pour les jeter dans l’océan, ces mesures emportent pour toujours, tout ce dont j’ai souffert, et tous les préjudices que j’ai subis vers cet autre océan qu’est l’oubli total, le passé.
C’est donc sans acrimonie, ni nostalgie, sans rancœur ni haine contre qui que ce soit que je réintègre la nouvelle société congolaise, et pourrais dans la mesure ou il me serait donné de le faire, apporter loyalement ma modeste contribution à cette œuvre exaltante, mais combien délicate, difficile, voir même ingrate, l’œuvre de construction nationale à laquelle le gouvernement s’est attelé sous l’impulsion du Parti avec l’appui de tout le Peuple.

Victor Justin Sathoud, recevant le président Marien Ngouabi à Dolisie, en qualité de Commissaire du gouvernement au Niari (1974)
J’ose espérer que nous trouverons en chacun un frère honnête et compréhensif, débarrassé de l’égoïsme, des suspicions non fondés et préjugés de toutes sortes, qui se fera un devoir patriotique de faciliter notre réadaptation.
En d’autre termes, je formule le vœu que dans les jours à venir, nous soyons jugés en fonction des actes concrets que nous commettrons par rapport aux intérêts bien compris du Congo, et non en fonction de ce que nous étions dans l’ancien régime, ou, encore moins, sur de simples procès d’intentions.
Car j’estime pour ma part, que tous les congolais doivent plus que jamais, comme l’a dit un grand penseur de notre siècle, « devenir des maçons pour bâtir non pas pour des mur, pour nous séparer, des ponts pour nous unir ».
Alors, les termes sœurs sœur et frère ne seront jamais des vains mots qui sortent de nos bouches, mais toujours l’expression vivante de notre solidarité, et de notre cohésion agissante.
Je suis profondément convaincu que c’est dans l’union sincère, fraternelle et confiante de tous les congolais que nous combattrons efficacement les sous développement de tous ordres qui accablent si atrocement notre pays, qu’il soit économique, social, culturel, moral, spirituel ou idéologique, afin de préparer à nos enfants des lendemains enchanteurs, pour que vive le Congo.
[1] Le MNR est la première formation politique monopartite du Congo, crée en 1965, sous la direction d’Alphonse Massamba-Debat, avec ses principales tendances incarnées par Pascal Lissouba et Ambroise Noumazalaye
[2] Fulbert Youlou , « J’accuse la Chine » éditions Table Ronde, Paris (1965)
[3] Après l’amnistie décrété, en 1968, par le Président Marien Ngouabi en faveur de tous les détenus politiques.
[4] Assigné à résidence surveillé au camp militaire qui portait son nom après la révolution, Fulbert Youlou s’évadera de sa villa prison le 25 mars 1965, pour s’exilé à Madrid (Espagne) Via Léopoldville (actuel Kinshasa en RDC), au lendemain du triple assassinat des hauts fonctionnaire Pouabou (Président de la Cour Suprême), Son neveu éventuel successeur Matsokota (Procureur de la République), et Massoueme (Directeur de l’Agence congolaise de l’information).
[5] Incarcéré après la révolution, Victor Sathoud, ancien ministre de la fonction publique, puis du plan et de l’équipement (en remplacement de Massamba Débat) sera détenu à la maison d’arrêt de Brazzaville, avant d’être transférer à Kidamba dans le Pool et, assigné à résidence à Sibiti dans la région de la Lekoumou. Il recouvrera la liberté en 1968, à la faveur d’une amnistie générale décrétée par Marien Ngouabi à son arrivée au pouvoir.
Article précédemment édité dans congopage.com
Dans le forum « Les Grands Débats » de congopage.com, en se référant au texte de Célestin Malonga paru in "New Perspectives", Loumo offre un historique de la JMNR dont nous nous emparons éhontément pour notre rubrique histoire.
L'histoire, en particulier lorsqu'elle est récente, est sujette à controverse. Nous ignorons si la relation des faits tels qu'ils sont vus par l'auteur correspondent à la vérité absolue. A nos lecteurs d'apporter leur éclairage à cette partie de l'histoire congolaise.
Tout est parti d'un mythe fondateur : celui selon lequel pour mettre fin aux conflits interethniques, il faut abandonner le multipartisme. Nourrissent ce mythe, les agents politiques (toutes tendances ethniques confondues) qui étaient à la tête des principaux partis politiques de l'époque. Nous somme à la fin des années 1950, soit un an avant la décolonisation et le début des indépendances.
Contrairement à une idée-reçue, ce ne fut pas Fulbert Youlou, ce furent tous les chefs de parti (MSA, UDDI, PPC ) qui se jetèrent à pieds joints dans le monopartisme. Traumatisés par les deux guerres civiles (1958 à Pointe-Noire et 1959 à Brazzaville), Jacques-Bonaparte-Opangault, Fulbert Youlou et Stéphane Tchitchellé estimèrent qu'il fallait en finir avec le multipartisme, facteurs de troubles inter-ethniques.
Voyons ce que nous en dit Célestin Malonga dans un témoignage riche en éléments historiques :
"L’Assemblée Nationale Congolaise vote à l’unanimité et avec acclamation, la loi
14-63 du 13 avril 1963 portant institution du parti unique, au cours de la session
extraordinaire ouverte, le 10 avril 1963, et présidée par Marcel Ibalico (député UDDIA).
Le vote est acquis à l’unanimité des députés de toutes tendances composant
l’Assemblée nationale (UDDIA, MSA, PPC).
Le Ministre de l’Information Isaac Ibouanga (UDDIA), tient le 17 avril 1963, une conférence de presse explicative sur la loi portant création du parti unique et au cours de laquelle il annonce la création du comité de mise en place du parti unique qui siègera à Brazzaville du 1er au 8 août 1963 (une semaine avant le mouvement des 3 glorieuses)."
En postulant que la JMNR est une émanation milicienne "débaïste" donc Kongo/lari, on oublierait que la stratégie qui consiste à armer les populations civiles, notamment la jeunesse, sort des cercles d'études marxistes qui, dans le cas du Congo, avaient comme maîtres à penser, Ndalla Graille, Lissouba, Noumazalaye, Henri Lopes, Matchocota, Maboungou-Mbimba, Hilaire Mouthault.
Massamba-Débat, obscur instituteur ayant travaillé au Tchad puis au Congo, pratiquant protestant, était loin de ce courant idéologique que vont lui faire miroiter les "aecistes" de la FEANF, des ailes "toulousaines" et "parisiennes" dès leur retour au pays sans avoir terminé leurs diplômes en France.
L'hypothèse la plus vérifiable est que la JMNR est une émanation du MNR, parti unique d'inspiration marxiste dont la cheville ouvrière est constituée par les militants de l'AEC.
Quant aux militants des différents partis politiques antérieurs à la période des indépendances, ils contribuent à leur propre enterrement quand ils se chargent de rédiger les textes fondateurs du monopartisme au Congo.
Célestin Malonga précise que ce ne sont pas les seuls Kongo/lari qui promulguent l'acte de naissance de cette monstruosité politique (le Parti Unique) ; des leaders venus du Nord, de l'Ouest et de l'Est y vont tous de leur savair-faire et de leur zèle :
"Est soumis à son examen, un projet de statuts du parti unique de type africain rédigé par une commission spéciale présidée par le Ministre Appolinaire Bazinga
(MSA) et comprenant notamment le Ministre Philippe Bikoumou (UDDIA) , deux hauts
fonctionnaires Paul Kaya et Pascal Lissouba, ainsi que les délégués de l’Assemblée nationale, de l’UDDIA, du MSA et du PPC, les partis appelés à disparaître après la
constitution du parti unique."
Certes, Célestin Malonga concède que surtout Youlou excelle par son zèle.
Le 6 août 1963, Youlou dont le parti est majoritaire à l'assemblée :
"met en garde contre l’action politique des syndicalistes qui, entre autres, s’insurgent contre la création du parti unique."
Mais Youlou ne sait pas qu'il vit ses dernières heures politiques :
"Le 15 août 1963, fin de la 1ère République."
Quand Youlou quitte les affaires en 1963, il ne laisse aucune milice sur le terrain.
Après le départ de Youlou, le goût des Congolais pour le multipartisme revient au grand jour :
"Août 1963 : un organisme clandestin créé en 1959, par Aimé Matsika, Président de
l’Union de la Jeunesse Congolaise (U.J.C), une organisation communiste, reprend ses
activités au grand jour."
Le cercle d'étude marxiste mis en veilleuse à cause du monopartisme reprend du service. C'est le fameux "groupe de Mpila" ainsi nommé parce qu'il se retrouve dans le quartier Mpila où la plupart des anciens de la FEANF (Fédération des Etudiants de l'Afrique Noire Francophone) ont élu domicile. Aujourd'hui, Sassou a fait de Mpila sa niche.
" Le Groupe de Mpila est remis en activité. Il s'agissait d'un groupe de réflexion politique de tendance marxiste, prônant le socialisme scientifique. Ces membres faisaient partie de l'Association des étudiants congolais en France."
"Maboungou Mbimba en est le chef. Il comprend en son sein les technocrates
ou étudiants ambitieux de la première génération et les étudiants de la tendance de
Toulouse. Les technocrates comprennent Pascal Lissouba, Antoine Da costa, Hilaire
Mounthault et Antoine Maboungou Mbimba. Lazare Matsocota s’abstient de participer à
ce groupe. Les Toulousains comprennent Ambroise Noumazalaye, Ndalla Graille et Jean
Baptiste Lounda "
Ganga, Gilbert Pongault, Pascal Okemba Morlendé) encouragent la création de ce parti unique, le MNR, eux qui en voulaient à Youlou d'avoir mis fin au multipartisme.
Création de la JMNR
Pascal Lissouba qui se définit " premier parmi les égaux" est, évidemment, aux premières loges.
"Le 6 au 8 août 1964 : Congrès constitutif de la Jeunesse du Mouvement National de la
Révolution (JMNR)."
Pascal Lissouba commence sa théorie de l'intimidation, au grand dam de ses adversaires. L'un d'eux, un nordiste, s'en émeut :
"26 août 1964 : adresse violente de M. Léon Robert Angor, Président de l’Assemblée, qui
met en demeure Pascal Lissouba et son gouvernement « de procéder à l’épuration des
leaders de la contre-révolution »."
Lissouba vrai chef de la JMNR ?
Commence la paranoïa des révolutionnaires marxistes dans laquelle s'illustre au premier chef, Pascal Lissouba, qui anime une émission dominicale destinée à "édifier" la jeunesse et à très forte connotation marxiste dogmatique. Conséquence :
"12 février 1965 : Le Premier Ministre Pascal Lissouba dénonce un complot qu’il attribue
aux Belges et aux Portugais, contre le Congo et précise que « l’opinion congolaise ne
s’étonne de rien si elle assiste, dans les jours à venir, à quelques événements, qui
n’auront pour but que de sauvegarder l’indépendance du Congo Brazzaville, compte tenu du complot ourdi contre le pays. » "
Le triple meurtre de 1965
La couleur est annoncée, le futur chantre de la démocratie de l'intimidation, théoricien de la tribu/classe est le vrai capitaine d'un bateau de plus en plus ivre :
"Cette déclaration sera un bon prétexte pour Ambroise Noumazalaye et ses compagnons "toulousains" pour ouvrir une période sanglante au Congo.
16 février 1965 : assassinat de trois hauts fonctionnaires, tous originaires du Sud :
Lazare Matsocota, Joseph Pouabou, tous deux magistrats, et l’Abbé Anselme Mansouémé, Directeur de l’Agence Congolaise d’Information."
Massamba-Débat en est ému. Son incontrôlable Premier Ministre en fait trop. Et c'est lui qui encaisse le choc. Après-tout n'est-il pas le Président de la République, ched de l'Exécutif ? Lissouba se frotte les mains. Ces trois cadavres dans le placard de la République sont une aubaine pour lui puisqu'ils donnent de Massamba-Débat l'image d'un Président sanguinaire.
La Défense Civile
directement par le MNR (cf. art.1 de ladite loi) ; les membres devaient recevoir une
instruction et un entraînement militaires ( art. 5). Ceux-ci sont prodigués par quelques
officiers congolais dits révolutionnaires ( Madzela Louis, Kimbouala Nkaya) et par des
camarades cubains, dans le but de protéger la révolution et d’imposer la dictature du
prolétariat."
22 juin 1966 : création de l’Armée Populaire Nationale.
L'armée, devenue nationale (la base militaire française ayant été chassée) on y recrute tout azimut. Des jeunes sans formation adéquate sont promus à des grades d'officiers. Parmi eux, un militaire frais émoulu de St-Cyr.
L'entrée en scène de Marien Ngouabi
d’Etat, le Président Ngouabi dissout la Défense Civile et la Gendarmerie Nationale, et
procède à l’épuration de l’armée. Ainsi près de 340 officiers, sous-officiers et hommes
de troupes dont ¾ sont originaires du sud, sont simplement écartés au seul motif
d’insuffisance idéologique décelée sans aucune investigation, et remis à la disposition de
la fonction publique."
Le premier coup d'état du Congo est réalisé par un nordiste. Le coup est violent ; beaucoup de cadavres jonchent le champ de bataille. Le camp "Biafra" où se sont repliés des jeunes en armes est "nettoyé" par les hommes de troupe dirigés par Marien-Ngouabi. Ngouabi n'est pas comme Sassou qui regarde de loin son coup d'Etat. Ngouabi est lui-même sur le tarrain. Ngouabi est soutenu par les soviétiques avec lesquels il va, par la suite, nouer de solides relations idéologiques sans contre-partie économique. Le Congo sous Ngouabi devient l'arrière-base militaire russe dans le conflit angolais.
Le procès de Massamba-Débat
de l’Abbé Anselme Mansouémé. Ce procès se déroule secrètement, devant une
juridiction spéciale, et est présidé par Henri Lopes qui est destitué rudement en cours
de procès. Il est remplacé par le Chef de l’Etat Marien Ngouabi, lui-même."
Les accusés :
Les absents sont seuls condamnés, et à une peine criminelle de 10 ans de détention :
Michel Mbindi, ancien directeur des services de sécurité et ancien Ministre de l’Intérieur,
Antoine Van den Reysen, ancien Directeur de Cabinet du Premier Ministre Pascal
Lissouba et Antoine Maboungou Mbimba, Chef du Groupe de Mpila."
Ont été acquittés :
Noumazalaye sont acquittés et frappés seulement des peines accessoires et inhabituelles
d’interdiction d’activité politique et d’interdiction de sortie du territoire national pendant
2 ans."
Lissouba plaide non coupable :
Qui avait intérêt à tuer les trois hauts fonctionnaires ?
"Pour Antoine Maboungou-Mbimba, le responsable de ce triple assassinat n’est autre que M.
Ambroise Noumazalaye."
Voici, ce qu’il déclara à la Conférence Nationale Souveraine :
Alphonse Massamba-Debat ? Non, parce que Président de la République et Chef du Parti, donc détenant la réalité du pouvoir. Il ne peut ordonner la liquidation de trois hautes personnalités du Sud, au risque de s’aliéner toute cette région à laquelle il appartient. De plus, il ne désirait pas renouveler son mandat …
Pascal Lissouba ? Étant Premier Ministre, il peut naturellement aspirer à la magistrature suprême. De ce fait, on serait tenté de penser qu’il pouvait être gêné par Pouabou qui, lui également, briguait semble–t-il la Présidence de la République. Il pouvait également être g êné par Matsokota qui ne manquait pas d’ambitions… Ce qui n'explique pas la mort de Massouémé. De plus Pascal Lissouba est un leader sudiste. L’assassinat de ces trois personnalités, elles aussi originaires du Sud, lui est, comme à Massamba-Débat, préjudiciable, car un tel acte ne peut que fracturer les alliances du Sud.
Ambroise Noumazalaye ? Il aspire non seulement au poste de Premier Ministre, mais surtout à la
magistrature suprême. Il souffre depuis l’Europe de se sentir seul du Nord au pouvoir.
Ceci est à l’origine de sa nomination au poste de Premier Ministre, en remplacement de Lissouba."
C. Malonga s'interroge :
"Et puis, n’a-t-il pas lancé à la face de Massamba-Débat qu’ « il y aura un Président du Nord avant la fin de votre quinquennat» ? … M. Noumazalaye n’a jamais ni infirmé ni réfuté ces allégations, ni encore poursuivi M. Maboumba-Mbimba pour diffamation et propagation de fausses nouvelles."
Les milices de Marien Ngouabi
Incontestablement, Ngouabi s'est fortement inspiré de la JMNR pour monter sa Milice populaire.
Devenu Président, Ngouabi se fait remarquer en Afrique pour son radicalisme et sa forte production idéologique. "Il met Marx aux commandes de la République" disent ses détracteurs. Pote des Russes, il se fâche avec la France. Elf dont les prospections ont commencé dans les années 1960 découvre les premiers gisements pétroliers off shore au large de Pointe-Noire.
En 1974, plus de 20 milliards CFA tombent dans les caisses de l'Etat. Ngouabi se les partage avec ses amis du bureau politique du PCT. La grève qui met les étudiants dans la rue en 1972 avait soumis à Ngouabi un cahier de charges. Il n'en tient pas compte quand le pactole pétrolier tombe au Trésor Public, malgré ses promesses. La révolution congolaise s'embourgeoise. Les critiques fusent. Ngouabi ne veut rien entendre. Il s'entoure d'une équipe composée des siens : le HCR (Haut Conseil de la République) où l'on retrouve pêle-mêle les frères de Makoua, Owando, Oyo.
Après avoir nationalisé toutes les entreprises privées, il lorgne vers le pétrole et exige un audit qu’il veut faire faire par les camarades Algériens.
Loumo
Sources :
Célestin Malonga
"New Perspectives"
USA

De même que chaque famille a ses secrets plus ou moins bien gardés, nombreux sont les Hommes à avoir des cadavres dans leurs placards. Les États aussi ont leurs secrets plus ou moins bien gardés. Parfois pour de bonnes raisons.Tantôt, ces raisons sont simplement… des peurs inexpliquées! Tant que l'Homme est seul à détenir un secret, il peut encore dormir sur ses deux oreilles, du sommeil du juste. Mais à 2, ça devient compliqué; à partir de dizaines voire de centaines d'individus, c'est ingérable. On tremble, on guette l'autre, les autres, la moindre prise de parole fait frémir. Le Congo est un pays truffé de mythes, de légendes, au-delà des contes que l'on nous a appris lorsque nous étions enfants. Il y a comme cela des sujets, des mots, des phrases qu'il n'est point bon d'évoquer en pleine réunion de parti ou sur un plateau de télévision: la mort de Marien Ngouabi, celle d'Emile Biayenda, le M22 etc.

Il y a 37 ans, le paysage politique congolais fut secoué par un OPNI (Objet politico-militaire non identifié) qui prendra le nom de M22, “M” pour “Mouvement” et 22 pour le 22 février. Je ne vais pas réécrire l'histoire. Je vous livre, suite à la parution du livre de M. Pierre Eboundit, un des protagonistes de cette période mouvementée de notre histoire. Il s'agit d'entretiens en compagnie du militant panafricain Diogène Senny. Espérons que ce livre fera sortir du bois d'autres protagonistes de cette histoire qui, à leur tour, nous livreront leur part du vécu, comme l'a fait M. Pierre Eboundit.
Obambé GAKOSSO(OG):Vous êtes un panafricain convaincu. En 1960, à notre pseudo indépendance, vous dites dans votre ouvrage assister au départ des Frères gabonais, centrafricains, tchadiens etc. Avec-vous le temps, ici en France, quels liens entretenez-vous avec ces diverses nationalités?
Pierre Eboundit (PE): En effet, je signale qu'à l'indépendance, nous assistons au départ de nombreux cadres de toute l'Afrique centrale, basés pour l'essentiel à Brazzaville. La puissance coloniale avait su faire à son profit l'Unité régionale, qu'elle continue à dominer économiquement. Hier à travers l'UDEAC (1), aujourd'hui par le biais de la CEMAC (2) et de la BEAC (3), entre autres.Une nouvelle entité régionale économique doit se faire aujourd'hui sous d'autres auspices: il nous faut unir les forces économiques et voir le meilleur de chacun des pays de l'union. En ce qui concerne mes liens avec les autres communautés africaines, ils ont varié ou évolué en fonction de la situation internationale et même nationale. Dans les années 1970 à 1980, je suis militant de l'UGEEC (4), de l'AEC (5) et de la FEANF (6), donc je participe aux activités de ces organisations. Le cadre de la FEANF est par essence panafricain. Cette organisation, par son action, a écrit les grandes heures du mouvement syndical étudiant. C'est là où se rencontraient les étudiants progressistes d'Afrique noire en France. Mes liens, à cette époque, avec mes autres frères africains sont des liens de camaraderies et d'amitiés. Comme adhérent, je participe à la lutte que mènent ces organisations contre les régimes néocoloniaux. Notre soutien aux mouvements de libération des pays africains encore sous domination coloniale (Angola, Mozambique, Guinée-Bissau, Säo Tomé e Principe), est sans faille. Suite aux multiples coups de boutoir assénés par les différents régimes africains, la multiplication des organisations “fantoches” et l'apparition d'une génération de leaders aux mots d'ordre prônant un soutien “tactique et une démarcation stratégique de ces régimes”, la liquidation de la FEANF en 1980 est consommée. Cependant, j'ai continué à garder des contacts personnels avec des amis que j'ai connus à cette époque, et depuis, j'en ai aussi bien rencontrés d'autres lors de mon parcours à la faculté que dans mon milieu professionnel. J'ai été pendant deux ans, président de l'Association africaine de Champagne-Ardenne, qui regroupait aussi bien les travailleurs que les étudiants d'Afrique noire de ma région d'adoption.
O.G.: Dans ce cas de figure, qu'avez-vous ressenti lors des attaques xénophobes dont ont été victimes certains étrangers en Afrique du Sud en mai 2008?
P.E.: En effet, l'Afrique du Sud a connu en mai 2008 des émeutes raciales et xénophobes. Celles-ci ont opposé certains Sud-Africains aux nouveaux migrants venus pour la plupart des pays africains voisins. Les premiers “estimant” que les autres viennent “voler leur emploi”. Cette situation nous montre que rien n'est acquis définitivement. Le pays s'est débarrassé de l'apartheid, mais la xénophobie est encore là, vaste chantier qui passe par l'éducation des populations. La lutte pour la démocratie, et pour la réalisation du projet panafricain est longue, sinueuse et pleine d'obstacles. La démocratie sud-africaine est très jeune, elle se cherche. Même si une partie de la population a cru que par le biais de la violence, elle aurait sa part de richesses; j'ai confiance dans le peuple sud-africain et à ses dirigeants, pour sortir le pays de ses difficultés.
O.G.: Dans le livre, vos années UGEEC sont évoquées, ainsi que des noms que vous aviez étudiés à l'époque comme Chaka, Ousmane Dan Fandio, El-Hadj Omar Tall… Qu'est ce que vous ressentez en sachant que les collégiens et lycéens congolais, en dehors peut-être de Chaka ignorent complètement l'existence des autres?
P.E.: Cela ne m'étonne pas. Vous savez, il faut une volonté politique claire de la part de ceux qui ont la charge de l'Éducation pour que l'histoire réelle soit enseignée. Cette situation peut paraître incompréhensible, mais quand vous apprenez à nos enfants leur histoire réelle, celle de cette Afrique qui se bat, alors, cela peut donner des idées. Je pense que certains ont intérêt à les laisser dans l'ignorance. C'est contre cela que je me bats depuis toutes ces années.
O.G.: Et avec vos enfants, comment cela se passe concrètement, au quotidien?
P.E.: J'essaie de leur parler de leurs origines, de leur pays le Congo, et du continent africain. J'espère que ma passion pour l'Afrique sera contagieuse. Rien ne leur est imposé, ils sont libres et jugent par eux-mêmes. Je regrette que les prix des billets d'avion soient trop chers, l'idéal aurait été que tous les ans, ils aillent passer leurs vacances au pays, pour se frotter à la réalité africaine.
O.G.: En arrivant en France pour vos études , sachant que la lutte n'était pas finie, n'aviez-vous pas ressenti l'envie, le désir de rejoindre un mouvement de libération frère en Afrique?
P.E.: Ai-je eu le désir de rejoindre un mouvement de libération frère en Afrique? Bien sûr, notamment les Angolais du MPLA(7), proche de mon Congo natal. Vous savez, nous avons été éduqués à l'école de l'internationalisme dans la lutte contre la domination du continent noir, dans l'école de la solidarité de la lutte entre les peuples. Cependant, dans l'immédiat, il fallait remplir l'objectif qui m'avait conduit à sortir du pays, qui était de me former, d'avoir une qualification et de sortir du statut d'étudiant par le haut. En effet, mon voeu initial était de passer par Dakar, pour ne pas trop m'éloigner du Congo et pouvoir ensuite rentrer au pays.
O.G.: En page 18, vous évoquez le charisme d'Ange Diawara comme l'un des moteurs de votre engagement révolutionnaire à l'époque. En 2009, y-a-t-il un Africain (ou plus d'un) en activité ou à la retraite qui peut vous donner l'envie de reprendre le combat (sans les armes comme vous le précisez dans votre ouvrage); surtout, ne répondez pas Mandela, s'il vous plaît? Malgré vos 58 ans.
P.E.: En tant que leader charismatique, dans l'immédiat je n'en vois pas. Cependant, à un degré moindre, il y a des Africains qui se distinguent par leur engagement pour la libération de l'Afrique. Je citerai en exemple le cas du Pr. Nicolas Agbohou, qui a écrit un magnifique ouvrage dont je ne cesse de conseiller la lecture, “Le Franc CFA(8) et l'Euro contre l'Afrique*” . J'avoue que j'ai beaucoup d'estime pour le combat que ce dernier mène depuis plusieurs années.
O.G.: En page 20, on sent comme une nostalgie de la Tricontinentale, c'est dire à quel point vos convictions de Gauche ont l'air intactes. Qu'évoquent pour vous les noms de Ruben Um Nyobé, Julius Nyéréré, Patrice E. Lumumba, Kwamé Nkrumah, Roland-Félix Moumié, Sundjata Keïta, Djibo Bakary, Mehdi Ben Barka?
P.E.: Ces noms évoquent pour moi une Afrique combattante, une Afrique debout, qui a décidé de prendre son destin en main. Ces leaders ont été pour la plupart assassinés avec la complicité de certains Africains qui ont fait le choix de la collaboration et de la trahison. C'est à nous qu'appartient le devoir de transmettre à notre jeunesse, à nos enfants leur message, celui de l'indépendance, de l'unité africaine et de la lutte contre le néocolonialisme.
O.G.: Faisons un peu de fiction. Vous êtes dans une salle et face à un jury composé des noms précédemment cités, en plus de Diawara. Ils vous donnent la parole. Que leur dites-vous?
P.E.: Vous aviez raison, et vous n'êtes pas partis pour rien, même si nous n'avons pas toujours été à la hauteur. Nous n'avions pas pensé suffisamment aux nombreux traîtres à notre patrie, aux collabos à l'entreprise néocoloniale, mais le combat continue.
O.G.: En 37 ans de présence en France, vous êtes un témoin vivant de la construction européenne. Votre combat de l'époque, on le voit à travers votre livre, visait quelque part la libération du continent, à tout le moins, au Sud du Sahara. Que vous inspirent les retards et ratés permanents de la construction de l'Afrique?
P.E.: La responsabilité de l'élite est ici en question. Cette dernière, dans la partie qui nous concerne, c'est à dire l'Afrique au Sud du Sahara a fait le choix de se servir et non de servir le peuple. Elle soutient les régimes autocratiques, participe activement aux politiques nationales, sans améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens. Le peuple a besoin de son élite pour le sortir du sous-développement, du tribalisme, de la corruption, de l'analphabétisme… La construction de l'Afrique ne se fera que par les Africains. Les ratés permanents montrent de manière claire que dans nos pays, ceux qui gouvernent ne défendent pas les intérêts de leurs populations. Ne me dites pas que tous les Africains sont pour le progrès, il nous appartient de bien étudier l'histoire de la construction récente de l'Union européenne, s'en inspirer par ses aspects positifs, et éviter surtout de faire un “coiper-coller” pour nos sociétés.
O.G.: Votre livre est, entre autres, un témoignage. Pourquoi maintenant?
P.E.: Un dicton populaire nous dit “il n'est jamais trop tard pour bien faire”. Disons plutôt que cela faisait quelques années que je l'avais sous le coude. Je l'ai publié maintenant parce que je considère que 37 ans après les événements du 22 février 1972, les Congolais peuvent parler de ces questions calmement, sans passion. C'est une partie de notre histoire commune. Elle implique aussi des enseignements qui dépassent le cadre national. J'espère que la parution de ce livre va induire des moments de rassemblements, de descriptions et d'écriture au moins de l'histoire complète du M22.
O.G.: Certes, mais entre la chute du Mur de Berlin (novembre 1989) et la tenue de la Conférence nationale souveraine (CNS, février 1991-juin 1991), n'aurait pas constitué une période propice pour cet exercice?
P.E.: C'est possible, mais le travail n'était pas prêt. Et puis, comme beaucoup de nos concitoyens, j'étais engagé dans les débats préparatoires avec des amis pour une éventuelle participation à la CNS. Par ailleurs, je pense aussi que ma non participation à cet événement a plus motivé mon entreprise d'écriture.
O.G.: J'ai une hypothèse à vous soumettre, qui ressemble un peu à une généralisation grossière, mais j'ai comme l'impression que les acteurs politiques congolais rechignent à témoigner par l'écrit. Ils sont pour certains très doués dans l'art de la rhétorique, ils peuvent prendre des journées entières pour développer des concepts, mais quand on va dans les bibliothèques et librairies, les livres se font rares.
P.E.: Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette pénurie de publications par nos concitoyens. Vous avez en amont, une absence de politique culturelle qui favorise les apprentissages à la lecture (formation des maîtres, nombre peu élevé d'enseignants, absence de bibliothèques et de médiathèques rareté des librairies…) Aussi, l'auteur est confronté à des problèmes insurmontables pour trouver une maison d'édition. S'il réside au Congo, cela devient en plus un véritable parcours du combattant, une vraie galère. S'ajoute à cela, l'épineuse question de la liberté d'expression. L'écrivain qui réside dans nos pays, peut-il librement écrire sans s'autocensurer? Et j'ajoute, le problème du pouvoir d'achat, qui demeure un problème majeur, et qui reste à ce jour un handicap majeur. A choisir entre lire et manger, le citoyen choisira sans nul doute manger. En résumé, il faut œuvrer à élever le niveau de vie des populations et travailler à créer les conditions pour une libre expression des uns et des autres, d'où la nécessité d'avoir des institutions démocratiques fortes.
O.G.: Depuis la parution du livre, quels sentiments avez-vous?
P.E.: Mission personnelle accomplie. Le débat est sur la place publique. Je reste ouvert au débat, vis-à-vis de tous ceux qui veulent une démocratie réelle et adaptée à notre Congo et à notre Afrique centrale., société civile, diaspora, tous les “AfroCentraliens”. Ce n'est que comme cela que l'on pourra avancer.
O.G.: Quels retours avez-vous eus, de la part de vos anciens compagnons de lutte?
P.E.: Le retentissement du livre n'est qu'à ses débuts. Soyons patients dans le cheminement de celui-ci, après 37 ans de lourd silence. Je peux aussi dire déjà que certains, parmi eux, m'ont adressé des messages de félicitations et d'encouragements. Pour l'instant, j'ai eu peu de critiques. Cependant, on peut comparer le livre à un enfant qui vient de naître, il commence sa croissance, il nous reste encore beaucoup de temps pour qu'il atteigne sa maturité.
O.G.: Vous évoquez aussi les matsouanistes et le sort que leur avait réservé feu le président F. Youlou. Vous savez sûrement que ce groupe de Congolais constitue aussi un mythe pour nombre de nos compatriotes. En avez-vous côtoyés? Avez-vous eu l'occasion de discuter politique, société, religion, avec eux?
P.E.: Avec un matsouaniste idéologique, qui s'assume en tant que tel, non.
O.G.: Certes, vous et les matsouanistes n'évoluiez pas dans la même sphère. Vous êtes internationaliste et eux ne jurent que par Matsoua. Une sorte d'alliance n'était pas possible pour combattre les ennemis communs? Cela paraît risqué, mais on a vu des alliances contre nature à travers le monde qui ont atteint leurs objectifs communs. Bon, il se posera ensuite la question de l'après…
P.E.: La question ne s'est jamais posée. Notre problème était d'avoir avec nous la majorité de notre peuple et non pas de s'allier coûte que coûte avec tel ou tel courant idéologique. Je ne pense pas que nous ayons la même vision de l'œuvre d'André Matsoua que certains de nos compatriotes matsouanistes. Comme vous le dites, nous n'évoluons pas dans le même univers. Eux sont dans la sphère mystico-religieuse, alors que pour moi, André Matsoua est d'abord un patriote, un résistant, un de ceux qui nous a montré le chemin de la lutte contre le colonialisme. Pour moi, c'est d'abord un politique.
O.G.: Franklin Boukaka, autre membre du M22 est lui aussi un vrai mythe, donc assez méconnu des Congolais nés après 1972. Que pouvez-vous nous dire sur lui, sur ses idées politiques?
P.E.: J'ai beaucoup de respect et d'admiration pour Franklin Boukaka et pour son parcours. Je l'ai d'abord connu comme musicien au “Cercul Jazz”, un orchestre de la place de Brazzaville. Puis j'ai suivi son passage dans la musique engagée, l'intégration à sa musique d'un instrument traditionnel, la “sanza” et surtout, l'album qui l'a révélé au monde entier, “Le bûcheron” avec la participation de Manu Dibango. Sur ses idées politiques, je vous conseille d'écouter attentivement cet album précité, vous saurez tout de ses combats, qui passent de l'unité des 2 Congo à la défense de l'opprimé, de l'unité nationale à la beauté de la femme africaine… Si les Congolais nés après 1972 ne le connaissent pas, cela ne me surprend pas, lui comme moi n'avons pas été du côté des vainqueurs, ceux qui ont crée le black-out sur son histoire, ses chansons. Ses idées seront jugées par l'histoire. Cependant, ses idées restent d'actualité.
O.G.: Certains avancent que l'élément déclencheur de sa mort est sa chanson “Inwa ya ngombé” (chanson que vous connaissez peut-être). Quelle est votre opinion là-dessus?
P.E.: Seuls les auteurs de ce forfait peuvent éclairer l'opinion nationale et internationale sur leur motivation. Mon opinion est qu'au-delà de cette chanson, il y a l'homme engagé contre l'injustice et qui voulait un avenir meilleur pour son pays, c'est le militant politique qu'on a assassiné. Ils ont préféré l'élimination physique au débat démocratique.
O.G.: Concernant toujours vos compagnons, des mots sur Olouka, Ikoko, Matoumpa Mpolo? Très peu connus eux aussi du grand public.
P.E.: Ce qui caractérise les trois camarades que vous citez, c'est leur engagement, leur foi en leurs idéaux. Personnellement, j'ai très peu connu Matoumpa; par contre Olouka et Ikoko, j'ai eu des contacts et des réunions de avec eux.
O.G.: Cela est peut-être déjà arrivé, je ne sais pas. Mais demain, vous êtes face à vos anciens compagnons de lutte qui ont retourné leurs vestes. Au-delà du bonjour traditionnel, quels mots auriez-vous à leur endroit?
P.E.:Cela arrive plus souvent que vous ne pouvez l'imaginer. Je fais la différence entre les traîtres, ceux qui ont participé directement indirectement à la répression, et ceux qui ont un fait un choix autre. Pour les premiers, je les ignore, et pour les seconds, le débat se poursuit dans la mesure du possible. Mon livre a aussi pour but d'ouvrir le débat avec tous mes concitoyens “AfroCentraliens”.
O.G.: Les jeunes générations ignorent tout de l'UGEEC. Que pourriez-vous en dire brièvement? Comment arriviez-vous à résister aux oukases du régime en place qui avait, reconnaissons le, des moyens de rétorsion énormes et redoutables?
P.E.: L'UGEEC était un syndicat lycéen et étudiant anti-impérialiste. C'était une organisation qui se battait pour la défense des intérêts matériels et moraux de ses adhérents. Cette organisation était très attachée à son indépendance et elle rejetait toute caporalisation par tous les pouvoirs, ce qui lui a valu sa dissolution en 1974 et son remplacement par l'UJSC(9) dans les établissements scolaires. Au-delà du rôle syndical, elle a joué un rôle important dans la vulgarisation des luttes des pays africains encore sous domination coloniale, la dénonciation de la Guerre du Vietnam… en s'appuyant sur des manifestations culturelles (théâtre, récital de poèmes, projection de films et de diapositives…) Elle avait fait une remarquable critique contre l'école congolaise, qui continue à produire massivement des bureaucrates. Comment avoir résisté? Il faut tenir compte du contexte. Nous sommes là, les héritiers des idées des 13-14-15 août 1963, il existe au sein du pouvoir (qui se veut révolutionnaire) une gauche du parti qui est proche du mouvement étudiant. Cela explique aussi la “tolérance” des régimes à l'existence de l'UGEEC. La force de cette dernière est sa réelle implantation dans les collèges, les lycées et à l'université. C'est aussi pour cette raison que le pouvoir cherchera à la contrôler, en vain, jusqu'à la dissoudre.
O.G.: En page 16, vous dites “Le pouvoir congolais se sachant incapable de pouvoir conduire une quelconque révolution, pratique le socialisme du verbe. Sur le plan économique, aucun acte économique, aucun acte administratif n'est envisagé pour diminuer notre dépendance face à l'ancienne métropole, bien au contraire, le pétrole lui est offert sans appel d'offre international, dans des conditions dignes d'une “républiquette” aux ordres du maître. Franchement, en dehors du socialisme, ce portrait des années 70 est l'ancêtre, à la virgule près des années 80, 90 et 2000. Que faire alors?
P.E.:La question du “que faire” revient de manière récurrente à tous les progressistes et les démocrates. Il faut se poser déjà les bonnes questions, pour avoir les bonnes réponses. En ce qui me concerne, j'ai dégagé quelques pistes dans le livre que je viens de publier qui portent sur:
*: Février 2000, Editions Solidarité Mondiale AS, préface de du Pr. Grégoire Biyogo et postface du Pr. Jean Ziegler
(1): U.D.E.A.C., Union douanière et économique de l'Afrique centrale
(2): C.E.M.A.C., Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale
(3): B.E.A.C., Banque des États de l'Afrique centrale
(4): U.G.E.E.C, Union générale des élèves et étudiants du Congo
(5): A.E.C., Association des étudiants congolais de France
(6): F.E.A.N.F., Fédération des étudiants d'Afrique noire de France
(7): M.P.L.A, Movimento Popular de Libertação de Angola (Mouvement populaire de libération de l'Angola)
(8): C.F.A., Colonies françaises d'Afrique
(9): U.J.S.C., Union de la jeunesse socialiste congolaise
Obambé GAKOSSO, August 2009©, All Rights Reserved
Dans la tourmente des émeutes de 1959, consécutives à la contestation de l’investiture de l’Abbé Fulbert Youlou, en qualité de premier ministre Chef du gouvernement provisoire, au lendemain de la proclamation de la République du Congo survenue le 28 Novembre 1958 à Pointe-Noire ; la ville de Dolisie a été le théâtre d’affrontements fratricides entre les communautés Bakuni et Balumbu respectivement rangées derrière leurs principaux représentants dans la sphère politique de l’époque. A savoir : Simon-Pierre Kikhounga-Ngot du Mouvement Socialiste Africain (MSA) de Jacques Opangault et, Victor-Justin Sathoud de l’Union Démocratique pour la Défense des Intérêts Africains (UDDIA-RDA) de l’Abbé Fulbert Youlou, qui avaient amorcé, à l’origine, leur carrière politique ensemble, sous la bannière du Parti Progressiste Congolais (PPC) créée par le député Jean Félix-Tchicaya, alors premier parlementaire du Moyen-Congo et du Gabon à l’Assemblée Nationale Française.
En dépit des rivalités légendaires qui surgiront par la suite entre les deux grands leaders politiques historiques du Niari à l’époque. Force est de constater, avec le recul du temps, que ces derniers finiront par surmonter leurs egos dans un sursaut patriotique, pour emmener les différentes composantes de leurs communautés voisines à la réconciliation, au point de jeter les bases de l’unité nationale, qui mérite bien d’être perpétuée et consolidée par les générations actuelles et futures, pour l’intérêt supérieur de la nation.
Poignée de main historique Youlou-Opangault et premier gouvernement d’union nationale sur fond de la carte géographique et du drapeau de la République du Congo.
Par devoir de mémoire pour la postérité, nous reprenons à la suite un article riche d’enseignement extrait de l’hebdomadaire « l’Homme Nouveau/Kongo ya Sika N°40 du 6 Novembre 1960, rapportant à l’époque le plaidoyer du ministre Victor-Justin Sathoud en faveur de la libération de Simon-Pierre Kikhounga-Ngot, suite à son incarcération, au motif d’« incitation à la violence et trouble à l’ordre public ».

Le Conseil des Ministres a fait acte de cette interview que M. le Président de la République examinera avec le maximum de bienveillance.
Au cours du Conseil des Ministres qui s’est tenu mercredi en fin de soirée, M. Victor Sathoud a prononcé un discours d’une haute portée politique. Il nous a semblé intéressant de publier intégralement cette intervention qui doit nous permettre de renforcer l’union de tous les Congolais du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest.
« Monsieur le Président, mes chers Collègues,
Je me suis permis de vous demander, M. le Président, l’autorisation d’intervenir dès le début de notre réunion, cette intervention est, pour le moment, toute personnelle. Elle intéresse la région électorale qui m’a élu et les diverses ethnies que je représente. Elle intéresse le Niari, mais aussi la concorde dans l’ensemble de notre jeune République.
Un des leaders politique de notre pays, M. Kikhounga-N’Got, vice-président du M.S.A., était arrêté et inculpé dans le cadre d’une opération de protection générale de notre jeune Etat, en compagnie d’une vingtaine de dirigeants ou conseillers techniques de l’Union de la Jeunesse Congolaise. La République craignait, à juste titre, je pense, à ce moment-là, des troubles intérieurs qui auraient pu éclatés à la fois à Léopoldville et à Brazzaville, et plus généralement sur l’ensemble des deux territoires.
M. Kikhounga-N’Got est non seulement un homme du pays que je représente, mais surtout un frère personnel. Il a été un opposant ferme et obstiné, mais si certaines exhortations ont pu l’entraîner à des imprudences, je ne crois pas qu’il soit un instrument véritable de la subversion. Depuis quelques mois, l’unité nationale du Congo s’est affermie, notamment sur le plan ministériel, donc sur le plan de l’exécutif. Unis, nous sommes plus forts, et je pense quant à moi que certaines mesures de clémences peuvent être envisagées, sans danger pour l’ordre et la sécurité de la Nation.
Nous n’avons pas, certes à nous immiscer dans le judiciaire. La justice est saisie, et reste maîtresse de ses décisions. Pour ma part, je veux considérer devant vous l’intérêt politique du cas Kikhounga-N’Got.

La première génération des leaders politiques de l’histoire du Congo-Indépendant : Jacques Opangault (MSA), l’Abbé Fulbert Youlou et Stéphane Tchitchelle (UDDIA-RDA) fumant le calumet de la paix, l’unité et la réconciliation nationale ; en compagnie de Victor-Justin Sathoud, au stade Félix Eboue de Brazzaville, après les hostilités de 1959.

Cérémonie de réconciliation des deux principaux leaders politique historique du Niari : Simon Pierre Kikhounga-N’Got et Victor-Justin Sathoud au Cercle Culturel de Dolisie, sous les auspices de l’Abbé Fulbert Youlou ; en présence de nombreux témoins, parmi lesquels figurent au premier plan les chefs coutumiers des différentes communautés peuplant la ville de Dolisie à l’époque en 1961, à savoir : Mathusalem Pioyila (Balumbu), Gabriel Mboukou Ngoyi (Bakuni), Donatien Matsimba (Lari), Tsila (Bambamba), Doumba (Bandassa), Albert Lissouba (Bandzabi et Batsangui), etc.
Le Niari est un carrefour de nos ethnies et de nos opinions. C’est un pays qui, par ses richesses naturelles, veut se maintenir dans l’ordre, mais dont l’équilibre est souvent menacé par les manœuvres de certaines gens qui se servent des fils du Niari comme des outils, en les opposant les uns aux autres – au détriment des intérêts bien compris de cette région du Niari – tant il vrai qu’il faut diviser pour régner. C’est pour cela que, sans préjuger des décisions de la justice, je crois qu’il serait opportun, M. le Président, d’envisager politiquement une mesure de mise en liberté provisoire de M. Kikhounga-N’Got, dans l’intérêt de la paix des cœurs et de l’ordre intérieur. Je pense que les autorités judiciaires, maîtresses en leur domaine, ne s’opposeront pas à cette mesure dans l’état actuel du dossier.
Monsieur le Président, mes chers Collègues, tous les fils du Niari ont pris conscience de la situation que j’ai évoquée plus haut, et sont décidés de faire le sacrifice de leur amour-propre, de leur orgueil d’homme- si légitime qu’il soit – pour oublier le passé et s’unir fraternellement, afin de travailler ensemble pour l’émancipation économique et sociale de leur région et de toute la Nation congolaise. Aussi, sui-je persuadé que M. Kikhounga-N’Got, conscient de la gravité des problèmes politiques de l’heure, est prêt à collaborer loyalement au renforcement et à la pérennité de l’union nationale du Congo. C’est là le point de vue politique de cette opération. Voila ce que je voulais vous dire, tenant compte, du moins je le crois, à la fois de l’intérêt de ma région, de l’intérêt national et de notre désir commun de mettre tout en œuvre, pour que l’unité la plus large possible règne dans la Nation.
Pour terminer, je profite de cette intervention, Monsieur le Président, pour vous remercier au nom de tous mes mandants et en mon nom personnel, de la mesure que vous avez bien voulu prendre, sur ma demande, en faveur des détenus politiques de Kibangou, qui viennent d’être libérés.
Ainsi que nous avons pu le constater tous, le calme règne dans cette région depuis leur libération. C’est dire, une fois de plus, Monsieur le Président, que votre esprit de charité et de concorde nationales à réussi, et je crois que nous pouvons escompter le même résultat de la mesure que je vous demande en faveur de M. Kikhounga-N’Got ».

1961 : Arrivée de Simon-Pierre Kikhounga N’Got et Victor-Justin Sathoud, accompagnés de Isaac Ibouanga, Ango Raymond (Oncle de l’actuel maire de Dolisie), Mouanda Marcel (Père de l’actuel Président du Conseil Départemental du Niari), Mavioka Hilaire, Teckesse Pierre et autres parlementaires du Niari. à l’aéroport de Dolisie
NDLR : Cette requête initiée par le ministre Sathoud avec l’assentiment de la quasi-totalité des membres du gouvernement de la République du Congo de l’époque réunis ce jour et de sa famille politique, recevra l’avis favorable du Président Fulbert Youlou. Elle donnera bientôt lieu à la promulgation d’une loi d’amnistie en faveur du détenu politique Simon-Pierre Kikhounga-Ngot. Il intégrera par la suite le gouvernement de large union nationale dans lequel son parti, le Mouvement Socialiste Africain (MSA) était déjà représenté au plus haut niveau par Jacques Opangault assumant les fonctions de Vice-président de la République, Apollinaire Bazinga nommé ministre de l’information, porte parole du gouvernement et, Faustin Okomba, Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale.
Après sa libération, M. Kikhounga-N’Got, accompagné des Ministres Victor Sathoud, Isaac Ibouanga, et autres parlementaires du Niari s’étaient rendus dans leur contrée d’origine, pour une croisade de réconciliation et d’union qui les conduira successivement à Dolisie, Kibangou, Mossendjo, Divenié et Makabana, etc… où ils seront acclamés, ovationnés et encouragés par la population en liesse, pour leur engagement sans faille en faveur de la paix et de l’unité.

Victor Justin SATHOUD entouré des ministres Isaac Ibouanga et Simon Pierre Kikhounga Ngot, dans les couloirs du palais présidentiel.
A leur retour dans la capitale Brazzaville, ils participeront ensemble à la grande réception donnée au Palais en l’honneur de la Conférence des Premiers Ministres.
Wilfrid SATHOUD

Les chutes de Loufoulakari à 80 km au Sud de Brazzaville, où fut décapité Bueta Mbongo
Le 28 Novembre 1958, à Pointe- Noire alors capitale administrative et politique territoriale du Moyen-Congo, dans la tourmente d’une guerre civile dont les séquelles subsistent à ce jour, notre pays le Congo-Brazzaville était porté sur les fonds baptismaux en tant que République autonome sous tutelle coloniale française.Jadis fête nationale, cette date historique du 28 Novembre 1958 fut battue en brèche par les révolutionnaires exaltés sous les coups boutoir des nationalistes frileux, fait désormais figure d’oubliée. Car, elle n’est inscrite dans aucun calendrier officiel et ne donne ainsi lieu à aucune commémoration. Ont peut lui opposer la date anniversaire de l’indépendance célébrée en grande pompe le 15 Août de chaque année.
Par devoir de mémoire, l’ossature de notre article s’articulera autour de l’évolution institutionnelle spatio-temporelle du Congo, depuis les monarchies traditionnelles de la période précoloniale, jusqu’aux péripéties de la première République, en passant par la création de la fédération de l’AEF et l’instauration du régime de l’autonomie interne.
Découvert par les Européens au XIVe Siècle à travers les expéditions de l’explorateur portugais Diego Cao, l’espace géographique de l’actuelle République du Congo qui faisait alors partie intégrante du Royaume Kongo, à l’époque grande monarchie africaine fondée au XIIe Siècle par Nimi na Lukeni alias Ntinu Wené aux confins des deux Congo et de l’Angola, sera officiellement concédé à la France suite à la Conférence de Berlin relative au partage coloniale de l’Afrique entre les puissances impérialistes Européennes, tenue en Allemagne du 15 Novembre 1884 au 26 Février 1885, sous les auspices du Chancelier Bismarck.
Affaibli au fil du temps par la traite négrière, puis plongé dans une longue période d’instabilité consécutive aux guerres de succession déclenchées entre les deux principales dynasties aristocratiques prétendant au trône royal. Le Royaume Kongo finira par perdre sa splendeur et son lustre légendaire d’antan. Après sa dislocation plusieurs monarchies affranchies de la suzeraineté royale Kongo, s’érigeront entre les XVe et XVIIe siècles dans l’espace géographique de l’actuelle République du Congo.
De l’administration coloniale
C’est donc sur la base de ces différents traités que la loi du 17 décembre 1882 instituera autour des royaumes précités, la colonie du Congo Français alors située à cheval entre les bassins des fleuves Congo et l’Ogooué, qui sera placée sous l’autorité administrative unique de Pierre Savorgnan de Brazza nommé commissaire général avec pouvoirs étendus en 1886. Le lobby des sociétés concessionnaires obtiendra son limogeage en 1898, en raison de son action contrarions leurs méthodes de travails brutales envers les « indigènes » et le pays (réquisitions, pillage systématique
Au cours de la première guerre mondiale 14-18, les Français recrutèrent un grand nombre de soldats dans le territoire du Moyen-Congo. Ceux-ci participeront aux combats en Afrique et en Europe, ou ils se distingueront par leur bravoure et leur vaillance. Toute fois le régime colonial demeura inchangé après le conflit.
De 1921 à 1934, la construction du chemin de fer Congo Océan sera un enfer : sur les 120 000 africains soumis au travail forcés durant les treize années que dureront les travaux, on dénombrera plus de 20 000 morts d’épuisement, de maladie ou de mauvais traitements.
L’amorce du processus de décolonisation
Lors du deuxième conflit mondial, 1939-1945, les populations d’Afrique relevant des territoires coloniaux français de l’AEF (Afrique Equatoriale Française) et de l’AOF (Afrique Occidentale Française) seront mobilisées de gré ou de force pour combattre sur les champs de batailles ou blancs et noirs se coudoyaient et tombaient ensemble sous les balles de l’ennemi.
Brazzaville, capitale fédérale de l’AEF, point de convergence des soldats relevant de ses différents territoires, deviendra la capitale de la France Libre, suite à l’appel à la résistance contre l’occupation allemande de la France lancé par le Général Charles de Gaulle le 18 Juin 1940, depuis son exil à Londres (Angleterre). Avant de déclencher au cours de l’historique Conférence de Brazzaville tenue du 30 Janvier au 08 février 1944, le processus de décolonisation des différents territoires d’Afrique noire placés sous domination coloniale française. A noter que les débats ne réunirent que les gouverneurs de l’AEF et de l’AOF et les chefs de territoires affiliés, sans aucune participation d’africains.
En application des recommandations de la Conférence de Brazzaville visant la participation progressive des populations africaines au choix de leurs représentants dans les organes institutionnelles de prise de décision et à la direction de leur propres affaires au sein des instances délibératives locales (Assemblées représentatives territoriales), fédérales (Grands Conseils fédéraux), et métropolitaines (Assemblée nationale et Sénat), l’activité politique s’intensifiera dans différents territoires coloniaux français.
Les premières élections législatives d’après guerre et toutes celles qui s’en suivront jusque en 1956, seront constamment remportées par le PPC. D’où, son leader Jean-Félix Tchicaya sera élu premier parlementaire autochtone du 2e collège de la circonscription commune du Moyen-Congo et du Gabon à l’Assemblé Nationale
Française installée au Palais Bourbon à Paris, ou il retrouvera d’autres parlementaires africains tels que : Lamine Gueye et Léopold Sedar Senghor élus députés des premières et deuxième circonscriptions du Sénégal, Félix Houphouët Boigny, Mamadou Konaté, Mamba Sano et Ahmed Sékou Touré respectivement élus députés des territoires de Côte-D’ivoire/Haute-Volta, du Soudan-Français (actuel Mali) et de Guinée-Conakry. Ils œuvreront de concert pour l’aboutissement du processus de décolonisation pacifique de l’Afrique, qui débouchera sur la vague des indépendances dans les années 60.
[1] Brazzaville était à l’époque la capitale fédérale de l’Afrique Equatoriale Française (AEF).
Le soleil est parti à Pemba. S’il était encore en vie Sylvain Bemba l’auteur de ce roman, il aurait certainement renchérit : « il ne part jamais seul à Pemba, le soleil, il se fait toujours accompagner, de jour comme de nuit ». Et en ce jour, 23 janvier 2011, notre cher ami, Jean-Pierre Guingané, s’est proposé de l’accompagner. De Ouaga à Pemba : un long voyage. Long mais beau puisqu’il ponctue la fin d’un parcours et le commencement d’un autre. Un autre parcours loin de nos frasques et de nos extravagances sur lesquels toute sa vie il a consacré des pages d’écriture, sous toutes les formes, du théâtre au roman en passant par la nouvelle, le conte et la marionnette. Un voyage comme mille autres voyages – ceux qu’il effectuait autrefois à travers le monde.
Grand-père me disait souvent : « tu veux devenir bon et beau, fils ? Alors meurs et tu le deviendras, une fois sous terre les éloges pleuvront jour et nuit sur ta bière » Pourrait-on faire la même chose sur Jean-Pierre Guingané ? Certainement pas. C’est une étoile. Et une étoile ne meurt jamais. Elle navigue entre vents et nuages, aux confins des horizons, au-delà de nos silences et nos remous. Et de deux : pas besoin d’aller saliver sur sa bière, il était déjà bon et beau de son vivant. Bon et beau à travers ses engagements d’homme libre. L’art était sa vie. L’art et la pédagogie. A travers ces 2 filtres il s’est adressé au monde, à notre monde bigarré et piaillard. Docteur d’Etat en Lettres modernes de l’université de Bordeaux III, Jean-Pierre a été tour à tour professeur de l’université de Ouagadougou, secrétaire général du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, secrétaire d’Etat auprès du Président de la République chargé des Arts et de la Culture, doyen de la faculté des Lettres, des Arts et des Sciences Humaines et Sociales de l’Université de Ouagadougou. Gapettes et toges multiples au service de l’homme. En effet à ses yeux l’homme était plus important que tout le reste.
C’est d’ailleurs pour donner beaucoup plus de place à l’homme qu’il a fondé son célèbre Théâtre de la Fraternité. Donner plus de place à l’homme multiple qu’il avait au fond de lui : acteur, comédien, metteur en scène, dramaturge, créateur. Donner plus de place aux hommes à travers son Festival international de théâtre et de marionnettes de Ouagadougou et son espace Gambidi. Beaucoup sont passés par ce lieu de créations et d’expérimentations artistiques. De là se sont tissés des parcours et des projets d’envergure : c’est là que Maria Vaiana a crée son Antigone en octobre 2009, là que Créatures Compagnie a créeOuaga-Paris en novembre 2007, un spectacle sur la poésie des rêves, des rencontres et des voyages au-delà du temps, encore là qu’ont démarré de savoureuses expériences théâtrales, à l’exemple du théâtre-débats et de l’école du quartier, un centre international de formation en arts vivants…
La fraternité était réellement au centre de ses engagements. Je me souviendrais toujours de ce jour improbable de septembre 2002 : je débarque à Ouagadougou via Cotonou avec mille étoiles de mer dans les yeux et presque rien dans la poche, à peine sorti du taxi-bus je fonce à l’espace Gambidi, mon seul lieu de référence dans cette ville inconnue, nous étions un matin de poussières et de vent, il s’approche (il ne m’attendait pourtant pas), me serre dans ses bras, pose ses yeux sur mes étoiles de mer et finit par s’écrier : « ce que tu peux être fou de voyager les poches à moitié vides, les commerçants et les douaniers s’en foutent de tes étoiles de merde, allez, sois donc le bienvenu, mon frère congolais !» Mélange d’humour et de sincérité. La vérité c’est que j’ai été réellement le bienvenu chez lui. Je devais sans doute lui rappeler son propre « Fou », cette belle pièce programmée en 1985 au 2e festival des Francophonies de Limoges ? Je dois l’avouer : ce texte assez loufoque m’a fait aimer son écriture, résolument vivante et si réaliste qu’elle ne peut que nous toucher et éclairer notre réel quotidien d’ici et maintenant.
Il faisait partie, avec Sony Labou Tansi, de ceux qui croyaient que la Francophonie est une maison dans la quelle chacun pourrait aménager une chambre à la mesure de ses rêves. Et lors de nos causeries à tirades rompues, le soir entre thé et rires, il aimait citer souvent la fameuse phrase de Sony Labou Tansi, «l’espoir de l’homme c’est l’homme », non pas pour me faire plaisir, mais parce qu’il admirait l’homme et le créateur et qu’il croyait réellement que l’espoir de l’homme ne pouvait qu’être que l’homme lui-même. Je lui dois un pan de mon parcours. De Ouagadougou à Paris, de Rome à Bruxelles, ses paroles m’ont toujours accompagné, ses paroles mais surtout sa profonde humilité. L’homme était humble et vrai. Derrière ses éclats se colère, contenus et non contenus, on pouvait clairement apercevoir en majuscules la passion : passion pour son théâtre, passion pour ses cours, passion pour ses amis, passion pour tout ce qu’il entreprenait, tout ce qui prenait forme autour de lui.
C’est à l’espace Gambidi que m’est venue l’idée d’adapter à la scène le roman d’Amos Tutuola L’ivrogne dans la brousse en écho direct à sa pièce La savane en transe que j’affectionnais particulièrement pour la justesse du ton et l’immédiateté du propos et du ton. Autant j’adore des auteurs comme Sony Labou Tansi, Wole Soyinka, Amos Tutuola pour la flamboyance et le délire de leurs univers dramatiques, autant j’aime et apprécie à sa juste valeur le ton juste et réaliste des textes de Jean-Pierre Guingané. De Papa, oublie-moi jusqu’au Cri de l’espoir on ne peut pas ne pas se laisser porter par cet espèce d’engagement sincère qui sous-tendent les mots et les personnages. C’est une « écriture d’ici et maintenant » qui à la fois nous mène vers notre moi social et notre ailleurs philosophique.
Jean-Pierre Guingané, un artiste engagé? Certes, il l’était, comme on dit chez moi, jusqu’au fond de la bouteille. Son engagement était à la mesure de ses ambitions : faire du théâtre un levier de développement des populations, donner des outils nécessaires aux jeunes pour s’affranchir. Avec son compatriote, Prosper Compaoré, directeur de l’ATB, Atelier Théâtre Burkinabé, il a œuvré pour ce genre-là, le théâtre pour le développement et la promotion sociale, à travers des projets tels que « Cultures de quartiers » porté par l’Unesco, et les nombreuses autres initiatives qu’il a sans ambages soutenues en amont et en aval, à l’exemple du festival Récréatrales. Que dire de plus sur ce citoyen du monde fier de son pays ? Rien de plus sinon ceci : que cet ultime voyage à Pemba lui soit léger ici et maintenant et à jamais !
Guy Alexandre Sounda in Cultures Sud
Poto-Poto est le centre ville de Brazzaville. C'est là qu'en 1951 Pierre Lodst fonda une école de peinture devenue célèbre à travers le monde. De grands peintres congolais tels que Eugène Malonga ou Guy Fila ont perfectionné leur art dans ce lieu devenu culte. Cette école est la référence de l'art et de la peinture du Congo. On y apprend l'art traditionnel africain dans toute sa splendeur.
Très réputée, les récompenses se succèdent depuis 1966 avec le premier prix du dessin au festival panafricain des arts nègres à Dakar avec l'artiste Owassa. 
Les pionniers de l’école ont gagné plusieurs fois les prix du Centre international de civilisation bantoue, basé au Gabon. Cet établissement nous offre aujourd’hui un large panorama de la culture congolaise. En 1982, l'école de peinture de Poto-Poto a produit la première femme peintre congolaise, Ngampika Laurentine, puis Nadine Alouna en 1984 et Annie Moundzota en 1986. Grâce à l’expertise et au soutien de l’école, ces trois femmes ont eu la chance d’exposer leurs œuvres dans des salons internationaux à travers le monde. Les œuvres sont d’ailleurs généralement achetées par des étrangers européens et américains, friands de cette peinture.
L’école de peinture de Poto-Poto est le seul établissement national en matière d’art. Depuis 1984, le gouvernement congolais aide cette école par le biais du ministère de la Culture et des Arts, mais elle connaît aujourd’hui quelques difficultés matérielles. Toiles, peintures et autres matériels de travail manquent et sont indispensables pour la survie de l’école de peinture.
Réf : afrique-annuaire.com
On trouvera sous ce lien un échantillon représentatif des œuvres de l'école de Poto-Poto.


La compagnie de danse contemporaine ponténégrine Bina Ngoua et son chorégraphe Marie Bède Koubemba remportent au festival "Corps é Gestes" à Yaoundé le prix de la meilleure chorégraphie et celui du meilleur danseur.
Marie Bède Koubemba enseigne la danse africaine et la danse contemporaine à l'Espace Trentenaire de TOTAL à Pointe-Noire.
C’est en beauté que s’est achevé la deuxième édition des rencontres chorégraphiques internationales de Yaoundé « Corps é Gestes ». C’était au cours de la cérémonie des awards qui s’est tenue dans la soirée du mercredi 14 octobre 2009. Contrairement à l’ouverture, le public a eu droit cette fois ci à un spectacle riche en couleur. En effet, c’est dans une ambiance joviale et décontractée que la salle à vibré au rythme des chorégraphies proposées par un groupe de street danse et les Compagnies de danses AF-ART et Guilili. Mais également à celui des airs de musique du groupe Wéréré et la médaillée d’argent des jeux de la francophonie Kareyce Fotso.

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Une soirée riche en couleurs
« Corps é Gestes » baisse également son rideau avec la joie des lauréats du concours. Notamment celle de la camerounaise Michèle Nkomp Ndjongui de la Compagnie Djam Toma qui a remporté le prix de la meilleure danseuse ou encore celle de la Compagnie Bina Ngoua du Congo (Pointe-Noire) qui a remporté le prix de la meilleure chorégraphie et l’un des membres le prix du meilleur danseur. Mais aussi avec la déception des autres compagnies qui n’ont pas pu remporter de prix comme Transcendantal Beauty, Conny Dzing du Cameroun ou Le Grand Ballet Sao. Certains ont tout de même avoué ne pas avoir bien préparé leur chorégraphie pour l’échéance à cause des impératifs de temps.
Pour les objectifs fixés, le comité d’organisation du festival n’a pas pu les atteindre. Déjà le festival qui devait de dérouler sur plusieurs sites n’a finalement eu lieu qu’au Centre Culturel Français François Villon. Le public n’était pas aussi nombreux qu’il ya deux ans comme l’affirme Annie Tchawack la présidente. Cette dernière est tout de même satisfaite car le festival est passé du national à l’international et la qualité des chorégraphies était meilleure que lors de la dernière édition.
Un an après sa création, la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA lance sur le net sa radio.
Nouveau challenge, après les Conférences-débats, la sortie de son livre intitulé "La vision de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA - Contributions au débat public", chez l'Harmattan, voici la "Radio Panafricaine LPC-UMOJA".
Cette dernière est pour l'instant en période de "tests", les adhérents s'attèlent à la grille des programmes qui suivra la période de "tests".
Pour écouter la radio, cliquez sur l'un des liens suivants :
http://lpc-umoja.playtheradio.com
ou
http://listen.radionomy.com/lpc-umoja.m3u
Le 19 novembre 2010, CNN International et Multichoice ont officiellement lancé les Prix CNN MultiChoice African Journalist 2011. Les vainqueurs de ces prestigieux Prix annuels seront annoncés au cours d’une cérémonie en juin 2011 à Johannesburg, en Afrique du Sud.
Tony Maddox, vice-président exécutif, et directeur général de CNN International a annoncé : « Durant les 16 dernières années, les Prix CNN MultiChoice African Journalist 2011 ont encouragé l’excellence au cœur du journalisme à travers le continent. Ils représentent réellement un point fort dans le calendrier éditorial de CNN. Je suis ravi qu’ils continuent d’acquérir du prestige et d’accroître en stature. C’est une belle leçon d’humilité d’être le témoin chaque année d’autant de dévouement, de passion et de talent. 2011 promet d’être encore une année journalistique exceptionnelle en Afrique. »
Collins Khumalo, président de Multichoice Afrique affirme : « Multichoice Afrique est enchanté, une fois de plus, de participer au plus grand et plus convoité prix du journalisme d’Afrique. Tous les ans nous sommes fiers des contributions présentées à cette remise de prix et émerveillés par les progrès remarquables des journalistes africains relatant les faits de l’Afrique. En tant que compagnie africaine, notre participation aux Prix a considérablement contribué au développement des médias en Afrique. »
Sam Rogers, d’e.tv Afrique du Sud, fut la lauréate du grand Prix CNN Multichoice African Journalist 2010. Sam a gagné pour « The Curse of the Nobody People » (la Malédiction des ‘Sans-noms’), qui fut choisi parmi 2074 éléments provenant de 44 nations du continent africain.
Sam affirme: « Gagner le Prix CNN Multichoice African Journalist de l’année était certes le moment le plus marquant de ma carrière. Quel honneur d’être choisie parmi tant d’autres brillants journalistes africains et de figurer parmi les plus grands gagnants de cette prestigieuse récompense. Le Prix de CNN Multichoice est une excellente plateforme. Cela nous a permis de diffuser des émissions pour une plus large audience, de mettre l’accent sur la détresse des albinos tanzaniens persécutés, ce qui a commencé à changer les perceptions dans cette région. Leurs voix ont finalement été entendues. »
Au cours des 16 dernières années, la compétition a grandi en taille et statut pour devenir l’évènement médiatique le plus prestigieux d’Afrique.
En 2010 un ‘résumé du programme’ de la cérémonie qui s’est tenue à Kampala, Ouganda a été diffusé dans 47 pays africains, sur la chaîne «Africa Channel» aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et aux Caraïbes, sur OBE TV, et sur RTP Afrique.
Cette année la compétition reconnaîtra l’excellence dans les catégories suivantes : Art et Culture ; Journalisme en ligne ; Commerce et Economie ; Environnement ; Liberté de la presse en Afrique ; Reportage VIH / SIDA ; Prix photographique de Mohamed Amin ; Prix MSD presse médicale ; Actualités générales – presse écrite ; Actualités générales – radiodiffusion ; Sport ; Reportages télévisés ; Journaux télévisés ; Tourisme ; Presse générale francophone ; Presse générale langue portugaise.
Les juges choisiront, parmi ces catégories, le vainqueur du Prix CNN Multichoice African Journalist 2011. Les finalistes de la compétition 2011 participeront à un programme de quatre jours réservé aux finalistes, qui comprendra un forum média, et des ateliers de rencontre avec des journalistes confirmés, éditeurs, dirigeants de commerce, et propriétaires de média venus du continent entier. Ce programme sera couronné par une cérémonie de remise des prix en juin 2011. Chaque finaliste recevra un montant en espèces et les lauréats de chaque catégorie se verront également décerner un ordinateur portable et une imprimante. Le vainqueur du Prix de CNN Multichoice Journaliste Africain 2011 recevra une somme d’argent supplémentaire et un voyage à Atlanta, au siège de CNN.
Les juges indépendants du panel incluent : Ikechukwu Amaechi, Editeur du Daily Independent, Nigeria ; Jean-Paul Gérouard, rédacteur en chef adjoint, France 3 ; Ferial Haffajee, rédactrice en chef, City Press, Afrique du Sud ; Joel Kibazo, journaliste et conseiller en média ; Arlindo Lopes, secrétaire général, Association de diffusion sud-africaine ; Jose Luis Mendonça, conseiller de presse ; délégation permanente angolaise de l’UNESCO; Zipporah Musau, éditeur de The Standard Group Ltd, Kenya ; Kim Norgaard, chef du bureau de CNN, Afrique du Sud.
La compétition est ouverte aux journalistes professionnels ressortissants de pays africains, qu’ils soient salariés ou journalistes indépendants dont le travail a été publié dans la presse écrite, par le biais de la télévision, d’internet, de la photographie ou de la radio. Pour prendre connaissance du règlement et de l’inscription au concours, veuillez vous référer au lien suivant : www.cnn.com/africanawards.
La date limite de dépôt des dossiers est le 27 janvier 2011. AUCUNE prolongation ne sera accordée. Les candidatures reçues après cette date pourront être disqualifiées. Les membres du jury délibèreront en avril 2011. Toutes les candidatures doivent avoir été diffusées ou publiées entre janvier 2010 et décembre 2010.
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Décidément Cannes et cinéma sont indissociables. Outre le Festival international qui s'y déroule, depuis 1946, avec ses stars, ses paillettes et son fameux tapis rouge, la ville abrite aussi une autre manifestation consacrée au 7ème Art mais ayant un public différent: le Festival International du Film Panafricain.
Moins connu et à l'ombre de son illustre aîné, ce festival, comme son nom l'indique, a pour mission de faire connaître les créations cinématographiques panafricaines, dans son sens le plus large. Ici panafricain désignant toute personne d'origine africaine ou de nationalité africaine ou encore de la diaspora africaine dans le monde. Cette délimitation cinématographique couvre plusieurs zones géographiques (Afrique, Antilles, Amérique,....).
La 8e édition de ce festival, initié par Eitel Basile Ngangue Belle, se déroulera du 13 au 17 avril prochain et marquera la fin de la trilogie consacrée à l'éthique. Les deux précédentes éditions 2009 et 2010 avaient pour thème ''Un monde éthique est possible'' et ''le monde éthique est en marche''. Une façon de se démarquer de ce qui se fait partout (cinéma rimant avec argent rien qu'argent!) dénaturant ainsi les professionnels et les œuvres. Cette manifestation incite, donc, les créateurs panafricains à se battre pour des concepts indispensables au développement: l'Education, l'élévation de l'Être, la Réussite de chaque individu, la Protection de l’Environnement, le tout dans la diversité culturelle. Dans ce vaste univers panafricain, chaque entité géographique a une culture qui lui est propre, donc différente des autres, qu'il faudrait préserver. C'est là l'un des aspects qui différencie ce festival avec son aîné, l'autre étant son engagement dans les actions diverses dans la construction de la paix et de la tolérance. La caméra prenant la place du citoyen et posant son regard sur notre monde. Il se décline, en effet, entre cinéma, musique, photos et peinture à travers des films (fiction, animation, expérimental et documentaire), concerts, danses, ateliers, exposition et conférences.
Pour le Diako Award, c'est le nom de la principale récompense, la compétition est ouverte aux long, moyen et court métrages tandis que le prix du public concerne les documentaire, animation, expérimental et autres fiction,...
En 2009 et en 2010, le Diako du meilleur long métrage ont été attribués à ''Izulu de Lami, my Secret Sky'' de Madoda Ncayiyana et à ''Finding Lenny'' de Neal Sundstrom, deux films sud-africains. Qui en 2011? Rendez-vous le 17 avril. Les jurys étaient présidés par le réalisateur, producteur et scénariste Nasser Bakhti en 2009 et par le réalisateur, photographe et producteur Valerio Truffa en 2010. Le nom de celui qui les succèdera à ce poste pour la 8e édition n'est pas encore connu. Ce type de manifestation est l’occasion pour des industries cinématographiques encore embryonnaire, à l’image de celle du Congo-Brazzaville, d’avoir une visibilité. Aux créateurs et autres producteurs congolais de saisir ce genre d’opportunité pour se faire connaître.
La cérémonie d'ouverture du 8ème Fespam (boudée par le chef de l'Etat) a été marquée par une violente bousculade qui a fait 7 morts et 38 blessés dont trois sous pronostic réservé. Nous avons reçu deux versions des évênements de ce triste 9 juillet. Incapables de dire quelle est la bonne et même si elle fait partie de ces relations, nous vous les présentons toutes les deux.
Version 1 :
La remorque qui emmenait les brésiliennes a échouée a l'entrée du stade, le portail du stade s'est violemment ouverte et aussitôt les gens se sont engouffrer dans cette brèche... Dans ce mouvement, certains ce sont retrouvés sous d'autres.... Aussitôt la police a repris le contrôle de la situation et les pompiers ont évacués les blessés aux CHU et a l'hôpital militaire.... Trop tard pour certains.. D'autres hors de danger sont rentrés chez eux ou....sont reparti au concert....
Version 2 :
Cette édition du FESPAM est fortement controversée, inclus dans l'organe de presse présidentiel "Les Dépêches de Brazzaville" qui nous servait ce dernier vendredi un éditorial et un article des plus critiques.
Nous vous les donnons en pâture :
Demain, débutera la grand-messe musicale qui, tous les deux ans, enchante le Congo. Une manifestation qui n'a pas toujours été exempte de critiques faute de préparation suffisante mais qui a fini par s'imposer dans la longue liste des festivals consacrés à la musique de par le monde. Et qui, par conséquent, contribue à la renommée artistique du Congo, ce qui n'est pas rien, chacun en conviendra.
Juger cette nouvelle édition avant qu'elle ne commence ne serait ni juste ni raisonnable. Mais émettre le vœu qu'elle rassemble les foules, focalise l'attention des médias, attire vers nous les regards du monde, projette du Congo une image positive ne l'est pas. Et c'est pourquoi, à la veille de l'évènement, il nous paraît nécessaire de lancer un appel afin que le peuple congolais tout entier et non seulement ses artistes fasse résolument sienne cette longue série de concerts et de manifestations.
S'il est vrai que la renommée d'un festival repose avant tout sur le talent des hommes et des femmes qui l'animent, il l'est tout autant, sinon plus, que sans appui populaire, il n'est aucune fête de ce type qui atteigne son but et demeure ancrée dans les mémoires. À une ou deux reprises dans le passé, le Fespam, notamment au lendemain de la guerre civile, a réussi cet exploit, mais l'on ne saurait dire qu'il en fut toujours ainsi, si bien que son image, au plan international, n'est aujourd'hui ni très forte ni très nette.
Faire du cru 2011 un moment fort de la musique panafricaine n'est pas impossible dans la mesure où les artistes retenus comptent parmi les plus en vue, sont les plus appréciés du grand public. Mais ce but ne sera réellement atteint que si pendant une semaine Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et les autres grandes cités concernées vibrent toutes au rythme de la musique. Ce qui n'est pas impossible si, dans les jours à venir, la rue se mobilise pour faire de ce Fespam la plus vivante, la plus animée des fêtes populaires.
Dans la dernière ligne droite qui débute, tout devrait donc être mis en œuvre par les responsables du festival afin d'amener les Congolais à faire leur cette huitième édition en s'appropriant les diverses manifestations qui la jalonneront. Une tâche qui n'a rien de surhumain si l'État mobilise par ce but les puissants moyens de communication et d'influence dont il dispose.
À un jour de l'ouverture du Fespam, il n'est rien de plus urgent, selon nous, que de passionner par avance le grand public.
Les Dépêches de Brazzaville
La huitième édition de cette grand-messe de la musique africaine débute dans deux jours. Les Congolais se demandent si 15 ans après sa naissance, le Festival panafricain de musique (Fespam) en déclin pourra un jour retrouver son éclat
En dépit de la volonté du chef de l'État, Denis Sassou N'Guesso, de toujours porter haut l'étendard du Fespam, la plus grande organisation musicale du continent qu'abrite depuis 1996 le Congo, la visibilité de l'événement n'est pas encore à la hauteur des autres festivals africains. Le président de la République, ainsi que le soulignait le commissaire général du Fespam le 4 juillet, a fortement contribué au financement du nouveau podium installé au stade Félix-Éboué de Brazzaville.
Aussi a-t-on appris, toujours de la même source, que l'organisation avait acquis du matériel de musique flambant neuf qui serait déjà à Brazzaville. L'artiste sénégalais Youssou N'dour, parrain de l'événement, devrait arriver à Brazzaville le 8 juillet ainsi que d'autres musiciens de renom invités au Fespam.
Tout cela ne convainc pas les Congolais au regard de certains indicateurs. Comparativement avec les éditions antérieures, celle-ci serait taxée de tous les maux du point de vue organisationnel. « J'ignore encore quand sera lancé officiellement l'événement. C'est une honte, et c'est la raison pour laquelle, dit-on, le chef de l'État a préféré ne pas être présent à la cérémonie d'ouverture », déclare un Brazzavillois.
Les flottements sont tellement remarquables que l'on ne peut empêcher le public de porter des jugements. Dès lors, on peut s'interroger sur la compétence des hommes qui pilotent l'événement. Par exemple, une partie de la délégation brésilienne, composée d'au moins quatorze personnes, a voyagé bien trop longtemps entre São Paulo et Brazzaville via Johannesburg. Elle n'est arrivée que le 7 juillet à midi après moult tracasseries, alors qu'une première partie de cette même délégation était sur le sol congolais depuis le 4 juillet. On peut s'interroger sur ce qu'en pensent ces Brésiliens.
Par ailleurs, aucun moyen logistique n'est prévu pour assurer le transport des délégations, alors même qu'elles peuvent arriver en pleine nuit. C'est le cas de la délégation guinéenne arrivée à l'aéroport international de Maya-Maya la nuit dernière. De tels flottements sont légions, et on se demande si le comité de direction du festival est informé de cette gestion déplorable du commissariat général.
Le vrai problème se poserait au niveau de la direction de la manifestation. Loin de combler les attentes des Congolais, qui rêvent d'un festival à l'image du Fespaco qui se déroule chaque année au Burkina-Faso, le Fespam devrait être un miroir pour le Congo, l'Afrique et sa diaspora, afin de faire découvrir au monde le riche potentiel de la culture africaine.
Souhaitons pourtant bon vent à cette édition qui s'ouvrira le 9 juillet après le carnaval que vont nous proposer les artistes brésiliennes sur l'avenue de la Paix. Pour que vivent le Congo, l'Afrique et la diaspora pour le plus grand bonheur des festivaliers.
Une régression constatée
Les Brazzavillois que nous avons rencontrés n'ont cessé de comparer les quelque huit éditions du Fespam. Deux éditions ont retenu leur attention, celles de 1999 et de 2003. Certains d'entre eux ont même déclaré : « Si le Fespam de 1999 a été une réussite, c'est parce que le pays sortait des événements douloureux de 1997. Il fallait Fespam se présentait comme un bon moyen de passer le message que le pays était dorénavant fréquentable. Cela est prouvé par la qualité et la pléthore d'artistes invités à cette édition, artistes de renom susceptibles de porter le message du Congo dans leurs pays respectifs. »
Le Fespam de 2001 par contre, n'a pas connu l'ampleur de celui de 1999, ni celle de la première édition de 1996. C'est finalement en 2003 que le pays et les festivaliers venus au Congo ont vibré et célébré une belle fête. La beauté de cette fête n'avait pas laissé le président de la République insensible. Venu pour le lancement, le chef de l'État, Denis Sassou N'Guesso, très satisfait du déroulement de cette cérémonie d'ouverture à laquelle il a assisté de 16 heures jusqu'au lendemain à 1 heure du matin, n'avait pas manqué d'éloges pour l'équipe dirigeante du commissariat général. « Je suis fier de vous. Allez encore de l'avant ! », avait-il déclaré.
En effet, le Fespam 2003 promettait des lendemains meilleurs. Mais hélas, au lieu de continuer sur sa lancée, l'activité a commencé à régresser. Pendant que les Congolais et les Africains attendaient une édition au moins identique sinon meilleure que celle de 2003, c'est bien autre chose qu'on leur a servi. Depuis, le Fespam ne cesse de perdre sa visibilité. Comment comprendre que jusqu'au moment où nous éditons ce journal, alors que nous sommes seulement à 24 heures de l'événement, la presse n'est pas en mesure de diffuser la liste des artistes internationaux invités à cette grand-messe ?
Pourquoi n'arrive-t-on pas à relever le niveau de cette activité panafricaine ? Est-ce le commissariat général qui se montre incompétent ou tout le système, c'est-à-dire le comité de direction ? Voilà les questions que les Brazzavillois se posent. Bref, les responsables ont intérêt à revoir leur copie afin de les convaincre que le Fespam ne va pas à sa perte. Il ne sera plus un événement attendu par tous, il a déjà perdu son attrait à l'échelle nationale.
Jean-Dany Ébouélé et Bruno Okokana
La musique de la forêt au cœur de la tournée artistique du groupe pygmée « NDIMA AKA » en France et en Suisse du 06 au 24 mai 2012
Peut-être le groupe Pygmée le plus original sorti de la grande forêt de la Likouala, au nord du Congo-Brazzaville, à qui l’on doit sûrement un petit quelque chose encore inconnu du monde moderne.
On rangerait volontiers la musique du groupe « NDIMA AKA » sous la bannière « Folk » de la forêt, et dont la science des filiations est un casse-tête pour les biographes. Puisant abondamment dans un genre considéré comme plus typique de la tradition nègre, il appartient donc à la tradition de la forêt, à la civilisation noire autochtone dans ce qu’il a de plus original.
En effet, on assigne à cette musique, quelques caractères spécifiques, comme l’organisation polyphonique de la musique instrumental, du chant et l’usage du pentatonique. Très peu habitué des prestations scéniques, le groupe « NDIMA AKA » tient à un côté théâtrale qui permet de présenter la véritable nature de son inspiration.
Pour s’y retrouver, les publics de France et de Suisse ont l’embarras de choix dans le programme ci-après qui commence le 06 Mai 2012, date de l’arrivée à Paris Charles de Gaule du groupe pygmée « NDIMA AKA » sous la tutelle de son chef Sorel ETA.
- Le 9 mai - Séminaire, conférence avec le CNRS, les étudiants chercheurs et des musicologues.
- Réception et buffet offert par la direction du magazine le point à partir de 19h00.
- Le 10 mai - Show-case à la Fnac Forum des Halles à 17h00.
- Le 12 mai.- Concert à l'espace Sorano à Vincennes au Festival l'Afrique en marche à 21h30.
- Le 13 mai - Réception par les associations de la diaspora Congolaise (Association Bana Brazza) au Bar du comptoir Général, 80, Quai de Jemmapes 75010. Metro. République. Entrée gratuite.
- Le 14 mai - Départ pour la Suisse.
- Le 16 mai- Concert au festival Naturstimmen à Toggenburg.
- Le 18 mai- concert à Neuchâtel.
- Le 19 mai - Concert à Locarno (Suisse Italienne).
- Le 21 mai - Rencontre avec des choeurs de Yodel au Muotatal.
- Le 22 mai - Retour à Paris.
- Le 25 mai - Retour sur Brazzaville.
Contact : Promoteur de la tournée en France. Cyriaque BASSOKA Productions. Tel:( 00 33 ) 680 523 166. E-mail: cyriaquebassoka@hotmail.com
Pour la Suisse: Plateau Libre. Tel:(041) 79 303 50 58 / (041) 32 725 68 68 )
Relation Presse : Carine LOUBANZODIO Tél.06 67 57 98 23 – E-mail c.loubanzadio@yahoo.fr
Notons que, le séjour helvétique du groupe NDIMA est assuré par Georges GRILLON directeur de l’Agence Plateau Libre à Neuchâtel, et à travers la 5ème édition de son festival « Naturstimmen » qui se déroule en Suisse alémanique, dans la vallée du Toggenburg, un des berceau de la musique typique suisse des Alpes et des montagnes : « Le Yodie ». Du 14 au 22 Mai 2012.
Le Festival accueille également chaque soir, un groupe de « Yodie » (la plupart du temps Suisse, mais également Autrichien). La programmation internationale est assurée en grande partie par l’Agence Plateau Libre. Cette année l’Agence a programmé PURA FE (chanteuse amérindienne), Voices, of Africa (Groupe de Gospel Africain) TIHARCA (Trio vocal féminin Malgache), BNET HOUARIYAT (Groupe féminin Marocain), BOBBY HELMS Blues américain) et Courou de BERRA (Chants des Alpes – France)

Sculptures vaudou Nago et Fon, Bénin. Collection Anne et Jacques Kerchache. Photo © Yuji Ono
La Fondation Cartier pour l’art contemporain abrite depuis le 5 avril 2011 et jusqu’au 25 septembre une exposition sur l’art vaudou. Initiée en collaboration avec la veuve de Jacques Kerchache, elle commémore ainsi le dixième anniversaire de la disparition de cet explorateur et expert autodidacte en la matière.
Une centaine d’objets de collections diverses y sont rassemblés, comme des sculptures traditionnelles appelées «bocio» (cadavre doté de pouvoir) composées de matériaux hétéroclites où le bois est omniprésent. Elles proviennent de l’ancienne «Côte des esclaves» en Afrique de l’Ouest et plus précisément du Bénin pour la plupart, le berceau du vaudou.
On distingue aisément les objets qui représentent les célèbres «Egungun», masques Guèlèdè, dont le patrimoine oral et immatériel a été inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Les visiteurs peuvent découvrir leurs flamboyantes et élégantes parures, ceux comprenant la fameuse hache de Hebiosso (dieu du tonnerre) ou encore un cadenas que les initiés créditent de pouvoirs exceptionnels. Toutes les statuettes expriment les préoccupations de l’homme face aux réalités de la vie.
En visitant l’exposition, on découvre ainsi une impressionnante collection de la statuaire vaudou dont l’esthétique le dispute à l’originalité. Mais si cela saute à l’œil, le visiteur reste interrogateur sur leur fonction. La documentation qui lui indique la composition de la statuette, le peuple auquel elle appartient, le pays de provenance et la collection d’origine ne lui apporte pas plus la réponse.
Même avec les photographies, les notes, les lettres, les films d’entretien avec Jacques Kerchache et un documentaire sur le sujet, on comprend peut-être mieux le vaudou en tant que religion. Mais les objets, eux, gardent tout leur mystère. Il aurait été encore plus intéressant, au-delà de l’esthétique, d’accompagner chaque objet de l’explication de sa fonction.
En réalité, en Occident et même en Afrique, il y a une grande confusion entre ce qui relève du vaudou et du «bo» (pouvoir ou gris-gris). Ce qui entraîne souvent une certaine diabolisation du vaudou, à tort évidemment. La confusion existe également quant à sa signification, voire son orthographe: vodun, vaudou, vaudoun ou encore vodoun.
D’après certains spécialistes, vaudou viendrai du Ewe «vo» (ouverture ou trou), qui évoque quelque chose de caché, de secret, et «du» (signes divinatoires). En d’autres termes, vaudou signifierait quelque chose comme «messager de l’invisible».
Pour Suzanne Preston Blier, professeur à l’université de Harvard, vaudou pourrait signifier en langue Fon «vo» (se reposer) et «dun» (puiser de l’eau) pour exprimer de façon allégorique «la nécessité de rester calme quelles que soient les difficultés auxquelles chacun peut être confronté».
Une troisième explication communément admise au Bénin diverge de la deuxième par rapport à «du» (manger), dont le sens allégorique serait alors «le devoir de partager ou de communier avec les ancêtres». Bien d’autres suggestions de la signification du mot vaudou existent aussi.
Mais quels que soient son origine et son sens, il y a des objets qui appartiennent au vaudou (culte traditionnel ou religion) et d’autres au «bo» (médicaments, gris-gris ou talismans). Et seule la fonction de chaque objet permet de déterminer la catégorie dont il relève pour les non initiés. Car pour les autres, un simple coup d’œil suffit d’emblée à faire cette différence.
Marcus Boni Teiga
Pour la première fois, le groupe « NDIMA » des pygmées de la préfecture de la Likouala (Congo-Brazzaville) entreprend une tournée en Europe au cours du mois de Mai 2012. Le premier spectacle aura lieu le 10 Mai 2012 à partir de 17 h à la FNAC-FORUM - le CHATELLET LES HALLES - PARIS
A travers les chants et danses des peuples autochtones « Aka », le groupe des artistes pygmées « NDIMA » présentera un spectacle inédit et riche en traditions de la forêt….
Reconnus comme les premiers habitants du bassin du Congo, les pygmées de la Likouala, au nord de la République du Congo présentent une musique polyphonique de la forêt entièrement inféodée au message. Ce ne sont pas les paroles qui vont avec plus ou moins de bonheur sur la musique, c’est le message et la musique qui se trouvent l’un et l’autre liés.
Sorel ETA l’un des promoteurs du groupe présentera ce que l’on peut retenir des peuples autochtones « AKA » et la nature du spectacle du groupe « NDIMA » que le public aura le privilège de découvrir au cours du mois de Mai, notamment lors du premier spectacle à la date précitée.
Clément OSSINONDE
Nota : La promotion en France du groupe des Pygmées « AKA » de la Likouala est assurée par les Editions Cyriaque BASSOKA Productions. Pour tous renseignements Tél. 0680523166 - E-mail : cyriaquebassoka@hotmail.com
Pour en savoir plus voyez leur dossier de presse
Jean-Baptiste Tati U'taliane lauréat de la première édition du prix Tchicaya U tam'si de poésie
Jean-Baptiste Tati U'taliane est le lauréat de la première édition du prix Tchicaya Utam'si de poésie. La distinction lui a été remise le 12 novembre au Centre de formation et de recherche en art dramatique par Léopold Congo-Mbemba, poète et chef du projet du prix.
Le prix Tchicaya U tam'si de poésie a été initié par l'association du même nom, établie en région parisienne, à l'occasion du Cinquantenaire des indépendances africaines, pour commémorer l'engagement de l'écrivain congolais Tchicaya U tam'si auprès de Patrice Émery Lumumba.
Le prix sera décerné tous les ans et les textes présentés au concours sont inédits. Pour la première session, le prix a honoré des auteurs issus de l'un des États intérieurs des bassins de l'Oubangui et du Congo dont les textes ont été reçus jusqu'au mois d'août. Il est doté d'une récompense globale d'un million CFCA (1 500 euros). Sur 53 participants venus des pays du bassin oubanguien, 14 avaient été sélectionnés.
Après délibération, le jury a anoncé sur les résultats suivants.
1er Prix : Jean-Baptiste U'Taliane
2e Prix : Lionel Boussi Mapayet
3e Prix : Fidèle Ngaka.
« Lorsque l'on est à l'étranger, on a toujours un attachement pour son pays. Cela se manifeste par plusieurs choses ; nous avons créé l'association Tchicaya Utam'si pour apporter nos encouragements à ceux qui marchent dans les pas des grandes figures de la littérature congolaise. Nous venons, par ce prix, apporter notre concours et nos encouragements à ceux qui suivent le même chemin en leur souhaitant de les voir arriver au rayonnement déjà atteint par les illustres écrivains congolais », a déclaré Léopold Congo-Mbemba.
Jean-Baptiste U'taliane a été sélectionné pour son poème Paroles maritimes pour ressusciter le fleuve. Très ému par cette distinction, il a salué en Tchicaya U tam'si l'un des poètes congolais et africains qui, avant même la proclamation des indépendances des pays africains, avait revendiqué son identité congolaise : « Le prix n'ajoute pas de talent, mais c'est une motivation qui permet au poète de continuer à mériter la confiance qu'on a placée en lui afin de porter haut le flambeau de la poésie. Tchicaya U'Tam'si a parmi les premiers proclamé personnellement et poétiquement l'indépendance du Congo, qui s'inscrit aussi dans la parole poétique pour laquelle je tiens vraiment à écrire avec indépendance aussi », a-t-il indiqué.
Désirée Hermione Ngoma
"Les Dépêches de Brazzaville"
L’Association Tchicaya U Tam’si, à l’occasion des cinquantièmes anniversaires de l’accès à l’indépendance des États africains, et pour commémorer l’engagement de Tchicaya U Tam’si auprès de Patrice Emery Lumumba, crée un Prix littéraire de poésie, pérenne et annuel, intitulé « Prix Tchicaya U Tam’si de poésie ».
Le Prix Tchicaya U Tam’si de poésie entend, à terme, s’adresser à toute la communauté francophone africaine. Il récompense des auteurs de textes écrits en langue française.
Les textes présentés au concours doivent être inédits.


Née d’une mère guadeloupéenne et d’un père congolais, Katia Mounthault a suivi ses études entre la République du Congo, la France et les Etats-Unis d’Amérique où elle achève des études supérieures en sciences politiques et relations internationales. Elle est diplômée de l'Elliott School of International Affairs de l'Université Georges Washington et travaille actuellement pour une multinationale aux USA.
Katia est certes "née coiffée", elle n'a pas pour autant choisi une voie de facilité. Longtemps patronne des œuvres sociales de la société pétrolière américaine Chevron à Pointe-Noire, elle est l'artisan principal des nombreuses actions menées par cette entreprise au Congo. Katia est aussi la fondatrice du magazine "Avant Garde".
Elle vient de livrer son premier roman, paru chez L'Harmattan.

LE CRI DU FLEUVE
Katia Mounthault
Encres Noires
LITTÉRATURE ROMANS, NOUVELLES AFRIQUE NOIRE MONDE CARAÏBES Congo Guadeloupe
En reportage pour le compte de CNN, Célia plonge au coeur de l'affrontement des milices qui ont mis à feu et à sang tout un pays. Vitrine ouverte sur les enfants enrôlés dans le ventre des groupements armés, les familles éclatées et les nombreux déplacés, son voyage en Afrique lui permet d'approcher l'une des réalités contemporaines du continent africain. Célia porte ainsi son regard troublé sur un pays d'Afrique Centrale qui, à l'instar des autres pays du continent, tente malgré ses plaies de se reconstruire.
ISBN : 978-2-296-12030-3 • juin 2010 • 174 pages
Prix éditeur : 16,5 € / 108 FF
27/07/10
Katia me propose d'aller chercher un exemplaire de l'ouvrage auprès de sa maman qui réside dans le quartier de l'aéroport. La villa de monsieur Hilaire Mounthault, médiateur de la République, est cossue mais sans ostentation. Madame Mouthault, charmante, me remet l'ouvrage en m'expliquant qu'elle est dans la préparation du cinquantenaire de son mariage. Je la félicite pour ces noces d'or qui coïncident avec le jubilé de l'indépendance du Congo.
Je repars avec l'objet. Il est publié sous la jaquette quelque peu indigente de la collection Encres Noires. La production de la jeune littérature congolaise nous propose trop souvent, sous le nom de roman, de minces plaquettes composées en caractères pour malvoyants. Elles ne contiennent en général qu'une maigre nouvelle. Ici, il n'en est rien, c'est bien un livre que j'ai en mains.
Le titre est une trouvaille. Voici ce qu'elle en dit : "...le thème même du roman a imposé un tel titre. Au cours des guerres, lors de massacres, c'est bien souvent dans un fleuve ou dans une rivière que l'on jette des corps, sans doute dans l'objectif de faire disparaître toutes traces. Alors, imaginez que le fleuve s'érige contre tout cela, lève ses eaux dans un cri de révolte."*. Pensait-elle aux évènements du Beach en prononçant ces mots ?
J'entame avec plaisir la lecture, non sans remarquer la surprenante citation du poète américain Allen Ginsberg, l'un des sulfureux fondateurs de la "beat generation". "I saw the best minds of my generation destroyed by madness." (J'ai vu les meilleurs esprits de ma génération détruits par la folie.)
Le style est très visuel, bourré de détails et d'émotions, incontestablement féminin. J'aime...
Célia rentre au pays, elle retrouve une Brazzaville post conflit qu'elle a bien du mal à reconnaître, c'est à la fois sa ville et une autre qui lui est étrangère. On ressent profondément l'atmosphère lourde et délétère d'un pays en déliquescence prêt à retomber dans les horreurs de la guerre civile. Tout le monde s'y défie de tout le monde.
J'avale les vingt premières pages avant qu'une coupure de courant ne me propulse à regrets vers mon lit.
A ce stade de la lecture, et malgré les dénégations de Katia : "Je ne suis pas Célia. Dans le roman, c'est Célia, une journaliste en reportage pour le compte de CNN qui parle et qui conduit le lecteur à travers son regard. Il s'agit bien d'une fiction où l'imaginaire prend corps avant tout. Le reste n'est que pure coïncidence car inconsciemment quand on écrit, on puise aussi dans son vécu !" *, il est bien difficile de ne pas l'identifier à l'héroïne, tant les deux femmes se ressemblent, aussi bien socialement que dans leur parcours universitaire.
* In "Les Dépêches de Brazzaville"
29/07/10
De fait, l'œuvre peut-elle vraiment s'appeler roman ? C'est surtout une suite de regards sur les souvenirs et sur la vision de Brazzaville en guerre de la narratrice (que jamais je n'ai pu différencier de Katia), de témoignages, la plupart du temps fort bien restitués, sur la guerre (objet du reportage que Célia est venue faire) et d'extraits des notes de son frère Frédéric. On le devine décédé. Ces notes sont issues d'un cahier dont elle ne nous dit pas comment il lui est parvenu. Dans l'avion qui la conduit à Pointe-Noire un homme lui dit avant de fondre en larmes "J'ai bien connu votre frère. J'avais quitté la capitale avec lui.../... J'ai retenu comme le refrain d'une chanson le nom de toutes les contrées que nous avons traversées de Brazzaville à Pointe-Noire.../... Il y en avait dix-huit : Mindouli, Kinkala, Loutété, Madingou, Nkayi, Dolisie, Kibangou, Banda, Moungoudi, Ndendé, Tchibanga, Ngongo, Poumbou, Kola, Kakamoéka, Madingo-Kayes, Bas-Kouilou, Loandjili."
Célia demeure vraiment détachée des faits de guerre, elle ne les constate jamais in vivo mais seulement leurs conséquences. Alors que Brazzaville tente de se protéger des faits de guerre et des effets de la pénurie, elle se détend en prenant un bain.
Il y a de la rébellion sous la plume de Katia Mounthault, mais elle n'a rien d'une passionaria à la Patty Hearst. Célia demeure avant tout une jeune femme de bonne famille qui a aucun moment ne se met en danger pour les besoins de sa mission. Célia est à peine un fil rouge reliant les différents éléments. Elle ne nous dit pas grand chose de ce qu'elle fait de son séjour dans la ville mis a part ses visites à la famille, elle parfaitement décrite. Tout juste un instant on croit qu'une idylle va naître, mais il n'en est rien, il est dommage qu'elle nous en dise si peu sur elle même. C'est sans doute de la pudeur puisque, j'en suis certain, Katia et Célia ne sont qu'une seule et même personne.
Le style demeure très imagé et se lit avec facilité. Nous nous garderons bien d'être aussi dithyrambiques que congo-pageportail.com qui sous la plume de Christian Brice Elion crie au chef d'œuvre. Il n'en demeure pas moins que l'ouvrage aborde de nombreux problèmes qui rendent bien difficile le progrès du Congo vers une politique réellement démocratique.
L'Harmattan par contre est l'objet de toutes mes critiques. Son travail éditorial obère celui de l'écrivaine. Les coquilles sont innombrables. Ce livre laisse une impression de bâclage dont je ne saurais rendre responsable Katia. Pour une maison de cette renommée ça a pour nom sabotage !
Dois-je recommander la lecture de ce livre ? Oui, on y apprendra beaucoup de choses, en particulier que ce n'est pas parce qu'on appartient à un bord qu'on approuve tout ce qui s'y fait. Katia Mounthault possède une plume à même de beaucoup progresser. Ce coup d'essai n'est pas encore un coup de maître mais il laisse augurer qu'à la seconde tentative elle marquera l'essai... si elle trouve un autre éditeur.
Le fantôme du quai d’en face/ThéâtreSaint Bazard : une gare lâchée à la lisière de la capitale. Un homme en manteau noir arpente le quai soir et matin avec une valise à la main. Les trains partent et reviennent, le monde passe et repasse, jamais personne ne lui glisse le moindre signe de tête. Il a eu beau hurler, se frapper la poitrine ou taper des pieds personne ne lui lance un brin de regard. Fatigué de remuer ses vieux souvenirs, il décide de casser son silence et sa solitude pour raconter son histoire…
Il est tombé un jour sur une occase exceptionnelle : le palais Bourdon lui proposait de l’enrôler dans une armée parallèle dont le rôle serait de débusquer une meute de rebelles cachés dans un coin du sahel en échange d’une vraie carte d’identité. L’idée de se broder une nouvelle peau l’avait fait chavirer. Il avait accepté et s’en était allé. Mais les choses avaient tourné au vinaigre. Beaucoup de ses copains s’étaient fait tuer. On l’avait lui aussi cru mort. De mauvaises langues avaient fait dire qu’il avait été fusillé dans un égout par un soldat chanvré jusqu’à la moelle.
Ainsi avaient commencé les mésaventures d’un immigré clandestin qu’un ragot avait changé en fantôme. Sa femme criait au diable dès qu’il pointait le nez, et même le chien du voisin aboyait dès qu’il s’approchait. Il lui a fallu un temps fou pour digérer qu’il avait définitivement été rayé de la liste des vivants, que l’herbe avait poussé sous son lit, et que du statut de clando à celui de condamné, il n’y avait qu’un faux-pas (...)
L’immigration clandestine fait partie du lot de ces nombreuses tragédies post-modernes qui font couler beaucoup d’encre et de salive. D’aucuns en parlent avec ou plus ou d’aisance, d’autres la subissent ou la vivent. Au final nul ne s’en retrouve épargné. Chacun se fait une petite idée en raison de ce qu’il vit et/ou entend de manière officielle ou officieuse.
Des avis se cognent et se traversent. Des responsables politiques de toutes catégories s’affrontent et s’affolent inutilement sur le thème pendant que des vies entières continuent à se déchirer au large de nos mers ou au beau milieu de nos pavés. Le bout du tunnel n’est pas pour demain soir en tout cas. Voilà pourquoi faut continuer à en parler sous toutes les coutures, pour mieux agir avec des yeux d’aujourd’hui et ceux de demain.
L’intelligence de ce texte réside dans la façon dont l’auteur traite un sujet passé sous les ornières de la banalité, à force d’être broyé à tous les moulins, sous une approche plutôt paradoxale en mettant en scène une situation peu ordinaire dans le but de susciter une problématique à la fois éthique et politique de laquelle pourrait découler de nouvelles questions :
– Un immigré clandestin enrôlé dans
Où se trouve la fesse de la tragédie ? À qui profite t-elle ? Nous suffisent-elles, ces mesures prises à coups de lames et de cloches pour protéger les frontières nordiques et dissuader les candidats du sud qui malgré tout se pressent tous les matins aux portillons ? Que deviennent tous ceux qui parviennent à franchir les palissades ? Quelle est la part du réel et de rêve à réinventer pour arrêter le chamboulement ?
Jonazs : personnage qui résume au plus près voire au plus loin les périphéries de l’immigration choisie ou forcée – ce qui a permis à l’auteur d’aborder et la transcender posément le sujet. Un personnage qui renvoie sans prétention à chacun de nous, en tant que nous vivons loin de chez nous, une petite part de soi. Le dessein de l’auteur c’est de mener le public sur un sentier non battu au bout du quel celui-ci trouverait des marches qui descendent à la rencontre de deux mondes que tout oppose : la société d’en haut pour qui l’immigration clandestine est tout aussi rentable que la contrefaçon de chaussettes et la société d’en bas, celle des mals-dans-leur-peaux à qui l’on a fait miroiter des paradis juteux sur terre.
La trame de la pièce ainsi que ses non-dits reposent sur ce personnage seul en scène pendant une heure ou deux. Seul ? Pas vraiment puisqu’il est habité par une meute de personnages, une foule d’anonymes brisés et cassés. Des gens d’ici et d’ailleurs à qui il emprunte leurs silhouettes et leurs voix. Il s’ouvre comme un livre traversé d’images, de portraits familiers et inconnus, de mots tracés en lettres capitales qui se terminent en boucles.
Boucles ? De petites histoires drôles qui virevoltent autour de la sienne et colorient l’espace secoué de quintes de toux et de silence qui finissent par laisser des traces indélébiles sur le plancher. Cette pièce aurait pu tout aussi s’intituler « Jonazs ou l’arlequinade d’un fantôme qui vient revendiquer sa part de terre et de ciel ». Ici l’auteur s’amuse à jouer à fond une situation terrible comme un soldat joue à la guerre en se basant sur le burlesque et l'outrancier.
Pour la 16e année consécutive, la Maison de la Presse Hacledik Diffusion a célébré à Pointe-Noire ‘’Lire en fête’’, la fête du livre et de la lecture. Le couple Nkodia, propriétaire de cette librairie, avait convié ce 15 octobre à la Chambre Consulaire, éditeurs, libraires, écrivains, journalistes et autres passionnés de littérature à discuter autour du thème choisi : "Regard de l’écrivain congolais sur les cinquante ans d’indépendance". Un sujet intéressant et actuel qui malheureusement ne fut pas au centre des débats. D’autres contingences ayant pris le pas sur l’essentiel, discours et apéritif.
"Les livres sont noyés dans beaucoup de choses." a déploré Huguette Nganga-Massanga, l’auteur de "L’envers du décor".
Seulement, après les jouissances, les choses sont rentrées dans l’ordre et c’est dans une salle à demi vide que la littérature a repris son droit. La littérature simplement mais pas le thème.
Trois auteurs, trois œuvres et trois expériences ont été menu :
Huguette Nganga-Massanga pour "l’Envers du décor", Roberte Tinou pour "700 proverbes du Congo" et Christelle Natacha Makoumbou pour "Mamelles amères".
Profitant de l’occasion, Huguette Nganga-Massanga, dont c’était la première participation, a parlé de son livre, qui traite de la condition des orphelins spoliés, et les difficultés qu’elle à rencontrer à le mettre sur le marché : 2 ans pour qu’il soit, enfin, vendu à Pointe-Noire.
Habitué de ce type de manifestation, il était la vedette en 2009, Robert Tinou s’est contenté de Parler de la richesse des proverbes et de leur importance dans l’éducation de la société. Ils sont immuables et doivent être pris comme tels. Ils sont pleins de sagesse.
La dernière intervenante, Christelle Natacha Makoumbou, un peu timide, est restée dans son recueil. Un recueil qui parle de tristesse et de désespoir. Ce qu’elle a ressenti à la mort de sa mère à qui est dédiée cette œuvre.
Du débat sur le thème il n’en fut plus question, l’organisation ayant pêché à ce niveau. Une bonne organisation est nécessaire pour que les auteurs et le public échangent. Chacun a besoin de ce contact pour s’enrichir.
Dans un contexte où les congolais s’éloignent de plus en plus de la lecture donc du livre, ce type de manifestation doit être organisé uniquement pour le livre et pas pour d’autres considerations.

Epoustouflant. Explosif. Viril… Les superlatifs abondent pour qualifier le dernier livre de Dina Mahoungou, Congolais vivant en France depuis plus de 30 ans. Dans Agonies en Françafrique (L’Harmattan), l’auteur juxtapose les souvenirs de « la guerre de Brazzaville », laquelle avait opposé trois milices –les Cobras, les Zoulous et les Ninjas - aux apparences mafieuses. Un carnet dans lequel des Congolais de Paris racontent leur quotidien...
Dina Mahoungou est connu dans les milieux congolais de Paris comme un amateur de bière et de la bonne table. Les uns le considèrent comme un « Sapeur » ; les autres comme un « Congolais à la mode ». Mais ce que les Congolais de Paris ne savent peut-être pas, c’est que Dina Mahoungou écrit. En 1980, il publia Le Mémorial juvénile et, deux ans plus tard, Le superbe de l’émotion. Après tant d’années d’absence, il revient avec un roman puissant. « J’aime l’aventure », reconnaît-il. Et d’ajouter : « Ecrire, c’est se lancer dans l’inconnu : on ne sait pas ce que l’on va découvrir. » Agonies en Françafrique, son dernier livre, est loin d’être agonisant ; il se détache de la banalité actuelle du livre congolais. L’actualité aidant, imaginez Laurent Gabgbo sur le point d’être chassé du pouvoir, il brade les richesses de son pays aux Américains, aux Coréens… Imaginez Mouammar Kadhafi sur le point d’être chassé du pouvoir, il brade les richesses de son pays, aux Chinois, aux Brésiliens... Les protagonistes, de leur côté, font de même. Les intérêts de la France en pâtissent. Et si pour Venance Konan, la Françafrique ressemble à « un gros village où tout le monde est copain, où on se rend des services, on se fâche parfois, mais jamais pour longtemps », pour Dina Mahoungou, « c’est une brillante démonstration de haine » moribonde… Le pillage des richesses des pays francophones...
Certes, le roman fourmille de clichés immondes - tripots, sexe, drogue, Sapelogues, HLM, "quartiers sensibles", etc, pour les Congolais de France. Mais Agonies en Françafrique sont un "fleuve en crue", aux débordements tentaculaires, emportant tout sur son passage. Et si ces clichés sur la vie des Congolais de France, par exemple, ne reflétaient que la réalité ? Et si Brazzaville avait été le théâtre des obus dans le but de sauver les intérêts de la France ? Un ex-dirigeant de la multinationale pétrolière n’avait-il pas avoué : « Le Congo est une propriété française » ?
C’est dans un style mordant, sublimé par un vocabulaire richissime, que Dina Mahoungou évoque les « années de plomb » durant lesquelles « trois professionnels des embrouilles de réputation établie, munis de leurs milices partisanes, avaient mis le petit Congo à feu et à sang. » Et bradé les richesses du pays. Un carnet dans lequel les Congolais de Paris racontent leur vie. Dina Mahoungou n’épargne pas non plus « les Congolais, un ramassis de chiens couchants, craintifs et apprivoisés. Une défaillance nerveuse, une dignité qui dégringole devant soi jusqu’au bas de la côte ». Des « mollassons soumis aux pressions et irritations des milices (…) et de la police politique ».
Le roman, sans véritable narrateur, est scindé en trois parties (1996 ;2010 ;2000), avec des flash-back. Une architecture réussie : à Brazzaville, la belle vie, mais à quel prix ? A Paris, les humiliations, « les quartiers sensibles »… La construction est quasi inexistante : les histoires et les personnages s’enchaînent sans aucune logique ; on passe du pétrole au bois, de la Sape aux « quartiers sensibles » sans transition. Il y a dans Agonies en Françafrique quelque chose de Verre cassé d’Alain Mabanckou : outre l’humour et la puissance des mots, on savoure la galerie de portraits aussi vrais que natures.
Une noria de personnages
Oui, il y a L’as à sous, le « général de classe exceptionnelle, le parrain des Cobras, surnommé partout dans le monde des affaires : Tala N’Gayi c’est-à-dire « Type connu » ou encore « Regardez-moi », « un installé à demeure dans la haine, commettant, à chaque instant, un attentat au citoyen contre lui-même. »
Il y a « le grand chaman, « un sorcier survivaliste », devenu par le hasard des choses député-maire de la ville, le chef des Ninjas. Mais, « après avoir été chef d’un parti politique, député-maire de la ville de Brazzaville, voire premier ministre éphémère de l’académicien, le voilà, quelques années plus tard habitant dans une case en banco et en terre battue, sans climatiseur, autour de la ville mosquée de Djénné, dans un climat de type sahélien avec 40 degrés à l’ombre ».
Il y a « le sage professeur, l’émérite, le protecteur des Zoulous, un mandarin accompli, qu’on appelait l’Académicien ». Hélas ! Il se révéla « narcoleptique et schizophrène ». « Il entendait des voix qui lui disaient d’aller lécher la cuvette des water-closets. « Je suis un oisillon, je veux voler de mes propres ailes, je suis un planeur, moitié-papillon moitié-hirondelle, je vais monter du côté des anges », chantait-il, dans sa douce folie. »
Il y a « l’archevêque Ernest Lekabri, prélat de tous les bestiaires du Haut-Congo. Un belliqueux, « un triste voyeur »…
Il y a Marie Koka Yaka, « une virago tonitruante de la goutte d’or » ; Ma Léonie Wa N’Dzénga les hautes fesse ; Mat Sup, un vieil Anglais gras et gâteux ; Matouba-Touba, docteur d’Etat en Droits de l’homme, ancien Procureur à Brazzaville devenu vigile à Paris…
En fait, il n’y a pas de sujet majeur dans Agonies en Françafrique : l’auteur aborde une pelletée de sujets. Comme dans Les faux-monnayeurs d’André Gide. Et c’est ce qui fait la beauté de ce livre.
23,40 € | 1 320 Ko
Lorsqu’en septembre 2003, vingt sept ans après l’ « Anthologie de la littérature congolaise » de Jean-Baptiste Taty Loutard, paraissait la « Nouvelle anthologie de la littérature congolaise » co-signée par le même Jean-Baptiste Taty Loutard et Philippe Makita, le quart de siècle qui s’était écoulé justifiait amplement un complément à l’ouvrage précédent.
Nous apprenons ce jour que Monsieur Léopold Pindy Mamonsono, conseiller à la culture de Jean-Claude Gackosso, ministre de la culture et des arts, rédacteur en 1991 d’une « Anthologie universelle de poésie anti-apartheid », possède en chantier une nouvelle anthologie de la littérature congolaise.
Bien que doutant quelque peu que la production littéraire congolaise de qualité ait cru au point de justifier la multiplication par quatre le rythme de publication de tels ouvrages nous nous faisons écho de l’annonce de l’auteur qui invite les jeunes auteurs congolais, désirant être mentionnés dans l’ouvrage, à lui faire parvenir un exemplaire de leur œuvre via la direction départementale de la culture et des arts dont ils dépendent.
Nous émettons la crainte que le résultat ressemble davantage à un inventaire qu’à une anthologie. Puissions-nous nous tromper.

Je ne connaissaisEvelyne Mankou que par ce que Simon Mavoula en a ecrit dans congopage.com quand l'écrivaine, il y aura bientôt un an m'a écrit pour me demander si j'accepterais de chroniquer ses œuvres. Je lui répondis alors qu'une lecture préalable était forcément nécessaire. Elle m'apprit qu'elle devait venir quelque temps à Pointe-Noire. Nous ne nous y vîmes pas et c'est, à mon grand regret, après son retour en France qu'elle reprit contact.
Elle m'a alors fait parvenir deux textes "Patience d'une femme" et "La misère humaine". Tandis que j'atendais qu'elle me fasse parvenir sa bio et quelques photos, je cherchais sur la toile et j'y trouvai cette photo qui me fit aussitôt penser au Chat de Chester dans"Alice au pays des merveilles" tant son sourire y est éclatant.
Née au Congo Brazzaville, Eveline Mankou est arrivée en France en octobre 1999 après un long séjour en Côte d’Ivoire pour cause de guerre dans son pays.
Elle vit actuellement à Nice et travaille dans l’univers de la mode à Monaco.
C'est tout ce que nous a appris sa biographie et son blog n'est guère plus prolixe. Nous nous en contenterons donc pour ne parler que de sa plume.
"La misère humaine" est une plaquette qui rassemble en 48 pages onze nouvelles inégales en longueur. Evelyne Mankou y traite de bien des problèmes qui touchent les africains en exil, le sida, la condition féminine, les relations avec le pays d'accueil et celui d'origine pour ceux qui deviennent des exclus dans les deux... On aurait sans doute aimé que les sujets sient un peu plus fouillés mais le fait qu'ils posent plus de problèmes qu'ils en traitent était certainement le but recherché.
Je me permets de mettre en ligne une courte nouvelle tirée de cet ouvrage pour vous ouvrir l'appétit :
Ma Terre natale
J’ai longtemps attendu ce moment, il ne se passait pas un jour sans que j’y pense.
J’avais choisi d’immigrer, afin de fuir la misère humaine de mon pays.
Le manque d’infrastructures, le sous développement me rendaient triste. J’en avais marre de subir la médiocrité de nos gouvernants. A Genève j’avais trouvé l’hospitalité en demandant l’asile politique. Au fur et à mesure mes conditions de vie s’amélioraient.
Obtenant rapidement l’autorisation de séjour, j’avais décroché un contrat de travail à durée indéterminée. Ma vie était bien organisée, j’étais un modèle d’intégration réussie. Mais, quelque chose tout de même me manquait. Je ne saurais définir quoi. Je ne me sentais pas vraiment à ma place malgré ma réussite sociale. Ma terre natale me manquait.
Une chose me préoccupait constamment tel un fantôme. Au plus profond de mon être, je me répétais sans cesse ne pas être à ma place dans cet espace européen.
Je décidais donc de travailler durement afin d’amasser suffisamment d’argent et par la suite faire le chemin inverse c'est-à-dire rentrer chez moi à Lomé, ma terre natale.
Arrivé à Lomé, je ne pouvais plus m’adapter.
Tu ne bois que l’eau minérale mise en bouteille en Europe, j’en ai ras le bol de tes manières ; n’est-ce pas ici à Lomé que tu es né et que tu as été élevé ! Pourquoi tout ceci ne te convient-il plus ?
Je ne te comprends pas, dit son frère. Tu es devenu totalement différent et insupportable, c’est ce que vous apprenez au pays des toubabs*: se plaindre de tout?
Pourquoi me regardez vous avec ce regard comme celui d’un désespéré face à son sauveur ou celui d’un enfant la veille de noël ?
Une grande incompréhension s’était installée entre les deux frères, pourtant jumeaux, nés le même jour mais dont les destins divergeaient.
* Hommes blancs
La lecture de "La patience d'une femme" m'a laissé sceptique. Ce "roman" bien court, on le parcourt en moins d'une heure, aurait pu prendre place dans le recueil précédement traité.
Ce récit d'une femme clandestine, sur protégée par un amant abusif commence plutôt bien avec la description du rôle social de la femme africaine. L'héroïne décide de s'exiler, on ne sait pas très bien pourquoi et elle fait le choix de ne pas rentrer pour des rasions plus mystérieuses encore. Elle s'accorche à la France jusqu'à ne plus pouvoir envisager le retour au pays. La chûte est beaucoup trop brêve comme si l'auteure avait voulu se débarrasser de son œuvre, c'est dommage car on sent en elle un réel potentiel d'écriture.
Evelyne Mankou doit poursuivre son travail d'écrivaine, mais alors qu'elle dit dans l'interview qu'elle a donnée à Simon Mavoula qu'elle est apolitique, tout dans ses textes dit le contraire. Elle fait là un travail plus journalistique que romanesque.
Peut-être devrais-je lire son troisième ouvrage "Dialogue imaginaire et imagé de la mère avec le fœtus".


ISBN : 2-84871-689-4
Nb de pages : 100
prix en librairie : 7 €
genre : Roman
parution : 10/2005
Achat par correspondance :7 € + port 3 €
C’est l’histoire d’une jeune fille africaine née dans une famille nombreuse? de situation financière précaire? comme tant d’autres d’ailleurs.
Sa mère est séparée de son père et élève seule ses enfants.Une tante lui tend la main et la scolarise pour lui donner une chance de s’en sortir.
La vie n’est pas très facile mais la force de son caractère lui permet de tenir le coup, jusqu’au jour où tout bascule.
La guerre surviEnt dans son pays. Elle se retrouve toute seule face à son destin ; dès lors, elle comprend qu’elle n’a aucune chance de s’en sortir dans son pays. Elle tente d’immigrer en France où elle pense être heureuse, mais surtout, c’est son rêve qui se réalise, « la porte de l’occident, la porte de la richesse. » Seulement, d’autres surprises l’attendent. C’est le début des déboires.

ISBN : 9782756317175
Nb de pages : 48
prix en librairie : 9 €
genre : Nouvelles
parution : 6/2010
Achat par correspondance : 9 € + port 3 €
Les évènements socio-politiques en Afrique ont donné une nouvelle orientation aux destinées humaines, sur lesquelles s’est greffée une nouvelle dimension : l’immigration. Le traitement par le biais de l’humour de ce mouvement social dont l’Homme africain représente le sujet est une manière d’exorciser ce blues alimenté, entre autres, par l’esclavage moderne en plein vingt et unième siècle. Au coeur des banlieues, dans les appartements entre quatre murs et parfois dans les prisons occidentales, jusqu’au fin fond du continent africain, la misère humaine est présente, collant à la peau des hommes comme une sangsue.
Dialogue imaginaire et imagé entre la mère et le fœtus"Dialogue imaginaire et imagé..." est le résultat d’une maïeutique. Accouchement dans un accouchement, il y a mise en abyme. "J’ai utilisé un système cognitif antique pour faire jaillir la vérité. Cette méthode, Socrate l’a nommée (...) la maïeutique ou l’art de faire accoucher les esprits. Elle consiste à faire découvrir à son interlocuteur la vérité par lui-même en lui posant des questions. Le non-être (parce que, encore à l’état fœtal) est sensible à la peine de sa jeune future mère qui est visiblement tourmentée, il s’emploie à l’aider en utilisant la méthode socratique ; l’accouchement de la pensée. "

Hugues Eta arrive tranquillement aux rives de la quarantaine. Il est de ces milliers de diplômés sans emploi congolais qui vivotent comme ils le peuvent de prestations dans des écoles privées et, pour les plus chanceux, de quelques cours particuliers bienvenus pour améliorer le maigre ordinaire. L’homme est discret, presque timide et jouit d’une correction de langage et de mise qui ne souffre aucun reproche.
Biographie par Jean Dany Ebouélé in "Les Dépêches de Brazzaville"
« Après avoir fait l’expérience de la poésie et de l’imaginaire, Hugues Eta nous offre « Une silhouette de poule », son premier roman, un livre muni d’une écriture poétiquement réaliste, saga émouvante d’une famille africaine avec les bonheurs, les malheurs, les débuts et les fins tragiques de plusieurs générations. Phrases courtes et percutantes dévoilent avec poésie et humour, intelligence et sensibilité, les méandres d’une famille africaine, grâce à Tsagnelet, le jeune protagoniste du roman : « La famille africaine c’est une source qui devient rapidement une rivière, un fleuve puis un océan. C’est précisément le père et la mère au commencement. Puis le père et la mère du père. Ensuite le père et la mère de la mère, leurs frères et soeurs, cousins et cousines. Les oncles et les tantes des deux côtés occupent une place de choix sans omettre leurs épouses et époux, leurs enfants et les enfants de ces enfants-là. Ainsi, disséminés dans les grandes villes, les progénitures sont souvent exposées aux rapports incestueux. Voilà pourquoi certaines personnes portent leur ethnie au cou pour se prévenir des coups de foudre des membres de la famille. » Hugues ETA fait preuve dans ce roman d’un grand talent littéraire. Il dit tout ce qu’il faut dire sur les puissants et les faibles, sur la misère et la richesse de la société africaine, sur le déséquilibre des forces et des moyens.
Les trames narratives de « Une silhouette de poule » sont truffées de mille voix(es) réelles et imaginaires, à travers lesquelles l’Afrique se mire magiquement dans ses coutumes, indépendances, limites et frontières. »
Rodica Draghincescu, écrivaine francophone, essayiste, poète et romancière.
Hugues est un ami de longue date et j’ai assisté à la genèse de ce roman. J’ai eu un peu de mal à la lecture de la première partie. J’y ai trouvé le français ampoulé et truffé de congolismes incompréhensibles au non initié d'autant plus que ces termes ne sont pas explicités par des notes de bas de page ou un lexique. J’ai posé le livre. Je ne l’ai plus ouvert durant plusieurs semaines en me demandant bien comment dire à l’auteur que je préférais ne pas chroniquer son œuvre.
Notre ami commun, le journaliste Anthony Mouyoungui, bien qu’il ne l’ait pas lu, m’a conseillé d’aller au bout de la lecture. Pour une fois, je l’ai écouté et, magie, j’ai trouvé la suite bourrée de qualités, d’humour et de critique sociale exprimée avec tact et réalisme.
Comme la plupart des écrivains congolais, Hugues Eta traite de la période de guerres qu'à traversé le pays, sans doute pour exorciser les traumatismes qu'elles leurs ont causés. Tsagnelet, traverse les évènements en évitant les balles mais pas les inconvénients inhérents aux conflits. Il est du nord, son amour est du sud. La guerre les sépare et bien qu'il ne songe qu'à la retrouver, il perdra sa belle.
Non satisfait de nous avoir enchantés avec son "Si La Fontaine parlait africain", le grand et obelixien conteur Jorus Mabiala, toujours soutenu par l'illustrateur Pierre Audemar, récidive pour notre plus grand plaisir avec un nouvel ouvrage paru aux éditions Acoria ce 25 décembre (date officielle de parution, ce dont on peut douter puisque c'est un jour férié).
Jorus Mabiala est né à Brazzaville, au Congo. Après une formation de danseur et de comédien, il décide de se consacrer au conte et crée, avec ses frères, la compagnie « Africa Graffitis » en 1996. En raison de la guerre, il se retrouve à Pointe-Noire où il devient le conteur du Centre Culturel Français dès 1998. Il est aujourd’hui installé dans le Sud de la France.
« Jorus Mabiala, conteur congolais à l’humour ravageur, emprunte quelques histoires de la vie quotidienne des sites du Congo-Brazzaville et s’inspire des contes traditionnels, pour nous transporter dans la forêt ou les villages. Dans un rythme où la danse et le chant accompagnent les mots, ses histoires nous entraînent dans un monde où les animaux se montrent souvent plus sages que les hommes ! »
La Baleine qui dit « Vagues »
?




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Ce texte convoque implicitement un lieu intemporel. Disons mieux : un préau sans âge avec des ombres colorées qui défilent interminablement, un lieu inscrit au-delà de notre norme-alitée. Puis un personnage qui navigue entre l'irréel et le réel. Jonazs (ex-lésionnaire). Fantôme des temps modernes ? Ses mots braquent nos maux du doigt. Ceux que nous refusons de voir autour de nous, en nous et voire au-delà de nous.
Ensuite une valise dont le contenu nous renvoie à nos puérilités refoulées et à nos âneries lamentables : celles que nous nous tuons à cacher au plus loin de nous, à l'abri des regards curieux et sournois. Cette valise est un vrai bazar de babioles qu'il a patiemment collecté au gré de ses errances fantomatiques comme de précieux souvenirs d'une ère lointaine.
Puis une voix, celle d'un type largué au fond des oubliettes. Un ex-lésionnaire à qui l'on a flanqué un destin aux allures d'une fable pondue par un clochard rongé par l'hiver et le vin sur un banc solitaire, entre Barbès et Château Rouge. Elle claironne ses douleurs dès les premières secondes sous un ton caustique et drôle, comme pour nous donner à rire et à réfléchir en même temps. Elle exhume un homme ordinaire coincé sous le paillasson à cause d'une minable étourderie : de méchantes langues ont fait croire à tous ses proches ainsi qu'à sa propre femme qu'il est mort à la guerre en mille morceaux irrécupérables dans un caniveau. La voix explose pour faire renaître une vie que le monde croit à six pieds sous terre.
Un fantôme ? Plutôt un écorché qui s'accroche à sa parole pour nous raconter les recoins d'une histoire, la sienne, lardée de débrouillards, de geignards, de grognards, de roublards. Tout un joli petit monde souterrain qui barbote sur le pavé et à qui il prête son corps le temps d'une valse et d'un coup de gueule dans la mare. Chaque matin que le ciel fabrique, il se livre à une tâche délicate qui est celle de recoller ses propres morceaux éparpillés comme des grains de sel sur le pavé.
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L’ouvrage a été salué par la critique, suivant la présentation scientifique qu’en a faite le professeur Mukala Kadima-Nzuji, mais ce dernier a formulé des propositions pour son amélioration.
Dans son «dictionnaire des oeuvres littéraires congolaises», le Dr Noël Kodia Ramata fait essentiellement, sur 530 pages, la présentation des romans d’auteurs congolais publiés de 1954 à 2005, période qu’il considère comme «le premier âge d’or de la prose narrative congolaise».
La présentation critique de l’ouvrage est revenue au professeur Mukala Kadima-Nzuji. Celui-ci a fait, une autopsie du «dictionnaire des œuvres littéraires congolaises», dans la forme et dans le fond, pour en montrer l’intérêt au public et l’importance du travail de recherche réalisé par l’auteur. Cet ouvrage vient combler un vide dans ce domaine, permettant ainsi au public d’avoir un regard sur le roman congolais.
Mais, étant entendu qu’un dictionnaire est un outil analytique, informatif et didactique, le professeur Kadima Nzuji a formulé quelques remarques, pour son amélioration dans une édition ultérieure. Il a estimé que l’ordre alphabétique des œuvres qu’a choisi l’auteur dans son dictionnaire a comme inconvénient de ne pas permettre d’avoir une vue d’ensemble de l’œuvre littéraire d’un auteur. Il a souhaité que les références bibliographiques soient complétées et que la dimension analytique du dictionnaire soit approfondie. En effet, l’auteur s’est contenté seulement de résumer les œuvres présentées, au lieu d’en faire des analyses, pour en présenter la quintessence.
Le critique a, enfin, relevé le fait qu’un dictionnaire est le fruit d’un travail d’équipe, alors que le Dr Noël Kodia Ramata a travaillé seul. Mais, il a félicité le travail réalisé et a souhaité mille soleils à l’ouvrage qui sera utile aux étudiants, aux chercheurs et à tous ceux qui s’intéressent à la littérature congolaise.
Répondant aux questions de l’assistance, ce dernier a expliqué pourquoi il a travaillé sur une période bien bornée, 1954 à 2005, car il fallait bien s’arrêter quelque part. Il a, aussi, justifié son choix de ne présenter qu’un seul genre littéraire, le roman, et non pas le théâtre, la poésie, etc. «Il ne faut pas mélanger les genres. Je suis spécialiste du roman, c’est pourquoi, je me suis basé sur le roman et les recueils de nouvelles.
Je laisse aux autres spécialistes de faire autant pour la poésie et le théâtre», a-t-il expliqué.
Noël Kodia Ramata a estimé que le travail d’équipe étant difficile à mener, il avait, volontairement, choisi de faire ce travail seul. Le professeur Luc Aka-Evy l’a félicité, car il a réussi à relever le pari de retracer l’histoire de la littérature congolaise.
Signalons que cet ouvrage est préfacé par Jacques Chevrier, l’un des plus grands professeurs de littérature française et africaine en France. Celui-ci estime que le Congo est une mine de la littérature africaine. «Le Congo est le premier pays en nombre d’écrivains par rapport au nombre d’habitants», reconnaît-il. Et il met l’auteur à l’honneur, en le présentant comme l’un des meilleurs connaisseurs de la littérature congolaise.
Enseignant de carrière, Noël Kodia Ramata a enseigné à l’université de Marien Ngouabi, avant d’aller à Paris (France), où il fait la critique littéraire. Il est docteur en littérature française (université IV Sorbonne).
Chris MBEMBE (La Semaine africaine)

Durant son petit séjour étatsunien, le ministre de la Culture avait dans son agenda un petit passage décoratif. Plusieurs intellectuels, du monde littéraire ou du cinéma, étaient au rendez-vous. Les deux auteurs, James Ellroy et Alain Mabanckou figuraient sur la liste des récompensés, comme prévu. Selon l'AFP, qui suivait le ministre, le lauréat du prix Renaudot, affirme une « identité façonnée par le monde », tout en disposant d'un « talent rare, mêlant subtilement ironie et poésie ». Actuellement professeur de littérature à l'université de Californie, Mabanckou a expliqué que son travail était « de faire comprendre aux gens que (le français) est l'une des plus belles langues au monde ». Le dernier livre d'Alain Mabanckou, Demain j'aurai vingt ans, est paru chez Gallimard. Mabanckou a reçu le titre de Chevalier de la Légion d'honneur.
Ellroy n'a pas été de reste. « Je salue en vous le maître des rêves en noir et des contre-histoires, qui figure véritablement parmi les plus grands noms de la littérature actuelle », a déclaré Frédéric Mitterrand, tout en remettant la médaille des Arts et Lettres à James. L'occasion pour l'américain de saluer la mémoire d'auteurs français, en évoquant pêle-mêle Camus, Proust, Sartre, Genet ou Stendhal et Beauvoir. « Je suis fier d'être parmi eux. Merci pour la canonisation », a-t-il simplement expliqué. En France, Ellroy a été d'une grande fidélité à son éditeurs Rivages, chez qui l'on peut retrouver tous ses livres.
À côté d'eux, le cinéaste Gus Van Sant et l'actrice Eva Marie-Saint étaient également récompensés.
Pour la 16e année consécutive, la Maison de la Presse Hacledik Diffusion a célébré à Pointe-Noire ‘’Lire en fête’’, la fête du livre et de la lecture, bien que la manifestation ait ailleurs changé de nom pour désormais s'appeler "A vous de Lire". Le couple Nkodia, propriétaire de cette librairie, avait convié ce 15 octobre à la Chambre Consulaire, éditeurs, libraires, écrivains, journalistes et autres passionnés de littérature à discuter autour du thème choisi : "Regard de l’écrivain congolais sur les cinquante ans d’indépendance". Un sujet intéressant et actuel qui malheureusement ne fut pas au centre des débats. D’autres contingences ayant pris le pas sur l’essentiel, discours et apéritif.

Le 12 novembre 2010 à 11 heures
Centre de Formation et de Recherche en Art Dramatique (CFRAD) de Brazzaville
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Pour sa première édition, le Prix Tchicaya U Tam’si de Poésie sera décerné le vendredi 12 novembre 2010 au CFRAD à 11 heures.
Pour mémoire, le Prix Tchicaya U Tam’si de poésie a été initié par l’association de même nom, établie en Région Parisienne, à l’occasion des cinquantièmes anniversaires de l’accès à l’indépendance des États africains et pour commémorer l’engagement de Tchicaya U Tam’si auprès de Patrice Emery Lumumba.
Le Prix sera décerné tous les ans. Les textes présentés au concours sont inédits.
Pour la première session, le Prix honorera des auteurs issus de l’un des États intérieurs des bassins de l’Oubangui et du Congo, soit la République de Centrafrique, la République Démocratique du Congo et la République du Congo, dont les textes ont été reçus jusqu’au mois d’août 2010.
Le Prix Tchicaya U Tam’si de Poésie est doté d’une récompense globale de 1.000.000 F. CFA, soit 1500 € environ, à répartir entre trois lauréats à raison de :
– 1er Prix : 500.000 FCFA
– 2e Prix : 300.000 FCFA
– 3e Prix : 200.000 FCFA
Tous les amoureux de la poésie et les mécènes culturels sont conviés à cette remise des prix
Fait à Brazzaville, le 03 novembre 2010
Docteur Jean-Blaise BILOMBO SAMBA, Poète, Directeur du CFRAD
Léopold CONGO-MBEMBA, Poète, Chef du projet Prix Tchicaya U Tam’si
Siège : 10, allée des Peupliers 95570 Bouffémont • Tél 06 81 74 48 88 • 06 78 38 37 69
Association Loi 1901 • n° 2/03753 du 28-12-1989 • Sous-préfecture du Raincy

C’est l’histoire extraordinaire, d'un homme parfaitement ordinaire.
Cette fable contemporaine raconte l'histoire de Willy dans un pays en proie à une guérilla urbaine, contraint à un exode forcé et devant faire face à des situations plus dangereuses les unes que les autres pour vivre tout simplement. Dans cet univers impitoyable, où l'on voyage du Congo à Abidjan, l'auteur semble vouloir échapper à son destin, porté par son amour pour l'élue de son coeur.
Mais, le cours du destin, comme la main d'un "ange" invisible semble tisser la toile sur laquelle est peinte la vie de notre héros.
Willy Mouélé, est plus connu sous le pseudonyme de Willy Zekid avec lequel il poursuit depuis une quinzaine d’années une brillante carrière de dessinateur d’humour et de bandes dessinées. Zek, comme on l’appelle affectueusement est passé du crayon à la plume pour nous offrir un roman tellement autobiographique qu’on peut penser qu’il s’agit du premier tome de ses mémoires. D’ailleurs dans son préambule voici ce que Willy nous dit : « Mon récit est simplement l’histoire de ma vie : La vie extraordinaire d’un homme des plus ordinaires ; ont dit certains, à qui je la contais. Je souhaite en parler comme un témoignage. C’est la raison de ce roman. »
Vie extraordinaire, sans doute, mais l’homme lui-même n’est pas si ordinaire qu’il veut bien le dire. Il est d’abord accompagné par une formidable chance qui lui permet autant d’éviter les balles perdues que de rencontrer les personnes qu’il faut au moment où il en a besoin. Sans doute doit-il cette veine insolente à cet ange (gardien ?) qui ne cesse de faire des apparitions tout au long de l’aventure et qui donne son nom à l’ouvrage.
Le récit commence à Brazzaville au début de la guerre de 97, il nous racontera la longue errance de Zek et son amour Darline sur le continent africain jusqu’à ... rien du tout, puisque l'ouvrage se termine avec la promesse d'une suite.
C’est à la fois un roman d’amour, un témoignage historique, une quête initiatique et un roman d’action qui nous est proposé avec une fluidité qui fait qu’on en avale les plus de 300 pages d’une traite sans le moindre ennui.
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Kianguebeni tente de faire l'inventaire à la Prévert de l'industrie culturelle au Congo. Dans un pays où seul le gigantisme bling bling semble avoir droit de financement, nous ne sommes guère optimistes quand à l'avenir des nombreux artistes qui œuvrent au Congo et nous comprenons l'hémoragie inetllectuelle qui frappe la nation. Ses meilleurs représentants du secteurs, qu'ils soient musiciens, plasticiens, comédiens ou danseurs choisissent l'exil quand ils devraient faire la fierté du pays.
Comment comprendre que les CCF (aujourd'hui Instituts français) soient les seuls à aider les artistes congolais en gestation ? Les autorités de tutelle les ignorent, les rackettent à travers des taxes des cartes obligatoires et autres tracasseries, mais ne font rien pour eux, et font des pons d'or a des artistes étrangers qui n'ont plus besoin de la moindre promotion.
Au contraire de Kianguébéni, nous ne croyons pas que la culture soit une source directe de richesses, mais nous sommes certains que la qualité des créateurs d'un pays font énormément pour la valorisation de l'image du pays concerné.
L’économie de la culture ne peut pas être étrangère à la réalité économique du pays dans son ensemble. En effet, les faiblesses structurelles des secteurs et des opérateurs économiques congolais se révèlent être plus aiguës et pénalisantes au niveau des filières culturelles, car elles sont, comme dans la plupart des pays, plus fragiles et plus exposées aux déficiences du système. Au Congo, les secteurs culturels se trouvent parmi les secteurs d’activités les moins soutenus par les programmes d’appui des bailleurs de fonds nationaux et internationaux. Les secteurs d’activités culturelles souffrent d’un manque de visibilité et de considération de la part des pouvoirs publics injustifié par rapport à leur rôle et à leur importance dans le processus de développement du pays. Donc, malgré l’importance relative du potentiel économique de la culture dans le pays, le secteur n’est pas suffisamment présent dans les stratégies de développement favorisées par les partenaires économiques et financiers. Selon l’UNESCO, “ la culture crée un monde riche et varié qui élargit les choix possibles, nourrit les capacités et les valeurs humaines, et est donc un ressort fondamental du développement durable des communautés, des peuples et des nation1”. La protection, la promotion et le maintien de la diversité culturelle sont une condition essentielle pour un développement durable. C’est dans ce sens que la culture a été reconnue, au sommet de Johannesburg, comme l’une des composantes du développement durable au même titre que l’économie, le social et l’environnement.
A - Définitions de la culture et des activités culturelles en République du Congo
Cette initiative semble indispensable si on veut considérer la culture comme une industrie. La définition du périmètre d’intervention, c'est-à-dire des secteurs de la culture en tant que tel ne va pas de soi. En effet, des multiples définitions de secteurs culturels cohabitent au niveau des gouvernements et des spécialistes des pays du Nord ainsi que des organisations internationales. Les pays anglo-saxons ont une tendance à parler d’« industries créatives » ou « industries des loisirs » incluant les activités de production de logiciels, design industriel, jeux, etc. Cette définition très large n’a pas été retenue dans cette étude, d’une part parce que le programme d’appui envisagé se voulait centrer vers le secteur de la culture stricto sensu et, d’autre part, parce que la plupart des industries créatives hors culture ne sont pas pertinentes dans le contexte congolais. L’UNESCO affirme que la culture doit être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social et qu’elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les façons de vivre ensemble, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. Il faudrait ajouter que l’UNESCO préconise qu’il faut accorder une attention particulière à la spécificité des biens et services culturels qui, parce qu’ils sont porteurs d’identité, de valeurs et de sens, ne doivent pas être considérés comme des marchandises ou des biens de consommation comme les autres.
Au Congo, la classification suivante peut être faite :
Musique
Production d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles
Edition et livre
Radios
Diffusion et événements culturels
Métiers d’art
Spectacles vivants
Arts visuels
A la liste de fonctions présentée ci-dessus, il convient d’ajouter une activité transversale qui doit être assurée dans toutes les filières en vue de la professionnalisation et du développement des activités : la formation. Ce rôle est essentiellement rempli par les instituts français (anciens CCF) et le monde associatif européen qui organisent, de manière ponctuelle, des rencontres et des résidences animées par des professionnels du domaine.
Au Congo, la précarité des moyens et ressources disponibles se traduisent très souvent par des filières déstructurées, n’ayant pas toutes les composantes nécessaires à leur bon fonctionnement et par des opérateurs (souvent les créateurs eux-mêmes) obligés d’assurer tout seuls l’ensemble des fonctions dans la chaîne de production. Ainsi, il n’est pas rare de trouver des créateurs qui produisent eux-mêmes leurs œuvres, les promotionnent, les diffusent et les vendent. Les contours des secteurs d’activité concernés par cette étude ne peuvent pas toujours être délimités de façon précise en raison de la prévalence d’activités mixtes. En effet, les besoins économiques des opérateurs présents dans les filières culturelles les poussent à la diversification d’activités dans le but de générer de revenus suffisants pour leur subsistance. Les entreprises ou structures opérant dans les secteurs culturels ont ainsi, pour la plupart, des activités dans d’autres secteurs économiques (imprimeurs, activités de publicité du secteur de l’audiovisuel, commerce mixte d’articles culturels et autres, activités liées au tourisme, etc.). Les créateurs eux-mêmes doivent assurer leur subsistance par des activités dans d’autres secteurs ou par des emplois secondaires. Ce phénomène de mixité d’activités n’est pourtant pas propre aux secteurs de la culture. Il est le résultat de la précarité économique générale dans laquelle le pays a longtemps été plongé et il est très présent dans la plupart des secteurs d’activité. Les résultats de l’étude économique présentés ci-après ont été obtenus en tenant compte de cette problématique.
A ce niveau, il convient de faire un état des lieux des activités culturelles au Congo.
B – Etat des lieux des activités culturelles au Congo
Le Festival Panafricain de Musique

Ce secteur reste fortement dominé par le Festival Panafricain de Musique (FESPAM) qui est organisé tous les deux ans par le Ministère de la culture et des arts. Un événement international dont les retombées (économiques, sociales, culturelles) sont perceptibles tant au niveau national qu’international. A propos, Jean Claude Gakosso, ministre de la culture et des arts a affirmé lors d’un entretien à Afrika.com « qu’il est difficile de quantifier ce genre de chose dans le domaine culturel. Le Fespam offre une autre image de l’Afrique, souvent vue comme un univers de calamités. Les retombées économiques du Fespam sont nombreuses, dans la téléphonie mobile, chez les hôteliers, chez les restaurateurs, même dans le bâtiment... »
Ce festival comprend des spectacles de musique, le symposium, une exposition permanente d'instruments de musique, des ateliers de formation, le MUSAF, l’élection de Miss Fespam et d’autres activités connexes et touristiques. Outre son caractère culturel, le FESPAM est une institution scientifique où l’on explore, analyse et évalue la musique africaine dans ses aspects et dimensions multiformes. A cet égard, il permet la rencontre des experts, musicologues… qui planchent sur les approches scientifiques de la musique au cours d’un symposium. Plusieurs autres temps forts accompagnent les spectacles et le symposium. Il s’agit de l’exposition des instruments traditionnels de la musique africaine au MUSAF et de l’élection MISS FESPAM2.
Le Festival Feux de Brazza

Les Feux de Brazza, Festival Populaire et International des Musiques Traditionnelles, se déroule à Brazzaville en République du Congo. Il a lieu une fois tous les deux ans en alternance avec le festival panafricain de musique (FESPAM) et privilégie les échanges culturels traditionnels. Ce festival a vu le jour à l’initiative de Gervais Hugues Ondaye directeur général et assisté d’un certain nombre de personnes d’horizons différents.
Des séminaires et colloques permettent des échanges et des réflexions entre universitaires et chercheurs et autres acteurs culturels autour des musiques traditionnelles africaines. Le Cerdotola (Centre régional de recherche et de documentation sur les traditions orales et pour le développement des langues africaines) s’engage à soutenir le festival. Cette institution Inter-Etats coopère scientifiquement pour la préservation, la diffusion et la mise en valeur du patrimoine africain. En France, la chaîne de télévision CINAPS TV, chaîne scientifique et culturelle sur le canal 21 de la TNT soutient ce festival. Son président, l'universitaire Romain Philippe Pomedio, entreprend un projet de captations et de productions de films scientifiques ethnomusicologiques via l’UNESCO afin de sauvegarder ces traditions de musiques et de danses africaines, véritable patrimoine de l’humanité qui risquent de disparaître en quelques décennies. Les flammes du feu de bois inaugurent les festivités et symbolisent la tradition ancestrale qui ne doit pas se perdre. Les feux de Brazza doivent être la sauvegarde des traditions culturelles africaines et faire en sorte qu’à travers ce festival, les générations futures soient le lien qui fera perdurer cette culture. C’est un défi lancé aux jeunes générations qui doivent se sentir impliquées et préserver comme un joyau cette culture de la musique et de la danse africaine.
La nuit du Congo
Une initiative de l’Association FONTAINES DE GUYNEMER et du GROUPE PELLA YOMBO ; cet événement a pour but de refaire la vitrine musicale du Congo Brazzaville afin de repositionner cette si bonne musique (moderne et traditionnelle) dans les réseaux de la world music.
Pour son initiateur Beethoven Yombo [photo], « La Nuit du Congo a été conçue pour promouvoir la musique congolaise à travers le monde ; contribuer au prolongement de la diplomatie congolaise et assurer la communication et la visibilité du Congo à l’étranger ».
Le festival N’sangu Ndi Ndji
Lancé en septembre 2005 le Festival International des Musiques et des Arts "N’sangu Ndji-ndji", qui connaîtra en du 1er au 5 juin sa septième édition, était essentiellement destiné à programmer des spectacles musicaux mettant en exergue les traditions et les cultures africaines. Ainsi on parla de festival de musiques de recherche. Au fur et à mesure, le projet est devenu un espace de rencontres d’artistes connus et peu connus et de brassage de toutes sortes de musiques et surtout de toutes les formes d’expression artistique. Un nouvel espace de promotion des jeunes talents et de diffusion du spectacle vivant : « une manifestation identitaire et unique pour cette ville cosmopolite qu’est Pointe-Noire ». Cette manifestation est devenue, par la force de l’optimisme et de l’opiniâtreté de l’équipe de l’Espace Yaro avec Pierre Claver Mabiala à la tête, le plus grand événement culturel de la ville de Pointe-Noire. Bien qu’au plan national les autorités ne semblent pas encore y accorder d’attention. Peut être parce que les organisateurs refusent de faire de la courbette et préfèrent se tourner vers la collaboration et le soutien internationaux3. N’SANGU NDJI-NDJI occupe aujourd’hui le troisième rang des manifestations musicales congolaises après FESPAM et les "Feux de Brazza" ; d’autres spectacles (danse, théâtre, cinéma…) et évènements y seront associés justifiant son appellation de Festival International des Musiques et des Arts.

Le festival "Le Retour au Mbongui"
Ce festival international (nous préfèrerions francophone) de l'oralité, création de la Compagnie Africa grafitti des frères Jorus et Nestor Mabiala, qui ont l'avantage de vivre respectivement en France et au Congo, est soutenu par des associations françaises parmi lesquelles "La Baleine qui dit Vagues" de Marseille. Il a lieu en France et au Congo et fait partie, a califourchon entre poésie et chanson, des évênements incontournables des amateurs de contes et griots Africains
Ce secteur est fortement dominé par le festival Mantsina sur scène, Dieudonné Niangouna en est directeur artistique. Un festival de théâtre international qui organise des ateliers de formation, des spectacles de théâtre et danse contemporaine, des expositions, des lectures-spectacles, des performances artistiques… Primé au Festival d’Avignon en 2009, Dieudonné Niangouna consacre son activité professionnelle à la promotion du théâtre congolais et de la danse contemporaine ; domaines dans lesquels s’illustrent plusieurs talents à encourager.
Située au centre de Brazzaville, l’Ecole de peinture de Poto-Poto est l’expression même de la peinture congolaise. Elle fait partie des structures continentales qui incarnent l’art pictural traditionnel de l’Afrique. Créée en 1951, cette école conserve sa tradition grâce à la dextérité des artistes qui se sont regroupés au sein d’une coopérative présidée par Pierre Claver Gampio. Cette coopérative compte 15 peintres professionnels et environ une trentaine d’élèves peintres. L’Ecole de peinture de Poto-Poto doit sa notoriété depuis l’époque précoloniale de la qualité des œuvres des artistes. Après plus d’une demi-décennie d’existence, cette école n’a pas perdu sa réputation.
L’art congolais, très riche, est connu depuis l'époque des premiers comptoirs européens. Les masques congolais, aux motifs polychromes abstraits, ont inspiré les créateurs d'art moderne en Europe (Braque, Picasso). Cependant, il faut noter que cette école devient de moins en moins créatrice et ceux qui ceux qui s’en réclament se sont tournés vers la copie.
Il faut souligner ici le manque de visibilité des bibliothèques publiques de manière générale. En effet, les Instituts Français (anciens CCF) restent les bibliothèques les plus fréquentées et les plus visibles compte tenu de leur équipement. Il existe, néanmoins, des bibliothèques de lecture publique, scolaires, universitaires et centres de documentation ; mais la plupart disposent de très petits fonds, souvent inadaptés aux besoins du public local. Dans la plupart des cas, les bibliothèques ne disposent pas d’un budget d'acquisition et sont en mauvais état.
La filière du livre quant à elle souffre des mêmes maux : le réseau production, diffusion et distribution fonctionne au ralenti. Les maisons d’édition sont quasiment inexistantes et le marché du livre est dominé très largement par le livre scolaire, le reste du marché est constitué du commerce de livres usagés (en particulier livres techniques et universitaires), de livres techniques et universitaires neufs et de livres de lecture générale importés ou édités sur place.
Principales créatrices d’emplois, les PME font l’objet de toutes les attentions de la part du gouvernement congolais. Les pouvoirs publics ont ainsi décidé d’entreprendre des réformes pour favoriser les investissements dans ce secteur. L’objectif est d’accompagner et de donner aux entreprises congolaises les moyens de naître, de croître et de pérenniser dans le pays. Le secteur de l’artisanat d’art est un sous secteur des métiers de l’artisanat en général. Certaines activités se trouvent à la frontière entre l’artisanat d’art et l’artisanat dit « de production » : par exemple le travail du bois pour l’ameublement, certains métiers du travail du métal, etc. La frontière entre les métiers d’artisanat d’art et les métiers d’artisanat de production a été tracée en essayant de respecter la notion de contenu artistique des produits, tout en sachant que cette notion est éminemment subjective.
Le Congo dispose d’un très important patrimoine : 5 sites sont sur liste indicative de l’Unesco. Ce patrimoine est une des richesses culturelles du pays et il est perçu comme une spécificité importante du pays qui devrait être valorisée comme un des facteurs de développement économique et social des régions et des populations concernées. A la différence des autres secteurs d’activité, le contenu culturel et artistique dans ce secteur est par définition préexistant et matérialisé par les sites, les constructions traditionnelles et les objets anciens. Il faut tout de même que ces sites étant nationaux soient gérés par les institutions publiques du ministère de la culture. Beaucoup des sites du patrimoine restent, néanmoins, à l’abandon, sans un gestionnaire défini.
Par ailleurs, on dénombre un nombre limité de musées sur l’ensemble du territoire national ; bien que l’impact économique direct des musées soit assez limité, ils servent comme point focal d’attraction pour les visiteurs et les touristes dans les régions où ils sont implantés, et ont, de ce point de vue, une fonction d’animation qui va bien au-delà de leur activité essentielle.
Le secteur de la culture offre des potentialités très importantes et constitue une des rares sources de richesse spécifique au pays. Si elle n'est pas définie comme un secteur de concentration, la culture est identifiée comme une priorité nationale au Congo et représente une forte valeur ajoutée potentielle. Dans ce sens, la culture doit être une priorité dans le domaine socio-économique et dans la lutte contre la pauvreté. L’enjeu économique est de permettre aux secteurs d'activité liés à la culture, dont le potentiel économique est important et sous exploité, de devenir un des principaux facteurs de développement durable du Congo.
En économie de la culture, les œuvres d’art font partie du patrimoine historique d’une nation. De par la spécificité de leur offre et de leur demande dont l’évaluation s’avère difficile, ces types de biens spéciaux intègrent le système économique et participent à la production nationale, à travers leurs ventes, les frais touristiques et les taxes liées aux métiers de la culture et des arts, y compris les frais d’exportation. Le patrimoine historique en tant que processus d’identification sociale est un ensemble complexe de produits et de dérivées de la culture. Telle est la raison qui justifie ici le choix porté uniquement sur la peinture, la sculpture. La place et le rôle des œuvres d’art dans le développement africain dépendent des conditions de création, de valorisation et de l’impact qu’elles représentent dans la croissance et le bien être de la population. La combinaison dynamique de ces facteurs associés à d’autres non moins importants tels que les stratégies et les réseaux à valeur d’induction sur le développement sectoriel.
D’un point de vue général, lorsqu’on parle d’impact économique d’un secteur d’activité, on se réfère à la valeur ajoutée que ce secteur apporte à l’économie, quantifiée à sa valeur monétaire. La valeur ajoutée correspond à la valeur monétaire qu’une activité donnée apporte à l’économie, une fois qu’on soustrait la valeur des intrants. Il y a en effet d’’autres effets économiques significatifs, notamment en termes d’’augmentation de l’activité d’autres opérateurs économiques induits par des activités propres aux secteurs de la culture.
Parmi ces effets, il convient de noter :
1. L’impact économique des événements culturels, notamment des festivals et d’autres manifestations culturelles massives, sur l’activité économique des opérateurs locaux. Les dépenses engagées par les visiteurs dans ces événements culturels sont en effet une source de revenus substantielle pour les économies locales. Aucune étude actuelle ne permet de chiffrer l’accroissement de l’activité des économies locales liées à ces événements.
2. Les flux économiques générés par des opérateurs culturels à l’extérieur du pays. Le Congo connaît de forts échanges culturels avec l’extérieur notamment par le FESPAM, les Feux de Brazza, la nuit du Congo…
Les artistes et les manifestations artistiques et culturelles congolaises sont présents à l’extérieur du pays avec un impact positif sur sa visibilité à l’étranger. D’un point de vue purement économique, les comptes extérieurs du pays n’identifient pas la part des revenus générés à l’étranger par ces artistes et revenant au pays de façon directe ou indirecte. Ces flux économiques sont cependant loin d’être négligeables, quand on sait que des nombreux artistes congolais ayant une activité à l’étranger réinjectent une partie de ces retombées au pays.
Les principaux effets indirects de la culture dans la société sont les suivants :
Après la tentative infructueuse de l’ambassadeur et écrivain Congolais Henri Lopès, ancien Premier ministre du Congo Brazzaville et ambassadeur du pays en France, c’est au tour de l’écrivaine Française d’origine camerounaise, Calixthe Beyala, de tenter sa chance une nouvelle fois. L’élection aura lieu lors du sommet marquant le 40e anniversaire de l’Organisation, du 22 au 24 octobre, à Montreux, en Suisse.
Il est vrai qu’une certaine partie de la classe politique Française a déjà fait preuve de son peu de considération pour les Africains. Ni le Président CHIRAC, ni le Premier Ministre JOSPIN n’avaient cru bon de se déplacer aux obsèques du Président SENGHOR, confirmant ainsi que pour être respecté il vaut mieux avoir du pétrole que des idées…
Il apparaît désormais de nécessité impérieuse et absolue qu’il faille tenir compte de la réalité de la Société Française actuelle. S’il est vrai qu’une prise de conscience quelque peu tardive de son hétérogénéité se développe, il n’en demeure pas moins que des positions très fortes doivent être prises. Soutenir la citoyenne Française Madame BEYALA dans sa démarche aura pour son pays, la France, le même impact, les mêmes retombées que l’élection du Président Barack OBAMA a eu pour les Etats–Unis d’Amérique. Cette double appartenance de Française d’origine Africaine constitue non seulement une force considérable mais également une fantastique opportunité. En effet, cette diversité de la société Française tresse de nouveaux liens de culture, du sang, du cœur, et d’intérêts économiques entre les Français et les peuples d’Afrique. Les citoyens d’origine Africaine deviennent de fait les premiers ambassadeurs de cette communauté d’intérêts.
« Ma musique s’adresse à tout le monde. Je parle de la vie de tous les jours, de l’histoire et j’essaie de penser à demain sans faire de la prophétie. Je dis les choses à ma façon. Il y a ceux qui apprécient et d'autres qui n'aiment pas… » Jacques Loubelo
Premier passage en ces lieux pour le vieux Jacques (70 ans le 14 décembre prochain). C’est avec une émotion certaine qu’Eric Girard Miclet, maître des lieux a accueilli ce monument dont les chansons sont reprises par tant d’artistes, inclus la regrettée « Mama Africa » Myriam Makéba et des stars du ndombolo. Eric fera le parallèle non usurpé entre Jacques Loubelo et Jaques Brel en nous épargnant une de ses souvent trop longues interventions.
En authentique sage qu’il est Jacques entre en communion avec l’assistance, lui racontant avec un humour jamais départi des anecdotes de sa vie. Le plus souvent très brèves ses compositions sont reprises par un public qui connaît le répertoire par cœur. Assis sur un haut tabouret accompagné de sa seule guitare et parfois de sa choriste Vicky, sergent de la police, le vieil homme montre une jeunesse d’esprit et une simplicité qui font souvent défaut à des artistes bien moins âgés que lui.
Le vieux Jacques est sans concession, il dira comment, invité par le président de la République il chantera devant lui, « On a donné des armes aux enfants du Congo pour tuer les enfants du Congo… » sans encourir les foudres de qui que ce soit, au grand étonnement de certains servants du pouvoir qui sont venus le lui dire.
A l’issue du spectacle, les lieux ont été bien lents à se vider tant les présents avaient du mal à se détacher de la magie du moment.
Le lendemain soir, Jacques était au bar musical Tapas où il avait chanté lors de son précédent passage. Invité par Bernard et Florida Maurel à déguster une monumentale choucroute. Ses chansons ont été reprises par Achille Mouébo, Antar le Lion, Antoine Manana, sans oublier Rémy Dupré et quelques autres. Il viendra au micro avec Vicky, toujours présente pour entonner quelques uns des ses plus grands succès pour le plus grand plaisir d’une clientèle métissée dont une bonne partie de la composante mundele ignorait jusqu’à son existence. (Photo J. Loubelo et B. Maurel ©YS)
Deux des chansons de Jacques Loubelo sont reprises aux USA dans la tournée d’un spectacle qui se produit à guichets fermés pour les six mois à venir. Un film en cours de tournage en sera tiré avec en vedette Faly Ipupa. Jacques doit se rendre à Hollywood pour chanter lors de la présentation du film qui doit aussi être présenté au prochain festival de Cannes.
Voir JBabingui interpréter Ntima Luaka, un des plus grands succès de Jacques Loubelo
Nul n’est prophète en son pays, Saintrick un congolais quasiment inconnu chez lui, malgré sa participation aux festivités du 50ème anniversaire de l’indépendance du Congo à Dakar, confirme d’adage.
Saintrick aurait tout pour lui : beau mec, c’est un chanteur de talent, un parolier engagé dans l’action humanitaire[1] et un musicien de qualité. Son seul défaut, il est congolais et s’il est une chose que le Congo déteste de sont les congolais beaux mecs, chanteurs de talent, paroliers engagés et musiciens de qualité. Le Congo préfère la soupe de RDC copié/collé de Papa Wemba et estampillée ndombolo.
Saintrick s’est exilé au Sénégal en raison de la folie qui s’est emparée du Congo après l’éviction de Pascal Lissouba de la tête du pays. Il a dans son pays d’adoption adopté une démarche résolument passionnelle et panafricaine pour développer un style qui est le sien et qui emprunte autant à l’Afrique centrale dont il est issu qu’à l’Afrique de l’ouest qui l’a adopté ou à l’Afrique de l’est qui l’influence à travers des artistes majeurs et que tout le monde au Congo ignore comme l’ougandais Geoffrey Oryéma.
Saintrick est un grand bonhomme, un de ceux qui probablement marqueront l’univers musical Africain, parce qu’il est panafricain avant d’être congolais.
Il vient de mettre dans les bacs son dernier opus de 14 titres Nsamina, produit par Luc Mayitoukou et Cyriaque Bassoka. Les références africaines et antillaises y sont nombreuses, on retrouvera des sons rappelant Mory Kanté ou Jimmy Cliff, Fela et Oryéma mais dans chacun de ces titres très bien enregistrés (au Sénégal) et mastérisés (en France) il y a la patte inimitable de Saintrick.
INDISPENSABLE !
[1] Saintrick fait don de 30% des gains de cet album à l'action humanitaire de ZM FINANCE PROJECT.
Difficile d'entamer une carrière solo quand on a été membre d'un groupe célèbre. C'est la situation dans laquelle se trouve en se moment la chanteuse Oupta, ex Lang'i.
Son spectacle du jeudi 7 septembre dernier au Ccf de Pointe-Noire a démontré la complexité du travail a éffectué: continuer à exister sans Lang'i et se faire une identité à part pour montrer au public son immense talent. Talent qui se résume éssentiellement à sa magnifique voix, à son dynamisme sur scène (danse, communion avec le public) et son envie de reussir.
L'on a eu droit à du déjà vu (le jazz notamment) et à de l'originalité avec la fusion des rythmes traditionnels (le Ndara dondo et le Balka bembé) ainsi que les rythmes kilombo (kilombo Ban'groov)
Si l'on peut se passer du premier aspect, le deuxieme merite que l'on s'y attarde car c'est là que cette chanteuse, à la voix chaude et puissance, peut faire carrière tant sur le plan national qu'international.
Apporter une touche plus personnelle, differente de Lang'i, afin de se demarquer definitivement de son glorieux passé qui l'a vu sillonner le monde, son engagement dans certains titres ('Ngo Africa' pour les femmes qui ont marqué le continent, 'On a dépossédé' pour la survie de la planète,...) sont ses atouts.
L'envie de réussite dés le premier spectacle et un peu le tract ont surement empecher Oupta de se livrer sans reserve ( manque de cohesion avec ses musiciens, manque de liant, crispation sur scène,...). Ce qui fut, heureusement pour elle, pas le cas le lendemain au Bar musical Tapas où elle avait fait une apparition plus intersssante que la veille. Plus décontracteé, donc à l'aise, Oupta nous a donné l'image que l'on souhaiterait garder d'elle : celle d'une artiste maîtresse de son art et de son talent.
S'il était un moment à retenir de son passage à Pointe-Noire, la prestation du Tapas serait celui que tous les observateurs présents, les deux soirs, retiendraient. Cela ne signifie en aucun cas que la jeune carrière solo d'Oupta est terminée, au contraire elle ne fait que commencer et l'étape ponténégrine après celle de Kinkala, pour la résidence d'un mois, est un bon départ.
A elle et à son équipe de savoir comment orienter les enseignements tirés de ce voyage.
Jusqu'à hier soir, l'arrivée de La Fouine à Pointe-Noire me paraissait utopique, un canular de plus dans une ville où il s'en produit beaucoup. Une vedette est annoncée avec un matraquage médiatique mais à la fin rien du tout. J'étais donc sceptique.
N'étant pas un fan du rappeur mais à force de travailler avec Gabin Goma, monteur de Scénic', un inconditionnel parmi tant d'autre, je ne pouvais ne pas écouter ses chansons ni voir un de ses clips (dans Hip-Hop Tendances notamment). Je connaissais le personnage sans pourtant être capable de fredonner une de ses chansons.
Alors, le voyant arrivé dans la salle de conférence d'un hôtel de la place, où l'attendait un petit groupe de journalistes, ceux qui avaient bravé la nuit pour lui, tous mes doutes ont été levés et je ne pas manqué l'occasion de le dire à l'artiste. Jeans déchiré aux genoux, chemise à carreaux manches retroussées, casquette sur la tête et écouteur, La Fouine était exactement comme oà la télé: grand, mince, mignon avec sa barbiche (surtout pour les filles présentes).
Pendant un quart d'heure, le peu de temps que l'organisation a bien voulu nous accorder, La Fouine, détendu et content d'être au bord de l'océan atlantique (Paris n'a pas cette chance!), dans une ville dont ses amis ne cesse de lui parler, a échangé avec son mince public. Malgré le brièveté de l'instant, tout fut dit: de sa passion pour rap qui remonte à son adolescence, du rap français (qu'il n'écoute pas!), de ses racines marocaines dont il est fièr, de son passé qu'il assume avec raison.
Sur ce qu'il réserve au public ponténégrin, il s'est contenté de donner rendez-vous au public le vendredi pour le spectacle, ça ne sert à rien de trop parler a-t-il dit ensuite.
Il a fallu se séparer, juste au moment où cela commençait a être intéressant, il fallait respecter le programme (permettre à l'artiste de se reposer). Pourquoi a-t-on fait la conférence de presse en pleine nuit? Pourquoi ne pas avoir attendu le jeudi matin? Telles sont les questions que je me suis posées après, estimant n'avoir pas étanché ma soif de connaissance. C'est la fausse note de cette soirée sympathique.
De son éducation, l'artiste garde une certaine simplicité, dans la parole et dans l'attitude ; cela s'est verifié ce jeudi matin. Lors du tour de la ville, La fouine s'est arrêté dans un restaurant de fortune (appelé ici coco manioc) pour manger un poisson très épicé. Ce qui lui a permis en même temps de vérifier sa popularité auprès des jeunes ; le restaurant en question se trouvait non loin d'une école.
Comme quoi, l'on peut être l'un des rappeurs les plus en vue du moment, avoir du succès et du fric, mais continuer à être simple.
Rien que pour ça j'ai envie de casser ma tirelire pour assister au spectacle, même si je pense que pour une soirée dite ''spéciale rentrée scolaire'' le prix du ticket, 10.000 FCFA, est trop élevé pour les jeunes, principaux fans de La Fouine.

Le cinquantenaire des indépendances africaines ne pouvait que susciter quelques idées commerciales plus ou moins bienvenues. RFI et Discograph de l'emblématique producteur africain Ibrahima Sylla, viennent de produire une anthologie de la musique africaine couvrant ce jubilé. Bien entendu, ce seront les absents qui feront le plus parler d'eux et qui créeront la polémique. D'aucuns trouveront que l'Afrique du Nord est trop représentée ou que l'oubli de tel ou tel artiste voue cette compilation aux oubliettes. Pour nous, elle a au moins la vertu d'exister et de combler un vide patent dans nos discothèques. Offerte au prix très "démocratique" de 55€ (36000 XAF) elle devrait ravir les mélomanes à travers ses 18 CD regroupant près de 250 titres.
50 ans de musique africaine ! Un coffret d'anthologie de 18 cd's regroupant près de 250 titres enregistrés entre 1960 et 2010.
De Kabasele à Mounira Mitchala en passant par Youssou Ndour, Mory Kanté, Alpha Blondy, voici la discothèque idéale pour tous les férus de musique africaine.
Ambianceurs ou conteurs, griots ou opposants, les musiciens ont accompagné l’évolution démocratique des Etats africains de leur indépendance à nos jours.
En cinquante ans, ces artistes, autrefois perçus comme les représentants folkloriques d’un continent délaissé, sont devenus les véritables ambassadeurs culturels de nations en perpétuel devenir. Manu Dibango, Franco et Miriam Makeba ont ouvert la voie à la génération des Youssou Ndour, Salif Keita, Mory Kanté ou Touré Kunda. Leurs petits-enfants s’appellent aujourd’hui Magic System, Didier Awadi ou Mounira Mitchala.
En un demi-siècle, les artistes africains ont conquis leurs lettres de noblesse et une place de choix sur les scènes internationales. Ce coffret inédit regroupe en dix-huit cd's le meilleur des musiques de tout un continent. Un livret de 80 pages écrit par les meilleurs spécialistes de RFI et des quotidiens Le Monde et Libération accompagne cette compilation appelée à devenir une référence.
Plus de 250 titres retracent cette épopée musicale d'Alger au Cap, de Lagos à Kinshasa. Trois Cd's par zone géographique des meilleurs artistes d'Afrique de l'Ouest, Centrale, de l’Est, lusophone, australe et du Maghreb. Un coffret d’anthologie qui marquera l’histoire de la musique africaine !
Une coédition RFI avec Syllart Productions et Discograph
Ils ne manquent pas de culot, ces musiciens auxquels on offre l’honneur de chanter les louanges du Cinquantième anniversaire de l’Indépendance et ceux du gouvernement du Congo, ils voudraient qu’on les rémunère pour ce plaisir.
Un collectif d’artistes-musiciens de Brazzaville revendique les émoluments de la fête nationale
Le groupe se dit abusé par le Comité national d’organisation de l’évènement. « Les Dépêches de Brazzaville » N°1070 DU JEUDI 9 SEPTEMBRE 2010
Jean Dany Ébouélé
Après quelque cinq ans de carrière solo, la star congolaise de la musique "typique" vient de mettre sur le marché un nouvel album intitulé "Evolution". Un produit qui connaît déjà un franc succès.

Depuis plusieurs années elle force l’admiration à Pointe-Noire. Tant son coffre vocal ne laisse personne indifférent. Le public national l’a découverte dernièrement à l’occasion de la sixième édition des Tam-Tam d’or célébrée le 19 février 2011 à Owando. Manifestation retransmise en direct sur la télévision nationale et au cours de laquelle elle a fait sensation à travers un a capella qui a fait penser à la gabonaise Annie-Flore Batchiellilys.
Son style de chant étant assez particulier pour une artiste congolaise. Pourtant Etileine traine derrière elle déjà une carrière de plusieurs années sans être sous les feux de la rampe. C’est en 2003, lors d’un spectacle télévisé dénommé Festivalo et produit par Canal Océan à la Pagode à Pointe-Noire, qu’Etileine avait conquis le cœur des mélomanes ne faisant pas partie de son environnement religieux.
Etileine a un album religieux sur le marché paru en 2010. Son répertoire est varié autant que ses registres musicaux. Surfant entre le blues, la soul le folk et des couleurs jazzy, elle s’est forgée une identité vocale et musicale depuis les années 2000 quand elle faisait des free styles hip hop en direct sur les antennes de Radio Océan dans l’émission rapologique Megasonic co-animée par son grand frère.
Chantant en français comme dans toutes les autres langues congolaises, elle véhicule à travers ses chansons un message de paix, de conscientisation et d’humanité par le biais des cantiques ou des titres inspirés par la société.
Née à Pointe-Noire le 25 Mai 1981, Etileine est avant tout la coqueluche d'une famille chrétienne de neuf enfants. Elle se fait remarquer dès sa prime jeunesse par son éloquence, son flair et son ouverture d'esprit.
Malgré le fait qu’elle soit marquée par un handicap physique, c’est très jeune, à partir de 1985, qu’elle se fait remarquer pour ses qualités vocales lorsqu’elle rentre de France après un long séjour médical de trois ans.
Brillante élève, sa vie bascule quand elle perd ses parents. S’en suit une période de vache maigre ne pouvant lui permettre de faires de bonnes études pour une fille qui rêvait de devenir avocate.
Avec l'aide de l’Association Louzolo Amour, une association de bienfaisance à caractère spirituel, Etileine Kinga se réfugie dans la prière, et obtient plus tard son Bac et un BTS en comptabilité.
Aujourd'hui, en dehors de ses fonctions d'animatrice radio à la RTA (Radio de l’Association Louzolo Amour) à Pointe-Noire, Etileine s'est engagée entièrement dans la chanson.
Pourvue d'une voix limpide et d'un lyrisme authentique, elle est déjà compositrice de plusieurs dizaines de cantiques au sein de la grande chorale de l'ASLA et de plusieurs d’autres titres non religieux. Son premier album solo est une véritable balade autour de la Soul, du Folk, du jazz et du rythme dit " Le Dambage».
Privat Tiburce
http://cultureducongobrazzaville.blogspot.com

Après, le succès de la 5ème édition du Festival International des Musiques et des Arts "N’sangu Ndji-ndji" qui s’est tenue en juin 2009, l’Espace Culturel Yaro et le Centre Culturel Français de Pointe-Noire renforcent leur partenariat pour professionnaliser davantage ce Festival dont la 6ème édition se tiendra du 2 au 6 juin 2010 à Pointe-Noire et dans le Département du Kouilou.
C’est septembre 2005 que l’Espace Culturel Yaro lançait le Festival International des Musiques de Recherche de Pointe-Noire. Cette entreprise était essentiellement destinée à programmer des spectacles musicaux mettant en exergue les traditions et les cultures africaines. Au fil des années, la petite ambition de départ s’est confrontée aux grands besoins culturels locaux de l’heure : mettre en place une vraie manifestation de rencontres et d’échanges pour les professionnels de la démarche ; un nouvel espace de promotion des jeunes talents et de diffusion du spectacle vivant ; une manifestation identitaire et identifiante pour la grande ville qu’est Pointe-Noire.
Le Festival a donc laissé évoluer son ambition, tout en continuant à défendre sa démarche de base : être une plate forme pour l’expression de la diversité culturelle à travers la promotion des traditions et des cultures africaines dans les nouvelles expressions musicales.
La force de "N’sangu Ndji-ndji" est sa programmation artistique, les identités, les traditions, les cultures, les créations y ont la possibilité de s’exprimer de façon très large. Aujourd’hui, sa nouvelle appellation : Festival International des Musiques et des Arts permet aux compagnies théâtrales et chorégraphiques, aux artistes plasticiens… de venir à la rencontre des musiciens sur les scènes de Pointe-Noire. En même temps, le Festival a étendu sa zone de géographique de prospection : ne se contentant plus des seuls artistes du Congo-Brazza, on peut y voir et y entendre des musiciens venant d’autres pays d’Afrique mais aussi d’Europe.
Faiblement subventionné, le festival "N’sangu Ndji-ndji" ne survit que par l’énergie de son équipe entièrement bénévole, la générosité des artistes qui acceptent par amitié de participer à des conditions exceptionnelles et les quelques sponsors ou mécènes qui lui font confiance.
Pour en savoir plus, suivez les liens


Eric Girard Miclet, directeur du CCF de Pointe-Noire, frappe très fort en ce début d'année. Après l'exposition de Chéri Chérin, toujours visible au CCF, il a réussi l'exploit de faire venir pour une seule et unique prestation musicale congolaise le trio Hadouk, dans lequel s'illustrent Didier Malherbe, Loy Erlich et Steve Shehan instrumentistes hors pair.
Le mois de février est loin d’être achevé pour le CCF de Pointe-Noire. Le sénégalaisNaby, prix découvertes RFI 2009, sera sur scène d’ici peu suivi de la comédienne Marie-Christine Barrault qui, accompagnée à l’accordéon par Pascal Contet, va venir nous dire des textes. Contet, tombé amoureux de la ville océane reviendra en avril avec Dieudonné Niangouna pour une représentation de la pièce « Inepties volantes » un grand succès du dernier festival d’Avignon que nous avions déjà pu voir en béta version avant leur départ pour la France.
Confronté à des restrictions budgétaires drastiques, d'évidence la culture n'est pas dans les priorités du gouvernement de Nicolas Sarkozy, Eric Girard Miclet a su trouver des partenaires palliatifs. Alors que nombreux étaient ceux qui enterraient la structure, il a pu non seulement la maintenir à flots mais aussi lui donner une nouvelle jeunesse.

Encore inconnue du grand public, Helmie Bellini n’en demeure pas moins une artiste talentueuse dont la carrière mériterait de l’attention. Son premier album, ‘’Il était une voix’’, qui met en lumière ses qualités d’auteur et de chanteuse, est un voyage dans les méandres de la vie : Amour, haine, joie, tristesse y sont présents.
Une véritable découverte! Aussi bien l’artiste que son album.
Helmie Bellini, africaine et jazz-poète, a mis sur le marché un produit de qualité: ‘’Il était une voix‘’. Une voix à plusieurs facettes : celle qui indique la vie, celle de la gratitude et celle du cœur. Un cœur sensible aux problèmes du monde et, qui par la voix (suave et sublime !), le jette au visage de ses concitoyens. Ce qui fait d’elle une chanteuse à part. En effet, Helmie Bellini ne chante pas, elle raconte. Des histoires, des scènes de vie courantes et, en même temps, transmet ses propres émotions. Elle nous guide dans son univers où se mêlent jazz et poésie. Univers dans lequel l’on se sent bien au delà de tout.
‘’Il était une voix’’ est son cri de naissance, sa façon d’annoncer au monde son arrivée, sa sortie de l’ombre. Elle y restée longtemps, pour apprendre notamment auprès de Dianne Reeves, Kenny Garrett et Lokua Kanza. ’’Un être naît, S’extirpe d’un souffle chaud, Une vie commence par…’’ chante t-elle dans le premier volet du titre éponyme. Propos illustré par le cliché de l’échographie ! Le second volet est un hommage aux voix qui l’ont marquée : Sarah Vaughan, Billie Holiday et Ella Fitzgerald hier ; M’Bilia Bel, Dianne Reeves et Cassandra Wilson aujourd’hui. Mais ce n’est pas tout, ce premier opus est mélange des genres dans lequel les chansons, interprétées en trois langues, français, lingala et…téké, évoquent tout simplement la vie.
Ce n’est, donc, pas une débutante mais une artiste habituée des scènes françaises et des jam sessions qui a décidé, avec le concours de Laurent de Wilde, de se lancer dans une nouvelle aventure. Fruit d’un long travail, cet album, enregistré entre novembre 2009 et février 2010, est l’aboutissement d’un long parcours.
Un parcours qui a débuté au Congo, Terre des ancêtres qu’elle espère retrouver un jour, et qui se poursuit aujourd’hui en France, sa deuxième patrie qui lui a permis de naître et d’exister artistiquement. Ce métissage l’a enrichi et a fait de Helmie Bellini, une africaine-européenne, qui développe un univers musical sans frontières.
"Il était une voix,
une voix pleine de sagesse qui aurait parcouru le monde à la recherche de la paix, et se serait enrichie en chemin de toutes les cultures rencontrées... "
De ses racines africaines, Lmi a gardé la pureté et la noblesse. Dans sa vie parisienne, elle a su maîtriser le subtile mélange des cultures. Il était une fois une chanteuse authentique ...
Au nom du jazz, de la soul et de l'esprit "sain", Helmie Bellini prêche le métissage culturel et les émotions vraies sur son passage.
"There was a voice...
there was a voice of wisdom, who would have roamed about the world in its quest for peace, and would have enriched itself with all the encountered cultures..."
From her african birth, Lmi kept the purity and the genuinity. In her parisian life, she melted the subtile mix of the cultures. Once there was an authentic singer...
In the name of jazz, soul and "sane" spirit, Helmie Bellini spreads the cultural mix and the true emotions as we go by.
This is not a roam, just a whisper
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C'est avec la création du spectacle du duo franco congolais Maryse Ngalula - Jean-rémy Guédon que l'institut Français, antérieurement CCF de Pointe-Noire, a commencé son année 2011.
La rencontre entre les deux membres de ce duo est une affaire ponténégrine, puisqu'ils se sont rencontrés à Pointe-Noire en juin 2010 à l'occasion de leur passage séparé au festival Nsangu Ndji Ndji, Maryse Ngalula avec son orchestre Maryz Band et jean-Rémy Guédon avec le Trio Katam. L'affiche alléchante n'a pourtant pas vraiment mobilisé les mélomanes de la Capitale économique qui ont été loin de remplir la salle pourtant petite.
Qu'allait-il sortir de cette collaboration ? C’est la question que se posaient les observateurs de la vie culturelle de Pointe-Noire. Non pas que l'on doutât un seul instant du talent et de chacun des artistes, mais des interrogations subsistaient sur la qualité du produit vu le temps de travail restreint de leur résidence : trois semaines à Kinshasa et moins d’une semaine à Pointe-Noire.
Mais dès les premières notes, on s'est vite rendu compte que ceux qui n'avaient pas effectué le déplacement de l’Espace Tchicaya U Tam’si allaient manquer quelque chose de merveilleux. La fusion a réussi entre ces deux passionnés, très curieux, et toujours à la recherche de sons nouveaux.
La présence scénique et la voix puissante de Maryse Ngalula se sont merveilleusement mêlées aux notes du saxophone et de la flûte de Jean-Rémy Guédon. L’instrument ‘’barbare’’, l’ordinateur dixit l’arrangeur français a énormément contribué à la réussite de cette soirée. De la musique électronique ? Pas seulement !
C’était une sorte de mélange homogène de talent et de technologie. Des rythmes traditionnels luba et zoulou du répertoire de la chanteuse kinoise ont été revus et corrigés par Jean-Rémy.
Maryse a chanté, en luba, en swahili, en lingala, en anglais et en français ses textes engagés, a fait dénoncer des injustices sur le continent et a dansé la muntuashi ; de son côté Jean-Rémy ne s’est pas seulement contenté de jouer su saxophone et de la flûte voire…l’ordinateur, il a aussi chanté (même en lingala et luba) et dansé !
La prestation à deux a donné une nouvelle couleur aux chansons de Maryse Ngalula déjà entendues lors de N’Sangu Ndji-Ndji en juin dernier.
Le choix de Pointe-Noire pour la première représentation de leur spectacle n’est donc pas fortuit. Samedi soir, c’était pour les deux artistes l’occasion de montrer au public ponténégrin cette création dont le point de départ est la capitale économique congolaise. Le reste du monde pourra le voir après quelques réglages.
Potins de la rédaction :
Ya Sanza, toujours interdit de Séjour au dans la salle Tchicaya U Tam'si (dont il a dirigé les travaux) en raison de ses divergences d'opinion avec le maître des lieux au sujet de la plasticienne Rhode Makoumbou, a dû suivre le concert depuis la rue. Réponse de la billetterie : la caisse est fermée, alors que des spectateurs retardataires prenaient leur billet
A la sortie un certain mécontentement du public quand aux conditions de visibilité. EGM ayant passé l'ensemble du concert debout, il a beaucoup gêné les spectateurs assis à l'arrière de la salle.

Baaba Maal est une Grande voix de l'Afrique, dont l’engagement dépasse largement le cadre musical puisqu'il est aujourd'hui représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Beaucoup moins connu au Congo que ses compatriotes Youssou N’dour ou Ismaël Lo il n’en demeure pas moins une des figures majeures de la musique sénégalaise.
Invité par Warid Congo il est arrivé jeudi à Pointe-Noire pour deux concerts qui ne devraient faire seulement faire la joie de la communauté sénégalaise, mais aussi celle de tous les amoureux de la bonne musique africaine.
L'artiste sénégalais est en tournée africaine jusqu’au 31 décembre pour célébrer les 25 ans de son groupe Daande Lenol ( La voix du peuple en pulaar).
48 heures après son arrivée à Pointe-Noire, Baaba Maal a tenu une conférence de presse ce vendredi 29 octobre, dans un grand hôtel de la place. L’évènement a été un perturbé par l’enthousiasme des membres de l'Association de la Jeunesse Sénégalaise à Pointe-Noire, co-organisatrice de l’évènement, plus nombreux et plus bruyants que les journalistes, ils y ont fait régner une joyeuse pagaille, pas vraiment appréciée des professionnels de la plume et du micro.
C’est ainsi que, placée sous le signe de l'échange, la conférence à débuté avec 1h30 de retard , moindre mal puisque l'échange tant souhaité a pu avoir lieu et l'artiste, pendant presque une heure, a répondu aux questions des journalistes.
Maîtrisant son sujet, comme un élève studieux, Baaba Maal a parlé de tout : sa carrière, sa collaboration avec Daande Lenol, son engagement pour le développement du continent, sa vision de l'Afrique, qu'il considère comme un seul pays.
Décontracté, profond et spirituel, il estime avoir reçu de Dieu plusieurs dons qui lui ont permis de réussir dans son métier : une voix magnifique qui ne lui demande aucun effort particulier, une intelligence pour comprendre la musique et ses variations et la chance d'être entouré des gens qui croient en lui.
A 57 ans, dont 25 passés avec son groupe, Baaba Maal dit qu’''un artiste n'est jamais satisfait à 100°/°. On a toujours quelque chose à prendre et à donner au public et à ses musiciens'''. Ces 25 ans ont été des années de réussite et de défaite. Cela lui aussi permis de sillonner le monde et de rencontrer des gens différents (artistes et personnalités politiques). Baaba Maal déclarera que le la rencontre la plus forte qu’il ait eu est celle avec Nelson Mandela, le musicien sénégalais dit avoir été profondément touché par le charisme et l’humanisme du père de l’Afrique du sud moderne. Il en a fait son symbole, son modèle pour trouver sa vraie voie. Une voie qui passe par la prise en compte des problèmes de la société : pauvreté, misère, éducation, santé,… ‘’La voix de l’artiste arrive là où celle du politique ne peut pas arriver’’ lui avait dit l’ancien président sud-africain.
Depuis, il est devenu ambassadeur pour le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) avec pour mission la défense des objectifs du millénaire, promotion d’actions visant l’éradication de la faim et de la pauvreté, la réduction de la mortalité enfantine, le combat contre le sida et d’autres maladies, mise en valeur de l’égalité des sexes, ou des causes environnementale…( il a participé au sommet de Copenhague sur le climat en 2009). Pour lui, il n’est pas possible que ces objectifs soient atteints en 2015 mais pour plus tard c’est jouable car l’Afrique possède deux atouts essentielles : la femme et la jeunesse.
C’est tout ce vécu humain et artistique qu Baaba Maal va essayer de transmettre au public, communauté ouest africaine et locale, lors de ses deux concerts samedi et dimanche.
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Anthony Mouyoungui
Baaba Maal est né en 1953 à Podor sur les rives du fleuve Sénégal, dans une famille de pêcheurs.
Il apprendra à jouer de la kora et de divers instruments traditionnels au sein du groupe Lasly Fouta, avant de sillonner l'Afrique de l'Ouest avec son ami griot et mal voyant Mansour Seck et 70 autres musiciens.
Après un passage à Paris où il étudie la musique occidentale au Conservatoire et joue avec le groupe Wandama, il forme à Dakar en 198 Baaba Maal le groupe Daande Lenol (la voix du peuple) avec Mansour Seck. Daande Lenol ajoute aux sonorités traditionnelles et aux chants pulars des instruments modernes comme les claviers et la guitare électrique.
Ils enregistrent Wango en 1988 et Djam Leeli.
Une tournée en Europe en 1990 le fait connaître de Peter Gabriel qui le fera participer à son album Passion.
De 1990 à 1993, Baaba Maal enregistre Taara, Baayo et Lam Toro, trois albums qui lui apportent une reconnaissance en Europe.
Le succès mondial arrive en 1994 avec Firin' in Fouta et le titre African Woman.
Pendant trois ans il enchaîne les tournées mondiales, dont la première partie de Santana en 1996 au stade de Wembley en Angleterre, avant d'enregistrer Nomad Soul en 1998.
Son album Missing You (Mi Yeewnii) en 2001 est enregistré près de Dakar et renoue avec les sonorités plus traditionnelles.
En 2009, il participe à la bande originale du jeu Far Cry 2 en collaboration avec Marc Canham.
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Enregistré lors de la tournée française de « Retour au Mbongui » par les bons soins d’Africa Graffitis l’album de Kaly Djatou est enfin arrivé chez nous. Kaly est un ami, tout comme Jorus Mabiala promoteur de cette initiative. En vertu de quoi il nous est bien cruel d’avoir à donner notre avis sur cet opus qui ne rend pas hommage au talent pourtant certain de l'artiste.
Une prise de son déficiente, un choix de titres discutable et une interprétation peu inspirée, voilà ce qui pour nous décrit le mieux dette galette sans grand intérêt. Dommage.
Voici sept ans que Kaly, toujours excellent sur scène, passe d’un studio à l’autre et qu’il nous en ramène des maquettes trop chargées que nous critiquons sans état d’âme. Elles ne vont donc jamais jusqu’au pressage. Fallait-il aller en France pour produire un aussi médiocre produit ? Tout en comprenant qu’Africa Graffitis ait eu besoin de tenter de rentrer dans ses frais nous ne comprenons pas que le promoteur se soit contenté d’un tel bâclage.
Neuf titres moyens et deux bonus inaudibles font l’album, par ailleurs illustré d’une photo "cucul" où l’artiste semble, dans son Tshirt Primus, touché par la grâce "façon Bernadette Soubirous apercevant la Vierge à la grotte de Lourdes". A noter qu’il ne s’agit que d’une pochette en carton façon vinyles et qui protège bien mal le produit pourtant vendu 10000 FCFA. A noter que pour ce tarif nous avons généralement droit à Pointe-Noire à un coffret comprenant CD audio + DVD des clips.
Sans doute faudrait-il ressortir tous les titres que Kaly a enregistrés ces dernières années et en faire le tri pour pouvoir espérer sortir enfin un produit commercialisable au-delà du cercle restreint des amis et des inconditionnels. Le Premier Salaire qu’il a enregistré avec les musiciens d’Archimusic et un titre dans lequel la camerounaise Kareyce Fotso lui donne la réplique pourraient en faire partie.
Ya Sanza alias Langue de Vipère
PS : Pardon Kaly et Jorus, je ne peux pas faire mieux pour votre produit.
Kareyce Fotso et Aly Keïta en concert à Paris le 9 févrierUne soirée placée sous le signe de la découverte avec deux musiciens africains renversants.
Tarifs:pré-vente 14euros-sur place 18 euros

1- Le Porteur du Projet : L'ESPACE CULTUREL YARO
Murielle Nanié, Miss Côte d’Ivoire 2008, a été élue le 5 août dernier Miss Fespam 2009 devant 11 autres Miss nationales africaines. A 24 ans, l’Ivoirienne entend combattre les préjugés sur les Miss et mettre sa couronne au service de la promotion du Festival et de la musique en Afrique.
Source : fespam.info
Murielle Nanié est partie de Lyon où elle a été pré-sélectionnée en 2008, pour conquérir, la même année, les titres de Miss Côte d’Ivoire et Miss Cedeao (Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest). Venue à Brazzaville pour remplacer au pied levé la nouvelle Miss Côte d’Ivoire, elle a été sacrée, mercredi 5 août, reine de beauté du 7ème Festival Panafricain de Musique (Fespam, 3-7 août). A 24 ans, Murielle Nanié, étudiante en Licence Professionnelle de Communication, est une femme sûre de son charme, mais décidée à combattre les clichés négatifs véhiculés au sujet des Miss... et les propositions indécentes qu’elles reçoivent.
Quelle ambiance régnait dans les coulisses de l’élection Miss Fespam ?
Murielle Nanié : Je suis arrivée à Brazzaville avec Miss Mali, qui était ma voisine de chambre. L’ambiance était très conviviale. Nous étions toutes venues pour participer avant tout à un jeu. C’était l’occasion de rencontrer des jeunes filles d’autres pays et donc il y avait un très bon esprit. Côté organisation, c’était moins bien qu’à Miss Côte d’Ivoire, franchement. Je m’attendais à mieux, parce que Miss Fespam est un concours d’envergure internationale, au même titre que Miss Cedeao, mais avec encore plus de pays participants. Pourtant, il n’y avait pas de cahier des charges, pas de programme en tant que tel, pas de chorégraphe... C’est toute l’organisation qu’il faudrait revoir.
On vous disait très sûre de vous...
Murielle Nanié : Vu l’organisation, je pensais que ce serait assez difficile d’être élue Miss Fespam, parce que déjà pendant la mise au vert, rien n’était clair. Je me disais également que si j’étais élue alors que je ne vivais pas à Brazzaville, il me serait difficile de répondre aux exigences du Comité Miss Fespam. Mais je croyais en mes chances, c’est sûr !
A quelles exigences avez-vous dû vous plier depuis 2008 ?
Murielle Nanié : C’est très éclectique. J’ai mené des actions humanitaires, notamment avec le Rotary, avec des associations qui approchent le Comité Miss Côte d’Ivoire. Il y avait des arbres de Noël, des dons et autres actions de lutte contre la pauvreté, dans les quartiers précaires, des invitations à des manifestations culturelles, tant au titre de Miss Côte d’Ivoire que de Miss Cedeao.
Avec Miss Fespam, vous êtes bien partie pour continuer ainsi jusqu’en 2011. Cela ne commence-t-il pas à vous peser ? Non, je pense que le mandat de Miss Fespam sera beaucoup moins contraignant que les deux autres, étant donné qu’il s’étale sur deux ans, et que l’élection et le mandat s’articulent autour du festival.
Vous résidiez en France avant votre première élection. Comment vous organisez-vous désormais ?
Murielle Nanié : En France, j’étais une simple étudiante, c’était donc école-maison-école. Quand je suis rentrée en terre ivoirienne – très heureuse d’ailleurs parce que j’ai vécu sept ans en France, depuis l’âge de 16 ans, très loin de ma famille – j’ai passé un an dans le bonheur d’avoir retrouvé les miens. J’ai continué mes études à Abidjan, car c’était tout à fait possible. Mes parents en doutaient compte tenu de la situation socio-politique qui prévalait. Maintenant que les choses s’arrangent tout doucement, il n’y a pas de raison que je ne reste pas.
Vous revenez en Côte d’Ivoire pendant que d’autres veulent en partir. A quoi cela obéit-il ?
Murielle Nanié : Cela obéit tout simplement à ma foi. (Elle triture deux médailles de la Vierge Marie qui, dit-elle, ne la quittent jamais) Il faut que j’aie la foi, que je continue à croire que les choses vont s’arranger. Il n’y a pas de raison. Personne n’a intérêt à ce que la situation se dégrade à nouveau. Je suis très optimiste ! Cela dit, ce que mon avenir sera concrètement en Côte d’Ivoire dépendra des propositions que je recevrai.
En parlant de propositions, beaucoup de celles que les Miss reçoivent ne sont pas très décentes...
Murielle Nanié : Face aux sollicitations et aux propositions indécentes, en général, j’éconduis la personne de façon diplomatique.
Vous en avez reçu ici au Congo ?
Murielle Nanié : Implicitement. Je pense que la mentalité des gens est assez différente de celle d’Afrique de l’Ouest.
Vous étiez consciente de ce que les Miss avaient la réputation de passer du statut de reines de beauté à celui d’escort-girl...
Murielle Nanié : Oui, mais je n’en ai pas eu peur parce que j’avais l’intention de changer cette image-là ! Mon père est cadre de banque et ma mère est médecin, mais comme tout le monde, ils entendaient dire des choses pas très nettes au sujet des Miss. Pour autant, ils m’ont laissée faire parce qu’ils me font confiance. Mon père l’a dit pendant une interview, quand j’ai été élue Miss Côte d’Ivoire : « Ma fille sait quelle éducation je lui ai donnée. Si elle s’engage dans une voie, elle l’assumera et ira jusqu’au bout ». Personnellement, j’ai réussi à changer cette perception que les gens ont des Miss. Lors des interviewes qui ont précédé la fin de mon mandat, j’ai tenu à le faire remarquer. Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, personne ne peut dire que la Miss 2008 a fini dans la chambre d’un ambassadeur ou d’un ministre. Les jeunes filles ivoiriennes ont besoin de savoir ce qu’est l’amour, le vrai. Il y en a beaucoup qui tombent dans la facilité et qui ont perdu cette notion d’amour, de respect de soi-même.
Vous reconnaissez quand même que le statut de Miss est une excellente carte de visite ?
Murielle Nanié : Bien sûr ! Cela permet d’ouvrir des portes. Je pense notamment au monde du travail en Côte d’Ivoire, qui aujourd’hui, est très difficile à percer. Tout de même, j’ai entretenu une bonne image de moi durant mon mandat car je pensais à l’après.
Vos obligations de Miss restreignent-elles aussi votre vie sentimentale ?
Murielle Nanié : Pas du tout ! Quand j’ai été élue Miss Côte d’Ivoire, nous avons eu, mes dauphines et moi, une réunion avec le Comité Miss. Le président et les membres nous ont expliqué qu’il n’y avait pas d’interdiction, que nous pouvions avoir des « amis » et même, dans certaines manifestations, à des cérémonies, dans les restaurants ou en boîte de nuit, nous avions le droit de les emmener avec nous. En plus, ils avaient besoin de les connaître, parce qu’on ne peut pas nous voir avec n’importe qui et entendre après des choses se raconter sur notre compte.
Alors qui est l’élu de votre coeur ?
Murielle Nanié : Il est jeune, vit et travaille en Côte d’Ivoire. C’était une connaissance de longue date, mais notre histoire a démarré pendant l’année que j’ai passée en Côte d’Ivoire. Au début, il la vivait assez difficilement. La voiture que j’ai reçue entre autres prix, était ’’tagguée’’ de partout « Miss Côte d’Ivoire », et il était gêné par tous les regards qui se braquaient sur nous à chaque sortie. Ensuite, cela a été plus facile. En venant ici à Brazzaville, je traînais les pieds parce que je pensais en avoir fini avec le monde des Miss. Mais la nouvelle Miss Côte d’Ivoire ayant été élue seulement le 31 juillet dernier, trois jours avant le Fespam, je devais encore une fois aller concourir. Mon fiancé m’a encouragée à partir. Il m’appelait tous les jours pour me dire que je remporterais le titre. Il m’a été d’un soutien sans faille.
Miss Côte d’Ivoire, Miss Cedeao, Miss Fespam. Ces années de reine de beauté auront finalement été une belle expérience !
Murielle Nanié : Je suis très heureuse d’avoir remporté le concours Miss Fespam. J’espère que son organisation va s’améliorer. J’aimerais connaître mieux le Congo, et comme je suis élue pour le compte d’un festival international, visiter d’autres pays, pour travailler à la promotion du festival et de la musique en Afrique, parce que nous avons d’énormes talents.
Chaque Miss élue annonce de nombreuses actions qu’elle voudrait mener. Êtes-vous réaliste à ce sujet ?
Murielle Nanié : Tout à fait ! Quand on est élue, on a plein de projets dans la tête, mais ils ne sont pas forcément réalisables. On reproche aux Miss de prétendre pouvoir faire beaucoup, c’est vrai. Je me souviens de ma première interview au soir de mon élection à Miss Côte d’Ivoire 2008, où j’avais moi-même reproché aux Miss précédentes de ne pas avoir assez mis leur notoriété au service de l’humanitaire. Je me rends compte que ce n’est vraiment pas évident ! Aujourd’hui, quand je dis que j’aimerais mener des actions, j’utilise le conditionnel...
Par Josée Esther Oté


1- Les Fidèles et ceux qui se sont déjà annoncés : La Préfecture du Kouilou ; La Mairie de Pointe-Noire ; Le Centre Culturel Français de Pointe-Noire ; Le Centre SUECO de Pointe-Noire ; L’Association Music’art/Bar Tapas ; AGS Aménagement Congo ; les sites web congo-déchainé.info et pointenoirealive.com …
Gâchis et amateurisme sont les deux mots qui définissent le mieux La Fête à Ndji-Ndji, un festival de musique dont la 5e édition s’est déroulée à Pointe-Noire du 1er au 5 septembre dernier. Cette édition a été une exacte réplique de ses devancières. Un flop considérable !
Pourtant, les choses semblaient mieux se présenter cette année : deux conférences de presse en l’espace d’un mois dont une la veille de l’ouverture, l’arrivée du camerounais Manu Dibango, la star affiche, de la portugaise Susana Travassos et des artistes allemands. A cela il faut ajouter un plateau local très alléchant (Achille Mouébo, Lionnel Kombo 2 Bayonne entre autres…), des partenaires solides (MTN, BCI, Crédit du Congo,…) et un budget estimé à plus de 20 millions de FCFA. Comment alors imaginer que cette manifestation ait échoué ? On se le demande encore.
On avait l’espoir que cette édition allait réussir, que cela marquerait, certainement, un nouveau départ pour la manifestation et que Ya Tatchi allait tirer les leçons du passé. Même si au fond de nos têtes des doutes existaient encore. Très vite ceux-ci ont pris le pas sur nos espoirs. Les erreurs du passé ont ressurgi : des spectacles qui débutent en retard, une programmation non disponible à l’avance, l’absence du village du festival, les artistes éparpillés dans la ville. On s’est vite rendu à l’évidence que Ya Tatchi est resté le même : un solitaire qui ne fait confiance à personne, qui gère et dirige tout sans assistance. Le reste de son équipe ne s’occupe que des broutilles. Il n’est pas surprenant à ce niveau de parler d’amateurisme.
A mon entendement, un festival est une fête d’autant plus que celui-ci se nomme tout simplement "la Fête à Ndji-Ndji". On ne peut comprendre qu’une manifestation qui se veut populaire puisse être à ce point éloignée du grand public. L’illustration en est le spectacle de Manu Dibango dans l’hôtel le plus luxueux de la ville à un tarif exorbitant (50.000 FCFA ndlr). A ce prix quel public souhaiterait savoir s'il était réservé aux notables de la ville (le Maire, le Directeur du Cabinet du Préfet de Pointe-Noire ont été aperçus !) et aux expatrié rentrés de vacances. En tout cas pas monsieur tout le monde, même pour le saxo du chauve de Douala. Ce qui aurait put être le clou du festival est devenu son gouffre financier car ce cabaret, les spectateurs mangeaient pendant que le saxophoniste était sur la scène, a coûté la bagatelle de 17.000.000 de FCFA ! Avec ce prix, l’organisation, non Ya Tatchi, aurait put s’offrir la salle du Ccf, le Forum Mbongui et Le chemin de Damas et en avoir encore dans la caisse pour assurer d’autres dépenses comme le Mess mixte de Garnison qui revenait à 1.000.000 de FCFA le jour.
Tous ces exemples montrent à quel point Ya Tatchi est passé à côté de l’occasion de redorer non seulement son blason mais aussi celui de son festival. Après cinq échecs cuisant, aura-t-il la force de se relever et continuer à bénéficier de l’assistance des ses partenaires. Un gros point d’interrogation subsiste quand même à ce niveau. Mais la fin chaotique de cette édition, avec une cérémonie de clôture annulée alors que le public était déjà là tandis que le Directeur était introuvable, n’augure rien de bon.
Dans ce tableau sombre subsiste une petite note de gaieté en ce qui concerne le cachet des artistes locaux. Ceux-ci, contrairement aux éditions passées, ont reçu leur dû sans problème. Il aurait été désagréable que Ya Tatchi, trompettiste de son état, néglige les membres de sa corporation.
Surtout que les artistes congolais ne cessent de se plaindre du manque d’intérêt et de soutient à leur égard.
Il faut du cran, de l'abnégation et beaucoup de sacrifices pour tenter de percer dans l'univers musical congolais. Voyez ces rapeurs brazzavillois venus à Pointe-Noire pour gagner, à l'issue d'un concours très disputé, un hypothétique prix de 50 000 FCFA .

Quand donc les autorités comprendront-elles l'intérêt pour l'image de la nation de soutenir les artistes et les sportifs ?
THD Engageants a remporté hier la 3éme édition du Grand Prix de Rap, qui, s'est déroulée à Pointe-Noire du 7 au 12 septembre 2009 et organisée par l'Espace Culturel Kintuari de la Corniche de Foucks. Le trio des rappeurs brazzavillois devance au classement Manito et Cani. THD Engageants succède ainsi à Fréback au palmarès de la manifestation ponténégrine.
On ne change pas ce qui marche dit une maxime connue. THD Engageants a sans nul doute tenu compte de cette maxime puisque tout au long du concours le groupe est resté fidèle à sa démarche sans vouloir changer comme les autres concurrents. Ce respect rigoureux a permis à THD Engageants de battre en finale Manito le grand favori, qui innovait à chaque étape. Une finale qui s'est déroulée sous une pluie fine. Cet heureux présage, selon la tradition, a souri aux originaires de Château d'eau.
En effet, peu de gens auraient parié sur les chances de ce jeune groupe, créé en 2006 par trois amis, face à Manito, une valeur sûre du rap local. Mais après les prestations des groupes, 15 minutes chacun, les neuf jurés ont attribué la victoire aux plus jeunes finalistes. Premiers à monter sur scène selon le tirage au sort, ils n'ont pas craqué, ils se sont donnés à fond, très concentrés et appliqués." c'est pas seulement la victoire, c'est l'espoir que le rap au Congo connaitra une nouvelle dynamique" a déclaré Hermeland Willbrown Nzonzi, leader du groupe. Ce dernier pense aussi que Dieu y est pour beaucoup.
De son côté Manito est déçu de sa 2é place. "J'étais venu pour gagner". Déçu aussi que les innovations apportées, qui lui avaient pourtant réussi en demi-finale face à Cani, n'aient pas séduits les jurés de la finale.
En récompense, le 1er a reçu un chèque de 50.000 FCFA, le 2ème 30.000 FCFA et le 3ème 20.000 FCFA. Le vainqueur bénéficie en plus de l'enregistrement d'un maxi-single comme les anciens lauréats Maxi-Clap et Fréback.
Organisé par l'Espace Culturel Kintuari de la Corniche de Foucks, le Grand Prix de Rap a pour but révéler les artistes hiphop congolais. Huit groupes ont participé à cette 3ème édition, six de Pointe-Noire (Cani, Gm3, Manito, Nnj, 46é HRM et Section K.) et deux de Brazzaville (Bz et THD Engageants). Les groupes étaient répartis en deux poules de quatre. Les deux meilleurs de chaque poule se sont retrouvés en finale. La victoire de THD Engageants ne souffre d'aucune contestation tant ce groupe a été régulier tout au long du concours terminant 1er à chaque étape.
Cette édition a été un bon cru tant par la qualité des prestations que par les thèmes abordés dans les chansons (sida, unité, paix, ...) chantée soit en français, kibuta, lingala, bembé ou lari). Seulement, il reste encore du chemin avant que le rap congolais ne devienne une référence sur le continent. Les artistes doivent donc travailler davantage sur tout dans l'écriture. Quelques groupes ont pêché à ce niveau.
Rendez-vous pour la prochaine édition du Grand Prix en juillet 2010.
La « Place des artistes », à Tié-TIé a servi de cadre à la cérémonie d’ouverture de la 3ème édition de « La Rue » (Rencontres Urban Expressions). Ce festival des arts de la rue est l’héritier direct du festival « FILAGE » (Festival International des Langues Gercées). Il se veut promoteur des cultures urbaines et met un accent particulier sur le hip hop et ses éléments rap et danse. Une trentaine d’artistes de Brazzaville et de Pointe-Noire sont cette année au programme.
La cérémonie d’ouverture, sobre et plus courte que de coutume a été présentée par trois allocutions :
Ce festival, qui ne fait pas exception en ne recevant aucune aide du ministère de tutelle, a pour thème l'art et la rue. Il se déroule à Tié Tié Place des Artistes (en diagonale de l'église pentecotiste) du 3 au 9 septembre. On pourra assister aux spectacles et conférences et participer aux ateliers.
Kareyce Fotso, Bakhan et Naby
Les trois finalistes du Prix Découvertes RFI 2009 ont été choisis à Paris le 18 septembre parmi la première sélection que nous vous avions présentée dès le mois de juillet. La Camerounaise Kareyce Fotso, le Mauritanien Bakhan et le Sénégalais Naby seront les artistes que le jury devra départager le 25 novembre prochain à Lomé au Togo. Le lauréat se produira à Cotonou, au Bénin le 28 novembre. Le vote des internautes ne sera ouvert et comptabilisé qu'à partir du 22 octobre.
Après plusieurs années d'apprentissage dans différents groupes camerounais dont Korongo Jam, Kareyce est découverte par le grand public en 2000. Depuis, elle s'est imposée sur les scènes camerounaise et africaine. Un parcours très prometteur si l'on juge la qualité de ses prestations dans divers festivals au Cameroun, au Congo-Brazza, en RDC, en Côte d'Ivoire, au Bénin, en France et même au Japon.

Kareyce tire son inspiration et le fondement même de sa démarche des traditions bamilékés et des musiques de l'ouest du Cameroun. Aujourd'hui, elle présente son premier album solo Mulato.
Cheikh Abdoulaye N’Diaye dit Bakhan (la bonté) est né en Mauritanie en 1981 et chante depuis l’âge de 10 ans. Il est issu d’une famille mauritanienne métissée (Wolof, Maures, Peuls et Soninké), un métissage qui conduit ses choix artistiques. Depuis toujours, son rêve est de parvenir à créer une musique mauritanienne moderne transcendant les barrières ethniques et les cloisonnements musicaux.

Fuyant les violences de 1989 en Mauritanie, Bakhan et sa famille deviennent réfugiés politiques au Sénégal. De retour à Nouakchott en 95, il se lance dans plusieurs aventures musicales, intègre un groupe de rap mauritanien, assure la direction musicale du projet Darna TV autour de voix de femmes.
Après être sorti major de promotion de l’Ecole Nationale des Arts de Dakar - département des arts scéniques en 2008, il est sélectionné pour l’atelier de formation de recherches musicales Voix du Sahel mis en place par le CCF de N’Djamena et CulturesFrance, au Tchad. De retour à Nouakchott en 2009, il nous offre son albumN’Daysan, résumé de ses expériences musicales de ces dernières années.
Né à Dakar, d’une mère malienne et d’un père guinéen, Naby a grandi à Mbour. Il est devenu, selon ses termes, chanteur un peu par hasard. Son style fortement basé sur le reggae est teinté de jazz, mais aussi de hip hop, de soul et de funk.

En 1996 il débute son parcours solo et sort ses premiers titres dans des compilations. Les rencontres les plus variées se multiplient notamment avec Douggytee ou Didier Awadi, les icones du rap sénégalais.
En 2008, Naby sort son premier album solo Dem Naa, ("Je suis parti", en wolof) produit sur son propre label Demrek RecordZ. Naby s’est construit un univers à la fois très acoustique et dynamique. Il impose une musique africaine authentique, moderne et métissée, dotée d’une grande force de mélodie.

Originaire du pays des Mikéa au sud-ouest de Madagascar, Théo Rakotovao, enfant, gardait un troupeau de zébus en chantant et jouant de la kabosy, petite guitare artisanale. A l’âge de 12 ans, il part étudier à Ankililoaka chez les pères salésiens qui lui enseignent la guitare, la flûte et l’accordéon. Son BEPC en poche, il fait son lycée à Tuléar où, à l’église, il joue du clavier et chante dans la chorale. Remarqué pour sa voix, il envisage alors une carrière musicale dans la chanson de variété. En 1998, il gagne un tremplin organisé par l’Alliance française de Diego-Suarez et chante dans les cabarets. En 2003, aspirant à une musique plus authentique, il fonde, en hommage à son peuple, le groupe MIKEA et participe à plusieurs festivals (Maroc, La Réunion) avant de remporter en 2008 le prix Découvertes RFI. Depuis, le groupe s’est produit en France (New Morning, Paris / Jazz sous les pommiers, Coutances / Musiques métisses, Angoulème) et au Canada (Musique et Monde, Montréal).

La musique de MIKEA puise son inspiration dans le beko, chant a capella traditionnel de la région du Masikoro, qu’elle fusionne au blues. D’une voix chaude et puissante accompagnée par les guitares et les percussions, Théo Rakotovao raconte les peines et la nostalgie du quotidien malgache : les amours déçus, les villages abandonnés, la déforestation, la jeunesse sans le sou.
D’un contenu moralisateur et injonctif, C’est toi-même, nouvel album de l’artiste congolais Bongo Prophéta met l’homme seul au cœur de son destin. Comme un véritable traité sur l’existentialisme. Découverte.John Ndinga-Ngoma

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L'année dernière, au cours d'une grande fête musicale donnée au Mess Mixte de Garnison de Pointe-Noire et à laquelle ont participé de très nombreux artistes, Achille Mouébo à célébré ses 17 ans de carrière musicale.