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AFP : crash d'un avion cargo à Brazzaville (actualisation 3)

 Un avion cargo de la compagnie Aeroflot Business, de type Antonov 12, assurant la liaison entre Pointe-Noire (sud) et Brazzaville s'est écrasé Mercredi matin dans un quartier périphérique de la capitale alors qu'il était en phase d'atterrissage, a indiqué le ministre des transports, Emile Ouosso.

«L'avion est tombé sur un cimetière à Nganga Lingolo (un quartier périphérique à 20 km au sud de Brazzaville).
Il y avait au moins trois membres d'équipage à bord. On ignore s'ils sont tous morts», a déclaré M. Ouosso au téléphone depuis Pointe-Noire. Le ministre s'apprêtait à prendre un hélicoptère pour se rendre sur les lieux de l'accident. Les services de sûreté de l'aéroport de Maya-Maya de Brazzaville ont dit ignorer les causes de ce crash 

En 2007, le gouvernement congolais avait interdit le transport de personnes par les Antonov, après avoir constaté que ceux-ci transportaient fréquemment des passagers même s'ils ne sont pas prévus à cet effet.

AFP


Crash au Congo: deux Ukrainiens et deux Moldaves 

 

parmi les victimes

MOSCOU, 26 août - RIA Novosti. Le crash d'un avion cargo An-12 près de Brazzaville, dans la République du Congo, a fait six morts dont deux Ukrainiens, deux Moldaves et deux Congolais, a annoncé mercredi le consul de Russie à Brazzaville Evgueni Sokolov.

"Selon un nouveau bilan, six personnes ont péri dans le crash - deux Congolais qui accompagnaient la cargaison et quatre membres d'équipage dont deux Ukrainiens et deux Moldaves", a indiqué le consul à RIA Novosti.

L'avion Antonov-12 appartenant à la compagnie aérienne locale Aero Fret Business s'est écrasé mercredi matin sur un cimetière à Nganga Lingolo, à 20 km au sud de la capitale Brazzaville. L'appareil assurait la liaison entre Pointe-Noire (sud) et Brazzaville.
 


 

 

Un avion cargo de type Antonov 12 s’écrase vers Madibou

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Un avion cargo de type Antonov 12 s’écrase vers MadibouUn avion cargo de type Antonov 12, immatriculé 6344607 TNAIA de la compagnie Aéro Fret Busness s’est écrasé avec six personnes à bord et des marchandises, le 26 août en matinée à Loukanga II vers Madibou, localité située au sud de Brazzaville. Cet appareil assurant le trafic fret, devait relier Pointe-Noire et Brazzaville avec à bord un mini bus Hiace, trois voitures, des cartons de vin, etc.

 

 

Selon le ministre congolais des transports et de l’aviation civile Emile Ouosso qui s’est rendu sur le lieu de l’accident, un bureau d’enquête et accident a été mis en place afin d’identifier les causes du crash de cet appareil d’un tonnage de 20 tonnes. 
«Nous avons demandé que tous les débris de l’avion soient ramenés à l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) surtout que la boîte noire soit retrouvée pour qu’on puisse la faire décrypter dans les pays où il existe les équipements nécessaires», a-t-il déclaré. 

Cet avion a décollé de l’aéroport de Pointe-Noire à 7heures 48 TU et devait arriver à Brazzaville à 8heures 43 TU. La tour de contrôle a perdu le contact avec l’appareil aux environs de 8heures 34 TU.

L’équipage était composé de cinq ressortissants d’Ukraine et d’un Congolais Nicolas Massamba, convoyeur des véhicules à bord du cargo. 

Il y a près de deux ans et demi, le ministère des transports et de l’aviation civile avait interdit le transport des passagers par les aéronefs de type Antonov 24. Cette mesure ne mettait pas en cause la société Antonov mais plutôt les opérations d’entretien de ces appareils.


En raison des difficultés d’acheminement des marchandises à Brazzaville via le Chemin de fer Congo océan (CFCO) qui accuse une insuffisance de locomotives et une défectuosité du réseau, il a été décidé d’autoriser le trafic fret entre Brazzaville et Pointe-Noire par les avions Antonov 12. Principale voie reliant les deux capitales du pays, le CFCO a été endommagé pendant les conflits armés survenus au cours de ces dernières années. 

D’après M. Ouosso, en 2008, le Gouvernement a inscrit une ligne budgétaire de 25 milliards de francs CFA en faveur du CFCO contre 18 milliards de francs CFA en 2009 pour l’acquisition d’une quinzaine de locomotives. Mais, a poursuivi le ministre des transports, il se pose un problème d’écartement.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mercredi 26 Août 2009 - 18:31
 
 
 
Christian Brice Elion (congo-siteportail.info)
 

Crash aérien : le ministre Ouosso appelle la société Aéro Fret Business à prendre ses responsabilités

 

Un avion de type Antonov 12 immatriculé 63 44607 TN-AIA de la compagnie Aéro Fret Business, qui opère dans le transport de marchandises entre Pointe-Noire et Brazzaville, s'est écrasé mercredi à Loukanga dans la périphérie de Nganga-Lingolo au sud de Brazzaville, alors qu'il arrivait de Pointe-Noire.

Face à ce crash, qui a causé la mort de six personnes, soit cinq membres de l'équipage de nationalité ukrainienne et un Congolais, et la perte de l'appareil, le ministre des Transports et de l'Avion civile, Émile Ouosso, qui s'est rendu sur les lieux, a appelé l'exploitant responsable à prendre ses responsabilités et paraître devant la commission d'enquête mise en place. Cette commission se chargera d'élucider, dans les prochains jours, les causes réelles de ce crash dès la découverte de la boîte noire.

« Nous saurons ce qui s'est passé ce matin après l'enquête. Mais les questions qui se posent tournent autour de l'âge de l'avion, de son arrivée au Congo, de la date de la dernière révision et du tonnage maximum embarqué pour cet appareil afin de savoir ce qui a failli dans les procédures techniques », a déclaré le ministre au cours d'un point de presse. Il a par ailleurs attiré l'attention des Congolais sur les dangers qu'ils encouraient à voyager dans ce type de transports : « J'appelle les Congolais à la prudence, je les invite à prendre un avion régulier et non un cargo..»

En effet, cet avion qui transportait à son bord des voitures, précisément un minibus Hiace, deux voitures Toyota Corolla, une voiture starlette et des denrées alimentaires avait, selon les agents de l'aviation civile, perdu tout contact avec la tour de contrôle peu après son décollage de Pointe-Noire. Évoquant en outre un tonnage excessif, qui pouvait être également une des causes non négligeables du crash, le ministre des Transports a instruit l'Agence nationale de l'aviation civile (Anac) de mettre en place un mécanisme de contrôle au départ de chaque cargo pour s'assurer du tonnage et des personnes à bord, qui ne devraient être que les membres de l'équipage.

Pour assainir le ciel congolais, le gouvernement avait pris en octobre 2007 la mesure d'interdire dans l'ensemble du territoire congolais le vol des Antonov 24 en version passager. Cette décision n'affectait pas les Antonov 12 qui facilitent l'approvisionnement de Brazzaville en produits de première nécessité. La révision de ces appareils n'a pu être suffisamment contrôlée.

D'après une source proche de la compagnie Aéro Fret Business, l'Anac aurait, il y a quelque temps, instruit la compagnie de procéder à la révision de l'appareil par le fabriquant, mais cela n'a pu se faire à Pointe-Noire qui ne dispose pas d'atelier approprié. Selon la même source, qui a requis l'anonymat, deux pilotes ukrainiens auraient même démissionné à la suite du refus par les responsables de soumettre l'appareil à une révision digne de ce nom.

Guy-Gervais Kitina (Les Dépèches de Brazzaville)

 


 

 NDLR

 

 

Un aéronef du même type avait, en janvier 2008, percuté un Boeing 737 en stationnement sur l'aéroport de Pointe-Noire.

Cet accident met une nouvelle fois en évidence le danger induit par ces appareils vétustes et mal entretenus qui, certes, ne peuvent théoriquement pas transporter de passagers mais qui présentent des dangers évidents pour les populations au sol.

Emile Ouosso aurait dû se poser la question de l'opportunité de poursuivre la rénovation des aéroports Maya-Maya de Brazzaville et Agostinho Neto de Pointe-Noire. Leur situation intra muros dans les deux principales villes du pays laissent craindre une catastrophe majeure compte tenu de la très mauvaise qualité du parc volant. La délocalisation des aéroports internationnaux à une distance sécuritaire des métropoles semble être un impératif ne pouvant être différé.

Benoît XVI appelle l'Afrique à la résistance (la-croix.com)

 Lors de la messe d’ouverture du Synode pour l’Afrique, le pape, qui considère ce continent comme un « immense poumon spirituel », a fustigé les fondamentalismes religieux et les « déchets toxiques spirituels » qui le « contaminent »

Les évèques entrent dans la basilique Saint-Pierre pour la messe d’ouverture du Synode pour l’Afrique, dimanche 4 octobre (AP/Giuseppe GIGLIA) 

Lentement, les pères synodaux s’avancent. Ils viennent de toute l’Afrique. Parmi eux, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala et président de la Conférence épiscopale du Congo. Son témoignage est saisissant : « Mon diocèse a vécu une guerre civile de 1997 à 1999 avec, jusqu’à aujourd’hui, la permanence des milices “ninjas”. L’Église s’est mobilisée, dialoguant avec le leader des “ninjas”, pour tenter d’aboutir à une paix définitive. Aujourd’hui, la milice a pu être officiellement désarmée, ce désarmement et la réinsertion socio-économique des enfants-soldats ayant été financés par la Banque mondiale. Mais nous restons vigilants, un désarmement n’est jamais définitif. La plupart des écoles et des dispensaires ont été détruits. C’est toute une génération de jeunes qui n’a donc pas connu l’école, depuis dix ans. »

Dans un tel marasme, Mgr Mbuyu attend beaucoup du Synode. « Que l’Église soit plus fortement présente dans la réalité sociale, car les misères que nous connaissons relèvent de la mauvaise gestion des hommes et des biens. Nous avons d’énormes possibilités matérielles, économiques, humaines, mais tout est gaspillé. »

« Que l’Occident cesse d’exploiter notre continent »

Comme lui, bon nombre des évêques qui s’avancent dimanche 4 octobre dans la basilique Saint-Pierre pour la messe d’ouverture du Synode pour l’Afrique souhaitent que l’Église, par le biais de cette rencontre, bouscule les dirigeants, africains mais aussi occidentaux. « Que les chrétiens d’Europe et d’Amérique prennent l’Afrique au sérieux et que l’Occident cesse d’exploiter notre continent sans vergogne », lancera ainsi, à la sortie de la basilique, Mgr Philip Naameh, archevêque de Tamale (Ghana). « Nous avons besoin d’un projet qui mobilise toute l’Afrique », estime pour sa part Mgr Daniel Mizonzo, du Congo-Brazzaville, qui souhaite que « le monde entier écoute ce que l’Afrique a à dire ».

Au cours de la cérémonie, les langues et les voix africaines étaient largement présentes, mêlées au latin, au français, au portugais, à l’anglais, langues de travail de ce synode. Nakoma peto (« Que je devienne pur »), chanté en lingala (langue du Congo), a scandé le rite d’aspersion, au début de la célébration. C’est la responsable des Focolari de Côte d’Ivoire, Geneviève Amalia Mathilde Sanze, qui a lu la première lecture en français. 

Après la proclamation de l’Évangile en latin, la prière des fidèles a été prononcée en swahili, en portugais, en amharique, en haoussa, en lingala et en arabe. Un chant en kikongo, Ee Mkufu, Yamba Makabi (« Seigneur accueille cette offre ») a accompagné l’offertoire, tandis que le Togolais Edem Kodjo, ancien secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine, est parmi ceux qui apportent les offrandes devant Benoît XVI. À la fin de la célébration, l’hymne Tokobondela yo e, Mama Maria (« Nous te prions, Maman Marie ») est exécuté en lingala.

« Une source d’exploitation, de conflit et de corruption »

Dans son homélie, Benoît XVI s’est montré très vigoureux. Il a rappelé que les ressources de l’Afrique sont « une source d’exploitation, de conflit et de corruption ». Mais, pour lui, « l’Afrique représente un immense “poumon” spirituel (…) qui peut aussi tomber malade ». Et c’est bien le mot de « maladie » que le pape utilise, « une maladie déjà diffusée dans le monde occidental, à savoir le matérialisme pratique, associé à la pensée relativiste et nihiliste ». Le « premier monde » est clairement accusé par le pape d’exporter « des déchets toxiques spirituels » qui contaminent les populations des autres continents. « Le colonialisme n’est jamais tout à fait terminé », dit-il. 

Benoît XVI dénonce un « second virus » : « le fondamentalisme religieux, lié à des intérêts politiques et économiques ». L’accusation vise l’efflorescence des sectes, ces groupes qui « sont en train de se répandre sur le continent africain ; ils le font au nom de Dieu, mais selon une logique opposée à la logique divine, c’est-à-dire en enseignant et en pratiquant non pas l’amour et le respect de la liberté, mais l’intolérance et la violence ». 

« La famille est le lieu de la vie »

Puis Benoît XVI insiste sur « la thématique complexe du mariage dans le contexte africain ecclésial et social », en lien avec l’évangile du jour (Mc 10, 2-16) : « Dans la mesure où elle conserve et développe sa foi, l’Afrique pourra trouver des ressources immenses à donner en faveur de la famille fondée sur le mariage. » « Chez nous, les valeurs familiales sont très importantes, parce que la famille est le lieu de la vie et la vie est la valeur sur laquelle tout est fondé », confirme Sœur Marie-Bernard Alima, secrétaire générale de la Commission Justice et Paix du Congo et de la région des Grands Lacs, venue pour le Synode avec un groupe de religieuses. 

Enfin, Benoît XVI insiste sur « la grande contribution » de l’Église « à toute la société », pourvu qu’elle soit fidèle à sa vocation d’être « prophétie et ferment de réconciliation entre différents groupes ethniques, linguistiques et aussi religieux, à l’intérieur de chaque nation et sur tout le continent ». Ce que redit à sa manière, à la sortie de la basilique, Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako (Mali) : « Nous, Église en Afrique, sommes fille de l’Europe et nous ne souhaitons pas vivre en orpheline ; tels des enfants heureux de savoir que leur maman reste fidèle aux valeurs qu’elle a transmises, nous souhaitons que l’Église en Occident continue de vivre avec ce qu’elle nous a donné de meilleur, la foi en Jésus-Christ. » 

À l’Angélus, Benoît XVI a bien précisé le mode d’emploi de ce Synode : « Il ne s’agit ni d’un colloque ni d’une assemblée programmatique », a-t-il rappelé, car « nous n’en sommes pas les protagonistes : ce sont le Seigneur et le Saint-Esprit qui guident l’Église ».

Claire LESEGRETAIN et Frédéric MOUNIER, à Rome

Kouilou : Sauver la RN5

Le tronçon Pointe-Noire/Diosso de la RN5, reliant la capitale économique au Gabon, a été réhabilite en 2000. Cette même année il fut décidé que le second tronçon Diosso/Hol-Moni, qui parcourrait la lèvre ouest du plateau de Hinda en desservant quelques villages, le tombeau des rois de Loango et la réserve de chimpanzés de Tchimpounga et qui offrait parmi les plus belles vues qui soient vers la baie de Loango, serait abandonné. L’option choisie était une nouvelle route littorale greffée sur le tronçon réhabilité l’année précédente au niveau du village Lemba, siège de la commune de Loango.

 
 
 
  
 
 
 
Le nouveau tracé permettrait la desserte de deux localités : Matombi auquel on accédait précédemment depuis la route de la Pointe-Indienne, et Tchissanga qu’on rejoignait par une route descendant des crêtes par un joli vallon à hauteur du village Ntoupou. Il ouvrait surtout l’appétit des propriétaires fonciers du littoral qui voyaient la valeur marchande leurs terrains multipliée. La direction régionale des travaux publics du Kouilou argumentait sur un point de faiblesse de l’ancien tracé pour l’abandonner.
Aucune étude d'impact ne fut réalisée en dépit de l'avis de certains experts qui jouèrent les Cassandre en prédisant ;
  • que l'érosion marine qui se faisait déjà sentir emporterait la chaussée à courte échéance,
  • que la facilitation de l’accès aux exceptionnels biotopes naturellement protégés des gorges[1] les mettait en péril écologique grave
Les mêmes balayaient avec de solides arguments techniques la condamnation de l'ancien parcours.
Il leur fut discrètement, mais fermement conseillé de parler d’autre chose.
 
SGE-C (pilote) et SOCOFRAN construisent cette section en 2001[2].
 
L’Etat décrète que la bande des cent pas du roi, étendue à 150m, est réservée aux activités touristiques et que  les constructions en matériaux durables y sont interdite.
 
Aussitôt les ngandas et restaurants proliférèrent le long des plages pour le plus grand plaisir de la classe moyenne congolaise et expatriée. Dès lors, la côte de Matombi devient le lieu privilégié du tourisme dominical ponténégrin. Un peu plus tard, on a vu s’installer quelques bungalows de week-end. Chacun tente à sa manière de préserver son petit investissement de l’érosion marine qui emporte près d’un mètre par mois.
 
Très vite, les gorges de Diosso sont pénétrées par les charbonniers qui en dévastent les forêts.
Les villages antérieurement desservis par les crêtes périclitent. Leur accès est compromis par l'abandon total de l'entretien de l'ancienne route. L’accès coté Hol-Moni se ravine de façon inquiétante et n’est plus guère accessible sans un vrai véhicule tout terrain[3]. Le point de faiblesse alibi tient pour sa part parfaitement le coup.
 
La mer ronge irrémédiablement la côte[4], plus ou moins 10 mètres par an, on recule les ngandas, les quelques maisons construites hors la bande des 150m se trouvent désormais à l’intérieur de celle-ci. La mer s’approche de la route. Aucune mesure d’Etat n’est proposée pour ne fusse qu’étudier des solutions de protection.
Prétendant prévoir l’agrandissement de la zone portuaire de Pointe-Noire à plus de 15 kilomètres de là, un "trio infernal" constitué des ministres Martin Parfait Coussoud-Mavoungou, Lamyr Nguele et Raymond Mboulou, décrète la démolition immédiate de toutes les constructions entre route et mer.
Avec zèle les engins raseront sous leurs yeux toutes les constructions, inclus les ngandas en matériaux périssables, sans le moindre égard pour la végétation.[5] Ils laisseront le littoral dévasté comme après un bombardement.
 
La plus grande partie de la plage de la baie de Loango est condamnée. La route sera coupée par la mer dans cinq ou six ans Les vagues battront la base des falaises du plateau de Hinda probablement avant 15 ans. Des pans entiers s’abattront dans l’océan.
Pourtant, personne n’agira pour protéger la côte. Trop cher ?  Trop compliqué ? Trop tard ?
 
Il faut donc d’urgence réhabiliter l’ancien tracé avant que le coût des mesures conservatoires nécessaires ne devienne rédhibitoire. C’est du ressort du ministère des travaux publics, sans doute sous contrôle de la direction générale des grands travaux.
 
Cette route est la perle du tourisme au Kouilou. Il faut réfléchir sur les orientations permettant valoriser les sites en les respectant. C’est du ressort du ministre du tourisme chargé de l’écologie.
 

[1] Les gorges sont des cirques d’érosion qui parsèment en particulier le bord ouest du plateau de Hinda. Au fond de ces cirques, une végétation intacte qui hébergeait une faune particulière, s’était développée. Jusque là très difficiles d’accès, elles ne recevaient que des visites très limitées et peu pénalisantes.
[2] Ils réaliseront un troisième tronçon Hol-Moni/Madingo-Kayes reprenant strictement l’ancien tracé l’année suivante. Le goudron s’achève peu après la sortie de la localité. Les sections suivantes, entrecoupées par le passage de 2 bacs après lesquels se trouve le village de Nzambi, sous préfecture, n’ont reçu qu’un très vague reprofilage et l’accès à la frontière n’est pas garanti.
[3] Après dix huit mois sans avoir tenté de parcourir la route des crêtes, c’est pour faire les honneurs des paysages sublimes que recèle ce tracé à un ami français venu nous rendre visite, que nous avons tenté de le reprendre dans le sens du retour qui est celui qui révèle au mieux les beautés des divers sites.
A notre grande surprise, des travaux ont été faits pour améliorer la longue rampe autrefois très ravinée. Sans doute, les évènements récents du royaume de Loango, décès du roi, nomination et intronisation de son successeur y sont ils pour quelque chose. On peut actuellement s’y engager sans 4x4, étant bien entendu qu’il vaut mieux disposer au moins d’un SUV.

 

Trafic de chèques aux douanes congolaises ?

 Le journal Talassa met à jour dans sa dernière édition un scandale qui entache les douanes congolaises qui, entre nous soit dit, jouissent déjà d’une piètre réputation au regard du train de vie de leurs agents.

A l’origine de la découverte se l'affaire :

Un agent des impôts en poste à l’hôpital de Loandjili aurait été interpellé puis incarcéré par la Direction Départementale de la Surveillance du Territoire. Ce personnage aurait détourné pas moins de trois cent trente trois millions deux cent soixante douze mille cinq cent cinquante cinq de francs CFA (333.272.555XAF). 
Il aurait pour cela utilisé un subterfuge, que le journal affirme comme étant courant, et qui exige des complicités au sein des douanes congolaises.

Des chèques émis à destination des services des impôts, sont détournés en direction des services des douanes qui dépendent eux aussi du ministère des finances. 

Le mécanisme de la fraude : 

Un opérateur économique émet un chèque à ordre du Trésor. Il reçoit du receveur une quittance en bonne et due forme mais seule une valeur bien inférieure à la somme perçue est inscrite dans les livres. Au lieu d’être acheminé vers le Trésor Public, l’effet est détourné en direction du service des douanes qui dispose de liquidités importantes et qui en fait la compensation en espèces sonnantes et trébuchantes. Le receveur des douanes prélève sa commission qui s’élève à 35%. Seul le montant inscrit par le receveur des impôts revient au Trésor Public.

Simple et efficace, mais uniquement possible parce que tous les rouages de la machine sont « graissés » au passage. Inclus le contrôle d’Etat ? Probable sinon la fraude aurait été mise en évidence, à moins que Talassa ne se trompe. Dans tous les cas, une enquête devrait être diligentée.

Intégralité de l'article sur le site de Talassa