Thibault KHERES
Agent fondateur – Relations Candidats
Français
Master 2 Audit & Expertise Comptable -
ESG MS Paris 11e
thibault.kheres@resocongo.com
Tél : (+33) 06 12 31 63 20
et
Après avoir fait paraître en septembre 2011 "Le cinquantenaire économique du Congo-Brazzaville - Fonctionnariat et entreprenariat" aux éditions l'Harmattan, Patrice "Lepatrick" Itoua est sur le point de faire paraître aux Editions Universitaires Européennes un nouvel ouvrage d'économie, titré "L'aide des institutions financières internationales à la Russie - efficacité/ineficacité"

Bien avant la chute du communisme, la Russie connaissait de graves problèmes économiques. Après l'éclatement de son empire en 1991, la Russie hérita de la cestion de l'ex-Union sur tous les plans - y compris sur le plan international. Après plusieurs années de boycottage des institutions financières internationales par l'ex-Union, le Russie commença progressivement à y adhérer pour bénéficier de leur concours. Ainsi, les sommes allouées à la Russie ont été considérables, ce qui explique l'importance de leurs effets. Si le but de cette étude est de s'intéroger sur l'efficacité/innefficacité de l'aide, ainsi que sur les relations entre les pays riches et les pays pauvres, il a cependant été choisi comme cadre d'analyse exclusif les aides à la Russi de trois institutions financières internationales : le Fonds Monéraire Internationa, la Banque Mondiale et la Banque Européenne pour le Reconstruction et le Développent, de l'ouverture de ses frontières avec l'occident en 1991 en passant par la crise financière d'août 1998, à la relance de son économie au début des années 2000. L'aide à la Russie a été partiellement efficace. Il serait utile de transposer cette étude vers d'autres choix.
Patrice ITOUA Lepatrick est Docteur ès Sciences économiques de l’Université Paris-8, option finance internationale.
Impliqué dans les questions d'aide au développement et après sa première publication sur "Le cinquantenaire économique du Congo-Brazzaville", l’auteur signe son deuxième ouvrage sur la dynamique des relations économiques internationales

BRAZZAVILLE — Le taux de chômage s'est situé en 2011 à 34,2% au Congo et touche essentiellement les jeunes, selon les statistiques publiées mardi par l'Office national de l'emploi et de la main d'oeuvre (Onemo).
"Le Congo a enregistré un taux de chômage de l'ordre de 34,2% en 2011, touchant la tranche des jeunes de 25 à 35 ans", indique l'agence qui ajoute que "la fonction publique demeure le premier pourvoyeur d'emplois dans le pays".
L'ONEMO ne donne pas plus de détails sur les facteurs à l'origine du chômage.
Selon une source au ministère du travail contactée par l'AFP, et qui a requis l'anonymat, ce chômage "devient criant" en milieu urbain à cause de l'exode rural. Pas moins de 52% des 3.6 millions de Congolais vivent en ville, a-t-elle expliqué.

En septembre, selon la représentante de la Banque mondiale Sylvie Dossou Kouamé, "dans les zones urbaines, 25% de la population âgée de 15 à 29 ans est sans emploi et plus de 40% lorsqu'on prend une définition qui comprend les demandeurs d'emplois découragés".
"En dépit de la reprise économique et de la stabilité politique au cours de cette dernière décennie, pas assez d'emplois ont été créés", avait-elle soutenu.
Les jeunes représentent 60% de la population congolaise.
AFP
Paradoxalement les revenus du pays ne cessent de croître. D'ailleurs TOTAL annonce de nouveaux champs à développer.
Brazzaville - Le groupe français Total envisage de développer deux nouveaux champs pétroliers dans l'offshore congolais d'ici à 2015, en vue de renforcer ses champs opérationnels jugés en déclin, a rapporté mardi la radio publique, citant son directeur Jacques Azibert.
La production de Total est en déclin. Mais, il existe deux projets (...). Je pense aux projets dans le permis Moho Bilondo (large de Pointe Noire, sud-ouest) qui, tous deux additionnés, représentent dans l'ordre de 110.000 à 120.000 barils par jour, lorsqu'ils seront en pleine production entre 2015 et 2016, a déclaré le directeur de Total Congo Jacques Azibert à la presse au sortir d'un échange de vœux avec le président congolais Denis Sassou Nguesso.
Ces deux champs en attente de développement remplaceront un peu les projets qui sont en déclin, a-t-il ajouté.
En 2011 la production du groupe a été estimée à 183.000 barils par jour, soit plus de la moitié de la production totale du pays qui représente environ 350.000 b/j.
Total a mis en service en 2008 son plus grand champ offshore; celui de Moho Bilondo qui a permis d'augmenter la production du Congo de 35%.
L'entreprise française s'est installée en 1968 au Congo où elle opère une dizaine de champs et assure près de 60% de la production nationale, selon les estimations officielles.
Par sa production, le Congo dispute au Gabon la quatrième place de producteur de l'or noir en Afrique au sud du Sahara derrière le Nigeria, l'Angola et la Guinée Équatoriale.
AFP
NOTE : Pourquoi les autorités congolaises s'obstinent-elles à penser réussir faire venir les investisseurs alors qu'on sait, la dégradation du triple A français nous enseigne à ce sujet, que ceux-ci agissent en fonction des indications fournies par les agences de notation?
Quand t-on regarde le Classement des Économies, études faites par DOING BUSINESS pour la Banque Mondiale, il est clair que le Congo n'est pas un site attractif pour l'investissent. En effet l'économie congolaise est cantonnée en queue de peloton voilà plus de quinze ans et ce malgré une croissance à deux chiffres ces dernières années. Donc il y a un problème.
Par conséquent ce pays est appelé à redresser son économie avec ses fonds propres avant d'inspirer confiance, élément indispensable pour séduire les investisseurs.
Tout autre projet serait un écran-de-fumé pour couvrir une politique économique désastreuse et antisociale.
Le gouvernement a décidé la mise en place d’une structure de veille pour le suivi de la situation des ressortissants congolais vivant en Libye, un pays traversé par une forte crise depuis le déclenchement des manifestations populaires il y a un peu plus d’une semaine.
Cette décision a été annoncée lors du conseil des ministres présidé avant-hier par le chef de l’État. En Libye, la communauté congolaise compte officiellement 28 personnes réparties entre le personnel de l’ambassade et des ressortissants installés dans ce pays pour d’autres raisons.
Source "Les Dépêches de Brazzaville"
Alors que 3 millions de congolais manquent d'eau potable, le gouvernement se préoccuperait du sort, certes peu enviable, de 28 de ses ressortissants isolés en Lybie.
Mais pourquoi ne pas leur envoyer le Boeing 737-300 flabant neuf que Trans Air Congo vient d'acquerrir et les rapatrier ?
Pourquoi Sassou Nguesso s’est -il affiché moins loquace ce 31 décembre 2009 en prononçant ses voeux de l’année 2010 ? Denis Sassou Nguesso a affiché un optimisme enfoui en ces termes : « Que sera 2010 ? Si, au cours des douze prochains mois, notre pays maintient la même stabilité, soutient le même effort, préserve sa cohésion, 2010, première année de la mise en œuvre du "Chemin d’Avenir, marquera une étape décisive de notre marche vers l’industrialisation et la modernisation du Congo. Ce défi est à notre portée, pourvu que la paix, la sécurité et la démocratie continuent d’être les principaux supports de notre action publique. Pourvu que partout dans le monde du travail, dans les administrations publiques, dans les entreprises, le dialogue social soit privilégié; qu’il soit partout la règle. » Les Congolais doivent-ils regarder l’année 2010 avec déploiement de magnificence ou l’ostentation de l’obtention du point de décision de l’initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) ?
Il convient de s’interroger sur les avantages et les inconvénients de ce programme pour le Congo. Le programme appelé PPTE dont pourrait aspirer notre pays dans quelques jours ou dans quelques mois dépend d’un avis favorable de la FMI et de la Banque Mondiale. Cet avis dépend des réformes structurelles entreprises au Congo. Ces réformes ne sont pas seulement économiques et financières ; elles ont également un contenu de bonne gouvernance. Les bailleurs de fonds sont actuellement très exigeants et ne souhaitent pas que les fonds ristournés soient détournés par les gouvernants en place. Pour y parvenir, Sassou Nguesso et son gouvernement ont dépensé des centaines de millions de FCFA pour monnayer les services des sociétés de Lobbying basées à Paris et à Washington.
Il y a lieu de chercher à comprendre les motivations cachées de cette initiative de décision dite PPTE.
Le PPTE sera-t-il la panacée pour sortir les Congolais de la pauvreté ?
Avant de répondre à cette interrogation, les Congolais doivent d’abord faire une introspection du passé et se demander : Quels sont les projets palpables réalisés sur l’ensemble du territoire de telle sorte que le Congo s’est retrouvé avec une dette de près de 4000 milliards de F CFA et qu’il ne peut rembourser ? Une fois que les Congolais auront fait cette introspection, nous pourrions examiner les avantages et les inconvénients de ce programme pour le Congo. En effet, de nombreux pays ont déjà obtenu le programme PPTE depuis plusieurs années mais restent toujours au point de départ de leur développement pour ne pas dire sous-développement.
Les initiés en économie savent que l’admission au PPTE conduit à l’annulation d’une partie ou de la totalité de la dette extérieure du pays débiteur. Mais le pays débiteur a l’obligation de consacrer les ressources « ristournées » aux projets de développement définis de commun accord avec les créanciers. Du point de vue des créanciers, la remise de la dette ne leur coûterait rien car n’importe comment cette dette ne sera jamais honorée par le Congo.
Les bailleurs de fonds auront bonne conscience et leur image sera auréolée. Ils ne décaisseront aucune ressource additionnelle. Si le PPTE aboutit à une annulation partielle ou totale de la dette extérieure du Congo (4000 milliards F CFA soit 6 milliards d’euros), il sied de reconnaître que l’Etat congolais ne va nullement s’enrichir, car ces ressources seront virtuelles dans la mesure où le Congo devra consacrer cette somme aux différents projets de développement : construction ou amélioration des infrastructures de base, éducation, santé…). Le Congo devra réaffecter de son propre budget annuel avec la contrainte de le faire du fait de l’engagement pris devant les bailleurs de fonds. Ces derniers à travers le FMI, La Banque Mondiale (BM) ou la BAD (Banque Africaine de Développement) auront le pouvoir et le droit de surveiller l’exécution de ces engagements. Les Congolais doivent savoir que le PPTE ne procurera pas de ressources additionnelles massives pour le pays. Pour le Congo, le PPTE correspondra plutôt à une réaffectation de ses propres ressources budgétaires pour des actions d’éradication de la pauvreté, en particulier, dans les domaines des infrastructures de base, l’éducation et la santé. Ces réaffectations budgétaires s’opèrent en fonction du contenu du document cadre de réduction de la pauvreté (DSRP), un document rédigé par le gouvernement congolais avec une participation de la société civile et du secteur privé. Le DRSP serait axé sur la poursuite des objectifs d’éradication de la pauvreté défini par le FMI et la Banque Mondiale.
Pourquoi le PPTE au Congo-Brazzaville ?
Pour le Congo, le PPTE ne sera autre chose que la traduction linéaire de l’échec patent et cuisant des programmes économiques et politiques depuis près de 30 ans. Qu’on ne s’y trompe pas. Comment un pays riche en pétrole, en bois et en divers minerais et ayant moins de 4 millions d’habitants, que certaines langues auraient appelé « le Koweït d’Afrique », devra-t-il trouver son salut par le PPTE ? Il faut reconnaître que le Congo depuis 30 ans a toujours été mauvais élève en matière de planification économique. A cela, il faut ajouter la corruption immuable et exponentielle et encore le laxisme des gouvernants. Le PPTE du Congo sera un programme triennal financé par la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance du FMI. Ce serait une bouffée d’oxygène pour le Congo qui pour l’année 2010 affiche un budget de 2800 milliards et 900 millions de F CFA. La Banque mondiale et d’autres partenaires pourront apporter des ressources complémentaires. La dette privée, celle du club de Londres sera exclue du PPTTE.
L’admission du Congo au PPTE imposera au Congo des conditionnalités de bonne gouvernance (la paix sociale et le respect de la démocratie) et des réformes structurelles dont la cadence par le gouvernement déterminera l’horizon de franchissement du point
d’achèvement. Plus lentement, Sassou Nguesso entreprendra les réformes, plus éloignée sera l’atteinte du point d’achèvement. Ces réformes porteront sur le secteur du pétrole (dissolution de la Cotrade, audit de la SNPC et la Coraf…), de l’énergie (audit et privatisation de la SNE et de la SNDE), du secteur du bois (Audit des permis d’exploitation et des recettes versées au Trésor Public), la privatisation ou la mise en concession de certaines entreprises d’Etat (le Port Maritime de Pointe-Noire, l’ATC, le CFCO, les aéroports internationaux du pays), et une maîtrise des effectifs de la fonction publique. De façon concrète, une loi contre l’enrichissement illicite, une commission de lutte contre la corruption et des commissions d’attribution et de surveillance des marchés publics ont été installées de façon à donner confiance aux opérateurs privés[1]. Toutes les entreprises d’Etat qui n’exercent pas un rôle régalien devront être privatisées. Les privatisations susciteront un secteur privé dynamique, opérationnel et créateur d’emplois. La création des emplois pourrait résoudre en partie le chômage chronique et galopant des jeunes. Au niveau des réformes structurelles qui relèvent du domaine réservé de la Banque Mondiale (BM), l’augmentation de la masse salariale de l’Etat (militaires et fonctionnaires civils) pourrait constituer un blocage du programme PPTE. Pour ce qui est de la masse salariale, il atteint aujourd’hui un seuil de 0,1% des recettes fiscales propres alors que la norme souscrite pour le Congo au niveau de la CEMAC prévoit un seuil de -5,1% (année 2007). L’admission au PPTE imposera la maîtrise de la masse salariale. Or l’atteinte du point de décision du PPTE fera naître de grands espoirs relatifs à l’augmentation des salaires. Les bailleurs de fonds ayant fait une concession sur la dette ; ils n’admettront pas que l’abandon des créances puisse servir à financer les augmentations des salaires des fonctionnaires Congolais. C’est pourquoi la seule issue pour augmenter les salaires ne proviendrait que des économies que Sassou Nguesso devra réaliser grâce à une parfaite maîtrise des recettes fiscales et para-fiscales et à un audit rigoureux de la fonction publique qui permettrait de sortir les agents et les retraités fictifs et pourquoi pas profiter des nouvelles technologies pour décompresser une fonction publique pléthorique et hideuse. Toute autre tentative d’augmenter la masse salariale entravera le programme et entraînerait de facto un éloignement du point d’achèvement. De ce point de vue, on peut aisément comprendre pourquoi Sassou Nguesso demande aux Congolais d’être patients et de ne pas céder aux exigences inconsidérées.
Les avantages du PPTE pour les Congolais
Le PPTE présentera toutefois des avantages pour le Congo car il permettra de disposer de ressources dont la bonne utilisation pourrait contribuer à la réduction de la pauvreté même si le niveau de ressources n’est pas celui qui est espéré. Le FMI, la BM et la BAD seront tenus de surveiller l’exécution du budget du Congo et l’utilisation des ressources, qu’elles soient propres ou provenant de la dette. Le Congo devra mettre définitivement un terme aux prêts gagés sur le pétrole. Selon le FMI, le Congo aurait contracté 75% des emprunts entre 1995 et 2000 et ces emprunts étaient gagés sur le pétrole. Le pays consacre chaque année 37% du budget de l’Etat à rembourser une dette dont peu de Congolais ont vu la couleur. Mais comment les prêteurs pouvaient-ils faire confiance à un Etat surendetté qui pourrait ne pas rembourser ? La sécurité pour les prêteurs est l’emprunt gagé sur le pétrole. Le PPTE induira une discipline budgétaire accrue. Le Congo devra ainsi renouer avec un cycle budgétaire normal. Ce cycle comportera une préparation du budget de juin à août, la présentation de la première mouture du budget au parlement en septembre ou octobre suivie d’un vote par le parlement avant novembre ou décembre. C’est ainsi que Sassou Nguesso a publié le décret d’application du budget 2010 le 30 décembre 2009 avec application à compter du 04 janvier 2010. Le PPTE ne tolérera pas l’exécution du budget par ordonnance. Un budget par ordonnance est le signe de la mauvaise gouvernance. Le PPTE comporte des inconvénients qu’il conviendrait de révéler aux syndicats, aux fonctionnaires et de manière générale aux Congolais pour tempérer les espérances suscitées par cette décision.
Les inconvénients du PPTE pour les Congolais
Sans être exhaustifs, je peux citer quelques inconvénients du PPTE. Le Congo bénéficiera du « hasard moral ». Le hasard moral naît du fait que dorénavant, les bailleurs de fonds qui auront remis la dette, éprouveront une réticence à octroyer des prêts à notre pays à qui ils auront concédé une annulation partielle ou totale de dette. Les créanciers réfléchiront par deux fois avant de s’engager à nouveau dans une opération de crédit avec le Congo et ceci pour respecter l’adage qu’on ne prête qu’aux riches ! En effet, les pays PPTE sont estampillés « mauvais payeurs ». C’est pourquoi, pour éviter que ces pays ne retombent dans une trappe d’endettement, les bailleurs de fonds leur imposent après le point de décision, de s’endetter qu’à des taux dits concessionnels pendant une longue période. Ainsi, une fois sorti du PPTE, le pays bénéficiaire de l’initiative n’a plus accès au marché des capitaux pour financer son développement. De même, les bailleurs de fonds ayant consenti des allègements massifs de dette, dans le cadre du club de Paris, ne sont pas prêts à faire des dons ou des prêts à taux faible aux pays PPTE pour contribuer à leur développement. Les pays riches comptabilisent les effacements de dette dans leurs ressources consacrées aux pays pauvres. Ainsi, au moment où la plupart des pays riches connaît les effets dévastateurs de la crise financière internationale, le premier poste qui est réduit dans leur budget sera la part consacrée à l’aide publique au développement réduisant ainsi les dons espérés par les pays pauvres. Ce qui amenuiserait considérablement l’espoir des pays pauvres dans leur acheminement vers les objectifs de développement. De ce fait, si le Congo bénéficie de l’effacement de sa dette, dans le cadre de l’initiative PPTE ne devrait plus compter sur l’aide bilatérale.
En l’absence de l’aide internationale, il y a lieu de se demander, comment Sassou Nguesso entend-il moderniser et industrialiser le Congo ?
Si le Congo arrivait à sortir du PPTE, il n’aurait ni accès au marché financier international, ni aux ressources de l’aide publique au développement des bilatéraux pour financer son développement. Il ne pourrait plus compter sur l’assistance des institutions multilatérales que sont le FMI, la BM et la BAD pour combler son gap de financement car les ressources propres seront toujours insuffisantes.
De ce fait, si le Congo réussissait à sortir du PPTE et qu’il y ait eu en même temps un tarissement des ressources propres, il continuera à vivre sous la coupe du FMI, de la BM et de BAD. Ainsi la sortie du tunnel sera longue. Rien ne sert d’afficher un optimisme béat.
Jean Claude BERI
hppt://berijc.over-blog.com /
[1] Voir l’article sur l’utopie d’une commission : http://berijc.over-blog.com/
Du 17 au 19 septembre, s’est déroulée à Madingo-Kayes, la 7e édition de la Foire des productions locales. Organisé par l’Association Madingo-Kayes Développement, ce marché permet aux producteurs du Kouilou de présenter leurs produits au public. Cette édition était placée sur le thème ‘’Engagement’’ : Chaque entité impliquée dans la réalisation et la réussite de cette activité, organisateurs et paysans, principaux bénéficiaires de la manifestation doivent faire preuve d’engagement.
Pour le comité d’organisation, cette initiative est une œuvre de charité qui à ce titre est totalement désintéressée. Elle vise à aider les ressortissants du Kouilou profond : agriculteurs, pêcheurs, éleveurs et artisans à sortir de l’isolement. Une fois par année, ils ont ainsi la possibilité d’écouler plus facilement leurs produits. Chaque année, les ruraux honorent de leur présence ce cadre commercial. Pour cette édition, ils étaient plus nombreux qu’en 2010. Mais les productions restant les mêmes : agricoles, halieutiques et artisanales.

Pour le président de l’Association Madingo-Kayes Développement, Mabio Mavoungou Zinga, le chemin qui reste à parcourir est encore long. Il ne suffit pas de se cantonner à une participation annuelle mais il faut que la foire devienne le tremplin pour une production diversifiée, importante et de qualité.
‘’Prenez l’engagement de produire davantage’’ a t-il déclaré aux producteurs du département du Kouilou lors de la cérémonie d’ouverture le samedi. Par ce cri de cœur, l’initiateur de la foire, exhorte les paysans à plus d’ardeur au travail afin d’accroitre leur production. Ce n’est que de cette façon qu’ils pourront lutter contre la pauvreté.
Lors de la cérémonie d’ouverture, au cours d’une allocution qui fera date dans l’esprit des ruraux, le Président du conseil départemental du Kouilou, Jean-Richard Bongo, a pris un engagement important. Désormais, ’’Le conseil départemental accompagnera la mise en œuvre des projets de développement communautaire dans leur secteur d’activité’’, ceci dans le cadre de la nouvelle politique de développement local que le conseil insufflera à partir de 2012. Celle-ci consistera à soutenir logistiquement et financièrement les groupements et les communautés structurées. C’est un appel au regroupement communautaire. Ne dit-on pas que l’union fait la force. Pour être productifs, les paysans du Kouilou doivent travailler ensemble (les tisseuses de nattes remarquées sous un hangar en sont une belle illustration !). ‘’Tous pour un, un pour tous’’ a scandé Mabio Mavoungou Zinga. S’il est respecté, cet engagement du président du conseil départemental du Kouilou, qui sort de sa léthargie, soutiendra les paysans et l’Association Madingo-Kayes Développement qui se battent depuis 2003 pour que cette foire existe.

Ce cadre commercial, qui est aussi un moment d’échange et de dialogue, a permis aux exposants de faire de véritables bénéfices. En 2003, les recettes s’élevaient à 8.140.730 FCFA, en 2004, elles étaient à 11.419.250 FCFA. Aujourd’hui, elles pourraient atteindre les 20-25millions de FCFA. Ces chiffres prouvent que, loin d’être un simple marché de campagne, la Foire des productions locales peut être une activité d’appoint rémunératrice pour les exposants. Bien encadrée, elle pourrait permettre aux vendeurs d’augmenter leur pouvoir d’achat. La foire de Madingo-Kayes est donc une manifestation à pérenniser. Pour se faire, l’Association Madingo-Kayes Développement a besoin du concours de tous.

C’est d’ailleurs l’objet de la concertation entre les organisateurs, les producteurs et les pouvoirs publics, qui doit avoir lieu le jour de la clôture, pour réfléchir aux différentes stratégies à mettre en place pour permettre a la Foire des productions locales de s’étendre au-delà du périmètre du Kouilou.
Cette 7e édition marque un tournant dans l’histoire de cette activité avec l’implication des collectivités locales et ses ambitions d’ouverture. Sans doute faudra-t-il qu’à l’avenir les organisateurs fassent un meilleur travail de communication pour que la Foire des productions locales draine un public qui l’ignore encore trop. Mais pour que le succès soit au rendez-vous et que l’initiative déclenche de retombées sur l’année entière, encore faudra-t-il que les producteurs soient à même de fournir leur clientèle en permanence et que des lieux de vente permanents soient créés.
L’édition 2011 a vécu, vive la 8ème Foire des Productions Locales de Madingo-Kayes.
Anthony Mouyoungui.
Quand le 15 septembre 2009, un décret présidentiel nomme Alain Akouala Atipault ministre chargé des zones économiques spéciales, personne ne sait ce que ce mystérieux vocable sous entend. Ce ne sera pas 3A, pourtant ex ministre de la communication et porte parole du gouvernement qui l’expliquera. Pour l’apprendre, il faudra se tourner vers internet.
Une zone économique spéciale (ZES) est une région géographique dans laquelle les lois économiques sont plus libérales, c’est-à-dire plus avantageuses pour les entreprises, que celles pratiquées dans le reste du pays. Lorsqu’un gouvernement crée de telles zones, c'est généralement dans le but d’attirer les investissements étrangers. Pour cela, il met en place des mesures permettant aux entreprises de voir leurs coûts d’investissement, de financement et d’exploitation notablement réduits par rapport à un environnement économique « classique ». Ces mesures incitatives sont le plus souvent des réductions fiscales (par exemple création d'une zone franche sans taxes ni droits de douane[1]), mais peuvent aussi être des aides directes à l'installation (par exemple instauration d'une prime à l’investissement, ou fourniture de terrains et de locaux à prix réduit).”[2]
Mais alors, quel est donc l’intérêt pour un gouvernement de se priver d’une partie de ses revenus fiscaux ?
… une zone économique loin d'être un Etat dans un Etat est un espace essentiellement économique de simplification des procédures et de cohérence de la fiscalité. Ce qui signifie qu'une zone économique spéciale est un îlot d'expérimentation des efforts dans le processus d'amélioration du climat des affaires. Elle peut être considérée comme fer de lance du soutien à la croissance économique, à travers la création des emplois et l'implantation de nouvelles unités de production de richesses.”
A priori l’idée est bonne et même excellente. Parmi les premières zones économiques spéciales, les plus célèbres sont celles créées en République populaire de Chine sous le gouvernement de Deng Xiaoping au début des années 1980.
Dans le cas d’un pays ayant subi des conflits à répétition ayant entraîné de forts exodes de population la création de ZES serait donc certainement un moyen radical pour que les populations déplacées vers des centres urbains saturés puissent rentrer dans leurs villes d’origine qui se verraient alors dotées des emplois qui leur font défaut.
La révélation dans la presse[5] de l’ouverture des appels d’offres du projet congolais des ZES nous laisse quelque peu dubitatifs sur les choix faits par les autorités.
Ouverture des offres relatives aux études des zones économiques spéciales
L’entreprise adjudicataire du marché sera connue après l’examen des différents dossiers par la sous-commission d’évaluation de la cellule de gestion des marchés publics.
Le projet de création des zones économiques spéciales s’inscrit dans le cadre de la diversification de l’économie congolaise marquée actuellement par une faiblesse des investissements privés et une prédominance du secteur pétrolier.
«Au regard des termes de référence du projet, le cabinet conseil adjudicataire retenu devra proposer au Gouvernement, une grille d’analyse basée sur des normes techniques mondialement reconnues à l’aide de laquelle, il évaluera des sites potentiels, suivant une orientation générale du Gouvernement», a déclaré le délégué général aux grands travaux, Jean Jacques Bouya.
Les zones économiques spéciales seront implantées à Pointe-Noire et ses environs, dans la zone Ollombo-Oyo et la zone Ouesso-Pokola et sa périphérie. La structure bénéficiaire du marché fera des recommandations au Gouvernement congolais sur le type d’activités à réaliser par zone en tenant compte des réalités socioéconomiques, culturelles et environnementales de celle-ci ; les investissements nécessaires à réaliser et les infrastructures à implanter ; les types de financement à envisager ; le schéma directeur d’aménagement et les modalités de commercialisation des produits issus des activités.
Selon le ministre en charge des zones économiques spéciales Alain Akouala Atipault, ce projet permettra non seulement au Congo de diversifier son économie avec la création des emplois, mais aussi de devenir un pays émergent.
[1] De fait au Congo nombreuses sont les entreprises étrangères qui bénéficient déjà de ce type d’avantage, comme les entreprises pétrolières et parapétrolières.
[2] wikipedia
[3] http://fr.allafrica.com article rédigé à propos de
[4] wikipedia
[5] http://congo-siteportail.info 23/11/2010
[6] Nous remarquerons quand même que sans brassage des populations ces problèmes ne peuvent pas être résolus
Pour réagir à chaud (sans mes chiffres) à la question posée par Paul-Harry AITHNARD « Peut-on réduire le coût du crédit en Afrique » dans un post que j’ai reçu dans ma boite mail. (Vous pouvez le lire à la fin de ce texte)
Suite selon lui « La baisse des taux d’intérêt, orchestrée par différentes Banques centrales africaines, a jusque-là peu d’incidence sur le coût du crédit pour les classes moyennes ou les PME de Dakar, Abidjan, Douala ou Nairobi. »
Ensuite il fait une analyse de la situation pour déboucher sur plusieurs pistes de solutions.
Je suis d’accord avec la plupart des conclusions et propositions, mais je ne puis m’empêcher de réagir, dans le but d’essayer d’amplifier le débat.
L'objet de ma réaction se focalisera sur les taux, je reviendrais plus tard sur les deux préalables cités ci-haut dans d'autres post.
Donc je vais commencer pour reposer autrement le problème par comparer les taux directeurs des autres continents, mondialisation ou globalisation oblige
Ceux des USA sont proche de zéro, en Europe ils tournent aux alentours de 1%
Les taux directeurs en Afrique sont donc prohibitifs vous avez raison.
Mais cela est fait à dessein pour obliger les africains à emprunter sur le marché mondial de l'argent.
C'est ce qui explique que les ménages africains sont exclus du circuit bancaire du fait de la faible bancarisation de l'Afrique.
Effectivement vous avez raison il y a peu de concurrence, mais cela ne suffit pas pour expliquer cette situation.
Le problème du taux révèle en substance la structure même de l'économie africaine, une économie extravertie.
Les banques qui sont en Afrique ne servent que de relais pour récupérer le peu d'argent que le circuit de la dette, des recettes des importations des biens occidentaux et des IDE (en juillet 2010, selon le site d’information sur internet marchés tropicaux, « la Cnuced a annoncé des prévisions optimistes : des IDE<!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]--> qui devraient dépasser les $ 1.200 milliards en 2010, après $ 1.114 milliards en 2009.) font circuler dans les pays d'Afrique avant leur retour au point d'origine que sont les banques occidentales et asiatiques.
La possibilité de la réduction du coût de crédit dépend de la masse d'argent que les pays africains voudront bien injecter dans les économies. Or il se trouve que l'essentiel des IDE vont dans l'industrie minière<!--[if !supportFootnotes]-->[2]<!--[endif]--> (pétrole, or, diamant, cobalt, coltran, cuivre, fer manganèse, etc....), dans l'achat des terres pour l'agriculture industrielle et donc très peu de ces centaines de milliards de dollars vont vers les ménages.<!--[if !supportFootnotes]-->[3]<!--[endif]-->
L'Afrique malgré le potentiel démographique se trouve avec des ménages qui sont sous-capitalisés.
Pour qu'il y ait réduction de taux il faut qu'il y ait de l'argent en abondance sur le marché c'est la loi de l'offre et de la demande.
Les réductions des taux d'intérêt qui viennent de s’opérer en Afrique résultent plus d'un ajustement technique en effet les zones monétaires africaines sont en surliquidités. Elles ne savent plus quoi en faire, d'où ces baisses.
Or si les pays africains étaient bancarisés, l’état civil fiable, les postes fonctionnaient, le cadastre et les services municipaux et ruraux fonctionnaient.
Ils pourraient avec ces surliquidités, financer d'un côté la consommation des ménages en bien d'équipement (, maison, produits de soins de santé, alimentation, habillement , télévisions, Hi-fi, camera, assiettes, marmites, couverts, meubles, électroménagers, ordinateurs, téléphones, voitures) et de l'autre le développement des artisans ( outillages, petits chalutiers de pêches), les agriculteurs (motoculteurs, motopompes, achat des semences, des plants, des engrais, construction des fermes, ) les éleveurs (achat des bêtes) des petites et moyennes entreprises,(Pme) et petites et moyennes (Pmi) pour les machines de productions (comme par exemple des conserveries de petites tailles, des ateliers de couture, de fabrication des meubles tout cela du fait de la capacité de solvabilité des ménages. Ce qui n'est pas le cas actuellement.<!--[if !supportFootnotes]-->[4]<!--[endif]-->
Le fait qu'il y a un chômage, un non-emploi chronique et beaucoup d'instabilité dans ces pays, les banques se couvrent sur les quelques crédits qu'elles octroient. Elles privilégient aussi des gros contrats pour ne pas avoir à gérer des situations de non solvabilité, de fuite des clients (l'état civil et la justice sont défaillantes). Elles prêtent donc aux mêmes et à l'Etat (qui ne peut être en faillite et que l'on peut poursuivre en justice auprès des cours internationales.
Et puis elles sont obligés car toutes les places financières mondiales ont réajuster leurs monnaies depuis la crise et aussi pour faire face aux dévaluations compétitives de la monnaie chinoise par rapport au dollar et à l'euro. On sait que la plupart des monnaies africaines sont arrimées aux monnaies occidentales (le franc cfa à l'euro, tout comme le franc congolais, les monnaies de la zone anglophone le sont aussi) du fait de l'héritage colonial et de la faiblesse des économie industrielle et financière.
Les produits africains s’échangent sur le marché mondial à partir du dollar ce n'est pas le cas chinois ou indien.
Ce qui fait que les quelques miettes récoltées des produits d'exportations ne sont pas du tout injectées dans le circuit interne des économies africaines.
Cet argent se déprécient souvent, c'est la cause principale de l'inflation dans ces pays. Trop d'argent dort dans les banques occidentales et africaines en dépôt, mais pas en investissement.
C'est la structure qu'il faut changer avant de penser aux taux de crédit car ceux-ci seront toujours soumis aux lois du marché (offre-demande) et à des orientations des politiques monétaires.
Mouélé Kibaya
Peut-on réduire le coût du crédit en Afrique ?
Vendredi, 05 Novembre 2010 in maguinee.com
La baisse des taux d’intérêt, orchestrée par différentes Banques centrales africaines, a jusque-là peu d’incidence sur le coût du crédit pour les classes moyennes ou les PME de Dakar, Abidjan, Douala ou Nairobi. Analyse.
Le 16 juin 2009, la BCEAO a réduit son taux directeur de 4,75% à 4,25%. Le 26 juillet 2010, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) annonçait à son tour une baisse de son taux directeur de 25 points de base à 4%. Ces décisions s’inscrivent dans une dynamique de baisse des taux observée sur toute l’Afrique subsaharienne, depuis 2009. La Banque centrale du Kenya a baissé ses taux d’intérêt à six reprises depuis 2009, pour atteindre aujourd’hui 6%. La Banque centrale du Ghana a réduit de manière continue depuis deux ans ses taux de 18,5% à 13,5%. Pour la première fois en trois ans, la Banque centrale du Malawi a abaissé son taux directeur de 15% à 13%. Même scénario pour la Banque centrale du Congo, qui a réduit pour la cinquième fois son taux principal, le faisant passer de 29,5% à 22%. Malgré ces initiatives, force est de constater qu’elles ont eu peu d’incidence sur le coût du crédit pour les classes moyennes ou les PME de Dakar, Abidjan, Douala ou Nairobi.
Peut-on alors réduire le coût du crédit en Afrique ? La réponse est OUI, mais en proposant des solutions innovantes.
Coût dissuasif
Les établissements financiers en Afrique subsaharienne ont du mal à répercuter dans leurs pratiques de crédit les cycles de baisse de taux engagés par les Banques centrales. Tous les rapports, tels celui de la Banque mondiale de 2008 sur le financement des PME en Afrique, confirment le coût prohibitif du crédit. La marge entre le taux d’intérêt sur les dépôts et celui sur les prêts n’a paradoxalement cessé de croître depuis les années 80, alors que les conditions économiques se sont significativement améliorées. Entre 1980 et 1984, cette marge était en moyenne de 5,2%. Entre 2000 et 2003, cette marge a bondi à 11,8% en moyenne dans les pays d’Afrique. Ces marges reflètent le coût dissuasif du crédit et se traduisent dans le montant des crédits accordés par les établissements financiers. Les crédits bancaires accordés au secteur privé, en pourcentage du PIB, sont estimés en Afrique subsaharienne à uniquement 15,1% dans la période 2000-2004. Fait troublant mais évocateur, ce chiffre n’a pas évolué depuis 1983-1987 (15,6%).
Raisons du décalage
Les raisons du décalage entre les taux du marché monétaire et ceux appliqués à la clientèle sont avant tout structurelles. Le premier frein structurel est le manque de compétition dans le secteur bancaire. Même si cette dynamique a significativement évolué sur les dix dernières années, le ratio de concentration dans le secteur bancaire demeure élevé, avec une grande partie des actifs détenue par les trois principales banques dans la majorité des pays africains. La Banque mondiale estime la part de marché moyenne des trois principales banques en Afrique à 73% par pays. Les sociétés spécialisées de crédit à la consommation ou de crédit hypothécaire sont quasi inexistantes dans la plupart des pays. Ce manque de compétition crée une habitude d’aversion au risque et finit par créer des établissements assis sur des liquidités oisives et préférant investir dans des actifs étatiques.
Dans certains pays tels la Guinée, la Guinée Bissau, la Guinée Equatoriale ou le Tchad, les réserves excédentaires rapportées au total des dépôts peuvent dépasser 25%. La deuxième contrainte structurelle est la composition des dépôts bancaires. Ce sont principalement des ressources à court terme, difficiles à convertir en prêts sur plusieurs années, en l’absence de produits financiers spécialisés. Les banques ont du mal à octroyer des prêts sur des durées au-delà de cinq ans à un coût acceptable, puisqu’elles ne disposent pas de dépôts correspondants. Ce problème est surtout criant pour les prêts hypothécaires. Le troisième obstacle est la faiblesse des fonds propres des établissements bancaires, qui limite leur capacité de crédit. En 2008, le ratio de couverture des risques par les fonds propres effectifs a été estimé à 8% dans la zone UEMOA, alors qu’il atteint 20% dans des pays tels le Nigeria. Il est difficile de demander à une banque faisant face à peu de compétition, disposant en majorité de ressources à court terme, avec un ratio de couverture des risques par les fonds propres en dessous de 8%, d’adopter une politique d’octroi de crédit agressive.
Le dernier blocage structurel est le manque d’accès à l’information sur le crédit. Il est impossible à une banque d’accorder des prêts sans visibilité sur les garanties et sur la capacité financière des emprunteurs. La question de la fiabilité des informations sur les historiques de crédit et les garanties, couplée à celle de la transparence sur les taux d’intérêt est essentielle et demeure un point de blocage qui accroît le coût du crédit en Afrique.
Le microcrédit n’est pas la panacée
Peut-on alors réduire le coût du crédit en Afrique ? La réponse est OUI, mais en proposant des solutions innovantes. Il convient tout de suite d’écarter la solution du microcrédit comme panacée pour résoudre le problème du coût du crédit en Afrique. C’est une partie de la solution, mais une part congrue. Le microcrédit permet d’augmenter la bancarisation et le niveau de compétition dans le secteur bancaire, mais ne permet pas de régler un problème essentiel, qui est la capacité à donner des prêts à moyen et long terme à un coût abordable. Par essence, le microcrédit s’adresse en priorité à des particuliers à la recherche de crédit à court terme.
Marchés des capitaux
Une des premières pistes à explorer fait appel aux marchés des capitaux. En effet, pour régler le problème du manque de dépôts à long terme, les banques doivent chercher individuellement, ou en s’associant avec des structures spécialisées, à lever des fonds sur les marchés financiers en émettant des obligations avec des maturités longues. Pour régler le problème du coût du crédit hypothécaire, il faudrait associer les banques avec des structures dédiées de refinancement hypothécaire pour lever des fonds sur les marchés. L’objectif est de collecter les fonds sur les marchés obligataires par les établissements de crédit hypothécaire, qui les « prêteront » par la suite à des banques dans les mêmes conditions de durée et de taux. Les fonds levés peuvent être garantis par l’Etat, ou, plus logiquement, par un portefeuille de créances hypothécaires. Ainsi, les banques disposeront de ressources longues qui leur permettent d’octroyer des crédits hypothécaires. Dans un contexte général de baisse des taux d’intérêt, les fonds peuvent être levés à un coût relativement abordable et re-prêtés dans les mêmes conditions aux banques, abaissant ainsi significativement le coût du crédit hypothécaire. Shelter Afrique s’est lancée avec succès dans cette voie, depuis plusieurs années, en émettant des obligations sur les Bourses de Nairobi et d’Abidjan, avec des maturités qui lui permettent par la suite de proposer des programmes de financement sur l’immobilier.Un système centralisé qui agrégerait les informations du cadastre, de l’historique du crédit, du transfert des titres de propriété, financé par les partenaires publics et privés, est essentiel.
Renforcer les fonds propres
L’appel aux marchés des capitaux peut permettre aussi de régler efficacement la question de la faiblesse des fonds propres. Dans un environnement global de taux d’intérêt en baisse, il est judicieux pour une banque de lever des liquidités directement sur le marché ou par placement privé, pour renforcer ses fonds propres. Les banques internationales l’ont compris et complètent plusieurs opérations de levée de fonds depuis un an. Les banques du Nigeria, de la zone UEMOA ou du Kenya suivent aujourd’hui la même tendance. Cette dynamique doit être amplifiée. Avec des fonds propres plus importants, les banques disposeront de plus de capacités de crédit permettant à terme d’abaisser le coût du crédit en Afrique.Les banques ont du mal à octroyer des prêts sur des durées au delà de cinq ans à un coût acceptable puisqu’elles ne disposent pas de dépôts correspondants.
Un système centralisé de crédit
L’autre innovation à amplifier est l’amélioration de l’environnement réglementaire par le développement de bureaux centralisés de vérification du crédit et de systèmes d’enregistrement d’actifs. En effet, l’une des principales causes du coût élevé du crédit est l’absence de garanties, laquelle est due non à l’insuffisance des actifs, mais à l’inefficience dans l’enregistrement. Un système centralisé qui agrégerait les informations du cadastre, de l’historique du crédit, du transfert des titres de propriété, financé par les partenaires publics et privés, est essentiel. Favoriser l’accès à ces informations permettrait aux banques de réduire le coût de surveillance de leurs activités et, ainsi, abaisser le coût du crédit. Le Ghana et la Zone UEMOA ont entamé dernièrement des améliorations réglementaires qui vont dans cette direction. Elles doivent être soutenues.
Multiplier les mécanismes de garantie
Cette analyse serait incomplète sans parler du coût du crédit dans le commerce et le secteur agricole, deux domaines particulièrement affectés. La bonification du crédit par le développement des systèmes de garantie, est une des clés pour baisser le coût du crédit dans ces secteurs d’activités. Etant donné la dominance des PME en Afrique, il est nécessaire de multiplier les mécanismes de garantie pour abaisser les charges d’exploitation des banques et le coût du crédit. Dans le domaine du commerce international, développer les facilités de garantie permettrait aux entreprises africaines de se faire confirmer des lettres de crédit sans les dépôts exorbitants en collatéral, qui augmentent le coût du crédit. Les activités des assureurs de crédits à l’exportation tels ATI (African Trade and Insurance Agency) peuvent dans ce sens permettre de réduire le coût du commerce en particulier et du crédit en général en Afrique.
Par Paul-Harry Aithnard, Directeur de la Recherche à Ecobank
<!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]--> IDE : Investissements Directs étrangers
<!--[if !supportFootnotes]-->[2]<!--[endif]--> Ces investissements bénéficient souvent aux pays miniers (Nigéria, Algérie, Angola, Soudan)
<!--[if !supportFootnotes]-->[3]<!--[endif]--> Selon un rapport de La CNUCED publié En 2007, les IDE en Afrique sont restés concentrés sur le plan géographique : les dix principaux pays de destination (Nigeria, Egypte, Afrique du Sud, Maroc, Libye, Soudan, Guinée équatoriale, Algérie, Tunisie, Madagascar) ont absorbé à eux seuls 82% du total, et neuf pays ont enregistré des IDE d’un montant supérieur ou égal à un milliard de dollars, montre le rapport, selon lequel l’Afrique du Nord a attiré 42% des IDE dans la région, et l’Afrique subsaharienne 58%.
<!--[if !supportFootnotes]-->[4]<!--[endif]--> En Afrique subsaharienne elle vont essentiellement aux pays du Golfe de guinée (à cause du pétrole du gaz et du bois) et beaucoup de ces pays reçoivent moins d’un milliard de dollars soit l’équivalent de 1 371 200 000 d’euros équivalent à 89 813 600 000 de francs cfa en moyenne.
Les opérateurs économiques de la ville océane ont été édifiés le 04 mai dernier sur les critères à respecter pour décrocher un marché.
Que d’hommes d’affaires à Pointe-Noire ! On les voit exhiber leurs richesses. Ces opérateurs économiques sont aussi nombreux que les étoiles au ciel. Mais difficile (ou impossible) d’entendre que le dossier de quelque « grand prêtre » ponténégrin a été admis par quelque institution pour exécuter un travail donné.
Si pour les marchés congolais on peut attribuer ces échecs à la corruption, la complaisance, le népotisme, la fraude et d’autres antivaleurs qui minent le pays depuis 1997, c’est loin d’être le cas pour les offres relevant des organismes internationaux. La cause est ailleurs. Du coup on pense à l’ignorance, car les devis soumis par nos hommes d’affaires ne convainquent toujours pas les institutions. Soit le dossier a été déposé en retard. Soit le devis a été trop élevé. Soit l’entreprise ne rassure pas sur la qualité de son personnel. Soit certains opérateurs sont rattrapés par leur passé fiscal (cas de ceux-là qui ne paient jamais les impôts, se croyant passe-droits). Conséquence, le dossier est rejeté.
Tout ça, pourrait-on désormais dire, relève désormais de notre passé. Sans doute conscientes de ces échecs de nos opérateurs économiques, l’administration et la chambre de commerce de Pointe-Noire voudraient former de véritables entrepreneurs qui soient compétitifs tant au niveau national qu’international. «Comment répondre à un appel d’offres ?», c’est sous ce thème que Jean Didier Elongo, directeur général du contrôle des marchés publics les a édifiés le 04 mai à l’espace « mardi de l’Apni (Association Pointe-Noire Industrielle) », un cadre mis en place par la chambre de commerce de Pointe-Noire pour former et accompagner les entrepreneurs.
En tout cas, tout s’est passé comme à la fac. Un cours magistral dispensé par un fin connaisseur. Avec des mots simples mais fort pertinents. Un extrait du speech d’Elongo qui a pris l’exemple des marchés de l’Etat congolais : «La recevabilité ou non d’un dossier est liée principalement au respect du délai. Une fois le document déclaré recevable, il est soumis à l’analyse ou l’évaluation. Une sous-commission travaillant pendant environ cinq jours doit dresser son procès-verbal en tenant compte entre autres du personnel, de la durée des travaux et des prestations antérieures du soumissionnaire. Sans oublier l’enveloppe financière qui doit être transparente et objective. Ce qui est un indicateur de l’honnêteté de l’entrepreneur ».
Répondant aux multiples questions et réserves émises par certains auditeurs, Jean Didier Elongo a tenu à rassurer : «fini l’époque d’octroi des marchés publics sur des bases subjectives. Nous sommes à l’heure de la transparence dans la passation des marchés de l’Etat. Il faut qu’il y ait désormais égalité des chances». De bons outils pour nos opérateurs économiques !
À eux « d’oser », comme l’a promis l’un d’eux Amoussa Moussilou.
John Ndinga-Ngoma
Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a procédé, jeudi 8 juillet 2010, à Kintelé (district d’Igné, dans le département du Pool), à 45 km au Nord de Brazzaville, à la pose de la première pierre d’un programme immobilier de construction de mille logements sociaux, dans le cadre d’une convention de partenariat entre le gouvernement et la société israélienne A.B Construction.
On y trouvera trois types de logements (70m2, 100m2 et 150m2), des centres commerciaux, des établissements scolaires (primaires, collège, lycée), un dispensaire, des aires sportives, jardins, parkings et autres aménagements à caractère urbanistique.
Monsieur le Président,
le déficit en logements accumulé en 50 ans d’indépendance, est très important. La nouvelle forme de production que vous lancez, aujourd’hui, va, à n’en point douter, nous aider à résorber ce déficit et à réduire les coûts.
Il faudra, cependant, Monsieur le Président, persévérer dans l’industrialisation de notre pays, car ce n’est qu’en produisant, localement, tous les intrants dans la construction, qu’on pourra baisser les coûts de production et nous rapprocher du véritable pouvoir d’achat de nos concitoyens.
Il sera, également, indispensable de changer de paradigmes dans la façon de résoudre le problème du logement, non seulement en répondant aux besoins des pauvres, mais aussi, en faisant des logements abordables pour tous, tout en évitant que les classes sociales à revenus plus élevés s’approprient les projets de logements en faveur des pauvres.
Monsieur le Président, il est urgent, pour nos concitoyens pauvres, qui sont la grande majorité de notre société, de créer des mécanismes de solidarité, afin qu’ils accèdent à un logement décent.
Comme je l’avais dit dans mon précédent propos, «quand on est démuni pour se procurer des choses aussi élémentaires que la nourriture et le vêtement, que dire de l’achat ou de la location d’une habitation décente»…/…
…/…Monsieur le Président, merci pour la vision que vous avez pour les Congolais, je vous cite: «Ce chemin au bout duquel il y aura la prospérité, le mieux vivre et le mieux être de chacun et de tous».
C’est dans «Le Chemin d’avenir ».
La déclaration très sociale du ministre nous engage à une réflexion dans laquelle nous ne prétendrons pas proposer un habitat idéal, mais LOGER DÉCEMMENT et hygiéniquement des gens qui vivent dans des conditions où, en Europe, on hésiterait à abriter du bétail.
Où le projet Kintélé pose problème, c’est dans le fait que les maisons proposées ne peuvent, compte tenu de la description qui en est faite, en aucun cas être appelées logements sociaux.[3]
Le terme logement social, s’entend : proposer un logement à des personnes ne pouvant pas s’en procurer d’une autre manière. On fournit un habitat à des prix défiant toute concurrence. Que l’on parle de loyer ou d’accession à la propriété (dans le second cas les loyers un plus élevés ne sont, en principe pas perdus pour le "locataire" mais payent les échéances d’un achat à crédit, le problème étant : jusqu’à quand pourrais-je payer mes traites sans me faire saisir le bien pas encore acquis ?).
D’évidence, à Kintélé, avec le prix moyen d’une maison placé aux alentours de 50 millions XAF, certes infrastructures fournies (ce n’est qu’un engagement), les traites engagées sur 20ans vont très largement dépasser les 300 000 XAF/mois. Les congolais qui sont à même de dégager une telle somme pour payer leur loyer font partie de la classe moyenne congolaise et pas de celle des défavorisés qui sont ceux qui en ont le plus besoin. N’oublions pas qu’avec un SMIC à 52 000 XAF, le revenu moyen des ménages congolais est compris entre 100 et 200.000 FCFA.
Quelqu’un fait remarquer : « Il [l’Etat] n’a pas les moyens de procurer un logement aux quelques 500.000 mille familles dans le besoin. Au coût des logements "sociaux" de Kintele, il faudrait environ 25.000 milliards de francs CFA (10 fois son budget annuel). ».[4]
Le projet ne s’adresse donc pas à une cible populaire, mais à des fonctionnaires relativement haut placés, des commerçants florissants, des magouilleurs d’élite. L’oligarchie fait un semblant d’ouverture pour séduire une classe sociale d’un assez bon niveau social et capable d’être considérée comme consommatrice.
Qu’on apprécie ou non, c’est quand même un progrès.
La solution est-elle dans la construction dite traditionnelle (plaisant euphémisme pour parler de béton et de briques en ciment), ou dans celle issue des traditions de l’habitat africain, et de l’imagination écolo-réfléchie ? Une expérience de construction de tout un quartier en terre a été fait à l’Isle d’Abbeau (Isère) avec un grand succès, malheureusement mis quelque peu à mal par le lobby des cimentiers (Lafarge/Vicat) qui y ont vu une concurrence déloyale. Qu’est-ce qui nous empêche de réfléchir dans le même sens ? Les maliens construisent en terre, les yéménites aussi et souvent jusqu’à de grandes hauteurs. L’objection climatique que certains ne vont pas manquer de relever ne tient pas, car s’il pleut effectivement moins dans ces régions, les précipitations y sont d’une rare violence.

Immeubles en terre au Yemen
Pourquoi utiliser de grandes quantités de ciment alors qu’il en faut bien peu pour fabriquer des briques stabilisée d’excellente tenue ? L’architecte Mouélé Kibaya, avec la contribution de l’université de Toulouse, est le promoteur d’un projet de fabrication de briques en terre stabilisée à Dolisie.
Ce matériau présente bien des avantages : il se passe de sable, de gravier et presque totalement de ciment. Les blocs peuvent être dotés de figures les bloquant sans entremise de mortier, le ciment ne sert donc plus guère que d’adjuvant excepté pour les fondations, linteaux et dalles. Il offre aussi l’avantage par rapport à l’utilisation de briques cuites de ne pas utiliser de bois pour la cuisson. Les matériaux de base sont disponibles à proximité directe des chantiers, le coût du transport est donc limité au maximum.
En conséquence, même en supposant qu’une brique de terre stabilisée soit vendue au même prix qu’une brique en ciment, la construction serait donc forcément moins chère avec ce matériau qui en outre présente des qualités d’isolation très supérieures à celle des parpaings de béton. En se passant presque totalement de ciment, elle est aussi beaucoup plus écologique, la fabrication de ciment étant particulièrement vorace en énergie, sans parler des poussières volantes.
Une société propose à Ngoyo (Kouilou) des maisons avec ce type de briques pour 10 millions XAF. Nous doutons qu’elle n’ait pas préalablement fait d’étude de marché et qu’elle ne fasse pas de profits. Elle produit pourtant 5 fois moins cher que le projet des 1000 logements. Elle compte baisser son prix à 7 millions XAF quand elle sera parvenue à son retour sur investissement. La répartition de cette somme sur 20 ans laisse penser que les remboursements pourraient être de 80 à 100 mille XAF/mois.
Pourquoi vouloir à tout prix construire des maisons compliquées avec l’indispensable salle de bains des parents qui double le prix du sanitaire ?
Pourquoi ne pas se passer des inévitables balustres et autres colonnes rococo hors de prix ?
Imaginons un habitat dans lequel l’impératif est élémentaire et basique sans pour autant sacrifier à la qualité spatiale, aux conforts thermique, acoustique et esthétique, à la réduction du coût de construction, à l’amélioration du cadre de vie qui sont des notions complémentaires de l’acte de construire. C’est la mission de l’architecte que de les concilier et d’en faire la synthèse.
Nous avons défini un besoin minimal qui n’est en rien limitatif, c’est là un type T3 mais on peut l’extrapoler vers des T4 ou T5.
Nous avons traité du logement, il nous faut aussi penser à l’urbanisme. Il n’est en rien question ici de proposer des quartiers uniformes, tant par l’aspect des maisons que par les couches sociales qui y résideront. Il faut proscrire définitivement toute notion tendant à créer de ghettos qu’ils soient pour pauvres ou pour riches. Les logements sociaux doivent donc côtoyer des constructions plus luxueuses. Il faut confier l’étude à divers cabinets d’architecture de manière à créer plusieurs modèles pour éviter la monotonie.
Ne nous leurrons pas, si un tel projet est tout à fait envisageable au Congo, il ne fera probablement jamais l’objet du moindre regard d’intérêt des administrations en place.
Il faut donc que le secteur privé s’en charge.[7]
Les compétences congolaises existent aussi bien dans la technique, architecture, maitrise d’œuvre et entreprises générales, que dans l’art de la négociation, l’économie et la gestion. Nombreux sont les congolais qui disposent d’un peu d’argent qu’ils aimeraient investir au pays. Pourquoi ne pas mutualiser, monter une société par actions dans laquelle chacun pourrait investir à la mesure de ses moyens ?
Si ce projet élargit considérablement la cible visée par le projet de Kintele, il est bien loin de résoudre le problème de ceux qui sont frappés par la plus grande pauvreté. Leur mal ne peut guère être résolu sans incitation au retour vers la terre d’une grande partie des néo-citadins sans emploi et la revalorisation des métiers de l’agriculture.
Le rôle de l’État consisterait à urbaniser les quartiers qui se créeraient (création des voies d’accès, adduction d’eau, évacuations des eaux de vannes et des eaux de pluie, acheminement d’électricité, …)
Si ce projet élargit considérablement la cible proposée dans le projet de Kintélé, il est bien loin de résoudre le cas des congolais des favelas. Leur problème ne pourra être résolu que par une incitation forte au retour à la terre des néo-citadins sans formation et sans emploi et la revalorisation des métiers de l’agriculture.
[1] Contrairement à ce que certains ont prétendu, il ne s’agit nullement d’utilisation de fibrociment mais de panneaux de béton coulé.
[2] Environ 50 milliards de francs CFA
[4] Il ajoute : « En outre, le niveau de corruption dans notre administration publique fausserait le jeu (retro-commissions pour les hauts fonctionnaires, surfacturation, attribution des maisons basée sur les affinités familiales, ethniques ou autres,… » ce qui participe a notre avis d’un tout autre débat.
[5] Il est vrai qu’en Europe les pièces à vivre sont la plupart du temps plus vastes. La douceur du climat congolais fait qu’une bonne part de la vie de la famille se déroule en extérieurs ce qui à notre avis peut permettre de réduire la surface du salon.
[6] C’est ce que les modèles les plus modestes des constructeurs de pavillons français proposent.
[7] A l’exemple du lotissement MSF de la lagune de Tchikobo à Pointe-Noire, bien que les 600 maisons proposées (au coût unitaire de 250 à 300 millions de FCFA) ne s’adressent qu’aux citoyens fortunés.

Après le 15 août 1960, le Congo, nouvellement indépendant, a hérité de certains acquis du colonisateur français, tant en infrastructures qu'en gestion politico-économique du pays.
Sur le plan politique, il est passé, du multipartisme à l'indépendance, au parti unique en 1963, puis a renoué avec le multipartisme pendant la conférence nationale souveraine de 1991. Sur le plan économique, il est passé du libéralisme économique à l'interventionnisme étatique, pour renouer avec l'économie de marché. L'héritage économique fondamental a été le fonctionnariat au mépris de l'entreprenariat.
Les différents plans de développement ont tourné à la théorie de la planification glissante. Ainsi, de 1985 à 2010, soit pendant 25 ans, on n'a fait que rembourser la dette. C'est le développement et toute une génération qui ont été sacrifiés. Grâce au fait que le pays atteigne le point d'achèvement de l'initiative PPTE, l'espoir de développement du Congo est permis. Quel défi relever pour les cinquante prochaines années ? Si les infrastructures existent et les mentalités changent, le développement suivra.
Le Congo, en tant que nation indépendante, reste à construire.
Table des matières
REMERCIEMENTS
ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES
PREFACE DE RENAUD FABRE
INTRODUCTION
1 – AVANT L’INDEPENDANCE
1.1 – Généralités
1.2 – Les différents plans de redressement économique
2 – APRES L’INDEPENDANCE : BREF APERÇU DES POLITIQUES ECONOMIQUES MENEES
2.1 – Première période : 1960-1963
2.2 – Deuxième période : 1963-1968
2.3 – Troisième période : 1968-1990
2.4 – Quatrième période : 1990-1997
2.5 – Cinquième période : 1997 – 2010
1 – LES DIFFERENTS PLANS OU PROGRAMMES DE DEVELOPPEMENT
1.1 – Avant l’indépendance
1.2 – Après l’indépendance
2 – L’HERITAGE DU FONCTIONNARIAT AU MEPRIS DE L’ENTREPRENARIAT
3 – DYNAMIQUE DES CAPITAUX ENGAGES
4 – LE SECTEUR BANCAIRE ET FINANCIER
4.1 – Evolution du secteur bancaire et financier congolais
4.2 – Emergence d’un système financier informel : les Mozikis ou Mutuelles dites Likélémba (tontines)
5 – LES TRANSPORTS
6 – LE SECTEUR FORESTIER
7 – LA POLITIQUE AGRICOLE
8 – LE SECTEUR PETROLIER
9 – LES AUTRES SECTEURS
10 – LES PROJETS D’ASSAINISSEMENT DE BRAZZAVILLE
11 – LES PERFORMANCES DE LA BALANCE DES PAIEMENTS
12 – L’OFFICE NATIONAL DE L’EMPLOI ET DE LA MAIN-D’OEUVRE (ONEMO)
13 – DE L’ACCESSION A L’INITIATIVE PPTE A SON POINT D’ACHEVEMENT
14 – LES ORGANES DE REGULATION DES MARCHES PUBLICS
ANNEXE 1 – RANG DU CONGO AU CLASSEMENT DOING BUSINESS 2011
ANNEXE 2 – LA LISTEDES PRESIDENTS DU CONGO ET LEURS MANDATS
ANNEXE 3 – LES 12 ENGAGEMENTS DU PROGRAMME NOUVELLE ESPERANCE
ANNEXE 4 – LES PRINCIPAUX POINTS DU PROGRAMME CHEMIN D’AVENIR – DE L’ESPERANCE A LA PROSPERITE
ANNEXE 5 – CHARTE DES INVESTISSEMENTS AU CONGO
ANNEXE 6 – LES FORMES JURIDIQUES D’ENTREPRISES AU CONGOBRAZZAVILLE
INDEX DES NOMS CITES
GLOSSAIRE
Patrice Itoua ‘‘Lepatrick’’ est docteur ès sciences économiques de l’université Paris-8, option finance internationale. Il est observateur et analyste de la vie sociopolitique et surtout économique des pays du Sud, notamment africains. Ses travaux portent sur l’aide accordée par les institutions financières internationales aux pays émergents.
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Le 16 Octobre est la journée mondiale de l’alimentation. Elle a été instaurée pour faire mieux connaître les problèmes alimentaires dans le monde et de renforcer la solidarité dans la lutte contre la faim, la malnutrition et la pauvreté. Quand la nourriture ne traverse pas les frontières, la faim le fait. Les politiques et les experts se sont réuni cette semaine à Rome au siège de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (UNFAO) afin d’examiner "Comment nourrir le monde en 2050" en préparation à la journée mondiale de l’alimentation qui a lieu aujourd’hui. Mais la famine tisse sa toile en ce moment au Kenya, en Éthiopie et leurs voisins, à mesure que de nombreux gouvernements continuent de rejeter la recette du succès proposée par l’UNFAO : le libre échange des aliments.
L'UNFAO a récemment calculé qu'il n'y avait pas de raisons physiques empêchant la production alimentaire mondiale de suivre le même rythme de croissance que celui de la population. Ainsi, avec suffisamment de terres et d'eau pour nourrir les 2,3 milliards bouches supplémentaires attendus d'ici 2050, et des techniques agricoles toujours plus efficaces, pourquoi le nombre de personnes mal-nourris a-t-il récemment augmenté à plus d'un milliard ? Parce qu’acheminer la nourriture au-delà des barrières gouvernementales à ceux qui en ont le plus besoin continue à être un combat dans de nombreux pays en développement.
La pénurie alimentaire actuelle dans plusieurs pays d'Afrique de l'Est n'est pas causée par la sécheresse, le changement climatique ou la pression démographique. C’est plutôt que ces pays sont incapables de composer avec un climat relativement sec parce que leurs gouvernements n'ont cessé de décourager l’investissement dans l'agriculture et ont maintenu artificiellement élevés les prix des aliments. Ils le font en refusant d’échanger librement les aliments avec leurs voisins et avec le reste du monde.
Se concentrer sur la production alimentaire n'a pas de sens si la nourriture ne peut être transportée et vendue librement. La famine de 2006 dans la corne de l’Afrique est un exemple révélateur. Tandis que les cultures sont abondantes dans le Sud-Ouest du Kenya, les gens dans le Nord du pays étaient affamés. Voilà un schéma qui se répète souvent. Les famines, comme celle au Bangladesh dans les années 1970, sont causées par de mauvaises politiques.
Avec un faible état de droit et une forte intervention dans l'économie, de nombreux pays africains ne présentent guère des environnements favorables à l’investissement ou aux affaires. Mais les agriculteurs sont particulièrement touchés : dans l'ensemble, les agriculteurs africains paient 60% de plus en taxes à l'exportation que les autres entreprises africaines. De manière perverse, de nombreux pays en développement luttent contre tout commerce mondial avec des barrières quatre fois plus élevées que dans les pays à revenu élevé.
Les restrictions à l'exportation et les interdictions commencent par maintenir les prix des aliments intérieurs artificiellement bas, mais cela n'est vrai que pour un court moment. Les agriculteurs perdent rapidement les incitations à produire davantage, de sorte que les prix des cultures augmentent, tant au pays qu'à l'étranger. C'est exactement ce qui s'est passé en Ukraine et en Argentine, deux pays avec des terres fertiles et un climat favorable à l'agriculture.
Si les agriculteurs ukrainiens ont été autorisés à vendre à des clients internationaux, ils auraient pu facilement doubler la production céréalière et l'exportation de 50 à 80 millions de tonnes de plus par an - assez pour nourrir 50 millions de personnes en Chine. L’Argentine pourrait facilement produire 30 millions de tonnes de plus de céréales pour l'exportation chaque année – si elle n'était pas contrainte par de fortes taxes à l'exportation.
Les barrières au commerce réduisent la taille de la récolte mondiale et font monter les prix. Les impacts sur les consommateurs pauvres sont dévastateurs. Le lauréat du prix Nobel d'économie Gary Becker estime qu'une augmentation de 30% du prix des aliments sur cinq ans, entraînerait une baisse de 20% du niveau de vie dans les pays pauvres.
Les obstacles au commerce conduisent également au gaspillage. Près de la moitié de la nourriture est immangeable au moment où elle parvient au consommateur final dans les pays en développement, après avoir tout simplement pourri lors des contrôles douaniers longs et bureaucratiques.
De nombreux gouvernements ont admis à plusieurs reprises la nécessité d’abaisser les droits de douane sur les denrées alimentaires et sur la technologie agricole. En 2008, les gouvernements du monde entier ont convenu que la réduction des droits de douane sur la nourriture était la meilleure façon de réduire les prix et faire reculer la faim. Pourtant, 40 pays ont appliqué de nouvelles restrictions sur le commerce alimentaire l’année dernière, selon l’UNFAO. Quinze d'entre eux sont en Afrique sub-saharienne, la région la plus touchée par la faim.
Pendant que l’UNFAO se réunit et parle d'un "optimisme prudent" au sujet de l'alimentation mondiale dans l'avenir, les prix alimentaires sont hors de contrôle pour les gens les plus pauvres. Les prix des aliments ont peut-être diminué de façon importante après leur pic atteint en 2007 et 2008, mais ils demeurent élevés dans de nombreux pays d'Afrique subsaharienne. Avec des marchés étouffés et des contrôles politiques les agriculteurs de la région ont eu du mal à rebondir et à se refaire une santé. Il y a tout juste quelques mois, les prix du maïs au Kenya et en Ethiopie étaient toujours deux fois plus élevés qu'ils ne l'étaient avant la crise.
Pour calmer la faim aujourd'hui, et empêcher le monde de 2050 de condamner les victimes de plus en plus à une famine infligée par les droits de douane, les gouvernements ont besoin de revoir leurs promesses. Le principal défi du prochain sommet de l'UNFAO en Novembre est « d'éradiquer la faim sur Terre ». Éliminer les obstacles à la vente d'aliments est essentiel si l’on veut que les famines récurrentes au Kenya et en Éthiopie deviennent une plaie du passé.
Photo : Le Ministre Pierre Oba coupant le ruban symbolique.
La Semaine Africaine du 28 octobre 2011
Le challenge de la direction générale de la société Congo Mining, filiale de la société minière australienne Equatorial Resources, est de passer, d’ici à l’an 2014, à la phase de production de fer de qualité à Mayoko, dans le département du Niari. Au regard des échantillons prélevés dans certains forages, la société estime que l’espoir est permis de réaliser cette noble ambition. C’est à ce titre que la campagne officielle de forage 2011-2012 de minerais de fer a été lancée, mercredi 5 octobre 2011, au village Makengui, dans le district de Mayoko, par le ministre des mines et de la géologie, Pierre Oba.
En effet, à l’invitation du Directeur général de la société Equatorial Resouces Ltd1, John Welborn, la cérémonie relative au lancement de la campagne officielle de forage a été patronnée par le ministre Pierre Oba, qui était accompagné de son collègue de l’Agriculture et de l’élevage, Rigobert Maboundou, en présence de Louis Marie Djama, Directeur général des mines, Jean-Pierre Heyko Lekoba, Préfet du département du Niari, Jean-Claude Siapa Ivouloungou, député de la circonscription de Mayoko, Jean-Jacques Mouanda, Président du Conseil départemental du Niari, Simon-Pierre Pembe-Sita, Sous-préfet de Mayoko et des sages et cadres de la localité, etc. A cette occasion, le ministre Pierre Oba a également procédé à l’inauguration de la Base-vie (Mayoko camp) de cette société minière.
«C’est certain que le fer existe dans le sous-sol de Mayoko. Mais, l’exploration et la production du fer ne s’opèrent pas de la même manière que l’or. Avec le fer, il y a la double obligation de qualité et de quantité. Le fer est un business difficile. Il faut trouver la meilleure qualité et la meilleure quantité, puis trouver les preneurs», a indiqué John Welborn, le PDG de la société Congo Mining, à la cérémonie de lancement officiel de forage, au village Makengui.

C’est à cette exigence du marché mondial que M. Welborn reste attachée. Aussi, parmi les forages réalisés jusqu’ici, plus de cinq ont déjà révélé de bons résultats, au regard des échantillons analysés dans des laboratoires sud-africains. A titre d’illustration, les forages ont produit des échantillons du DSO («Direct Shipping Ore») c’est-à-dire l’hématite, une qualité de fer qu’on peut récupérer sans traitement. Le forage n°3 a des grades de fer de 60%. Grâce à l’expertise d’une équipe dynamique de géologues, parmi lesquels des jeunes formés à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville que la société a recrutés, récemment.
A propos, le patron de Congo Mining Ltd a reconnu que beaucoup a été accompli dans un court laps de temps, grâce à un partenariat solide entre son entreprise, la population du Niari et le gouvernement congolais. M. Welborn s’est voulu plus optimiste, en énonçant sa vision de l’avenir: «Notre vision est d’atteindre la phase de production commerciale en 2014 et faire de notre compagnie, le plus important employeur du Congo et le plus gros contribuable dans l’industrie minière. En clair, nous avons la grande ambition de réaliser un projet solide et important aux retombées financières positives», a-t-il dit.
Dans cette lancée, le Sous-préfet de Mayoko, Simon-Pierre Pembe-Sita, a, dans son mot de bienvenue, circonscrit l’ambition de la société Congo Mining, dans le cadre du Projet de société du Chef de l’Etat, «Le Chemin d’Avenir», notamment dans son volet relatif à l’industrialisation: «Industrialiser le pays, c’est le faire entrer, de plain-pied, dans le processus du développement. Dans cette perspective, il ne suffira pas de faire implanter quelques usines, ça et, là pour espérer atteindre l’objectif d’industrialisation du pays. Il appartiendra, plutôt, à l’Etat de s’atteler à encourager l’installation de plusieurs industries dans différents domaines, afin que chaque nouvelle industrie vienne en complément de celles qui se développent en même temps qu’elle ou celles existantes et appelle d’autres nouvelles. De la sorte, toutes les industries se soutiendront mutuellement et formeront un vrai tissu industriel national».
Toutefois, le Sous-Préfet a exhorté les populations du district à accompagner et à soutenir la société Congo Mining, à réussir son projet d’exploitation de fer dans notre pays: «Aux populations de Mayoko de jouer à la retenue, car la société Congo Mining est un bon citoyen de Mayoko qui est en train de créer de l’emploi et d’autres effets induits à Mayoko et dans le département du Niari, en particulier». A cette occasion, il a énuméré différentes actions que la société minière a déjà réalisées en moins d’un an de présence à Mayoko. Il s’agit, notamment du don de matériel médico-sanitaire et des produits pharmaceutiques au dispensaire de Mayoko, de la prise en charge du système d’adduction d’eau potable, de la contribution ininterrompue en gasoil pour la fourniture d’électricité à Mayoko, de la réhabilitation de la piste d’atterrissage de l’aérodrome de Mayoko.
Par ailleurs, pour marquer d’un sceau particulier la rentrée scolaire 2011-2012, la direction de Congo Mining a fait don, mardi 4 octobre dernier, de fournitures scolaires, de bureau et d’équipements sportifs aux écoles primaires de Mayoko centre, Mayoko gare et Tsinguidi.
Remettant ce don au Sous-Préfet de la Localité, le Directeur général de Congo Mining a indiqué que ce «geste» n’est pas un cadeau à l’endroit des élèves, mais plutôt, un investissement. Parce que, a-t-il expliqué, de ces apprenants sortiront des géologues et autres cadres qui pourront prêter de loyaux services à son entreprise. «Congo Mining veut rester longtemps à Mayoko, pour continuer à y accompagner des actions sociales», a déclaré John Welborn.
Réceptionnant ce don, le Sous-Préfet a, au nom des populations de son district, remercié Congo Mining pour son geste qui, a-t-il reconnu, a permis de «lancer», avec faste, l’année scolaire 2011-2012. Quant aux parents d’élèves, ils ont exprimé leur gratitude au donateur. «Grande est notre joie. C’est une grande première à Mayoko. Ce don épargnera certains parents d’élèves l’achat de fournitures scolaires», a confié, tout sourire, un parent d’élève.
De leur coté, les Ministres Pierre Oba et Rigobert Maboundou ont rappelé, à l’occasion de l’inauguration de la base-vie de cette compagnie minière, que le développement de l’activité minière à Mayoko s’inscrit dans le cadre de la diversification de l’économie nationale, en vue d’atteindre les objectifs du «Chemin d’avenir», dont la finalité est de faire du Congo un pays émergeant, d’ici à l’an 2025. C’est dans ce même registre que les deux membres du gouvernement ont, de façon solidaire et citoyenne, invité les populations locales à constituer une véritable demande solvable, en développant d’autres activités productives, surtout dans le secteur agropastoral.
Conformément aux dispositions de la loi n°003/91 du 23 avril 1991 sur la protection de l’environnement, la société Congo Mining débutera, dès la semaine prochaine, la réalisation de l’étude d’impact environnemental et social à laquelle est assujetti tout projet de développement économique dans notre pays. A ce sujet, au cours d’une réunion de sensibilisation sur le projet relatif à l’exploitation du fer à Mayoko, le Directeur général de l’environnement, M. Grégoire Nkeoua, avait exprimé la disponibilité de son département à accompagner la société minière, dans le processus de réalisation de l’étude d’impact environ-nemental, à travers des conseils techniques pour une bonne compréhension des dispositions légales et réglementaires en matière d’environnement. La disponibilité exprimée par la Direction générale de l’environnement se justifiait également par la volonté affichée par la Direction de Congo Mining de mettre au cœur de ce projet, la préoccupation environnementale et de conduire un processus d’élaboration de l’étude d’impact dans la transparence. Le rapport de l’étude d’impact qui sera réalisé fera l’objet d’une consultation publique au cours de laquelle, avait indiqué le Directeur général de l’environnement, les autorités et les populations locales seront informées de l’impact du projet au plan social et environnemental et des mesures visant à atténuer la dégradation des écosystèmes forestiers et de la biodiversité, à protéger la santé des populations, l’eau, le sol et l’air.
Il faut noter que la société emploie, actuellement, plus de 200 travailleurs, dont la plupart viennent de la zone de Mayoko. Congo Mining travaille également sur la formation, en particulier des jeunes Congolais qui sont assistants géologues et qui détiennent un baccalauréat ou ayant un niveau Terminale, employés sur le site.
En outre, au nombre des avancées accomplies par la société Congo Mining, on peut noter également: le vol hebdomadaire d’un charter à Mayoko, à la faveur de la réhabilitation de la piste d’atterrissage; l’accroissement du parc de véhicules dans la cité; l’équipement complet du camp, pour soutenir un certain nombre d’employés (cadres et techniciens), etc. Bref, la vie est en train de changer à Mayoko.
A partir de l’année 2014, année au cours de laquelle la compagnie souhaite franchir la phase de production, elle envisage le transport de 5 millions de tonnes annuelles; l’exploitation à hauteur de 9 trains par jour sur la ligne Mont-Belo/Mbinda et Dolisie/Pointe-Noire sur le CFCO; l’amélioration du service passagers hebdomadaire et la réouverture des gares abandonnées sur la ligne Mont-Belo/Mbinda, avec le concours du CFCO; le recrutement de 320 employés, etc. Avec ces importantes réalisations, il y a fort à parier que la société Congo Mining donne un grand coup de pouce à l’industrialisation du Congo.
1- Le projet selon l'opérateur principal Equatorial Resouces Ltd (en anglais)
Lorsque l’on regarde le classement des pays africains en matière de liberté économique, on serait tenté de classer l’Afrique comme un continent peu disposé à la liberté. D’ailleurs, l’Afrique est souvent représentée comme étant naturellement « socialiste ». Cette représentation n’est pas seulement avancée par les occidentaux, mais également par les africains eux-mêmes. L’Afrique ou les africains seraient-ils par nature des socialistes ? George Ayittey, économiste ghanéen et président de la Free Africa Foundation, dans une interview à Africanexecutives.com, revient sur les racines de liberté économique en Afrique. Il montre comment l’héritage indigène africain est mal interprété par les analystes occidentaux et ignoré par les africains. Cette contribution permettra à plusieurs africains de prendre conscience de la confusion qu’ils font entre communalisme(1) et socialisme, une confusion qui a coûté cher lorsque l’on voit l’échec des politiques socialistes mises par les leaders africains depuis l’indépendance.
Afrique : Des racines de liberté économique
Par George Ayittey
S’il est vrai que les africains possèdent un sens de la communauté plus aigu que la plupart des cultures occidentales, le concept d’individualité est bien présent en Afrique. Selon un proverbe fanti « la vie est ce que tu (l’individu) en fais ». Dans l’expression africaine « je suis parce que nous sommes », dans laquelle le « nous » représente la communauté, le « je » est bien là. L’homme est un animal social, au sens où chacun a besoin de la communauté. Social, mais pas « socialiste » au sens premier du terme.
Cette distinction est importante puisque l’Afrique est souvent représentée comme étant naturellement « socialiste » : pas de propriété privée, ni de marchés libres, ni de liberté intellectuelle et politique. Les système indigènes africains ne sont pas caractérisés par cela et ne peuvent donc être classifiés comme étant du « socialisme ». La répression économique, politique et intellectuelle tout autant que le contrôle centralisé n’ont jamais fait partie de la tradition indigène africaine. D’ailleurs les dirigeants traditionnels africains n’auraient jamais pu établir une économie socialiste contrôlée par l’État s’il l’avait voulu puisque la logistique des mécanismes et mesures pour le contrôle de l’économie n’était pas développée.
De nombreux dirigeants nationalistes africain ont fait une mauvaise lecture de leurs propres systèmes économiques indigènes ou alors les ignoraient. Julius Nyerere, l’ancien président de Tanzanie, notait le communalisme des paysans africains : ressources et travail mis en commun. Comme on le trouve… dans les campagnes américaines ! Ces pratiques communautaires ne signifient pas « socialisme ». L’erreur de Nyerere a été de le croire et d’instaurer son socialisme – l’Ujamaa. En effet, le sens de communauté des africains ne dépassait pas les liens du sang ou du voisinage. Cette incapacité des leaders nationalistes africains à distinguer le « communalisme » du « socialisme » les a poussé à adopter une idéologie qu’ils pensaient à tort justifiée par les traditions africaines. Le résultat a été une comédie d’erreurs après les indépendances lorsqu’ils copièrent un système qu’ils ne comprenaient pas pour le greffer sur un système indigène qu’ils ne comprenaient pas mieux. D’où les conséquences dévastatrices.
Chez les analystes occidentaux on trouve aussi une mythologie très répandue à propos de l’héritage indigène africain. Les affirmations sur « la propriété communale des moyens de production » en Afrique ont sans doute le plus induit en erreur. Il n’y a pas de « propriété communale » du bétail ou de la terre. Les forêts, les rivières, les lacs et l’océan étaient destinés à un usage commun. Une communauté pouvait réserver une terre pour le pâturage. En général cependant la terre était appropriée de manière privée – contrôlées par les lignages familiaux : dans l’Afrique traditionnelle, la personne qui s’établit la première sur une terre inoccupée devient le propriétaire. Et ce dernier peut passer la terre à ses descendants, qui le peuvent eux aussi. Les rois et chefs peuvent régner sur la terre « royale » ou la « terre du tabouret », mais elle ne leur appartient pas en propre.
Le mythe de la propriété communale de la terre a pu émerger d’une confusion : lorsque les colons européens demandaient à qui appartenait une terre, les Africains pouvaient répondre : « Elle nous appartient ». Ce « nous » ne désignait que la famille, mais les européens l’ont sans doute interprété de manière beaucoup plus large : le village ou la tribu. D’où le concept de « propriété communale de la terre ».
En outre, dans l’Afrique indigène, tous les moyens de production étaient détenus de manière privée. Les facteurs de production étaient détenus par les paysans, pas par leurs chefs ou l’État. Les huttes, les lances et les outils agricoles étaient propriété privée. La motivation du profit était présente dans la plupart des transactions de marché. La libre entreprise et le libre échange étaient la règle dans l’Afrique indigène. Les originaires vaquaient à leurs activités économiques librement, de leur propre initiative. Ils ne faisaient pas la queue devant la hutte du chef pour une demande de permis avant de s’engager dans une activité. La femme africaine produisant semoule, kenkey ou garri, les pêcheurs, les tisseurs de kente au Ghana, les sculpteurs Yoruba, les orfèvres, tous les artisans, tous choisissaient que et combien produire. Ils étaient des entrepreneurs libres. De même que les marchands africains qui voyageaient sur de longues distances pour acheter et revendre des marchandises.
Pendant des siècles les africains ont vendu les marchandises et le produit de leur travail sur les marchés ouverts et libres des villages. Les chefs africains ne les harcelaient pas, n’imposaient pas de ridicules contrôles des prix, ne fixaient pas les salaires : les africains négocient les prix ! Les chefs ne monopolisaient pas l’économie tribale, n’opéraient pas d’ « entreprise tribale ».
Les marchés indigènes africains ont toujours été ouverts aux étrangers. Les marchands nigérians sont bienvenus et se retrouvent virtuellement partout sur tous les marchés de l’Afrique de l’Ouest. De même que les européens jusqu’à ce qu’ils ne fassent usage de leurs fusils pour abuser de l’hospitalité africaine. Le libre échange et la libre entreprise étaient véritablement la règle en Afrique indigène. Une histoire à méditer aujourd’hui…
George Ayittey est un économiste ghanéen, auteur de nombreux ouvrages sur l’Afrique et président de la Free Africa Foundation. Cet article est une traduction d’une interview de George Ayittey par Kofi Akosah-Sarpong pour www.AfricanExecutive.com.
Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org

« Depuis le 19 mars 2008, précise Alain Joyandet par le biais de sa conseillère presse, j'ai abandonné toute activité professionnelle. »
« Wenge pour le plancher, chêne pour les meubles, formes rectilignes, le carré du 55 ouvre une nouvelle ère. »
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« Millettia laurentii est inclus comme espèce en danger dans la liste rouge de l'UICN, en raison de la dégradation de son milieu et de sa surexploitation. Au Cameroun, un permis spécial est exigé pour l'exploitation de millettia laurentii. »
« L'iroko (milicia excelsa) est une des essences phares des sociétés forestières multinationales actives en Afrique. Il s'agit d'une essence “ quasi menacée ” selon l'Union mondiale pour la nature. »
« Je n'ai rien à me reprocher et je n'ai aucun doute sur le fait que Bavaria respecte les directives européennes en matière de quotas. Appelez-les. »
« Exploiter la forêt dans des conditions durables comme dans le cadre de l'initiative du bassin du Congo, c'est se donner le moyen d'accéder aux marchés les plus exigeants et les plus rémunérateurs. »
« Je suis convaincu que les entreprises françaises sont bien placées dans la concurrence mondiale au regard de tous les critères qui précèdent. »
Déclaration des Organistaions de la société civile sur l’instauration d’une nouvelle redevance de l’aviation civileLes Organisations de la Société Civile (OSC) signataires de la présente déclaration s’indignent face à la réhabilitation, par note n°01550 du 22 juin 2011, du Coordonnateur du Pôle des Infrastructures de Base, Ministre d’Etat, des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, du dispositif de perception par l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) d’une redevance perçue sur les passagers, fixée à 2500 frs CFA pour les vols nationaux et 13.500 frs CFA pour les vols internationaux. Cela en contradiction flagrante avec l’instruction n° 0319 émise deux jours plus tôt, soit le 20 juin 2011, à l’administration aéroportuaire, par le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, annulant la dite redevance, instituée par une note de service émanant de la Direction Générale de l’ANAC en date du 06 décembre 2010, et référencée n° 00490/ANAC/DG.
Les OSC ne s’expliquent pas cette divergence d’action et de point de vue au sein de l’exécutif congolais, étant entendu que nul n’est censé ignorer que la collecte de tout impôt, taxe ou redevance sur l’étendue du territoire national ne peut relever que d’une loi adoptée par le Parlement pour laquelle seul le Ministère des finances est habilité à collecter les fonds. En effet, l’examen de la Loi n°20-2010 du 29 décembre 2010 portant loi de finances pour l’année 2011, atteste que la perception de ladite redevance n’est nullement prescrite pour l’exercice 2011. D’après l’article 50 bis nouveau de ladite loi, seules sont prévues au titre de transport aérien, la collecte d’une taxe de 4000 francs pour les vols internationaux et 1000 francs pour les vols nationaux. Aucune autre disposition de cette loi ne prévoit la perception de 2500 francs pour les vols nationaux et 13.500 francs pour les vols internationaux.
Les OSC expriment leur solidarité vis-à-vis des usagers, pour qui ladite redevance ne constitue ni plus ni moins qu’une charge supplémentaire, alourdissant les coûts de transport aérien, déjà en totale inadéquation avec le pouvoir d’achat de la population.
En effet, ce n’est pas de gaieté de cœur que les usagers utilisent l’avion dont les coûts sont élevés pour se déplacer, étant donné la dégradation constante des voies de communication routières et ferroviaires, qui sont devenues des moyens peu sûrs à ce jour.
Par ailleurs, quoi que la transparence fiscale impose aux citoyens le devoir de s’acquitter de leur taxe, redevance, impôts, etc., elle leur donne en revanche le droit de payer des taxes justes et équitables, de donner leur engagement ou accord préalable, sur la base d’un consentement juste et éclairé ; cela suppose la compréhension claire des motivations des taxes et redevances instituées. D’où l’obligation de passer par le Parlement, légitime représentant des citoyens.
Les OSC condamnent donc fermement l’adoption de ce type de mesures non consensuelles et en totale contradiction avec l’option de lutte contre la pauvreté dont prétend se prévaloir le Gouvernement de la République, à travers notamment la mise en œuvre des recommandations du Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP). Ce dispositif ne peut être interprété que comme relevant d’une entrave à la dynamique de réduction de la cherté de la vie, prônée à cor et à cri par le Gouvernement et, ne peut aller dans le sens de la satisfaction des droits économiques et sociaux des populations.
C’est pourquoi, afin de garantir une paix et une cohésion sociale adéquates, les Organisations de la Société Civile demandent au Président de la République, Chef du Gouvernement, garant des droits humains et du bien-être social, de supprimer ces redevances supplémentaires de 2500 francs pour les vols nationaux et 13.500 francs pour les vols internationaux, perçues par l’Agence Nationale de l’Aviation Civile sur la seule instruction du Ministre d’Etat, Coordonateur du Pôle des Infrastructures de base, Ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande.
Les Organisations de la Société Civile savent compter sur la sagesse du Président de la République pour l’issue heureuse qu’il accordera à cette attente en mettant un terme à cette redevance inique.
Fait à Pointe-Noire, le 18 juillet 2011
Le ministre de l'économie, des finances et du portefeuille public, Gilbert Ondongo, a présenté, vendredi 28 octobre 2011, à l’assemblée nationale, le budget de l'Etat exercice 2012. Arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 3.645 milliards 575 millions de francs Cfa, contre 3006 milliards 257 millions de francs Cfa, en 2011, ce budget connaît une augmentation de 21%, (600 milliards en valeur absolue). La séance plénière spéciale de l'assemblée nationale était présidée par Justin Koumba, président de ladite Chambre, en présence de quelques membres du gouvernement.
Selon le ministre Gilbert Ondongo, le projet de budget 2012 est élaboré dans un contexte marqué, sur le plan international, par la crise des dettes souveraines en zone euro. Pour lui, le Congo a eu le budget le plus important d'Afrique centrale, et même de la zone franc hors France, en 2010 et en 2011. «Il en sera, vraisemblablement, de même en 2012. Depuis 2009, le Congo est le pays qui détient le plus d'avoirs extérieurs à la B.e.a.c (Banque des Etats de l'Afrique centrale). En 2011, on s'approche de la moitié du total, soit un peu moins de 3.000 milliards de francs Cfa, en septembre, pour un total estimé à un peu plus de 7.000 milliards de francs Cfa», a-t-il dit.
L'économie congolaise s'est imposée comme la plus performante de la sous-région Afrique centrale, en 2009 et en 2010 et serait en passe de l'être à nouveau, en 2011. Les investissements au Congo représentaient 58% du P.i.b (Produit intérieur brut), en 2010, pour une moyenne de 38% enregistrée dans la zone Cemac. En 2011, les investissements devraient se fixer à 62% du P.i.b au Congo, pour une moyenne de 34% en zone C.e.m.a.c. «Cela prouve à suffisance que le Congo est dans une bonne dynamique de croissance économique», a-t-il précisé.
Toutefois, pour entretenir et amplifier cette dynamique de croissance, le ministre Ondongo a indiqué que le gouvernement continue de mettre l’accent sur la diversification de l’économie congolaise, qui gardera un niveau élevé de croissance, en 2012. «Elle se traduira en 2012, entre autres, par la mise en exploitation de la nouvelle zone industrielle de Brazzaville qui démarrera avec seize industries de production de matériaux de construction et des métaux».
«Suivant les prévisions des experts du Ministère des finances, la croissance économique nationale, en 2012, oscillerait autour de 10%», a fait savoir Gilbert Ondongo.
Le budget colossal de 2012 a été élaboré sur la base des principales hypothèses suivantes:
De ces hypothèses, le ministre a estimé que les recettes pétrolières en 2012 seront de 2.407 milliards 575 millions de francs Cfa, contre 2.223 milliards et 141 millions en 2011, soit une variation positive en valeur absolue de plus de 184 milliards de francs Cfa ou de plus de 8% en valeur relative. «Les recettes pétrolières constitueraient un peu plus de 66% de l’ensemble des recettes budgétaires et environ 82% des recettes propres ou des recettes internes. Le pétrole resterait encore, de très loin, la principale source des recettes de l’Etat, en 2012, malgré la prévision de baisse de la production nationale», a-t-il signifié.
Toutefois, les impôts, taxes et droits de douane constituent la deuxième source des recettes budgétaires. Ils sont prévus à hauteur de 600 milliards de francs Cfa, en 2012, contre 540 milliards, en 2011. «Dans le détail des prévisions, les impôts et taxes, encore désignés par les recettes fiscales, se monteraient, en 2012, à 470 milliards, contre 420 milliards prévus en 2011. Les droits de douane s'établiraient à 130 milliards, en 2012, contre 120 milliards, en 2011. Au total, les impôts, taxes et droits de douane devraient croître de 60 milliards en 2012, soit 11% de plus par rapport à 2011. Les emprunts extérieurs seraient de 464 milliards de francs Cfa. L'Etat bénéficiera, en 2012, aux taux fortement concessionnels, de trois autres emprunts de 100 milliards, de 10 milliards et de 5 milliards, respectivement, pour les relevés géophysiques sur l’ensemble du territoire, pour l’électrification rurale et pour l'équipement de l’hôpital Blanche Gomes… La somme des dons attendus en 2012, y compris les fonds P.p.t.e, s’élèveraient à 131 milliards de francs Cfa. L'ensemble des ressources externes se monterait à 595 milliards de francs Cfa», a expliqué le ministre Gilbert Ondongo.
Par contre, les dépenses de fonctionnement s’inscriront à la hausse, après avoir décru en 2011. Elles atteindraient les 1.000 milliards de francs Cfa, contre 772 milliards de francs Cfa en 2011, soit une augmentation de 29%; les dépenses de personnel sont en forte progression: 248 milliards 500 millions de francs Cfa, contre 211 milliards 443 millions de francs Cfa en 2011; les dépenses de biens et services se fixeraient à 218 milliards de francs Cfa, contre 162 milliards 500 millions de francs Cfa, en 2011; les dépenses de transferts et interventions directes de l’Etat s'élèveraient à 323 milliards de francs Cfa, contre 199 milliards de francs Cfa, en 2011; le service de la dette publique extérieure absorbera 91 milliards de francs Cfa, contre 73 milliards de francs Cfa en 2011; le service de la dette publique intérieure passera, quant à lui, à 80 milliards de francs Cfa, contre 65 milliards de francs Cfa, en 2011; les dépenses d’investissement s'élèveront à 1.445 milliards, contre 1010 milliards de francs Cfa, en 2011, soit une croissance d’environ 43%.
Pour les prêts et avances, il est prévu, pour 2012, 200 milliards de francs Cfa. «Les dépenses d'investissement additionnées aux dépenses de fonctionnement et aux dépenses pour prêts et avances donneront un total des dépenses budgétaires, en 2012 de 2.645 milliards et 575 millions de francs Cfa. Les ressources budgétaires totales, en 2012, étant de 3.645 milliards et 575 millions, il se dégage un excédent budgétaire, prévisionnel de 1.000 milliards de francs Cfa. Cet excédent, s’il se concrétise, sera affecté à l'approvisionnement des comptes à terme du trésor public», a-t-il précisé.
Reste, maintenant, aux députés d'examiner, minutieusement, les chiffres présentés et de transformer le projet de budget en loi financière. La commission finances et économie, dirigée par Sylvestre Ossiala, a du pain sur la planche et devra travailler d'arrache-pied, pour y parvenir à temps.
Cyr Armel YABBAT-NGO pour "La Semaine Africaine"
Lu dans econostrum.info cette information qui ne fait que confirmer ce qui se disait depuis déjà quelque temps dans les sphères financières congolaises. Le crédit du Congo change une fois de plus de mains. Après avoir été sous l'enseigne du Crédit Lyonnais puis sous celle du Crédit Agricole elle passe entre des mains marocaines. La France restant présente par l'intermédiaire du Crédit Agricole. Attijariwafa Bank, il va falloir s'y faire, mais pas facile de s'en souvenir.
En concrétisant l'accord signé en Novembre 2008 avec le Crédit Agricole SA, la banque marocaine renforce sa présence en Afrique subsaharienne. Attijaiwata Bank prend la majorité du capital du Crédit du Congo et de l'Union Gabonaise de Banque.
Les acteurs sociaux africains et la société civile doivent mettre cette question en débat sur la place publique car les fameuses oppositions ont depuis longtemps déserté les vraies questions.
Il s'agit ici de la survie de millions de personnes.
Comme l'occident n'a plus d'industrie, alors le capitalisme se rue sur l'agriculture où ils sont déjà en avance par rapport au reste du monde. Car les plus gros exportateurs agricoles dans le monde sont Les Etats-Unis d'Amérique (USA), la France, l'Allemagne, l'Union européenne et puis viennent pour des produits spécifiques la Chine, la Thaïlande, le Vietnam, et l'Inde pour le riz, (Le Japon n'exporte presque pas son riz) l'Argentine dans une certaine mesure pour la viande.
Et dans tout ça l'Afrique n'exporte presque rien, en effet les productions agricoles africaines concernent essentiellement des produits dont l'homme peut se passer c'est ça la vérité. Il s'agit essentiellement du café, du coton, du cacao, du caoutchouc, de la vanille, du karité. Même l'huile de Palme et le sucre de canne ne sont pas des produits de première nécessité.
Pour l'huile de Palme elle rentre dans la composition de fabrication de certaines huiles industrielles, dans la composition de fabrication de gâteaux, de quelques aliments et même là, coïncidence ou pas à cause de la hausse continuelle de son cours, plusieurs études sortent des laboratoires pour dire que cette huile est nocive pour la santé. L'Occident devra plutôt privilégier les huiles de colza et/ou tournesol, depuis longtemps on déconseille aux consommateurs occidentaux l'huile d'arachide (soit-disant étude scientifiques ou pas à l'appui) sous prétexte qu’elle serait allergène donc dangereuse pour l'homme (Occidental en particulier).
En fait on voit se profiler la prochaine configuration économique du monde.
Et ma question à quelle place l'Afrique va-t-elle se positionner?
A cette question j’avais essayé d’apporter une contribution au débat dans un article intitulé : « l’Afrique peut-elle se développer par des exportations ? » sur le site www.afrology.com
Je vous invite à lire cet article du quotidien économique français « Les Echos » www.lesechos.fr qui s'inquiète de la hausse des cours des matières premières et surtout voit la conséquence de l'irruption sur ce marché des traders qui ont abandonné les produits traditionnels de la bourse pour spéculer sur les produits agricoles.
La cité de Calvin est le leader mondial dans le commerce de céréales, de riz et d'oléagineux, et le numéro un européen dans le sucre. « Quand la Tunisie fait une adjudication de céréales, on peut voir sur place seize acheteurs basés à Genève, alors qu'on y verra un seul Parisien ou Londonien », résume Geert Descheemaeker, le secrétaire général de l'Association genevoise du négoce et de l'affrètement (GTSA). Dans le secteur du « shipping », 20 % des affrètements mondiaux s'organisent à l'extrémité du lac Léman.« Les 130 personnes de Cargill chargées du "shipping" gèrent à partir de la Suisse près de 60 % du volume mondial des vraquiers qui assurent le transport des denrées alimentaires, des métaux et du charbon », explique un ancien trader du géant américain, qui compte 600 salariés à Genève. Le négoce de matières premières alimentaires et énergétiques regroupe dans l'arc lémanique 400 sociétés, qui emploient entre 8.000 et 9.000 personnes. Le chiffre d'affaires de ce secteur, qui approcherait 800 milliards de francs suisses (près de 600 milliards d'euros) d'après le GTSA, croît de 5 % par an. Les maisons déjà implantées ne cessent de se développer. « Bunge, à Genève, comptait 50 salariés quand je suis arrivé en 2004, se souvient Jean-Louis Gourbin. Nous sommes aujourd'hui cinq fois plus. » Cet exemple est loin d'être unique. Louis Dreyfus a ainsi récemment transféré à Genève ses équipes de traders basés dans le reste de l'Europe. Trafigura va aussi y installer 80 de ses salariés londoniens. Et ce phénomène continue de prendre de l'ampleur. Dans un domaine tel que le négoce de denrées, l'importance de la Suisse, un pays sans aucune façade maritime, peut étonner. Mais cette tradition ne date pas d'hier…
« Les Turcs, sous l'Empire ottoman, ont été les premiers à venir ici, rappelle Geert Descheemaeker. Ils ont été suivis par les Egyptiens qui fuyaient Nasser. L'arrivée des grands groupes américains comme Cargill remonte, elle, aux années 1950. » Au fil des crises, la Confédération s'est transformée en une sorte de refuge pour négociants « exilés ». « Dans les années 1960, la Suisse était aussi le seul pays qui n'imposait pas de contrôle des changes, ajoute Jean-Louis Gourbin. Ce détail est très important pour un secteur comme le nôtre qui travaille avec de très nombreuses devises différentes. » Autre « charme » local : l'imposition « light » garantie par certains cantons… A Genève, les entreprises de négoce bénéficient du régime fiscal des sociétés auxiliaires, qui limite leur taux de taxation sur le bénéfice à 12 % en moyenne, soit la moitié du taux ordinaire. Les actionnaires de ces compagnies profitent aussi souvent de forfaits fiscaux qui leur permettent de reverser une portion minime de leurs énormes revenus à l'administration. Les autorités cantonales laissent enfin une paix royale aux négociants. « La justice locale est provinciale et elle n'a aucun moyen de vérifier si des sociétés trafiquent les cours des denrées alimentaires, s'inquiète Carlo Sommaruga, un parlementaire socialiste. Les négociants peuvent donc facilement échapper au regard inquisiteur de la justice. La Suisse se refuse de toute façon à cadrer le commerce de denrées alimentaires. Genève aurait trop à perdre dans cette affaire… » Il est vrai qu'à lui seul, le secteur financier a généré l'an dernier 20,9 % du PIB du canton.
Le succès du négoce à Genève tient également à la présence sur les rives du lac Léman du nerf de cette guerre commerciale : l'argent. « Le financement de cette activité s'effectue souvent de manière bilatérale et transactionnelle, explique Jacques-Olivier Thomann, le responsable de l'activité de financement des matières premières chez BNP Paribas en Suisse (la banque française est le leader mondial dans ce secteur). Le client négocie chaque contrat avec son banquier. Ce type de transaction est devenu une spécialité genevoise. » Ce contact direct entre les traders et leurs argentiers est primordial. « Le négoce de denrées comme les céréales et le sucre est d'une telle complexité et les marchandises coûtent si cher qu'il faut une véritable relation de confiance entre le négociant et son banquier », renchérit Bertrand Bosc, qui dirige à Genève le bureau du groupe américain Lansing Trade Group. Au fil des ans, la ville est devenue le lieu de résidence presque obligé de tous les intermédiaires du métier. Des banques aux négociants en passant par le leader mondial de la certification, la SGS, ou les sociétés de conseil… tout le monde est aujourd'hui à Genève. « Ici, vous pouvez en un minimum de temps rencontrer un maximum de personnes actives dans le négoce ou dans les services annexes, résume Samir Zreikat, patron d'une société spécialisée dans l'achat et la vente de produits pétroliers. Il n'existe pas de meilleur endroit en Europe pour travailler dans ce secteur. »
Le paradis du négoce, donc… Pourtant, l'arrivée récente, sur ce créneau, des fonds d'investissement (« hedge funds ») et des grandes banques d'investissement anglo-saxonnes a quelque peu troublé la quiétude des professionnels locaux. Pourquoi ce soudain intérêt ? La crise des « subprimes » l'explique en partie : « le secteur financier s'est retrouvé avec un énorme volume de liquidités à investir et ils se sont rués sur les matières premières », décrypte Geert Descheemaeker. Mais avant cela, ces nouveaux venus avaient deviné que « le marché des denrées alimentaires allait se développer, note Jean-Louis Gourbin, compte tenu des besoins de pays émergents ayant désormais les moyens de mieux se nourrir et susceptibles d'acheter plus de produits alimentaires de base à l'étranger ». Pour Samir Zreikat, « les gourous financiers ont aussi compris que les profits gigantesques qu'ils avaient accumulés étaient basés sur des fondations fragiles et ils ont voulu transférer une partie de leurs liquidités sur des marchés où les fondamentaux étaient plus simples à comprendre ». De fait, l'arrivée des « hedge funds » a été rapide et massive. Entre 2002 et 2008, le nombre de contrats à terme sur les matières premières a augmenté de plus de 500 %. Un rapport publié en 2009 par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) a calculé que les spéculateurs détenaient 65 % des contrats sur le maïs et 80 % des positions sur le blé. Ces investisseurs « font des opérations commandos en entrant et sortant très rapidement du marché, observe Samir Zreikat. Ils ne se soucient pas des actifs qu'ils traitent. Ils jouent seulement sur le volume. » Leur impact est pourtant énorme. « Les liquidités investies sont si importantes qu'elles éloignent les prix des denrées de la réalité du marché, regrette Rouben Indjikian, un haut responsable de la Cnuced. Les fonds perturbent le travail des négociants. » Avec à la clef une belle flambée des prix des matières premières. En 2006, Merrill Lynch estimait que la spéculation avait provoqué une augmentation du coût des denrées de moitié supérieure à celle qu'aurait dictée la simple loi de l'offre et de la demande. Cette année, l'indice des prix alimentaires de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s'est littéralement envolé, grimpant de 15 % entre les seuls mois de juin et septembre. Pour les céréales (+ 38 %) et le sucre (+ 40 %), les hausses sont encore plus violentes. Entre 2007 et 2008, cette flambée continue des prix aurait placé dans le monde 115 millions de personnes supplémentaires en état de malnutrition, selon le Programme alimentaire mondial. Une tendance qui ne risque pas de s'inverser…
« Les "hedge funds" vont continuer d'investir dans les matières premières car ce secteur est porteur », confirme Jacques-Olivier Thomann. Physiquement, les premiers commencent même à quitter Londres pour s'installer sur les rives du lac Léman. La Suisse ne s'inquiète pas de cet afflux de spéculateurs. Bien au contraire. La seule chose qui pourrait freiner leur arrivée est le manque de logements et de bureaux à Genève. Mais Singapour est prêt à prendre la relève. « Les Singapouriens envoient des délégations entières en Suisse pour encourager les négociants à s'installer chez eux, constate déjà le secrétaire général du GTSA. Et ils sont très agressifs »…
Le groupe indien Bharti est présent dans 18 pays à travers l'Asie et l'Afrique. Ses les activités couvrent les services télémédia, les services aux entreprises, la télévision numérique et la téléphonie mobile sous l’enseigne Airtel. Il regroupe plus de 180 millions de clients.
Le PDG de Barthi vient d’achever une visite Congo qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée africaine de la direction de ce groupe qui vient d’acheter les opérations de Zain dans 15 pays africains parmi lesquels le Burkina Faso, le Tchad, la République du Congo, la République démocratique du Congo (RDC), le Gabon et le Ghana.
"Fortement engagé socialement", le groupe projette de créer des infrastructures éducationnelles de qualité pour les plus démunis. On peut soupçonner que ce n'est là qu'une déclaration de principe non supposée être suivie d'effet quand on sait que la catégorie des plus démunis est particulièrement délaissée en Inde, pays d'origine du groupe.
Le groupe avait déclenché la fureur du ministre congolais des télécommunications, Thierry Moungalla en annonçant unilatéralement qu’il avait racheté Zain, le principal opérateur de téléphonie mobile du Congo.
Il semblerait que ces divergences ne soient plus aujourd’hui qu’un mauvais souvenir et que désormais tout différend soit aplani.
En effet, le président directeur général de Bharti Airtel a déclaré, au sortir d’une audience avec le ministre, qu’en tant que repreneur des actifs de Zain Congo son groupe va investir quelque 50 milliards de FCFA (plus de 75 millions d’euros) dans les trois années à venir afin d’offrir un accès à des services abordables et étendre son réseau et sa distribution sur tout le territoire congolais grâce à l'expertise de sa marque. Il entend répondre à l'attente des autorités congolaises en faisant des télécommunications un domaine attrayant et positif, et promet d'engendrer la création de nouvelles opportunités d'emplois.
"Nous avons passé le message au gouvernement pour lui témoigner notre détermination et lui présenter notre plan de développement sur tous les autres services que nous allons amener à notre clientèle…/…
En même temps nous avons aussi demandé au gouvernement l'octroi de certaines bandes passantes qui sont un moyen pour nous de pouvoir développer notre politique actuelle", a-t-il précisé.

Même au Congo on ne tombe pas si bas, pourtant les indiens vont venir au secours des congolais les plus démunis. Qui y croit ?
Depuis quelques mois, l'incompréhension et la colère semblent l'emporter sur la patience et l’attente permanente d’une éclaircie sur la situation des ménages congolais.
Des mesures mal appliquées, des décrets pas assez motivés, mal expliqués et pris à la va vite, sans recul ni discussion avec les ONG mettent gravement en lumière les graves manquements du ministère du commerce et de l’approvisionnement. Un ministère qui aujourd’hui bat le pavé en tête des critiques les plus virulentes des congolais. Pourquoi cette cherté de la vie ? Pourquoi les prix ne font qu’augmenter alors qu’on nous rassurait l’inverse ? Pourquoi les commerçants congolais sont-ils les plus frappés que les libanais et les ouest-africains ? Pourquoi après l’interdiction, la fabrication et la vente des sachets non biodégradables, c’est le chômage au lieu de créer des emplois ? Le Congo serait-il entrain d’être morcelé en petites parcelles d’intérêts profitant à chaque clan détenant un ministère ? Comme certains observateurs le témoignent, après la main mise du clan SASSOU sur des grandes entreprises congolaises, serait-on entrain de vivre la mise en orbite de la pieuvre tentaculaire du clan de Claudine MUNARI ? C’est à toutes ces questions qui perdurent depuis les trois dernières années que beaucoup d’internautes désireraient trouver des réponses satisfaisantes.
Claudine MUNARI, une baudruche qui s’est vite dégonflée
Est-on ministre pour ne prendre que des décisions ne satisfaisant que l’égo de son clan ? Ou doit-on s’investir au service du peuple pour le servir et améliorer son quotidien ? C’est la grande question que nous nous posons. Ce qui se passe actuellement au Congo était prévisible et nous l’avons suffisamment dénoncé ici. La potion administrée à ce pays est amère et entraîne son lot de souffrances, c'est indubitable. Une absence de solidarité qui n'a aucun précédent. Depuis 2000, ce ministère a bénéficié de rallonges budgétaires exceptionnelles allant jusqu’à 180 milliards par an pour redresser le commerce et appliquer une politique d’équilibre ou simplement de maintien des prix. Car, au lieu d'investir cet argent dans la construction d'une économie commerciale compétitive, le Congo, par son ministère a fait le choix de développer un modèle entièrement basé sur la consommation à outrance, comme en témoigne sa balance commerciale gravement déficitaire. L’action de la ministre MUNARI vise présentement à défendre son pré carré plutôt que l’intérêt général des congolais.
Flambée de prix inconcevable
Beaucoup de congolais tirent la sonnette d’alarme sur la flambée incontrôlée des prix qui pénalise les ménages à faibles revenus. Voici quelques comparaisons de prix de produits qui alimentent aujourd’hui les discussions sur les marchés.
|
PRODUITS |
En 2009 |
En 2011 |
En 2012 |
|
Pain |
130 |
150 |
150 |
|
Sac de foufou |
18.000 |
21.000 |
23.000 |
|
1 kilo de viande |
2800 |
3500 |
4000 |
|
Une boite de lait |
100 |
120 |
150 |
|
Manioc 1 kg |
120 |
550 |
700 |
|
Prix d’une course taxis |
700 |
1000 |
1000 |
|
Prix course transports en commun |
150 |
150 |
150 |
|
Tas de légumes frais |
50 |
100 |
150 |
|
1Kg de poulet Normal Poids 13 |
2500 |
2800 |
3000 |
|
Un sac de ciment |
5800 |
6800 |
7300 |
|
Un sac de riz de 50 kg |
21.678 |
22.059 |
23.000 |
|
1 kg d’haricot |
700 |
850 |
1000 |
|
1 litre d’eau de source |
400 |
500 |
600 |
|
1 paquet de 12 œufs |
1000 |
1600 |
1800 |
|
1 boite de sardine |
350 |
400 |
500 |
|
1 carton cuisse de poulet |
10.000 |
11.500 |
12.500 |
Nous n’allons pas revenir sur les critiques dont beaucoup de congolais se chargent déjà depuis plusieurs mois. On se demande juste à quoi joue Claudine Munari ? Nous excluons toute idée selon laquelle, la ministre serait bâillonnée par Jean-Dominique Okemba, Jean François Denguet et leur réseau de libanais mafieux. Un ministre qui n’a pas le pouvoir de sa politique doit démissionner au lieu de rejeter la faute sur les autres. Serait-elle au service de son propre plan destiné à se servir de la misère des congolais pour préparer 2016. Serait-on entrain d’assister à une bataille rangée pour des intérêts égoïstes sur le dos des congolais ?
Pendant ce temps les excédents des prix n’alimentent ni le trésor public, ni les investissements sur un rééquilibrage du commerce congolais. Nous vous invitons à lire Brazzaville : Flambée des prix des denrées alimentaires dans les marchés de notre confrère Roger PAO.
Claudine Munari a sans doute mordu la ligne jaune en échouant dans sa tentative d’arrêter la flambée des prix des denrées alimentaires et autres matières premières.
La réalité, c’est que, période électorale ou pas, tous ceux qui ont tenté de se pencher sérieusement sur la maîtrise des prix des denrées de première nécessité au Congo se sont toujours cassé les dents. Ni le gouvernement ni les syndicats, qu’ils soient patronaux ou salariés, n’ont intérêt à jouer la transparence du fait de leur accointance avec les commerçants. Quant aux politiques, leur attitude est trop souvent irresponsable.
Un décret mal appliqué
L’interdiction des sacs en plastique, une idée généreuse et pleine d’espoir se transforme en une décision impopulaire et destructrice d’emploi. Lorsque cette idée fut initiée par l’Association DAC, elle comportait plusieurs volets qui ont été tout simplement ignorés ou galvaudés par le ministère. L’empressement de prendre ce décret sans concertation avec les ONG témoigne de la fébrilité et surtout de la non connaissance du dossier par ce dernier. Ce n’est pas faute d’avoir voulu apporter lui notre concours, notre appui a été rejetée pour des raisons que seul le ministère du Commerce connaît.
Bien que nous réitérions ici que : abolir les sacs plastiques est un devoir national et environnemental, nous rejetons la politique excessive et antisociale inhérente à cette décision. Cette mesure est bel et bien créatrice d’emploi si l’on applique les mesures d’encouragement des jeunes artisans et des entreprises de fabrication des sacs biodégradables. Ces mesures ont été signifiées dans nos multiples rapports émis depuis 2009. Ceux-ci n’ont jamais été suivis d’effet.
Pour l’instant, les commerçants incrédules contournent la mesure d’interdiction d’usage des sacs plastiques non biodégradables en utilisant les sacs à usage des produits pharmaceutiques. Les sacs à usage de produits pharmaceutiques se retrouvent sur les marchés de Pointe-Noire et de Brazzaville. Ce qui est une aberration indigne. A Pointe-Noire, plus de 100 congolais sont actuellement au chômage du fait de la mauvaise interprétation du décret visant l’interdiction de la fabrication, la commercialisation et l’usage des sacs plastiques non biodégradables au Congo.
Voilà comment ce qui paraissait être une décision salvatrice pour le bien-être des congolais se transforme en une bataille économique à gros coups de millions pour mettre sur pied des entreprises à leur service. Pendant que cette bataille fait rage, le peuple se demande comment transporter ses produits en l’absence de mesures alternatives.
DAC

In moungalla.info
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Le 30 Mars dernier, la société MOBILE TELECOMMUNICATIONS COMPANY K.S.C., maison mère du Groupe ZAIN, a annoncé la vente de ses actifs en Afrique, regroupés au sein de la structure dénommée ZAIN AFRICA BV à la société indienne BHARTI AIRTEL LIMITED, et ce pour un montant de 10,7 milliards de dollars US, soit environ 4125 milliards de frs CFA. Les informations dont nous disposons indiquent que la société de droit congolais CELTEL CONGO S.A., exploitant la marque commerciale « ZAIN » dans notre pays, est incluse dans le périmètre de la vente susmentionnée. Si cette acquisition relève à l’évidence des pratiques en cours dans tout secteur concurrentiel, et notamment dans celui des télécommunications, le Gouvernement de la République du Congo, par le biais du Ministère en charge des Télécommunications, tient à apporter les éclairages suivants :
En effet, l’article 3 de la Licence n°009/MINI.P&T/DGACPT/98 délivrée le 15 décembre 1998 par le Ministre des Télécommunications à la société CELTEL CONGO S.A., reprise par la société ZAIN, stipule : « la présente licence est délivrée pour une durée de quinze ans renouvelable, et à titre personnel. Elle ne peut être cédée à un tiers qu’après autorisation de la DGACPT », aujourd’hui, l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE) à savoir l’autorité de régulation. De même, l’article 33 du cahier des charges annexé à la Licence susvisée, prévoit : « tout transfert d’actions entrainant un changement de contrôle du titulaire de ladite Licence sera soumis à l’accord préalable de la DGACPT ». L’accord préalable prévu par les textes, obligation substantielle, suppose que le titulaire de la Licence ait adressé une notification officielle à l’autorité de régulation, avant la conclusion définitive de la transaction, afin de lui permettre d’exercer son contrôle de conformité à notre règlementation et ce en temps utile. Cette formalité n’a pas été remplie par le groupe ZAIN ou par sa filiale CELTEL CONGO S.A.
Il est donc clair qu’à ce stade, la transaction intervenue entre les sociétés susvisées ne saurait être opposable aux autorités congolaises ayant délivré la licence d’opérateur GSM. Aussi, et conformément aux dispositions des articles 171 et suivants de la Loi n°9-2009 du 25 novembre 2009 portant règlementation du secteur des communications électroniques, le Ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de la Communications prescrit au Directeur Général de l’Agence de Régulation des Postes et Communications Electroniques d’adresser la mise en demeure prévue par ces textes, afin d’informer la société CELTEL CONGO S.A. des conséquences du non-respect des prescriptions de la Licence et du cahier des charges afférent. Dans l’attente des explications que ne manqueront pas de fournir les dirigeants du groupe ZAIN, le Gouvernement indique qu’il se réserve la possibilité de ne pas agréer la transaction susmentionnée sur le territoire de la République du Congo. Le Gouvernement de la République du Congo, s’il entend bien entendu, encourager les investissements dans notre pays et laisser se dérouler le libre jeu de l’offre et de la demande, ne saurait accepter la violation des dispositions légales et règlementaires en vigueur dans ce secteur sensible. |
Dans les colonnes du journal Talassa, Ghys Fortune Dombe Bemba fustige les réductions de postes à Warid-Congo en s’en prenant violemment au ministre de tutelle Thierry Moungalla. S’agissant d’une société privée, nous comprenons mal l’amalgame fait entre l’entreprise dernière arrivée sur le front de la téléphonie mobile au Congo et dont les options commerciales, certes très favorables au consommateur, nous ont paru suicidaires tant elles mettaient en cause la rentabilité des résultats et le ministre.
Warid, le dernier venu des opérateurs de téléphonie mobile au Congo, est à vendre. Orange est sur les rangs ainsi que les anciens de Libertis qui ont vendu à MTN.
Une source concernée et qui requiert l’anonymat nous a confirmé que l’opérateur n’a pas payé ses salaires de puis deux mois. L’ancien DG a été récemment débarqué et son remplaçant semble agir en liquidateur.
Le ministère ne serait pas officiellement averti des intentions de son partenaire (L’Etat possède 30% de l’entreprise). Par contre des engagements pris par Warid n’auraient pas été respectés, le changement de propriétaire est donc souhaité avec, semble-il une nette préférence pour Orange, donc France Télécom.
A suivre...
Certes, les pourparlers engagés à l’époque échouèrent mais Warid a poursuivi sa descente aux enfers. Salaires, fournisseurs, redevances et intéressement de l’Etat impayés ne sont nulle part le signe de bonne santé pour une entreprise. La restructuration avant cession s’impose. Et c’est dans ce contexte que notre confrère écrit dans apporter le moindre élément factuel : « Cette restructuration au sein de la Warid-Congo est imputée au ministre de tutelle, M. Thierry Lezin Moungalla dont les intérêts visibles, seraient manifestes dans cette société privée dont le personnel d’appui, est constitué des parents du ministre pour ne citer que ceux-là. »
Plus loin il parle de : « …suppression imminente des postes de travail aux agents locaux, au profit des expatriés pakistanais, camerounais et congolais de la RDC, et les ressortissants du Bengladesh au Congo. ». Puis : « A ce titre, le syndicat a apporté des éclairages dans cet accord tacite qui ressemble plus à la duperie, contracté entre la direction générale de Warid-Congo et le ministère des télécommunications, qui prévoit dans sa stratégie de redressement de l’entreprise la suppression de 147 postes occupés par les Congolais.
Les prévisions de Warid-Congo propose une réduction des personnels actuellement de 308 agents dont 237 Congolais et 71 expatriés. La restructuration retient un effectif total avec 90 Congolais et 29 expatriés. »
L’arithmétique donne des résultats certes légèrement plus défavorables au personnel local 62% de licenciés contre 59% aux expatriés, ces propositions restant toutefois très comparables et loin du raz de marée annoncé par GFDB.
Dimanche dernier, dans la matinée nous sommes entrés en contact avec le ministre qui se trouvait en transit à l’aéroport Charles de Gaulle et en partance pour le Qatar où il devait ouvrir des discussions avec la direction générale de Warid pour tenter de trouver une solution. Il nous a fait part des préoccupations qui étaient les siennes et nous a affirmé être prêt à répondre directement à toutes les questions qui se posent sur cette affaire.
D’évidence Warid a été fort mal géré et Warid doit maintenant payer les pots cassés. L’entreprise en cessation de paiement ne garde plus que le personnel nécessaire à maintenir la continuité de ses prestations a une clientèle d’importance dans l’attente d’une reprise. Il est malheureusement probable que ceux qui restent partiront à leur tour remplacés par un nouveau staff auquel les licenciés pourront prétendre être intégrés à la suite du recrutement qui ne manquera pas de se faire.
Dans cette affaire il faut bien constater qu’il s’agit du problème d’une société privée dans lequel le gouvernement ne possède qu’une minorité de blocage. Warid sera repris, le candidat pressenti aujourd’hui est indien. Espérons pour les licenciés qu’ils retrouvent dns cette nouvelle société les emplois qui étaient les leurs et attendons les déclarations que nous a promises Thierry Moungalla. Pour douloureux qu'ils soient ces licenciements doivent relever du ministère du travail et pas à celui des télécoms.
PS : Qu’a donc GFDB contre le ministre Moungalla quand, dans la même édition de Talassa, il prend ouvertement parti pour Bruno Jean-Richard Itoua, ci-devant ministre de l’énergie et de l’hydraulique en tentant d’expliquer que les mauvais résultats enregistrés par celui-ci ne sont imputables qu’à une « main noire » [sic] ?
BRAZZAVILLE, 21 février (Xinhua) -- La Banque mondiale se dit prête à suspendre toute négociation en matière agricole envers la République du Congo si ce dernier venait à échouer dans son projet de développement et de réhabilitation des pistes rurales (Pdarp) non satisfaisant depuis sa mise en œuvre en 2088, a appris lundi Xinhua auprès de cette institution.
« Si ce projet échoue ou ferme prématurément, il est hors de question que le pays négocie, pour les années à venir, un autre projet dans le domaine agricole auprès de la banque mondiale. C'est le risque qu'il faut éviter », a déclaré le chargé du Pdarp à la Banque mondiale, Amadou Oumar Bâ.
Oumar Bâ à fait cette déclaration à l'occasion de la réunion de validation de l'aide mémoire de la revue à mi-parcours qu'il a effectuée en janvier au Congo.
Le chargé de programme qui a présenté à la partie gouvernementale les résultats de sa mission d'évaluation a invité les autorités congolaises de réviser à la baisse les cibles du projet, seule condition et unique ouverture pour atteindre l' objectif sectoriel envisagé et remonter l'annotation de ce projet qui se fixe comme objectif d'améliorer la production agricole au Congo.
Financé à part égale par les deux parties, pour un montant global de 20 milliards de FCFA, ce projet qui avait ciblé au total quelque 600 projets connaît des dérapages dans ses différentes composantes.
« La seule condition pour laquelle nous pouvons remonter l'annotation du projet serait de réviser à la baisse les cibles du projet, simplement parce que ce qu'on a pu faire en trois ans, ne peut-être fait en moins de deux ans, même si on a la prétention d' avoir tous les moyens possibles », a précisé Amadou Oumar Bâ à l' occasion de la réunion de validation de l'aide mémoire de la revue à mi-parcours par les deux parties.
Afin de les corriger, la banque demande la restructuration des principales composantes, au regard du retard observé dans la mise en œuvre des activités envisagées. Il s'agit notamment de réduire le nombre d'activités, notamment les pistes agricoles à réhabiliter ; le nombre d'infrastructures de marchés et le nombre des microprojets.
De même, a souligné la coordination du Pdarp, la Banque mondiale demande aussi la prise en compte des mesures de sauvegarde environnementale et sociale précédemment non observée dans le projet depuis son entrée en vigueur en 2008.
« Toutes ses mesures pourraient, si le gouvernement versait à temps la contrepartie attendue, permettre au projet d'augmenter sa notation et de s'achever sur une note de satisfaction. Ce qui aura pour conséquence aussi bine d'envisager de négocier un nouveau projet agricole au Congo et de ne pas arrêter l'exécution du Pdarp », a notifié la coordination.
Par ailleurs, rappelant l'intérêt pour le gouvernement de saisir cette dernière opportunité qui lui est offerte, le chargé du projet Pdarp à la Banque mondiale a estimé que ses mesures permettent au pays de se mettre dans la légalité et offrir plus de chance au projet de se terminer en fin décembre 2012 avec une annotation satisfaisante. Cela donnerait plus de chance au Congo de négocier une deuxième phase, mais surtout de continuer de bénéficier du soutien de la banque dans le domaine de l'agriculture.
La validation de l'aide mémoire par les deux parties fait suite à la revue à mi-parcours effectuée par la Banque mondiale en janvier dernier dans quelques départements du Congo où s'exécute les quatre composantes de ce projet.
(Syfia/CRP)
A Brazzaville, on trouve des déchets à tous les coins de rues. Cependant, ici et là, des initiatives fleurissent. Des jeunes, regroupés en petite société, passent par exemple de maison en maison récupérer les ordures ménagères, mais beaucoup reste à faire pour que les habitants préservent eux-mêmes leur environnement.
Matin ordinaire à Brazzaville. Il est 7 heures, chacun vaque à ses occupations, sans se soucier des ordures qui jonchent la voie publique, ni des caniveaux remplis d’immondices et d’eaux usées qui dégagent une odeur insupportable. Aux antipodes de la résignation ambiante, dans les quartiers de Talangaï, des jeunes de 20-25 ans, regroupés en petite société, passent de 06h00 à 17h00 de parcelle en parcelle récupérer déchets ménagers et sacs en plastique.
La plupart d’entre eux n’ont jamais fini l’école primaire par manque de moyens et n’ont pas trouvé d’emploi stable. Certains travaillent pour le compte d’une société privée, d’autres en solitaires. Aujourd’hui, leurs familles et leurs amis savent ce qu’ils font et ils sont bien reçus partout où ils passent. "Avant nous étions un peu mal vus, mais les gens ont beaucoup changé", observe Sylvain, 21 ans.
Chaque jour, Samuel, agent depuis 2 ans du COSA Fleuve-Congo, ramasse les ordures d’au moins 40 familles qui le payent directement."Je ne reverse que 13 000 Fcfa (près de 20 €) à mon employeur, le reste de l’argent constitue mon salaire mensuel", ajoute-t-il. Il gagne ainsi 85 000 à 90 000 Fcfa (129 à 137 €) par mois. Presque le double du SMIG ! Une activité de salubrité publique qui permet à ces jeunes de bien vivre. "J’ai trois enfants, dont deux vont à l’école. Sans ce travail, je ne pourrais pas m’en sortir!", se félicite par exemple Samuel.
En bout de chaîne, les ordures sont jetées dans les parcelles maraîchères ou utilisées pour combler les zones érodées. Certains jeunes les vendent à des agriculteurs, qui les recyclent pour en faire du fumier, d’autres ordures sont brûlées sans se préoccuper des conséquences pour l’environnement...
A Brazzaville, beaucoup d’entreprises et d’ONG collectent et trient les déchets. "Vu l’ampleur du problème, nous étendons notre action dans plusieurs quartiers", explique Arsène IBARA, secrétaire général du COSA Fleuve-Congo.
Une société, ProBrazza, qui vient d’être lancée, collabore aussi avec la municipalité. Présente au centre-ville, elle n'est pas encore visible dans les quartiers populaires. Quelques mairies de la capitale, ont par ailleurs mis à disposition de leurs habitants des véhicules de ramassage et des bacs à poubelles… Cependant, "les gens continuent de jeter leurs ordures sur la voie publique", regrette une autorité municipale de Talangaï.
Difficile, du jour au lendemain, de faire changer les mentalités… Ainsi, si à certains endroits, on remarque une nette amélioration, à d’autres, la situation évolue peu. Là-bas, la gestion des ordures ménagères relève le plus souvent de la débrouillardise. Des habitants s’organisent en groupements, creusant des trous dans la rue et dans les parcelles pour enfouir leurs ordures. D’autres les jettent carrément dans les ravins et les rivières, plus ou moins conscients des dégâts qu’ils causent ainsi à leur environnement. "Ces déchets polluent la rivière, mais nous n’avons pas d’autres moyens", estime une habitante de Talangaï.
"Ces ordures détruisent ensuite le sol !", s’insurge une autorité des services d’hygiène du ministère de la Santé. Médecin chef du centre d’hygiène et de génie sanitaire de Brazzaville, le docteur Innocent Victor OSSETE AYESSA, insiste, lui, sur les risques que font ensuite courir à la santé (vers intestinaux, typhoïde, choléra, etc.) ces eaux polluées.
El-Stael Enkari

Après les vœux de nouvel an formulés par M. Sassou-Nguesso exhortant son gouvernement à plus de solidarité et de rigueur dans la gestion de la vie sociale et économique, force est de constater que les mêmes erreurs qui perdurent depuis 15 ans persistent au point d’en devenir même les locomotives de privation des droits à la vie. Les Congolais ont déjà du mal à manger à leur faim et les fonctionnaires, qui sont des chefs de famille, éprouvent toutes les peines du monde à joindre les deux bouts.
Personne ne peut méconnaître que la majorité des Congolais vit dans la précarité et la pauvreté. Bien que le gouvernement ait donné des garanties pour canaliser la flambée des prix des produits de première nécessité, il est aujourd’hui interpellé par le syndicat des boulangers et pâtissiers du Congo. Ces derniers dénoncent une dérive dans la volonté de vouloir augmenter le prix du sac de farine de blé par la Minoterie du Congo. Personne n’ignore que le pain est un produit de base dans les familles.
La non application d’une politique garantissant le respect des prix homologués par le ministère du commerce interpelle plus d’un congolais. Les prix des denrées alimentaires et produits de première nécessité sont en constante augmentation à Brazzaville. Cette situation, au lieu de prévenir la précarité, enfonce de plus belle les congolais en majorité aux faibles revenus. La hausse du prix du sac de farine annoncée va nuire de façon considérable aux portefeuilles de la majorité des Congolais qui vivent dans la pauvreté. D’aucuns y verraient une conspiration savamment orchestrée pour alimenter les réseaux mafieux de détournement. Présentement, les langues se délient pour accuser les clans du président de s’être accaparés les richesses du pays en usant des alliances de corruption et de trafics avec plusieurs sociétés de la place. Comme le dit ce syndicaliste boulanger : « La moitié des affaires juteuses au Congo sont en connexion avec le clan du président. Le groupe américain Seabord Corporation (1) ne peut pas décider seul d’augmenter le prix du sac de farine de plus de 7500 F CFA par sac ».
Les inspecteurs du ministère du commerce évoquent de leur côté des facteurs extérieurs indépendants de leur volonté, comme par exemple, les situations climatiques catastrophiques des pays producteurs de blé, la hausse du cours des céréales ou encore le monopole du système commercial international qui clouent au pilori l’agriculture des pays en développement. Franchement à qui l’on veut faire croire que cette situation a plus gravement frappé l’économie congolaise au point d’en arriver à rehausser d’environ 45,44 % du prix du sac de farine de blé ? En effet de 16 500 F CFA, prix homologué par le ministère du commerce l’on tend à appliquer depuis quelques mois le montant, non officiel, de 24 000 F CFA pour l’achat d’un sac de farine de blé. Cette situation devient intenable pour les boulangers et pâtissiers du Congo qui réclament des explications auprès du ministère du commerce. Il est totalement exclu que le ministre du commerce puisse ignorer ces faits et surtout nous nous interrogeons sur son silence. Le président du syndicat des boulangers et pâtissiers du Congo, Jean Cyr Mayala n’exclut pas d’envisager de répercuter cette hausse sur le prix actuel du pain, si une solution satisfaisante ne leur est pas proposée.
Cette situation risque de devenir explosive si le gouvernement ne réagit pas efficacement dans les plus brefs délais. Au delà de l’augmentation du prix du sac de farine de blé, ce sont tous les prix des denrées de premières nécessités qu’il faut cibler. Toute augmentation doit être concertée avec les partenaires sociaux avant son application. Aucune décision unilatérale ne peut être tolérée dans un pays de droit. Surtout lorsque cette décision touche les populations les plus faibles, l’état doit légiférer pour favoriser leur protection. Nous demandons au ministre d’ouvrir le dialogue visant à susciter une certaine compréhension parmi la population, en lui expliquant ce que les pouvoirs publics font pour réduire les prix – et ce qu’ils ne sont pas en mesure de faire. Le tableau récapitulatif exhaustif de certains produits qui subissent des flottements inacceptables (2) de prix montre à quel point le phénomène de la vie chère dans les grandes villes du Congo est à la limite de l’acceptable. A moins que de vouloir jouer avec le feu, le ministre doit prendre les mesures qui s’imposent. A-t-elle les moyens devant l’omniprésence du clan du Président dans toutes ces affaires ?
La ministre du commerce ne doit nullement ignorer que négocier avec la Minoco relève plus de la mission impossible que de la gestion partenariale. Ce désarroi professionnel vient du fait que la Minoco a généralement le sentiment de n’avoir aucun droit à la négociation.
(1). groupe américain Seabord Corporation est propriétaire de la Minoco , société anonyme au capital social de 200 millions de francs CFA.
(2). Congo-Brazzaville : Bilan en trompe œil n° 2.
Trois mille six milliards six cent cinquante trois millions (3.006.653.000.000) de francs CFA soit environ dix sept milliards cinq cent trente neuf millions six cent mille (17. 539.600.000) en plus du budget précédent (2010) qui était de deux mille huit cent trente et un milliards deux cent cinquante sept millions (2831.257.000.000) de francs CFA, soit une augmentation de 6,12%. C’est le nouveau budget de l’Etat exercice 2011 qui a été adopté le lundi 13 décembre à Brazzaville par le Sénat congolais. On est là dans la démesure totale au regard des programmes initialement consentis pour l’ancien budget dont les résultats sont plus que décevant diront certains. Pour d’autres, il s’agirait tout simplement de la poursuite du programme baptisé ‘‘chemin d’avenir’’ qui exige dans sa concrétisation des investissements faramineux. Investissements qui engloberaient cette fois-ci la modernisation des infrastructures de premières nécessités en l’occurrence : système éducatif, sanitaire, social, création d’emplois... Le tout dans la poursuite sans relâche de l’opération de la municipalisation accélérée. C’est dire que la continuité de ce qui a été déjà fait et qui pourtant ne satisfait pas les populations congolaise, car très loin de leurs attentes, prime sur l’orientation d’une nouvelle politique.
C’est un budget record depuis l’indépendance du Congo. Certes, aucun développement n’est possible sans un investissement accru vers les unités de productions et d’amélioration des conditions d’existence des populations. Il faut des infrastructures modernes et adaptées à l’environnement pour espérer susciter un essor de croissance et ce dans n’importe quel domaine. Cela exige bien entendu que des sommes énormes puissent être consenties pour y arriver. C’est le cas pour l’aéroport de Brazzaville, l’usine Imboulou, le centre hospitalier de Mpissa, la route Brazzaville-Pointe-Noire, l’hôpital de Dolisie et bien d’autres infrastructures dont il serait totalement injustifié de ne pas reconnaître l’utilité publique. De même, comme l’a précisé le ministère des finances : « l’augmentation du budget s’explique notamment par le déblocage des salaires des fonctionnaires gelés depuis 1995 et le recrutement de 5 000 nouveaux agents à la fonction publique » suite à la promesse faite aux congolais le 15 Août 2010 à l’occasion de son discours pour la célébration des 50 ans de l’indépendance par Mr SASSOU NGUESSO. Tout cela est le souhait de la majorité des congolais sans exception.
Tout de même, force est de constater que nous assistons à une politique de la pyramide inversée, des choix couteux, douteux inopérants et improductifs chaque année, et ce depuis 1997. Laissons-nous aller ici à une petite rétrospective 2010.
Au moment ou l’on s’apprête à réinjecter environ 26 à 30 milliards pour l’assainissement et la modernisation des collecteurs d’eau de la ville de Brazzaville pour l’exercice 2011, personne ne prend la peine de faire un bilan des 13 milliards 277 millions de FCFA pour assainir Brazzaville avant les festivités du 50ème anniversaire en support des 22 milliards préalablement consenties par le conseil municipal en début d’année. Quelles conclusions pouvons-nous en tirer pour un investissement qui aurait déjà couté plus de 100 milliards en 10 ans ? Le constat alarmant et pathétique laisse pantois le visiteur de passage à Brazzaville qui s’exclame en des termes qui indigne les habitants : Ville impropre, Brazzaville se meurt, ville poubelle etc. combien de municipalisations accélérées devrions-nous y consacrer pour rendre enfin Brazzaville propre débarrassée de tous ses déchets polluants?
Pointe-Noire vient de sortir d’une inondation sans précédente dont les causes n’épargnent pas les responsables municipaux qui ont privilégiés le revêtement de quelques routes du centre ville à coup de millions engloutissant ainsi la moitié du budget municipal dans les travaux de complaisance laissant la ville à la merci d’une catastrophe naturelle qui aurait pu être gérée autrement si les collecteurs et les canalisations faisaient partie de la politique de modernisation de cette ville.
Les habitants de MOSSAKA ne cessent de rafistoler les quelques branches et pailles pour boucher les trous béants causés perpétuellement par les inondations faute d’une politique d’investissement pour la construction des digues.
Ces villes régulièrement plongées dans l’obscurité (Brazzaville et Pointe-Noire en particulier) sont aujourd’hui livrées à la merci des pilleurs, violeurs, voleurs et autres malfrats de tous genres. Et l’on nous annonce pour la énième fois qu’ « ... A la fin de l'année 2010, le Congo sera en mesure de produire 75% de ses besoins en électricité, grâce à la réalisation d'une usine thermique à Brazzaville et d'une centrale hydroélectrique à Imboulou » Bruno Itoua, Ministre de L’énergie et de l’Hydraulique. Pourtant depuis 2009 son ministère perçoit 125 millions de la banque mondiale pour réhabiliter les infrastructures de base dans le cadre du Projet Eau et Développement Urbain (PEDU). Ajouter à cela, les sommes colossales englouties par l’Etat dans ce projet. « … ces résultats c’est améliorer les conditions de vie des populations, notamment la desserte en eau et en électricité» déclarait encore une fois Bruno Jean Richard Itoua, en s’adressant à ses collaborateur en début d’année. Je vous laisse le soin d’en juger les résultats obtenus depuis.
A moins de quatre ans de l’objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) le Programme de lutte contre le paludisme traîne toujours le pas pour prendre son envol applicatif sur tout le territoire congolais. La lenteur de la mise en œuvre d’une grande campagne de vulgarisation des moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII) pour combattre le paludisme est au point mort faute de moyens structurels et humains nous dit-on. Pourtant cette maladie est l’une des plus répandue au Congo-Brazzaville. De même « … en suspendant depuis 1995 la politique de vaccination sanitaire contre la polio, la tuberculose… qui s’effectuait dès la maternelle jusqu'à la fin du cycle primaire, le Congo-Brazzaville s’est laissé entrainer dans une spirale dangereuse de contamination qui ouvre aujourd’hui la voie à plusieurs infections destructrices qui frappent de façons récurrentes les populations. »1 L’épisode des 200 morts récemment victimes de la polio dans le sud du pays est là pour mettre en lumière les lacunes de la politique sanitaire de ce gouvernement.
Que dire de l’insalubrité qui prévaut au sein du CHU et de ses alentours immédiats favorisant ainsi des infections graves dues à « l’insuffisance d’hygiène et d’élimination des déchets, l’insuffisance d’infrastructures et d’équipements, les sous-effectifs, les conditions de promiscuité, l’insuffisance des connaissances de base en matière de lutte contre les infections et de leur application, des procédures médicales dangereuses, une absence de directives et de politiques2. Tout ceci montre à suffisance que notre politique sanitaire est loin de donner l’entière satisfaction aux populations congolaises. Pourtant une enveloppe de plus 60 milliards est allouée pour la sécurisation des lieux sanitaires. De même comment peut-on admettre, avec plus de 3 millions d’habitants, que notre société congolaise puisse s’épanouir sans système de sécurité sociale applicable par tous, serait-il seulement un problème de financement ou une erreur de choix politique de santé ? Pourtant le vieillissement de la population congolaise accompagné d’une évolution de structures familiales est un des éléments à prendre en compte pour moderniser notre système de santé. Toutes ces questions sont occultées par le gouvernement actuel condamnant ainsi la majorité de la population à une déchéance sociale sans précédente alors qu’on nous annonce que le pays est désormais « riche et désendetté. »
Dans son rapport 2009, L’UNESCO a tiré l’alarme sur la baisse de niveau scolaire de l’éducation congolaise. La principale raison de la débâcle scolaire congolaise est le mépris du gouvernement tout entier pour sa jeunesse. Au lieu de l'instruire de savoirs disciplinaires solides et décisifs, avec des méthodes qui ont prouvé leur efficacité, (celles-là mêmes auxquelles de nombreux enfants ont réussi à acquérir des compétences solides) il a privatisé et "marchandisé" l'enseignement. Désormais l'élève a un statut de partenaire du contrat pédagogique: il travaille s'il veut, quand il veut. S'il ne travaille pas les maîtres et les parents n'ont que très peu d'autorité pour les obliger à apprendre. On a fait de la jeunesse une minorité dont il faut défendre les droits particuliers, entre autres celui du choix de s'instruire ou pas. Certes le gouvernement actuel a une très grosse responsabilité quand à la diminution des moyens accordés à l'instruction publique congolaise; mais d'un autre côté des sommes considérables sont dépensées pour mettre en œuvre des pédagogies suicidaires et souvent inutiles. Des pédagogies qui favorisent les modes d'être et les compétences des enfants des classes moyennes aisées. L’éducation congolaise est entrain de se scinder en deux catégories bien distinctes. L’éducation pour les riches et celle destinée aux pauvres. En un mot une propension à promouvoir l’inégalité face à la réussite. Les subventions sont réduites quasiment de moitié dans les écoles publiques favorisant ainsi la fuite des enseignants et la baisse du niveau.
Aussi l’une des causes de la décadence de l’Université Marien Ngouabi est la conséquence de la mauvaise formation des élèves depuis le cursus scolaire primaire et secondaire. En plus, l’absence des infrastructures modernes et innovantes accentue le déficit de réussite des étudiants congolais. Ces derniers sont de plus en plus mis en situations échecs dès lors qu’ils s’aventurent hors du Congo-Brazzaville. Non faute d’une mauvaise volonté, mais parce qu’ils accusent un retard considérable d’acquisition de connaissance. Les enseignants critiquent depuis 2000 la politique du gouvernement, estimant qu'elle mène inéluctablement à un décrochage accru des étudiants scolarisés de l’Université Marien Ngouabi, dont les parents gagnent peu d'argent et ont peu de temps pour les encourager à travailler à la maison. Il faut donc une vraie transformation de l’université Marien Ngouabi par un plan de réhabilitation intégrale des infrastructures. L’université se meurt à petit feu, mais chaque année on vote un budget colossal qui disparaît dès les premiers mois dans les activités privées des fonctionnaires éducatifs au goût très franchement douteux et pas catholiques. Pourtant, comme les années précédentes, l’amélioration du système éducatif est encore demain une des priorités du gouvernement.
La disparité galopante et scandaleuse entre les congolais nantis issus principalement de la sphère politique et les congolais moyens ne cesse de susciter des interrogations. Comment le gouvernement congolais peut-il maintenir le SMIC à 49.996 FCFA environ alors que le coût de la vie augmente. Aucune politique d’aide aux plus démunis n’est engagée pour soutenir les populations en grande difficulté. Comment cette population désœuvrée peut-elle s’offrir des soins médicaux dès lors que la simple prise de rendez-vous coute 2000 f CFA ? Comment soutenir l’éducation et préparer l’avenir d’un étudiant qui vient d’une de nos dix régions sans une politique estudiantine de logement ni encore moins une bourse régulière pouvant l’accompagner dans sa vie d’étudiant ? De même là aussi, le mot d’ordre du gouvernement est : solidarité envers les plus faibles et protection sans faille aux populations en grandes difficultés. Bien-sûr, ce ne sont que des mots, pour distraire le peuple. En dix ans, les salaires des magistrats, des officiers, proches du clan et hommes politiques au service du pouvoir ont été plus que triplés, mais aucune augmentation de salaires des fonctionnaires n’a été constatée. Toujours est-il la pauvreté augmente et la misère ne cesse de gagner les foyers.
Dans son rapport sur les fraudes salariales, le ministère des finances a dénoncé en avril dernier la pratique courante de certains sujets congolais d’usurper les identités de certaines personnes disparues ou vivantes et de percevoir des salaires à leur place. Un gain de plus de 150 millions a été économisé après contrôles. Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Gilbert Ondongo déclarait : « Nous avons l'assurance qu'on pourrait aller aisément vers les 300 à 500 millions d'économies sur les 2 milliards mensuels, et nous y travaillons ». Ce dernier préconisait la suite en ses termes : « À ce jour, nous avons des indices qui tendent à montrer que la fraude est d'une grande ampleur. La forêt est dense, mais avec prudence nous allons essayer de la rendre plus claire. J'espère que nous y arriverons. Et si je peux me permettre un peu de sensationnel, on pourrait arriver à une économie au minimum d'un milliard par mois, au maximum de deux à trois milliards par mois »3. Logiquement on faisant notre petit calcul, nous aurions dû avoir une économie de 6 à 18 milliards est-ce le cas ? Non ! La question est simple pourquoi ces efforts ont été stoppés ? Qui a donné l’ordre ? Les auteurs sont pourtant bien identifiés mais la commission nationale anti-corruption n’a pris aucune mesure disciplinaire contre ces contrevenants. Certains d’entre-deux ont été même reconduits à leur poste. Sera-t-on surpris demain que le déficit de l’état grimpe de nouveau comme les années précédentes ? Car ce gouvernement ne respecte rien même pas sa propre constitution : Selon la Constitution congolaise de 2002, "tout acte de […] corruption, d'enrichissement illicite, de concussion, de détournement ou de dilapidation des deniers publics, est réprimé dans les conditions prévues par la loi." L'article 48 stipule « …que tout citoyen élu ou nommé à une haute fonction publique est censé déclarer son patrimoine lors de sa prise de fonction et à la cessation de celle-ci... » Mr Denis SASSOU NGUESSO tirant à sa manière un bilan positif de l’année 2009 déclarait « […] L’accent à donc été mis sur la lutte contre la fraude, la corruption et la concussion. L'année 2009 fut également décisive grâce à l'adoption de la loi relative à ces antivaleurs par le Parlement congolais en permettant la poursuite devant les tribunaux de certains agents et cadres du Trésor Public, pour cause de malversations financières." L'intérêt de ces actions s'inscrit en effet dans la dynamique de contrer la corruption, mais aussi de terme aux désordres observés dans la conduite et l'exécution des opérations financières" Ou en sommes-nous dans l’application de ces principes ?
C’est encore une des priorités annoncées du gouvernement congolais. La réalité nous renvoie une situation catastrophique depuis une dizaine d’année. En effet 47% des jeunes entre 25 et 40 ans sont sans emploi, malgré un cursus scolaire parfois très éloquent. Comme cet ancien étudiant sorti de la faculté des sciences économiques avec une Licence mention bien en 2007 aujourd’hui planton et veilleur de nuit chez un dignitaire de la place. «… Je ne dors que très souvent le matin entre 6h et midi après je m’occupe des chantiers du patron, l’après-midi. La nuit, je monte la garde chez lui à Ouenzé. J’attends toujours les réponses des demandes que j’ai déposé ci et là. En attendant, je dois survivre avec ce boulot, je n’ai pas le choix… » Bienvenu S.
L’incohérence entre le discours du gouvernement, les moyens « énormes » qui semblent être mises en place et les résultats sur le terrain traduit une inefficacité incontestable de la politique gouvernementale de création d’emploi et d’embauche des jeunes. A t-on réellement investit là ou il faut ces dernières années pour créer des emplois? L’université Marien Ngouabi ne mérite t’elle pas d’avoir des ‘’concurrentes’’ comme l’université de Pointe-Noire par exemple ? Le projet de bâtir un complexe universitaire à KINTELE doit être soutenu et encouragé pour diversifier et moderniser l’enseignement. Cela ne doit pas être que des mots. Ce ne serait-il pas une aubaine pour les milliers de congolais qui ont choisit de s’exiler faute d’opportunité ? La construction des unités de santé médicale de proximité (dispensaire, centre social du quartier...) n’aiderait-elle pas les milliers de ces jeunes issus des écoles de formations socio-médicales de trouver un emploi ? La mise en place d’une politique d’assainissement et de salubrité dans une logique de partenariat entre les collectivités locales et l’Etat n’est-elle pas une solution de création d’activité rémunératrice ? Le développement durable prise dans son volet aménagement des espaces vert ne peut-elle pas constituer une piste de création d’emploi dans des villes ou ces aménagements font totalement défaut ?
Ainsi, ce n’est pas tant les opportunités de création d’emploi qui manque au Congo-Brazzaville, mais nous sommes en présence d’un gouvernement limité dans ses choix. Un gouvernement qui refuse de s’ouvrir vers le monde professionnel moderne pour innover ses choix. Un gouvernement qui s’active pour réitérer les mêmes erreurs dans les mêmes pratiques dilapidatrices des fonds publics au détriment d’une politique coordonnée de développement en associant les aspirations profondes des congolais.
Les dernières déclarations du Ministre des Finances sur un fond de triomphalisme peut faire penser que le mal est derrière nous "Le Congo est désormais un pays quasiment désendetté", avait estimé, Gilbert Ondongo, en présence de la secrétaire d’Etat française au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac lors de la signature du Contrat de désendettement et de développement (C2D) de 80 millions d’euros.
Il nous apparaît très clairement que tant que ce gouvernement ne sera pas prêt à s’investir pleinement dans des choix cohérents d’investissement pour susciter la création d’emploi, l’amélioration des conditions sociales des populations, le respect des engagements pris pour la modernisation des infrastructures éducatives et médicales, les 3.006.653.000.000 f CFA votés par le sénat ne serait qu’une nouvelle fenêtre ouverte pour favoriser l’inéxemplarité, la corruption, le chômage, bref le statut quo. C'est-à-dire condamner à nouveau plus de la moitié des 4 millions de Congolais à vivre en dessous du seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale. Peut-on en être fier ?
Les congolais ne croient plus au Père Noël. Depuis 13 ans, les années passent et malheureusement se ressemblent car leur porte monnaie subit sans cesse les effets pervers d’une crise qui ne dit pas son nom. Une petite musique soucieuse orchestrée par un son de repli sur soi, de tristesse de colère mais surtout d’inquiétude. Comment faire pour passer les fêtes de fin d’années en ayant assuré ne fusse qu’un repas dans la journée ? Faut-il le marteler de nouveau qu’il y a urgence de s’intéresser davantage aux situations des plus démunies qui croupissent au seuil du dénuement ? Cette population livrée à elle-même a assez du déni de reconnaissance par le gouvernement de leurs conditions dégradantes au jour le jour.
Les Congolais qui ont de la chance d’avoir un travail souvent subalterne restent accrochés à la promesse faite de rehausser le SMIC dès le 1er janvier 2011. Ces mesures seront-elles significatives pour aider ces populations à sortir de la pauvreté ?
A titre de rappel, Le salaire minimum congolais est de 49 996 f Cfa par mois et le chômage touche 39% de la population active. Se loger, se nourrir, se vêtir et se soigner sont devenus des cauchemars pour toute cette frange de la population. Et la situation ne va pas en s’améliorant. Selon la banque mondiale 39% des 800.000 chômeurs environ vivent aujourd’hui dans un foyer dont un seul membre travaille et touche le SMIC. Beaucoup de ces défavorisés retournent chez leurs parents pour combler le déficit et espérer joindre les deux bouts.
Quelques prix des produits de première nécessité à la date du 25 décembre 2010
PRODUIT |
PRIX |
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Pain |
FCFA 150 |
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Manioc |
FCFA 100 & 700 |
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Sac de Ciment |
5800 à 6800 FCFA |
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Sac de foufou |
Varie entre 18.000 et 23.000 F CFA |
|
Bouteille d’huile |
Locale 900 F CFA le litre |
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Prix d’une course de taxi |
Variable de fait, la course est à 1000 FCFA (officieusement) ; officiellement elle est à 700 F Cfa |
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Prix d’un vol aérien Brazza-Pointe-Noire |
Varie entre 30.000 et 45.000 FCFA Cela dépend aussi des compagnies |
|
Prix d’un trajet Brazza-Pointe-Noire par train |
FCFA 11.000 et 8500 (première et deuxième classe) |
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Prix d’une chambre d’Hôtel 2 étoiles |
30.000, 35.000, 40.000 et plus |
|
Prix d’un trajet en bus |
150 F CFA/demi-terrain |
|
Prix d’une consultation en clinique ou hôpital |
FCFA 3000 Hôpital de l’état, 5000 et plus cliniques privés |
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Prix d’un appel téléphonique (mobile ou téléphone filaire) |
l’appel est à 1 franc la seconde inclus vers l’étranger |
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Prix moyen tarif électricité |
FCFA 14.000 (forfait) |
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Prix moyen tarif eau |
11.500 FCFA (forfait) |
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Bourse d’un étudiant |
30.000 FCFA |
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Prix d’un poulet entier |
(Varie selon le poids) le prix moyen est de 2500 F CFA |
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Prix d’un kilo de viande |
F CFA 2500 viande (locale) et 2800 F CFA importée |
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Prix d’un litre de pétrole lampant |
1000 FCFA |
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Prix d’un litre d’essence |
600 FCFA |
Au moment où l’économie congolaise recouvre une grande partie de son autonomie grâce à la réduction de la dette consentie par les nombreux pays bailleurs de fonds, il serait injustifiable que le peuple n’en bénéficie pas. D’autant plus que c’est pour justement lutter contre la pauvreté que ces pays ont consenti à éponger la dette congolaise.
Au regard de la progression du coût exorbitant de la vie et de la flambée des prix, il est indispensable que le gouvernement congolais améliore significativement les conditions de vie des plus défavorisés. Bien qu’il ne soit pas exclu que la solidarité corresponde à une responsabilité à la fois individuelle et sociale. Ce sont deux dimensions qui se renforcent mutuellement. La liberté individuelle n'est atteignable, dans une société démocratique, qu'à la condition d'offrir à chacun la possibilité de l'exercer pleinement. Cette ambition passe par le recours à la notion de responsabilité sociale. Avant d'incriminer les plus faibles en les rendant responsables de leur sort, il faudrait se poser la question des responsabilités de nos autorités dans la défaillance du système économique et social. Que fait notre gouvernement pour rééquilibrer les inégalités salariales qui causent tant d’humiliations et de souffrances ? A-t-on mis en place une politique de surveillance des prix qui ne soit pas en inadéquation avec les revenus de la majorité des congolais ?
En référence au tableau ci-dessus, nous constatons qu’il est difficile pour une famille moyenne de trois individus (Père, mère et un enfant) dont un seul membre de la famille travaille et ne touchant que le smic de s’offrir un vrai repas tous les jours. Il faut stopper l’hémorragie permanente du pillage des fonds publics qui crucifie tant notre système social.
Certains économistes sursautent déjà sur leur chaise en lisant ces passages, car leur théorie sur la rigueur et la gestion sécuritaire des finances est incompatible avec une possibilité de revalorisation globale du SMIC. Sans vouloir contredire leur orientation, nous nous posons les questions suivantes : Comment justifient-ils une augmentation de plus 30% des salaires des députés, magistrats, ministres, officiers, conseillers politiques…culminant parfois jusqu'à dépasser plus de la moitié de la masse salariale globale du pays ? Quelle est cette théorie économiste qui accrédite l’augmentation salariale d’une portion de la population à hauteur de plus 30% en espérant ainsi rééquilibrer un système social décadent ?
La solidarité dont nous faisons allusion ici est la condition sine qua non du redécollage. Le retour de l'investissement dans le capital humain, dans la protection sociale, dans des emplois de qualité, ne constitue pas une dépense superflue. Il s'agit au contraire d'accroître notre efficacité collective à sortir le Congo par le haut. Face à une économie de plus en plus flexible et globalisée, la comparaison du Congo avec d'autres pays africains (Gabon et Guinée équatoriale dont le SMIC est au dessus de 150.000 F Cfa par exemple) nous montre qu'il existe des marges d'autonomie pour des reformes sociales en faveur d'une intégration plus solidaire. La fin de l’année 2010 et tout son corolaire positive (annulation globale de la dette, une économie qui tend à sortir progressivement de la crise doit être un moment privilégiée pour réfléchir ensemble sur les fondements de cette solidarité à réinventer. Autrement comment comprendre, tout cet étalage d’opulence de la part des dignitaires actuels si le statut quo persiste privant ainsi la majorité des congolais d’une vie meilleure.
Le prix du baril du pétrole oscille 90 dollars et en l’absence de dettes extérieures, Les comptes bancaires du Congo sont semble-t-il en surlidiquité. Pourquoi ne pas instaurer une véritable politique sociale de redistribution des richesses ?
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Bref aperçu de la Chronologie de la réduction de la dette congolaise :
février 2010 : Le FMI et la Banque Mondiale réduisent la dette du Congo Brazzaville
de 1,9 milliards de dollars.
Juillet 2010 : Les États-Unis annulent, à Brazzaville, de la dette du Congo estimée à 33,439 millions de dollars, environ 17 milliards de FCFA.
Juillet 2010 : Italie efface la totalité de la dette congolaise, soit environ 70 milliards
de FCFA (120 millions de dollars).
Juillet 2010 : La France annule une dette d’un montant de 424 milliards de FCFA du Congo (645,7 millions d’euros)
Juillet 2010 : La Suisse annule une dette du Congo d’un montant de 5 milliards de FCFA, soit 11,1 millions de Francs suisse
Décembre 2010 : Allemagne annule 46,985 milliards de FCFA (plus de 71 millions d'euros) de sa dette. vis-à-vis du Congo
1- Le Congo doit réactiver l'intérêt de la vaccination préventive
2- The Lancet revue médicale Britannique
3- Le 29 juillet 2010 devant les membres du gouvernement et de l'Assemblée nationale réunis pour la traditionnelle séance des questions orales avec débat.

Alors que les usagers d’internet attendent toujours la connexion du pays à la fibre optique, cette très lourde infrastructure se voit dépassée par Airtel, opérateur de téléphonie mobile. En ayant décroché la première licence 3G du pays, la marque du premier opérateur indien s’envole sur le marché du haut débit mobile. A vu de ce qui s’est passé à Pointe-Noire avec la téléphonie fixe qui après plusieurs années d’absence sur le marché n’a pas su redémarrer, le mobile s’y étant totalement substitué, le succès de la 3G risque d’hypothéquer l’avenir des liaisons filaires qu’elles soient en cuivre ou en fibre optique.
Le règlement de la question peut prendre beaucoup de temps et risque de retarder considérablement la mise en service.
Il est bien dommage que l'on ne soit pas préoccupé de ces questions dans les mois de construction du backbone afin que sa mise en service soit la plus rapide possible. Se pourrait-il que l'effectivité de la connexion n'ait pas été l'objectif principal ?
Pendant ce temps les opérateurs de téléphonie mobile, moins paralysées par des questions politiques, vont continuer à prendre de l'avance. Déjà Airtel avec sa 3G s'envole sur le secteur de l'internet mobile et Azur concocte une solution box qui regroupera télévision, téléphone et web (autour de quelle technologie ?).
Les tarifs 3G d’Airtel sont encore élevés,
Ces barèmes seront certainement revus à la baisse quand la concurrence s’ouvrira avec l’octroi d’une deuxième licence 3G.
Le projet Ibéro Congolais FERCO a été lancé à l'occasion du plan quinquennal. L'idée était excellente, l'usine devait transformer les ferrailles de récupération en fers a béton et en tôles de couverture. Idéalement située sur le tracé du réalignement du CFCO et celui de la ligne THT Moukoukoulou - Pointe-Noire, il disposait d'un moyen de treansport et de l'énergie nécessaire. L'usine aurait diversifié les activités de Dolisie, presque exculsivement tournées vers les industries du bois et aurait fourni de nombreux emplois directs comme induits. Les bâtiments étaient pratiquement achevés et l'usine commençait à être équipée quand la guerre a mis un terme aux travaux. Ils n'ont jamais repris.
En 2006, il a été annoncé que le projet était repris par une entreprise sud africaine.
Qu'en est-il cinq ans plus tard ?
Article paru le 19 août 2006 dans "Les Dépêches de Brazzaville"
Après la signature, le 26 mai dernier, d'un protocole d'intention entre le gouvernement congolais et la société sud-africaine Redirile Development, un protocole d'accord a été conclu entre les deux parties le 16 août à Brazzaville. Le document a été paraphé, du côté congolais, par Emile Mabonzo, ministre du Développement industriel et de la promotion du secteur privé et, pour la partie sud-africaine, par Itumeleng Choabi, président-directeur général de la société Redirile Development. Il s'est conclu en présence du chargé d'affaires d'Afrique du Sud, Van Wyk Coen.
Avec la signature de cet accord, les deux parties ont créé, sur les cendres du projet Ferco, la Société nouvelle des fers du Congo, société anonyme de droit congolais en sigle S.N.FERCO S.A.
La nouvelle entité produira, à partir de ferraille locale ou importée et de l'exploitation des minerais de fer, des fers à béton aux diamètres de 6 à 22 mm. Elle commercialisera également des produits sidérurgiques notamment des ronds à béton, des cornières, des fers U, des carrés et autres produits connexes.
Le coût total de l'investissement est estimé à plus de 5 milliards de FCFA, cofinancé par l'Etat congolais à hauteur de 15% et 85% par la partie sud-africaine. La durée des travaux de réhabilitation de l'ouvrage est fixée à 18 mois, à compter de la date de la signature du protocole d'accord.
Répondant à la presse, Itumeleng Choabi a indiqué que dans la première phase de mise en œuvre du projet relatif à la construction des infrastructures, sa société entend employer une soixantaine de personnes qui seront basées à Dolisie. A l'issue de cette phase technique, la société Redirile Development pourrait embaucher plus de 1000 Congolais.
Le ministre Emile Mabonzo a souligné que cette affaire était l'aboutissement heureux du projet FERCO est le résultat de la promesse faite aux populations de Dolisie par le chef de l'Etat lors des campagnes présidentielles de 2002. Il a laissé entendre que la ferraille abandonnée sur l'ensemble du territoire congolais sera récupérée et traitée par cette nouvelle société.
Ce projet est à effet multiplicateur estiment les Dolisiens qui l'ont accueilli avec joie, car il permettra de construire à Dolisie même une cité ouvrière et un supermarché. S'y ajoutent le bitumage de 8 km de route à l'entrée de l'usine et la construction d'un lycée technique non loin qui devrait assurer la formation professionnelle des étudiants, formant ainsi une pépinière de personnel qualifié pour la nouvelle société.
Le responsable de S.N.FERCO S.A s'est aussi engagé à soutenir l'organisation des loisirs dans la ville via la création d'associations sportives et d'aires de jeux. Autant d'activités qui devraient contribuer efficacement à aider Dolisie à lutter contre la pauvreté ; ville qui, on le sait, est en pleine municipalisation accélérée, et ce, au lendemain des destructions aveugles qui ont tiré «la capitale de l'or vert» vers le bas.
(1).jpg)
Malgré ses dimensions imposantes, l'usine est bien cachée par la végétation environnante, on ne la découvre que de tout près.
Quand on s'en approche elle semble de dérober.
La façade latérale côté route.
Trois cuves intactes de 50m³, incroyable que depuis l'arrêt des travaux elles n'aient pas été volées.
Vue générale de l’intérieur de l'usine. Il permet de se rendre compte de l'immensité des lieux.
Au premier plan les deux gardiens, ils ne nous posent pas la moindre question et nous laissent visiter sans problème.
Impossible ici de voler quoi que ce soit d'aisément transportable.
Vue générale depuis l'angle opposé, au milieu du cliché l'entrée du hall des ponts roulants.
Dans le grand hall avec au fond à droite l'endroit où sont les gardiens. A gauche des machines déjà montées.
Au premier et second plan, une fosse au génie civil complexe et inachevé.
L'interminable hall des ponts roulants, là aussi une fosse au génie civil complexe mais terminé.
L'usine devait recycler de vielles ferrailles. Elle est devenue une mine de vielles ferrailles. Celles-là qui en proviennent ont été préparées par des récupérateurs afin d'être enlevées et vendues à des négociants chinois ou indiens.
Parmi les centaines de graffitis qui couvent les murs, celui-ci, particulièrement stupide.
La grue à tour a été abandonnée. Elle pourrit sur place. Le chemin de grue a été enlevé. Pour les rails ou pour les traverses ?
On peut encore trouver là des caisses d'équipement jamais ouvertes.
Machines retournant à la ferraille à l'extérieur

Si les prix des denrées connaissaient une augmentation vertigineuse et brutale, pour les commerçants et transitaires de Pointe-Noire qui ont organisé un sit-in la semaine dernière à la direction départementale, Gilbert ONDONGO, le ministre des finances, du budget et du portefeuille public, en serait responsable. La note de service publiée récemment par le ministre ONDONGO, qui enjoint à tout importateur de payer 60 % du prix de la marchandise aux services des douanes est à l’origine de ce mouvement. Sans compter les autres taxes qui sont inhérentes aux importations.
Blanche Simona s'intéresse au jeunes qui entreprennent. On se souviendra des articles qu'elle a publiés dans congopage.com sur Mathurin Oboukangongo, cet étonnant jeune congolais revenu du Canada pour tenter de relancer la pêche avec des bateaux construits par des mains congolaises, puis qui essaya de monter un hélicoptère dans la cour de sa maison. Mathurin fut découragé par les tracasseries administratives dont il fut l'objet. Elle découvre aujourd'hui un autre jeune entrepreneur en proie aux mêmes difficultés. Il serait temps que les autorités se rendent compte du gâchis en cours et qu'elles changent de méthodes.
Le pionnier du Chocolat au Congo s’appelle Jean Maurice Ouakatoulou. Nous l’avons surpris dans sa petite unité, la chocolaterie OUAK, la première dont dispose le Congo Brazzaville, et qui est située au quartier KM4 à Pointe-Noire. Dans cette interview qu’il a bien voulu nous accorder, il nous fait part des difficultés qu’il rencontre,des difficultés qui ont pour nom « manque d’emballages, taxes… » .
Le Congo, dont tous les opérateurs aériens sont black listés, vient de se doter d’une nouvelle compagnie nationale aérienne appelée Equatorial Congo Airlines (ECAir), créée par l’État pour servir de locomotive à la modernisation du secteur aérien dans la sous-région. Et très probablement pour tenter de sortir du black listing.
La directrice générale de la société, Fatima Beyina Moussa, a tenuà convier la presse nationale à bord du Boeing 737 de 120 places, pour un aller-retour Brazzaville/Pointe-Noire, le 24 septembre
À cet effet, la compagnie a développé des partenariats intensifs avec des experts du secteur aéronautique. Le bureau d’études allemand Lufthansa Consulting lui apporte son expertise technique. Par le biais de Lufthansa Consulting, ECAir a fait appel à la société suisse PrivatAir pour l’accompagner dans les opérations de maintenance de son Boeing 737 qui est pour l’instant son unique appareil. On remarquera que l'appareil qui avait été acheté par ECair est désormais la propriété de son partenaire suisse PrivatAir.
Pour l’heure, ECAir n’assurera que la desserte de Brazzaville et Pointe-Noire par trois vols quotidiens, en attendant d’agrandir sa flotte pour réellement afficher ses ambitions nationales, sous-régionales et internationales.
Les responsables d’ECAir assurent que le personnel recruté a été formé dans les différents métiers de l’aviation. Sous peu, la compagnie compte recruter et former une dizaine de jeunes pilotes congolais.
Les parties de texte en italiques proviennent proviennent d'un article paru dans 'Les Dépêches de Brazzaville"

ECAir
1604, Avenue des Trois Martyrs
Quartier Batignolles
Brazzaville
République du Congo
Émail: info@flyecair.com
Registre de commerce et crédit mobilier:
RCCM CG / BZV / 07 B 705
NIU M2010110000766085
CONSEIL D'ADMINISTRATION
Fatima Beyina-Moussa.
Fatima Beyina Moussa est une habituée des postes à responsabilité. Elle a été conseillère à l'économie et aux réformes du ministère des Finances, du budget et du portefeuille public, poste qu’elle a quitté pour celui de Directrice Générale de la société des Assurances et Réassurances du Congo le 27 mai 2010.
Comme on peut le voir, comme toujours, aucune information quant aux réels propriétaires de cette compagnie n'est divulguée.
DEPARTEMENTS
Online Marketing | Marketing Department
Mr. Faical Allou
Émail: marketing@flyecair.com

N° d’enregistrement |
HB-JJB |
Fabriquant |
THE BOEING COMPANY |
Modele-Type |
737-306 |
Base de Certification |
14 CFR FAR Part 25 |
Categorie |
Transport |
Classification |
EASA |
Année de fabrication |
1994 (millésime du modèle) En réalité mis en service en 1993 chez KLM, l’appareil accuse donc 18 ans d’utilisation. |
Numéro de fabrication |
27421 |
Nombre de sièges |
122 |
Poids maximum au décollage |
56925 kg |
Motorisation |
CFM56-3B1 |
Propriétaire et opérateur |
Privatair SA |
Delivery date |
Operator |
Registration |
Remark |
06 sep 2011 |
HB-JJB |
||
06 aug 2011 |
HB-JJB |
lsd from Privatair |
|
06 mar 1993 |
PH-BTE |
Named Roald Amundsen |
On remarquera que ECair sera resté propriétaire de l'appareil durant un mois avant de le céder à son partenaire Privatair qui très probablement lui laisse en location.
Tandis que nous annoncions hier l'inauguration du marché moderne de Dolisie, la toiture du marché Total de Brazzaville s'effondrait sur les marchands et les clients qui s'y trouvaient. Si le bilan officiel ne recensse aucun décès, nos informations font état d'une victime qui serait morte sur place.
Ce drame, qui aurait pu être bien plus meurtrier met en évidence la vétusté et l'insalubrité d'un grand nombre des ces lieux de commerce au Congo. La Ministre du Commerce Claudine Munari s'est engagée pour le gouvernement à accélérer la construction de marchés modernes partout où il le faut. La ministre a également déclaré que les victimes seront prises en charge par le gouvernement. Nous ne pouvons qu'espérer qu'il ne s'agit pas là, une fois de plus d'une annonce qui ne sera pas suivie d'effet.
Près de deux cents étals ont été ensevelis sous la toiture du marché Total le 1er mars, qui s'est effondrée à la suite d'une secousse dont l'origine demeure indéterminée. On a dénombré plusieurs blessés et beaucoup de dégâts matériels
Cet incident1 est dû en grande partie à la vétusté du marché Total, situé dans le deuxième arrondissement de Brazzaville, Bacongo. La partie endommagée du marché était occupée par des vendeuses de poissons d'eau douce ou d'ingrédients divers pour la cuisine. Elles ont été surprises par l'écroulement de la toiture, en l'absence de toute intempérie.
« Pendant que des personnes de bonne volonté s'affairaient à tirer les vendeuses des décombres, des voleurs ont profité du désordre pour subtiliser de l'argent et des marchandises avant l'arrivée de la police. Une femme enceinte a eu du mal à reprendre conscience, choquée par la soudaineté de l'effondrement de la toiture sur une superficie de près de deux cents mètres carrés », a déclaré un témoin.
De son côté, le régisseur du marché Total, Victor Mapela, estime que cet incident malheureux va sans doute accélérer la reconstruction prévue du marché. Selon lui, les études pour cette opération sont terminées, et le recensement des vendeurs est en cours avant le démarrage effectif des travaux de réhabilitation. En ce qui concerne le dédommagement des victimes, le régisseur pense qu'il est trop tôt pour aborder le sujet.
Le directeur des marchés et des halles, Fidèle Makwiza, se dit très surpris de la gravité des dégâts matériels. « Vous savez bien que le marché Total est parmi les plus vieux de Brazzaville. Les autorités municipales et préfectorales se sont mobilisées pour construire des marchés modernes à Brazzaville. La modernisation du marché de Bacongo devait précisément commencer par la partie endommagée. Nous sommes venus il y a quelques jours avec les cadres de la délégation générale des Grands Travaux inspecter les lieux », a-t-il précisé.
Roger Ngombé
Les Dépêches de Brazzaville
Photos : le marché Total après l'effondrement de la toiture.
NDLR : 1 Le terme incident nous parait bien faible pour qualifier ce qui devrait s'appeler catastrophe.
En proie aux pires affres en matière énergétique, le Congo envisage se tourner, une nouvelle fois, vers la RDC voisine et l’énergie produite par le barrage d’Inga pour alimenter les industries projetant de s’installer sur son sol (production de magnésium, d’aluminium...).
Pour panafricaine que puisse sembler être cette solution, elle ne peut en rien rassurer l’investisseur soucieux de régularité et sécurité d’approvisionnement. En effet, la RDC n’est en rien un modèle de stabilité et dépendre d’elle implique aussi la dépendance à ses sursauts politiques.
Le Congo dispose de fort peu sources de production électriques et, si l’on écarte ses centrales thermiques désuètes et les petites centrales hydroélectriques comme le Djoué qui font figure de jouets face à l’énormité de la demande, le pays n’a a offrir que la centrale de Moukoukoulou obsolète et délabrée en dépit de sa réhabilitation par les chinois, la centrale à gaz de Djeno (qui dispose désormais d'une seconde turbine) et dans un avenir qu’on promet proche, le petit barrage d’Imboulou sur la Léfini, en cours de construction par une entreprise chinoise, . Pas même de quoi satisfaire les besoins domestiques des quelques 3 millions d’habitants que compte cette république de 342 000 km². La Centrale Electrique du Congo (CEC) en cours de construction par et sur fonds ENI devrait ajouter 300MW à l'offre locale.

Le site idéal de Sounda
Au sud ouest du pays, les monts du Mayombe culminent à près de 1000m, ils sont fortement arrosés par les précipitations et ils sont traversés par le plus important fleuve entièrement congolais le Kouilou, qui en amont porte le nom de Niari. Ce dernier s’engouffre dans d’étroites gorges où dès la pré indépendance, les ingénieurs ont projeté la construction de l’un des plus importants barrages d’Afrique.
Voici la présentation du projet de ce colossal ouvrage telle qu’elle fût rédigée dans une luxueuse plaquette commanditée en 1962 par la Mairie de Pointe-Noire, alors entre les mains de Stéphane Tchitchelle [1] et la Chambre de Commerce d’Agriculture et d’Industrie du Kouilou-Niari, éditée en 1963 par les Editions Paul Bory à Monaco [2].
L intérêt de ce projet tient dans la réunion d’une série de facteurs exceptionnels :
un fleuve important - le Kouilou - débitant 1000 m³/seconde en moyenne ;
un site naturel se prêtant remarquablement à la construction d’un barrage de 125 m de haut, retenant 35 milliards de m3 d’eau, couvrant une superficie de 1.800 km², qui, turbinée au pied de l’ouvrage, permettra une production d’électricité de l’ordre de 7 milliards de kWh, dans des conditions extrêmement intéressantes, ne dépassant guère 0,01 F [3] le kWh. Transportée à Pointe-Noire distante de 90 km seulement, cette énergie serait susceptible de permettre de produire annuellement au bord de la mer 250.000 tonnes d’aluminium, 200.000 tonnes de ferromanganèse, 30.000 tonnes de ferro-silicium, 15.000 tonnes de silico-manganèse, 33.000 tonnes de phosphore, 15.000 tonnes de carbure de silicium, 32.000 tonnes de magnésium, sans parler de la force qui pourrait être fournie aux industries déjà implantées ou en cours d’installation à Pointe-Noire
L’étude du barrage et de l’usine hydroélectrique a été effectuée par Electricité de France et se trouve achevée jusque dans les détails techniques des différents ouvrages et installations prévus.
Ces aménagements comporteront essentiellement :
un barrage-voûte en béton armé dont la hauteur atteindra 125 m, !a largeur à la base 54 m et 300 m au sommet, I’épaisseur 15 m au fond 5m à la crête ;
une usine hydroélectrique construite en surface au pied du barrage dont la puissance installée sera de 1 million de kW fournis par 5 groupes turboalternateurs de 200.000 kVA chacun ; la puissance disponible serait de 820.000 kW correspondant à la livraison annuelle de 6.5 milliards de kWh deux lignes de transport à haute tension de 380 kW, longues chacune de 90 km, assurant l’écoulement de l’énergie produite vers les industries installées sur les quais mêmes du port de Pointe-Noire.

MM Bokanowski, Fulbert Youlou, Pdt de la République, et Bicoumat, ministre des travaux publics, lors de l’inauguration des travaux préliminaires du barrage du Kouilou.
La réalisation de ces divers projets reste subordonnée aux investissements qui pourront être réunis On a estimé leur coût à quelque 225 milliards d’anciens francs métropolitains dont 70 seraient consacrés aux installations hydroélectriques du Kouilou, 140 pour les implantations industrielles de Pointe-¬Noire, le reste pour l’infrastructure portuaire et rou¬tière et les nouveaux aménagements et agrandisse¬ments de la ville de Pointe-Noire en ce qui concerne aussi bien l’habitat, l’équipement scolaire et sani¬taire, que la promotion sociale.
Th.J. Delaye
De là tout devrait s’enchaîner : attirés par une énergie abondante et bon marché, des potentialités minières exceptionnelles, un port en eaux profondes entouré de terrains faciles à aménager et une main d’œuvre peu onéreuse, les industriels vont affluer et le pays va pouvoir prendre un rythme de croissance digne d’un pays évolué.

Carte du lac de retenue du barrage du Kouilou
L’impact environnemental sera important, 1800 km² de terres et de forêt seront submergées, comme le montre la carte ci-contre. La bourgade de Kibangou et quelques autres seront rayées de la carte. En contre partie l’irrigation en toutes saisons des terrains environnants sera assurée.
Le lac fournira des moyens de communication sûrs et rapides, connectables avec ceux fournis par le cours aval navigable du Kouilou. L’empoissonnement profitera aux populations. Le retour des hippopotames et des crocodiles attirera les touristes.
Dès 1958 Batignolles attaque les travaux préliminaires. Une route d’accès au site est tracée et une cité destinée à recevoir près de 700 expatriés et 3000 indigènes est édifiée. Le seuil du barrage est consolidé par des injections de béton et le canal de dérivation débouchant dans une galerie de 14 mètres de diamètre pour 600 mètres de long est creusé. Les travaux vont bon train. Péchiney et Alkoa, géants de l’aluminium s’intéressent fort au projet, d’autant qu’en 1962 des accords sont signés avec la Guinée Conakry pour la fourniture au Congo de bauxite destinée à y être transformée. Pourtant, malgré tous les avantages qu’il présente, le barrage ne verra pas le jour. Le durcissement de la révolution congolaise décourage les investisseurs et le chantier est abandonné.
Vingt ans plus tard, le passage au pouvoir de Pascal Lissouba, originaire du Niari, remet le projet à l’ordre du jour. Il se déplace sur site en grandes pompes pour poser une nouvelle première pierre. L’effet d’annonce fait grand bruit mais les travaux ne reprennent pas. Cependant une expertise met en avant le vieillissement des infrastructures abandonnées, sans pour autant conclure à leur obsolescence.
Au début des années 2000 les tractations avec une société canadienne désireuse d’exploiter le magnésium et l’aluminium congolais refont parler du barrage du Kouilou, mais le gouvernement semble plus intéressé par l’achat d’énergie auprès de son voisin la RDC qui alimente déjà Brazzaville avec l’électricité produite par le barrage d’Inga . Cette solution exogène implique la construction d’une ligne à haute tension de plus de 200 km entre Inga et Dolisie et la réfection totale de celle qui relie Dolisie et Pointe-Noire. Construite en 1981, elle est aujourd’hui en très mauvais état et porte la plus grande responsabilité des coupures de courrant récurrentes dans la ville océane. Il est à noter qu'en parallèle de la construction de la Centrale Electrique du Congo, ENI refait intégralement la liaison HT Pointe-Noire/Brazzaville.
Il est évident que si la réalisation du barrage du Kouilou implique un colossal investissement, l’électricité qu’il produirait, associée à une industrie efficace de transformation de son pétrole assurerait l’indépendance énergétique du Congo. En y ajoutant des encouragements fiscaux à l’implantation d’industries de transformation venues de pays à forte demande, on verrait le développement fulgurant du secteur à valeur ajoutée, la baisse des tarifs de transport à l’export et le redéploiement de l’agriculture dans la plaine du Niari. Les conséquences directes les plus évidentes en seraient le rééquilibrage de la balance commerciale et la création de dizaines de milliers d’emploi directs et induits dont le pays a tant besoin pour faire sortir ses populations de la pauvreté.
Il est de coutume qu’au Congo-Brazzaville, l’éléphant soit le symbole animalier des campagnes politiques de Sassou-Nguesso, il ne me revient pas de flatter ou de faire l’apologie de ce personnage.
L’on sait que l’éléphant pour assouvir sa faim doit beaucoup manger et boire. Cet anachronisme animalier se distingue bien à ce personnage qui domine la politique et l’économie du pays depuis un quart de siècle. Le clan Sassou domine tous les secteurs de l’économie. Rien ne peut se faire sans ce clan ou sans son aval (1).
A force de vouloir tout accaparer ou tout faire le clan au pouvoir multiplie des inepties que les Congolais découvrent avec amertume. Le premier éléphant blanc est le barrage d’Imboulou, tant vanté par le clan Sassou. A ce jour, la Direction Générale des Grands Travaux (DGGT) a pris provisoirement possession du barrage. Curieusement les délestages continuent de sévir à Brazzaville et à Pointe-Noire. Contrairement aux déclarations du ministre Bruno ITOUA qui estimait que l’on ne pouvait pas commencer les travaux de réfection du réseau électrique de Brazzaville avant la fin des travaux du barrage : « l’on ne peut pas acheter les meubles avant les travaux de finition d’une maison ». Ce n’est pas faire une offense au ministre Bruno Itoua en disant que dans la programmation de la gestion d’un projet industriel, l’on peut prévoir de réaliser concomitamment des travaux connexes. Surtout si tout va de paire avec le projet global. En l’espèce, les travaux de réhabilitation du réseau électrique de Brazzaville et de Pointe-Noire devaient également débuter en 2002. Ce n’est plus un secret pour les Congolais qui savent que l’argent pour la réhabilitation du réseau électrique de Brazzaville a été affecté tout récemment. Pire, dans 8 ou 10 ans comme le prévoit certains experts du PNUD, ce barrage de 120 MW sera déficitaire voire obsolète au regard de la croissance démographique et de la création des structures économiques. Où doit-on trouver l’électricité nécessaire pour les prochaines zones industrielles et commerciales ou pour des projets en cours et futurs : Usine de Potasse à Pointe-Noire, Exploitation des gisements de fer à Zanaga et à Souanké. La nécessité de construire le barrage de Sounda (Kouilou) devient primordiale pour l’avenir du pays, car il pourra produire plus de 6.5 milliards de KWh ou plus (2). Les errements de la Direction Générale des Grands travaux (DGGT) conduisent inéluctablement vers un labyrinthe sans fin.
La route Pointe-Noire-Brazzaville, depuis le coup d’envoi des travaux en 2007, le premier tronçon de 164 km n’est pas encore achevé. Les Congolais s’interrogent sur le nombre d’années de travaux pour que le bitume atteigne Brazzaville. En cette saison de pluie, les difficultés pour rouler sur la route nationale N° 1 entre Madingou et Bouansa sont épouvantables. Lorsqu’il pleut, dans plusieurs quartiers de Brazzaville et de Pointe-Noire, les Congolais sont obligés de patauger dans l’eau et les routes deviennent difficilement praticables. On est pas loin de se poser la question à quoi sert la municipalisation accélérée ? A-t-on vu l’embellissement et la construction des infrastructures promises ? Le cadre de vie des Congolais s'est-il amélioré ?
Les travaux réalisés à travers « la municipalisation accélérée » se présentent comme des trompe-l’œil. De nombreux chantiers dans les régions bénéficiaires de « la municipalisation accélérée » sont inachevés (éléphants blancs) et d’autres n’ont toujours pas vu le jour, comme à Mossaka et à Mossendjo. Les exemples de chantiers inachevés sont devenus des légendes dans tout le Congo. Le préfet de la LIKOUALA n’a-t-il pas dit que les travaux étaient pensés et décidés par des gens qui ne connaissent pas la région ?
A Brazzaville, les trois années de « municipalisation accélérée » et les milliards investis n’ont produit aucun effet sur la résolution du chômage galopant des Congolais, la croissance urbaine non maîtrisée, la dégradation des infrastructures continue, aucune infrastructure scolaire, universitaire ou sanitaire n' a été construite, la distribution de l’eau potable pose toujours un véritable soucis, les délestages de l’électricité accentuent l’insécurité et la délinquance, l’absence d’une société urbaine de transport occasionne la prolifération des véhicules impropres , l’insalubrité chronique et l’étalement démesuré de la ville continue de favoriser l’augmentation des épidémies (3). Tel est le lot quotidien des congolais.
Dans toutes les régions, « la municipalisation accélérée » n’a engendré aucun impact positif sur l’habitat, sur les conditions économiques et sociales des Congolais. Les marchés sont devenus de véritables nids de microbes. Il est regrettable de concevoir un schéma politique à coût de milliards de francs CFA qui ne prend pas en compte l’amélioration du cadre de vie des Congolais. Quelles sont les retombées socio-économiques de la municipalisation accélérée du Niari pour les populations de Divénié, Kibangou et Mbanda ? De même, vouloir construire des résidences présidentielles dans toutes les régions pour faire plaisir à Sassou-Nguesso est une ineptie politique. Ces crédits peuvent être affectés pour la réhabilitation et la construction des écoles, l’achat des équipements informatiques pour l’initiation des élèves aux NTIC, l’approvisionnement en eau potable des populations rurales, la construction des centres de santé…
Les effets néfastes de « la municipalisation accélérée » résultent du mauvais diagnostic des priorités de chaque région, de l’absence de stratégie de développement qui intègre le potentiel de main d’œuvre locale, de la non-maîtrise par les cadres de la Direction Générale des Grands Travaux (DGGT) venant de Brazzaville de la complexification des problèmes régionaux, ruraux et urbains. Toute entité régionale à des particularités qui ne sont pas semblables à une autre. Au lieu de construire des écoles, des unités de production, hôpitaux modernes et bien équipés en personnel et en matériel, on a vu construire des marchés ou des stades. C’est le cas à Owando et à Dolisie. La construction d’un aéroport à Ewo n’est pas une priorité pour les populations de la Cuvette-Ouest. La DGGT aurait dû consacrer ces crédits à des projets économiques ou sociaux qui sont prioritaires, susceptibles d’avoir des impacts positifs et moderniser le cadre de vie des Congolais. A-t-on quantifié le trafic qui se fera à l’aéroport d’Ewo ? Que va générer cet investissement d’autant plus que l’aéroport d’Ollombo se situe à moins de 150 km de route. Comment développer le tourisme au parc national d’Odzala en l’absence d’infrastructures routières et hôtelières ? D’autres effets néfastes sont :
Au Gabon, où ce concept de la municipalisation tournante a été inventé, le gouvernement du Président Omar Bongo-Ondimba consacrait une période de 4 années de travaux à chaque département avant d’y célébrer les festivités de l’indépendance. Au Congo-Brazzaville, malheureusement, la municipalisation accélérée se limite dans le temps (soit 9 mois) pour réaliser des ouvrages choisis par le gouvernement sans concertation avec les acteurs locaux.
Au Congo-Brazzaville, pour faire face à cette situation illustrant parfaitement la problématique du développement national, la dimension des problèmes économiques, sociaux et environnementaux doit être porté à son plus haut niveau de perception ouvrant des perspectives résolument nouvelles et fondamentales pour le redressement et la modernisation de notre pays.
L’association « Développer Autrement le Congo » réitère ses critiques sur la municipalisation accélérée qui est un frein à l’épanouissement du Congo. C’est ainsi que l’association « DAC » suggère la création d’une Agence Nationale de Développement Economique et d’Aménagement Territorial (ANDEAT) auprès du Ministère du Plan.
Promouvoir la création d’une Agence Nationale de Développement Economique et d’Aménagement du Territoire.
L’Agence Nationale de Développement Economique et d’Aménagement du Territoire serait un établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. L’ANDEAT serait administrée par un Conseil d’administration et gérée par un Directeur. Cette agence serait un organisme au plan national ou régional dotée de compétence assurant l’ingénierie territoriale (planification économique, création des zones d’activité économique, homologation des plans d’urbanisme…). L’ANDEAT devra :
L’association « DAC » estime que l’ANDEAT, pour tout nouveau projet, saura mener une réflexion pour comprendre le fonctionnement en fonction des problématiques économiques, environnementales, sociales et urbaines ou rurales posées, pour mieux les appréhender et élaborer ensuite un projet de construction ou de rénovation adapté répondant aux objectifs escomptés et offrant plus d’occasion d’épanouissement à la population congolaise afin que les villes et villages du Congo-Brazzaville puissent se développer en vertical avec des infrastructures dignes des villes modernes.
Cet article contient un résumé des données de Doing Business 2011 pour l´économie du Congo. Le tableau liste le classement général de la facilité de faire des affaires (sur 183 économies) ainsi que le classement selon chacun des indicateurs.
D'évidence tout est réuni pour que les économistes congolais se réjouissent, treize pays font pire que ce petit pays aux si grandes ressources naturelles. On peut constater dans les variations que si le pays conserve le même classement moyen, il n'a progressé dans aucun secteur alors qu'il a perdu des places dans plusieurs.
Il faut certainement indexer la théorie du complot à l'encontre de ce pays qui ne fait que des envieux.

RÉGION |
Afrique Sub-saharienne |
|
GROUPE DE REVENU |
Revenu moyen inférieur |
|
POPULATION |
3 683 182 |
|
PIB (US$) |
1 830,00 |
|
DOING BUSINESS 2011 CLASSEMENT |
DOING BUSINESS 2010 CLASSEMENT |
VARIATION DANS LE CLASSEMENT |
177 |
177 |
0 |
CLASSEMENTS PAR CATÉGORIE |
DB 2011 Classement |
DB 2010 Classement |
Variation dans le classement |
Création d’entreprise |
176 |
176 |
Aucun changement |
83 |
77 |
-6 |
|
133 |
126 |
-7 |
|
138 |
135 |
-3 |
|
154 |
153 |
-1 |
|
180 |
180 |
Aucun changement |
|
180 |
176 |
-4 |
|
158 |
158 |
Aucun changement |
|
128 |
127 |
-1 |
In moungalla.info le ministre blogueur ou blagueur, c'est au choix, nous fait (une fois de plus) des promesses.
J'ai vraiment cru en la sincérité de Thierry Moungalla. Je me suis colleté à de nombreux forumiers pour défendre son action. Je n'y crois plus. Comme on me l'avait prédit, TM est passé dans le clan de ceux qui profitent (CF la connexion du CHU et de l'université par VMAX pour la coquette somme de 700 millions de FCFA + les consommations, inutile si la FO est déployée). Dommage.
1 - On repousse une fois de plus. Après mars 2009, puis avril 2010 et la déclaration en janvier que le bateau chargé du survey était au travail, on parle désormais d'avant la fin de l'année, sans préciser quelle année, c'est plus sûr.
2 - Confirmation : sur le site réservé à la construction de la centrale terminale, pas l'ombre du moindre travail, pas même un panneau indicatif. Sans doute attend-on que les terriens vendent des parcelles et que des constructions s'érigent pour virer tout le monde.
L’ineffable P.E. Mampouya, ci-devant garde des sceaux du gouvernement de la diaspora[1], vient une fois de plus de sévir en envoyant à son énorme base d’adresses un torchon anonyme risquant de mettre en difficultés deux sociétés de sous-traitance pétrolière bien connues sur la place.
Quand, lors de la vague de dénationalisations de la fin des années 80, l’Etat met en vente GNCAC[2], l’entreprise est au bord du dépôt de bilan. Jean-Paul Belfils et un associé congolais[3], occulte mais dont le nom est tout de même cité dans le texte produit sur le net, s’en portent acquéreurs pour un franc symbolique.
En quelques années les deux hommes vont faire de GNCAC une société florissante au capital de 500 millions de FCFA avec un effectif de 350 personnes.
Il est bien rare qu’on acquière une entreprise pour ne pas la développer, mais d’après le texte en ligne, GNCAC serait une entreprise totalement incompétente qui ne doit son essor qu’à son pool de sous traitants qu’elle escroquerait, à ses accointances avec le pouvoir qui lui fait obtenir des contrats par complaisance et par la corruption active qu’elle pratiquerait à grande échelle.
Le contentieux
En Juillet 2008, GNCAC se voit attribuer par ENI-Congo un contrat important pour remplacer un pipe line. A la requête d’ENI, l’attributaire sous-traite les travaux, à STIO (Société de Tuyauterie Industrielle et Ouvrages)[4]. Le chantier, peut-être mal préparé par GNCAC cafouille, les travaux commencent avec un retard important. Le 4 décembre 2008, un des employés de GNCAC prend l’initiative personnelle de faire franchir une rivière à une pelle mécanique louée par STIO. L’opération réalisée en fin de journée de travail et sans le moindre respect d’une quelconque procédure vire au cauchemar, la barge bascule et l’engin se retrouve au fond de la rivière. Il faudra attendre jusqu’au 30 avril 2009 pour l’en retirer.
Il semblerait que GNCAC ait négligé de prendre les assurances qui lui étaient imposées contractuellement, mais l’entreprise dédommage le propriétaire de la pelle du prix de l’engin et de 40 millions de francs CFA pour le manque à gagner.
En toute logique, STIO facture à GNCAC son stand-by de quatre mois sur le site et c’est là que les choses s’enveniment. Refus catégorique de JP Belfils. S’ensuivent une série de séquestres sur les comptes de GNCAC, STIO et ENI Congo dont chacun se sort comme il le peut en faisant jouer sa zone d’influence.
Le 24 novembre, la Cour d’Appel de Pointe-Noire ordonne la main levée d’un séquestre de la somme de 177 millions de FCFA due à STIO. 60 millions sont libérés mais les 117 millions restants seraient toujours en possession du conseil de GNCAC, Me Sylvie Mouyeket.
L’affaire d’Etat
Le texte n’hésite pas à mouiller de très hautes personnalités de l’Etat :
« Jean-Paul BELFIS est adoubé par Denis SASSOU NGUESSO lui-même qui l’encourage à aller développer le nord du pays. [Nom de l’associé congolais] est dans la même loge maçonnique que notre ministre de la Justice Emmanuel YOKA l’un des facilitateurs le plus doué de sa génération. » [sic]
« Grâce à leurs parrains, ils obtiennent les marchés qu’ils se font payés rubis sur ongle par le trésor public avant le démarrage des travaux, charge à eux de trouvés des sous traitants qu’ils payent en monnaie de singe. Et pour les sous-traitant indélicats qui se pourvoient en justice pour se faire régler leurs factures, le frère Emmanuel YOKA veille ; il est chargé de les faire déboutés. (voilà qui explique la multitude des chantier à l’abandon dans le nord du pays). » [sic]
La direction de STIO, aux abois, a probablement rédigé ou commandité l’article[5]. Aujourd’hui, Bernard Barthe, son PDG est injoignable. Il n’a pas été vu au siège de son entreprise et ses collaborateurs n’ont reçu aucune nouvelle de lui.
ENI-Congo, comme les autres pétroliers, devrait se poser des questions sur les agissements de son fournisseur GNCAC ce qui devrait favoriser la concurrence et entrainer la baisse des activités de cette société.
Quand à STIO, elle aura perdu une grande partie de sa clientèle ; au pire...
Plus de 400 emplois sont désormais en péril.
Comme l’a montré l’affaire des mauriciens retenus au Congo pour avoir démasqué une escroquerie, il n’est pas bon ici de dénoncer les malversations en dépit des discours présidentiels appelant à la moralisation des affaires.
[1] Il est effrayant de voir une fois de plus l’incompétence juridique qu’affiche l’homme à travers la très large diffusion qu’il fait d’un texte qui n’aurait jamais dû sortir tant il est contestable, mal écrit et pernicieux.
[2] Gestion Nouvelle des Chantiers et Ateliers du Congo, entreprise issue de la nationalisation des chantiers navals "Les Ateliers et Chantiers de Pointe-Noire," filiale des chantiers de la Loire de Saint-Nazaire.
[3] Fonctionnaire de l’Etat Congolais
[4] 70 employés
[5] CF la première personne du pluriel utilisée dans cette phrase : « Des négociations ont été prises avec nos conseillers respectifs. »
Un article paru ce jour dans l'excellentissime organe de presse "Les Dépêches de Brazzaville" nous apprend que le guichet unique maritime dont on nous rabbat les oreilles depuis des années verra peut être le jour sous les auspices du non moins excellentissime Martin Aimé Parfait Coussoud-Mavoungou, ministre délégué à la marine marchande. Cette annonce nous avait déjà été faite par le passé comme le montrera la copie de l'article qu congopag.com avait dédié à la question fin 2008 et qui parlait, déjà, de serpent de mer, sous entendant que l'affaire n'était pas nouvelle..
Pourquoi celà marcherait-il mieux en 2012 ?
Mercredi 12 Octobre 2011 à 07:15:00
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(Congo-Brazza)
Au terme d'une visite de travail en Belgique, consacrée à la mise en place d'un Guichet unique maritime virtuel au Congo, le ministre délégué en charge de la Marine marchande, Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou, et les responsables du Bureau maritime international (BIMV), société adjudicataire du Guichet unique, ont annoncé leur intention de promouvoir cette coopération
Au cours de cette visite, les deux parties ont également évoqué les questions relatives au Code international pour la sécurité des navires et des installations portuaires (Code ISPS).
Le mois d'octobre 2011 étant la date butoir de validation des certificats de conformité, le ministre a également discuté avec les responsables du BIMV et a confirmé la date du 2 décembre 2011, en rade de Pointe-Noire, pour l'inauguration de la barge-école maritime destinée au personnel des gens de mer et off, conformément aux recommandations de la Convention STCW 78/95 révisée : cette barge-école appartient au centre de formation maritime BIMW-Pointe-Noire.
Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou a également élevé Hafedh Cherif, directeur général du BIMV, à la dignité de chevalier dans l'ordre du Mérite congolais, conformément au décret du 16 août 2011 portant élévation à titre exceptionnel et nomination à titre normal dans l'ordre du Mérite congolais.
Exprimant tout sa gratitude et son attachement à la République du Congo devant cette marque de considération, Hafedh Cherif a remercié ses amis qui représentent les hautes autorités du pays ainsi que le président Denis Sassou N'Guesso.
La cérémonie s'est déroulée à la chancellerie du Congo à Bruxelles en présence du ministre conseiller, chef de la chancellerie, Bruno Zinga, représentant l'ambassadeur Roger Julien Menga en mission de l'Union européenne/Acp à Bangui.
Guillaume Ondzé

NDLR : Serpent de mer, le guichet unique maritime vient d’être présenté en grandes pompes à Pointe-Noire. Combien de temps durera cette avancée significative vers la simplification des opérations d’importation et d’exportation des marchandises face au manque à gagner pour tous les parasites administratifs qui encombrent le secteur ?
Le prototype du système informatique du Guichet Unique Maritime (GUMAR) a été présenté à Pointe-Noire le 27 novembre dernier par la Société Bureau International Maritime (BIM) adjudicataire du marché en collaboration du Conseil Congolais des Chargeurs (CCC). Cette rencontre qui a connu la participation la famille portuaire, du commerce et des Douanes congolaises, a été placée sous le haut patronage du Ministre des Transports Maritimes et de la Marine Marchande , M. Aimé Parfait COUSSOUD MAVOUNGOU qui, a lancé par la même occasion la campagne de souscription des actions de la future société anonyme, devant gérer ce GUMAR.
Au cours de cette présentation, il a surtout été question d’un programme complexe et révolutionnaire, conçu en quatre phases dont la première débutera dès le premier trimestre 2009 et les autres s’en suivront. Programme qui à travers un système informatique, permet un importateur ou exportateur de commander sa marchandise, de se connecter avec le ministère du commerce pour sa licence d’agrément ainsi que les autres administrations comme les douanes congolaises et le Port autonome de Pointe-Noire sans se déplacer sinon par l’intermédiaire d’un guichet unique qui vous permet de tout faire.
C’est pourquoi la mise en place de ce guichet permettra de rendre attractive l’escale maritime de Pointe-Noire par la réduction des coûts et délais de passage portuaire ; de lever les obstacles et les barrières physiques et non physiques à la promotion des échanges extérieurs ; simplifier et harmoniser les documents et accélérer les procédures du commerce extérieur ; de réaliser des économies grâce à le dématérialisation des documents et des procédures ; promouvoir et sécuriser les recettes douanières ; et jeter les bases solides du commerce électronique.
Voilà un instrument qui nous permettra entre autres de pouvoir démontrer que certains coûts inhérents à l’activité peuvent être revus car, le gouvernement qui a pris l’engagement de réduire de certaines taxes pour soulager le panier de la ménagère, a dit le Ministre des Transports Maritimes qui a précisé que la volonté qui est la notre c’est que tout le monde apporte sa contribution afin la place maritime ne soit plus vu comme un mythe qui fait penser que le port de Pointe-Noire est le plus cher mais plutôt comme un système de réduction des coûts et délais de passage portuaire ; de simplification des procédures douanières et de sécurisation des recettes de l’Etat.
Poursuivant, il a laissé entendre que le gouvernement de la République a fait la démonstration de sa volonté politique de voir aboutir le GUMAR par son financement dans son intégralité. D’où, le Ministre interpelle chaque acteur de cette chaîne commerciale de pouvoir jouer correctement son rôle et sa mission qui lui sont dévolus pour ce programme aboutisse par l’exécution de toutes les étapes.
De son côté, le DG de CCC, M. Roch HOULAMY a dit : ce travail collectif et professionnel, qui a été développé grâce à l’utilisation des nouvelles technologies, de l’information et de la communication de BIM, qui a matérialisé nos propres exigences, déclinées sous forme de programme informatique. Ainsi ce geste du gouvernement nous met aujourd’hui devant des responsabilités pleines et entières qui interpellent chaque acteur pour sa mise en exécution.
Clôturant son propos, il a demandé au Ministre COUSOUD MAVOUNGOU d’être l’interprète de toute la famille portuaire auprès de gouvernement et du Chef de l’Etat pour leur traduire leur profonde gratitude quant au financement de ce projet qui, projettera le Congo dans la modernité des nouvelles technologies et contribuera à résoudre le problème de la flambée des prix sur les marchés tout en améliorant le niveau des recettes douanières.
Il sied de rappeler qu’il y a un peu plus d’an que quatre groupes ont été constitués avec l’appui d’un consultant pour l’élaboration d’un draft qui est devenu un cahier des charges du GUMAR. Ainsi, ce document, a servi de base au dossier d’appel d’offres international, lancé par la Délégation Général des Grands Travaux et dont le dépouillement a été remporté par la société Bureau International Maritime en sigle BIM, devenu l’adjudicataire.
Vidéo JTV Congo en date du 28/08/09
Commentaire : La réunion de la phase pratique du guichet unique maritime vient de se tenir à Pointe-Noire, cette réunion a été présidée par le Cher de projet GUMAR Eugène Rufin Bouya.

La campagne d'identification, lancée le 25 janvier à Brazzaville et qui s'achèvera le 25 juin, vise l'identification et la maîtrise du fichier des abonnés des sociétés de téléphonie mobile implantées en République du Congo. D'une durée de six mois, elle concerne les abonnés résidant au Congo ou à l'étranger et se déroulera dans les points d'identification prévus par les opérateurs.
Les abonnés devront présenter une pièce d'identité en cours de validité, notamment la carte nationale d
'identité, le passeport, le permis de conduire, la carte d'élève ou d'étudiant, la carte consulaire, la carte de résident. Pour les enfants mineurs, la signature d'un des parents avec une carte d'identité est obligatoire.
Pour ce qui concerne le parrainage pour les personnes ne disposant pas de pièces attestant leur identité, le parrain est tenu de faire enregistrer sa pièce en lieu et place de l'abonné. Par ailleurs, nul ne peut être parrain de plus de deux personnes.
Au cours des six prochains mois, des équipes vont sillonner tout le pays, afin de porter cette information jusque dans les zones les moins accessibles. Au bout de cette échéance, tous les abonnés qui ne se seront pas identifiés ne seront plus en mesure de communiquer et verront leur carte SIM désactivée.
«La campagne d'identification des abonnés est bénéfique pour la sécurité de chaque abonné. Cette opération à caractère coercitif pour tous les abonnés au téléphone mobile est d'une importance capitale pour la protection des citoyens contre les abus des personnes inciviques et mal intentionnées», a indiqué le directeur général de l'Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), Yves Castanou.
Nous avons rencontré le ministre Thierry Moungalla et le directeur de l'ARPCE Yves Castanou qui nos ont bine précisé que les seuls renseignements exigés dans le cadre de cette campagne d'identification sont le Nom, le prénom et l'adresse de l'abonné à l'exclusion de tout autre, bien que : pour des raisons marketing et commerciales évidentes, les opérateurs de téléphonie ont le droit de chercher à en savoir plus sur leurs clients ou abonnés (votre profession, vos préférences, vos habitudes, etc.) mais cela n'a rien à voir avec cette campagne d'identification des abonnés. Il n'y a donc aucune obligation légale pour l'abonné de renseigner son opérateur au delà de cer qui exigé par l'ARPCE.

Ne les remplissez que si vous ne craignez pas d'être envahis par des publicités ciblées car les opérateurs ne manqueront pas de commercialiser les fichiers auprès d'agences publicitaires. Ceci allant donc à contrario des motivations de préservation de l'intimité des abonnés prétexte à la campagne.
Nous en avons demandé confirmation à monsieur Castanou qui nous a répondu :
"Je suis intervenu à la télé plusieurs fois la semaine dernière pour éclaircir entre autre les petits points que vous évoquez.
Je vois que vous ne suivez pas la tele congolaise...
Suite a quelques plaintes ou feedback reçues de quelques abonnés qui se plaignaient des contraintes de souscription imposées par les opérateurs, j'ai convoqué les opérateurs pour leur rappeler ce que nous sommes convenus, a savoir les regles de bon sens a observer au cours de cette campagne.
Les info demandées pour ladite campagne sont bien officiellement les données de base (nom + adresse), rien d'autre.
Les opérateurs de téléphonie mobiles, pour des raisons marketing et commerciales (segmentation, etc.), ont le droit de chercher a en savoir plus sur leurs clients mais j'ai bien insisté (a la tele et la radio) sur le fait que lesdits clients ne sont pas obligés de remplir toutes les cases figurant sur les fiches d'identification, certainement pas!
Il faut relayer cette info auprès des abonnés pour qu'ils ne se laissent pas avoir ou contraindre a faire ce qui relèvent des initiatives "marketing" de la part des opérateurs.Dans tous les cas, je vous remercie d'avoir partagé avec moi ces observations que je prend bien sur en compte mais je tiens en même temps a vous rassurer (si possible) ou vous apporter qq éléments de réponses a vos préoccupations.
Merci (beaucoup) pour vos retours. Il y a un certain nombre d'anomalies ou d'erreurs que nous avons relevé depuis le lancement de cette campagne, et nous travaillons jour après jour, a leur résolution.
C'est clair qu'il ya encore bcp a faire et a corriger mais l'Arpce est a pied d'oeuvre aux cotes des opérateurs.
Voilà ce que je peux vous répondre vite fait sur les questions posées.
Je suis naturellement ouvert et disposé, pour discuter davantage sur le sujet.
Yves Castanou"
Faut-il partager l'optimisme affiché par les médias officiels ? Dès l'arrivée de la mission du FMI et de la BM à Brazzaville, "congo-siteportail.info" et "brazzaville-adiac.com" vendent la peau de l'ours à propos du cheval de bataille de Denis Sassou Nguesso.
Lisez l'article de congo-siteportail.info
Et celui des "Dépèches de Brazzaville"
Alors qu'elles ont expressément demandé à l'Etat de réduire son train de vie, comment les institutions internationales vont elles considérer les dépenses somptuaires de la campagne du candidat Sassou ?

Vous êtes industriel pharmaceutique et vous ne savez que faire de vos vaccins contre la grippe A ? Pas d’inquiétude, l’OMS se charge d’écouler vos stocks.
Un haut représentant du ministère de la Santé qui se fait piquer devant une flopée de médias pour lancer une campagne de vaccination contre la grippe A, on connaît. Sauf quand la scène se passe… au Togo, en avril, et se répète, cet été, en République centrafricaine et au Niger.
« Ce n’est pas parce qu’aucun cas de grippe A n’a été répertorié qu’il n’y en a pas eu », explique doctement Gregory Hartl, le porte-parole de l’OMS chargé des pandémies et épidémies. Selon lui, il suffit de se fier au cas de l’Afrique du Sud, dont le système de détection passe pour être le plus performant d’Afrique : plus de 12 000 cas et 93 décès y ont été enregistrés en décembre 2009. « Le virus ne s’arrête pas aux frontières ! » Certes.
L’Institut français de veille sanitaire, qui n’a produit aucun rapport sur l’évolution du H1N1 en Afrique, estime quant à lui qu’il est « difficile d’évaluer l’épidémie dans ces pays-là ». Précisément parce qu’« on n’a pas de boule de cristal », raille un membre d’une ONG française. Et le même de poursuivre : « Faut-il, face à un ennemi invisible, vacciner sans en évaluer la pertinence et en identifier les risques ? »
Un spécialiste des vaccinations concède que ces campagnes anti- H1N1 en Afrique ne sont « pas pertinentes du tout ». D’abord parce qu’il y a effectivement d’autres priorités, comme le paludisme ou encore la grave épidémie de rougeole qui a frappé un certain nombre de pays africains à la même période. Ensuite parce que le vaccin contre le H1N1 offre une protection de courte durée comparé à d’autres vaccins. Celui contre la rougeole, par exemple, dont une monodose protège le patient pendant dix ans.
Pis, ces campagnes ont mis au pied du mur les professionnels de la santé présents sur place. Rémunération du personnel chargé d’administrer les vaccins, conditionnement et transport des doses : tout cela a un coût. Selon l’OMS, les pays donateurs ont participé à des fonds pour la mise en œuvre de la vaccination. Et puis, « quand on a des dons disponibles, il faut bien les utiliser ». Imparable.
Souvenons-nous : en janvier 2010, la polémique enfle en France autour de la surévaluation des stocks de vaccins contre le H1N1. Roselyne Bachelotse retrouve avec des millions de doses sur les bras. Au même moment, selon la direction générale de la Santé, la France commence discrètement à livrer à l’OMS son surplus de vaccins. Nombreux sont les pays à l’imiter, comme les États-Unis. Dans la foulée, les firmes pharmaceutiques font un « geste ». Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline donne 50 millions de doses à la grande prêtresse de l’OMS, Margaret Chan. Sanofi Pasteur, Baxter et Novartis promettent également 10% de leur production. La plupart des vaccins contre le H1N1 étant périmés à la fin 2010, c’est ça ou la poubelle !
Chloé Demoulin
C’est de notoriété publique ! La dépendance monétaire des Etats africains à l’égard de la France, est un obstacle de taille à tout décollage économique des pays africains membres de la Zone Franc. La littérature sur ce sujet, pourtant abondante dans le registre des lamentations, l’est moins dans la crédibilité des propositions relatives à une souveraineté monétaire. Habitués à se morfondre devant un outil de domination bien identifié, conçu par l’ex-colonisateur pour ses intérêts, les Africains n’ont jamais su, ni voulu prendre leurs responsabilités, pour envisager une déconnexion monétaire.
Je me garderai, ici, de m’étaler sur les mécanismes du compte d’opérations, à travers lesquels 50% des avoirs extérieurs des Etats membres sont déposés sur ce compte, ouvert au trésor public français et que la France a toujours utilisé à sa guise. Un véritable joug financier qui ne dit pas son nom auquel sont soumis ces Etats, avec discipline.
Au-delà des persistantes rumeurs sur une autre dévaluation du Fcfa, qui viennent une fois de plus assombrir le ciel de ces Etats membres, il est grand temps de regarder l’avenir avec responsabilité, mais surtout de poser les jalons d’une véritable indépendance monétaire.
Depuis l’indépendance politique au début des années soixante, les dirigeants africains n’ont pas mieux perçu l’importance de l’outil monétaire dans le développement économique d’un pays. Ils ont une conception restrictive de la monnaie comme instrument de transaction, alors que la monnaie a d’autres fonctions.
La disposition d’un instrument monétaire permet à un Etat de mettre en œuvre une politique économique efficace, vecteur d’un progrès économique et social. Bien évidemment, à condition de ne pas en faire un usage abusif et inconsidéré (Cas des expériences maliennes et guinéennes qui furent un fiasco), mais plutôt une utilisation intelligente et adaptée avec toutes les rigueurs possibles. De même, une gestion monétaire souveraine offre à un Etat les moyens de développer une politique de crédits et de rationalisation de l’appareil productif conformément aux besoins de l’économie.
Voici comment s’opèrerait cette indépendance monétaire, qui permettrait aux économies africaines de se soustraire des contraintes engendrées par « le malthusianisme monétaire » de la zone franc. Ce qui permettrait un véritable financement de l’économie, tout en observant les règles de base de l’émission monétaire et les équilibres macro-économiques. Des pistes modestes certes, mais qui permettraient déjà d’effectuer un bond décisif dans la gestion souveraine de la monnaie.
Nonobstant les difficultés que connaît la zone monétaire Euro actuellement ; au regard des grandes tendances mondiales, l’heure n’est plus à une tendance isolée dans l’aventure, c’est-à-dire à une « balkanisation » qui ne pourrait que retarder, voire entraver le développement économique et l’intégration régionale, mais plutôt à une coopération.
La longue expérience de gestion commune de la monnaie par les Africains au sein d’une même zone monétaire, a créé des réseaux de solidarité monétaires qui seraient, somme toute, le point d’appui pour la promotion de la souveraineté monétaire en instituant une zone monétaire débarrassée de la gestion tutélaire de la France. Et les règles de fonctionnement de la zone monétaire ainsi créée, prendront cette fois-ci en compte, les besoins de nos économies.
D’abord, les pays membres instaureront d’emblée un contrôle de change rigoureux pour empêcher l’évasion des capitaux préjudiciable à l’économie par la ponction importante réalisée sur l’épargne intérieure.
Chaque Etat membre adopterait alors une réforme des institutions financières et bancaires locales en vue de mobiliser l’épargne. Un véritable plan de réhabilitations des circuits économiques, financières et bancaires sera envisagé, afin de drainer vers le circuit financier officiel, la masse très importante d’épargne qui circule dans les circuits informels et représente un manque à gagner pour l’Etat. La plupart des banques de développement étant fermées, il y a un engouement pour les tontines, basées sur la confiance mutuelle et régulées par la pression sociale.
Ensuite, on instituerait un renforcement de la coordination économique et monétaire entre les Etats membres, une harmonisation des législations sociales et des affaires sera incontournable. On centraliserait ainsi des réserves internationales dans un Fonds Monétaire Africain. L’utilisation des avoirs sera soumise à une procédure rigoureuse et à une surveillance commune afin d’éviter de répéter les erreurs de la Guinée et du Mali.
Puisque la balance des paiements de nos pays est mise à mal par l’importation des biens de consommation de luxe, on pourrait envisager une taxe de 100% de ce type de produits. Pour preuve, avec une consommation de 151 000 bouteilles en 2010, le Congo a battu un autre record de médiocrité de 5econsommateur de champagne en Afrique. Une consommation superflue !
Enfin, comme les matières premières font l’objet d’une cotation, la future monnaie commune africaine sera rattachée à un panier de matières premières telles que l’or, l’uranium, le pétrole, le café, le cacao, etc., ou à quelques unes des pierres précieuses que les pays africains entrant dans l’union exportent. Compte tenu des variations de cours de ces produits, une procédure de révision périodique de la composition du panier devra être envisagée.
Voilà des pistes non exhaustives, mais réalistes pour arriver à une déconnexion monétaire, pourvu que ces pays candidats procèdent avant tout à des plans d’assainissement économique et financier.
En somme, on ne peut naïvement s'accommoder d'un avilissement général ni à des faux diagnostics du genre : les Africains n’y peuvent rien, nous n’avons pas les moyens, la Françafrique etc. on serait pour longtemps loin, mais alors très loin, mais surtout à mille lieues des solutions. Le temps de la mise en cause des mécanismes de spoliation classique mais « légale » de nos pays est révolu. Il devient urgent de démanteler cet asservissement financier qui se cache sous ces cyniques falbalas d’un autre âge.
Djess dia Moungouansi
La plume indépendante su service du peuple
Membre du Cercle de Réflexion « LA RUPTURE »
Le projet d’extension de l’hôtel Azur de Pointe-Noire bénéficiera d’un appui financier de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), évalué à 1,5 milliard de francs CFA. Ce prêt a été approuvé récemment lors du conseil d’administration de la BDEAC tenu à Douala (Cameroun).
Il permettra de soutenir les travaux d’extension de l’hôtel Azur qui prévoient l’agrandissement de la capacité d’accueil, l’équipement et d’autres opérations connexes.
Situé à quelques encablures de la côte sauvage, L’hôtel Azur situé sur la côte Sauvage est en voie d’extension et de rénovation depuis environ trois ans. Cet établissement est le propriété de l’honorable Micheline Potignon Ngondo, élue de l’arrondissement 1 de Pointe-Noire rattachée à la majorité présidentielle. Madame Potignon est aussi la propriétaire du Migitel, du restaurant l’Abri Côtier, de l’Espace Culturel Mbongui et de nombreux autres biens mobiliers et immobiliers.
On le savait : on ne prête qu’aux riches…
Tout en fissurant les vieux piliers de nos certitudes, patiemment échafaudés par les stipendiés du « Chemin d’Avenir », je viens une fois de plus nous dessiller sur l’euphorie née de la croissance annuelle du taux de Produit intérieur Brut (PIB) de notre pays. Ce taux de croissance du PIB qui s’élevait à 10.20% en 2010 et même à 8.4% attendue pour 2011(1), n’est pas un exploit du gouvernement congolais, d’autant que, n’importe quel piètre dirigeant, pour un pays nanti comme le Congo, pouvait au minimum réaliser de telles « performances ». Dont acte !
Ces taux de croissance anormalement élevés, que les autorités congolaises, arborent en bandoulière comme un trophée, pour camoufler leur insigne impéritie à conduire le pays vers la modernité, ne sont en réalité qu’une poudre aux yeux. Une véritable escroquerie politique, puisqu’ils ne sont pas le fruit d’une dynamique entrepreneuriale ayant des effets d’entraînements sur les secteurs essentiels de l’économie. Une telle dynamique serait le fruit des politiques économiques rigoureuses, engagées par des gouvernants, soucieux d’une croissance saine, stimulée par l’expansion d’industries de petite ou de moyenne taille, à haute intensité de main-d’œuvre. Le dynamisme de ces dernières à travers le tissu industriel du pays, reflet d’une gestion efficace et transparente, pourrait attirer les investissements étrangers. A défaut d’une croissance économique vertueuse, les taux de croissance congolais, sont dus pour l’essentiel, à la valorisation de la rente pétrolière qui constitue 80 % des recettes d’exportation et contribue à hauteur de 70% dans le PIB. Du reste, cette croissance appelée « Croissance incursive » est pauvre en création d’emplois, mais surtout inappropriée pour la mise en oeuvre de stratégies de réduction de la pauvreté (SRP). Mal gérée, elle peut même être contre-productive.
Les effets positifs induits par la croissance d'un PIB sur l'économie d'un pays, dépendent non seulement de sa structure, mais également des relais sur le terrain. Toute économie a ses fondements réels en grande partie assis sur la culture même du peuple. Le système socio-productif n'étant que le reflet des habitudes de consommation et de production; du système des valeurs et des anticipations sur l'avenir (déterminant pour l'épargne). En ce sens, une Stratégie de réduction de la pauvreté (SRP) taillée ou transposée d'une réalité culturelle à une autre peut tout de suite présenter ses limites. Notons d’ailleurs que, la richesse générée par 10% de taux de croissance au Mozambique n'est plus entraînée que par 0.08% de croissance en Corée du Sud et 0.008% au Japon. Et les richesses créées par 10% de taux de croissance au Congo seront les mêmes que celles créées par 0.0079% de croissance en France.
Dormant ainsi sur les lauriers de cette croissance, notre pays a fini par cultiver, de façon inconsciente, des impedimenta d’ordre politique et économique. Au total, « l’indice de pauvreté multidimensionnelle » (IPM), cet indicateur qui prend en compte, non seulement des paramètres monétaires, mais aussi des déprivations (privation d’une chose à laquelle on avait droit auparavant) auxquelles sont confrontés les pauvres, indique clairement qu’en dépit d’une explosion des recettes pétrolières ces dix dernières années, les Congolais vivaient mieux dans les années 70 qu’aujourd’hui. D’ailleurs, mis à part le clan des tenants du pouvoir qui se vautre dans la rente pétrolière, on ne peut plus occulter cette pauvreté tenace, agressive et, presque structurelle qui s'est obstinément installée sur toute l'étendue du territoire national à tel point que 75 % de la population congolaise vivrait désormais dans une extrême pauvreté.
Sous les apparences d’une manne tombée du ciel, la « richesse » créée par la rente devient une source majeure d’incitation à la corruption, qui s’érige à son tour en obstacle au développement entrepreneurial, source de croissance durable, mais aussi à la redistribution et à une gouvernance démocratique. L’illusion de richesse induite par la rente et son accumulation devient une fin en soi et finit par exacerber les espoirs des plus démunis et installer ad vitam, une dysharmonie sociale.
« La municipalisation accélérée », qui est un véritable monstre à mille têtes, s’inscrit dans la logique de redistribution de la rente, où seuls les prédateurs du clan de la mafia d’Oyo sont conviés. Le temps d’une saison, ils se transforment en Opérateurs économiques pour la conquête des contrats obtenus sans appel d’offre et qu’ils n’honoreront jamais. On ne s’improvise pas Chef d’entreprise dans un environnement où l’incompétence et l’avidité sont promues en vertu. Avec la bénédiction tacite de leur parrain, ils se partagent à qui mieux-mieux, la manne pétrolière. L’immense courtisanerie qui entoure Sassou ne sera jamais inquiétée, tant les ficelles sont forcément tirées par une justice godillot (2).
Par conséquent, l’urgence serait de neutraliser les distorsions structurelles causées par le syndrome hollandais (3), de telle sorte que la croissance dopée par le secteur générateur de la rente stimule le développement des secteurs dynamiques (industrie et agriculture), créateurs d’emplois et de valeur ajoutée. Il faudra donc, surclasser l’excédent des recettes de la rente dans les secteurs économiques productifs qui valorisent la division du travail et donc la productivité à long terme. Or, c’est tout le contraire qui se produit au Congo. Ce syndrome ne favorise pas le développement du secteur privé hors pétrole qui ne représente que 10% du PIB. Très avisés, le Brésil et le Mexique entre 1930 et 1980, avaient réussi à établir des fonds de richesse souverains et à investir l’excédent dans les dépenses collectives (éducation, santé, infrastructure). En fin de compte, il y eut une hausse de la productivité et des salaires réels moyens dans les secteurs agricole et industriel avec comme corollaire, une réduction progressive et soutenue de la pauvreté.
Quelles leçons peut-on tirer de ces réflexions ? Une stratégie de réduction de la pauvreté axée sur la promotion d’une croissance stimulée par la valorisation d’une rente soumise aux aléas conjoncturels ne peut venir à bout d’un phénomène aussi complexe qu’est l’émancipation de l’être humain, vu sous toutes ses dimensions. Les entraves d’ordre politique et économique, insidieusement induites par cette croissance mystificatrice, expliquent le taux de chômage effrayant de plus de 50% chez les jeunes diplômés notamment, car, les faits nous le démontrent chaque jour sur le terrain ; notre pays est à un stade précapitaliste où le contrôle de l’appareil étatique est une condition nécessaire à l’appropriation du surplus économique et réciproquement. Pour assouvir des desseins d’accaparement de cette rente, des outils idoines comme la SNPC ont été inventés. De même, le caractère aléatoire de cette croissance, inhiberait d’une part, toute perspective d’amélioration de revenu des pauvres par rapport à celui de ceux qui profitent de la rente et, d’autre part, la précarité de revenu induit celle du bien-être en termes de volume de biens et de services qu’ils pourraient se procurer.
Ce sont les hommes qui font l’histoire, mais l’idiosyncrasie de chaque histoire dépend de la qualité des hommes qui la font. Des histoires et des peuples divers, mais les aspirations au bien-être sont transversales à tous les peuples. Là où les uns réussissent, les autres le peuvent aussi. Le devoir, la volonté, l’ambition et même le mandat confié par son peuple, sont les moteurs du succès. Pour ces raisons, avec l’afflux massif des capitaux, les Hollandais et les suédois avaient pu relever le double défi : une accumulation productive interne atténuant la pauvreté d’une part, et le développement d’un avantage comparatif permettant l’insertion dans la compétition internationale, d’autre part. Plutôt que de surfer sur cette croissance trompeuse, les autorités congolaises devraient se dégriser des recettes pétrolières, et réussir à lever une aube sereine pleine d’espérances, afin d’honorer le contrat tacite qui les lie au citoyen.
(1)Perspectives Economiques en Afrique
(2) Lire à ce propos le rapport de la C.n.l.c.c.f
(3) Pour approfondir la question Voir la 4e plaie du système SASSOU
Djess dia Moungouansi
« La plume libre au service du peuple »
- Membre du cercle de Réflexion La Rupture
- Expert Financier auprès du cabinet MIQ
De nombreux dirigeants et intellectuels africains blâment la mondialisation pour nombre des maux du continent. Mais l’Afrique est-elle vraiment mondialisée ? Dans cet article que nous vous proposons aujourd’hui, Emmanuel Martin, analyste sur www.unmondelibre.org, montre dans une analyse bien documentée, comment la mondialisation est un faux prétexte utilisé par les dirigeants africains afin de se dédouaner de leurs responsabilités. L’auteur soutient que si les multinationales sont en partie responsables à cause de leurs pratiques de corruption, il n’en demeure pas moins que c’est le manque de mondialisation, d’ouverture et d’intégration du continent africain dans l’économie mondiale qui est responsable des maux de l’Afrique.
Il est commun chez de nombreux dirigeants et intellectuels africains de blâmer la mondialisation pour nombre des maux du continent. Le raisonnement s’apparente très souvent au suivant : en partant de l’assertion, assez vraie, que quelques multinationales font « un peu ce qu’elles veulent » en Afrique, on en infère que la mondialisation est la cause du sous-développement africain.
Il ne fait aucun doute que certaines multinationales peuvent souvent exercer une espèce de monopole, s’acoquiner avec un pouvoir corrompu - notamment dans le secteur de l’exploitation des hydrocarbures, et ne sont pas disposées à rendre leur activité transparente. Pour conserver des contrats publics, elles doivent payer. Elles nourrissent ainsi une corruption au sommet d’États qui ne respectent pas l’état de droit, aidant à maintenir au pouvoir des régimes peu reluisants et suscitant le ressentiment légitime des populations. Pour autant est-ce là de la « mondialisation » ? La mondialisation c’est en réalité l’ouverture, la concurrence, les échanges libres, la liberté de mouvement et les opportunités. C’est bien le contraire du monopole de quelques multinationales.
Par ailleurs, arguer que la mondialisation exploite l’Afrique suppose qu’une partie considérable des capitaux internationaux s’y jettent pour « profiter » du continent. Or, que révèlent les chiffres ? La CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce Et le Développement) indique que le stock d’Investissements directs étrangers (IDE) dans toute l’Afrique en 2008 équivaut à … 3,42% des IDE dans le monde : presque moitié moins que la destination France à elle seule ! Si ces chiffres indiquent quelque chose, c’est que l’investissement international ne se dirige pas assez vers l’Afrique. L’Afrique n’est en réalité pas véritablement mondialisée.
Certains s’en réjouissent et mettent, de manière assez paradoxale d'ailleurs, bien des maux de l’Afrique sur le dos de la mondialisation. Ils déclarent que les Africains ne sont de toutes façons pas prêts pour la mondialisation : ces derniers n’auraient « pas l’esprit du commerce » ! Quelle ironie : les racines historiques de l’Afrique sont celles d’un vaste marché libre ; les routes d’Afrique forment souvent un grand marché courant sur des kilomètres. A Treichville à Abidjan, un exemple parmi tant d’autres, il est impossible pour un étranger de se balader sans se faire aborder par des jeunes changeurs des rues, qui se comportent en véritables entrepreneurs. Cette idée – fausse - que les Africains n’ont pas l’esprit du commerce est en réalité véhiculée par une classe de bureaucrates africains – quand ce ne sont pas des professeurs d’économie (!) qui distillent ce complexe d’infériorité dans l’esprit des étudiants - légitimant ainsi un État soi-disant protecteur … et la bureaucratie qui va avec.
En réalité en Afrique l’État et sa bureaucratie sont plus étouffeurs que protecteurs. Les entrepreneurs ne peuvent pas librement y faire prospérer leurs affaires et ainsi initier comme ailleurs le développement économique de leur nation. Il suffit pour s’en convaincre d’ouvrir le dernier rapport « Doing Business ». En Afrique sub-saharienne lancer une entreprise officiellement coûte 100 % du revenu annuel par tête. Un permis de construire ? Près de … 2000 % du revenu par tête : 20 ans de revenus. En Côte d’Ivoire il faudra attendre près de deux ans pour avoir ce permis… Voilà pourquoi la plupart des gens entreprenants sont forcés d’évoluer sur les marchés informels du fait de réglementations irrationnelles. Cette informalité forcée empêche le développement économique : les entreprises ne peuvent pas croître dans l’informel.
Ce n’est donc pas un hasard si en Afrique la mondialisation ne profite pour l'instant qu'aux riches et aux « gros » : dans un tel système, évidemment il n'y a que les grosses entreprises, souvent internationales, qui sont capables de payer de tels coûts. Elles peuvent ainsi donner l’impression de faire parfois « ce qu’elles veulent ». Les gens modestes sont exclus par définition par les règles bureaucratiques, et se trouvent donc dans l'impossibilité de faire des affaires sur une base officielle. Or, nombreux sont les Africains modestes qui voudraient bien pouvoir avoir leur entreprise formelle justement, et peut-être profiter - enfin ! - de la mondialisation et de ses marchés. Mais pour l’instant, on ne leur permet pas vraiment. D’où les chiffres : les exportations de marchandises et de services d’Afrique représentent respectivement 2,87% et 2,52% des exportations correspondantes au niveau mondial.
Point important : les organisations internationales ont-elles une part de responsabilité dans les maux de l’Afrique ? Elles sont en effet très souvent synonymes, dans les mentalités, de « mondialisation » parce qu’elles en ont fait la promotion depuis les années 80, bien qu’elles ne soient pas la mondialisation elle-même (et très souvent d’ailleurs, pas si « libérales » que ça.) Il est vrai que les institutions de Washington, et notamment le Fonds Monétaire International, ont demandé par le passé des réformes dans le sens de la libéralisation et de politiques budgétaires restrictives. L’idée était que le secteur privé prenne la relève. Malheureusement l’erreur a été que ces réformes du FMI ne pouvaient justement aboutir à rien sans les réformes de fond complémentaires, en amont, se concentrant sur la facilitation des affaires. En réalité le travail n’avait été fait, en quelque sorte, qu’à moitié.
Il ne faut donc pas se lamenter de la mondialisation, mais au contraire du manque de mondialisation en Afrique. S'il y en avait « plus », il y aurait plus de concurrence, plus d'entreprises locales, plus de richesses produites et partagées. Cela suppose libérer les énergies et dynamiques africaines qui ne demandent qu’à s’épanouir en dehors de l’informel, par un climat plus propice aux affaires. Les africains ont besoin de plus de mondialisation, pas de moins.
Emmanuel Martin est analyste sur www.UnMondeLibre.org.
Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org
Mine de Twangiza à l'est du Congo, 2011. REUTERS/STRNew
Filiale de l’australien Equatorial Ressources, la société Congo Mining qui devra exploiter à partir de 2013 le gisement de fer de Mayoko Moussondji dans le département du Niari, au Congo-Brazzaville, envisage d’utiliser l’ancienne voie ferrée de la société Comilog jusqu’au port de Pointe-Noire pour l’évacuation de son minerai. L’annonce de cette intention a été faite en août dernier au gouvernement congolais par John Welborn, le directeur général de cette entreprise.
Congo Mining propose ainsi au Chemin de fer Congo océan(CFCO), gestionnaire de cette infrastructure, un contrat commercial d’exploitation avec remise en l’état de cette voie ferrée abandonnée depuis que la Comilog évacue son manganèse par le Gabon. Un contrat qui s’accompagne de l’acquisition d’un parc de matériel roulant (wagons et locomotives) pour un montant estimé à 274,5 millions d'euros. Mais aussi de la construction d’un nouveau quai à usages multiples au port de Pointe-Noire pour un investissement d’environ 172,3 millions d'euros.
Ces installations seront disponibles pour d’autres utilisateurs qui pourront être des sociétés minières ou de l’industrie du bois installées dans les contrées que traverse cette voie. En contrepartie, le CFCO recevra des redevances d’accès ferroviaires. La réhabilitation de cette voie avec réouverture des gares permettra surtout à Congo Mining d’envisager un trafic de 9 trains par jour pour transporter quelque 5 millions de tonnes de fer par an.
Avec des réserves de fer estimées à 2,6 millions de tonnes exploitables sur près d’un siècle, DMC Iron, une autre société à capitaux australiens qui devra exploiter le permis voisin de Mayoko Lekoumou, n’a pas encore réagi à cette offre de partage des infrastructures. Selon un officiel proche de ce dossier,
«entre Australiens, ils finiront par se comprendre et s’entendre sur cette offre qui est une opportunité pour ces miniers. Leur problème est surtout de ne pas laisser aux Français la gestion du corridor d’évacuation de leurs minerais».
Une opportunité que ne veut pas saisir Mining Project Development Congo (MPD Congo), filiale du Suisse Xstrata, qui envisage de construire son propre chemin de fer de 350 km entre Zanaga, dans le département de la Lekoumou, et Madingou-Kayes, près de Pointe-Noire, où elle compte creuser un nouveau port. MPD Congo devra exploiter à partir de 2016 quelque 45 millions de tonnes de minerai de fer concentré par an.
Autre constructeur d’infrastructures, Congo Iron qui exploitera le minerai de fer du mont Nabemba dans le département de la Sangha (nord). Cette filiale de l’australienne Sundance Resources, qui compte démarrer sa phase d’exploitation en 2014, prévoit de construire 70 km de voie ferrée pour relier ce site à l’exploitation de la mine de fer de Mbalam, située de l’autre coté de la frontière, auCameroun. Dans ce pays, la filiale locale de Sundance construit un chemin de fer de 510 km pour l’évacuation de son fer à Kribi (sud Cameroun) où un port en eau profonde est en construction.
Jean Clotaire Hymboud
in SlateAfrique
Cet article a d'abord été publié sur Marchés Tropicaux et Méditerranéens.

Le Congo possède à l’heure actuelle deux lignes de chemin de fer.
La première, et la plus connue est le CFCO dont la construction dans les années trente fut à la fois un exploit technique et un effroyable drame humain, puisque près de 20 000 hommes y trouvèrent la mort.
La seconde provient d’une initiative privée.C’est la ligne COMILOG, construite dans les années cinquante pour permettre l’exportation du minerai de manganèse gabonais.
Ce dernier ouvrage, presque abandonné depuis 1991 est sur le point de retrouver son lustre passé en raison de la mise en exploitation par deux sociétés distinctes de gisements de minerai de fer à proximité immédiate de la petite localité de Mayoko sise sur son tracé.
En 1954, la société franco-américaine COMILOG (Compagnie Minière de l'Ogooué), fondée l'année précédente, débute l'exploitation minière du manganèse sur le site gabonais de Moanda. Le gisement est profondément enchâssé dans la forêt tropicale, l'exportation du minerai pose un gros problème. La voie d’évacuation la plus proche est le chemin de fer Congo-Océan, distant de plus de 300km à travers un terrain difficile sur plus de la moitié de son développement.
George Perrineau (1912-1994 Ancien élève de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole des Mines de Paris. Photo) est chargé de concevoir et construire un moyen de transport entre la mine et le CFCO.
La mine ouvre en 1957, le téléphérique est inauguré en 1959, le lien est achevé lorsque la branche ferroviaire, longue de 285 Km, est mise en service en 1962.
Le gouvernement gabonais souhaite maîtriser l’expédition de son minerai en conservant le transport sur son propre territoire et son embarquement au port d’Owando qui jouxte Libreville. En 1987, le chemin de fer Transgabonais est achevé. Il passe à Moanda à son PK619, c’est plus long mais le gabarit international de cette ligne la rend moins sujette aux déraillements que le CFCO qui est à voie métrique.
Le 5 septembre 1991, un train de marchandises composé de wagons, propriété du CFCO et tracté par une locomotive propriété de la COMILOG, entre en collision avec un train de voyageurs en gare de Mvoungouti. Le très lourd bilan de cet accident, 100 morts et 300 blessés est l’élément déclencheur de l’abandon par la COMILOG de sa solution congolaise.
L’ensemble des installations de l’entreprise au Congo sont abandonnées. Le téléphérique, les dispositifs très importants de Mbinda, de Makabana et Pointe-Noire sont désaffectés entraînant de très nombreux licenciements dont le contentieux n’est à ce jour toujours pas réglé. Seule la ligne de chemin de fer et son matériel passent sous gestion CFCO avant d’y être intégrés (du moins ce qui en reste) au début des années 2000.

A l’heure actuelle la ligne ne sert guère qu’à l’entreprise forestière FORALAC et à un trafic voyageur très restreint avec un train mixte (voyageurs et fret) par semaine, montée le mardi en une dizaine d’heures de Mont-Bello à Mbinda, et descente le mercredi. Mais, la mise en exploitation, prévue pour 2013 d’un très important gisement de fer à Mayoko en deux permis distincts détenus par DMC d’une part et Congo Mining d’autre part devrait rendre vie a cette ligne, en assurer la modernisation et l’entretien ainsi que fournir un grand nombre d’emplois à ces régions sinistrées.
par Guillaume Duhamel, Jeudi 23 septembre 2010 (in zegreenweb.com)
Tel est désormais l’avis de son controversé président Denis Sassou-Nguesso, à qui il n’est toutefois pas scandaleux de reprocher, dans la mesure où il est revenu à la tête de l’État en 1997 après avoir occupé une première fois la fonction suprême de 1979 à 1992, d’avoir été long à la détente.
Des années de passivité voire d’aveuglement et d’irresponsabilité environnementale de tous les acteurs ont débouché sur une situation qui n’est aujourd’hui plus tenable. La promulgation très probable d’une nouvelle loi contre le très lucratif commerce illégal du bois, laquelle doit préalablement (et incessamment) être soumise aux gouvernements des États membres de l’Union Européenne (UE), pourrait cependant marquer la fin d’une ère dévastatrice pour le deuxième poumon « vert » de la planète. Trois mois après la signature d’un accord tripartite entre le Conseil européen, la Commission européenne et le Parlement européen, il y a quoi qu’il en soit quelque matière à espérer que l’avenir à moyen terme ne consiste pas – ou plus – en un sacrifice systématique des intérêts écologiques au profit de leurs pendants financiers.
En déplacement au Congo Brazzaville début juin, l’actrice et militante deGreenpeace Marion Cotillard a pu voir de ses propres yeux l’état déplorable d’un écosystème qu’elle a à juste titre qualifié d’« extraordinaire ». La Bérézina écologique n’est bien sûr pas davantage ignorée sur place mais, quand bien même elles ne disposent pas des moyens budgétaires et logistiques suffisants pour reverdir seules ce qui doit l’être, les autorités du pays ont jusque là surtout brillé par leur impuissance.
« Un crime contre le patrimoine génétique de notre planète »
À bientôt soixante-sept ans, M. Sassou-Nguesso semble néanmoins avoir pris conscience de l’importance des enjeux et à présent disposé à s’associer pleinement à la mobilisation conjointe des institutions européennes et des défenseurs de l’environnement. Dans une tribune parue dans Le Figaro le 13 septembre dernier, le chef de l’exécutif congolais a ainsi lancé « un appel solennel pour que les trois grands bassins -Amazonie, Bornéo, Congo – initient le mouvement en réunissant un sommet de la forêt tropicale». Et d’appuyer l’idée d’une alliance internationale contre la déforestation, déjà discutée à plusieurs reprises cette année dans le cadre des sommets de Paris et d’Oslo mais dont il reste à définir les fondements.
Le despotique pilier de la Françafrique et fervent défenseur de l’industrie pétrolière « Sassou » s’est-il découvert une conscience écologique, comme l’avait déjà laissé penser la publication peu avant le Sommet international sur le Climat de Copenhague de son livre L’Afrique : enjeu de la planète ? Il a en tout cas assimilé le déboisement des forêts tropicales à « un crime contre le patrimoine génétique de notre planète » - des mots empreints d’une véhémence aussi légitime qu’inhabituelle chez lui – et livré sa version des faits. « Si les hommes réduisent l’espace de la forêt, c’est parce qu’ils ont faim, qu’ils manquent cruellement de terres, qu’ils sont privés de techniques agricoles », analyse le président congolais.
70 % des forêts du continent noir pourraient disparaître d’ici à la fin du siècle
« Il faut faire de la forêt une activité économique durable pour qu’elle puisse constituer une ressource pérenne pour ces hommes, ces femmes et ces enfants qui vivent dans la forêt et donc de la forêt », a-t-il également plaidé. Ses détracteurs estimeront qu’il s’agit là d’un voeu pieux, voire d’une forme de greenwashingpolitique.
De l’avis de l’entreprise publique britannique Alternative Carbon, la proposition innovante de M. Sassou-Nguesso va cependant au-delà des ambitions actuelles de la communauté internationale, et le fait est qu’elle mériterait d’être examinée, ne serait-ce que parce que la déforestation concerne le Congo Brazzaville au premier chef.
Des scientifiques de l’Université de Stanford (Californie) ont quant à eux rédigé une étude consacrée aux effets du réchauffement climatique sur la biodiversité. Selon ces experts, il ne restera plus à l’horizon 2100 que 30 % des forêts tropicales en Afrique si rien n’est entrepris pour enfin les protéger. De 55 à 82 % des espèces animales et végétales établies dans ces zones pourraient par ailleurs disparaître d’ici à la fin du siècle.
Le temps est venu de « changer d’horizon et de rythme dans la défense et la mise en valeur de la forêt tropicale », considère lucidement le président congolais.L’heure est trop grave pour regarder dans le rétroviseur, fustiger les errements passés et ne pas tenir compte de toutes les réflexions.
Servie par une volonté politique indéfectible et mondiale, la lutte contre la déforestation peut devenir efficace sur la durée. Personne ne peut reprocher aux dirigeants qui la réclament de croire qu’il n’est peut-être pas trop tard pour mieux faire.
Sale coup pour les gouvernants des pays producteurs de pétrole africains. Le gouvernement nigérian prévoit de transférer 10% de ses parts dans les coentreprises pétrolières aux habitants de la province du delta du Niger, afin de tenter d'apaiser la rébellion qui touche depuis des années la production dans cette région du sud, affirme lundi le Financial Times. Si l'annonce est confirmée, c'est un grand coup que viennent de marquer les militants du MEND qui jusque là menaçaient d'une reprise de leurs attaques des installations pétrolières nigérianes.
On sait qu'au Congo, les Kouilois réclament aussi des retombées financières sur le pétrole extrait de leur sol et ce ne sont pas les seuls sur le continent. Ce précédent va certainement embarrasser bien des dirigeants. Espérons que l'exemple du Mouvement pour l'Emancipation du Delta du Niger ne fera pas tache d'huile et que de nouvelles rébellions ne seront pas nécessaires pour obtenir un partage plus équitable.
2009-10-19 16:49:41 | AFP
Le gouvernement nigérian prévoit de transférer 10% de ses parts dans les coentreprises pétrolières aux habitants de la province du delta du Niger, afin de tenter d'apaiser la rébellion qui touche depuis des années la production dans cette région du sud, affirme lundi le Financial Times.
Le journal note qu'une telle initiative pourrait se heurter à l'opposition des représentants d'autres régions.
Cette initiative fait suite à la proposition d'amnistie faite récemment aux rebelles, qui n'a pas empêché le principal groupe, le Mend (Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger) d'annoncer vendredi qu'il allait reprendre ses attaques contre les installations pétrolières et l'armée après un cessez-le-feu de 90 jours.
Emmanuel Egbogah, conseiller spécial du président Umar Yar'Adua sur les questions pétrolières, a indiqué au journal que ce dernier soutenait l'idée d'un transfert de 10% des parts que détient la compagnie pétrolière nationale dans les différentes coentreprises qui exploitent les vastes réserves pétrolières du pays.
Ces propositions devraient faire partie des différentes réformes que le gouvernement souhaite mettre en oeuvre d'ici à la fin de l'année, selon M. Egbogah, qui a qualifié le projet de "sérieux, capital et assez révolutionnaire".
Les habitants de la région ont depuis longtemps demandé à profiter de cette manne qui fournit 80% des revenus du pays.
Le gouvernement espère dissuader le vol et le sabotage en liant les revenus de chaque communauté concernée à la production de la coentreprise qui extrait ses ressources. "Les bénéfices iront directement à elles, et qu'il soit aveugle, sourd ou muet, chaque citoyen pourra dire qu'il possède une partie de l'entreprise", s'enthousiasme M. Egbogah.
Les attaques sur la production pétrolière au Nigeria, un des gros fournisseurs des Etats-Unis, ont amputé celle-ci de quelque 40% au cours des dernières années, rappelle le journal, et un trafic lucratif de cette manne est apparu alors que les quelque 28 millions d'habitants du delta vivent généralement dans la misère. Cela alors que les gouvernements des régions pétrolières reçoivent davantage que ceux des autres régions.
Sept coentreprises entre la compagnie Nigerian National Petroleum Corporation et des groupes étrangers, opérant dans le delta, fournissent 70% de la production nigériane. La NNPC possède chacune à hauteur de 55 à 60%.
Les parts distribuées aux communautés pourraient dépasser les 220 millions d'euros la première année, selon le journal.
Quand le gouvernement congolais attribuera-t-il 10% des ses revenus pétroliers au Kouilou

Les droits de propriété constituent un frein au développement de plusieurs pays africains car sans droits fonciers sécurisés, il ne peut y avoir de développement durable. Souvent les droits fonciers ne sont pas bien définis, ce qui alimente des conflits fonciers. Conscients de l’impact négatif de ces conflits, l’Ouganda a initié un projet de recherche et d’action sur les liens entre la justice formelle et l’injustice informelle afin de déterminer quelle place accorder au système traditionnel de résolution de conflits. Dans cet article, Tumusiime K. Deo, agent de communications, secrétariat de l’Uganda Land Alliance, nous fait découvrir les grandes lignes du projet. Il montre comment les autorités traditionnelles pourraient jouer un rôle majeur dans la résolution des conflits fonciers et désengorger ainsi les tribunaux traditionnels. Cela plaide pour une complémentarité entre les institutions formelles et les institutions informelle de la justice.
Auteur : Tumusiime K. Deo
Dans un effort pour contrer l'escalade des conflits fonciers dans le pays, l'Alliance Foncière de l'Ouganda ('Uganda Land Alliance ou ULA) a lancé une étude de recherche-action sur les liens entre les systèmes de décision de justice formels (les conseils locaux et les magistrats) et les systèmes de décisions de justice informels (systèmes de justice foncière traditionnelle), initialement dans les districts d'Apac, Amuru et Katakwi. Le projet, qui devrait être étendu à d'autres districts en Ouganda et financé par l'Agence danoise de développement international (DANIDA), se base sur la loi de 1998 sur la propriété foncière, qui autorise le recours aux systèmes traditionnels dans la résolution de litiges fonciers.
Au moins 100 personnes, y compris les commissaires des districts résidents (Resident Destrict Commissioner), les présidents de conseils locaux de niveau V (Local Coucil V levels), des agents de la sécurité interne des districts (District Internal Security Officers, DISOs), des chefs administratifs (Chief Adminstrative Officer), et l’unité de lutte contre les vols de bétail (Anti-Stock Theft Unit), les chefs religieux, les chefs traditionnels et les aînés ont assisté aux cérémonies de lancement à Apac et Katakwi, et un nombre de personnes égal est prévu dans le district d'Amuru. Les dirigeants ont salué le projet en affirmant que cela réduirait les délais d’attente aux tribunaux des magistrats.
Conformément à la loi de 1998 sur les terres, le régime foncier coutumier instaure plusieurs pratiques qui placent les autorités traditionnelles et les chefs au centre de la plupart des activités liées à la terre. La loi reconnaît ce rôle central joué par les autorités traditionnelles de règlement des différends en précisant que : « Rien dans la présente loi ne saurait entraver ou limiter l'exercice par les autorités traditionnelles de la fonction de résolution de conflits sur le foncier coutumier ou d'agir comme médiateur entre des personnes qui sont en litige sur toute question découlant du régime foncier coutumier ».
Une recherche antérieure menée par la ULA a indiqué que la majorité de la population aux prises avec des litiges fonciers est sceptique à l'égard du système judiciaire officiel, faisant valoir qu’il n'est pas seulement lent et prive ainsi les gens de justice, mais qu'il est sujet à une corruption massive. Au contraire pourtant, beaucoup d'entre eux ont exprimé leur appui sans réserve au système traditionnel en soutenant que les chefs de clan et les Anciens connaissent les périmètres et l'histoire des propriétés foncières dans leur localité.
La ULA a également établi des Centres des droits fonciers (LRCs) actuellement opérationnels à Apac, Kampala, Luweero, Kibaale, Kapchorwa et Mbale. De nouveaux sont en cours de lancement à Amuru, Pader, Katakwi, Moroto et Amuria. Ceux-ci serviront de points de référence rapide au sein des communautés, et offriront, entre autres, de l'aide juridique par le biais de conseils juridiques et sociaux ainsi qu'une Cour de représentation et de règlement alternatif des différends. Le Secrétariat de la ULA a recruté des spécialistes des droits fonciers qui, en plus des activités énumérées ci-dessus, procéderont à la sensibilisation des communautés au sujet des terres et des droits de propriété, et plaideront pour un changement d’attitude, de pratique et de politique au niveau communautaire, et collecteront des données pour informer le conseil juridique et politique au niveau national et international.
Le rôle des terres dans l'économie de l'Ouganda ne peut être sous-estimé. Sans droits fonciers sécurisés, il ne peut y avoir de développement durable, car il y aura peu d’incitation à réaliser des investissements de long terme. La plupart des litiges sont alimentés par un certain nombre de facteurs, qui comprennent : les pressions démographiques, les régimes injustes de propriété foncière, les changements dans la législation foncière, le manque de limites clairement définies, des lois et pratiques coutumières arriérées et discriminatoires, les pratiques liées à l'héritage, les lois statutaires périmées, un marché foncier sous-développé, l'absence d'un système moderne d'information foncière ainsi que le non-accès à l'information sur les terres disponibles.
Les litiges fonciers ont entraîné la destruction de biens et, dans les cas extrêmes, même la perte de vies humaines. Les terres en litige deviennent un no man’s land et ne sont pas disponibles pour une utilisation pendant la durée du conflit, ce qui entraîne la non-productivité d'un élément critique pour la création de richesse. Ainsi, il y a un besoin évident de trouver des moyens efficaces pour régler ou atténuer les conflits fonciers en particulier pour les ménages pauvres.
Tumusiime K. Deo, agent de communications, secrétariat de l’Uganda Land Alliance.
Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org
Le débat sur la santé en ce moment prend un nouveau ton moral. Ainsi, le Président Obama considère les soins de santé comme une obligation éthique et morale fondamentale. Faut-il justifier l’accès aux soins de santé sur la base que c’est un droit de l’homme fondamental ? Selon William Easterly, Professeur d'économie à l'Université de New York et codirecteur du Development Research Institute, Il est impossible pour tout le monde d’atteindre immédiatement « le plus haut standard possible » en matière de santé (tel que disposé dans la Déclaration des droits de santé). L’auteur montre comment l’affectation des fonds provenant des donateurs est une bataille politique qui profite souvent aux lobbies les plus organisés et pas aux malades pauvres. Ainsi, au cours des 10 dernières années, c’est la lutte contre le VIH/SIDA qui s’est taillé la part du lion au détriment d’autres maladies. L’auteur plaide pour une approche pragmatique - orienter les ressources publiques là où elles ont le plus de bienfaits sur la santé pour un coût donné – qui a historiquement obtenu beaucoup plus de succès que l'approche dite morale.
Le débat agonisant sur la santé aux États-Unis a pris un nouveau ton moral. Le président Barack Obama a récemment tenu une conférence téléphonique avec des dirigeants de communautés religieuses dans lequel il appelait les soins de santé « une obligation éthique et morale fondamentale. » Même Sarah Palin s'est senti obligée de concéder : « chacun de nous sait que nous avons l’obligation de prendre soin des personnes âgées, des jeunes et des malades. » Ce virage moral fait écho à un débat international sur le « droit à la santé ». Pourtant, la campagne mondiale visant l’égal accès aux soins de santé a eu un résultat surprenant : elle a rendu les soins de santé mondiaux plus inégaux.
La notion de « droit à la santé » trouve son origine dans la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations Unies de 1948. Mais lors des décennies qui ont suivi, les plus belles réussites de l'Aide humanitaire en matière de santé — telles que les campagnes de vaccinations et de distribution d’antibiotiques de l'Organisation mondiale de la santé et de l'UNICEF — étaient fondées sur des objectifs plus réalistes : tirer les plus grands avantages possible pour la santé des pauvres à partir de budgets d’aide limitée.
L'argument moral a fait son grand retour au nouveau millénaire. Un de ses défenseurs les plus éloquents est le Dr Paul Farmer, qui a obtenu la gloire avec des efforts héroïques pour donner aux gens un accès égal aux traitements médicaux complexes en plein milieu de l'extrême pauvreté d’Haïti et du Rwanda, en affirmant que les soins de santé étaient « un droit de l’homme fondamental, qui devrait être disponible gratuitement. » L'OMS est passée d'une amélioration pragmatique de l'état de santé vers « la réalisation universelle du droit à la santé ». Même Amnesty International, pourtant défenseur des droits de l'homme plus traditionnels tels que le droit de ne pas être torturé, a ajouté une nouvelle section sur le « droit à la santé » dans son rapport sur les droits de l'homme en 2009.
En quoi cela est-il gênant ? Il est en réalité impossible pour tout le monde d’atteindre immédiatement « le plus haut standard possible » en matière de santé (tel que disposé dans la Déclaration des droits de santé). Donc le choix de quels « droits à la santé » vont être réalisés relève d'une bataille politique. La réalité du jeu politique est que ce « droit » n’est qu’un atout pour obtenir davantage de ressources — et les pauvres ont rarement la meilleure main.
La plus grande victoire du mouvement du « droit à la santé » a été l’approvisionnement financé par des aides des traitements antirétroviraux aux malades du SIDA en Afrique (incluant les classes moyennes et supérieures). Le traitement du SIDA s’est entre autres financé auprès des administrations Bush et Obama, la Fondation Clinton Foundation, la Fondation Gates et la campagne des objectifs du Millénaire pour le développement. Le rapport de l’OMS de 2004 qui soulignait le « droit à la santé » s’est en fait concentré sur un seul objectif spécifique — le traitement du sida.
Sauver des vies de cette manière est une belle cause — sauf dans la mesure où elle enlève des ressources pour combattre d'autres maladies. Et malheureusement de nombreux observateurs craignent que ce soit exactement le cas.
Un document interne de la Banque mondiale de 2009 reprochait à la banque d’avoir permis au traitement du sida d’évincer de nombreux autres programmes sanitaires. Le nombre de morts dû à la tuberculose ou au paludisme s'élève à 2 millions en 2008, environ autant que le sida. Pourtant, les sommes allouées au traitement du sida représentaient 57 % des projets de la Banque mondiale sur les maladies transmissibles de 1997 à 2006, contre 3 % pour le paludisme et 2 % pour la tuberculose. Les autres grandes causes de décès chez les défavorisés — comme la pneumonie, la rougeole et les maladies diarrhéiques, qui représentent conjointement plus de 5 millions de décès en 2008 — ont reçu encore moins d'attention.
La défense des droits favorise également certains aspects de la santé par rapport aux autres. Ceux qui sont séropositifs défendent efficacement leur droit à un traitement, tandis que ceux qui vont un jour attraper le sida ne peuvent pas organiser de lobby pour un « droit à la prévention. » Les résultats peuvent être consultés dans le rapport 2009 du Plan d'urgence du Président pour le sida (PEPFAR), l'un des plus importants programmes d'aide humanitaire dans l'Histoire américaine. Seulement 22 % de ce budget est consacré à la prévention, contre 48 % pour le traitement.
La leçon est que, bien que nous ne puissions jamais en être certains, le « droit à la santé » a peut-être coûté plus de vies qu’il n’en a sauvées. L'approche pragmatique — orienter les ressources publiques là où elles ont le plus de bienfaits sur la santé pour un coût donné – a historiquement obtenu beaucoup plus de succès que l'approche dite morale.
Aux États-Unis et dans les autres pays riches, un « droit à la santé » est une créance sur un fonds qui n'a pas de limite naturelle, puisque chacun de nous pourrait être en meilleure santé avec plus de soin. Nous devrions apprendre de l'expérience internationale que ce « droit » détourne les ressources publiques vers le groupe le plus efficace politiquement, rarement le groupe le plus nécessiteux.
William Easterly est professeur d'économie à l'Université de New York et codirecteur du Development Research Institute.
Cet article a paru en anglais dans le Financial Times du 12 octobre 2009. Merci au Financial Times et au Professeur Easterly pour la permission de traduire et publier cet article.
Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org
Les autorités congolaises s'inquiètent de l'avenir des plantations d'eucalyptus qui étaient supposées apporter des revenus substantiels à l'économie nationale. Pour elles, la responsabilité de leur disparition progressive va à l'incivisme des populations. Pour nous, ce sont elles qui détiennent le plus gros de la culpabilité par d'une part leur incapacité à faire respecter le code foncier par les prétendus propriétaires fonciers et d'autre part par leur laxisme vis à vis des exploitants desquels elles n'exigent en rien le respect de leurs engagements.
Le massif d’Eucalyptus Fibre Congo menacé de disparition
La visite sur les lieux, le 17 août, du préfet du Kouilou, a confirmé le constat.
Fidèle Dimou était accompagné d’Eugène Bipfouma, secrétaire général du département de Pointe-Noire, des agents du ministère en charge de l’Économie forestière, des cadres d’Eucalyptus Fibre Congo (EFC) ainsi que des administrations publiques concernées et de la force publique. La délégation s’est rendue notamment sur le plateau de Hinda et dans la zone de Nanga pour se rendre compte de la dévastation du massif forestier par la population. Des zones de terre pourtant classées sur la base de la loi 16-2000 du 20 novembre 2000 et du décret 2009-211 du 22 juillet portant sur leur classement qui en définit aussi les limites et les usages.
Près de 7 750 hectares de terres appartenant à EFC ont été dévastés de façon anarchique, occasionnant ainsi 22 milliards FCFA de pertes pour EFC. Ce qui fragilise sa situation, puisque sur les 70 000 hectares de ses besoins en superficie, il ne lui en reste que 39 000. Ainsi, sa production évaluée à 1 000 000 de tonnes par an est redescendue à 300 000 tonnes.
Pour Maurice Ngoma, directeur des opérations à EFC, les difficultés rencontrées dans la protection de ces zones classées acquises par contrat de bail emphytéotique signé avec l’État congolais résultent de la présence de documents officiels signés par des administrations publiques qui sèment le doute et mettent en difficultés EFC et la population.
Ces documents sont, entre autres, le titre foncier délivré dans la zone classée par la conservation foncière, le plan de bornage de la même zone délivrée par le cadastre, l’attestation d’accord préalable de lotir délivrée par le ministère de la Construction et de l’urbanisme, la légalisation des contrats de bail par les services de la mairie, les réquisitions de la force publique, etc. « EFC a un contrat de bail avec l’État qui lui loue les terres, c’est à l’État de mettre de l’ordre sur les terres concédées à son locataire qu’est EFC et non à ce dernier d’y mettre de l’ordre », a-t-il ajouté.
Selon André Rouleau, directeur général d’EFC, sa société a une responsabilité dans la protection mais les différents services de l’État doivent apporter leur appui inconditionnel, sinon le massif sera perdu et les investissements réduits à néant. Il faut donc augmenter la superficie du massif pour répondre aux besoins en établissant une frontière pour le massif à l’intérieur de laquelle l’intégrité de la plantation pourra être préservée grâce à une volonté ferme de la part des autorités sans ambiguïté quant à l’utilisation de ces terres.
Le massif forestier concédé à EFC obéit au code forestier qui est un document de base permettant le classement des zones de forêt. Un code renforcé par le décret qui fait de ces forêts un massif forestier classé, donc protégé. Ces deux textes sont signés du président de la République.
Hervé Brice Mampouya
Les Dépêches de Brazzaville
Commentaire : On nous prend encore pour des imbéciles

La forêt d'eucalyptus telles qu'elle se présentait entre Lemba et Diosso. Aujourd'hui, il ne reste plus que les souches (Photo Fabrice Moustic)
Une fois de plus les populations ont bon dos. Certes, l’avidité des terriens leur a fait lotir et vendre de nombreuses terres concédées à EFC, cependant elle ne sont pas la raison majeure de la destruction du massif forestier, mais bel et bien la surexploitation qu’en fait le concessionnaire et son absence de politique de reboisement. Tel Attila, quand EFC passe l’eucalyptus ne repousse plus. Entre la Rivière Rouge et Holmoni, le massif forestier était continu, ce ne sont plus que des friches constellées de souches, pourtant aucune construction n’y a été érigée. Il en est de même entre Mengo et Hinda et en tant d’autres lieux. Avant que de rendre responsables les populations sans doute faudrait-il vérifier que l’exploitant respecte son cahier des charges. La thèse de la perte de 31 000 Ha (310 km² soit un rectangle de 31 km x 10 km) du fait de l’habitant ne tient pas debout.
La Rédaction
Ce que prétend MagForestry (EFC)
Vue d’Ensemble

MagForestry possède à 100% Eucalyptus Fibre Congo (EFC), une opération de sylviculture soutenable et renouvelable qui est basée à Pointe-Noire en République du Congo. EFC a acquis en 2005 les droits exclusifs pour gérer cette concession de 68.000 hectares. La concession qui expire en 2075 est basée sur le plantage et la coupe (après 7 années) d’eucalyptus clonés (bois dur) à croissance rapide. Une importante partie de la concession recouvre la zone des permis de prospection et d’exploitation accordés à MagMinerals, la compagnie sœur de MagForestry. Les plantations d’EFC approvisionnent l’usine de copeaux de bois à technologie de pointe, récemment mise en service, qui produit 500.000 tonnes par an de copeaux et qui se trouve dans l'enceinte du port de Pointe-Noire.
Investissements Majeurs
La compagnie tourne maintenant à plein régime après la mise en service de l’usine de copeaux en 2008. En 2009, EFC a réalisé des améliorations dans la coupe et le débit de l’usine ; ces améliorations devraient se poursuivre durant le cours de l’année. Des efforts importants ont été produits pour améliorer les équipements et les installations, les mesures de santé et de sécurité et pour former la main d’œuvre locale. L’objectif est d’augmenter sans risque les volumes de coupe et l’utilisation d’entrepreneurs locaux.
Des investissements ont été réalisés dans les équipements pour la coupe, l’écorçage et le transport. De même la pépinière a connu une amélioration substantielle pour soutenir le reboisement.
La construction de l’usine de copeaux de bois (valeur 35.7 millions de $) fut approuvée par MagForestry en 2006 pour bénéficier de la valeur ajoutée représentée par la vente de copeaux au lieu de la vente de rondins.
Le plus important fournisseur d’emplois non gouvernemental de la République
Avec la mise en activité des opérations de sylviculture, MagIndustries a également émergé comme le plus important fournisseur d’emplois privés dans le pays, avec approximativement 300 employés directs et 2000 travailleurs sous contrat. Avec cette proéminence, MagIndustries a été identifiée dans la République du Congo comme un moteur important pour la croissance économique et comme un citoyen de corporation responsable et socialement engagé.
Le Marché
Les revenus de MagForestry proviennent de la vente des copeaux plutôt que des rondins, ce qui a augmenté considérablement les revenus et les marges. En fait, toute la production a été vendue d’avance pour les deux années à venir aux acheteurs de fibre en Europe.

L'usine de copeaux de Pointe-Noire (Cliché : Socofran)
Les rapports des consultants ont indiqué que les concessions forestières dans la région de Pointe-Noire peuvent fournir jusqu’à 1.600.000 tonnes par an. La production d’une telle quantité de fibre de bois, à l’intérieur d’un rayon de 80km du port hauturier représente une situation très unique. Alors que MagForestry s’est positionnée comme un fournisseur de copeaux d’eucalyptus pour les marchés mondiaux de la fibre, une réflexion à plus long terme peut être envisagée pour d’autres pas en avant dans la chaine de valeur ajoutée.
Un volume de production d’un million de tonnes par an pourrait aisément soutenir une usine de panneaux de particules (MDF et HDF) d’échelle mondiale. A 1.5 million de tonnes et plus, le volume serait suffisant pour une usine de pulpe de haut rendement (HYP). Le bois dur HYP est un produit important de croissance dans le secteur mondial de la pulpe et du papier.
Les deux premiers appels d'offres internationaux concernant les travaux de réhabilitation du terminal à conteneurs au port de Pointe-Noire ont été lancés. Les réponses sont attendues pour le mois de novembre prochain. Pierre Stéphane Chabert l'a annoncé le 12 août à Brazzaville à l'issue d'un entretien avec le ministre des Transports maritimes et de la Marine marchande, Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou.
Cette visite du directeur général de Congo Terminal s'inscrit dans le cadre de la bonne visibilité du projet : « Il était important aujourd'hui de redire et réexpliquer le soutien complet de l'État à ce projet, qui est un projet important pour nous, important pour le Congo et surtout pour les Congolais, a indiqué Pierre Stéphane Chabert. Le ministre nous a réaffirmé tout son soutien et celui du président de la République, en retour nous lui avons rappelé que nous travaillons nuit et jour pour que ce projet aboutisse dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais. »
Les deux premiers appels d'offres concernent le prolongement de la digue pour protéger l'extension du terminal, et la réhabilitation et le rallongement des quais existants. A priori, il est prévu également le lancement d'un autre appel d'offres extrêmement important concernant la réhabilitation, l'extension des terre-pleins à conteneurs au port de Pointe-Noire.Très prochainement, plusieurs appels d'offres seront également lancés pour boucler la partie travaux. Début des travaux : début novembre pour les premiers appels d'offres, d'ici la fin de l'année pour les suivants et, à cette occasion, un choix sera fait des entreprises qui démarreront les travaux début 2010.
Guillaume Ondzé
Les dépèches de Brazzaville
Jeudi 13 Août 2009 à 08:00:00
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(Congo-Brazza)
Deux milliards trois cent quarante millions de francs Cfa (3,6 millions €). Tel est le budget équilibré en recettes et en dépenses de la direction générale de la marine marchande (Digemar) au titre de l’année 2010. Un budget voté à l’issue de la session budgétaire tenue le 30 avril dernier à Pointe-Noire sous la présidence de Bernard Tchicaya, conseiller technique du ministre Coussoud-Mavoungou, des transports maritimes et de la marine marchande.
Un budget fort conséquent, puisqu’il est prévu principalement la restauration de l’autorité de l’Etat en mer, la dotation d’équipements de contrôle et la formation des cadres. D’où l’invite de Bernard Tchicaya à l’orthodoxie dans l’exécution de ce budget. «Que ce budget ne souffre d’aucune entorse dans son exécution, nous sommes tenus à faire preuve d’orthodoxie financière», a exhorté l’orateur dans son mot de clôture avant d’inviter ses collègues au travail bien fait, à la ponctualité et au respect de la hiérarchie.
De bonnes intentions qui cependant attendent d’être traduites dans les faits.
John Ndinga-Ngoma
L’industrie forestière congolaise suscite aujourd’hui un engouement particulier passant bien des détails sous silence pour le plus grand nombre des concitoyens. Des sociétés occidentales se sont implantées dans la région de la Sangha plus particulièrement dans les forêts de OUESSO pour une exploitation intensive du bois. Sous couvert d’une exploitation obéissant aux normes et certification conventionnelle appelée FSC (Forest Stewardship Council), les arbres sont abattus et drainés hors de nos forêts. Ils sont acheminés non pas vers Pointe-Noire ou encore moins dans la ville de Ouesso pour une exploitation locale mais bien hors du territoire congolais privant ainsi nos concitoyens d’une opportunité d’emploi pouvant générer le développement de la région entière voire du pays. En effet, la majorité du bois ainsi abattu dans cette forêt est directement acheminé vers le port de Douala au Cameroun en lieu et place de celui de Pointe-Noire. Au delà du bénéfice que l’on peut semble t-il justifier tirer de cette exploitation, pourquoi ce choix du Port de Douala au détriment de celui de Pointe-Noire ?[1] Le gouvernement congolais ignore t-il l’importance en termes de création d’emploi que rapporte cette activité si l’on s’attelait réellement à mettre en place une politique de développement locale et nationale d’infrastructures routières et économiques ?
[2] Un Monde Pygmée. www.unmondepygmee.com


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A l’instar de la famille Ben Ali en Tunisie, la famille N’Guesso au Congo a fait main-basse sur les richesses du pays et mène une vie digne de stars hollywoodiennes et de milliardaires jet-setteurs. Et pour cause, Monsieur Edgar Serge Ruffin N’Guesso loue à l’année une luxueuse suite à 11 000 euros la nuit hors frais annexes (tels que les frais de parking pour sa Ferrari et sa Mercédès classe S qui y sont stationnées en permanence), soit plus de 4 015 000 euros annuels (11 000*365j) à La « Réserve Paris », située dans le très recherché 16ème arrondissement, place du Trocadéro. Avec ses 10 appartements privés et sécurisés, de 150 à 300 m².
La « Réserve Paris » est une adresse rare, qui se veut intime et prestigieuse dans les moindres détails : vaste gamme de services hôteliers à la demande, concierge digne d'un 5 étoiles, gouvernante de jour, voiturier exclusif, chef à domicile… Jusqu'au choix de la bibliothèque ou à la sélection musicale, tout a été pensé pour offrir à chaque instant un confort de rêve à ses très riches locataires.
Mêlant le confort technologique à la splendeur d'une décoration contemporaine signée Rémi Tessier, La Réserve Paris offre une vue spectaculaire sur la Tour Eiffel. Un cadre unique loué pour des séjours, à partir de 3 nuits et pour une durée au choix.
Qui a dit que le Congo était un PAYS PAUVRE et surtout qui a dit que l’enquête ouverte à Paris sur les Biens Mal Acquis empêchait Sassou N’Guesso et ses proches de dormir dans le luxe à Paris ?
Il existe tout de même une différence entre la Tunisie et le Congo, et elle est de taille, c’est qu’en Tunisie la jeunesse est capable de se lever spontanément, de surmonter la peur et prendre tout son courage pour vaincre la dictature, tandis qu’au Congo, presque tout le peuple est totalement corrompu et assoiffé d’argent facile, donc pratiquement incapable de créer la surprise et chasser ses « spolieurs » pour prendre son destin en main. Comme quoi les problèmes se ressemblent mais les peuples ne se ressemblent pas.
Jacques Henri DESMAREST

Selon un classement publié par le magazine Jeune Afrique, dans son numéro n°2635 du 10 au 16 juillet 2011, le Congo-Brazzaville figure en cinquième place dans le top 5 des pays africains importateurs de champagne, avec 151.000 bouteilles importées en 2010. Notre pays vient ainsi après le Nigéria (593.000 bouteilles), l’Afrique du Sud (384.000), le Maroc (273.000) et la Côte d’Ivoire (161.000). Alors que les médicaments les plus courants manquent cruellement dans ses dispensaires et ses hôpitaux, qu’à son C.h.u, les malades sont transportés au dos, pour accéder aux étages parce que les ascenseurs sont éternellement en panne, que de nombreux quartiers de ses deux principales villes, Brazzaville et Pointe-Noire, n’ont pas accès à l’eau potable courante, le Congo voit sa classe bourgeoise faire couler le champagne à flot. Boisson de prestige dont le prix d’une bouteille de grande marque peut atteindre cinq fois le salaire d’un fonctionnaire moyen, le champagne meuble, par un irrésistible effet de mimétisme, les tables de la classe bourgeoise, à chaque occasion de rencontre ou de fête. Tant que l’or noir coulera à flot, le champagne aussi !
La Semaine Africaine
Le champagne a acquis une forte notoriété internationale en devenant un synonyme de luxe, étant employée notamment pour célébrer les grandes occasions. La particularité « effervescente » du champagne est un peu à l'origine de ce caractère festif : on fait sauter le bouchon, plus rarement on sabre la bouteille.
Image : En rouge les limites de l'urbanisation en jaune la piste de l'aéroport
L'information nous avait échappée, mais alors que voici moins de 5 ans la nouvelle version de l'aéroport international Agostinho Neto de Pointe-Noire était inauguré en grandes pompes par le Président de la République, la Délégation Générale aux Grands Travaux se prépare à lancer la construction d'une nouvelle aérogare pour ce même aéroport.
Que s'est-il passé entre temps ? La construction donne elle des signes de faiblesses ? L'aérogare a-t-elle été sous dimensionnée ? Nous nous perdons en conjonctures.
Dès 1996 alors que les travaux d'études battaient leur plein, nous nous intérogions sur l'opportunité de conserver l'aéroport sur sa localisation présente, à savoir enclavée dans le tissus urbain. Depuis, deux crashs sur la ville ont eu tendance à nous donner raison. Alors que des espaces à même de permettre la délocalisation de cet aéroport vers des zones moins exposées ne manquent pas à faible distance de l'agglomération, ne serait il pas temps d'envisager la construction d'un aéroport entièrement nouveau ?

Fiche technique Terminal aéroportuaire de Pointe-Noire.pdf (101.17 Ko)
Pointe-Noire, (Congo-Site),
Immeubles au ras du tarmac
Moins de quarante-cinq minutes après le décollage de Brazzaville, l’arrivée sur Pointe-Noire peut donner quelques sueurs froides. Un regard à travers le hublot, et l’on se dit que l’avion pourrait se poser sur les habitations voisines de la piste de l’aéroport Agostinho-Neto. À moins que ce ne soit sur les habitants eux-mêmes qui, blasés, indifférents aux décollages et atterrissages des appareils, continuent de vaquer à leurs occupations au gré des petits sentiers jouxtant le tarmac. Certains Ponténégrins trouvent tout de même cette proximité dangereuse. Mais Roland Bouiti-Viaudo, le maire de la ville, est catégorique : l’aéroport restera où il est.
À peine descendu de l’avion, on arrive donc directement en ville.
Une rumeur faisant état d’une fuite de gaz a circulé hier dans l’enceinte portuaire, semant la panique parmi les usagers des lieux qui, en véhicule ou à pied, ont fui l’enceinte à toute vitesse.
La ville de Pointe-Noire a été ébranlée, hier, en matinée, par une annonce faisant état d’une importante fuite de gaz butane au port autonome. Pris de panique, les usagers se trouvant sur le site et ses environs ont tenté chacun comme il le pouvait de quitter les lieux au plus vite, la nouvelle se répandant, par ailleurs, comme une traînée de poudre sur toute la ville. Une information démentie aussitôt par le directeur commercial du port, Joseph Issalou Mombo, pour qui la fausse alerte proviendrait de personnes dont les motivations restent à déterminer. « Nous allons remonter le circuit pour connaître les auteurs de ces rumeurs », a averti l’intéressé qui invitait en même temps la population à vaquer librement à ses occupations.
Il est dix heures environ, en effet, quand l’information circule que le port serait submergé par une fuite de gaz et qu’on aurait demandé à tout le monde de quitter le périmètre.
Interrogé par la presse, Joseph Issalou Mombo dément catégoriquement cette fausse information : « Une fausse alerte subite, venue des agents d’Eucalyptus Fibre Congo, de la Socomab et d’Ilogs, prescrivait l’évacuation des lieux. Je me suis immédiatement rapproché du chef d’agence de la société Gaz de pétrole liquéfié. Ensemble, nous avons suivi le conduit depuis le quai pétrolier jusqu’à l’Ilogs, où nous avons constaté que les gens travaillaient normalement. Nous sommes désagréablement surpris par cette fausse alerte qui a mis toute la ville en émoi. C’est pourquoi nous demandons à tous les usagers du port de vaquer normalement à leurs occupations et à la population d’en faire autant. Ce n’est qu’une fausse alerte. Nous allons enquêter pour en connaître le ou les auteurs. »
Cette fausse alerte, une véritable malveillance, a mis non seulement tout le port mais aussi toute la population en émoi et a semé le trouble ainsi que la panique dans toute la ville.
Les autorités portuaires s’emploient à en trouver le ou les auteurs et à les traduire en justice.
Cette alerte nous laisse quelque peu dubitatifs sur les conditions de sécurité qui règnent sur le port. Comment la rumeur s’est elle répandue aussi vite ? On a pu constater que rien n’est mis en place pour évacuer sécuritairement les très nombreux travailleurs du port qui ont du parcourir une très longue distance à pied, ce qui, si l’alerte avait été bien réelle les aurait mis en péril mortel.
Quel pouvait être le but recherché dans l’alerte donnée ? On ne peut s’empêcher de supputer qu’elle était peut-être destinée à cacher aux regards du plus grand nombre, le déchargement de marchandises qu’on ne souhaitait pas montrer.
Le Congo, quatrième producteur d’hydrocarbures d’Afrique, regorge de gaz naturel comme le démontrent les innombrables torchères qui illuminent la mer la nuit venue ou empuantissent l’air de Djeno ou de Boundi. C’est au point que désormais on produit de l’électricité avec ces produits annexes de l’exploitation pétrolière, comme dans la Centrale Electrique du Congo à Côte Matève.
Le gaz naturel est devenu une source d'énergie de première nécessité pour des populations qui autrefois n'utilisaientque le bois et ses dérivés (charbon de bois) pour faire la cuisine. Au Congo ce devrait donc être un produit ne faisant jamais défaut.
Le gaz naturel et le pétrole brut sont souvent associés et extraits simultanément des mêmes gisements, ou encore des mêmes zones de production. Les hydrocarbures liquides proviennent du pétrole brut pour une proportion moyenne de l'ordre de 80 % ; les 20 % restants, parmi les fractions les plus légères, le propane et le butane sont presque toujours liquéfiés pour en faciliter le transport.
L'exploration (recherche de gisements) et l'extraction du gaz naturel utilisent des techniques à peu près identiques à celles de l'industrie du pétrole. Une grande partie des gisements de gaz connus à travers le monde a d'ailleurs été trouvée au cours de campagnes d'exploration dont l'objectif était de trouver du pétrole.
Lors de l'extraction, la détente à la tête de puits provoque la condensation des hydrocarbures C5 à C8. Les liquides récupérés, appelés « condensats de gaz naturel » ou « liquide de puits de gaz naturel » correspondent à un pétrole extrêmement léger, de très haute valeur (donnant de l'essence et du naphta). Tout le reste (hydrocarbures C1 à C4, dioxyde de carbone, sulfure d'hydrogène et hélium) est gazeux à température ambiante et acheminé par gazoduc vers une usine de traitement de gaz. Il faut donc deux réseaux de collecte, un pour le gaz et un pour les condensats.
Dans cette usine (qui peut être proche des gisements, ou proche des lieux de consommation), le gaz subit ensuite une déshydratation par point de rosée, puis les différents composants sont séparés. Les hydrocarbures C2 à C4 sont vendus sous le nom de gaz de pétrole liquéfié (GPL et non pasGNL). Le dioxyde de carbone est le plus souvent simplement rejeté dans l'atmosphère, sauf s'il y a un utilisateur proche. Parfois, on le réinjecte dans une formation souterraine (séquestration du CO2) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le gaz acide est vendu à l'industrie chimique ou séquestré. L'hélium est séparé et commercialisé, s'il est présent en quantité suffisante - dans certains cas, il représente une addition très importante aux revenus générés par le gisement.
Les condensats et les GPL ont une telle valeur marchande que certains gisements sont exploités uniquement pour eux, le « gaz pauvre » (méthane) étant réinjecté au fur et à mesure, faute de débouchés locaux. Même lorsque l'essentiel du gaz pauvre est vendu, on en réinjecte souvent une partie dans le gisement, pour ralentir la baisse de pression, et récupérer au final une plus grande partie des condensats et du GPL.

Pourtant, voici deux semaines, au moins, qu’il est impossible d’acquérir la moindre bouteille de gaz à Pointe-Noire, capitale nationale de l’exploitation des hydrocarbures. Les populations en sont donc à se procurer du charbon de bois, dont bien entendu les prix flambent, pour leurs usages domestiques.
Comment est-il possible de manquer d'un produit qui est en surproduction dans le Pays ?

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Il y a quelque temps, l’Est de la République Démocratique du Congo a connu des conflits meurtriers. Si depuis peu un certain calme est revenu, il n’en demeure pas mois que la paix reste fragile. Si la solution politique est indispensable, il ne faut pas oublier que les conflits dans cette région sont nourris par des litiges concernant l’appropriation et la répartition des richesses en matières premières dont regorge la région. La solution se trouve-t-elle chez les économistes ? Oasis Kodila Tekida, économiste congolais nous propose une analyse éclairante sur les bienfaits du commerce et montre comment la promotion des échanges entre les pays réduit la probabilité de l’émergence de conflits. Il précise par ailleurs, les conditions dans lesquelles le commerce pourrait amener et consolider la paix entre les peuples ; Il soutient ainsi que le développement du commerce bilatéral entre deux pays est plus efficace que le commerce multilatéral dans la promotion de la paix.
Rwanda-Congo : le commerce remède aux conflits ?
Par Oasis Kodila Tekida
Les cinq dernières années du siècle passé ont vu plus de trois millions d’âmes tombées en terre congolaise. La faute incombe aux conflits qui ont sévi à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Si le nombre est impressionnant, la communauté internationale ne semble vraiment pas être préoccupée au plus au point, dixit les analystes. Cependant, depuis peu, les tensions paraissent moins vives : ce qui ne signifie nullement que la paix est complètement de retour. A l’Est de ce pays, récemment en guerre, tout est fragile, comme en témoigne par exemple le nombre d’incursions déplorées.
Deux questions s’imposent : pourquoi le conflit a connu (ou connait) une certaine régularité ? Comment y remédier ? Trouver les réponses n’est pas tâche facile. C’est là qu’entre en scène la science économique.
Les économistes comme les politologues d’obédience libérale soupçonnent d’autres vertus au commerce, hormis l’augmentation de richesse. Cela remonte déjà à l’époque des philosophes des Lumières. Montesquieu pouvait déjà écrire : « L'effet naturel du commerce est de porter la paix. Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes : si l’une a intérêt d’acheter, l’autre a intérêt de vendre ; et toutes les unions sont fondées sur des besoins mutuels. » (De l’esprit des lois, 1758). Cette idée, on la retrouve en toile de fond dans la construction de l’Europe, qui sortait des guerres mondiales.
Aujourd’hui, cet argument du « doux commerce » pacificateur est nuancé. Les effets du commerce sont ambigus selon que l’on considère le commerce bilatéral ou selon que l’on analyse la situation dans l’optique de l’ouverture multilatérale.
Pour les appréhender, le raisonnement économique se fait en termes de coûts-bénéfices. Les échanges bilatéraux génèrent des gains et augmentent ipso facto le coût d’un conflit militaire entre les deux pays. Ainsi, le manque à gagner une fois que la guerre éclate est non négligeable. Pire, ses impacts sont persistants dans le temps (destruction des infrastructures, des vies et de la confiance, rendant subséquemment les échanges futurs difficiles). On a donc beaucoup plus à perdre qu’à gagner. A ce sujet, les conflits indo-pakistanais sont éclairants. Donc, en termes économiques, le coût d’opportunité est élevé et la probabilité de conflit baisse en présence d’un commerce bilatéral. L’échec des négociations entre les deux pays est d’autant moins vraisemblable que le coût d’opportunité de la guerre est élevé.
Par contre, si le commerce bilatéral réduit les tensions notamment à cause de la dépendance réciproque, cela n’est pas forcément le cas dans une configuration de commerce multilatéral. Ce dernier multiplie les sources d’approvisionnement pour les pays en échange. Ce qui a comme corollaire la réduction du coût d’opportunité de toute guerre bilatérale et assure (et rassure) de ce fait un pays en cas de conflit militaire.
Les économistes savent également que les facteurs géographiques sont importants tant pour le déclenchement de conflit que pour le commerce. Pour les pays distants de plus de 10 000 km, le commerce n’a pas d’effet significatif sur la probabilité de conflit. En revanche, l’effet est beaucoup plus important pour les pays proches, comme dans le cas de la RDC et du Rwanda. « La raison sous-jacente est que les coûts liés au commerce international diminuent fortement pour les pays proches (coûts de transport et coûts d’acquisition d’information sur les marchés étrangers). Simultanément, la guerre est un phénomène essentiellement local : la prévalence de conflits est de 5 % pour les pays proches dont la distance est inférieure à 1 000 km ; elle tombe à 0,25 % pour ceux dont la distance est comprise entre 1 000 et 7 500 km ; elle est de 0,16 % pour les pays distants de plus de 7 500 km. La raison sous-jacente est que la proximité attise les rivalités territoriales, les conflits d’origine ethniques ou religieuses (sic !), bref les tensions géopolitiques en général. »[1]. Si l’on tient là l’explication de cette « permanence » de conflit, que faut-il faire pour atténuer sensiblement les tensions entre les deux pays, en dépit de cette « prédisposition » naturelle ? Intensifier les échanges entre les deux pays est l’une des réponses. Un doublement du commerce bilatéral entre les deux pays réduirait la probabilité d’escalade de 30 à 28 %, dix années de paix la réduiraient à 25 %, selon les trois économistes citées ci-haut. La solution du commerce bilatéral paraît donc très pertinente pour remédier sensiblement aux conflits rwando-congolais.
Et quand on compare l’écart du commerce réel entre les deux nations et le commerce potentiel, on se rend vite compte qu’ils ont beaucoup plus à gagner en échangeant biens et services. La potentialité ici se mesure en termes d’échanges réciproques en considérant la proximité, les liens historiques et culturels entre les deux nations.
Somme toute, le commerce entre les deux nations activera le processus de négociation à chaque fois que les tensions monteront. Mais aussi, pour les dirigeants déclencher un conflit sera fonction des coûts humains et économiques qui en découlent. Si ce pari est réussi, les conflits ne seront plus naturellement ab libitum. D’où, vive le commerce !
Oasis Kodila Tekida est économiste congolais (RDC).
Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org
[1] (Phillippe Martin, Thierry Mayer et Mathias Thoening, Make trade not war ? Review of Economic Studies, Vol.75, 3, 865-890, 2008 ou La mondialisation est-elle un facteur de paix, Éditions Rue d’Ulm/Presses de l’École normale supérieure, 2006).
A contrario de son prédécesseur, Bruno Jean-Richard Itoua, qui faisait peu parler de lui en dehors des raouts officiels, Henri Ossebi semble relever le challenge de l'énergie et de l'hydraulique avec un certain succès. Après avoir pris à bras le corps la SNDE d'où il a débarqué presque tous les cadres supérieurs, il s'attaque à la SNE dont il reconnaît l'inéfficience en matière de distribution. Les congolais ne peuvent qu'espérer qu'il ne s'agit pas, encore une fois, d'un feu de paille.
Lire à la suite cet article émanant de "Les Dépêches de Brazzaville".

Les dissensions qui prévalent au sein du staff dirigeant de la Société nationale d'électricité (SNE) ainsi que l'état de psychose dans lequel vivent les travailleurs, ont rendu la structure inefficace
Le ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique, Henri Ossebi, a épinglé ces maux au cours d'un échange ce mardi 28 février, entre l'administration et quelques partenaires sociaux. Ceux-ci ont déploré la gestion clanique des compétences.
« Le pays possède trop de courant mais la SNE, au cœur du système de la distribution, n'arrive pas à satisfaire la population », a relevé l'orateur. « Le manque de dialogue entre cadres se présente comme une des faiblesses dans le management de l'entreprise », a-t-il ajouté.
Henri Ossebi a également critiqué la structure quant à sa réactivité. « Les consommateurs ont besoin d'intervention ponctuelle », a-t-il précisé. À cet effet, il a recommandé la mise à disposition d'une équipe légère proche des zones de délestage. Ces agents pourraient intervenir à l'aide de motos estampillées pour leur diligence. « La moto est le minimum adapté à ce besoin comme procédure d'urgence. Les coûts seront supportés par l'entreprise. Dans dix jours, je voudrais avoir des résultats sur le suivi », a-t-il prévenu.
Le chef du département a souligné la nécessité d'un quadrillage des quartiers pour une couverture optimale de proximité par des agents de la SNE. « Ceux-ci devront surveiller tous les transformateurs afin d'éviter le tripotage par des jeunes malveillants ou par des collègues excellant dans les branchements illicites », a-t-il indiqué.
Le ministre a déploré la dégradation du climat de la SNE et a prescrit que soient instaurés dans un court délai, des fondamentaux tel le sport du travail. Cette discipline réunirait tous les travailleurs quelque soit leur condition.
Ainsi, Henri Ossebi a-t-il dégagé un certain nombre d'urgences à effectuer avant avril, mais des évaluations de ces mesures seront faites. « On doit remettre de l'ordre dans notre secteur. L'eau et l'électricité doivent être disciplinées. Nous sommes dans une dynamique de coaching. Il est possible que nous n'atteignions pas tous les objectifs mais nous pouvons alléger la situation actuelle », a conclu Henri Ossebi.
Nancy France Loutoumba
Cette rencontre fait suite à la descente qu'avait effectuée le ministre dans les différents sites de la SNE en janvier dernier, ainsi qu'à la concertation sur l'éclairage public au début du mois en cours. Pour les participants, cette rencontre a été l'occasion de donner une impulsion à de nouvelles orientations susceptibles de changer les méthodes de travail.
Quel est donc l'intérêt de mentir aux congolais ? En annonçant prématurément la mise en service d'infrastructures en cours de réalisation mais bien loin d'être opérationnelles, ce que tous les usagers ont pu constater par eux même, le gouvernement discrédite un peu plus son image auprès de l'opinion publique. Est-il si honteux de reconnaître les difficultés rencontrées et qui justifieraient les retards constatés ? Sans doute puisque le ministère de l'énergie et de l'hydraulique préfère user de ces procédés plutôt que d'user de la transparence qui demeure un simple mot de circonstances.
La SNE se fixe de nouveaux défis pour améliorer ses services
La Société nationale d'électricité (Sne) s'est dotée d'un budget de 38,11 milliards de Fcfa pour réussir ses nouveaux défis, à savoir, améliorer ses services et garantir un service de qualité.
Ce budget a été adopté samedi 22 janvier au cours du comité de gestion de la société. Il a dégagé 32,6 milliards de charges d'exploitation, soit une marge brute sur matières prévisionnelles de 5,5 milliards de Fcfa, et un résultat net de 1,5 milliard après la prise en compte des amortissements et des impôts sur résultats.
Jugé en hausse comparativement à celui de l'année dernière, ce budget se fixe comme priorité la poursuite de la mise en œuvre de certaines actions entreprises pour réussir une véritable mutation du secteur dont les services sont peu appréciés par les utilisateurs. « Les documents soumis à votre appréciation visent donc à atteindre les objectifs les plus importants et faire face aux défis qui attendent notre secteur devenu hautement concurrentiel », a déclaré devant les administrateurs, le directeur général de la Sne, Camille Pella.
Ces défis qui attendent cette société nationale sont notamment la restructuration de l'entreprise, pour la rendre plus apte à atteindre les objectifs conformes aux textes en vigueur ; l'amélioration de la qualité des services à travers une bonne gestion des réseaux et ouvrages de production ; l'augmentation de la desserte par l'extension des réseaux et l'amélioration des résultats commerciaux, en vue de l'équilibre financier de la société et du financement de son développement.
En effet, ces objectifs tiennent compte des défis de cette unique société, au regard de l'importance de son produit dans la modernisation et le développement économique de tout Etat.
Longtemps à la recherche d'un équilibre, sachant qu'une partie de son énergie est importée jusqu'à ce jour de l'Etat voisin (la République démocratique du Congo), la Sne cherche à maximiser sa couverture nationale avec la connexion prochaine du barrage d'Imboulou ( pourtant annoncée comme faite pour les festivités du cinquantenaire) et de la centrale électrique du Congo basée à Pointe-Noire. ( les deux tranches ont été annoncées comme connectées il ya déjà des mois ) « La Sne se situe dans un tournant décisif avec l'arrivée de deux nouvelles sources de production. Cela se traduit, pour la Sne, par une disponibilité importante d'énergie qu'il s'agit maintenant de vendre et de distribuer aux clients », a précisé le secrétaire général, M. Pongault, au sortir du comité de gestion.
Par ailleurs, pour atteindre cet objectif, le directeur général pense que parmi les grands chantiers qui attendent la société, figure la réhabilitation et l'extension des réseaux de transport et de distribution dont les travaux lancés depuis quelque temps seront achevés dans les mois à venir.
Secteur clé pour l'industrialisation du pays tant prônée par les gouvernants, l'électricité est vécu, depuis quelques années, par les Congolais, comme une denrée rare au regard des délestages et coupures intempestives voire prolongées qui sont devenues le quotidien des populations dans les deux plus grandes villes du pays.
Guy-Gervais Kitina
Les "Dépêches de Brazzaville"

L'agence ECOFIN vient de se faire l'écho d'un rapport du ministère congolais des hydrocarbures estimant les réserves prouvées de la République du Congo à 1,6 milliards de barils. Ce qui, en considérant une progression annuelle de la production de 10% mènerait à l'épuisement des ces ressources, sous réserve qu'aucune autre découverte ne soit faite d'ici là, aux alentours de 2085. Pourtant, le Président, dans son discours devant les chambres, sur l'état de la nation, a mis en garde contre un déclin possible de la production pétrolière à partir de l'an prochain.
Qu'est-ce que ça cache ?
Dans son édition de ce jour, le média de Jean-Paul Pigasse, probablement par sa plume, toujours dithyrambique quand il parle de son gagne pain, se permet une analyse du secteur entrepreunarial congolais qui démontre de la part de son auteur, soit sa mauvaise connaissance du sujet, soit sa mauvaise foi. On le trouvera à la suite avec nos remarques non exhaustives.
Si l'on ne peut qu'admirer l'extraordinaire vitalité du secteur public qui, malgré sa pesanteur naturelle et les difficultés auxquelles il se trouve constamment confronté dans les décaissements qui lui permettent d'agir, l'on doit se désoler de la passivité du secteur privé. Passivité due, bien évidemment, aux difficultés qu'engendre la crise économique partout dans le monde mais provoquée aussi par l'attentisme généré dans les esprits par les troubles de la dernière décennie du siècle précédent et la lente remontée de l'économie congolaise.
NDLR : Que fait donc le secteur public à part un travail de donneur d’ordres et de mise en coupe réglée des opérateurs privés ?
Nous entendons d'ici les cris d'orfraie et les réactions indignées qu'un tel propos ne manquera pas de susciter dans les rangs des associations patronales, des organisations professionnelles, des entreprises petites et grandes qui ne relèvent que d'elles-mêmes. Mais si les unes comme les autres sont honnêtes avec elles-mêmes, elles reconnaîtront qu'il reste beaucoup à faire pour que le secteur privé, au Congo, participe réellement à la renaissance nationale. Et cela dans tous les domaines d'activité.
NDLR : Parfaitement exact, si le secteur privé doit un jour se développer il faudra d’abord que le secteur étatique lui donne les moyens de travailler sans tracasseries outrancières et qu’il mette fin aux pratiques de collusion, de concussion et de corruption qui sont la règle en son sein.
Il est vrai, pour être juste, que certaines entreprises n'hésitent pas à payer de leur personne en prenant des risques dans le ou les secteurs où elles opèrent. Mais il est tout aussi vrai que ces entreprises se comptent sur les doigts d'une main, à la limite des deux mains, ce qui ne fait pas un très grand nombre d'acteurs efficaces et qui justifie donc largement notre propos. Disons-le avec force même si cela ne plaît pas à tout le monde, le secteur privé, chez nous, est loin, bien loin de remplir les devoirs qui sont les siens comme dans toute économie libre.
NDLR : Sous entendu : des entreprises (en particulier extrême orientales) préfinancent les travaux qu’elles engagent. C’est oublier que pour celles-ci leur Etat d’origine couvre ou finance leurs investissements et qu’elles sont assurées de recouvrer le fruit de leur labeur.
Comptant plus sur les finances de l'État que sur leur propre recherche de marchés et d'opportunités, l'on voit de nombreuses entreprises, dont pourtant l'expertise technique est grande dans leur domaine d'action, attendre pour bouger que l'État lance des appels d'offres juteux, s'engage dans des actions spectaculaires, énonce des projets de grande envergure. Alors et alors seulement les entrepreneurs se mobilisent en évitant de prendre le moindre risque.
NDLR : Quels risques doivent donc prendre les entreprises déjà durement frappées par une crise dont elles ne sont pas responsables ? Elles devraient donc lancer des travaux à leur frais sans savoir si un jour elles pourraient voir leur investissement fructifier, sans parler des difficultés auxquelles elles se trouveraient confrontées pour obtenir les autorisations nécessaires ?
Si le Congo était un pays pauvre, en proie à de grands troubles et couvert de dettes, une telle attitude pourrait à la rigueur se comprendre. Mais l'époque où des maux plombaient la renaissance de la nation est depuis longtemps révolue et notre pays compte au contraire parmi les quelques nations africaines sur lesquelles il est non seulement raisonnable mais sage de parier sans la moindre hésitation.
NDLR : Voilà donc un scoop : Le Congo qui a fait des pieds et des mains pour se faire reconnaître comme Pays Pauvre Très Endetté, n’est pas un pays pauvre, ce que de nombreux observateurs clamaient haut et fort tout au long du chemin menant le pays à l’initiative PPTE. Nous avons la confirmation que ces démarches ne relevaient que d’une arnaque de mauvais payeur.
Puissent donc ces quelques remarques percer le mur de scepticisme dans lequel demeurent aujourd'hui enfermés la plupart des investisseurs nationaux. L'un des rôles de la presse n'est-il pas de mettre les pieds dans le plat lorsque cela s'avère nécessaire ?
NDLR : Oui mon cher confrère, c’est ce que nous venons de faire.
Les Dépêches de Brazzaville

Nous ne saurons rien de la pollution à Djeno. La visite prévue ce dimanche est annulée. Par qui ? Total ou la cellule antipollution ? Il semble surtout qu’un mouvement revendicatif soit en cours chez TOTAL. L’annulation de la visite pourrait signifier que l’origine de la fuite n’est pas accidentelle et qu’il importe que la presse ne s’en fasse pas écho.
Les causes du malaise sont récurrentes. Le pétrolier répète l’erreur qu’il fit quelques années en arrière et retombe dans le piège où il était alors tombé en confiant l’exclusivité des travaux d’entretien du terminal à la société Dietsmann. L’impact de l’opération avait été catastrophique sur les autres entreprises parapétrolières de la place et par voie de conséquence pour l’emploi au Kouilou. TOTAL retente le coup et confie à SAIBOS les travaux d’entretien du terminal.
SAIBOS est une entreprise européenne (franco-italienne principalement) dont le BOS signifie Bouygues On Shore, division parapétrolière du géant français du BTP. Que prépare donc SAIBOS en sous-traitant son contrat à SOCOFRAN entreprise toujours entre les serres d’Hubert Pendino, bien connu pour son intimité avec le Président de la République ? SOCOFRAN est exclusivement une entreprise de travaux publics et de vente de matériaux de carrière. Elle sous-traite ses autres activités. Il est patent qu’elle ne possède pas la moindre compétence en travaux parapétroliers. SOCOFRAN va donc sous-traiter à son tour les contrats de Djeno aux entreprises qui auraient pu directement traiter des lots d’entretien en évitant deux intermédiaires inutiles SAIBOS et SOCOFRAN. Deux conséquences : beaucoup plus d’argent décaissé et des chiffres d’affaire bien inférieurs pour les exécutants entrainant réductions de personnel, diminutions de salaires et en corolaire inévitable : la baisse de la qualité du service.
L’argent attire l’argent, la sous-traitance génère la misère.
Les employés des entreprises travaillant sur Djeno se seraient donc mis en grève sur le tas et pourraient bien être à l’origine du déversement. Compte tenu des précautions quasiment paranoïaques prises par le pétrolier pour éviter tout reproche écologique, la thèse paraît vraisemblable. On craindrait qu’une inspection des lieux soit considérée comme une provocation et qu’elle soit dangereuse pour les visiteurs. Peut-être veut-on se prévenir d’une prise d’otages.
Il faut quand même savoir que les pétroliser et parapétroliers sont à même de proposer avant marchandage une rétroversion de 60% de leur chiffre d'affaire à leurs "facilitateurs", c'est dire que les sommes engagées sont bien loin d'être celles du prix du travail effectué et bien entendu ce sont une fois de plus les petits qui en font les frais.
Pour en revenir au sujet en objet, ça ne règle en rien la résolution du problème de la pollution. Sans réellement savoir ce qu’il en est nous osons espérer que des mesures de confinement de son étendue ont pu malgré tout être prises en attendant de pouvoir effectuer les opérations de nettoyage, que nous aimerions beaucoup nous voir expliquer.
Stupéfaction ce matin en ouvrant le site moungalla.info pour voir si le ministre nous donne des nouvelles de la fibre optique. Pas de dates, pas d'engagements, en fait rien de neuf, mais y on trouve des annonces pour recruter des spécialistes pour le projet.
Voici donc ce que l'on apprend :
La République du Congo a reçu une Avance de Préparation de Projet dans le cadre d’un prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), et a l’intention d’utiliser une partie du montant de cette Avance de Préparation de Projet pour effectuer les paiements au titre du contrat suivant « Recrutement et rémunération des services :
Ainsi donc ce n'est qu'aujourd'hui que l'on met en place l'équipe de gestion du projet de backbone. Mais alors qu'a-t-on fait jusqu'alors ?
Lu dans irinnews.org :
AFRIQUE: Rattraper le retard technologique avec l’aide de l’Inde
DAR-ES-SALAAM, 17 mai 2010 (IRIN) - L’investissement dans les technologies de l’information (TI) peut aider l’Afrique à améliorer la gouvernance, à vaincre la pauvreté et à combler des lacunes critiques en termes d’infrastructures, en suivant l’exemple de l’Inde, d’après le vice-président du Forum économique mondial sur l’Afrique 2010 (FEM). « Il n’est pas nécessaire de réinventer la roue », a dit à IRIN Ajai Chowdhry, également président et directeur général de HCL Infosystems en Inde, en marge de la récente conférence du FEM en Tanzanie. « L’Inde et l’Afrique ont des problèmes similaires, donc nous pouvons appliquer des solutions similaires. Tout cela a été testé en Inde, et nous avons à disposition le logiciel [permettant de] transférer les connaissances et l’expérience. » Si l’utilisation des téléphones mobiles en Afrique a connu une hausse spectaculaire – de près de 550 pour cent entre 2003 et 2008, d’après la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) – et si le Kenya, par exemple, a ouvert la voie avec le système de paiement M-Pesa et la plate-forme de partage de l’information Ushahidi, le continent accuse un retard par rapport à d’autres régions en développement en termes d’utilisation d’Internet et de connectivité à large bande, d’après la CNUCED. Le financement des réseaux à large bande rapides nécessitera une coopération entre les gouvernements nationaux, les bailleurs et le secteur privé. Le Rwanda, par exemple, travaille en collaboration avec des bailleurs, des organismes des Nations Unies et des entreprises privées pour réaliser sa « Vision 2020 », dans laquelle les TIC (technologies de l’information et de la communication) jouent un rôle central. Il y a 10 ans, seule une école possédait un ordinateur ; en 2006, plus de la moitié des écoles primaires et secondaires étaient équipées d’ordinateurs, et plus de 2 000 professeurs avaient été formés en TIC, d’après unrapport de la Banque mondiale. Rendre les ordinateurs accessibles, en particulier dans des zones isolées, nécessite des modes de financement créatifs, a dit M. Chowdhry ; le gouvernement indien a distribué l’argent issu des dons sous forme de subventions s’élevant à 100 dollars par ordinateur, apportant ainsi « les ordinateurs jusqu’au village ». Catalyseur de changement Au début des années 1990, le gouvernement indien n’avait plus qu’un milliard de dollars dans ses caisses. Le Fonds monétaire international (FMI) a proposé une dérégulation et une ouverture de l’économie. Cette décision a eu pour effet positif la mise en place d’un système financier fort dans le pays, ce qui a permis à des personnes auparavant exclues du système bancaire d’avoir accès à des services financiers, grâce à la construction d’infrastructures urbaines dans des zones rurales. De plus, des centres de connaissance centrés sur la santé, l’agriculture et l’éducation ont été créés dans les villages, ce qui a contribué à favoriser une croissance inclusive et à décourager les migrations des zones rurales vers les villes. Si le pays a connu des passages difficiles, notamment la crise financière mondiale de 2008-2009, il vise une croissance de 10 pour cent en 2011, un taux qui devrait permettre d’éradiquer la pauvreté absolue. En parallèle, le gouvernement s’est efforcé de mettre en place des institutions efficaces, et d’améliorer la transparence en exploitant les ressources de la technologie. L’aboutissement de ces efforts est le droit fondamental de chacun à l’information, grâce auquel chaque citoyen peut remettre en cause tous les aspects du gouvernement. Après une opposition initiale forte, les officiels et les ministres du gouvernement s’adaptent à ce droit de regard. « L’information est cruciale pour vaincre la pauvreté », a dit M. Chowdhry. « En Inde, gouvernance efficace est synonyme de gouvernance électronique ; notre objectif est l’accès à Internet pour tous, nous devrions en faire un droit au même titre que le droit à l’éducation, qui existe aujourd’hui pour tous. » Investir dans l’avenir Le taux de pénétration des réseaux à large bande est de trois pour cent seulement en Afrique, mais de récents investissements dans l’installation de câbles souterrains devraient accélérer leur propagation, ce qui facilitera l’accès à l’information dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et des services financiers. Pour accélérer l’accès dans les foyers et les entreprises, des investissements massifs seront nécessaires, a dit M. Chowdhry, mais la ligne de crédit de cinq milliards de dollars à bas taux d’intérêt consentie à l’Afrique par le gouvernement indien via le groupe bancaire Export-Import Bank of India (EXIM) a à peine été exploitée au cours des 18 derniers mois. Seuls les projets de grande envergure sont appelés à faire une demande, de préférence des projets visant à développer les TIC dans les écoles et les universités pour améliorer leurs capacités, car la formation dans le secteur tertiaire est particulièrement vitale pour le développement du continent et pour enrayer la fuite des cerveaux. Près de la moitié des habitants du continent ayant moins de 15 ans, l’éducation et les opportunités d’entreprendre constituent des besoins impératifs. « L’entreprenariat [de la nouvelle économie] fera une grande différence en Afrique comme cela a été le cas en Inde », a-t-il dit à IRIN. Tous les investissements venant d’Inde sont privés, a-t-il ajouté, et les partenariats public-privé sont selon lui un élément crucial de l’investissement que l’Inde peut apporter au continent. L’Inde est déjà le pays qui propose le plus grand nombre de bourses aux étudiants africains, et la banque EXIM met en œuvre plusieurs initiatives politiques, dont le Pan-African E-Network, les conclaves sur les projets de partenariat Inde-Afrique et le sommet annuel Inde-Afrique, afin de resserrer les liens. Lors du sommet de cette année, qui s’est tenu en mars à New Delhi, des projets d’une valeur de 9 milliards de dollars, portant sur le développement des infrastructures et les TI, ont été discutés. mw/eo/il |
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Sur moungalla.info de fausses bonnes nouvelles
26 avril 2010
Le ministre des postes, télécommunications et des nouvelles technologies de la communication, Thierry Moungalla a remis, lundi à Brazzaville au ministre de l’enseignement supérieur, Ange Antoine Abena, le matériel nécessaire pour le démarrage effectif du projet de développement du réseau panafricain de téléservices.
D’un montant de près d’un millions de dollars, soit environ 700 millions de [...]
Super, le CHU et l'université vont être connectés par VSAT quand tu ne cesses de repousser le raccordement du Congo à la fibre optique dont le plus grand nombre pourrait profiter et pour lequel de fortes sommes ont été versées. Tu ne cesses de promettre ce raccordement en donnant des dates qui ne sont jamais tenues.
En février 2008, tu affirmais que la fibre optique arriverait à Matombi en avril 2009, nous ne l'avons pas vue. Tu as expliqué que le projet avait été abandonné pour un meilleur et que ce serait effectif en mars 2010. Nous sommes désormais en mai de la même année et la fibre ne semble toujours pas être là contrariant l'optimisme que tu montrais dans le N°3 de ta dernière lettre du cabinet en janvier de cette année et qui est le dernier N° publié de cette feuille de chou.
Thierry, ne nous laisse pas croire que tu as trouvé ta mine d'or et tiens parole.
Je sais, tu dis que tu n'es pas un technicien mais un politicien, tu es en train de le prouver. Dommage, nous te préférons plus sincère.
Le ministre blogueur fait paraître ce jour (in moungalla.info) un texte qu'on lira à la suite, dans lequel il fait part des mesures qu'il compte mettre en place pour améliorer les services de la poste au Congo. Personne ne pourra dire que ce qui y est dit ne devrait pas être mis en application. Mais... comment y parvenir ? Avec quels moyens ?
Publié le 29 octobre 2009
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Le ministre des Postes et télécommunications, chargé des nouvelles technologies de la communication, Thierry Moungalla, a appelé ce jour, à l’occasion d’une réunion à la direction de la Société congolaise de postes et de l’épargne du Congo (Sopeco), les agents et cadres à tout mettre en œuvre, dans un bref délai, pour lutter contre les fraudes et améliorer la qualité de service afin de développer et rentabiliser l’activité postale au Congo. La visite du chef de département dans cette structure sous sa tutelle intervient avant la tenue, en décembre prochain, du comité de direction. Cette réunion devra permettre l’évaluation des paramètres de gestion et la fixation des perspectives d’avenir de la Sopeco qui souffre, selon des observations, de divers maux et insuffisances. « Je souligne qu’il conviendra également de mettre fin à un paradoxe sur le fait que des services à fort potentiel restent souvent non générateurs de profits. À cet effet, les prochains mois doivent voir la Sopeco s’engager résolument sur des nouveaux objectifs », a précisé le ministre des Postes et télécommunications. Thierry Moungalla qui s’appuie, en effet, sur les orientations du chef de l’État contenues dans la lettre de cadre budgétaire, entend réussir cette ambition grâce à la mise en place des nouveaux objectifs. Parmi les objectifs fixés, on note la signature du contrat de plan du secteur postal avec l’État, le développement des services postaux de proximité à travers la réhabilitation des infrastructures en mauvais état, et la construction de bâtiments postaux dans des zones non desservies, tant en ville qu’en zone rurale. « La Sopeco doit également informatiser le circuit de l’information et de la gestion des services ; moderniser l’outil de travail pour plus d’efficacité et renforcer en même temps les systèmes de contrôle », a-t-il indiqué. Évoquant par ailleurs les services à haute valeur ajoutée, tels que les transferts de fonds, les chèques postaux, l’envoi des colis postaux, Thierry Moungalla a souhaité des rendements meilleurs afin de faire face à la concurrence. Afin d’y parvenir, il a proposé à la Direction générale de lancer, avec le concours des partenaires, des produits attractifs dans le domaine. Par ailleurs, prêchant la modernisation et l’innovation des services postaux, il a été relevé sa volonté de transformer les chèques postaux en banque postale pour permettre la bancarisation effective de milliers de Congolais. Conscient que la Sopeco souffre d’une insuffisance en personnel, tant au plan quantitatif que qualitatif, le ministre, qui entend remédier à la situation, a proposé des mesures de formation, de recrutement et de définition des plans de carrière pour les agents, afin de pallier ces écueils. Saisissant les remarques et autres propositions formulées par la tutelle, la Direction s’est dite prête à relever le défi de la modernisation de ce secteur, dont la contribution à l’économie nationale reste peu concluante. Guy-Gervais Kitina |
Cher Thierry Moungalla,
Loin de moi l'intention de contrecarrer des plans qui bien qu'ils me semblent peu réalistes, devraient effectivement être mis en œuvre afin, surtout et avant les problèmes de rentabilité évoqués, de permettre aux citoyens congolais de bénéficier de prestations qui semblent élémentaires dans toute société démocratique.
Comment espères-tu transformer les chèques postaux en institution bancaire sans un internet fiable ? Comment comptes-tu « informatiser le circuit de l’information et de la gestion des services ; moderniser l’outil de travail pour plus d’efficacité ... » ? Bien sûr tu vas répliquer que nous en disposerons en 2011. Deux ans, est-ce ce que tu appelles un bref délai ? Tu répliqueras aussi que même avec l'internet dont dispose actuellement le Congo, les banques fonctionnent. Certes mais on ne les trouve pas dans toutes les localités qui sont sensées abriter un bureau de poste.
Comment espères-tu en ce qui concerne "les services à haute valeur ajoutée, tels que les transferts de fonds, les chèques postaux, l’envoi des colis postaux" obtenir "des rendements meilleurs afin de faire face à la concurrence" quand à part l'axe Pointe-Noire/Brazzaville/Oyo/Ouesso, les déplacements dans le pays relèvent encore de l'aventure ? Bien sûr là encore tu nous diras que plus de 80% de la population est répartie le long de cet axe, mais quid du reste des congolais ?
Tu demandes à tes agents et cadres de " tout mettre en œuvre, dans un bref délai, pour lutter contre les fraudes et améliorer la qualité de service afin de développer et rentabiliser l’activité postale au Congo." quand tu sais fort bien que ce sont précisément les gens auxquels tu t'adresses qui ont le plus grand intérêt à ce que rien ne change.
Tu parles aussi de " la réhabilitation des infrastructures en mauvais état, et la construction de bâtiments postaux dans des zones non desservies, tant en ville qu’en zone rurale". Parfait, il faut absolument le faire, mais comment comptes-tu contrôler les chantiers et les entreprises véreuses qui ne manqueront pas d'être cooptées par mr Untel et dont les dirigeants prendront la clé des champs sans avoir rempli leur part du contrat ?
Comment espères-tu "renforcer les systèmes de contrôle" quand tu sais aussi bien que les congolais que les plus corrompus des fonctionnaires sont ceux chargés du contrôle ?
Enfin, il est dit " le ministre, qui entend remédier à la situation, a proposé des mesures de formation, de recrutement et de définition des plans de carrière pour les agents, afin de pallier ces écueils." comment et par qui comptes tu former ces nouveaux agents quand ceux qui savaient sont partis à la retraite ou sont "gaspillés"? Tu le dis toi même : " la Sopeco souffre d’une insuffisance en personnel, tant au plan quantitatif que qualitatif "
Mon cher Thierry, je suis persuadé que ce que tu dis vouloir réaliser va dans le sens de l'histoire. Je suis malheureusement pessimiste sur tes chances d'y parvenir dans un avenir aussi proche qu'il le faudrait. Non pas que tu n'en ais pas le désir et l'ambition, mais parce que je pense que la conjoncture n'est pas favorable et que pour aller vers la réussite de ton plan il faudrait que trop de choses que tu ne maitrises pas changent.
J'espère que, comme tu m'as dit vouloir le faire tu viendras ici apporter quelques réponses.
Dans l'attente reçois, avec le secret espoir de me tromper dans ce que je viens d'écrire, tous mes voeux de réussite .
Ya Sanza

A peu de chose près 5 ans plus tard, nous apprenons par notre confrère congo-site.com que seuls 2 de ces appareils ont été livrés et qu’un seul demeure actuellement en service en raison du manque de pièces pour remettre en état de vol la deuxième machine.
Où est passé le pognon destiné à l'achat du troisième avion ?
Le choix état-il juditieux puisqu'un des deux livrés est déjà HS ?
La Chine et le Congo concluent un accord en matière de tansport aérien
Le texte a été paraphé par le ministre d’Etat, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Isidore Mvouba et le président-duirecteur général adjoint de la société AVIC International Xu-bo.
Les deux parties ont également conclu un mémorandum portant acquisition par l'Etat congolais des aéronefs de type MA60 et installation d'un atelier de maintenance à Brazzaville.
La signature de cet accord permettra à Air Congo de bénéficier d'un service de maintenance, de mettre en service un deuxième avion MA 60 cloué au sol à cause de manque des pièces détachées, et de se doter en février 2012 d'un troisième aéronef de type MA 60 (fabrication chinoise).
«Lorsqu'un avion a atteint un certain nombre de vols, il est impérieux de le ramener au sol pour le réviser entièrement. Nos amis d'AVIC nous ont assuré que les équipes sont prêtes pour venir rapidement faire la maintenance», a indiqué le directeur général d'Air Congo, Rodrigue Nombo.
Pour le vice-président d'AVIC, cet accord marque le début d'une coopération en matière d'aviation entre la Chine et le Congo. AVIC International est une société d'Etat qui emploie près 50 000 personnes et dispose d'une expérience en matière de maintenance aéronautique.
Rosalie Rogevna Guielle
NDLR :
| MA60 | |
|---|---|
Vue de l'avion |
|
|
|
|
| Constructeur | Xi'an Aircraft Industrial Corporation |
| Équipage | 2 |
| Mise en service | 2000 |
| Dimensions | |
| Longueur | 42,31 (81 pi) m |
| Envergure | 29,20 (95 pi 11 po) m |
| Hauteur | 8,80 (29 pi 2 po) m |
| Aire alaire | 75 (807 pi²) m² |
| Masse et capacité d'emport | |
| Passagers | 60 |
| Motorisation | |
| Moteurs | 2 Pratt & Whitney CanadaPW127J |
| Puissance unitaire | 2052 (2750 hp) kW |
| Performances | |
| Vitesse maximale | 514(278 noeuds) km/h |
| Autonomie | 1 430 (775 mn) km |
| Plafond | 7 622 (25 000 pi) m |

Depuis des années nous dénonçons l’incurie de la gestion de la COGELO par son directeur, Emmanuel Ebolo et les sbires sous ses ordres. L’arrivée d’un nouveau directeur nous a paru être une aubaine. Hélas passation de pouvoir faite, la situation s’avère catastrophique. En partant, l’éminent directeur sortant a pratiqué la politique de la terre brulée question de ne pas faciliter la tâche de son successeur Norbert Tchissambou Makosso.
Bilan :
Ce qui a permis ces abus, c’est qu’Emmanuel Ebolo est membre du comité central du PCT et qu’à ce titre il sait pouvoir bénéficier de l’indulgence des autorités. La Cour des comptes, les services de sécurité, les tribunaux, la commission anti fraude et anti corruption devraient pourtant d’intéresser à ce délinquant en col blanc.
Hélas, nous n’ignorons pas que ce genre de personnage est soutenu, voire encouragé, par l’homme de Mpila. Nous ne saurions en aucune façon surpris d’apprendre qu’Ebolo ait été promu à un poste encore plus juteux, car au Congo Brazzaville de Sassou Nguesso, le slogan le plus prisé est : Vive l’impunité !
Jean Aleka

Orange, l’opérateur de téléphonie mobile de France Télécom, pressenti il y a quelque temps pour reprendre Warid s’intéresse désormais à Zain d’après « La Lettre du Continent ».
"Après l’échec, cet été des discussions entre Vivendi et l’opérateur de téléphonie mobile Zain, qui a mis sur le marché l’ensemble de ses opérations africaines pour la modique somme de 12 milliards de dollars, Orange a manifesté son intérêt auprès du Dr Saad Al-Barak, le PDG de Zain, pour engager des pourparlers avec la direction de l’opérateur basé à Bahrein. Bonnes palabres… Zain est présent dans seize pays africains, ce qui représente une base clients évaluée à plus de 45 millions de personnes."
L’existence de ces pourparlers nous a été confirmée par le ministre congolais des postes et communications qui ne peut cependant pas préjuger de leur aboutissement.

Peut-on toujours être considéré comme un pays riche quand ses dettes atteignent de tels sommets ? Les Etats-Unis d'Amérique, ceux-là même qui se considèrent comme les gendarmes du monde n'ont de fait pas le moindre sou vaillant.
Que se passerait-il si leurs créanciers demandaient le remboursement ?
Existe-t-il dans le monde entier autant d'argent ?
Comment comprendre que les établissements financiers mettent des particuliers à l'index pour des découverts équivalentes à la somme représentée par cette première image ?
Vous le reconnaissez : C'est le billet de 100 dollars.
Ce billet est sans doute le plus populaire, le billet préféré dans le monde entier.
Ce sont ces billets que nous utiliserons pour bâtir les "pyramides" décrites dans cette présentation.
Et ça, c'est une liasse de 10 milles dollars.
Cette somme permet de passer de bonnes vacances au bord de la mer ou de s'acheter une petite voiture d'occasion.
Un Terrien moyen doit bosser un an pour la gagner.
Et voici 1 million de dollars. Finalement, ce n'est pas aussi impressionnant qu'on pourrait croire, n'est-ce pas?
La plupart des habitants de notre planète ne gagneront jamais cette somme de leur vie.
C'est peut-être pour cela que l'expression "Devenir millionnaire" est le rêve de tout petit-bourgeois.
Passons à 100 millions de dollars.
Comme vous le voyez, ce montant tient sur une palette classique facilitant sa manutention.
On voit à côté, pour comparaison, une liasse de 1 million et une autre de 10 mille dollars.
Ouf ! Nous arrivons au milliard de dollars...
Vous avez compris: si vous souhaitez faire un casse dans une banque pour vous emparer de 1 milliard de dollars, il vous faudra un camion.
Et voici à quoi ressemble 1 trillion de dollars:
Notez qu'il s'agit de deux étages de palettes de 100 millions de dollars chacune, soit l'équivalent d'un terrain de foot ou d'un Boeing-747-400 (toujours pour comparaison) :
Nous en sommes maintenant à 15 trillions de dollars.
Comme vous le voyez, le Boeing s'est caché derrière cette montagne de dollars, alors que la Statue de la Liberté commence à s'inquiéter, car ce montant est inférieur à la dette des États-Unis qui constitue -- tenez-vous bien -- : 114.5 trillions de dollars.
La voici, la dette, elle est à droite sur la photo ci-dessous:
Ces 114.5 trillions de dollars, c'est la somme qui manque aux États-Unis pour payer la médecine, les médicaments, les retraites, les frais de Sécurité sociale, la police et toutes sortes de projets militaires que tous les présidents des Etats-Unis adorent.
Or, pour se procurer cette somme, il n'y a que deux options : soit que le gouvernement imprime ces trillions, soit que les habitants des États-Unis les sortent de leurs poches.
Spolié de ses entreprises par l’État du Congo, Serge Berrebi dénonce l’effacement par la France des 2,6 milliards d’euros de la dette congolaise sur la base de documents falsifiés et parle de "rétro-charité"
Don Quichotte est peut-être cannois. Ruiné par l'État voyou du Congo, Serge Berrebi, 62 ans, a renoncé à récupérer un jour les 18 millions d'euros (lire plus loin) que le président Sassou-Nguesso lui doit. Mais pas à ce que justice soit faite au peuple congolais et aux contribuables français ! En fin de semaine dernière, ce chef d'entreprise cannois a déposé plainte pour « faux et usage de faux » auprès du parquet de Paris, contre Dominique Strauss-Kahn et le FMI. Rien de moins !
Motif : ce serait sur la base de « rapports falsifiés et en connaissance de cause » que le FMI a, en septembre 2010, engagé la France à effacer les 2,6 milliards d'euros de la dette du Congo : « Moi, dans l'histoire, je suis deux fois le dindon de la farce. Je ne récupère pas l'argent que le Congo a été condamné à me rendre et je paye - et mes enfants paieront longtemps -, en tant que contribuables, une partie de ce cadeau fait à un État voyou, poursuivi depuis 2007 dans le cadre de l'enquête internationale sur les biens mal acquis. »
« La vertu falsifiée »
Cette plainte, Serge Berrebi a décidé de ne plus la retenir en apprenant que les dignitaires de l'État du Congo continueraient d'exfiltrer des dizaines de millions d'euros hors de leur pays En toute impunité (lire plus loin).
« Je viens dénoncer ce que tout le monde sait au FMI, à la Banque mondiale, en France, à droite comme à gauche : le Congo avait largement les moyens de s'acquitter de sa dette. Et le pire, c'est que ce cadeau somptuaire ne sert même pas à sortir le peuple congolais de l'épouvantable misère dans laquelle ses dirigeants le maintiennent ! » L'incrimination serait justifiée par la falsification présumée de rapports du FMI, établis, selon Serge Berrebi, dans le seul but de présenter le Congo comme « un État vertueux ». Telle est, en effet, la condition sine qua non à l'effacement de la dette d'un État pauvre.
Avant qu'on ne lui fasse cadeau d'une ardoise de 2,6 milliards d'euros, le Congo devait rembourser ses « débiteurs contentieux ». Le FMI, en 2007, l'avait ordonné. Et en avait dressé la liste : un fonds de pensions américain et Serge Berrebi. « Sauf qu'en septembre 2010 ma créance est subitement déclassée, sur la base de faux rapports. Couverte par une étrange clause de confidentialité, celle du fonds de pensions est, en revanche, acquittée pour la bagatelle de 939 millions de dollars… alors qu'un rapport d'audit de KPMG l'évaluait à seulement 350 millions. On se dit sans doute qu'un petit chef d'entreprise cannois ne viendra pas mettre son grain de sable dans cette magouille. On se trompe. »
L'or noir tombé du ciel et « rétro-charité » ?
Jusqu'à quel point ? Serge Berrebi, en tout cas, ne veut rien lâcher. Il accumule ce qu'il estime être des preuves irréfutables d'une complicité entre le FMI et l'État congolais.« Depuis longtemps, des proches de M. Strauss-Kahn œuvraient auprès de M. Sassou-Nguesso pour maquiller ce pays riche de pétrole et de diamants en un pays pauvre, pour qu'il obtienne un effacement quasi total de ses dettes. »
Dans quel but ? Au profit de qui ? Serge Berrebi laisse le soin à la justice de l'établir, même si, sur son blog, il évoque « une rétro-charité ». Il ne manque cependant pas de rappeler qu'en septembre 2010 Total, ainsi que l'ENI (la compagnie pétrolière italienne), n'ont attendu qu'une quinzaine de jours après la décision du FMI… pour révéler que 300 millions de barils de pétrole allaient pouvoir être extraits du gisement de Mohon Bilondo.
« Qui peut croire qu'une telle manne a été découverte en deux semaines. Qui peut croire que le FMI, la Banque mondiale et le Club de Paris ignoraient qu'au prix actuel du brut, cet or noir rapporterait, sur dix ans, 15 à 20 milliards de dollars à la République du Congo. »
De quoi, il est vrai, payer dix fois une dette qui pèse désormais sur le dos des contribuables français… alors que, sur fond de plan d'austérité, la France cherche aujourd'hui des milliards partout !
C’est en 1993 que la justice française a condamné l’État congolais à indemniser Serge Berrebi pour l’avoir spolié de ses biens, notamment de la société qu’il avait créée à Pointe-Noire, en 1987.
Socalivou, le complexe avicole qu’il avait racheté à Jean-Baptiste Doumeng, le « milliardaire rouge », y était devenu une entreprise florissante. Tellement qu’elle suscita l’envie des dignitaires du régime de Sassou-Nguesso.
« Fin 1989, on me fait savoir qu’il serait “opportun” que je quitte le pays. Au plus vite. » Le message est suffisamment clair pour que Serge Berrebi rentre en France, chez lui, au Cap d’Antibes.
Vingt-deux ans plus tard, le chef d’entreprise cannois a englouti toute sa fortune pour payer une procédure judiciaire qu’il ne parvient toujours pas à faire exécuter.
Par deux fois, pourtant, en première instance dès 1993, puis en appel, Serge Berrebi a obtenu un jugement le réintégrant dans ses droits, évalués à 18 millions d’euros.
Le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma, à travers un point de presse à annoncé dans la journée de dimanche qu’un aéronef de type CASA C212, immatriculé TNAFA exploité par la compagnie congolaise Aéro services et effectuant un vol aller et retour, Yaoundé-Nsimalen – Yangadou, une localité du nord-ouest de la République du Congo, est porté disparu depuis la journée de samedi.
Parmi les passagers de l’appareil, affrété par la société Cameroon Iron Ore Company (Cam Iron) figuraient notamment Ken Talbot, l'un des hommes les plus riches d'Australie, un des directeurs de Sundance Resources, compagnie minière australienne, Geoff Wedlock, président de Sundance et ancien patron de la division minerai de fer du groupe anglo-australien BHP Billiton, ainsi que Natasha Flacon Brian, une Française vivant à Brisbane, en Australie, membre de l'état-major de Talbot.
Les représentants de la société australienne avaient pris part, le jeudi 17 juin 2010, à une session ordinaire du conseil d’administration de Cam-Iron dont ils détiennent 90% du capital.
Pour faire toute la lumière sur la disparition de cet aéronef et retrouver, éventuellement, son épave, une cellule de crise a été aussitôt mise en place et d’importants moyens militaires et civils, ont été mobilisés par le gouvernement camerounais : un Hercule C 130, qui a une large autonomie de vol et qui peut voler à très basse altitude ; un Piper PA 22 ; un Dormier.
Par ailleurs, des recherches ont été entreprises par un aéronef qui a décollé de l’aéroport de Brazzaville au Congo pour Yangadou et un hélicoptère de type A 109 parti de Libreville au Gabon pour la même destination.
Dans la soirée de lundi, l’AFP par un communiqué de presse, a annoncé que l'épave de l'avion a été retrouvée au Congo sans survivants.
Les causes de l'accident demeurent inconnues.
Publié le 22. juin, 2010 par Isabelle ESSONO - CRTV dans la catégorie Monde
Deux Français figurent parmi les victimes du crash d’un aéronef de type CASA C212, immatriculé TNAFA exploité par la compagnie congolaise Aéro Services. L’accident a fait 11 morts, neuf passagers et deux membres de l’équipage. Dix corps ont été retrouvés dans l’épave de l’appareil près de la frontière camerounaise, dont ceux du président et du directeur général de la compagnie australienne Sundance Resources.
Le CASA C212 avait à son bord 11 personnes dont 9 passagers et 2 membres d’équipage parmi lesquels 6 Australiens, 2 français, 1 Américain et 2 britanniques.
La nouvelle domine l’actualité en Australie, pays dont l’économie s’appuie en bonne partie sur l’industrie minière. Avec l’ensemble de sa direction décimée, Sundance Resources fait face à une crise sans précédent. La tragédie a entrainé la suspension des actions de Sundance Resources à l’Australian Stock Exchange, la bourse australienne, en attendant qu’une nouvelle équipe dirigeante soit constituée.
mondeactu.com (extraits)
L'EADS CASA C-212 est l’avion idéal pour le transport militaire léger des différentes armées de l’air, capable d’opérer sur des pistes courtes et sommaires et au-dessus de zones inaccessibles. Il s’agit d’un avion biturbopropulseur, à voilure haute et doté d’un train d’atterrissage fixe. Parfaitement combinée avec une porte-rampe, sa vaste cabine offre une grande souplesse opérationnelle et peut emporter les charges les plus diverses (charge utile maximale : 3.000 kg, ou 25 parachutistes, ou 12 brancards et une équipe médicale de 4 personnes, ou encore un moteur pour avions de combat, des pales d’hélicoptères, etc.)
Le C-212 est une plate-forme excellente pour servir au développement et à l’intégration de nombreuses versions : Patrouilleur Maritime (Patrullero), Guerre Electronique (capable de remplir des missions de type Elint et Comint et de contre-mesure électronique), avion-école ou la version de surveillance côtière pour la détection des nappes d’huile. Il allie les avantages des nouvelles technologies et l’expérience acquise au cours de plus de 2,5 millions d’heures de vol, cumulées par 460 appareils CASA C-212, exploités par 89 opérateurs dans 38 pays.
L'appareil disparu :
Immatriculation : TN-AFA (Introuvable dans la base ATDB http://www.aérotransport.org la Bible de l'aéronautique)
Type appareil : EADS CASA C-212-100 (CASA C-212-CB)
Fuselage : 151
Immatriculation prévue : HB-LKX
Année de construction : 79
Acquisition Aéroservice : 04/82
Motorisation : 2 GA TPE331-5-251C
Décollage : 6500
Places classe affaires : 19
AERO-SERVICE
adresse : BP 1138, Brazzaville, Congo Brazzaville
tél: 94 22 21
Fax: 94 14 41
Email: info@aero-service.net
Fondé en 67
Nombre d'employés : 65
PDG : Charles-Robert Griesbaum
Web: www.aero-service.net (A noter qu'aucune mention à l'accident n'est faite à ce jour sur ce site et que le CASA détruit figure toujours dans la flotte de la compagnie)
Merci à Arnaud Labrousse pour ses compétences en aéronautique.
Nous avons emprunté l'appareil accidenté pour la dernière fois voici moins d'un mois pour nous rendre à Zanaga dans le département de la Lékoumou.
J'ai retrouvé cette photo prise à Lefoutou (Lekoumou) en janvier de cette année. Certes l'appareil est moins beau que celui en image titre, mais nous y sommes montés sans crainte. Son immatriculation témoigne que c'est bien celui qui s'est écrasé dans la Sangha.

De dos en kaki, Ya Sanza.
Ce type d'appareil est parfait pour les pistes de brousse en herbe ou en latérite. C'est ce qui faisait de cet avion un élément de liaison important pour SARIS à Moutela. La sucrerie y dispose d'un aérodrome à piste courte qui lui convenait parfaitement.
Avec un parking souterrain, le premier concernant les grandes surfaces aux Congo, l’inauguration se passe de commentaires. Voilà l’Europe importée directement au Congo.
Beaucoup de lumières, les racks regorgeant de marchandises, la poissonnerie, la viande, les pâtés frais, le fromage, les plats préparés, etc.
De quoi tuer tout le petit commerce Centre ville, comme en Europe.
De quoi vider les portes monnaie des moins argentés vu les nombreuses tentations exposées sur les rayonnages !
Il y aura, c’est à espérer, une guerre des prix qui profitera aux consommateurs.
L’Afrique que j’ai connue ne sera bientôt qu’un souvenir. Les immeubles poussent, comme des champignons, les caniveaux ne suivent pas, le tout à l’égout non plus, le traitement des ordures ménagères et industrielles reste un leurre, uniquement sur papier. L’interdiction des sachets en plastique comporte de nombreuses dérogations. Les bouteilles plastiques ainsi que les cannettes vides bouchent les égouts. Pointe-Noire s’inonde, le collecteur rejetant les eaux de pluie et les eaux usées à la mer ayant été condamné vu ses nuisances malodorantes au lieu d’être prolongé au large !
Tout le quartier du Consulat de France, Banque Centrale, Total Poincaré est sous l’eau qui recouvre les voitures.
Si c’est ça le développement, je reste un peu sur ma faim. Plus (+) de misère, plus (+) de maladies, plus (+) de pauvreté !
Victor Kossikouma Agbégnénou veut mettre sa trouvaille au service de l’Afrique
Une technologie qui permet de distribuer les services de téléphonie, Internet et images, sans recourir au moindre câblage. C’est l’étonnante invention d’un Toglais de la diaspora africaine en France, Victor Kossikouma Agbégnénou. Son pari : le téléphone pour tous, accessible partout, et parfois gratuit en appel local. Une invention a vu le jour, grâce à un africain, et promet des lendemains meilleurs pour le continent noir. Il s’agit d’ un système de communication polyvalent sans fil, le PWCS ( Polyvalent Wireless Communication Systems). Une technologie étonnante qui permet, à partir d’une connection haut débit satellitaire, de distribuer les trois services de téléphonie, internet et images, sans recourir au moindre câblage. Le pari de l’inventeur : le téléphone pour toutes les bourses, accessible partout, et parfois gratuit en appel local.
Ce sera le téléphone des peuples, peut-être du siècle. Une création 100% africaine qui va désenclaver les zones reculées et rétrécir la disparité numérique entre riches et pauvres. Même certaines villes et campagnes dans les pays développés en ont bien besoin. L’Afrique d’abord Cette invention est une oeuvre du laboratoire Ka-Technologies, grâce à l’ingéniosité et à dix années de recherche de son directeur, un Togolais de la Diaspora africaine en France,Victor Kossikouma Agbégnénou. Ce génie africain est sur le point de bousculer les idées reçues, l’ordre mondial de la technologie.
A son sujet, le rédacteur en chef d’un magazine français d’informatique souligne avec enthousiasme qu’habituellement, c’est le Nord qui produit et le Sud consomme. Le PWCS vient transformer cette voie à sens unique et, lorsqu’il sera opérationnel, sera un moyen de construire plus de ponts que de murs entre les peuples. Rien ne prédisposait ce Togolais, la quarantaine, à devenir le père du système de télécommunication le plus ambitieux de ce début du 21ème siècle. Il est Vétérinaire de formation, diplômé de l’Académie de Moscou et de l’Ecole supérieure de Maisons-Alfort en France. Ce docteur des animaux, déjà dépositaire de quatre brevets d’invention dans le domaine médical, a de quoi être fier de sa nouvelle trouvaille en télécom, le “PWCS.” Il montre à la face du monde que la thèse répandue selon laquelle des tares pèsent sur les épaules des noirs, les empêchant d’inventer, de retrouver leur situation antique des civilisateurs de l’humanité, est un mensonge sacré, un apât de type raciste. Un pari difficile …
Le génie secourable, Docteur Kossikouma Agbégnénou, s’est vu proposer par des américains et suisses, le rachat de son brevet contre des millions de dollars. Mais il leur oppose un refus, son souci premier étant de privilégier le continent. “Ils sont venus me voir dans mon labo situé au sous-sol d’un immeuble sur l’avenue des Champs Elysées à Paris. Après de longues heures de discussions tendues, confie t-il, je leur ai dit que même si je dois vendre la license, ce sera assorti d’une condition indiscutable, celle qu’ils acceptent d’exploiter le produit partout ailleurs dans le monde, à l’exception de l’Afrique, me laissant ainsi le droit de traiter en personne avec le continent noir”. Mais face à l’intransigeance de ses visiteurs qui tenaient à retourner à tout prix à New York avec le brevet, l’inventeur a mis fin au deal : “Vous savez, je suis déjà dans une cave, je ne peux pas descendre plus bas”. Affaire close.
Ce rejet, inhabituel, n’est pas le plus facile des gestes à accomplir. “L’Afrique d’abord, Kossikuma après”, tel est le leitmotiv de cet homme dont le sens de l’intérêt général est sans commune mesure avec les habitudes courantes. Son pays d’origine, le Togo, est souvent cité comme un cas de corruption. Beaucoup d’autres sur le continent souffrent atrocement du même fléau. La terre qui l’a adopté, la France, n’est pas des plus vertueuses non plus. D’où alors Dr Agbégnénou tient-il cette intégrité morale et son détachement par rapport à l’argent ? … Mais pas impossible Le produit est prêt pour passer à sa phase industrielle.
Mais l’Afrique qui a toujours plus d’un tour dans son sac semble lui réserver un sort pour le moins cocasse. Après plusieurs va-et-vient sur le continent, l’inventeur fait l’amère constat que les autorités africaines sont paradoxalement réticentes à ouvrir les espaces nationaux et à accorder les autorisations officielles nécessaires. Docteur Victor Agbégnénou, loin de baisser les bras, continue de se battre bec et ongles pour forcer la main aux décideurs, afin que soit rendu opérationnelle sa technologie de pointe qui, selon les experts, a 30 (trente) ans d’avance sur les occidentaux.
Dans cette histoire, on peut dire que Mère-Afrique, une fois encore, voit certains de ses propres enfants combattre ses intérêts supérieurs, au profit de riches commerçants étrangers. Au nom de la fierté africaine C’est peut-être le lieu d’en appeler à une forte mobilisation de tout ce que regorge encore le continent comme hommes de valeurs, des personnalités dont l’opinion compte ( Kofi Annan, Joaquim Alberto Chissano, Alpha Oumar Konare,Olusegun Obasanjo), le conseil des sages de l’UA, la Fondation Mo Ibrahim, les élites africaines de la diaspora afin qu’ils accompagnent la promotion de ce produit stratégique auprès des décideurs politiques du continent.
Le “PWCS” fait certainement partie des symboles palpables de la renaissance africaine et de l’indépendance dont il est abondamment fait mention ces derniers temps.C’est aussi un apport non négligeable au combat contre la fracture numérique dont le beau continent est la plus grande victime.
Washington DC USA
Suite à la publication des derniers chiffres de croissance de l’économie américaine (+3,5% au troisième trimestre), on serait tenté de croire qu’on est sorti de crise et que la reprise sera bientôt là. Alors, la crise est-elle vraiment finie ? Oasis Kodila Tedika, économiste congolais (RDC), adopte une position à contre-courant de l’optimisme ambiant. Il soutient que non seulement on n’est pas encore sorti de crise, mais on est entrain de préparer la prochaine. Il explique comment les plans de relance adoptés par les différents gouvernement, censés lutter contre la bulle immobilière, sont entrain de former une nouvelle bulle, cette-fois-ci d’endettement public. Les conséquences n’en seront que plus graves pour l’économie mondiale.
Si on en croit certaines sources, l’économie mondiale est entrain de récupérer de sa torpeur. La reprise serait donc là. Cette bonne nouvelle suscite curieusement une exclamation chez l’homme de la rue : c’est déjà fini ! Cet homme a presque le sentiment d’être un héros qui a survécu au pire. Si tel n’est pas le cas, la presse aurait donc exagéré l’ampleur de la crise. Or, la chute de Lehman Brothers, les secousses chez AIG et tant d’autres font pencher la balance du côté de la presse et prouvent par là la virulence de la crise. Toutefois, techniquement et historiquement, cette crise est loin d’être la plus grave de l’histoire moderne.
Si pendant la grande dépression, la prose de Jean De La Fontaine dans « Les animaux malades de la peste » s’appliquait, il n’en est pas vrai pour l’actuelle crise. « Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés », écrirait-il aujourd’hui. Mais la vraie énigme est : la peste ne reviendra-t-elle pas ?
Certes, en considérant certains indicateurs, la grande dépression est indéniablement d’une ampleur inouïe et est la pire crise dans l’histoire du dernier siècle et de celui en cours. Mais, minimiser la crise en cours serait une grosse erreur.
En effet, la synchronisation d’une bulle immobilière et celle de crédit conduit à des crises bancaires et économiques importantes, comme le savent les économistes depuis au moins Charles Kindlebergerer en 1978. Contrairement à l’imagerie populaire, les calculs des économistes Barry Eichengreen et David O’Rourke montrent que la chute de la production industrielle mondiale est, depuis les neuf premiers mois aussi violente que les neuf premiers mois de la crise de 1929. La chute des cours de bourse est deux fois plus rapide, de même que le recul du commerce international. Si l’on s’y prête, ces chiffres imposent un autre regard à propos de la crise en cours. Et donc un bis ne serait pas souhaitable.
Ayant prêté oreille à ce genre de propos de la part de leurs conseillers, les Etats n’ont pas voulu que cette crise perdure et ont pensé la contenir. Ainsi, on assiste à une agitation étatique énorme. Et de part et d’autres, on félicite la réaction des gouvernements qui, contrairement à la crise de 1929, semblent retenir la leçon et ne pas reproduire les erreurs du passé : la volonté de punir les banques, le respect de l’orthodoxie budgétaire, le chacun pour soi international, etc. Du côté des finances publiques, cet activisme sans complexe se manifeste par une progression vertigineuse de la dette publique. En pourcentage du PIB, le déficit américain avoisine les 13,5%, la Grande-Bretagne fait plus avec 14,4%, la France et l’Inde nageraient dans les 8%. Bref, les Etats ont massivement utilisé la politique budgétaire.
Cependant, avec de tels chiffres, l’insolvabilité étatique ne serait plus très loin. De plus, on est entrain maintenant, grâce à cet interventionnisme étatique, de passer visiblement d’une bulle immobilière à une bulle d’endettement public susceptible de faire imploser le système financier d’ici quelques années.
En effet, l’explosion des dettes publiques est l’occasion de spéculations futures. A un moment, la spirale de l’endettement atteint un tel niveau que les spéculateurs présentent une aversion au risque. Or, l'État a besoin de cet argent, qu'il utilise pour essayer de maintenir tant bien que mal à flot le navire économique et financier ; sans cette manne, la récession ne pourrait alors que fortement s'amplifier ainsi que l'instabilité et le risque systémique. Les faillites d'entreprises s'accroîtraient alors de plus belle, ainsi que les mauvaises créances bancaires, le chômage, la baisse de la consommation, les déséquilibres bancaires et financiers, bref tout ce qui caractérise une spirale de crise majeure aboutissant à un ébranlement croissant du système financier. L’histoire japonaise nous en donne l’illustration.
Au final, au lieu de continuer d’entonner des cris de félicitations et d’auto-gratulation, l’on verrait mieux d’y penser, car à cette vitesse d’endettement, semblable à celle de post-guerre, la peste ne serait pas très loin. Dans le scénario noir, elle fera encore très mal comme celle qui a frappé récemment le monde. Voilà le vrai défi auquel les Etats doivent s’intéresser.
S’ils ne s’y intéressent guère, il risque de produire un scénario récemment réalisé : si l’on a réussi à sortir de la crise de 2001 suite à l’éclatement de la bulle internet, c’était grâce à une intervention étatique semblable qui a fini par créer une nouvelle bulle immobilière à l’origine de la crise financière et économique actuelle.
Oasis Kodila Tedika est un économiste congolais (RDC).
Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org

Solution révolutionnaire pour le problème du traitement des déchets polluants : la société française Innoveox, spécialisée dans l’offre globale de traitement des déchets dangereux à l’usage des industriels et collectivités, propose une nouvelle technologie en exclusivité mondiale dans le secteur du développement durable.
Présidée par Jean-Christophe Lépine (entrepreneur issu de l’hôtellerie), dirigée par Luc Hautemanière (Lehman Brothers) spécialisé dans le secteur financier, cette jeune société, dont le siège est à Paris, a développé industriellement deux brevets avec le CNRS une nouvelle technologie grâce au Professeur François Cansell, à l’époque Directeur de recherches au CNRS, au sein de l’Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux, et président du comité scientifique d’Innoveox. Son centre de recherches est installé en Aquitaine.
Misant sur la technologie de pointe, la société Innoveox vient d’inventer un procédé révolutionnaire, tant par son intérêt écologique qu’économique, qui est le fruit de plus de dix ans de recherches : l’ « Oxydation Hydrothermale Supercritique » (OHT). Innoveox a reçu en 2010 le prix Potier des mains de Pierre-André Durand, Directeur de cabinet de Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, qui récompense les initiatives de l’industrie chimique en faveur du développement durable.
L’ OHT est une technologie capable de convertir la matière organique en énergie et restitue l’eau propre contenue dans les polluants : il s’agit de la combustion froide (à très haute température mais sans flamme) des déchets dangereux à l’intérieur d’un module-réacteur. Sont ainsi traités tous les déchets dangereux, les liquides (huiles, solvants, pyralènes) issus des industries polluantes (pétrochimie, raffinage, pharmacie, nucléaire, militaire, armes chimiques, boues de station d’épuration).
Ils sont chauffés à une température comprise entre 350 et 580 degrés centigrades sous une pression d’environ 250 bars pendant une minute, ce qui permet de les détruire définitivement avec une efficacité de 99,99%. Une fois traités par OHT, ces déchets sont convertis en eau propre et en énergie, neutres en rejet carbone, sans odeurs et sans émissions de gaz toxiques, et les métaux et minéraux sont récupérés.
Les intérêts de l’ OHT sont multiples : d’abord le traitement est extrêmement rapide. Ensuite, ce procédé est beaucoup plus écologique que l’enfouissement et l’incinération, procédés qui présentent toujours des émissions polluantes, pour un coût global similaire. La petite taille des modules permet en outre de traiter les déchets sur place, car ils sont compacts et transportables par camion, et donc d’éviter un déplacement parfois dangereux de ceux-ci. L’énergie récupérée peut produire de l’électricité, et l’eau est sans danger pour l’environnement.
C’est pourquoi Innoveox souhaite mettre sa technologie, certainement génératrice d’emplois futurs, au service d’entreprises du CAC 40 et des collectivités en France et dans le monde, dans un monde industriel toujours plus soucieux de son image et du respect de l’environnement.
L’intérêt pour les pays d’Afrique est évident : faire cesser ou éviter les pollutions multiples en n’investissant pas dans de longs et coûteux travaux d’enfouissement ou d’incinération peu écologiques. Ce procédé permet de produire une énergie propre et économique. Car pour le moment, le délicat problème du traitement des déchets nocifs n’y est pas résolu.
Le continent africain pourrait même faire office de pionnier en proposant aux industriels générateurs de déchets polluants d’en assurer le traitement et l’élimination écologiques immédiats en utilisant une technologie révolutionnaire de pointe en adéquation avec leur situation économique.
Vendredi 28 janvier 13 heures
Accompagné par Anthony Mouyoungui je rejoins le ministre des postes et télécommunications chargé des nouvelles technologies de la communication, Thierry Moungalla, dans le hall de l’Atlantic Palace qui semble être devenu un lieu d’hébergement subventionné par le gouvernement(1). Je l’aperçois installé avec un petit groupe en discussion dans un salon en contrehaut du hall.
S’avisant de ma présence il m’invite à le rejoindre. Il me présente à Yves Castanou (2), directeur de l’ARPCE(3). Il m’offre une place sur son canapé. Après un petit échange un peu viril mais résolument cordial (TM me dit pourquoi, à son avis, mes précédents articles à son sujet étaient mal documentés(4)), nous passons à son emploi du temps de la matinée, d’évidence la raison première de sa venue dans la capitale économique :
TM démontre qu’il connaît le sujet et c’est un bon orateur, mais il passe le témoin à Yves Castanou (photo), parfait dans son rôle de technico-commercial de très haut niveau. Cependant ni l’un ni l’autre ne parvient à me convaincre que cette identification est indispensable, bénéfique et respectueuse des libertés individuelles.
Leurs arguments :
Dans tous les pays, inclus en France les abonnés sont identifiés ;
L’identification est une garantie contre les appels malveillants ;
Les fichiers sont créés par les opérateurs et gérés par eux - Les seuls renseignements devant figurer sont le nom, le prénom et l’adresse(5) ;
La police n’y a pas accès - Seule une réquisition du parquet peut autoriser une consultation du fichier ;
Le pays n’est pas outillé pour assurer la surveillance des conversations téléphonique…
Mon avis en réponse :
Ce n’est pas parce que presque tous les pays du monde ont décidé de policer leur téléphonie mobile que les rares qui ne l’ont pas fait sont forcés d’emboiter le pas. Ne pas le faire démontrerait par contre le libéralisme de l’Etat.
Si c’est pour lutter contre quelques obsédés sexuels ou maniaques de l’insulte que l’on met en place ces mesures, c’est que les délits plus graves ont été éradiqués.
Les opérateurs vont systématiser la photocopie des pièces d’identité produites, d’autres renseignements seront donc récoltés, permettant la constitution de banques de données liées aux habitudes de consommation de chacun. Parfaitement revendables à des opérateurs commerciaux.
Dans un pays dans lequel le matabiche est une institution, comment garantir l’étanchéité des fichiers ? Comment se garantir des possibilités de fuites ou indiscrétions provenant des employés des opérateurs ? Rien ne garantit l’impossibilité d’interconnexion des fichiers avec des services ou des individus qui ne devraient pas les voir.
Le Congo doit donc être le seul pays au monde où les écoutes téléphoniques n’existent pas. Ceci dit, je pense que le "flicage envisagé" est plus commercial que politico-policier. Si un malfaiteur, un révolutionnaire, un terroriste, un gangster, un factieux veut monter un coup, il se débrouillera toujours pour trouver un prête-nom ou un pirate de l’informatique pour lui procurer une carte SIM inidentifiable. La mesure nous paraît donc policièrement inutile.
La conversation dérive sur l’éventualité de création d’une commission de contrôle de la procédure, équivalent congolais de la Commission Nationale Informatique et Liberté française (CNIL). L’idée semble séduire Yves Castanou, dommage qu’on n’y ait pas pensé avant de lancer l’opération d’identification qui semble donc démarrer dans un vide juridique et sans réel contrôle. C’est bien là qu’à notre avis le projet est inquiétant et mal préparé. Les congolais ont besoin d’être rassurés, ce n’est pas ainsi qu’on y parviendra.
Thierry Moungalla n’est ni naïf ni aveuglé par l’intérêt pour ne pas percevoir l’aspect liberticide de cette mesure, il n’en laisse pourtant rien paraître. Je sais pourtant qu’il fût un temps où il serait vaillamment monté au créneau. A-t-il changé ou ses desseins doivent-ils s’accommoder de ses scrupules ?
Nous nous déplaçons jusqu’à la suite du ministre.
Nous y évoquons le contrôle des appels entrants. TM et YC insistent sur le fait que ce contrôle a permis d’éviter que le Congo ne soit utilisé à des fins crapuleuses comme hub de transit de communications téléphoniques empruntant des "routes grises". La taxation des appels entrants (131 FCFA par appel, moitié pour l’Etat et les opérateurs public et privés du secteur, moitié pour l’opérateur GVG) a permis aux parties concernées d’améliorer leurs performances financière et à l’usager congolais de pouvoir appeler l’étranger à des tarifs très bas puisque les appels sortants ne sont pas concernés. Un argument un peu fallacieux est évoqué par le ministre qui semble considérer que les conditions de vie des congolais de la diaspora sont meilleures que celles de ceux qui vivent au pays. Ils pourraient donc supporter le surcoût avec moins de difficultés. Tant mieux pour nous et tant pis pour eux en quelque sorte.
Nous obtenons une réponse à un article paru dans le Moustique à propos des émoluments de Global Voice Group. Cet article affirme qu’il existerait une marge de 20 ou 25% des recettes du trafic entrant. TM dément une telle marge. Il s’insurge par ailleurs des affirmations contenues dans ce papier quand aux rétroversions dont il bénéficierait de la part du sous traitant. « Cinq millions d’euros de rétro commissions pour le ministre ! On nage en plein délire là, sachant que ce montant est à peu de choses près les trois quarts de ce que le système de contrôle rapporte en un an à l’Etat congolais », affirme TM. GVG est sous contrat pour 5 ans. Par contre, TM affirme que le tarif de 131 f CFA/minute intègre, pour la part revenant à l’opérateur technique GVG, l’amortissement du matériel livré et la nécessaire marge commerciale lui revenant.
TM déplore également la méconnaissance des bonnes pratiques internationales en la matière de la part de l’auteur de l’article du Moustique. Celui-ci aurait voulu que le système soit logé chez l’opérateur historique Congo Télécom. Le ministre rappelle que Congo Télécom est elle-même actrice du secteur, et gère à ce titre ses propres appels entrants. Lui donner la maitrise du système de contrôle pour tous les opérateurs aurait fait d’elle une sorte de « juge et partie ». Par contre, la bonne gouvernance du secteur est assurée par l’ARPCE de Castanou. C’est donc elle qui gère le système au nom de l’Etat. TM conclut sur la difficulté à répondre à de tels articles : « Si on garde le silence, les gens se disent que ce qui est écrit est vrai ; si on répond, les mêmes affirment que nous mentons forcément, voilà le dilemme ! »
Pour en finir avec le volet téléphonie, TM évoque la prochaine grande étape du secteur : l’octroi attendu de licences 3G au cours de l’année 2011. L’arrivée de la 3G augmenterait considérablement la qualité et le nombre des services offerts.
Deuxième objet de la visite du ministre à Pointe-Noire, l’arrivée, très attendue de la fibre optique sur le territoire congolais. TM m'explique longuement les différents problèmes qui ont induit des reports à répétition, il s'exonère de leur responsabilité tout en reconnaissant qu'il a parfois parlé trop tôt.
Les opérations d’atterrage du câble sont prévues pour la matinée du samedi. Nous nous fixons donc rendez-vous pour 7h30.
Je suis invité à prendre place dans l’une des voitures de la délégation qui se rend à Matombi, sur le site que nous avons visité voici un an, j’avoue que je me la "pète un peu" dans ce cortège escorté par les motards de la police nationale devant lequel tout le monde s’écarte respectueusement. Nous passons devant le chantier de construction de la station terminale, à proximité de la préfecture du Kouilou.
La délégation se rend sur la plage, où les opérations d’atterrage sont déjà en cours, pour l'inévitable coupure du ruban. Un bateau est ancré à quelques centaines de mètres duquel part une rangée de bouées jaunes soutenant le câble lui-même retenu à terre par un bull et une pelle hydraulique.
Monsieur Akouala donne quelques précisions techniques. Le câble WACS de 14400 km de long relie le Portugal, et avant lui la Grande Bretagne et l’Afrique du Sud avant de poursuivre son périple jusqu’en Inde. Il passe à 300 km des côtes congolaises. La bretelle en cours de pose n’y est pas encore reliée mais elle le sera tout prochainement. Le câble sous marin se prolonge à terre sur 130m jusqu’à un regard en béton où lui sera connecté le câble terrestre qui transitera par la station terminale avant de desservir Pointe-Noire où la boucle urbaine est déjà construite et Brazzaville et les villes traversées via la ligne électrique THT en construction. Au-delà de Brazzaville la fibre suivra aussi le chemin des lignes THT pour rejoindre Ouesso dans les mêmes conditions.
En ce qui concerne la disponibilité de la liaison a haut débit, elle est prévue pour le dernier trimestre 2011.
— Quelles sont les mesures que le ministère compte prendre pour lutter contre les effets de l’érosion ?
La réponse du Ministre me laisse pantois.
— Tu le sauras en temps voulu…
Malgré mon insistance, je ne parviendrai pas à en savoir plus.
Toute la délégation se déplace vers le Relais du Kouilou où une manifestation a été préparée. Voici la déclaration prononcée à cette occasion par le Ministre Moungalla :
Monsieur le Ministre, et Cher Collègue,
Monsieur le Préfet du département du Kouilou,
Monsieur le Préfet du département de Pointe-Noire,
Monsieur le Commandant de la zone militaire n°1 ;
Monsieur le Représentant du Ministre, Délégué Général des Grands Travaux ;
Messieurs les Directeurs Généraux des entreprises publiques et privées ;
Distingués invités ;
Mesdames, Messieurs,
C’est avec un grand plaisir que je prends la parole ce jour, dans ce beau village de Matombi. Avec grand plaisir, car la portée de l’événement que nous allons célébrer ce jour est réellement historique. Avec le lancement des travaux du bateau câblier, ce n’est pas seulement la pose d’un câble sous-marin en fibre optique et son atterrage dans notre pays qui sont en jeu, mais bel et bien l’entrée officielle du Congo dans la société de l‘information du 21ème siècle.
A cette occasion, je ne crois pas trahir le sentiment de tous les Congolais (décideurs politiques, opérateurs économiques et société civile), en affirmant que c’est un immense espoir qui se lève ce jour, avec l’arrivée si longtemps attendue et si malencontreusement différée de ce câble qui va nous relier au vaste monde, par notre entrée sur ces fameuses autoroutes de l’information.
C’est là l’occasion de rendre hommage à la vision exprimée par un homme d’Etat de grande valeur, celle d’un Congo apaisé, modernisé et ouvert sur le monde. Le Président Denis Sassou Nguesso, puisqu’il s’agit bien entendu de lui a, depuis de nombreuses années déjà, impulsé le changement dans notre pays et permis le réveil des forces créatrices qui doivent faire naitre le nouveau monde, celui du Chemin d’avenir, c’est-à-dire l’émergence d’une société d’opportunités et de progrès continu au bénéfice de nos populations.
Dans notre secteur, cette vision s’est très tôt exprimée par des orientations claires et salvatrices : participation du Congo, à tous les sommets internationaux consacrés aux technologies de l’information et de la communication ; allocation de crédits importants, tant pour notre adhésion au consortium WACS, véhicule juridique qui porte le présent projet lancé ce jour que pour la remise à niveau des infrastructures nationales (backbone terrestre attendu pour les prochains mois), etc. ;
A travers le lancement de ce jour, nous pouvons affirmer avec fierté et reconnaissance que le Président de la République vient ainsi de matérialiser sa volonté proclamée, je cite : « d’arrimer le Congo à la modernité pour que l’informatique et l’Internet notamment, soient accessibles au plus grand nombre », Fin de citation.
Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs,
Après la signature le 08 avril 2009, de ses deux contrats majeurs, à savoir l’Accord de construction et de maintenance du système, signé entre les Parties du Consortium et le contrat de fourniture du système, signé entre le Consortium et le fournisseur ALCATEL Submarine Networks, le projet du câble sous-marin WACS est entré, en ce début d’année 2011, dans sa phase décisive, qui coïncide avec la dernière année de réalisation.
Conformément au planning du fournisseur, après la présente opération d’atterrage, dans trois (3) mois environ, la branche congolaise sera connectée, au large, au tronc principal du système, en attendant une mise en service effective fixée au 4ème trimestre de cette année.
Celle-ci aura pour principales caractéristiques l’établissement de liaisons directes très haut débit de notre pays avec les autres pays d’atterrage du câble, à savoir, l’Afrique du sud, la Namibie, l’Angola, la RDC, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Togo, le Ghana, les iles du Cap-Vert, les îles Canaries, le Portugal et le Royaume-Uni.
Voila pourquoi, en lançant la pose du câble ce jour, point de départ de ce processus, je donne rendez-vous à tout le monde pour le dernier trimestre de cette année où nous nous retrouverons pour le lancement officiel de notre câble.
Monsieur le Ministre, Distingués invités, Mesdames et Messieurs,
Le 21ème, avait rappelé le Président de la République, dans son discours au Sommet mondial sur la société de l’Information à Tunis, en novembre 2005, sera le siècle de l’information. En quelques décennies, celle-ci est en effet devenue un élément structurant de la société et un enjeu stratégique, placé au cœur d’une véritable révolution caractérisée par l’utilisation quotidienne et multidimensionnelle de l’Internet et des TIC.
Dans cette société de l’information que nous allons intégrer sitôt ces travaux achevés, les infrastructures à fibre optique, dont la présence est de plus en plus forte à travers le monde, sont les principaux vecteurs d’excellence et de croissance.
C’est sur la base du constat de cette importance accrue que le Gouvernement s’est résolument engagé dans une stratégie de déploiement des infrastructures de télécommunications haut débit en République du Congo, établie autour de la réalisation d’un backbone national en fibre optique, et ce dans le cadre du Projet de Couverture Nationale.
Le projet de couverture nationale a également vocation, au-delà du nécessaire maillage de notre territoire en infrastructures à haut débit, à assurer l’interconnexion du Congo avec les pays limitrophes, dans le souci de sécuriser les réseaux ainsi constitués et d’en assurer la cohérence économique.
Nous profitons d ce cadre festif et solennel pour évoquer ici l’importance connexe du Projet dit « Central Africa Backbone » (CAB en sigle) réalisé en collaboration avec la Banque Mondiale, volet également fondamental du processus de modernisation de nos télécommunications.
Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs,
Avant de clore mon propos, je tiens ici à porter un salut particulier et rendre un hommage mérité aux acteurs de ce processus historique.
A cet égard, je remercie chaleureusement le Ministre de la Marine Marchande pour son implications forte dans la partie la plus sensible de ce dossier, à savoir l’octroi des permis d’occupation du domaine public marin, instrument juridique nécessaire sans lequel ni la cérémonie d’aujourd’hui ni la pose même du câble n’auraient été possibles.
Je remercie également Mme la Ministre du Commerce, dont l’intervention salvatrice nous a permis d’obtenir les autorisations temporaires d’exploitation sans lesquelles les choses auraient été difficiles.
Je tiens ensuite à rendre un hommage particulier au Ministre, Délégué Général des Grands Travaux qui, en mobilisant ses équipes, afin de répondre au défi du respect des délais serrés et impératifs imposés par la bonne marche du projet, a de nouveau amplement démontré la réactivité et le professionnalisme de la structure qu’il dirige.
Je salue également la ténacité de Monsieur Akouala, Coordonnateur du projet de couverture nationale, qui a démontré par son implication et l’énergie mise dans la réussite de ce projet, que lorsque des cadres compétents s’impliquent, l’on peut affirmer que le petit Congo pourrait déplacer les montagnes les plus hautes qui soient.
Je tourne également un regard reconnaissant vers les membres du Comité National de Pilotage du projet WACS, avec à leur tête Monsieur Charles Mane Djouob, dont les contacts serrés et permanents avec le consortium WACS ont permis, tout le long du processus de préparation, d’éliminer les uns après les autres, les obstacles dressés sur notre route.
Enfin, et pour terminer, je voudrais féliciter et remercier toutes celles et tous ceux qui, même dans l’ombre, ont concouru à la réussite de cette opération d’atterrage du câble en République du Congo, notamment :
La Force Publique, et notamment le Colonel Oyoko, Commandant de la Base navale de Pointe-Noire,
pour son soutien plein et entier matérialisé par le détachement sur site d’éléments de sécurité pour
les équipages des bateaux Anna B et Nova K ;
Monsieur Philippe Thalleu de la société TravOcean, sous-traitant d’Alcatel, et ses équipes;
Monsieur Sébastien Hollebeke de la société TLC et son équipe ;
L’Inspecteur, Représentant du consortium WACS ;
La Direction départementale des douanes de Pointe-Noire ;
Que chacun et vous tous, ici présents ou empêchés, soyez assurés de la reconnaissance de l’Etat pour le concours apporté à la réalisation de cet édifice en construction.
Oh certes, le chemin reste encore long, sinueux et semé d’embûches ! Mais notre croyance en nos capacités de dépassement et en la force créatrice du projet collectif porté et incarné par le Président de la République nous rend optimistes.
Car, comme le déclarait le Maréchal Foch, je cite : « ne me dites pas que ce problème est difficile. S'il n'était pas difficile, ce ne serait pas un problème », Fin de citation.
C’est donc dans notre capacité à prendre la mesure de ces problèmes ou difficultés que nous trouverons les ressources nécessaires à les surmonter pour la réussite finale.
Je vous remercie pour votre aimable attention.
Il est désormais incontestable que la fibre est arrivée au Congo et si pour l’instant rien ne peut encore y transiter, seule sa mise en service peut faire espérer un retour sur investissement. Reste à savoir quelle sera la politique commerciales des fournisseurs d’accès pour pouvoir dire si elle sera à la portée de tous comme il est souhaitable. Il est probable qu’au début, ce ne sera pas le cas mais comme seul le nombre permettra de rentrer dans les frais on peut supposer que la concurrence fera rapidement baisser les prix.
La fibre optique c’est l’ouverture vers de nombreuses applications dont l’internet à très haut débit, le télévision numérique terrestre, et les applications professionnelles spécialisées dont la plupart restent à inventer. Un grand pas en avant vers la modernité si l’effort se poursuit.
Dernière minute : Un appel de TM vient de m'apprendre que si Alcatel tient ses délais, Pointe-Noire devrait être connectée, au moins pour des essais fin juillet ou début août.
Comme beaucoup le pensent, je me fais peut-être avoir par le charisme de Thierry Moungalla, mais je demeure convaincu qu'il est bien loin de porter le costume de traître que beaucoup pensent qu'il a endossé. TM a accepté un job, il a l'intention de le mener aussi loin qu'il le pourra. Il sait qu'il ne gardera qu'un temps son portefeuilles le jour où il devra le rendre il redeviendra un homme ordinaire avec une bien meilleure connaissance du monde politique que celle qu'il avait avant d'occuper la charge ministérielle. Nombreux seront parmi ceux qui le critiquent aujourd'hui pour son allégeance au pouvoir qui voudront alors s'attacher ses services.

Comment ne pas être admiratif devant l'initiative du jeune Vérone Mankou, 25 ans, qui vient de présenter la première tablette tactile conçue en et pour l'Afrique ? Son produit, fabriqué en Chine comme la plupart de ses concurrents sera commercialisé à compter du 17 octobre au tarif très "démocratique" de 150 000 FCFA,soit très en dessous des tarifs locaux des produits de la concurrence. Autre particularité du produit : sa conception tournée vers les réalités et les besoins locaux. Ceci sera beaucoup plus poussé avec le développement d'applications spécifiques.

La première tablette tactile africaine est née. Une première dans l’histoire des nouvelles technologies du continent. Conçue au Congo, elle a été présentée samedi 17 septembre par son créateur Vérone Mankou, ingénieur de 25 ans, directeur de la société congolaise VMK, agence de communication interactive et de technologies Internet, lors du sommet des nouvelles technologies, Africa Web Summit, à Brazzaville. De nombreux experts internationaux en nouvelles technologies étaient présents, ainsi que des membres du gouvernement. Vérone Mankou définit une « tablette tactile comme un mini-ordinateur dépourvu de clavier où tout se fait sur l’écran avec les doigts ». Selon lui, elle offre des opportunités intéressantes de collecte, de traitement, et de diffusion de l’information.
Une tablette accessible à tous
Une tablette qui a couté cher. Il aura fallu un investissement d’environ 85 millions de FCFA (130 000 euros) et 18 mois au jeune homme pour la concevoir. La création de son entreprise VMK en 2009 lui a permis de disposer de quelques fonds pour développer le projet. « la tablette sera commercialisée à partir du 17 octobre prochain dans sept pays africains, dont le Congo mais également la Belgique, pour un prix de 150 000 FCFA », a-t-il annoncé. Selon lui, « la particularité de sa tablette est qu’elle coûte quatre fois moins cher que celles qui sont sur le marché et elle est plus performante avec une autonomie de 10 heures de batterie ». Elle devrait, d’après le jeune ingénieur, notamment séduire les consommateurs car « elle est extensible avec de multiples fonctions et plus petite, vous pouvez la mettre dans votre poche ». Une initiative saluée par le ministre congolais des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de la communication, Thierry Moungalla. Selon lui, « Vérone Mankou vient de prouver que la jeunesse africaine est capable de prouesse à condition de bien l’encadrer et l’accompagner ». (NDLR : Que sous entend TM avec cette phrase quelque peu assassine ?)
L’informatique une passion
Fils d’un ingénieur d’une société pétrolière, Vérone Mankou est titulaire d’un bac+2 en informatique. Le jeune homme s’est intéressé très tôt à l’informatique, notamment lorsque son père a laissé un ordinateur domestique à sa portée, à l’âge de sept ans. « Cela fait 18 ans que je suis dans le domaine. L’informatique est une passion que j’ai transformée en métier ». L’idée de concevoir cette tablette tactile à bas prix, lui est venue en 2006, à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, où il constate que l’accès à Internet est difficile et l’ordinateur coûte cher. Dans le but de concevoir une tablette qui soit accessible à tous, il décide alors de se former en achetant des livres sur l’informatique et en menant des recherches sur Internet.
Produite en Chine pour des raisons techniques

Le Way-C, la tablette réalisée par la startup congolaise VMK, a été présenté samedi à Brazzaville devant un panel d'experts venus de plusieurs pays à l'occasion de l'Africa Web Summit, le nouveau rendez-vous panafricain destechnologies de l'information et de la communication (TIC)
Le lancement d'une tablette tactile conçue en Afrique, au Congo en particulier, a fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois dans les médias spécialisés. Personne n'y croyait ou presque. L'Afrique, supputaient certains, n'a pas la technologie et l'expertise nécessaires pour produire un tel outil, considéré comme un produit high-tech et vendu cher par les majors du secteur, Apple et Samsung.
La tablette Way-C « designed in Congo » a été assemblée en Chine, comme la plupart des produits d'autres fabricants. L'ambition de VMK est de permettre à un plus grand nombre d'Africains de disposer à moindre coût des outils de la communication du XXIe siècle. « C'est un choix stratégique pour la simple raison que, dans ce domaine, les majors ne s'intéressent pas à l'Afrique : c'était une opportunité pour nous de concevoir ce produit, qui est le premier en Afrique et qui va permettre aux Africains de s'équiper à moindre coût », a souligné Vérone Mankou, directeur général de VMK et concepteur de la tablette.
Disponible au Congo le 17 octobre 2011, le Way-C sera vendu au prix de 150 000 FCFA, presque quatre fois moins cher que les produits similaires d'autres marques. Il sera également distribué dans une dizaine de pays, notamment au Gabon, Cameroun, Kenya, Côte-d'Ivoire, Sénégal et Belgique.
Caractéristiques techniques
Équipé du système Android 2.3.3, le Way-C bénéficie, comme la Galaxy Tab de Samsung, d'un écran de 7 pouces d'une résolution de 800 x 480 pour les vidéos au format HD. Avec un processeur à 1,2 GHz et une mémoire de 512 mégaoctets, le Way-C peut se vanter d'être deux fois plus puissant que l'iPad 1 d'Apple. Fabriqué en gel de silice, il est conçu pour résister aux chocs en cas de chute. Il peut se connecter à Internet via les réseaux Wifi, GSM, GPRS et 3G par un modem additionnel. Il offre dix heures d'autonomie en musique et six heures en navigation. À la différence d'autres tablettes, le Way-C possède une prise de micro USB et un emplacement d'extension mémoire par carte micro SD.

Les Congolais apprécient le produit
Le lancement du Way-C a attiré curieux et passionnés de TIC sur le stand de VMK, où ils ont afflué en nombre. Les ministres Rodolphe Adada, Thierry Moungalla et Parfait Coussoud Mavoungou ainsi que des responsables de sociétés de téléphonie mobile et fournisseurs d'accès Internet n'ont pas manqué le rendez-vous.
« Vérone a pu développer avec des moyens limités la première tablette africaine. Tous les débats et polémiques sur le lieu de montage n'ont pas lieu d'être. Toutes les autres tablettes, sans exception, sont montées en Chine. Pour le reste, il faut que nous encouragions ce genre d'initiative, parce que c'est la base même de la société de l'information de demain », a déclaré le ministre Thierry Moungalla, en charge des télécommunications et des TIC.
À l'heure de l'information et de la communication mondialisée, les tablettes tactiles et « smartphones » sont désormais des outils essentiels. « Vous pouvez faire la plupart des choses que vous faites avec votre ordinateur. Sauf que là, vous l'avez en poche, à portée de mains », a expliqué brièvement Thierry Moungalla.
« Vous pouvez surfer sur Internet, recevoir et envoyer vos courriels, utiliser la messagerie instantanée. Vous pouvez aussi vous en servir pour jouer, regarder des vidéos et écouter de la musique. Pour les professionnels, elle peut être un outil efficace dans le domaine commercial et logistique », a complété Vérone Mankou.
Disponible sous peu, le Way-C intègre le marché très complexe de la technologie de la communication. Pour la société MTN, la tablette conçue au Congo représente une opportunité pour positionner l'Afrique non seulement comme marché de consommation mais aussi comme catalyseur des technologies. « À partir du moment où nous avons de la matière grise qui développe des produits localement, il est important d'organiser et d'encourager l'émulation au Congo et en Afrique. MTN entend soutenir ce projet. Nous verrons comment développer ce genre d'initiative. Nous allons également discuter de tous les aspects commerciaux avec VMK », a déclaré le directeur marketing de la société au Congo, Cheikh Tidiane Thiandoume.
Quentin Loubou
Les Dépêches de Brazzaville
Photo 1 : Les ministres Rodolphe Adada, Thierry Moungalla, Parfait Coussoud Mavoungou et Vérone Mankou utilisant la tablette lors de l'Africa Web Summit.
Photo 2 : La tablette Way-C.
Depuis le dernier remaniement ministériel, Alain Akouala Atipault (3A) est en charge des Zones Economiques Spéciales (ZES). Nous en savons bien peu sur ce sujet, voir notre article en suivant ce lien.
J'ai donc demandé au ministre s'il acceptait de se soumettre aux questions des internautes comme Thierry Moungalla avait en son temps accepté de le faire dans congopage.com. (Thierry Moungalla répond à vos questions).
C'est avec enthousiasme qu'il a accepté :
YS : Monsieur le Ministre, avez-vous suivi l'interview que j'ai faite de Thierry Moungalla à partir de questions posées par les forumiers de Congopage ?
3A : Absolument! Très positif!
Ys : Ne pourrait-on pas faire de même à propos des ZES ?
3A : Absolument!
Ys : Bingo, je lance la quête des questions sur CP, sur déchaîné et sur FB.
3A : Banco!
Ys : Je donne 15 jours pour poser les questions.
Les lecteurs ont donc deux semaines pour présenter leurs questions en réaction à cet article. Elles seront donc visibles par tous. Toutes seront posées à Alain Akouala pour peu qu'elles ne soient pas hors sujet et qu'elles ne soient pas insultantes. Il va sans dire que les questions similaires seront regroupées en une seule. Les réponses du ministre seront transcrites in extenso dans le même esprit que lors de l'expérience précédente.
Voici des années qu'un correspondant signant Jean Aleka (merci à lui) alerte l'opinion publique, via congopage.com puis congo-dechaine.info, sur la gestion plus que douteuse de la COngolaise de GEstion de LOterie, sans la moindre réussite.
Ce sont aujourd'hui les colones des "Dépêches de Brazzaville", qu'on sait peu enclintes (pardonnez l'aphorisme) à reconnaître les manquements des promus au mérite de la naissance, qui nous édifient sur la situation probablement désespérée de l'entreprise, sans pour autant nous renseigner sur les motifs du naufrage. Nous aurions tant aimé en savoir plus. Jean Aleka va peut-être nous donner des précisions...
La Congolaise de gestion de loterie (cogelo) a fêté le 12 octobre, à Brazzaville, ses vingt ans d'existence dans une ambiance morose
« Nous avons la tristesse de vous annoncer que la situation de l'entreprise n'est guère heureuse : force est de constater qu'elle est malade, gangrénée et à l'agonie. Tous les indicateurs sont au rouge », a déclaré le directeur général devant les cadres de l'entreprise et les invités prenant part aux festivités.
« L'entreprise dont nous célébrons le vingtième anniversaire est au bord du précipice. Ses avoirs sont inexistants et son patrimoine, hypothéqué. Nous avons perdu la crédibilité et la confiance de nos partenaires économiques et financiers, leurs redevances étant restées impayées ; certains contrats ont été résiliés. Les salaires des agents ont atteint le seuil critique de deux mois d'arriérés. Aucune perspective n'est heureuse dans quelque domaine que ce soit », a-t-il ajouté.
Après avoir brossé ce tableau sombre, le directeur général a indiqué qu'il était inutile de verser les larmes, mais qu'il fallait « travailler sans relâche, avec abnégation et enthousiasme, pour espérer des lendemains meilleurs ».
Pour redresser la situation, il a énuméré certaines pistes, notamment sur le plan commercial, financier et comptable et des ressources humaines.
Pour satisfaire les parieurs, il a annoncé la mise en place, à compter de la date anniversaire de la cogelo, d'une nouvelle offre de produits : le quinté simple, la mise en place de tirelires, cagnottes et pactoles associés au quarté + et au quinté simple ainsi que des gains « très alléchants ».
Le directeur général a également annoncé le lancement « dans un avenir très proche » du loto panafricain Africamillion, qui permettra aux parieurs congolais de gagner « d'une dizaine à une centaine de millions ».
« D'autres produits et innovations sont en chantier et prêts à intégrer la nouvelle grille des produits. Nous constatons tous aujourd'hui avec satisfaction une embellie très significative sur le paiement des gains cogelo, tout cela grâce à la politique mise en place et pilotée par la nouvelle direction générale », a-t-il dit.
Avant de conclure son message, il a exhorté les travailleurs et agents à faire preuve d'une conscience professionnelle « sans faille », et à s'acquitter au mieux de leur travail pour parvenir à de meilleurs résultats. Il n'a pas manqué de saluer la fidélité des parieurs et pronostiqueurs.
Rappelons que la Congolaise de gestion de loterie a lancé ses activités le 12 octobre 1991 à Brazzaville.
Yvette Reine Nzaba