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SNDE : Ossebi limoge à la chaîne
Volonté politique d'en finir avec la honte nationale qu'est la distribution de l'eau potable au Congo, ou besoin de faire de la place pour les copains ? Le fait est qu'Henri Ossebi n'y va pas avec le dos de la cuillère, il fait place nette à la direction générale de la Société Nationale de Distribution d'Eau.
Monsieur le Ministre, comptez-vous en faire autant à la SNE où ça ne marche pas mieux au niveau de la distribution ?
A suivre...
En remplacement des sachets plastiques, pourquoi pas le filet à provisions ?
Une fois n'est pas coûtume, l'éditorial des "Dépêches de Brazzaville" de ce jour lève un lièvre qui mérite de l'être : Aucune mesure n'a été prise pour remplacer les sachets plastique désormais hors la loi.
Dès le début de la campagne entreprise sur internet pour interdire les sachets plastiques, nous nous étions élevés contre les conséquences d'une mesure d'interdiction brutale, telle que celle à laquelle commerçants et consommateurs sont confrontés aujourd'hui. Nous pensions et pensons toujours que des mesures progressives, comme de lourdes taxations, auraient permis de mettre en place des solutions alternatives. Las... on a, comme trop souvent, préféré la brutalité.
On constate aujourd'hui que la plupart des sachets en papier mis à disposition sont de piètre qualité et le recours sur les marchés à des papiers récupérés, sacs de ciment ou vieux journaux, ne présente pas la moindre garantie d'hygienne.
Quel produit de substitution pourrait-on trouver aux emballages plastique ? Nous conviendrons qu'il est possible de faire ses courses avec un cabas ou un panier de vanerie, mais l'objet est encombrant surtout quand il est vide.
"Quelle politique africaine pour la France en 2012 ?" par Thomas Mélonio
En juin 2011, la "Fondation Jean-Jaurès", affidiée au PS, faisait paraître un essai de Thomas Mélonio titré "Quelle politique africaine pour la France en 2012" (à télécharger en PDF) qui pourrait laisser augurer ce ce qu'elle pourrait être dans le cas où François Hollande serait élu à la présidence de la République.
Thomas Mélonio sy ’interroge sur les aspects les plus symboliques du « malaise franco-africain », sans esquiver les questions délicates : comment parler de nos histoires respectives ? Faut-il conserver des bases militaires en Afrique ? Quel avenir pour le franc CFA, aujourd’hui aligné sur l’euro ? Quel nouveau partenariat avec le Sud ?
Dans le contexte de la campagne électorale en cours, ces propositions sont elles autre chose qu'une action de propagande. L'Afrique qui avait beaucoup misé sur l'arrivée de François Miterrand à l'Elysée, a finalement très vite déchanté.
François Hollande pourra-t-il agir en dehors des lobbies et des mauvaises habitudes héritées d'un passé très critiqué dans cet essai et faire mieux que son illustre prédécesseur ?
Nous espérons vos commentaires.
Le point de vue de Clément Mierassa sur le recensement administratif et le fichier électoral
Clément Miérassa s'est donné beaucoup de mal pour enfoncer une porte ouverte et nous démontrer que les élections congolaises, depuis le retour de Sassou aux affaires, sont entachées de magouilles et de tripatouillages.
Le problème c'est qu'en établissant de jolis tableaux et en jouant avec les chiffres il tend la perche a bien des détracteurs. Par exemple il nous explique comment 17 circonscriptions dans les départements du "sud" ont été suprimées, alors qu'il n'en justifie que 5 de crées à BZV et les départements du "nord". Quid des 12 manquantes puisque le nombre de députés est inchangé ? Il co,nstate aussi des divergences incompatibles entre les recensements de 2001 et de 2007, il attribue les écarts à des magouilles en 2007, sans un instant envisager que les chiffres faux puissent être ceux de 2001. D'ou tire-t-il le chiffre de la population de Pointe-Noire 'précis à l'unité près) quand il sait qu'aucun recenssement sérieux n'a été fait depuis... 1986 ?
Nous trouvons ce travail de romain bien peu convainquant.
Législatives congolaises de 2012 : Martin Mbéri fait des propositions
Avocat et homme politique. Martin Mbéri est né en 1940. Enseignant dans une école primaire, il est désigné comme député au début des années 60. Il prend une part active au renversement de Youlou ce qui lui vaut d'être au présidium de la JMNR en 1964. Pour avoir dénoncé le fait que le 1er secrétaire de la JMNR ne pouvait pas cumuler à cette fonction celle de Ministre de l'intérieur, il est banni et jeté en prison. A la faveur du coup d'Etat de Ngouabi, il retrouve sa liberté, et intègre le CNR en 1968. 3 ans plus tard, il dénonce par des tracts le tribalisme exercé par Marien Ngouabi qui peu à peu écarte les cadres du sud de la sphère politique et militaire, les reléguant à des postes subalterne. Il est de nouveau mis en disgrâce et emprisonné. Mais l'année d'après il est libéré, nommé membre du comité central du Parti Congolais du Travail, avant d'en être exclu définitivement. Il poursuivait entretemps des études de droit, qui aboutiront à faire de lui un magistrat, procureur de la république de Brazzaville. Devenu avocat dans les années 1980 il connait une traversée du désert. C'est à l'approche du multipartisme que ses amis du PCT se souviendront de lui, en le chargeant de défendre la continuité de la constitution de 1979, et notamment pour permettre au président de la république élu par le parti, de demeurer en poste jusqu'en mandat fixé par l'ancien régime. L'avocat n'est pas convainquant, mais le politique est redoutable. A la fin de la conférence nationale, sentant que Sassou Nguesso ne peut plus être sauvé, il s'alliera avec d'autres pour créer l'UPADS et propulser Pascal Lissouba à sa tête. Il s'appliquera à rabattre les populations de sa région d'origine la Bouenza, vers ce nouveau mouvement, ce qu'il réussira avec succès, puisque l'UPADS remportera la plus part des élections démocratiques qui s'ensuivront, et Mbéri Martin surnommé le porte avion, en sera le porte parole le plus radical, au dessus d'être ministre de l'intérieur. En 1997, alors que le régime de Sassou renverse le pouvoir UPADS, Martin Mbéri réussi à quitter le bateau Lissouba qui a pris de l'eau de toute part pour rejoindre un gouvernement d'après guerre tout en tentant de prendre la tête de l'UPADS. Il sera remercié quelques années plus tard par Sassou et depuis, il ère sans avoir retrouvé son lustre au sein de son ancien parti. (in histoiredunpeuple.com).
On lira à la suite ses propositions de réforme de la loi électorale, qui nous semblent bien peu démocratiques à contrario de la professionde foi affichée.
- Elimination des candidats indépendants
- Seuls les partis reconnus peuvent présenter des candidats
- Suppression de l'élection présidentielle au suffrage universel
- ...
Parc national d'Odzala-Kokoua, un joyau à préserver pour les générations futures
Les richesses du Congo ne se résument pas aux matières premières, bois, minerais, pétrole... qu'il fournit en abondance aux pays développés. Ses sites naturels exeptionnels abondent, parmi lesquels plusieurs parcs nationaux et réserves dont le moindre n'est pas le parc national d'Odzala-Kokoua dont la création initiale date de 1935.
Le Parc National d’Odzala a été crée en tant que réserve naturelle intégrale par décret du Gouverneur Général de l’Afrique Equatoriale Française le 13 avril 1935, avec une superficie initiale de 1.266 km². Il fut agrandi la première fois en 1955 et sa superficie portée à 2.848 km² par adjonction au sud de la Réserve de Faune de la Lékoli-Pandaka et du Domaine de Chasse de Mboko. En 1977 il est devenu Réserve de la Biosphère, dans le cadre du Programme MAB de l’UNESCO. Suite aux investigations du programme ECOFAC et sur proposition de la Direction du Parc, une démarche d’extension a été engagée en 1999 et a abouti à la signature d’un décret signé en mai 2001 qui a porté cette fois-ci sa superficie à 13.546 km². Il est désormais intitulé Parc National d’Odzala-Kokoua (PNOK).
Sa configuration en fait un lieu unique et fort heureusement préservé qui se prête difficilement au tourisme de masse en raison de son enclavement et de son caractère essentiellement forestier. C'est tant mieux pour la faune qui s'y voit mieux mise à l'abri qu'en d'autres lieux plus accessibles. Il importe que tout aménagement qui y serait réalisé dans l'optique d'y favoriser l'accès des visiteurs soit réduit à des zones soigneusement délimitées afin de limiter l'impact négatif du tourisme.
Honteux et diffamatoire : Patrick-Eric Mampouya pète un câble
Le héros (ou héraut) d'une certaine aile de la diaspora congolaise, Patrick-Eric Mampouya, dans sa dernière livraison de spams quasi quotidiens, vient d'envoyer, sous le titre "A Pointe-Noire le maire à commencé la purge anti-mochis", à ses quelques 25000 abonnés involontaires un texte résolument diffamatoire et honteux qui, sous prétexte de lutter contre un prétendu ethnicisme anti-mbochi, appelle à la haine anti-vili.Les mbochis y sont traités comme des rats, des conquérants, des moins que rien, qui n’y ont pas leur place. Notamment par les natifs de la région du Kouilou. Et le maire de cette ville, Roland BOUITY VIAUDO, est de nos jours, le bras armé de cette politique planifiée, qui consiste à mettre hors de cette ville, tout ressortissant mbochis.
HONTE A LUI !
Lire ses propos à la suite.
Fin officielle de l'usage des sachets plastiques au Congo à partir de demain 20 janvier 2012
C'est demain que l'utilisation des sachets plastiques va devenir illégale en République du Congo. Cette mesure, pour indispensable qu'elle soit, risque bien, comme tant d'autres, de ne voir aucune mise en application tant ce conditionnement est devenu populaire.
Toute la question est de savoir comment la population démunie, qui fait partie des plus gros comsommateurs de ces produits bon marché, va pouvoir les remplacer ? En ce qui concerne les courses de la ménagère, peu de soucis à se faire, les bons vieux paniers de vannerie vont refaire leur apparition et par là relancer une activité artisanale quelque peu tombée en désuétude. Par contre, pour ce qui est du conditionnement des petites quantités, huile, sucre, bissap et tangawis et autres, qui font partie des produits les plus consommateurs de sachets, qu'est-ce qui va bien pouvoir les remplacer
Une réflexion doit être menée d'urgence, à défaut d'avoir été faite avant la mise en application de la mesure d'interdiction.
Projet de réhabilitation de la place de la voûte à Pointe-Noire
En février 2010, monsieur Gustave Mavoungou, alors Directeur Départemental de la Culture et des Arts à Pointe-Noire, nous contactait afin de mener une étude d’aménagement de la place de la voûte située entre la préfecture du département, la grande poste de Pointe-Noire et la gare du CFCO.
Sans grand espoir de voir notre travail récompensé, nous nous sommes mis à l’œuvre et nous en avons rédigé l’avant projet sommaire. Il a été présenté à monsieur Jean-Claude Gakosso, Ministre de la culture et des arts, qui s’est dit fortement intéressé, au point de nous avoir dépêché à plusieurs reprises son DG monsieur Jean-Luc Aka Ewy. Nous avons présenté une facture (10 millions XAF) à la Direction départementale de laquelle nous n’avons eu aucune nouvelle.
Depuis le projet semble être tombé dans les oubliettes. Nous avons donc décidé de vous le présenter afin qu’il serve quand même à quelque chose.
Document : "Congo-Océan, de Brazzaville à Pointe-Noire, 1873-1934"

Nous reconnaissons à Fabrice, informaticien grenoblois qui depuis quelques années vient une ou deux fois par an intervenir au centre de santé de TOTAL, une approche du Congo nettement plus ouverte et documentée que celle de l'expatrié moyen. Il fait part de ses "découvertes" dans un blog très illustré que malgré des relents de condescendance, nous vous recommandons une fois de plus.
Dans sa dernière livraison, il fait une critique de l'ouvrage de Blandine Sibille et Minh Tuân Tran "Congo-Océan, de Brazzaville à Pointe-Noire, 1873-1934" paru en novembre 2010 aux éditions Frison-Roche.
Nous trouvons parfois son propos quelque peu sévère, comme lorsqu'il reproche à certains clichés, comme celui de couverture, d'avoir été retournés, ou de ne pas être contemporains aux propos tenus. Ma foi, c'est un avis personnel qui doit être respecté. Mais, puisqu'il est question de rigueur, pourquoi Fabrice illustre-t-il son article avec un cliché un peu putassier (les travailleurs nus) qui ne figure pas dans l'ouvrage ?
En tout cas merci Fabrice, et continue sur ta lancée.

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